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17 mars 2019

Les Français de plus en plus séduits par les livres audio

livres audio lecture France

Le salon du livre de Paris a ouvert ses portes au public ce vendredi. C'est la plus grande manifestation littéraire de France. L'occasion de s'arrêter sur une pratique en plein développement: le livre audio.  Ça se passe porte de Versailles à Paris, jusqu'à ce lundi. Cette année, l'Europe est à l'honneur. 3.000 auteurs sont attendus, dont Michel Bussi, écrivain aux 8 millions de livres vendus. L'occasion de s'arrêter sur une pratique en plein développement: le livre audio. Selon une récente étude Opinea pour la société Audible, 16% des Français ont écouté un livre en 2018 contre 8% en 2017. Les Français écoutent des livres audio sur leur smartphone ou sur leur tablette. Au lit avant de s'endormir, en voiture dans les transports ou en faisant des activités manuelles. Mais comment ces livres sont-ils enregistrés? Dans un studio d'enregistrement parisien, la comédienne, Marie-Eve Dufresne, termine la lecture d'un roman policier:

"J’essaye de faire passer un peu de suspense parce qu’on est quasiment à la fin du livre".  

Cela fait 10 ans maintenant que Marie-Eve enregistre des livres audio. Un vrai travail de comédienne.

"Même si ce n’est pas de la comédie pure, ça nécessite quand même de jouer, d’adopter un ton un peu particulier selon les narrations, selon les climats. C’est formidable de se dire qu’on va embarquer des gens dans l’imaginaire d’un auteur. Des gens qui n’ont pas le temps ou l’envie de lire un livre papier, peuvent prendre du plaisir à écouter".

Et ces auditeurs de livres audio, ils sont de plus en plus nombreux. Constance Stypula est directrice d'Audible France, une société qui commercialise des livres audio.

"Ça vous permet de faire autre chose à côté. Lire un livre ça occupe les yeux tandis que vous avez les yeux libres quand vous écoutez une narration".

Parmi les œuvres les plus écoutées, les romans, les thrillers, les livre de développement personnel. Que les Français écoutent le plus souvent dans leur lit ou au volant.

Source: BFM

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16 mars 2019

Lauréats du Grand Prix de l’action culturelle de la Sofia

grand prix Sofia

La Sofia, Société Française des Intérêts des Auteurs de l’Écrit, a lancé cette année la première édition de son Grand Prix de l’action culturelle. Les six lauréats de cette première édition ont été dévoilés ce soir, à Livre Paris.Présentée par Alain Absire, président de la Sofia, Arnaud Robert, vice-président de la Sofia et Gaëlle Bohé, fondatrice du prix Hors Concours, la soirée s’est déroulée dans une ambiance décontractée afin de « promouvoir les projets que nous soutenons et rappeler que la Sofia a un rôle d’importance » comme l’a rappelé le vice-président.
 
Le lauréat du Grand Prix de l’action culturelle est donc « Faites des livres », un festival de littérature jeunesse qui rassemble une douzaine de classes, une trentaine d’auteurs, autour de 80 rencontres afin de promouvoir la lecture, mais surtout le livre auprès de 1 500 jeunes dans la région limougeaude (Saint Junien). Le prix est doté de 3 000 € et va permettre de continuer à soutenir cette manifestation.  Le festival « Lectures sous l’arbre » dédié à la poésie et à la littérature contemporaine entre la Haute-Loire et l’Ardèche, a remporté le prix de l’action culturelle dans la catégorie diversité et une dotation de 1 500 €. Dans la catégorie engagement, le lauréat est « Le légendaire », festival itinérant du conte et de l’imaginaire en Eure-et-Loir a également remporté la somme de 1 500€. La caravane littéraire « so ’70 » des éditeurs des Hauts-de-France, Ornicar, a reçu le prix de l’action culturelle dans la catégorie innovation (1 500€). Sur une vingtaine de dates, la caravane parcourt la région afin d’avoisiner la production éditoriale régionale de son public.  Le prix de l’action culturelle dans la catégorie éducation, revient au Salon du livre en pays d’Apt « Lire pour de beaux lendemain » qui accueille plus de 2 000 visiteurs dont 1 400 élèves le temps d’une manifestation littéraire. Le festival reçoit également une dotation de 1 500€. Enfin, c’est la Quinzaine des éditeurs en librairies qui a été primée dans la catégorie « mise en avant de la chaine du livre », recevant aussi une dotation de 1 500€. Organisée en Pays de la Loire, cette manifestation a pour but de mettre en relation les éditeurs et les libraires en région afin d’aller ensemble, à la rencontre de leur public. 
Source: Booksquad
15 mars 2019

Gros investissements dans les librairies indépendantes par la Ville de Paris

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La Ville de Paris va lancer un appel à projets doté de 250 000 € afin de soutenir les librairies indépendantes de la capitale. Les projets retenus devront contribuer à dynamiser le tissu économique parisien, renouveler l’offre commerciale des commerces libraires, proposer des équipements et services nouveaux répondant aux besoins de la clientèle. La maire Anne Hidalgo dévoilera ce plan d'aides lors de sa venue à Livre Paris, samedi 16 mars.

"La municipalité va ainsi soutenir financièrement les libraires qui souhaitent améliorer leurs conditions d’accueil ou moderniser leur équipement, notamment en recourant au numérique",  explique le communiqué. Les projets favorisant une plus grande attractivité (et/ou une meilleure insertion dans leur quartier) sont aussi concernés. Sauf exception, un seul dossier par an et par libraire ou par groupement pourra être examiné. Un établissement ne pourra pas bénéficier de plusieurs aides la même année pour le même objet. Par ailleurs, les lots pourront couvrir jusqu’à 70% du montant HT des travaux à réaliser, dans la limite d’un plafond fixé à hauteur de 30 000 euros.

Cet appel à projets dédié sera ouvert à partir du 16 mars et jusqu'au 16 mai 2019. La présentation de ces nouvelles aides précise qu'il s’agira "de contribuer à l’équipement, la modernisation et la dynamisation des librairies parisiennes tout en leur permettant de garder leur attrait initial et leur singularité (proximité, sensibilisation de tous les publics, conseils personnalisés…), et de favoriser leur collaboration avec l’ensemble de la chaîne du livre et de la lecture, leur intégration optimale à l’écosystème parisien des industries culturelles et créatives, et plus globalement aux politiques d’attractivité de la Ville de Paris."

Deux aides seront proposées: l'aménagement ou la rénovation de boutique et l'acquisition d'outils ou de moyens innovants visant à faciliter la gestion interne ou enrichir le lien à la clientèle.

"Les librairies ont un rôle essentiel dans la vie des quartiers et dans l’accès des Parisiens à la culture. Depuis 2014, nous avons réussi à maintenir leur nombre dans la capitale. Cela a été une bataille de tous les instants, aux côtés des professionnels. Ce nouvel appel à projets que je lance avec mon adjoint Frédéric Hocquard[adjoint à la Vie nocturne et à la diversité économique, ndlr] vient prolonger cette action et assurer l’avenir des librairies parisiennes", souligne Anne Hidalgo.

Source: Livres Hebdo

14 mars 2019

Modernisation pour la bibliothèque royale de Belgique

Mont des arts Bruxelles

Pas moins de trois ministres avaient fait le déplacement jeudi midi au Mont des Arts à Bruxelles pour annoncer la bonne nouvelle: à savoir la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) aussi compétente pour la Politique scientifique, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui a la Régie des Bâtiments dans ses attributions, et enfin le ministre flamand du Tourisme Ben Weyts (N-VA). Au final, les missions de KBR, sa nouvelle appellation, resteront les mêmes mais la manière dont celles-ci seront remplies va changer. La bibliothèque va non seulement poursuivre la digitalisation de ses collections mais aussi s’investir dans leur mise en ligne afin de mettre l’information à la disposition du plus grand nombre. Le dépôt légal sera par ailleurs étendu aux publications numériques afin de constituer les archives de l’internet belge. 

Le bâtiment de KBR, situé sur le Mont des Arts en plein coeur de Bruxelles, fera quant à lui l’objet d’une rénovation en profondeur en vue d’une plus grande ouverture et d’une meilleure accessibilité, et ce tant au niveau des infrastructures que des collections, de l’accueil des visiteurs mais aussi grâce à l’organisation d’expositions et la création d’un nouveau musée.

Le 15 octobre 2019, s’ouvrira ainsi dans le Palais de Charles de Lorraine fraîchement rénové l’exposition «The World of Bruegel in Black and White» présentant une série d’estampes du maître flamand dont on célèbre cette année le 450e anniversaire de la mort et conservées dans le cabinet éponyme de KBR. En mai 2020, un nouveau musée destiné à abriter la collection de manuscrits issus de la Librairie des ducs de Bourgogne ouvrira ses portes dans et autour de la chapelle gothique de Nassau, située au coeur de la bibliothèque.

A côté de l’investissement de 7 millions d’euros consenti par la Régie des Bâtiments, Toerisme Vlaanderen et KBR pour l’infrastructure et la scénographie, d’autres institutions comme le fonds Baillet Latour finance la restauration des manuscrits tandis que la Loterie nationale prend en charge le coût des vitrines devant abriter les estampes.

Source: Sud info

13 mars 2019

Toujours autant de lecteurs en France

lecutre-France-livres

Alors que le marché du livre est en berne, les Français lisent toujours autant et aimeraient même lire davantage s'ils en avaient le temps, relève mercredi l'étude bisannuelle du Centre national du livre (CNL) sur "Les Français et la lecture". Selon cette étude, publiée deux jours avant l'ouverture du Salon Livre Paris et réalisée par l'institut Ipsos, 88 % des personnes interrogées se déclarent spontanément lecteurs (contre 84 % en 2017). Plus de neuf Français sur dix (92 %) ont lu au moins un livre, quel que soit son genre littéraire, au cours des 12 derniers mois. En moyenne, au cours des douze derniers mois, les Français ont lu 17 livres au format papier et 4 livres au format numérique. Le nombre de livres lus au format papier ou au format numérique est resté stable par rapport à l'enquête de 2017. "La lecture de livres numériques évolue de manière marginale et ne cannibalise pas le format papier", indique notamment l'étude. Les plus grands lecteurs (qui lisent au moins 20 livres par an) sont d'abord des femmes et des personnes âgées d'au moins 65 ans. Si 50 % des personnes interrogées affirment lire "tous les jours ou presque", ce taux monte à 59 % pour les femmes et à 67 % pour les personnes âgées d'au moins 65 ans.

Les romans, les livres pratiques et les BD, notamment les mangas, sont les trois grandes catégories de livres les plus lus. Mais, dans le détail, le marché du livre semble se redessiner (via les 15-24 ans et les femmes). Les Français ont lu une plus grande variété de genres littéraires qu'en 2017, dont trois sont en nette progression: les mangas-comics, les romans de science-fiction et les livres sur le développement personnel.

Si la lecture reste avant tout une activité de loisirs et de découvertes, la recherche d'épanouissement progresse de manière affirmée. Ainsi, 73 % des personnes interrogées estiment qu'il est "important de lire" pour "être heureux et épanoui".

Comme en 2017 et 2015, l'étude montre que les Français aimeraient lire davantage. Le manque de temps et la pratique d'autres loisirs (surtout pour les hommes et les jeunes) sont présentés comme les premiers freins. Un autre frein est l'absence de librairie près de chez soi ou le sentiment d'un manque de disponibilité des ouvrages recherchés en rayon. Alors que la loi sur le prix unique du livre est en vigueur depuis 1981, 29 % de Français refusent encore d'acheter des livres en librairie en arguant, à tort, que le prix des livres est plus élevé en librairie qu'ailleurs. L'étude montre une progression de l'achat de livres d'occasion (notamment chez les 65 ans et plus) et de la vente de livres sur internet. Enfin, si les lecteurs sont tendanciellement plus nombreux à emprunter des livres en bibliothèque, ils ne s'y rendent néanmoins pas plus régulièrement qu'auparavant même si la plan bibliothèque lancé il y a un an a permis l'extension des horaires d'ouverture dans un peu plus de 200 bibliothèques municipales.

Source: Le Point

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10 mars 2019

La bibliothèque Fesch d'Ajaccio sélectionné pour le loto de patrimoine

bibliotheque ajaccio loto patrimoine

Pour cette deuxième édition du loto du patrimoine, 18 sites emblématiques du patrimoine français ont été sélectionnés et la bibliothèque Fesch d'Ajaccio en fait partie. Le loto du patrimoine est un jeu qui a été crée par la Française des Jeux afin de récolter de l'argent destiné à la Fondation du Patrimoine pour assurer l'entretien et la rénovation des monuments de France. La bibliothèque Fesch abrite de précieux et rares ouvrages, dont certains uniques au monde. Elle est classée au titre de monument historique.

La salle patrimoniale de la bibliothèque nécessite des travaux pour la sécurité des personnes et pour celle des livres. C'est pour cette raison que la bibliothèque fait partie des sites qui ont été sélectionnés pour être rénovés. 120 rares ouvrages vont également être restaurés. Ce projet va permettre d'assurer la sauvegarde et la richesse patrimoniale de la bibliothèque.

La FDJ veut étoffer cette année son offre de jeux afin d'obtenir plus de fonds. Deux jeux à gratter devraient être proposés et un tirage exceptionnel du Loto devrait avoir lieu le 14 juillet 2019. L'édition 2018 du loto du patrimoine avait permis de rapporter 22 millions d'euros dédiés à la restauration des sites patrimoniaux choisis par Stéphane Bern.

Source: Corse Matin

9 mars 2019

Un distributeur automatique de livre bientôt à Paris

Yoteq

Chaque jour, ce sont près de 4,1 millions de passagers qui utilisent le métro parisien pour se déplacer. Le temps de leurs déplacements, les occupations qui s’offrent à eux sont finalement assez restreintes : jeux mobiles, réseaux sociaux ou encore lecture d’un livre ou d’une BD. Cette dernière activité tend à être minoritaire par rapport aux autres, malgré une offre littéraire abondante, qui est de fait sous-exploitée. C’est à partir de ce constat que, mi-2016, Franck Dalboussière a fondé la startup Yoteq, basée à la pépinière Hubstart à Roissypôle. Son envie : rendre encore plus accessible l’offre littéraire en s’appuyant sur les nouveaux usages et tendances (numérique, mobilité ou encore économie circulaire) pour à la fois attirer le lecteur vers le livre et rapprocher le livre du lecteur avec comme idée centrale la création de distributeurs connectés et disponibles 24h/24 et 7j/7, installés dans des lieux de passage, comme les gares, aéroports, universités ou encore hôpitaux.

C’est comme ça que sont nées les « colonnes Yoteq », des distributeurs connectés contenant chacun une sélection de 300 ouvrages, livres et bande-dessinée qui sont renouvelés régulièrement selon les nouveautés. Son design reste assez sobre, avec une hauteur de 2m et un espace au sol assez compact d’1m², le tout enrobé d’un code couleur reconnaissable. La machine possède un écran tactile sur lequel vous pourrez explorer les différentes catégories de livres disponibles. Une fois l’ouvrage sélectionné, il suffit de payer par carte bancaire et de récupérer son achat.

La startup développe également pour le futur la possibilité de se connecter à distance aux bornes, via un site ou une application dédiée, pour voir en temps réel le catalogue proposé, réserver votre bouquin et le régler en ligne pour n’avoir qu’à retirer votre dû grâce à un code. L’idée de Yoteq ne s’arrête pas uniquement à la vente du livre, puisqu’il sera également possible de retourner le livre après lecture pendant une période de 2 mois. Cela va permettre aux utilisateurs de moins hésiter à l’achat initial mais surtout de bénéficier d’un avoir pouvant aller jusqu’à 50% du prix du livre en cas de retour, motivant alors un nouvel achat. Ainsi, la borne proposera également des ouvrages d’occasion à prix réduits, pouvant là aussi motiver un achat plus facilement. Le dispositif a été longuement pensé par le fondateur de la startup et son équipe de trois personnes, composée de Camille Ledru, responsable offre et marketing, Nicolas Guiot, développeur et Xavier Paes, associé et responsable informatique, avant d’être présenté au challenge Gare Partagée de la SNCF. Lauréat de ce concours, le projet est depuis en développement avec l’équipe Gares & Connexions ainsi que d’autres startups pour implanter ces machines en gare. Pour son lancement prévu à partir d’avril 2019, Yoteq devrait s’implanter dans trois gares SNCF du réseau Transilien, avec celle à la Bibliothèque François Mitterrand, celle de Magenta à Gare du Nord et enfin à celle d’Haussmann Saint-Lazare. L’idée étant que les retours de livres peuvent être effectués dans n’importe quel distributeur et non celui où vous l’avez acheter.

L’ambition de la startup est de mettre en service près d’une centaine de bornes dans toute la France, en travaillant en collaboration avec les librairies — il est d’ailleurs expliqué clairement dans la campagne que Yoteq ne veut pas remplacer les librairies mais coopérer avec ces dernières afin de leur proposer cet outil pour proposer un point de vente hors des murs de leur boutique. D’autant qu’avec une volonté d’être divers dans sa sélection et de proposer des premiers romans pour faire de la place aux jeunes et nouveaux auteurs, l’initiative semble des plus positives pour le marché du livre. 

La campagne Ulule est sur le point de s’achever, avec encore quelques jours pour aider à réunir 5000 euros. A l’heure où sont écrites ces lignes, 69% de la somme a déjà été réunie. Ce financement participatif servira à 35% à payer les frais d’installation en gare, tandis que 8% seront pour Ulule et que 57% sont dédiés à l’envoi des contreparties. Parmi celles-ci, on peut d’ailleurs retrouver des entrées pour le Salon du Livre de Paris (qui se tiendra à la Porte de Versailles du 15 au 18 mars), des produits dérivés Yoteq, des avoirs de différentes valeurs ou même une sélection de livres directement envoyés chez vous.

Il reste encore très peu de temps pour soutenir ce projet culturel des plus intéressants, en espérant qu’il pousse plus facilement les utilisateurs de transport en commun à lire et à découvrir bon nombre des oeuvres qui sortent régulièrement sur le marché. Un sacré mètre carré de culture.

Source: Maddyness

8 mars 2019

Les Hauts-de-Seine champions des médiathèques ouvertes le dimanche

Médiathèque hauts de seine ouverte dimanche

Et si, dimanche, alors que la météo annonce de la pluie, vous alliez vous réfugier à la médiathèque ? Dans les Hauts-de-Seine, c’est de plus en plus envisageable. Un tiers* des 36 communes du département ouvrent en effet leurs équipements le dimanche, soit 10 % des communes à en faire autant en France. Le 92 fait ainsi figure d’avant-garde dans l’ouverture dominicale des lieux de savoir, qui constituait l’une des préconisations du rapport remis il y a un an au Président de la République par l’écrivain Erik Orsenna. Selon les chiffres du rapport, il existe 16 500 espaces de lecture publique sur le territoire national, dont 7 700 bibliothèques, mais seulement 130 ouvertes au moins un dimanche sur deux. C’est désormais le cas à Clichy, dernier équipement des Hauts-de-Seine à avoir décidé de modifier, il y a un mois, les horaires de sa médiathèque Jean-d’Ormesson. Les habitués n’ont pas mis longtemps à prendre le pli. « Le dimanche, on a le temps, commente la mère d’une petite fille de 6 ans croisée sur place. Le samedi, il faut courir pour pouvoir rendre et venir choisir des livres. »

Dans la salle où sont rassemblés la grande majorité des quelque 71 000 ouvrages de la médiathèque de Clichy, on retrouve aussi l’espace dédié aux étudiants et visiteurs désireux de travailler en silence. « Ça manquait de ne pas pouvoir venir le dimanche », murmure un jeune homme. « Le samedi, j’ai des cours de langue étrangère, ce n’était pas facile, abonde Hajer, 14 ans. J’ai plus le temps le dimanche. »

Si Clichy est la dernière venue, c’est Issy-les-Moulineaux qui a été la première commune du département à ouvrir les portes de sa médiathèque le dimanche. C’était en 1994. « A l’époque, seule la bibliothèque publique d’information du centre Pompidou à Paris était ouverte tous les dimanches, explique Fabienne Liadzé, adjointe à la culture. André Santini a voulu faire la même chose, cela a tout de suite bien fonctionné. » Les trois médiathèques d’Issy-les-Moulineaux sont désormais ouvertes le dimanche toute la journée. Si cela représente un coût - environ 75 € par agent et par dimanche - la municipalité préfère parler « d’investissement au bénéfice de la population ».

Levallois et Antony ont emboîté le pas il y a dix ans. A Antony, il s’agit de la médiathèque Anne-Fontaine, qui accueille près de 600 personnes le dimanche après-midi. Tout comme Levallois, avec la médiathèque Eiffel, ouverte le dimanche de fin septembre à fin juin avec une affluence de 450 personnes en moyenne. L’équipement propose ainsi 44 heures d’ouverture hebdomadaire, contre 38 heures pour les bibliothèques municipales parisiennes selon le rapport Orsenna. En comparaison, Copenhague c’est 98 heures et New York, 88 heures.

A La Garenne-Colombes, la médiathèque est ouverte le dimanche de 10 heures à 13 heures depuis 2011 avec environ 300 lecteurs en moyenne. Les deux médiathèques de Boulogne-Billancourt sont, elles, ouvertes le dimanche après-midi. A Rueil-Malmaison, la médiathèque est accessible le dimanche depuis octobre 2017. « Le dimanche est d’ailleurs devenu le 3e meilleur jour de fréquentation après le samedi et le mercredi », relève-t-on en mairie.

D’autres villes des Hauts-de-Seine s’apprêtent désormais à modifier leurs horaires. À compter du 17 mars, la médiathèque François-Villon de Bourg-la-Reine ouvrira ses portes tous les dimanches après-midi en dehors des vacances scolaires. La ville de Sceaux compte ouvrir sa médiathèque le dimanche à la rentrée prochaine et Colombes prévoit une ouverture dominicale avant la fin de l’année. Montrouge y réfléchit également.

Source: Le Parisien

6 mars 2019

Plaintes d'une association écologique contre la construction de la Bibliothèque présidentielle de Barack Obama

projet construction bibliothèque Barack Obama

Officialisé en 2017, le projet de construction de la bibliothèque présidentielle de Barack Obama, estimé à 500 millions de dollars, pourrait tomber à l’eau suite à une plainte déposée par une association de défense de l’environnement. L’organisation Protect our Parks a déposé un recours en justice, accepté le 19 février par un tribunal fédéral de Chicago, pour empêcher l’installation de cet édifice dans le parc Jackson situé sur les rives du lac Michigan. L’association craint que le projet, qui prévoit plusieurs bâtiments déployés sur 8 hectares dont une tour-musée de 70 mètres de haut, ait des répercussions sur l’environnement et l’écosystème du parc, actuellement en cours de restauration. La ville de Chicago y conduit un travail d’amélioration de l’habitat naturel pour les animaux sauvages qui doit durer 25 ans et accroître la biodiversité.

Le juge a cependant choisi de rejeter cette piste au motif que les plaignants ne précisent pas dans quelle mesure ces dégâts les toucheraient en tant qu’individus. Il a néanmoins retenu un autre grief de l’association, qui contestait également la réappropriation du parc, un bien public, par une entité privée, la fondation Obama.
 
Cette situation irrite d’ailleurs certains chercheurs. Le Centre présidentiel Barack Obama sera supervisé par une fondation à son nom, et non par les Archives nationales comme c’est le cas pour les treize autres bibliothèques et musées présidentiels. Les défenseurs de la tradition craignent ainsi que les documents qui seront présentés au public ne donnent une image biaisée du mandat du premier président noir des Etats-Unis.

Source: Livres Hebdo

5 mars 2019

Occitanie : E-books, Amazon… Face au numérique, comment le marché du livre s’adapte

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Has been, le livre​ ? Pas si sûr. Une étude de  l'association Livre et lecture, dévoilée ce lundi, montre un marché plutôt dynamique en Occitanie, même si l’ombre du numérique plane de plus en plus sur les libraires, les éditeurs et les auteurs. 20 Minutes a puisé dans ces chiffres-clés quelques-unes des mutations de cette filière. Oui, on lit encore, mais (beaucoup) moins. Les ventes de livres ne s’effondrent pas, dans la région, mais « se tassent », confie Laurent Sterna, le directeur d’Occitanie Livre et lecture. « Il y a moins de grands lecteurs, le nombre de personnes qui lisent plus de 15 livres par an s’est complètement effondré, reprend Valérie Travier, conseillère livre à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac). Le public est aujourd’hui plus large, mais il lit moins. Il y a plus de lecteurs qui lisent un à deux livres par an. » Selon Laurent Sterna, les bouquins sont en concurrence avec les autres loisirs, comme le cinéma, le jeu vidéo ou le spectacle vivant. « Et lire demande un vrai effort d’attention », note-t-il.

En Occitanie, l’étude de Livre et lecture montre toutefois une appétence toujours présente du public pour la littérature. Près de 70 salons ou festivals dédiés au livre ont été créés ces cinq dernières années, dont 32 nouveaux événements en 2016 et 2017. Le livre numérique n’est pas (encore) l’ogre que l’on attendait. L’offre de livres numériques est en forte augmentation en Occitanie : 4.775 titres sont proposés aujourd’hui par les éditeurs membres de l’association Livre et lecture, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016. En Occitanie, 16 % des titres sont numériques. Un tiers des éditeurs de la région proposent des e-books, 10 % d’entre eux proposant 90 % de l’offre.

En France, selon une étude du Syndicat national de l’édition, ce marché représente 8,6 % du chiffre d’affaires des ventes de livres. Ainsi, si dans l’industrie musicale, le streaming a quasiment effacé le disque, dans la filière du livre, le bon vieux bouquin a encore très largement les faveurs du public. « Le livre numérique est une question qui faisait peur, il y a encore cinq ans, il y avait une crainte que cette vague vienne tout emporter, indique Laurent Sterna. Avec le livre, subsiste le plaisir de l’objet, il y a un rapport assez sensuel avec le lecteur. Lire sur un écran rétroéclairé n’est pas encore dans nos habitudes. Pour de l’information, oui, mais pas pour de la littérature. »

Amazon fait (beaucoup) de mal aux libraires. Ce n’est pas une surprise : le boom du e-commerce a été dévastateur pour les libraires. Et les tentatives politiques pour remédier à ce phénomène ont été particulièrement infructueuses. « Quand on se félicite [en 2014] d’une loi dite anti-Amazon en décrétant que les frais de port ne pouvaient pas être gratuits, et que cela allait sauver la librairie française, c’est invraisemblable, indique Laurent Sterna. Evidemment, dans la seconde, Amazon a facturé ses frais de port un centime d'euro. C’est à la représentation nationale d’organiser des conditions et des lois qui vont provoquer un écosystème. » Acheter son livre chez un libraire et non sur Internet, peut ainsi représenter aujourd’hui un véritable « acte militant ». « La façon dont on achète un livre n’est pas neutre », souligne le directeur de Livre et lecture.

Les librairies sont (très) fragiles. Avec la concurrence féroce du e-commerce, pas facile d’être libraire, notamment dans les petites structures. Les grosses librairies, dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 2 millions d’euros, font près de la moitié (48,9 %) du chiffre d’affaires total des librairies d’Occitanie, alors qu’elles ne représentent que 8,6 % du paysage. Les petites boutiques, qui font moins de 300.000 euros de chiffre d’affaires par an, se partagent quant à elles 11,6 % du chiffre d’affaires total du secteur. Alors quand un petit libraire veut passer la main, il a parfois un peu de mal à trouver un repreneur. Or, un tiers des librairies ont déclaré à l’association Livre et lecture envisager une transmission « à plus ou moins long terme ». « Un très bon libraire, formé, va gagner difficilement plus d’un Smic, regrette Laurent Sterna. C’est la triste réalité. C’est un métier où l’on gagne peu. Mais pourtant, de l’envie, il y en a. » Certaines petites structures ne présentent même plus un modèle économique viable, et ne se payent pas. Alors, hormis les traditionnelles lectures, séances de dédicaces ou animations, pour subsister (ou innover), certaines librairies se diversifient en Occitanie. « Avec des résultats qui sont extrêmement variés, il n’y a pas de méthode miracle, souligne Cécile Jodlowski-Perra, la directrice d’Occitanie Livre et lecture. Par exemple, la Librairie-Tartinerie de Sarrant (Gers), devenue l’un des poumons économiques de ce village, propose des livres, mais aussi des tartines, comme son nom l’indique. Cette convivialité permet d’attirer des familles, des groupes, des touristes. En revanche, une librairie de Sète, qui avait proposé du vin et des assiettes de fromage, a fermé. Une partie de l’activité avait même fait couler l’autre. D’autres librairies proposent des jouets. »

Source: 20 minutes

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