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27 mars 2019

Plus d’un million de livres numériques déjà prêtés par les bibliothèques publiques

Infographie_SNE_prêt numérique

Selon un commiqué  du Syndicat National du livre, la lecture de livres en bibliothèque évolue et offre désormais un accès très large au prêt numérique. Plusieurs offres d’éditeurs ont été développées et proposées aux bibliothèques. Pour répondre à la demande des bibliothèques, 1045 éditeurs (vs. 960 l’année dernière) ont rejoint depuis 2015 un dispositif conçu par l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre pour déployer dans toute la France un système de licences de prêts pour les livres numériques appelé PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque).

Tous les acteurs concernés (bibliothèques, ayants droit et libraires) ont été associés au développement de PNB, sous l’impulsion du ministère de la Culture, et ont supporté les coûts de sa création et de son développement.

A l’occasion de la parution du bilan de l’année 2018, publié le 18 mars 2019 par le Ministère de Culture et présenté au salon Livre Paris, le Syndicat national de l’édition souhaite rappeler l’importance et les nombreux atouts de PNB.

4 684 bibliothèques, soit 29% des établissements de lecture publique, sont aujourd’hui raccordées à PNB. Ce développement à travers la France et les pays francophone s’accompagne d’une forte croissance du nombre d’emprunts (+45% par rapport à 2017) : avec plus d’un million de prêts réalisés en quatre ans, PNB est un service pleinement opérationnel pour les lecteurs numériques.

PNB regroupe 1045 éditeurs, groupes et indépendants qui proposent un catalogue de 190 000 titres disponibles à l’achat pour les bibliothèques. Cette offre croît tous les ans et dépasse largement les achats des bibliothèques qui ont acquis 38 711 titres depuis 2015.

PNB assure par ailleurs des modalités de prêts souples, adaptables et sécurisées, tout en améliorant régulièrement l’expérience utilisateur de l’usager de la bibliothèque qui bénéficie ainsi d’un accès légal et gratuit aux livres.

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26 mars 2019

Ouverture d'un musée à la BNF en 2021

BNF galerie Mazarine

Joyau du site historique de la Bibliothèque nationale de France au 58, rue de Richelieu (IIe arrondisment de Paris), la galerie Mazarine est en pleins travaux. Spécialistes des décors peints, des stucs ou des dorures, une trentaine de restaurateurs, dont certains venus de Florence, s’emploient à redonner leur éclat aux fresques de la voûte de cette splendide galerie baroque, classée monument historique.  Un ouvrage titanesque : 12 000 heures de travail sont nécessaires pour restaurer les peintures et 7 000 pour les stucs ! Représentant des scènes mythologiques (Romulus et Rémus…), ce décor grandiose a été peint en 1647 par l’artiste italien Giovan-Francesco Romanelli.

« Nous avons réussi à dégager complètement les panneaux peints de leur encrassement et de leur vernis. Fissures, taches d’humidité… : la galerie était dans un état pitoyable. Les deux restaurations menées à la fin du XIXe siècle, et dans les années 1978, avaient obscurci l’ensemble. Aujourd’hui, nous avons retrouvé l’état des fresques du XVIIe siècle », explique Alix Laveau, restauratrice.

Mené sous la responsabilité de Michel Trubert, architecte en chef des monuments historiques, ce chantier va permettre à la galerie Mazarine, conçue par le cardinal Mazarin pour y exposer sa collection, de retrouver sa fonction initiale de salle d’exposition.  La création d’un musée au sein de la BNF sera d’ailleurs l’une des grandes nouveautés du lieu où les visiteurs pourront notamment voir le manuscrit du roman de Victor Hugo, « Les Misérables », lors de la réouverture à l’automne 2021. Chacun pourra aussi déambuler dans le jardin Vivienne agrémenté d’un café et même traverser le sacro-saint quadrilatère puisqu’un passage reliant les rues Richelieu et Vivienne sera aménagé.

Moyennant un budget de 241 M€, la rénovation des 58 000 m2 du site Richelieu de la BNF, supervisée par l’architecte Bruno Gaudin, aura été menée depuis 2010 en deux tranches. La première, de la salle Labrouste (rouverte en décembre 2016) à la cour d’honneur, s’est concentrée jusqu’en 2016 côté rue Richelieu. La seconde en cours, s’attaque à l’aile de la rue Vivienne, de la galerie Mazarine à la salle Ovale.

« Plus ancienne institution culturelle de France », selon sa présidente Laurence Engel, la BNF « accueillera les lecteurs sans aucune condition d’accès dans la salle Ovale avec ses fameuses lampes en opaline, espace qui compte 150 places et que nous prévoyons d’ouvrir le dimanche », annonce la présidente.

Inaugurée en 1932, cette salle de 1 000 m2 (comme la salle Labrouste) doit son nom à la forme de la verrière qui la surplombe à 25 m de hauteur. A l’abri de la pluie sous un grand chapiteau de toile, les verres encrassés par les ans ont été déposés et seront remplacés par un verre translucide à l’identique qui redonnera sa lumière zénithale à la salle de lecture. Après nettoyage, les mosaïques des coupoles qui scandent les noms des grandes bibliothèques du monde, de Londres à Alexandrie, sont en cours de rénovation. Quant à la couronne qui orne le plafond, elle va être restaurée à la feuille d’or.

Source: Le Parisien

25 mars 2019

Un robot pour ramener les livres à la bibliothèque

BOOKBOT

Book Bot est un robot qui ramène les livres à la bibliothèque à votre place. Il est utilisé par la bibliothèque publique de Mountain View (USA) en partenariat avec Area 2000 et Google.  Le robot recupère les livres le jeudi entre 12 et 20h.  Pour  l'instant, le service est disponible uniquement pour les usagers habitant dans le quartier de Old Mountain View.

L'usager sait grâce à un SMS l'heure à laquelle le robot arrive chez lui.  Dès que le robot est là,  il n'a plus qu'à mettre ses livres dedans.  Ensuite le robot les ramène à la bibliothèque. Pour finir, chaque livre sera scanné à la bibliothèque  et noté comme rendu sur sa  carte. 

Le robot est constament sous survaillance pour éviter que les livres soient volés.

24 mars 2019

L'inondation, un livre insubmersible

livre-insubmersible-manuela-morgaine-jpg_6070656

Elle en avait rêvé, Manuela Morgaine, artiste, cinéaste et écrivain, depuis 25 ans au moins, quand, lisant dans son bain, en bateau, sur la plage, elle voyait la couverture, les pages quasi chaque fois mouillées, trempées, voire inondées. Quand le livre ne finissait pas, plouf, tout simplement dans la piscine, réduit à un objet gonflé, boursouflé, et bientôt illisible même une fois sec, avec ses feuilles toutes collées…

Elle en rêvait et en parlait autour d'elle quand la bonne rencontre a lieu avec les bons éditeurs qui lui prêtent oreilles attentives et se proposent de tenter l'aventure en mai 2018 dans leur toute jeune maison d'édition, Adespote. Un livre insubmersible ? Oui, le rêve était réalisable, il fallait songer à utiliser la feuille de pierre, un papier minéral 100 % hydrofuge. Ce qui fut fait et validé par l'imprimerie Floch, qui dut toutefois revoir sa copie en sous-traitant le brochage afin d'obtenir une colle elle aussi résistante à l'eau. Pour voguer à la hauteur de l'innovation, deux textes furent choisis, tous deux intitulés L'Inondation. L'un d'Émile Zola, l'autre du Russe Evgueni Zamiatine. Il sera en librairie au prix de 25 euros. Pas donné, mais avouons que le plongeon les vaut ! Du succès de ce premier double titre (recto verso) dépend le développement d'une collection des « insubmersibles », avec une petite anthologie de la poésie de l'eau, et, plus tard, le projet d'une partie du journal de Christophe Colomb. On se prend à rêver de lire dans son bain en toute sécurité « Le bateau ivre » ou l'Odyssée, et si la lecture vous tire des larmes, personne n'en saura plus rien.

Il sera en librairie au prix de 25 euros. Pas donné, mais avouons que le plongeon les vaut ! Du succès de ce premier double titre (recto verso) dépend le développement d'une collection des « insubmersibles », avec une petite anthologie de la poésie de l'eau, et, plus tard, le projet d'une partie du journal de Christophe Colomb. On se prend à rêver de lire dans son bain en toute sécurité « Le bateau ivre » ou l'Odyssée, et si la lecture vous tire des larmes, personne n'en saura plus rien.

Source: Le Point

23 mars 2019

#SauveTaBU en résistance à la coupe de Budget des bibliothèques universitaires de Nantes

affiche_ccdnantes

Lors de la rentrée de janvier 2019, les lecteurs des sept bibliothèques des différents campus de l'université de Nantes ont découvert une campagne d'affichage surprenante : préparée par le service commun de documentation de l'université, celle-ci les informe qu'une réduction de 20 % de son budget a été décidée par leur établissement et le incite à réagir. Face à cet appel et au regard des justifications de l'université, certains entrent en résistance.  Il faut dire que la coupe budgétaire fait mal, faisant passer le budget de 1 650 000 euros en 2018 à 1 320 000 euros en 2019. Et c'est sur les ouvrages que cette amputation pèse le plus, puisque la répartition du budget sur les dépenses de fonctionnement prévoit une baisse de 48 % de la part dédiée à l'acquisition de livres, qui passe de 430 000 euros en 2018 à 225 000 euros pour 2019. Celles dédiées à la documentation numérique et aux abonnements ne sont respectivement réduites que de 5 % et 24 %. Concrètement, les achats de volumes passent de 15 000 à 8 500 entre 2018 et cette année. Soit 6 500 ouvrages en moins pour les étudiants.   L'Université de Nantes, qui a pris la décision de cette réduction budgétaire, la justifie dans un article publié sur le site de Ouest France par "une adaptation des usages, l’ambition de devenir des learning center notamment liée à la baisse du nombre d’emprunts des documents papiers au profit du numérique". Des chiffres contredits dans le même article par Sandrine Lorans, la responsable de la bibliothèque pluridisciplinaire de la Courtaisière, à La Roche-sur-Yon, l'une des sept BU de l'université de Nantes, qui avance au contraire une augmentation des prêts de 35 % depuis 2014. Et même si Noël Barbu, le vice-président de l'université promet "des budgets adaptés à chaque cas, et non de manière mathématique", l'équipe de la bibliothèque de la Roche-sur-Yon a de quoi s'inquiéter de ces réductions au regard du développement actuel de son campus, boosté par l'arrivée ces dernières années de Polytech et de l'école supérieure du professorat et de l'éducation.

Certains enseignants et lecteurs se sont mobilisés suite à l'alerte lancée par Hélène Grognet. Dès le mois de février, Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l'information à l'IUT de la Roche sur Yon, qui appartient à l'université de Nantes, lançait cet avertissement depuis son blog : "une bibliothèque amputée c'est une université condamnée". Appelant à des "réactions collectives" et à des "actions structurées", il s'inquiète de cette menace qui pèse sur la place de la bibliothèque dans l'université, qui devrait selon lui en être le "socle vital" : 

"L'université de Nantes ambitionne l'excellence dans ses formations, ses recrutements, ses positionnements à l'international, écrit-il ; elle n'y parviendra jamais. Jamais. Une université qui ampute délibérément le budget de sa bibliothèque universitaire de 20% ne sera jamais une université d'excellence. Jamais. En aucun cas. Elle sera même tout le contraire. Certains chercheurs le disent déjà à mots à peine couverts".

Le 21 mars dernier, les syndicats de l'université prennent le relais et publient un communiqué commun dans lequel ils détaillent le budget documentaire et déplorent la suppression de 7 postes en seulement 2 ans. "Assurer un service public de l'enseignement supérieur de qualité, c'est favoriser la réussite réelle des étudiants et avoir les moyens de le faire", écrivent-ils, avant de demander le rétablissement des postes gelés et le maintient a minima du budget de la documentation au niveau de celui de 2018. 

Un véritable mouvement de protestation a finalement été lancé par Olivier Ertzscheid ce vendredi, depuis son blog, et relayé sur Twitter sous le hashtag #SauveTaBU : le maître de conférence y appelle tous ceux qui se sentent concernés par cette réduction budgétaire à manifester le jeudi 28 mars prochain, à 12h15, devant leur bibliothèque à Nantes, à La Roche-sur-Yon et à Saint-Nazaire :

"Le Jeudi 28 Mars à 12h15 que chaque enseignant-chercheur de l'université de Nantes aille prendre dans sa propre bibliothèque personnelle, un ou plusieurs ouvrages, impérativement récents et de nature scientifique ou en lien direct avec les filières d'étude du site (on n'est pas là pour se débarrasser de nos vieilleries, le BU ont autre chose à faire ...) et aille les donner à sa bibliothèque universitaire pour compenser ces 20% de guillotine budgétaire, écrit-il, les incitant ensuite à poster en même temps sur les réseaux sociaux un maximum de photos de ce don sous le hashtag #SauveTaBU

Source: Archimag

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22 mars 2019

Lecture d'histoires sur Facebook par une directrice

belinda_george_bedtime_stories

Tous les mardis soirs depuis décembre, Belinda George s’apprête à lire une histoire du soir à ses 680 élèves, vêtue de son pyjama et assise sur son canapé. La directrice de l’école primaire Homer Drive, située au Texas, aux États-Unis, raconte des histoires dans un live sur la page Facebook de son établissement scolaire. Les «Tucked-in Tuesday» de Belinda George connaissent un grand succès: aujourd’hui ses interventions sont médiatisées et elle touche même des enfants à l’autre bout du pays.  La directrice souhaite que les enfants continuent à apprendre après la classe. Elle aspire à maintenir une relation forte entre l’école et la maison. «Je sais que si je ne les atteins pas en dehors de l'école, je ne les atteindrai jamais à l'école», explique-t-elle à The Independent. 94% de ses élèves viennent de milieu défavorisé. Depuis que Belinda George est devenue directrice, le niveau a augmenté. «Je comprends que certains de ces enfants n'iront jamais à l'université, mais je ne veux pas qu'ils se sentent comme s'ils ne réussissaient pas. Quoi que vous choisissiez, soyez juste bons», les encourage-t-elle. 

Chaque vidéo commence par l'appel des enfants, préalablement inscrits ou apparus sur son écran. Belinda George précise faire bien attention à la prononciation des patronymes, faute de quoi «ils viendront le lendemain me dire que j'ai écorché leur nom», raconte-t-elle. Diffusées via l’outil live de Facebook, les vidéos sont interactives. Les élèves peuvent répondre à des questions en temps réel. Le lendemain, les enfants peuvent passer un contrôle facultatif portant sur le livre lu la veille. Les plus curieux et curieuses demanderont si le livre est disponible à la bibliothèque de l'école. Chaque mardi, la directrice s'implique à fond: elle adapte sa voix aux personnages de l’histoire et se déguise en fonction du thème du livre. Pour Ladybug Girl par exemple, elle s'était munie d’ailes de coccinelle et d’une peluche représentant l’insecte.  Durant cette lecture, au moment où l'héroïne se voit interdire de faire quelque chose en raison de sa petite taille, la directrice en a profité pour faire passer un message aux enfants, en regardant fixement la caméra: «Combien d'entre vous ont déjà été informés que vous étiez trop petit pour faire quelque chose? J’ai trois sœurs plus âgées et elles me disaient que j'étais trop petite pour faire quelque chose. Mais devinez quoi? Je l'ai fait quand même.»  

Source: Slate

21 mars 2019

Ouverture d'un hôtel Arthur Rimbaud à Paris

hôtel Arthur Rimbaud Paris

Aujourdui, journée  mondiale de la poésie, sera  inauguré le troisième hôtel littéraire parisien (pour découvir d'autre hôtels littéraires cliquez ici), dans le quartier de la gare de l’Est. Il se trouve 6 rue Goublier dans le 10e arrondissement. Il sera consacré au poète Arthur Rimbaud qui arriva à la gare de l’Est depuis Charleville-Mézières en 1871 pour retrouver son ami Paul Verlaine. 

Dès l’entrée, le visiteur est saisi par un plafond peint lumineux signé Jean Aubertin qui réinterprète « Le Bateau ivre » en un ciel constellé de symboles rimbaldiens mystérieux. Puis advient la rencontre avec le célèbre Rimbaud d’Ernest Pignon-Ernest, issu de sa sérigraphie sur papier journal qu’il avait collé sur les murs de Charleville et de Paris en 1978, lors d’une campagne d’affichage et dont très peu d’exemplaires ont été préservés. Notament sur les rideaux oùseront inscrits des poèmes  Les murs de l’hôtel sont parsemés de citations ou des reproductions de lettres manuscrites appartenant au fonds de la Bibliothèque Jacques Doucet, notamment des lettres écrites d’Harar ou d’Aden par Rimbaud à sa famille et même la lettre qu’il écrivit au poète parnassien Théodore de Banville pour lui envoyer ses premiers poèmes :

« Cher Maître,

Nous sommes au mois d’amour ; j’ai dix-sept ans, l’âge des espérances et des chimères, comme on dit.— et voici que je me suis mis, enfant touché par le doigt de la Muse, — pardon si c’est banal, — à dire mes bonnes croyances, mes espérances, mes sensations, toutes ces choses des poètes — moi j’appelle cela du printemps… »

La réception, dont les murs et les tapis sont décorés des symboles printaniers de champs de blé et de fleurs colorées, rappelle l’image du poète vagabond, « le piéton de la grand’route » :

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, « Sensation »

20 mars 2019

L'actualité en poésie sur LCP

poème d'actu

A l’occasion de la journée mondiale de la poésie jeudi 21 mars, LCP lance une nouvelle collection de programmes courts, des poèmes racontés et mis en images, qui seront diffusés sur son antenne, disponibles sur LCP.fr et sur les réseaux sociaux de LCP et de Culture Prime (France Télévisions). « Le Poème d’actu », c’est deux fois par mois, à l’image d’un billet d’humeur, une vidéo illustrant un poème écrit et dit par Thomas Deslogis, composé autour d’un sujet d’actualité. Les textes sont mis en image par Anaïs Caura, à travers une écriture conçue pour pouvoir être partagée sur les réseaux sociaux. Ce format original, avec jeux de mots et d’images, fait coexister culture et actualité, pour réfléchir différemment sur les grands sujets politiques et de société.
 
Le premier poème sera consacré au thème suivant «  Le Grand Débat », en diffusion sur LCP jeudi 21 mars à 09h28, 17h58, 21h58 et 00h31.   La Collection « Le poème d’actu » est une production My Fantasy (Antoine Piwnik) , LCP-Assemblée nationale  et France Télévisions.

Source : Communiqué  de presse LCP

19 mars 2019

Déficit d'image pour les bibliothèques en France

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Lors de la rencontre organisée lundi 18 mars à Livre Paris intitulée "Les bibliothèques municipales vues par les non-usagers", ont été présentés les premiers résultats de l’enquête qualitative commandée par le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture. Réalisée par Ipsos, cette enquête repose sur 32 entretiens d’environ une heure avec des personnes qui ne fréquentent pas les bibliothèques, réalisés dans plusieurs villes de France, dont Caen, Limoges, Dijon et plusieurs communes de Seine-Saint-Denis. "Contrairement à ce qu’on pouvait craindre, les gens avaient beaucoup de choses à dire sur ces lieux que, pourtant, ils ne fréquentent pas", a souligné Régis Suteau, directeur des études qualitatives chez Ipsos.

Cette enquête a permis à Ipsos de définir trois profils de "non-usagers" et "abandonnistes", c'est à dire d'anciens usagers qui ont cessé de fréquenter les bibliothèques. Ipsos a appelé "les défenseurs", les personnes appartenant au premier profil. Généralement issus de la catégorie des CSP+, ces personnes ont un rapport important à la lecture, sans être de gros lecteurs, et achètent volontiers les livres qu’ils lisent. Ils considèrent que les bibliothèques sont utiles essentiellement pour les gros lecteurs ou les gens qui n’ont pas les moyens d’acheter les ouvrages. Le 2e profil est celui des "zappeurs". Ils consacrent leur temps de loisirs aux réseaux sociaux et sur les plateformes de diffusion de films et musique et déclarent ne pas avoir le temps de se rendre en bibliothèque. La lecture est pour eux une activité occasionnelle. Le 3e profil est désigné par le terme des "outsiders". Constitués par les faibles lecteurs, qui ont souvent de mauvais souvenirs des bibliothèques, liés à une expérience scolaire peu positive, ils considèrent que la bibliothèque n’est pas pour eux et n’ont pas envie de s’y rendre.

Les habitants consultés par Ipsos ont en tête trois images de bibliothèque : le grand établissement de centre-ville, souvent un bel édifice architectural, mais dans lequel ils n’ont pas envie de se rendre car ils l’imaginent comme un lieu austère, où le silence s’impose. La deuxième représentation concerne les médiathèques de taille intermédiaire, perçues comme assez laides et à l’architecture datée, qui servent essentiellement aux enfants. Viennent ensuite les petites bibliothèques, situées dans une salle de la mairie, dont on ne connaît ni les horaires ni les activités.
 
"Malgré ces représentations assez négatives, les personnes que nous avons interrogées pensent que les bibliothèques sont importantes pour leur mission de conservation des livres, pour leur valeur en tant que monument, et pour leur présence symbolique dans la ville, a expliqué Régis Suteau. La valeur des bibliothèques n’est pas remise en cause, mais elles ne donnent pas envie".
 
Ces représentations peu attractives semblent difficiles à battre en brèche. "Quand on leur demande ce qui pourrait les attirer en bibliothèque, les habitants interrogés n’ont aucune idée à proposer", a poursuivi le directeur des enquêtes qualité d’Ipsos. L’offre de CD et de DVD, loin d’être attirante, renforce au contraire l’image dépassée des bibliothèques auprès de ce public, qui considère ces supports comme datés. "Les non-usagers ne voient pas les bibliothèques comme des lieux de rencontre et d’échange", a précisé Régis Suteau.

Source: Livres Hebdo

18 mars 2019

Légère hausse de l’usage du livre numérique

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Dévoilé ce lundi 18 mars à Livre Paris, sur le stand des coulisses de l’édition, le baromètre annuel organisé par la Société des gens de lettres (SGDL), le Syndicat national de l’édition (SNE) et la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA) _Pagesa enregistré une légère reprise de l’usage du livre numérique: 22% des personnes interrogées ont déclaré avoir déjà lu un livre numérique, contre 20% l’an dernier, et 21% en 2017. Par extrapolation, 12 millions des Français auraient donc déjà lu un livre numérique. La lecture du livre numérique reste générationnelle: 34% des 15/24 ans la pratique, contre 12% pour les plus de 65 ans. Elle est aussi toujours en phase de découverte: "39% des lecteurs actuels ne l’étaient pas il y a un an", selon l’étude. Et elle concerne avant tout les grands lecteurs: 16% lisent plus de 20 livres numériques par an, et 31% plus de 20 livres imprimés. La lecture numérique entraîne un effet de substitution à la marge: 22% des lecteurs numériques achètent moins de livres qu’avant, 17% en achètent plus. Le recours à une offre illégale progresse de 5 points (22% des lecteurs), "e plus souvent pour des raisons de disponibilité des titres", selon le baromètre. 50% des répondants déclarent avoir déjà acheté un livre numérique, et un tiers d’entre eux en achètent plus de 5 par an, dépensant plus de 100 euros. 43% des acheteurs sont passés par leur smartphone. Un tiers se fournit en livres gratuits, notamment du domaine public, ou en bibliothèques. Le prix médian des achats est à 8 euros. 37% des acheteurs se disent attentifs aux promotions. 37% des acheteurs utilisent une application de lecture (Kindle d’Amazon, iBooks d’Apple, Kobo, Google play, Izneo) pour commander leurs livres, contre 39% qui passent par des sites Internet où se retrouvent une partie des mêmes revendeurs (Amazon, Apple, Kobo, etc., soit 29% de ce sous-ensemble), derrière les sites des grandes surfaces spécialisées (14%: Fnac, Leclerc, Cultura), mais devant ceux des librairies (6%: Furet du Nord, Procure, Chapitre, Dialogue, parmi ceux qui sont cités). Et 21% des utilisateurs ont déjà emprunté un livre numérique en bibliothèque. L’ordinateur portable est l’appareil le plus utilisé(40% des lecteurs, +7 points), devant la tablette (38%, +3 points), le smartphone (37%, + 7 points), la liseuse (32%, + 9 points) et l’ordinateur fixe (21%, -1 point). Les trois catégories de livres les plus lus en numérique sont la littérature (69%), loin devant les essais (33%) et le pratique (29%). Par ailleurs, 14% des répondants déclarent aussi avoir déjà écouté un livre audio (+2 points), et 7% disent l’envisager. "Ce sont les mêmes résultats que ceux observés pour le livre numérique il y a 7 ans" remarque le baromètre. Ce sont plutôt déjà de grands lecteurs, et des jeunes. Le smartphone est en tête des appareils utilisés (43%), devant les tablettes (33%) et les ordinateurs portables (31%). Les achats numériques arrivent en tête (34%), loin devant les CD maintenant (14%), mais les usages gratuits sont importants: 30% des lecteurs empruntent leurs livres audio en bibliothèque, et 17% à des proches.

Source: Livres Hebdo

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