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4 mars 2019

Exposition d'un livre la bibliothèque de Valenciennes à Los Ageles

livre-medieval-valenciennes-los-angeles

Un livre médiéval de la médiathèque de Valenciennes (Nord) va parcourir des milliers de kilomètres ! Direction Los Angelesoù il sera visible lors de l’exposition « The Book of Beast : The Bestiary in the Medieval World (Le Livre des bêtes : le bestiaire dans le monde médiéval) », organisée par le Getty Museum. Le livre qui sera prêté est le Liber de natura rerum, écrit par le moine dominicain Thomas de Cantimpré, réalisé vers 1280-1290 et provenant de l’abbaye de Saint-Amand. Il compte parmi les plus vieilles encyclopédies d’histoire naturelle.

« Surtout, il est richement enluminé de plus de 600 miniatures rehaussées d’or. Dans l’exposition, ce manuscrit permettra de montrer aux visiteurs l’articulation entre l’imaginaire médiéval et la volonté, alors naissante, de décrire les mondes animal, végétal et minéral tels qu’ils sont », assure-t-on du côté de la médiathèque.

Nancy, restauratrice de manuscrits au J. Paul Getty Museum, et Peter, chercheur indépendant, sont venus prendre les côtes du manuscrit à Valenciennes pour préparer l’exposition. Ils ont profité de leur voyage dans les Hauts-de-France pour étudier d’autres manuscrits d’histoire naturelle conservés à Valenciennes, mais aussi dans les bibliothèques de Douai et de Saint-Omer.

Source:  actu.fr

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2 mars 2019

Réouverture de la bibliothèque du Musée des Arts Décoratifs de Paris

Bibliothèque du Musée des Arts Décoratifs

Après 9 mois de fermeture, la bibliothèque ouvre de nouveaux espaces et enrichi son catalogue. La bibliothèque du Musée des Arts décoratifs, rue de Rivoli à Paris, rouvrira ses portes lundi 4 mars à 13 heures. La bibliothèque était fermée depuis 9 mois pour être réaménagée. Les différents chantiers ont abouti à l'ouverture d'une nouvelle salle adaptée aux consultations des archives et des dossiers documentaires (sur rendez-vous), à la construction d'un nouveau magasin dédié aux livres initialement conservés dans les bureaux de la documentation, ou encore au lancement d'un nouveau logiciel de gestion et de publication des collections muséales et des archives et à l'enrichissement d'un catalogue des ressources documentaires.

La bibliothèque dispose au total de quatre espaces de consultation: une salle de lecture de 100 places, proposant un accès Wifi gratuit, une salle de consultation du catalogue informatisé, une salle en libre accès permettant la consultation d’environ 2 100 ouvrages de référence et un cabinet de l’amateur dédié à l’accueil des groupes.
Les fonds de la Bibliothèque comptent 200000 volumes imprimés.

Source: Livres Hebdo
1 mars 2019

Achetez un livre masqué

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A Saint-Lô (Manche), la librairie Planet'R vend des livres jeunesse sans couvertures, ni titres. Un pari osé, mais qui plaît beaucoup. Ce dernier a fait son apparition dans le rayon jeunesse, au début du mois de février 2019.  C’est Mathilde Degroult, libraire jeunesse depuis juin 2016 à Planet’R, qui a eu l’idée.  Elle explique ceci: 

« On juge souvent un livre à sa couverture. Le texte peut être de grande qualité, si la couverture ne plaît pas, on passe à côté sans même s’y intéresser. Le livre masqué permet de redonner vie à des livres qui sommeillent. »

Le principe est simple : on achète le livre sans avoir vu la couverture et sans connaître le titre, ni le résumé. Juste à partir de quelques indices.

« Sur le papier kraft qui recouvre le livre, nous donnons une légère description du contenu et de son univers, ainsi que l’âge conseillé. Le but du livre masqué, c’est de choisir un livre selon les thématiques inscrites par le libraire sur les paquets. Cela permet de découvrir un livre vers lequel les lecteurs ne seraient pas allés naturellement, et ainsi de promouvoir le livre sous toutes ses formes. » 

Pour Mathilde Degroult, le livre masqué, c’est comme un jeu avec le lecteur. 

« On essaie d’attiser sa curiosité, de l’amener à s’interroger. Moi, je m’amuse à faire cela. Il y a un côté machiavélique. »

Depuis le lancement du livre masqué, ce sont une cinquantaine de livres qui ont été proposés à la vente sous cette forme.

 « Ce sont des livres que j’ai lus : soit des coups de cœur, soit des livres que je n’ai pas la chance forcément de conseiller. »

Bien que le concept existe en France depuis quelques années, le pari était osé. Et visiblement, ça fonctionne, comme l’explique Mathilde Degroult.

«J’en refais continuellement. Chaque jour, il y a plusieurs livres qui sont vendus. Les retours des clients sont positifs. Et surtout, cela permet de toucher une autre clientèle, qui a envie de découvrir ce qui se cache derrière. »

Le livre masqué séduit tellement qu’il va être étendu aux autres rayons de la librairie.

«Il a vocation à s’inscrire dans la durée au rayon jeunesse. D’ici l’été, le livre masqué devrait débarquer aux rayons littérature adulte et vinyles. »

Source: Actu.fr

28 février 2019

Cession des éditions Kaléidoscope à l'Ecole des loisirs

éditions Kaléidoscope école des loisir

Aujourd’hui, Isabel Finkenstaedt a décidé de prendre sa retraite en cédant sa maison d’édition à l’école des loisirs, son partenaire et diffuseur historique, qui a déjà repris de nombreux titres de Kaléidoscope dans sa collection d’albums poche les Lutins

Créées en 1989 par Isabel Finkenstaedt, les éditions Kaléidoscope ont réussi à forger un catalogue prestigieux d’ouvrages pour les enfants, leur permettant de s’identifier, de s’évader ou de retrouver des situations familières. Pendant ces trente années, Kaléidoscope a permis de faire connaître en France de nombreux auteurs anglo-saxons (dont Anthony Browne, Oliver Jeffers, Emily Gravett ou David McKee…). La maison a aussi accompagné dans leur parcours de nombreux auteurs français comme Geoffroy de Pennart, Marianne Barcilon, Christine Naumann-Villemin, Kris Di Giacomo, Michaël Escoffier… Chaque œuvre est un coup de cœur que la maison a su installer et défendre avec passion.

Source: L'école des loisirs

26 février 2019

Hausse de la lecture chez les utilisateurs de livres numériques aux Pays-Bas

Lecture ebook Pays Bas

Les ebooks sont des formats de lecture à part entière. Si plusieurs études veulent nous faire croire que ce format n’intéresse pas les lecteurs, un sondage vient bousculer les préjugés. Selon les chiffres publiés par KVB Boekwerk / GfK la lecture d’ebooks incite plutôt à lire plus, notamment aux Pays-Bas, là où l’étude a été réalisée.  Selon cette étude, 38% des consommateurs ont lu, en 2018, au moins un livre numérique et un quart des lecteurs ont utilisé un service d’abonnement tel que Kobo Plus ou autre. Si seulement 6% des personnes interrogées lisent exclusivement en numérique, la majorité utilise les deux supports papier et ebook. 68% lisent en numérique depuis 2 ans ou plus et 1/3 lisent au moins un livre numérique par semaine. A noter que 43% des personnes interrogées disent lire des livres numériques gratuits mais téléchargés légalement. Paradoxalement, 42 % des répondants reconnaissent ne pas savoir faire la différence entre un ebook disponible légalement et illégalement. 

Un lecteur sur 3 de livres numériques déclare avoir lu davantage depuis qu’il a commencé à utiliser ce format. Ils n’opposent pas pour autant papier et numérique. Pour eux, un livre papier, permet de s’impliquer davantage dans l’histoire, selon les résultats. Les ebooks gagnent quant à eux, sur le confort: une majorité de lecteurs utilisent des options telles que le réglage de la police pour améliorer l’expérience de lecture et le mode nuit. De plus, lire des ebooks permet d’accéder à plus d’informations facilement : dans le dictionnaire ou sur Internet. Les autres avantages concernent, la disponibilité 24/24, la limitation de l’encombrement de la bibliothèque, mais tous regrettent le fait qu’on ne puisse les prêter…

Toutefois, 32% des lecteurs considèrent qu’on n’a pas l’impression de lire un livre quand on le lit en numérique, et, 1/4 des sondés notent que les livres ne sont pas toujours disponibles sous forme numérique. Concernant le prix des ebooks, 7 lecteurs sur 10 les trouvent encore trop chers. Les lecteurs de moins de 50 ans, en particulier, trouvent que le prix des livres numériques est trop élevé. Dans l’ensemble, les lecteurs pensent qu’un livre numérique coûte en moyenne 12,90 euros, alors qu’en réalité, au Pays-Bas, le prix moyen est de 8,96 euros. 21% des acheteurs de livres numériques en achètent au moins une fois par mois. Bol.com est de loin le fournisseur le plus utilisé; 83% des lecteurs y achètent leurs livres numériques, suivi par Kobo avec 22%.

Le marché des livres audio est en hausse: un quart des répondants s’y sont essayés au cours des 12 derniers mois. 9% des sodés déclarent avoir écouté un livre audio complètement au cours des 48 dernières heures. Les lecteurs de livres numériques écoutent des livres audio plus souvent que ceux qui n’en lisent jamais: 35% des lecteurs d’ebooks affirment écouter des livres audio. 8% indiquent écouter un livre audio, une fois par semaine. Au cours des 12 derniers mois, 13% des Néerlandais ont lu un livre numérique et écouté un livre audio.

Source: Idboox

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23 février 2019

Festival de BD de Solliès-Ville annulé en 2019

Festival bd annulé

 « Voilà. Ça va être une année blanche. » C’est ainsi que le maire de Solliès-Ville (Var), Roger Castel, a annoncé hier qu’il n’y aura pas de festival de BD l’été prochain sur la place du village, à son grand regret. En promettant immédiatement qu’il fera tout pour relancer la manifestation, dès 2020.

Quelques mois après l’édition 2018, celle du trentième anniversaire de ce petit festival convivial à la renommée internationale, l’équipe d’ALiEn , l’association organisatrice, a décidé de jeter l’éponge. Son président, Pascal Orsini, s’en est expliqué hier, dans le bureau et en présence du maire Roger Castel.

Principale raison évoquée : le plan de circulation et de stationnement, jugé trop contraignant par les organisateurs.

« Nous n’avons pas de problème avec la sécurité, on comprend très bien que c’est obligatoire, mais le plan de circulation mis en place ces trois dernières années par l’adjoint à la sécurité, avec l’appui des gendarmes et de la préfecture, nous paraît aberrant, explique Pascal Orsini. Partout on entend les gens nous dire : je ne viens plus, on ne peut pas circuler et se garer ! »

Ce plan de circulation oblige notamment les habitants qui vivent au-delà du village à faire un détour de 25 minutes, par Solliès-Toucas et Solliès-Pont, pour revenir vers le village.

« On se retrouve avec moins de monde, une fréquentation en baisse autour de 10 000 visiteurs quand on est monté jusqu’à 20 000, et malgré ça, on nous impose toujours plus de contraintes » constate, dépité, Pascal Orsini.

Autour de cette question, les relations se sont tendues avec l’adjoint à la sécurité, jusqu’à une altercation, l’été dernier, où le ton est monté. Pascal Orsini ne remet pourtant pas en cause le soutien de la mairie.

« C’est vrai que M. Castel, comme M. Geoffroy avant lui, nous a toujours soutenu un maximum. Et je tiens vraiment à le souligner. Mais, poursuit-il, nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions : passer des mois, à une trentaine de bénévoles, à tout faire pour que tout se passe le mieux possible et voir nos efforts réduits à néant (...) J’ai siégé à la commission sécurité. Tout ce qu’on a pu proposer - circulation alternée, navettes - est balayé d’un revers de la main. »

Les contrariétés se sont accumulées. « L’an dernier, raconte encore Pascal Orsini, j’ai dû remplir un dossier sécurité pour la préfecture, il y avait une partie pour l’association, une autre pour la mairie. Une semaine avant le festival, par retour de mail, j’ai découvert qu’en cas de problème de sécurité, j’étais le seul responsable ! Alors que je ne décide de rien, c’est quand même un peu dur ! »

Alerté, Roger Castel était intervenu et les deux hommes avaient porté ensemble cette responsabilité, Pascal Orsini découvrant par la même occasion qu’il l’avait assumée seul l’année précédente… sans le savoir !

Il y a donc cette question de la sécurité, sur fond de tensions entre ALiEn et l’adjoint à la sécurité, qui a fait déborder le vase.

Mais il y a aussi tout le reste, que Pascal Orsini concède sans détourner le regard. « Le festival coûte cher : 100 000 euros l’an dernier pour le trentième anniversaire, un peu plus que d’habitude, mais on avait fait revenir beaucoup d’auteurs, dit-il d’abord. Et puis il n’y a que peu de retombées pour le village, à part pour les restaurateurs. Les libraires et bouquinistes viennent d’ailleurs, les auteurs logent à l’hôtel sur une autre commune… » Et il finit par lâcher : « on ne sent plus la même implication dans le village ».

« Dans ces conditions, conclut-il, on ne peut pas s’attendre à un énorme soutien de la population, surtout maintenant qu’ils sont obligés - et moi aussi ! - de faire un détour de 25 minutes en voiture. Je peux le comprendre. »

Le maire, Roger Castel, qui l’a longuement écouté, prend à son tour la parole.

« Quand nous avons été élus en 2014, c’était avec la ferme intention de tout faire pour pérenniser le festival. Nous avons été là quand il y a eu des problèmes financiers en 2015 (...). Puis s’est greffé le problème des attentats avec les contraintes liées à la sécurité qui en ont découlé, par exemple l’obligation de confiner l’ensemble de la manifestation sur la place. On nous a interdit les remises de prix sur l’esplanade du château ! »

Pour autant, tout en renouvelant « toute son amitié » à Pascal Orsini - « Faire ce qu’il a fait, je lui tire mon chapeau » -, le maire de Solliès-Ville soutient sans faille son adjoint à la sécurité Alain Badour.

« Il est carré sur ce sujet de la sécurité, même si c’est parfois trop carré. Je peux entièrement me reposer sur lui et je l’en remercie. On a vite fait, de nos jours, de jeter un maire en prison au moindre problème. »

Son regret, sa contrariété même, c’est « de ne pas avoir été prévenu plus tôt ».

« On aurait pu trouver des solutions, on peut toujours discuter. Je suis dégoûté de ne pas avoir le festival cet été. La BD, c’est l’image de Solliès-Ville. Mais là, ça ne me laisse pas le temps de me retourner. Je ferai tout ce qui est possible pour relancer un festival, dès 2020. »

Pas fâchés, mais visiblement amers, les deux hommes avouent que la décision est dure à avaler.

« Je n’ai pas bien dormi ces dernières nuits, ça m’a vraiment affecté », concède Roger Castel.

« C’est dur, avait lâché Pascal Orsini quelques minutes plus tôt. C’est un investissement qui dure depuis trente ans, dans lequel j’ai impliqué toute ma famille, des amis. J’ai noué des amitiés très fortes avec des auteurs. On n’a pas pris la décision comme ça. On l’a longuement réfléchie, et ce n’est une surprise pour personne, on en a parlé dès l’été dernier. C’est dur, répète-t-il, en retenant des larmes qu’on devine pas loin. Et ça va être très très dur l’été prochain. »

Ils ne sont sûrement pas tout seuls avec leurs regrets. Les amateurs de BD aussi doivent l’avoir en travers de la bulle.

Source: Var Matin

 

 

22 février 2019

Fermeture du locker d'Amazon à Epinal

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Les démarches d'Isabelle Colin, responsable de la librairie "Quai des mots" à Epînal (88) ont fini par payer. Le "locker" Amazon situé en face de son commerce ne fonctionne plus depuis jeudi 21 février au soir. Mardi 19 février 2019, la petite librairie indépendante  s'était attaqué à Amazon  géant mondial du commerce sur internet en portant l'affaire devant la justice. Les clients, les riverains et le réseau des librairies indépendantes ont apporté leur soutien à Isabelle Colin.

La libraire et son avocat n'ont toujours pas reçu de confirmation officielle de la part d'Amazon et en cas de silence prolongé, donc d'absence de garanties, le"Quai des mots" se réserve le droit de poursuivre la  procédure judiciaire en référé et de demander le réglement d'une astreinte journalière. 

Source: France 3 Grand Est

 

21 février 2019

Les bouquinistes parisiens au Patrimoine culturel immatériel français

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Le comité du patrimoine ethnologique et immatériel a approuvé, lors de sa séance du 6 février, l’entrée des bouquinistes parisiens au Patrimoine culturel immatériel français. Les savoir-faire des libraires des quais de Seine figurent dorénavant aux côtés de la fabrication des chisteras, de la pendulerie et du repas gastronomique des Français sur la liste dressée par le ministère de la Culture.
 
"Complémentaires des libraires d'ancien et de neuf, en boutique ou marché, les bouquinistes des quais de Paris ont développé depuis la fin du XVIe siècle, autour du Pont Neuf et des quais maçonnés des deux rives, un savoir-faire caractérisé par de multiples spécificités: pratique à ciel ouvert, sélection spécifique des livres vendus, absence de nouvelles technologies, modèle micro-économique…", indique la fiche rédigée par le ministère.

Les bouquinistes, peut-on lire, "sont partie prenante de l’imaginaire et du paysage parisien: on ne peut concevoir ni imaginer les quais parisiens sans leurs fameuses boîtes vertes et leurs propriétaires".
 
Jérôme Callais, président de l’Association culturelle des bouquinistes de Paris s’est réjoui d’une "belle victoire", qui est aussi une "première étape" vers l’inscription des traditions et savoir-faire des bouquinistes au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco.

En mai 2018, le Conseil de Paris avait voté un vœu adressé au ministère de la Culture à l’appui de cette demande, seul l’Etat étant habilité à porter des candidatures auprès de l’institution internationale. La prochaine session d’examen des dossiers par l’Unesco aura lieu aux mois de novembre et décembre.

Source: Livres Hebdo

20 février 2019

Les Priix Bologna Ragazzi 2019 dévoilés

Bolognaregazzi

Les fameux BolognaRagazzi 2019 ont été dévoilés le 18 février et récompensent cinq éditeurs français, les éditions Thierry Magnier, Albin Michel Jeunesse, Actes Sud Junior, Les éditions des éléphants et Bayard. Ils étaient sept en 2018 à recevoir quatre prix et quatre mentions, et six en 2017 à se partager un prix et six mentions. Les récompenses leur seront remises le 1eravril, premier jour de la 56e Foire du livre de jeunesse de Bologne, qui se déroule du 1er au 4 avril 2019.   Le jury composé cette année de l’Américain Gillian Engberg, conseiller en littérature pour la jeunesse, du Portugais Jorge Silva, directeur artistique, de la Russe Maria Vedenyapina, directrice de la Bibliothèque nationale pour enfants de Russie et l’Italienne Elena Giacomin, co-fondatrice de la librairie La casa sull’albero, a choisi parmi 1 558 titres venus de 43 pays, soit une centaine de plus qu’en 2018. Une nouvelle catégorie "Toddler" (Bambin), qui distingue des titres pour les enfants de moins de trois ans a été créée cette année et remplace "Art, architecture et design" et "Books and seeds" des éditions précédentes. Aux côtés de Puppet, Plum Pit, Plum, Plank, and back to Puppet, de Vojtech Masek et Chrudos Valousek (Baobab, République tchèque) qui remporte le prix dans la catégorie "Fiction", A travers, de Tom Haugomat (Thierry Magnier) et Et puis, d’Icinori (Albin Michel Jeunesse) remportent chacun une mention, ainsi que The Moon over the apple orchard, de Kwon Jeong-saeng et Yoon Mi-sook (Changbi Editores, Corée du sud). Chaque seconde dans le monde, de Bruno Gibert (Actes Sud Junior) et Rue des Quatre-vents, de Jessie Magana et Magali Attiogbe (Les éditions des éléphants) se voient décerner une mention dans la catégorie "Non Fiction", dont le prix revient à l’Atlas das viagens and dos exploradores, d’Isabel Minhos Martins et Bernardo P. Carvalho (Planeta Tangerina, Portugal). Deux autres mentions distinguent Orbis sensualium pictus. El mundo en imagenes, de Johannes Amos Comenius et Paulo Kreutzberger (Libros del zorro rojo, Espagne), et Kvinner the kamp, de Marta Breen et Jenny Jordahl (Cappelen Damm, Norvège). Alors que A dormir, gatitos !, de Barbara Castro Urio (Zahori Books, Espagne ; paru en France en août 2018 sous le titre Au lit les chats ! chez Saltimbanques) est couronné par le nouveau prix "Toddler", décerné à des livres pour les enfants de moins de trois ans, Mes animaux tout doux du jardin, de Xavier Deneux (Bayard) reçoit une mention tout comme We sang you home, de Richard van camp et Julie Flett (Orca Books Editores, Canada) et Kominiarz-Piekarz, de Dominika Czerniak-Chohnacka (Wydawnictwo Dwie Siostry, Pologne). Le jury a aussi attribué une mention pour l’ensemble de son œuvre à l’illustratateur italien Attilio (de son vrai nom Attilio Cassinelli). Julian is a mermaid, de Jessica Love (Candlewick Press, Etats-Unis) remporte le prix dans la catégorie "Première Œuvre" tandis que A shadow, de Chae Seung-yeon (Bandal, Corée du sud) et Everest, de Sangma Francis et Lisk Feng (Flying eye books, Royaume-Uni) reçoivent chacun une mention. Le prix "Nouveaux Horizons" est décerné à A history of pictures for children, de David Hockney et Martin Gayford et Rose Blake (Thames & Hudson, Royaume-Uni) tandis qu’une mention revient à Museo Media Vaca, signé par 31 illustrateurs (Media Vaca, Espagne).
 
Parallèlement un second jury, sous la direction de Warren Buckleiner, de la Children’s Technology Review, a décerné des BolognaRagazzi Diigtal Awards à Montessori Preschool (Edoki Academy) dans la catégorie "Education" et au site Bayam (Bayard) dans la catégorie "Contenu pour bibliothèque". Le prix "Fiction" couronne The gardens between (The Voxel agents, Australie) et le prix "Réalité augmentée", Wonderscope. A brief history of amazing stunts(Preloaded/within, Royaume-Uni). Des mentions ont été attribuées à Affamato come un lupo (Minibombo, Italie), Spitkiss (Playdius/Triple Topping, Danemark), Fiete world (Ahoii entertainment UG, Allemagne) dans la catégorie "Fiction" ; à Ghost-o-matic (Carlton books, Royaume-Uni) dans la catégorie "Réalité augmentée" ; à Lexi’s world (Pop pop pop, Etats-Unis) et MixerPiece(Giuseppe Ragazzini, Italie) dans la catégorie "Education"; et à Kidomi (Fingerprint Digital inc, Etats-Unis) dans la catégorie "Contenu pour bibliothèque".

Source: Livre Hebdo

18 février 2019

Une action en justice contre Amazon

libraire Amazon justice

Nouveau chapitre dans l’affaire qui oppose la librairie indépendante Le Quai des Mots à Epinal (Vosges) à Amazon, le géant du e-commerce. Sa responsable entame l’attaque en justice pour concurrence déloyale. 

Son coup de gueule en décembre dernier, à l’encontre d’Amazon, le géant d’e-commerce, qui a installé un casier de livraison de manière illégale, à la gare, juste devant sa librairie n’était pas passé inaperçu. Isabelle Colin, la patronne du Quai des mots entame un nouveau chapitre de cette histoire rocambolesque. Un rebondissement aux vagues ressemblances avec une certaine fable de la Fontaine : « le pot de terre contre le pot de fer ».

La libraire, avec l’accord de son actionnaire majoritaire (l’évêché) a saisi le cabinet spinalien Synergie avocats via l’ex-bâtonnier Me Olivier Cousin, afin de mener une action en justice à l’égard du géant du e-commerce nord-américain (et la SNCF qui accueille le casier jaune de la discorde), pour « concurrence déloyale. »

Comme l’explique la missive qui a été envoyée en date du 15 février 2019 aux deux « impétrants », la SNCF et la société Amazon, qui commercialise des millions de livres « sont indéniablement concurrentes. Et leur proximité géographique entre les établissements exploités accroît encore le phénomène. »

Deuxième fait pointé par l’avocat et sa cliente : « l’installation du casier réalisée au mépris total de la réglementation applicable. » Comme le rappelle la commerçante, « Quand je me suis installée avec la librairie BD L’Octopus rue Maréchal Delattre de Tassigny, il y a bientôt deux ans dans le secteur de la gare classé par les monuments historiques, j’ai respecté les règles au niveau esthétique. Pourquoi il y aurait-il deux poids deux mesures pour Amazon, qui impose sans autorisation cette box horrible sur une façade bois conçue par un cabinet d’architecte professionnel avec l’accord des bâtiments de France ? »

Enfin, la trésorière de l’association des libraires indépendants voit dans cette action, un bon moyen d’éveiller le public à sa manière de consommer. 

« Quand j’ai alerté l’opinion sur ce sujet, j’ai eu beaucoup de témoignages de sympathie et de gens qui ont avoué avoir changé leur comportement suite à ce coup de gueule. » Une forme de résistance assumée pour cette commerçante engagée, qui n’a de cesse de faire vivre le réseau du livre et ses indépendants avec les difficultés inhérentes à une filière fragile. « C’est clair que je ne me bats pas contre le géant Amazon et son style de commerce à grande échelle. J’entends simplement plaider la cause des petites librairies qui comme nous font ce qu’elles peuvent pour résister et apporter un service de qualité et de conseil aux lecteurs. Et ce casier installé devant mon commerce sans autorisation n’a pas à être là. » Pour info, la SNCF a accepté cette installation, sans demande d’autorisation préalable auprès de la municipalité spinalienne. Le maire de la ville Michel Heinrich a rappelé à l’ordre l’entité. Qui depuis a monté un dossier. La balle est actuellement dans le camp de l’architecte des bâtiments de France. Et dans les mains de la justice depuis ce début de semaine…

Source: Vosges Matin

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