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18 décembre 2018

Réouverture de la maison de Victor Hugo le 6 avril 2019

maison hugo 2

maison hugo 1

La maison de Victor Hugo à Guernesey, petite île de la Manche où l'écrivain a vécu en exil, était fermée depuis le printemps 2018 pour restauration. C'est une maison qui a vu l'écrivain réaliser ses plus grands chefs-d'œuvre, comme "Les Misérables". Depuis le printemps 2018, la maison est en travaux pour d'importantes restaurations : façade, meubles et décoration intérieure, tout est remis à neuf. L'objectif est de réparer ce qui a été dégradé par le temps ou les intempéries mais aussi de redécorer la maison telle que Victor Hugo l'avait agencée. La décoration intérieure et les jardins sont considérés comme des œuvres à part entière de l'auteur français. La date de l'ouverture a été annoncée : Hauteville House pourra de nouveau être visitée à partir du 6 avril 2019.  Le projet de restauration a porté sur le bâti, la façade, la toiture, les éléments de décoration comme la moquette, les meubles et l'éclairage. Soixante-cinq œuvres, objets et ensemble mobiliers ont déjà été rénovés. Mais les travaux sont loin d'être terminés : le gros œuvre devrait être achevé fin janvier 2019, les meubles, restaurés en France, devraient bientôt être renvoyés à Guernesey. Le jardin sera refait par le jardinier Louis Benech, rendu célèbre pour la rénovation du Jardin des Tuileries, en se fiant aux descriptions qu'en a fait Victor Hugo dans ses carnets.

Le projet de rénovation porte également sur la modernisation des équipements dédiés au public. "Un effort particulier est porté sur l’accueil des publics à mobilité réduite pour leur permettre d’accéder au jardin et au rez-de-chaussée et les conditions de sécurité ont été renforcées", explique la Maison Victor Hugo dans un communiqué. Le reste de la maison ne sera pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Le coût total de la restauration a été estimé à près de 4,5 millions d'euros, dont 3,5 millions ont été financés par l'homme d'affaire français François Pinault. La Fondation du patrimoine, dans le cadre d’une opération de mécénat participatif, a également collecté près de 54 000 euros de dons individuels destinés à la restauration de mobiliers. Cette souscription publique a par ailleurs été nourrie par la délégation Ile-de-France de la Fondation du patrimoine à hauteur de 25 000 euros.

Source: Culturebox

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17 décembre 2018

Dépôt légal 2017 : un record pour les livres imprimés

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La BnF publie chaque année une synthèse et des statistiques sur la production éditoriale nationale en s'appuyant sur les dépôts et collectes réalisés grâce au dépôt légal.  L'édition 2018 de L'Observatoire du dépôt légal, qui s'appuie sur des données 2017, indique un record du dépôt de livres imprimés avec 81 263 livres enregistrés, soit près de 4 % de plus qu'en 2016. Le nombre de déposants actifs (au moins un dépôt dans l'année) est de 8 501, contre 8 224l'année précédente. Les nouveaux déposants représentent toujours environ un tiers des déposants (2 710 en 2017) : majoritairement des auteurs autoédités (45 % en 2017 contre seulement 38 % en 2012), des éditeurs professionnels (23 %) puis des associations (16 %). En comptabilisant à la fois les auteurs autoédités et les ouvrages publiés à compte d'auteur ou par des prestataires de tirage à la demande, on estime que ce secteur représente environ 17 % des titres, soit à peu près la même proportion qu'en 2016.

Avec 1 éditeur sur 3 ayant son siège social en Île-de-France, l'édition de livres reste marquée par une certaine centralisation. En dehors de l'Île-de-France :

  • Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie sont les plus actives (9 % des déposants et 5 % des dépôts chacune), suivies par Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle Aquitaine (environ 4 % des dépôts chacune).
  • Les départements des Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne et Rhône accueillent les éditeurs les plus productifs.

Cette 7e édition de l'Observatoire inclut également un focus intitulé "2017 année politique", qui propose une analyse des documents électoraux collectés. En les comparant aux entrées de 2011-2012, se confirment la bascule progressive des médias traditionnels vers le web et les réseaux sociaux, et la permanence du caractère éphémère de ce type de publications.

Source: ARL PACA

17 décembre 2018

Des bibliothèques dénoncent les prix élevés des livres numériques au Canada

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Des bibliothèques publiques au Canada se plaignent que les grandes maisons d'édition internationales leur facturent des livres numériques et audio à des prix déraisonnables et qu'elles en limitent leur accès. Tout cela alors que la demande est en pleine croissance. Le Conseil des bibliothèques urbaines du Canada estime que par leur politique de prix les éditeurs freinent l’accès aux livres numériques et que ceci s’aggrave depuis deux ans.

« [Ils] ont des modèles de licence très restrictifs, qu’il s'agisse de prix ou d'accessibilité », explique Sharon Day, du groupe de travail de contenu électronique au sein du Conseil.

Selon les bibliothécaires, la demande de livres papier a diminué légèrement ces dernières années, mais celle pour les livres numériques a connu une croissance exponentielle.»

«Or, dit Mme Day, le prix d’un livre numérique est jusqu’à six fois plus cher que le prix de la version papier. Il existe aussi une limite au nombre de fois qu’un livre peut être emprunté.»

«Parfois, un livre ne peut être emprunté que 26 fois en tout, soit bien moins que la vie d'un livre papier», dit Mme Day.

Le raisonnement étant que les livres papier peuvent être revendus une fois trop usagés et que les versions numériques devraient avoir un modèle similaire.

« Nous sommes partenaires et non pas adversaires des maisons d’édition, dit-elle. Comme eux, nous voulons que leur contenu soit disponible pour être acheté et consommé ».

En d’autres termes, comme l’explique Kay Cahill, directrice des collections numériques à la bibliothèque publique de Vancouver, faciliter l’accès aux livres numériques permet de développer la littératie du grand public et à terme d'assurer un paysage littéraire en effervescence au Canada.

Source: Radio Canada

16 décembre 2018

Médiathèques: premier lieu d'inclusion numérique pour les français

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63 % des Français identifient la médiathèque comme le premier lieu ressource en matière de numérique. C'est ce que révèle le Baromètre du numérique 2018, publié le 3 décembre dernier. Cette étude annuelle, réalisée par le Credoc et pilotée par l'Arcep, le Conseil général de l'économie et l'Agence du Numérique, révèle que la maîtrise des outils numériques constitue encore un frein à leur utilisation, malgré l'envie de se former. Sans surprise, les médiathèques constituent le lieu ressource le plus connu des Français pour y remédier : les accompagnements aux démarches en ligne et l'apprentissage numérique qui y sont proposés sont cités loin devant ceux d'autres structures (espaces publics numériques, maison de service au public, cyber base, fablab, etc).  Certes, la part des non-internautes se réduit d'années en années. Et parmi eux, seuls 31 % estiment encore qu'internet est trop compliqué à utiliser ; un chiffre en baisse de 14 points depuis 2017. Pourtant, 13 millions de citoyens demeurent éloignés du numérique. De plus, 36 % des Français éprouvent une inquiétude à l'idée d'accomplir la plupart de leurs démarches administratives en ligne. Le sentiment d'incompétence en informatique est d'ailleurs la première source d'inquiétude, notamment vis à vis des sites administratifs (en augmentation de 4 points par rapport à 2016).

Ce baromètre nous apprend également que 40 % de ceux qui rencontrent des difficultés en utilisant des outils informatiques souhaitent pouvoir être formés pour être autonome sur ces outils, principalement sous la forme d'une courte formation gratuite. Et si 7 personnes sur 10 connaissent au moins un lieu près de chez elles où peut être proposé un accompagnement dans les démarches en ligne et un apprentissage numérique, c'est la médiathèque qui apparaît, de loin, comme le premier lieu d'inclusion numérique. En effet, il s'agit du lieu ressources le plus connu, et ce dans tous les groupes de population (de 47 % pour les non diplômés à 80 % pour les communes des villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants). 

 Ce baromètre prouve une fois de plus à quel point les lieux de lecture publique sont connus de la population et bien identifiés comme de véritables services publics de proximité, au delà de la simple offre culturelle. Il est d'ailleurs étonnant, au regard d'une telle enquête, ainsi du rapport qui avait été remis en mai dernier à Mounir Mahjoubi, de voir que les médiathèque et les lieux de lecture public ne sont même pas cités dans le Plan national pour un numérique inclusif qui a été présenté en septembre 2018 par le Secrétariat d'Etat au Numérique. 

Source: Archimag

15 décembre 2018

Une édition originale de Marcel Proust vendue 1,51 million d'euros, record mondial pour une oeuvre en français

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La quatrième vente de l'extraordinaire bibliothèque de Pierre Bergé, organisée par Sotheby's vendredi chez Drouot à Paris, a permis de battre le record du monde pour une œuvre originale en français. L'édition originale de "Du côté de chez Swann" de Marcel Proust est partie pour 1,51 million d'euros, un record mondial pour une œuvre originale en français mises aux enchères. Cet exemplaire rarissime, sur papier du Japon et portant le n° 1, avait été offert par Proust à son ami Lucien Daudet à la fin de l'année 1913. Il était estimé entre 600.000 et 800.000 euros. Le précédent record pour une œuvre originale en français était détenu depuis 2009 par une édition originale des "Fleurs du mal" de Baudelaire, adjugée à l'époque pour 775.000 euros.

"Je suis très heureux. Le marché a entériné le goût de Pierre Bergé", a commenté l'expert Benoît Forgeot.

L'exemplaire vendu par Sotheby's était enrichi d'un envoi autographe de Proust à Lucien Daudet. "Mon cher petit vous êtes absent de ce livre: vous faites trop partie de mon cœur pour que je puisse jamais vous peindre objectivement, vous ne serez jamais un +personnage+, vous êtes la meilleure part de l'auteur", écrit notamment Proust dans son envoi.

"L'histoire de cet envoi est un roman dans le roman", rappelle Benoît Forgeot. Après la mort de Proust (en novembre 1922), Lucien Daudet se sépara de son précieux exemplaire mais garda l'envoi manuscrit de l'écrivain. 

En 1946, Daudet offrit à son médecin Michel Bonduelle l'envoi manuscrit avec d'autres lettres de Proust. Toute sa vie durant, le médecin rechercha en vain l'exemplaire numéro Un de "Du côté de chez Swann" pour "remettre à sa place" la dédicace qu'il contenait. C'est Pierre Bergé qui réussit à réunir les deux en achetant d'abord le volume de "Du côté de chez Swann" lors d'une vente aux enchères en 2013 puis en acquérant auprès du fils de Michel Bonduelle le mirifique envoi. "Pierre Bergé le fit insérer à l'endroit où il figurait à l'origine, renouant ainsi les fils du histoire centenaire", rappelle Benoît Forgeot. Un total de 130 lots étaient proposés à la vente vendredi. Ces enchères ont rapporté 8,10 millions d'euros, le double de l'estimation basse. Outre "Du côté de chez Swann", une édition originale des Essais de Montaigne a été vendue 682.000 euros (estimation: 400.000/500.000 euros). Une des toutes premières traductions en français des "Vies de Plutarque", un des livres de chevet de la Renaissance, a été vendue 671.780 euros. Ce manuscrit sur parchemin illustré de 54 peintures à pleine page était estimé entre 400.000 et 600.000 euros.

Chef d'œuvre de la Renaissance, considéré comme le livre fondateur de la botanique moderne, "De historia stirpium" ("De l'histoire des plantes", 1542) de Leonhart Fuchs a été vendu 425.000 euros. Illustré de 512 planches gravées sur bois, entièrement peintes à l'époque, l'herbier de Fuchs constitue la véritable apparition du dessin scientifique en botanique.;Parmi les œuvres du XXe siècle, le manuscrit de "Pompes funèbres", le plus scandaleux des romans de Jean Genet a trouvé un acquéreur pour 183.300 euros (estimation: 80.000/120.000 euros).  L'édition originale de la première traduction en français du "Capital" qui était estimé entre 40.000 et 60.000 euros a été finalement adjugé pour 164.288 euros.;Mardi déjà, l'original du contrat d'édition français du "Capital" avait été vendu pour près de 122.000 euros lors d'une autre vente aux enchères organisée à Paris. Ce contrat d'édition était estimé à seulement 25.000 euros. Avant sa dispersion, la bibliothèque de Pierre Bergé comptait au total quelque 1.600 ouvrages, partitions musicales et manuscrits précieux du XVe au XXe siècle. Le fruit de ces enchères (les trois premières ont déjà rapporté près de 19 millions d'euros) est destiné à la Fondation Pierre Bergé/Yves Saint Laurent. Deux autres ventes sont prévues à une date encore indéterminée.

Source:i24news

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13 décembre 2018

Application du prix unique pour le livre dans les librairies de Bruxelles

Vote prix unique

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a approuvé à l'unanimité, mercredi 12 décembre au soir, le projet de décret qui permet l'application du prix unique du livre dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale, comme c'est déjà le cas en Wallonie, pour les livres en français, depuis le 1erjanvier 2018, mais également en Flandre, pour les livres en flamand, depuis le 1er juillet 2017.

Le texte approuvé donne assentiment à l'accord de coopération négocié au printemps dernier entre la FWB, la Flandre et l'Etat fédéral pour la vente d'ouvrages dans les librairies qui vendent des ouvrages dans les deux langues dans la capitale.

"Enfin, nous payerons tous le juste prix pour les livres édités en France", s'est réjoui la ministre wallonne de la Culture, Alda Greoli, sur twitter après le vote.

Suite à ce décret, les règles à Bruxelles seront les mêmes que celles qui se trouvent dans les législations des deux communautés. Les livres en français vendus à Bruxelles devront ainsi respecter les règles du décret de la Communauté française du 19 octobre 2017 relatif au prix unique du livre, et inversement pour les livres en néerlandais vendus dans la capitale.

Source: Livres Hebdo

11 décembre 2018

Menace de livre imprimé par le livre numérique dans un seul domaine

INEP

Dans son rapport annuel "Regards sur les marchés de la communicationgraphique", l’Idep apporte des enseignements chiffrés sur les différents marchés de l’impression, et bien entendu du Livre. Sur la croissance du livre numérique, l’Idep se rapporte à l’étude du Centre National du Livre (CNL). Celle-ci indique que le livre numérique est en croissance, mais reste marginal. Le livre imprimé représente 95 % du marché en France.  L’Idep apporte plusieurs explications à ce manque d’engouement pour le livre numérique : le prix (un livre numérique coûte parfois plus cher qu’un livre de poche), les caractéristiques physiques du livre comme facteurs d’attachement (poids, odeur, etc.), et le manque de valeur ajoutée (édition numérique souvent semblable à la version papier).

À ce sujet, le président de Hachette Livre Arnaud Nourry expliquait il y a quelques mois, dans une interview accordée au média indien BusinessLine, que l’ebook n’est que « l’impression numérique d’un livre » et « qu’il n’est pas très intelligent en tant que produit ».

Pour le directeur du premier éditeur français, l’ebook n’apporte pas de valeur ajoutée et ne remplacera jamais le livre imprimé. Selon l’enquête du CNL, 67 % des lecteurs lisent exclusivement sur papier, tandis que 2 % lisent exclusivement sur support numérique. 

Il y a un marché où le livre imprimé est cependant menacé : celui des manuels scolaires. « Dans un contexte de contraintes budgétaires, le risque de substitution du manuel imprimé par des outils numériques est réel », indique l’Idep.  Si la part des ventes numériques dans les ventes scolaires demeure faible (2,2 % en 2017, d’après les données du SNE), elle enregistre néanmoins une hausse de 38 % par rapport à l’an dernierLa région Grand-Est, qui est la plus engagée en la matière, a adopté un plan "Lycée 4.0" visant à l’abandon des manuels imprimés pour les 355 établissements de la région d’ici 2020.

Source: Graphiline

8 décembre 2018

Renaissance après 42 ans de fermeture de la Bibliothèque nationale du Liban

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Après 42 ans de fermeture, la Bibliothèque nationale du Liban vient de rouvrir ses portes à Beyrouth. Rescapée de la guerre civile, cette collection de 300 000 ouvrages est désormais prête à accueillir le public libanais au sein de locaux flambants neufs. La renaissance de cette bibliothèque unique en son genre au pays du Cèdre est l’aboutissement d’une saga de plusieurs années, grâce aux efforts de spécialistes libanais et d’un don de l’émirat du Qatar.  L’histoire de la Bibliothèque nationale du Liban (BNL) commence à la fin du 19e siècle. À cette époque c’est un érudit libanais, Philippe de Tarrazi, qui soumet l’idée au gouvernement, constatant que la ville ne dispose pas de bibliothèque nationale ni de lieu de recherche et de lecture pour les intellectuels.  Écrivain, historien de la presse arabe, poète et polyglotte, le vicomte de Tarrazi est mandaté pour la mise en application de l’institution. La "Grande Bibliothèque de Beyrouth" (en arabe "Dar Al Kotob Al Kobra") est inaugurée le 25 juillet 1922 à l’école des "Diaconesses Prussiennes" au centre de Beyrouth, sous la présidence du général Gouraud, alors Haut-Commissaire sous le mandat français. En 1935, la bibliothèque est rattachée par décret au ministère de l’Éducation nationale et deux ans plus tard elle est transférée dans un local de l’actuel Parlement, situé place de l’Étoile. Le 7 juin 1937, la BNL emménage avec ses 32 000 documents et y restera jusqu’à l’éclatement de la guerre civile en 1975. Entre-temps, le vicomte de Tarrazi a démissionné de ses fonctions, désespéré par la dégradation des locaux, la disparition de collections et l’irresponsabilité du personnel de l'époque.

 La guerre civile du Liban aura eu raison de nombreux bâtiments et institutions, et la BNL n'y a pas fait exception. Pillages, dégradations et dispersion des ouvrages dans divers endroits pour tenter de les préserver : la BNL entame une longue période d’agonie. En 1983, les restes des ouvrages sont transférés dans des cartons au ministère de la Culture, stockés sur des terrasses ou dans des sous-sols humides et bourrés d'insectes. Les conditions sont extrêmement nuisibles et les livres se détériorent sérieusement. La guerre terminée, ce n’est qu’en 1999 qu’est véritablement mise en place une feuille de route pour la renaissance de la BNL. Une étude réalisée par la Bibliothèque nationale de France (BnF) et l’Union européenne débouche sur la mise à disposition de la Faculté de droit de l’Université libanaise à Beyrouth afin d’y installer les locaux définitifs de la BNL. Les livres sont transférés dans une zone franche du port de Beyrouth en attendant la rénovation des locaux. La suite est un parcours semé d’embûches : démissions du gouvernement, immobilisme politique, lenteurs administratives et désintérêt de la classe politique. Grâce aux efforts et à l’investissement de spécialistes libanais qui travaillent d’arrache-pied, le projet continue tant bien que mal. Et en 2005, l’État du Qatar fait don de 25 millions de dollars pour la restauration et l’agrandissement des futurs locaux. Les travaux débutent en 2011 et s’achèvent en septembre 2017, date à laquelle le bâtiment est remis au ministère de la Culture. Aujourd’hui la BNL rassemble une collection de 300 000 ouvrages. Cette collection représente un joyau de la littérature arabe, un véritable patrimoine littéraire et intellectuel qui participe au rayonnement culturel du Liban au niveau régional.

Source: France 24

7 décembre 2018

Lauréats des prix de la 9e édition du Grand Prix Livres Hebdo des bibliothèques francophones

Médiathèque saint Joseph

Le jury de la 9e édition du Grand Prix Livres Hebdo des bibliothèques francophones, présidé par Philippe Jaenada, a distingué 10 bibliothèques lors de la cérémonie qui s’est déroulée jeudi 6 décembre à la Bibliothèque de l’Institut du Monde arabe, à Paris. Le Grand Prix a été attribué à la médiathèque du Sud Sauvage de Saint-Joseph, à La Réunion. Les jurés ont été séduit par la magnifique architecture de cet établissement ouvert en 2015, par la qualité de ses aménagements intérieurs, par celle de son projet d’établissement, entièrement tourné vers la prise en compte de la diversité des pratiques et des besoins de ses usagers. 

Le prix de l’Accueil a été remis à la médiathèque Pierre-Goy d’Annemasse (Haute-Savoie), entièrement rénovée en avril 2018 et qui a, elle aussi, élaborée une stratégie globale pour offrir un accueil et un confort de grande qualité à ses usagers.  Le prix de l’Animation a été décerné à la médiathèque d’Auray, qui a bâti avec beaucoup d’inventivité un programme d’activités en phase avec les centres d’intérêt des utilisateurs et qui lui a permis de moderniser son image auprès du public. Le prix de l’Espace intérieur revient à la Bibliothèque universitaire Hexagone de Luminy à Marseille, superbe établissement ouvert en septembre 2018 et conçu pour offrir le meilleur confort aux usagers et qui constitue l’élément central du learning centre qui rassemble en un lieu unique tous les services indispensables aux étudiants. Le prix du Service innovant a été remis à la bibliothèque Saint-Sever de Rouen pour son MusicLab, un espace d’expérimentation musicale qui s’inscrit à la fois dans l’offre autour des pratiques artistiques, et dans l’offre autour du numérique. Le prix de l’Innovation numérique a été décerné à la médiathèque L’Odyssée de Lomme (Nord) qui a développé un impressionnant programme d’actions autour du numérique, préfigurant le futur Pôle des arts et cultures du numérique qui ouvrira en 2020 et dont la médiathèque sera l’élément central. La médiathèque L’Odyssée est également la première bibliothèque en France à utiliser le système Open + de Bibliotheca qui permet aux usagers d’utiliser la bibliothèque en complète autonomie sur certaines plages horaires. Le prix de la Diffusion scientifique, doté par la Sofia (Société française des intérêts des auteurs de l’écrit) de 5000 euros pour l’achat de livres de sciences, a été remis au réseau des médiathèques d’Est ensemble Grand Paris (Seine-Saint-Denis) pour son festival Sciences infuses qui sensibilise les habitants, enfants et adultes, à la culture scientifique. Le prix de la Petite bibliothèque revient à la médiathèque Christiane-Doutart de Saint-Valery-en-Caux, entièrement rénovée en juin 2018 et devenue un véritable "living-room" dans la cité, chaleureux et accueillant. Le prix de la Bibliothèque hors France a été attribué à la médiathèque de l’Institut français de Madagascar, à Antananarivo, qui a développé un important programme d’animations, en particulier en direction des enfants et des adolescents.
 
Cette année, le jury a également décerné un coup de cœur à la très atypique médiathèque Point-Virgule d’Eppe-Sauvage (Nord), qui cohabite avec le café dans un édifice qui est devenu le cœur battant de ce village rural de 274 habitants au cœur de l’Avesnois.

Source: Livres Hebdo

6 décembre 2018

40% des cadeaux seront des livres en France

cadeaux Noêl

Le livre est toujours un objet chéri pour les Fêtes. Selon l'étude CSA pour Franfinance (Société Générale), 40% des Français pensent offrir un livre, soit un peu moins que de l'argent (41%) et des jouets (50%). Le livre est un choix préféré aux parfums, à l'alcool ou aux cosmétiques.  L'échantillon de 1008 personnes ne concernant que des personnes majeures représentatives de la population française, il est logique de voir disparaître les jouets de la liste des cadeaux que les Français pensent recevoir. 29% des personnes interrogées pensent recevoir un livre, c'est d'ailleurs le bien qui attire le plus de suffrages dans cette catégorie, devant les vêtements, les parfums et l'argent.

Les femmes et les seniors sont particulièrement concernés. 46% des Françaises et 47% des plus de 65 ans envisagent d'offrir un livre à leurs proches. Le livre rencontre également beaucoup de succès en région parisienne puisque 30% de ses habitants pensent offrir ET recevoir un livre. Cette même étude montre que le budget moyen par personne serait de 358€ en cadeaux, 122€ en repas et 66€ en décoration. Enfin, 81% des Français pensent acheter leurs cadeaux en magasin, davantage en grandes surfaces qu'en magasins spécialisés. Mais 66% des Français ont aussi prévu de faire des achats sur Internet, principalement les 18-24 ans.

Source: Livres Hebdo

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