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2024
12 janvier 2025

Toshikazu Kawaguchi en tête du classement Fiction Heatseekers 2024 au Royaume-Uni

Pour la deuxième année consécutive, Toshikazu Kawaguchi a remporté la première place de notre classement annuel Fiction Heatseekers, en tête d'une liste remplie de romans japonais et coréens et de romances et romantismes boostés par BookTok.  Les Fiction Heatseekers, qui figurent dans  la couverture hebdomadaire des classements de The Bookseller , sont les titres les plus vendus d'auteurs qui n'ont jamais atteint le Top 50 officiel britannique. La liste tend à pencher vers les écrivains en début de carrière et émergents, mais comprend souvent aussi des romanciers littéraires sous le radar (en particulier après avoir remporté un prix ou avoir été présélectionnés) et des auteurs numériques avec une empreinte imprimée de plus en plus large, ainsi qu'une poignée d'auteurs classiques dont l'apogée a précédé le lancement du Total Consumer Market de Nielsen BookScan en 1998. 

Si les principales listes de best-sellers de fiction ont tendance à se concentrer sur des mastodontes comme Richard Osman et Colleen Hoover, il convient de noter que ceux qui opèrent en dehors du Top 50 contribuent grandement au marché. En 2024, 37 % (soit 205 millions de livres sterling) des ventes record de fiction de TCM provenaient d'auteurs qui n'avaient jamais figuré dans le Top 50.

Kawaguchi s'empare du sommet avec  Before the Coffee Gets Cold (traduit par Geoffrey Trousselot), qui s'est écoulé à près de 81 000 exemplaires, soit un volume total presque identique aux performances du titre en 2023. Le livre de l'écrivain né à Osaka a été publié pour la première fois au Royaume-Uni en 2019 et est le porte-étendard de la vogue actuelle du cosy fantasy/magical realist japonais et est-asiatique, une tendance qui tend à mettre en scène une combinaison de chats, de librairies ou de cafés. Le schéma de vente hebdomadaire de Before the Coffee Gets Cold a été remarquablement constant au cours des trois dernières années, se vendant normalement entre 1 200 et 1 600 unités avec des pics occasionnels ; en 2024, ce zénith a été une récolte de 3 405 unités au cours de la période de sept jours précédant Noël. Ce rythme soutenu porte ses fruits : Kawaguchi a gagné 4,6 millions de livres sterling grâce au TCM depuis 2019 pour  Before the Coffee Gets Cold et ses quatre séries suivantes, dont 2,9 millions de livres sterling proviennent de ses débuts au Royaume-Uni. 

Deux des compatriotes de Kawaguchi, dont les romans se situent à peu près dans le même espace cosy, se classent dans le top 5 des Heatseekers, avec What You are Looking For is in the Library de Michiko Aoyama (traduit par Alison Watts) en quatrième position avec 52 835 exemplaires vendus, suivi par la traduction par Eric Ozawa de Days at the Morisaki Bookshop de Satoshi Yagisawa avec ses 50 171 exemplaires vendus. Pendant ce temps, la traduction par Shanna Tan de Welcome to the Hyunam-dong Bookshop de l'auteur coréen Hwang Bo-reum se classe à la 14e place avec près de 37 000 exemplaires vendus. 

Kawaguchi est en tête, mais Geneva Lee remporte une entrée sur cinq dans le Top 20 des Heatseekers avec sa série Filthy Rich Vampires, « entre Twilight et Gossip Girl », boostée par BookTok. Au total, l'écrivaine américaine a vendu près de 170 000 exemplaires via BookScan en 2024, bien que cela ait été aidé par des remises importantes, ses quatre livres ici frôlant le seuil de 74,5 % de réduction du prix de vente conseillé par  The Bookseller pour être inclus dans nos classements. 

Le moteur principal d'au moins la moitié du Top 20 des Heatseekers 2024 a été TikTok ; sept des romans ont en fait les mots « TikTok » ou « BookTok » dans les métadonnées de leur titre. Il s'agit notamment des entrées évidentes comme Mile High, sur le thème des ennemis du hockey sur glace devenus amoureux, de Liz Tomforde et la romance cow-boy « torride » Done and Dusted de Lyla Sage (félicitations à l'éditeur britannique de Sage, Quercus, pour avoir conservé les couvertures astucieuses et rétro de Dial Press US qui brisent les genres).        

Il y a aussi les bénéficiaires moins évidents de BookTok, comme Fiodor Dostoïevski. Nous l'avions déjà signalé dans notre Bilan de l'année 2023, mais les Nuits blanches du grand auteur russe ont été pris au sérieux par la plateforme au cours des deux dernières années. Les utilisateurs ont vanté l'histoire d'amour tragique de la nouvelle sur la plateforme, mais les acheteurs de livres ont sans aucun doute également été attirés par le prix de 3 £ des Penguin Little Black Classics, l'édition traduite par Ronald Meyer s'étant écoulée à plus de 54 000 exemplaires l'année dernière. Cette explosion de BookTok a fait sortir Dostoïevski de son total annuel habituel d'environ 500 000 à 750 000 £, ses ventes de TCM dépassant le million de livres en 2024 pour la première fois depuis le début des relevés.

BookTok a également découvert Moi qui n'ai jamais connu d'hommes de Jacqueline Harpman , la dystopie post-apocalyptique de la regrettée auteure belge, initialement publiée en 1995. La dernière édition de Vintage, traduite du français par Ros Schwartz, est sortie en 2019 et a enregistré des ventes TCM de 60 730 exemplaires depuis, dont 71 % ont été générés en 2024, près de 90 % au cours des 18 derniers mois.

Source : The Bookseller

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10 janvier 2025

Panique dans l'édition face à l'explosion de l'occasion

Il est l’un des succès de la rentrée littéraire 2024, encore applaudi par la critique, toujours en bonne place dans les librairies et grandes surfaces culturelles. Mais cinq mois après sa sortie, on peut dénicher ce roman sur toutes les plateformes de livres d’occasion avec une forte décote. "En très bon état", "comme neuf", "à offrir", les commentaires varient, pas le prix : autour de 15 euros au lieu des 23 mentionnés sur la quatrième de couverture. Le phénomène n’est pas nouveau, il a longtemps fait le bonheur des bouquinistes et des Gibert où les amateurs allaient dénicher des ouvrages introuvables ou des romans policiers à quelques francs. Mais désormais "l’occas’" se développe à un rythme extrêmement rapide : sa part a doublé en dix ans selon le panéliste GfK et elle représente entre 8 et 9 % en valeur des achats de livres (20 % en volume). Semant, au passage, un vent de panique dans le monde de l’édition. Longtemps, les éditeurs ont jugé le marché de la seconde main marginal. Le livre numérique constituait, selon eux, un danger bien plus sérieux. A tort. "Le livre numérique n’a pas été la menace qu’on prédisait. En revanche, il y a eu une plateformisation du livre d’occasion", note le sociologue Vincent Chabault, qui lui a consacré une longue enquête, Le Livre d’occasion. Sociologie d’un commerce en transition (Presse universitaire de Lyon). Quand ils ont enfin perçu la menace, les éditeurs n’étaient pas équipés pour en évaluer l’ampleur, ni en volume, ni en chiffre d’affaires. Une enquête publiée au début de 2024 par le ministère de la Culture et la Sofia, un organisme paritaire réunissant éditeurs et auteurs, leur a brutalement ouvert les yeux.
Première découverte, l’étendue du phénomène. En 2022, 80 millions d’ouvrages se sont vendus en seconde main, selon GfK, pour 320 millions de neufs. Surtout – et c’est bien plus inquiétant pour le monde de l’édition – 40 à 50 % des offres portent sur des livres présentés comme "en très bon état" et 20 % sur des livres "comme neufs". Plus grave encore, les livres de moins d’un an peuvent représenter jusqu’à 9 % des offres dans certaines catégories, instaurant une opportunité d’achat à moindre coût entre la sortie officielle du grand format et sa version poche. Désormais, plus personne n’en doute : l’occasion grignote les revenus de tous les acteurs de la chaîne du livre, éditeurs, auteurs ou libraires. En particulier dans le domaine de la littérature de genre (roman policier, fantastique ou littérature sentimentale) ou de la bande dessinée franco-belge.
Autre source d’inquiétude : les acheteurs de livres d’occasion sont les mêmes que ceux des ouvrages neufs. En fonction des opportunités, de leurs envies et de leur pouvoir d’achat, ils arbitrent entre l’un ou l’autre. Preuve que la pratique n’est plus marginale mais qu’elle est désormais ancrée dans les habitudes de consommation, 52 % des grands lecteurs (plus de 20 ouvrages par an) ont acheté des livres d’occasion durant l’année écoulée, selon la dernière enquête Ipsos sur les Français et la lecture. Or, parmi ces acquéreurs, les 35-49 ans et les catégories socioprofessionnelles supérieures sont surreprésentés, alors que les inactifs et les étudiants sont, eux, sous-représentés. Des résultats qui bousculent l’idée reçue selon laquelle le livre d’occasion serait un vecteur de démocratisation de la lecture, un accès privilégié pour les "non-lecteurs" trop intimidés par la solennité des librairies ou découragés par le prix.

Mais la véritable surprise est venue d’un autre aspect de l’enquête. Les éditeurs étaient convaincus que leurs concurrents étaient les acteurs en ligne du livre, comme la Fnac, Amazon ou Momox. Ils n’avaient pas perçu l’émergence d’une autre catégorie de vendeurs appelés Leboncoin ou Vinted. "Les gens y bradent le contenu de leurs chambres, de leurs placards, mais ils y vident aussi leurs bibliothèques", note Arnaud Robert, le directeur général de la Sofia. Ces plateformes, plus habituées jusque-là à vendre des vêtements, de l’électroménager ou des meubles, sont devenues des acteurs majeurs dans le livre. A la fin du mois de décembre, Leboncoin hébergeait plus de 10 millions d’annonces pour cette seule catégorie. Et l’après-période des fêtes devrait contribuer à gonfler encore l’offre. Pour obtenir le prix le plus élevé possible, mieux vaut, en effet, ne pas tarder à revendre les cadeaux dont on ne veut pas.
En gommant les frontières entre neuf et occasion, ces nouvelles pratiques fragilisent la loi sur le prix unique du livre. Et la riposte est difficile à imaginer. Lorsque les sites comme Amazon et la Fnac sont devenues des places de marché proposant tant du neuf que de l’occasion, les éditeurs avaient obtenu une modification de la loi, les obligeant à distinguer clairement les offres. Mais le texte était à peine entré en vigueur à la fin de 2021 que, déjà, d’autres questions se posaient. Des grandes enseignes culturelles proposent désormais de "l’interclassement", c’est-à-dire du neuf et de la seconde main dans un même rayon. Elles sont peu nombreuses et leur offre réduite aux stocks apportés par les clients, mais comment expliquer aux lecteurs l’intérêt du prix unique du livre si les libraires, très prescripteurs, semblent s’en exonérer ? "Entre un livre ouvert une fois et un livre neuf, la différence n’est pas très grande. Cela contribue à affaiblir la loi Lang qui a préservé la diversité éditoriale et des points de vente", note Bruno Nougayrede, PDG du groupe Elidia (Editions du Rocher…).

Depuis la publication de l’étude de la Sofia, les propositions se multiplient pour trouver une parade alors que le marché de l’édition a marqué le pas en 2024, avec une croissance au mieux nulle, voire négative. Avec, comme principal objectif, de capter une partie du chiffre d’affaires qui échappe aux acteurs de la filière livres. Même s’il en connaît les obstacles juridiques, Bruno Nougayrede suggère, par exemple, une réflexion sur le pilon : certains livres ne pourraient-ils pas être vendus comme occasion par les éditeurs plutôt que d’être détruits ? D’autres, à l’instar de Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs professionnels, voudraient qu’on interroge la raison d’être du maintien d’un taux réduit de TVA sur le livre d’occasion.

A l’occasion du dernier Festival du livre de Paris en avril, Emmanuel Macron s’était dit favorable à une proposition émise par le Syndicat national des éditeurs d’une taxe frappant les plateformes d’occasion qui serait reversée aux créateurs, à la manière de celle en vigueur en matière de streaming musical. Mais ce dispositif se heurte à plusieurs obstacles : comment éviter de pénaliser les acteurs de la solidarité qui se financent en revendant des livres qu’ils ont reçus en dons ? Est-il légal d’introduire une distinction entre acteurs ? Comment redistribuer sans contrevenir à la législation sur le droit d’auteur qui ne prévoit pas de "droit de suite" comme dans l’art contemporain ? Et selon quelle clé de répartition puisque tous les auteurs ne sont pas concernés de la même manière par les ventes d’occasion ?

Une fois le principe posé, les questions restaient nombreuses. La dissolution est ensuite passée par là, des amendements sénatoriaux créant un prélèvement sont tombés avec Michel Barnier et son budget. Pour l’instant, le dossier est encalminé et Rachida Dati, confirmée au ministère de la Culture, n’a jamais caché ses doutes à l’idée d’une taxe. Trop impopulaire. Le marché de l’occasion, lui, prospère.

Source : L’Express 

9 janvier 2025

Ventes record pour Liu Cixin dans les pays anglophones grâce à Netflix

Il est considéré comme une rockstar dans l’Empire du milieu, et pour cause ! Liu Cixin, auteur de 61 ans originaire d’une ville minière, a fait entrer la littérature SF chinoise dans la cour des grands. Et une adaptation récente de son œuvre principale n’a fait que le propulser davantage sous les projecteurs. C’est en 2008 qu’était paru en version originale Le Problème à trois corps, premier tome d’une trilogie du même nom suivi de La Forêt sombre et de La Mort immortelle, avant de débarquer en France en 2016 chez Actes Sud.

En mars dernier, Netflix avait dévoilé l’adaptation en série de ce monument SF en huit épisodes alors que deux autres saisons se préparent actuellement. Si le programme (visionné 26,6 millions de fois en dix jours !) a été nommé aux Emmy Awards 2024, il a également permis au roman de connaître un nouveau succès en librairie : mi-avril, il faisait son retour dans le top 20 des meilleures ventes. Une adaptation en roman graphique a également vu le jour dès avril aux éditions Le Rayon imaginaire, supervisée par Liu Cixin lui-même ! En ce début d’année 2025, le public francophone va cette fois pouvoir découvrir pour la première fois son ouvrage Des Dinosaures et des fourmis, qui débute au Crétacé alors qu’un Tyrannosaurus rex et des fourmis entrent en symbiose…

Le texte paraît quelques années après sa traduction en langue anglaise, alors que le public anglophone s’arrache l’écrivain et ses œuvres de « hard-SF » (c’est-à-dire de science-fiction réaliste). C’est bien simple : grâce à lui et sa passion pour son roman Le Problème à trois corps, Liu Cixin a battu un record historique pour la Chine. C’est dans les colonnes de The Guardianqu’il le confiait au printemps : « Le livre s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires dans le monde anglophone, dépassant le nombre d’ouvrages exportés par la Chine depuis toujours. » Des chiffres auxquels « ne s’attendait pas » ce fan du Voyage au centre de la terre de Jules Vernes, qu’il avait lu en secret dans sa jeunesse malgré la censure du gouvernement chinois.

Source  : Version Femina

8 janvier 2025

Chiffres clés du livre 2022-2024 en France

Une étude inédite de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) reposant sur des données recueillies auprès de 15 régions métropolitaines et trois collectivités d’outre-mer, grâce au réseau des structures régionales pour le livre (SRL), met en lumière la diversité des acteurs tout en permettant des comparaisons régionales.   Le contexte post-Covid a profondément influencé ces chiffres, marqués par un dynamisme des structures du livre, variées, mais à l’économie fragile. La crise a servi de catalyseur pour certains projets, tout en modifiant les habitudes des lecteurs. Les librairies, sans surprise, ont vu leur rôle renforcé comme lieux de proximité et d’échanges culturels, malgré des marges faméliques. En 2022, la Fill avait recensé la création de 142 nouvelles librairies. Sur les 1 801 librairies de l'étude, 21 % sont implantées dans des communes de moins de 5 000 habitants, contribuant à réduire les inégalités d’accès à la lecture. La spécialisation est également un facteur clé de différenciation, notamment en BD/manga et littérature jeunesse, qui représentent respectivement 40 % et 18 % des librairies spécialisées.
Malgré cette dynamique, une majorité (53 %) des librairies enregistrent un chiffre d’affaires inférieur à 300 000 euros. Ce contexte pousse à un développement de modèles économiques hybrides, où les librairies jouent un rôle de médiatrices culturelles au sein de leur territoire.

Le paysage éditorial français est marqué par une forte implantation en région : 1 475 maisons d’édition y sont recensées. Près de 28 % de ces structures possèdent un catalogue de plus de 100 titres, témoignant d’un professionnalisme accru et d’une certaine longévité. Les genres travaillés montrent une diversité notable, allant du roman et de la poésie, notamment en Occitanie et dans les Hauts-de-France, au régionalisme et à la littérature jeunesse, cette dernière étant particulièrement dynamique dans le Grand Est grâce à des écosystèmes régionaux dédiés. Cela met en lumière un ancrage territorial fort, favorisé par des dynamiques locales (écoles spécialisées, festivals, collectifs d’auteurs). En termes de chiffre d’affaires, cependant, une majorité (67 %) des éditeurs en région génèrent moins de 75 000 euros par an, soulignant une réalité économique fragile. La diffusion-distribution reste un enjeu stratégique, avec seulement 50 % des maisons confiant cette fonction à des acteurs spécialisés. Cette disparité s’explique souvent par l’absence de grands diffuseurs régionaux.Ce rapport met en évidence les défis auxquels sont confrontés les acteurs du livre en région, avec une structuration nécessaire de la diffusion, une pérennisation des petites maisons d’édition et la transmission des librairies indépendantes au chiffre d’affaires inférieur à un million d’euros. Cependant, il souligne également les opportunités offertes par l’ancrage territorial des structures et les politiques culturelles locales, dans un contexte de baisse des finances publiques et révision du dispositif du pass Culture. La Fill met en valeur avec cette étude l’édition et la librairie indépendante qui s’affirment comme des piliers de la vie culturelle régionale dans un monde marqué par une concentration des géants du numérique.

Utilisant la typologie de l’Association des bibliothécaires départementaux (ABD), construite par catégories de niveau de services  (A, B, C, D et E) la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) a recensé 15 548 bibliothèques et points-lecture en France (métropole et Outre-mer). La région Auvergne-Rhône-Alpes figure de loin comme la mieux dotée, avec 2646 lieux, loin devant l’Ile-de-France qui n’en compte que 978. La deuxième région la mieux équipée pour la lecture publique est l’Occitanie (1950 lieux). Les territoires d’outre-mer se distinguent dans la plupart des catégories concernant leur durée d'ouverture. Les chiffres les plus remarquables sont observés en Guadeloupe et à La Réunion, où les bibliothèques de catégorie A ouvrent 38 h par semaine. Les taux d’inscrits actifs et d’emprunteurs actifs sont sensiblement plus élevés en Bretagne (respectivement 18 % et 15 %) et en Pays de la  Loire (16 % et 13 %). Ce sont encore la Bretagne et les Pays de la Loire qui se distinguent avec respectivement 2,96 et 2,57 € dépensés par habitant pour l’achat de documents. Les deux régions où les dépenses d’actions culturelles s’avèrent les plus importantes sont la Bretagne (0,61 € par habitant) et Provence- Alpes-Côte d’Azur (0,60 €).

6 janvier 2025

Nouveau record de fréquentation pour la BNF

2024 est une année à marquer d'un pierre blanche pour la Bibliothèque nationale de France. Avec 1,7 million de visiteurs accueillis sur l’ensemble de ses sites parisiens (Richelieu, François-Mitterrand, Opéra, et Arsenal), la BnF fait mieux qu'en 2023 avec 200 000 visites supplémentaire. Un succès ne venant jamais seul, cette progression s'est également jouée sur les territoires numériques avec 44 millions de visites sur ses différents sites en ligne (Gallica, RetroNews, bnf.fr...) "L’institution établit ainsi en 2024 un nouveau record historique qui la place parmi les bibliothèques les plus fréquentées du monde" se réjouit la BnF.

Autre motif de satisfaction, les Pass annuels BnF ont été plébiscités par les visiteurs avec plus de 82 000 adhésions enregistrées en 2024.

Dans un entretien récemment accordé à Archimag, Gilles Pécout, président de la BnF évoquait la question de la diversité du public : "la BnF est par vocation une bibliothèque de recherche. Je dois donc m’assurer que les chercheurs y trouvent tout ce qu’ils y cherchent, aussi bien sur nos différents sites qu’à distance (...) Nous savons bien qu’il n’y a pas de contradiction entre le développement de la recherche par la recherche et la démocratisation. La BnF doit aussi être une bibliothèque ouverte à tous : la diversification de ses publics doit s’accompagner de sa démocratisation autour de l’accès à la lecture, notamment pour ceux qui en sont éloignés, à commencer par les jeunes de milieux défavorisés ; c’est pourquoi nous développons nos actions avec les réseaux d'éducation prioritaire."

Au mois de mars 2025, la Bibliothèque nationale de France célèbrera le 30ème anniversaire du site François-Mitterrand.

Source : Archimag

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3 janvier 2025

Voici les 10 livres les plus vendus en 2024

Le panéliste GfK a sorti les statistiques des principales œuvres de l'année 2024. Voici les 10 livres les plus vendus de l’année 2024 : 

Avec 499.639 exemplaires vendus, la fiction historique d'Anna Stuart « La Sage-femme (d’Auschwitz) » arrive en tête de liste cette année. On y retrouve Ana, qui rejoint Auschwitz en 1939. Alors qu'elle n'a aucun espoir de survie, ses talents de sage-femme lui promettent un avenir. En deuxième place (424.526 ventes), on retrouve le thriller à suspens du suisse Joël Dicker appelé « Un animal sauvage ». Il y met en scène deux cambrioleurs qui s'apprêtent à voler une grande enseigne de Genève. Enfin, à la troisième position, avec 415.621 livres écoulés, on retrouve « Angélique », 20ème roman de Guillaume Musso. 

L'écrivain et journaliste Kamel Daoud prend la 5e place avec « Houris », un récit qui revient sur la guerre civile qui a eu lieu en Algérie entre 1992 et 2002. Toute parution à ce sujet étant illégale en Algérie, le livre a été censuré là-bas. En France, l'œuvre lui a valu le prix Goncourt.  En 6e place, on retrouve « Instinct », de l'influenceur Inoxtag.« Jacaranda»  de Gaël Faye (7e, 344.187 ventes), « Les Femmes du bout du monde » de Sophie Da Costa (8e, 325.581ventes), « Les Yeux de Mona » de Thomas Schlesser (9e, 317.535 ventes) et « Les Secrets de la femme de ménage»  de Freida McFadden (10e, 296.778 ventes) complètent le classement.

source : Atlantico

29 décembre 2024

Anne Loyer, prix Vendredi 2024 du jury des jeunes

Anne Loyer a remporté cette année le prix Vendredi 2024 du jury des jeunes, pour son roman Charbon bleu, paru aux éditions D²Eux. L'histoire se passe au XIXe siècle, et dans la noirceur de la mine et de la vie des enfants de cette époque, qui devaient renoncer à leur rêve, il y a quand même de la lumière. Cette lumière c'est la rencontre entre deux innocents, Hermine et Firmin, des jeunes gens, qui grâce à leur imagination et à la poésie vont parvenir à s’extraire de leur quotidien tragique et connaître leurs premiers émois. Anne Loyer signe un très beau texte, très fort. En le lisant, on pense à Zola et à Germinal. C’est cela aussi la force de la littérature jeunesse actuelle, donner envie de lire les classiques : 

"Je pense et j'espère que c'est une ouverture vers le texte d'Emile Zola, parce qu'on est à la même époque, on est dans les mêmes conditions. C'est un texte que j'ai voulu très réaliste comme le sien, où on est vraiment plongé dans les difficultés quotidiennes d'une classe sociale, et les conditions de vie sont particulièrement difficiles."

Il faut aussi attribuer une mention spéciale pour l'illustrateur, Gérard Dubois. Ses dessins sont de magnifiques linogravures, blanches et noires, comme le charbon.

Il s'agit de La dernière fois qu'on s'est aimés, de Marie Boulic, aux éditions Sarbacane :

"Un roman d'amour où on a une plume et un style absolument très fort. Et c'est magnifiquement décrit, on entend les battements des cœurs, on entend les pensées, les souvenirs."

Source :  France Info Culture

19 décembre 2024

Bilan de la Grande Collecte Solidaire organisée par la FNAC

Pour sa 12ème édition, la Fnac et l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF) ont mobilisé avec succès le grand public lors de l’opération “Grande Collecte Solidaire”.

Organisée du 14 septembre au 6 octobre 2024, la Grande Collecte Solidaire a permis de collecter 180 000 livres grâce à l’engagement des équipes Fnac des 190 magasins partenaires partout en France.

Cette opération consiste ensuite à acheminer les livres vers des bibliothèques, écoles ou associations, pour en faire bénéficier des populations défavorisées dans une trentaine de pays, dans le cadre de programmes solidaires.

Il s’agit de la plus grande collecte de livres de France, avec plus de 2,5 millions de livres recueillis en plus de 10 ans !

17 décembre 2024

650 mille livres donnés aux écoles italiennes

L'édition 2024 de #ioleggoperque a apporté plus de 650 mille nouveaux livres aux bibliothèques scolaires italiennes, soit une augmentation de 12% par rapport à 2023. Les dons, répartis sur tout le territoire national, voient le Nord-Ouest en première position (32%), suivi du Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les régions les plus actives ont été la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie, tandis que parmi les provinces se distinguent Milan, Rome, Turin et Naples, qui ont enregistré une augmentation des dons de 8% par rapport aux années précédentes. Les livres les plus donnés incluent « Le Voleur de neige », « Le Petit Prince », « Le Voleur de feuilles » et « La chose la plus importante ».
Près de  550 000 livres donnés par les citoyens pour #ioleggobecause  et  en moyenne un Italien sur cent à la librairie  du 9 au 17 novembre pour participer au projet et contribuer à ce résultat. La neuvième édition de l'initiative nationale pour l'éducation et la promotion de la lecture promue par l' Association italienne des éditeurs (AIE), dont ilLibraio.it est partenaire média depuis le début, s'est conclue une fois de plus avec un résultat positif  .

Cette année, un total d'environ 650 000 nouveaux livres ont été offerts   aux bibliothèques scolaires de toute l'Italie, un résultat qui s'ajoute aux plus de 3 millions de volumes collectés lors des éditions précédentes. Parmi ceux-ci,  541 793  ont été donnés par des citoyens , auxquels s'ajouteront  plus de  100 000  par les éditeurs  dans la phase finale du projet.  Un succès obtenu grâce à la participation des  3 939 librairies participantes  , des  28 285 écoles  et des  350 écoles maternelles inscrites  .

L'initiative, organisée par l'AIE depuis neuf ans maintenant, est rendue possible grâce au soutien du  Ministère de la Culture  à travers le  Centre du Livre et de la Lecture  et est réalisée en collaboration avec le  Ministère de l'Éducation et du Mérite , l' Association des Bibliothèques Italiennes  (AIB ), l' Association des Libraires Italiens  (ALI), le  Syndicat des Libraires et Papeteries Italiens  (SIL), avec le soutien de  la Fondazione Cariplo  et avec le patronage de  la SIAE – Società Italiana des auteurs et éditeurs .

« Avec plus de 3,7 millions de livres donnés en neuf ans , #ioleggobecause représente la force d'un  grand effort d'équipe  qui unit les écoles, les citoyens, les libraires et les institutions », a déclaré le président de l'AIE, Innocenzo Cipolletta . « Le succès de cette édition, véritable célébration du livre et de la lecture avec un objectif commun, confirme à quel point le sens de la communauté  est le cœur battant de cette initiative :  nous laissons une marque tangible et durable dans les écoles italiennes . Je remercie tous ceux qui ont encore une fois contribué à ce résultat."

« Les livres sont des sources d’inspiration, un motif de prise de conscience. Donner des livres aux bibliothèques scolaires équivaut à faire don de connaissances, d'espoir et d'inclusion », a souligné le ministre de la Culture Alessandro Giuli . « #ioleggoperchè est une initiative méritoire qui doit être soutenue et promue , car elle va exactement dans le sens de réduire la distance entre le centre et la périphérie, en donnant la capacité de lire à tous, même aux plus défavorisés ».

" Lire ensemble, parler de livres et d'idées , alimente une flamme qui peut devenir toujours plus grande ", a déclaré le ministre de l'Éducation et du Mérite Giuseppe Valditara . « Chaque page que nous tournons est un élément que nous ajoutons à notre croissance personnelle : en partageant ces expériences, nous aidons également les autres à grandir avec nous.  La lecture est en effet une passion à partager. Lorsque nous parlons d'un livre avec quelqu'un, lorsque nous recommandons une lecture ou discutons d'un personnage, nous créons un pont entre nos expériences personnelles et celles des autres. Chaque livre qui nous a touché peut allumer une étincelle chez ceux qui nous écoutent.  En partageant cette passion, nous faisons grandir non seulement notre culture, mais aussi celle de la communauté qui nous entoure . »

Une grande édition ,  qui démontre avec les chiffres obtenus (+12% de livres donnés par rapport à 2023) combien  elle est de plus en plus puissante pour enrichir les bibliothèques scolaires et promouvoir et diffuser le plaisir de lire parmi les nouvelles générations : en moyenne, un Italien sur tous les cent se sont rendus à la librairie entre le 9 et le 17 novembre pour contribuer à ce résultat. Non plus seulement des familles d'enfants et de jeunes, mais des citoyens, des administrateurs, des hommes politiques car "L'avenir commence avec un livre", comme le suggère le message central de cette édition.

Les dons sont répartis sur tout le territoire national : Nord-Ouest (32%), Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les  régions les plus généreuses  sont confirmées comme  la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie , suivies du  Piémont, de la Toscane, du Latium, de la Campanie, des Pouilles, des Marches et de la Sicile . Parmi les provinces, se distinguent Milan, Rome et Turin, suivies immédiatement par Naples, puis Vicence, Bologne, Brescia, Bergame, Florence, Modène et Cuneo. Parmi les  communes  avec le plus grand nombre de dons (après  Rome, Milan, Turin et Bologne ) on trouve à nouveau  Naples , puis  Florence, Parme, Gênes, Palerme, Modène et Varèse  (informations détaillées sur " Les dons du public par répartition géographique zone et par niveau scolaire » et « Livres donnés région par région »).

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Voici les 10 livres les plus prêtés dans les bibliothèques de Milan (où la consommation culturelle est en croissance)  L'équipe éditoriale du Libraio06.11.2024
Voici les 10 livres les plus prêtés dans les bibliothèques de Milan (où la consommation culturelle est en croissance)
Les données montrent des chiffres pertinents pour  le sud de l'Italie  (en particulier pour Naples et la Campanie), une zone qui a bénéficié d'une attention particulière cette année :  les dons dans ces régions ont enregistré une augmentation de 8%  par rapport aux années précédentes, marquant un pas en avant vers une croissance de plus en plus importante. une participation plus large de l'initiative également dans ces territoires. Les trois écoles qui ont reçu le plus de dons dans cette édition sont toutes des écoles secondaires. L'institut qui a reçu le  plus grand nombre de livres  est  Pirandello-Svevo de Naples,  avec un total de  679 volumes donnés . Suivi par  F. Casorati de Pavie  et  l'IC B. Pasquini de Massa e Cozzile (PT) , confirmant une adhésion répandue sur tout le territoire national (liste complète ici " Écoles qui ont reçu le plus de livres "). Cette année encore, les trois  librairies avec le plus grand nombre de dons  sont confirmées :  Viale dei Ciliegi 17  à Rimini (2.191 livres donnés),  Potere ai bambini  à Varese (2.085 livres donnés) et  Palazzo Roberti  à Bassano del Grappa (1.572). Enfin,  parmi les titres les plus appréciés, demandés par les écoles et donnés par les citoyens , en première place cette année on retrouve  Le Voleur de neige , suivi de  Le Petit Prince ,  Le Voleur de feuilles  et La Chose la plus importante  (liste complète ici " Livres plus donnés " ). 
Parmi les nouveautés de cette neuvième édition de #ioleggochè, se démarque le défi de  #svuotaunavetrinaperunascuola , inspiré de l'initiative déjà consolidée "#svuotalavetrina". Pas moins de  11 librairies du Nord au Sud  ont vu leurs  vitrines se vider  grâce au  geste des citoyens  qui, avec une grande générosité, ont choisi de faire don de livres aux bibliothèques scolaires.

Parmi les librairies, on se souvient de la librairie Punta alla Luna à Milan, de la librairie Evolvo Libri à Gravellona Toce (VB), de la librairie Mondadori à Nola (NA), de la Libreria delle Ragazze e dei Ragazzi de Milan, de la Libroteca Saremo Alberi de Salerne. , la librairie Blume à Fucecchio (FI), la librairie La Piccola Ghianda à Rome, la librairie Tempolento à Marostica (VI), la librairie Seminastorie de Mapello (BG), la librairie Duemme de Torre del Greco (NA) et la librairie Per Filo e per Segno d'Olbia (SS). Une initiative qui a suscité une extraordinaire réponse d’enthousiasme et de générosité de la part des citoyens, transformant un simple geste individuel en un mouvement collectif de grand impact. À cela s'ajoute le retour des  Messagers : au cours des neuf jours de campagne,  plus de 1 000  bénévoles parmi lesquels des étudiants, des enseignants, des parents, des grands-parents et des bibliothécaires ont aidé les libraires à promouvoir les dons aux bibliothèques scolaires, permettant ainsi aux citoyens de trouver plus facilement le bon titre pour offrir en cadeau. 

Source : Il Libraio

10 décembre 2024

Acheter moins pour vendre mieux, le pari gagnant de la « trêve des nouveautés »

Moins acheter ne veut pas dire vendre moins. C'est l'une des conclusions éclairantes tirées par l'Association pour l'écologie du livre dans son retour sur la « trêve des nouveautés ». Conduite entre janvier et juin 2024, cette recherche-action visait à « créer une respiration forte pour les librairies participantes, grâce à la mise à l’arrêt partielle ou totale des achats d’office ». Ce faisant, l'association entendait ouvrir un espace de réflexion collective sur la dépendance de la librairie indépendante aux flux de nouveautés. Pour ce coup d'essai, une vingtaine de librairies, en France et en Belgique, ont ainsi répondu à l'appel, sous des modalités diverses (trêve intégrale, trêve du superflu, trêve mois pairs/impairs…). Parmi leurs inquiétudes initiales, celle de perdre du chiffre d'affaires semble balayée par les résultats de l'expérience, présentés le 9 décembre par l'Association pour l'écologie du livre. Au global, les ventes au comptant de la cohorte « trêve » ont en effet augmenté de 1,7 % sur la période de janvier à juillet 2024 par rapport à l’année précédente, contre +0,1 % pour l'ensemble des librairies de France et de Belgique (chiffres issus de l’Observatoire de la librairie du SLF).

Par ailleurs, si les librairies participantes ont réduit de 16,9 % leurs achats d'office sur la période (contre -3,5 % au niveau national), les achats d’autres nouveautés ont augmenté de 7,8 % et les achats du fonds de 4,9 %. Le chiffre d'affaires sur les nouveautés « fraîches » (de 0 à 3 mois) a baissé, quand celui des nouveautés de plus de 3 mois et du fonds a augmenté, les pauses sur les offices permettant de consacrer plus de temps et d'espace sur les tables à ces deux catégories.
Échanges parfois « rugueux » avec la diffusion

Du côté des réactions, « ces trêves sont passées très inaperçues auprès de la clientèle », commente Mathilde Charrier, libraire et coordinatrice de l'Association pour l'écologie du livre.

Si une partie importante, voire majoritaire, des représentants a bien accueilli l’opération, des tensions fortes sont apparues avec certains d'entre eux. 

«Les relations se sont dégradées avec certains représentants au point qu'ils ne viennent plus, mais c'est une conséquence de la trêve qui finalement nous soulage», a témoigné Olivier Verschueren du Livre aux Trésors (Liège, Belgique).

Informées de la trêve, certaines directions commerciales ont parfois eu des réactions « rugueuses » vis-à-vis des librairies participantes, « posant à demi-mots des menaces sur les remises, ou n’envoyant pas d’invitation pour une réunion de rentrée littéraire », cite le rapport en exemple.

Malgré les difficultés parfois rencontrées, « pour les librairies trêveuses, c'est compliqué de retourner à la normale », affirme Mathilde Charrier.

Afin de continuer à tester collectivement cette autre manière de faire, l’Association pour l’écologie du livre appelle donc les libraires et tous ceux qui le désirent à expérimenter la trêve de mars à avril 2025. Elle espère un doublement au moins du nombre de participantes.

« Nous allons créer des espaces d'échange avec la diffusion et l'édition pour discuter de ce que soulève cette trêve », annonce aussi Anaïs Massola, libraire et présidente de l'Association pour l'écologie du livre, prenant soin de préciser que les enjeux de surproduction sont essentiellement dus « à des logiques de grands groupes éditoriaux et de grosses diffusions ». Un travail collectif est également prévu en interprofession « autour d’une idée de contrat commun, juste et équitable », qui pourrait lier les acteurs des mondes du livre.

Source : Livres Hebdo

 

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