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4 janvier 2025

Publication seulement en coédition pour la maison d’édition Plume de carotte

Pour faire face aux difficultés d’ordre économique qu’elle subit, la petite maison d’édition toulousaine Plume de carotte, créée en 2001, a décidé, de publier des ouvrages uniquement en coédition ou partenariats. 

Pour Frédéric Lisak, fondateur de la maison contacté par Livres Hebdo Hebdo, cette décision résulte de multiples facteurs parmi lesquelles les retombées du Covid, « une crise de conscience, politique et de pouvoir d’achat » dans le domaine du livre et ailleurs, ainsi que la surproduction d’ouvrages qui invisibilise les petites maisons d’édition, au profit des grands groupes qui cherchent à « occuper tous les terrains ». « Les places en librairie se font donc plus rares, concède Frédéric Lisak. Les libraires préfèrent mettre en avant des livres qu’ils sont sûrs de vendre et les publics se dirigent plutôt vers des auteurs à succès ». 

Ainsi, pour un éditeur comme Plume de carotte, spécialisé dans les livres dédiés aux questions environnementales et à la relation entre l’Homme et la Nature, l’ensemble de ces éléments entraîne une fragilisation de la production, obligeant son fondateur et ses trois employés à repenser le processus de fonctionnement. 
« Le contexte que nous vivons nous force à réfléchir sur le rôle du livre et la manière de le vendre : normalement, le marché du livre fonctionne sur l’offre, c’est à dire proposer des ouvrages à tout le monde. Aujourd’hui on se questionne quant à l’efficacité de le faire fonctionner sur la demande, c’est-à-dire avec des publics ciblés », explique Frédéric Lisak.

« Notre objectif pour les deux ou trois prochaines années à venir est donc de trouver des partenaires complémentaires avec qui faire des livres qui seront pour eux de véritables outils pour leur réseau, leur communication. » En résumé, des ouvrages conçus comme une réponse à la demande d’un public visé. 

Douze livres basés sur ce modèle sont déjà prévus pour 2025 avec différents partenaires selon l'éditeur : deux beaux-livres avec des parcs naturels régionaux, un cahier de jeux pour enfants avec le Réseau national des conservateurs de parcs naturels, un livre pratique avec l’Association des parcs botaniques de France, etc.

« Un ensemble d’ouvrages, que l’on aurait pas pu produire seul en termes économiques », affirme Frédéric Lisak. Selon lui, « cette logique de partenariat a toujours existé chez Plume de carotte sauf qu'à l'époque c’était en bonus et qu’aujourd’hui, ça en devient le cœur ».  
Bien que nécessaire pour la pérennité de sa maison d’édition, Frédéric Lisak évoque néanmoins certaines inquiétudes concernant ce processus de commercialisation comme « le fait de basculer vers des livres de commande, ce qui casserait totalement la logique mise en place ». Cependant, l'éditeur conserve son optimisme quant à l’avenir de Plume de carotte. Il estime que ce système permet « de publier de belles choses » et que « le bon livre arrive entre les bonnes mains ». 

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20 décembre 2024

Filéas, un service permettant de suivre les ventes de leur ouvrages aux auteurs et aux éditeurs

Cette fois, c’est lancé. La société Filéas (pour Fils d’Informations Libraires, Éditeurs, AuteurS), dédiée au suivi des ventes de livres et au service de l’interprofession, est créée. Huit grands acteurs de la filière du livre (lire ci-après) ont signé les statuts de la SAS « à mission » ce vendredi 20 décembre.

Porté par le Syndicat national de l’édition (SNE), avec le soutien des libraires indépendants et représentants d’auteurs (du SLF, du Conseil permanent des écrivains et de la Société des gens de lettres notamment), et soutenu en partie par la Sofia et des fonds publics, Filéas ambitionne de fournir aux auteurs et éditeurs des données fiables sur les ventes de leurs ouvrages de manière hebdomadaire dès avril, puis quotidienne dès la fin d’année 2025.
« Je ne connais pas d’équivalent actuellement dans le monde » s’enthousiasme Renaud Lefebvre, directeur général du SNE, qui reconnaît : « On était en retard sur le sujet mais à partir de maintenant on prend de l’avance ».

Autour de la table du lancement de la structure dont le conseil d’administration sera présidé par Alban Cerisier, représentant du SNE et secrétaire général des éditions Gallimard, figurent de nombreux organismes interprofessionnels. « On s’appuie sur un socle solide de représentants de l’interprofession du livre pour ouvrir ce nouveau service qui sera dédié à la fourniture d’une donnée de vente globale par ouvrage, tous points de vente confondus », explique à Livres Hebdo ce dernier. « Les libraires jouent le jeu, d’autres viendront, et nous pouvons leur en être reconnaissants. C’est le sens de l’histoire. »

La plateforme sécurisée s’appuiera sur des outils éprouvés, avec « une structure ad hoc », précise Harriet Seegmuller, directrice et pour l’instant unique salariée de la structure. GfK fournira au lancement de la plateforme un flux hebdomadaire consolidé et extrapolé, couvrant chaînes, hypermarchés et librairies indépendantes.

Ce flux sera enrichi dans un second temps par les données quotidiennes de l’Observatoire de la librairie (un dispositif alimenté par les remontées des libraires indépendants via Alire et le SLF). Un partenariat avec l’ADELC, présidée par Antoine Gallimard, sera aussi mis en œuvre. « Avec GfK et les flux des libraires, on couvre presque tout le marché, même si certaines ventes échappent encore au radar », résume Matthieu de Montchalin, président d’Alire, l’Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques. Le système s’ouvrira par ailleurs à tout acteur de la filière consentant à apporter ses données. La Librairie Mollat a d’ores et déjà indiqué qu’elle rejoindra le dispositif.

Pour établir son référentiel « qui sera en constante évolution », assure Harriet Seegmuller, Filéas s’appuiera également sur les données du FEL (Fichier Exhaustif du Livre) et la base auteurs d’Electre (appartenant, comme Livres Hebdo, au Cercle de la Librairie).

28 novembre 2024

Les éditeurs belges contre la hausse de la TVA sur le livre

Alors que la hausse de la TVA de 6 à 9% sur le livre est envisagée par les négociateurs du futur gouvernement fédéral, le secteur se mobilise pour dire tout le mal qu’il pense de pareille mesure.

Selon l’association des éditeurs belges (Adeb), elle aurait pour effet d'augmenter mécaniquement le prix du livre et d'entraîner un repli des ventes. Ce dont n’a pas vraiment besoin le secteur qui estime que 25% des ventes de livres filent sur des sites comme Amazon. Selon l'Adeb, cela pèserait très fortement sur la performance industrielle des éditeurs et impacterait leur compétitivité, alors qu’en France la TVA sur le livre est de 5,5%.

Les éditeurs pointent aussi la forte inflation à laquelle ils ont dû faire face ces dernières années. Ils estiment que la TVA obligerait les libraires à ré-étiqueter tous les livres importés (75% des ventes) ce qui pourrait les priver jusqu’à 1,5% de marge. Intenable alors qu’ils ne dégagent, au mieux, que 2 à 3%.

Cette mesure n’aurait en outre qu’un apport financier limité pour l’État, soit 19 millions d'euros selon les calculs de l’Adeb. In fine, le passage de la TVA de 6 à 9% se traduirait par une baisse de 2,5% à 3% de la marge des éditeurs, auteurs et libraires.

L’Adeb demande donc le maintien de la TVA à 6%. Et rêve même d’une TVA à 0% comme l’autorise la directive européenne sur la TVA.

Les éditeurs se veulent constructifs et plaident pour un Tax shelter dédié au secteur du livre, comme c’est déjà le cas pour l’audiovisuel, du gaming et le spectacle vivant. Selon eux, cela stimulerait la création littéraire, soutiendrait les éditeurs indépendants et encouragerait l’émergence de nouveaux talents.

Source  : L'écho Belgique

27 octobre 2024

Les éditeurs bretons en difficultés

Le 35e Festival du livre en Bretagne, organisé ces samedi 26 et dimanche 27 octobre à Carhaix accueille quelque 300 auteurs et présente un large panel de l’édition bretonne, avec près de 90 maisons présentes. Un monde de l’édition en proie à une sourde inquiétude, alors que l’éditeur Coop Breizh, premier diffuseur de produits culturels bretons, fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire. Hausse des coûts, hyperconcentration de la filière, absence de visibilité des ouvrages édités, les mauvais signaux ne manquent pas selon Jean-Marie Goater.

« Depuis six mois, plusieurs faits signalent l‘extrême fragilité du secteur. À chaque niveau de l’écosystème du livre, tout le monde fait face à des difficultés », constate le porte-parole de l’association des maisons d’édition en Bretagne (Ameb), qui fédère une quarantaine de professionnels de la région.

Pour sortir de l’ornière, les éditeurs bretons en appellent au soutien des lecteurs. « Une campagne va être lancée pour les inciter à acheter local en vue des fêtes de fin d’année », annonce Jean-Marie Goater. L’Ameb entend aussi mobiliser les différents acteurs de la filière (librairies, bibliothèques…) et les médias régionaux afin d’obtenir une meilleure diffusion de la production bretonne. « C’est par cet aspect collectif qu’on peut remonter la pente », estime le porte-parole de l’association.

Coop Breizh, de son côté, se montre également combative. Yann Artur, le directeur commercial et logistique de la maison d’édition, confirme que le tribunal de commerce de Brest a prononcé, mardi 22 octobre, la poursuite, pour six mois, de la procédure de redressement judiciaire. « La situation est tendue mais on y croit » indique Daniel Le Teuff, ancien directeur et actuel administrateur de l’entreprise spézetoise.

Pour ce dernier, le maître mot est « solidarité ». « Les nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics n’ont pas abouti, la diffusion n’étant pas considérée comme suffisamment importante, ce qui est une déception. Mais de bonnes volontés émergent. Nous avons reçu des promesses de dons de 40 000 euros de la part de deux personnes, en situation de réussite, qui savent ce qu’elles doivent à la culture bretonne », illustre-t-il, avant de lancer « l’appel de Carhaix » à toutes les bonnes volontés pour soutenir cette cause.

Source : Le Télégramme

6 octobre 2024

Appel de 500 éditeurs au boycott de l’entité israélienne de la Foire de Francfort

Depuis l’attaque défensive de mémorable ce mémorable 7 octobre, la défaite de l’entité israélienne est cuisante sur les plans politique, médiatique et judiciaire. Dernier exemple en date, et non des moindres : « La coalition Publishers for Palestine, qui regroupe plus de 500 éditeurs de 50 pays différents, dont la France, a publié une lettre ouverte le 24 septembre dernier. Les signataires, peu avant l’ouverture de la Foire du Livre de Francfort qui se tiendra du 16 au 20 octobre prochain, demandent aux organisateurs de rompre les liens avec les institutions culturelles israéliennes qui légitimeraient l’oppression du peuple palestinien, et de « dénoncer publiquement le régime de génocide et d’apartheid colonial d’Israël » contre cette dernière. « Alors qu’une immense vague d’écrivains, d’artistes et d’institutions culturelles dans le monde entier se prononce pour la libération palestinienne, indignée par la complicité occidentale dans les crimes de guerre d’Israël, les crimes contre l’humanité et le génocide, de nombreuses institutions allemandes persistent à s’isoler en tentant de censurer ces expressions de solidarité, contrairement à l’opinion publique allemande qui s’oppose généralement aux actions militaires d’Israël à Gaza », affirment les membres de Publishers for Palestine. Cette démarche fait suite aux actions de l’année précédente où, peu après l’attaque du 7 octobre contre l’occupation israélienne, le directeur de Francfort, Juergen Boos, avait affirmé que la foire se tenait « en pleine solidarité du côté d’Israël ». Des programmations spécifiques incluant des intervenants israéliens avaient été ajoutées, notamment un événement intitulé « Out of Concern for Israel », organisé par PEN Berlin dès le premier jour de la foire. Une pareille dérive liée au passé nazi de l’Allemagne, et la rente mémorielle de l’entité israélienne, pue de loin l’immoralité au moment où plus de 400.000 femmes et enfants de Palestine ont été massacrés, où le Liban est en passe de sombrer dans le même abime. Le pire, c’est que ces dérives de soutien aux terroristes suprématistes sont commis au nom du « droit d’Israël de se défendre » alors que cette dernière est une entité coloniale, occupant une terre qui ne lui apparient pas, et rentant d’en « génocider » les occupants légitimes.

Source : La Patrie News

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22 juillet 2024

Création de Louis Hachette Group par Vivendi

Le directoire de Vivendi poursuit son projet de scission destiné à libérer le potentiel de ses filiales, notamment Canal+ et Havas et a annoncé une nouvelle entité dédiée à l'édition et la distribution, nommée Louis Hachette Group. Cette dernière est une structure juridique visant à héberger les sociétés Prisma, détenue à 100 % par Vivendi, et Lagardère SA, détenue à 63,5 % pour le groupe de Vincent Bolloré.

Ce dernier groupe, Lagardère SA, « continue d’exister comme tel », précise à Livres Hebdo un porte-parole de Vivendi, avec notamment sa filiale Lagardère Publishing. « C’est seulement son actionnaire qui va changer de nom », explique-t-il.

Ce projet de scission, annoncé en décembre dernier, permettra une indépendance accrue et une valorisation spécifique des actifs éditoriaux et de distribution, selon le communiqué de Vivendi. Concrètement, la holding nouvellement créée LHG sera cotée sur le marché Euronext Growth, qui offre des facilités notamment en termes de reportings financiers, par rapport au marché Euronext Paris, au sein duquel Lagardère poursuivra sa cotation. La création de la holding était nécessaire pour aboutir à l’opération dans les temps impartis souhaités par les actionnaires dont la famille Bolloré. Le groupe Vivendi ne détenant pas entièrement Lagardère SA, il ne pouvait pas fusionner Prisma et Lagardère. Cette nouvelle organisation permettra à Lagardère Publishing de bénéficier d'une valorisation propre, distincte des autres actifs de Vivendi, et d'exploiter pleinement son potentiel de croissance. La dénomination de la holding, en référence au fondateur du groupe Hachette, détenu par Lagardère, marque la volonté du groupe Bolloré de s’inscrire dans la lignée de l’éditeur de livre et de presse et distributeur du XIXe siècle. Ce dernier fut notamment à l’initiative en France de la vente de livre dans les gares, une activité toujours en cours chez Lagardère avec ses antennes Relay, et a créé plusieurs magazines dans les années 1850. Cette holding « n’a pas vocation à accueillir d’autres actifs pour le moment », assure-t-on dans l’entourage de Vivendi.


Ce projet de scission, encore en phase d'étude de faisabilité et de consultation des instances représentatives du personnel, pourrait être soumis à une assemblée générale extraordinaire des actionnaires en décembre 2024. L'objectif est d'obtenir l'approbation des deux tiers des voix des actionnaires pour procéder à la scission et à la cotation des nouvelles entités, dans les jours qui suivraient cette validation.

6 juillet 2024

Yanbow Al Kitab remporte le Prix BOP 2024

La 61e Foire du livre jeunesse de Bologne a octroyé à la maison d’édition jeunesse marocaine Yanbow Al Kitab, le prestigieux prix BOP à l’échelon du continent Afrique. Cette distinction est décernée en reconnaissance de l’excellence dans l’édition jeunesse.

Le Prix BOP, établi par la Foire du livre pour enfants de Bologne en collaboration avec l’Association des éditeurs italiens (AIE) et l’Association internationale des éditeurs (IPA), vise à reconnaître et à célébrer les éditeurs de livres jeunesse qui se distinguent par leur créativité, leur innovation et la qualité de leurs choix éditoriaux. Yanbow Al Kitab a été sélectionné comme lauréat de l’Afrique parmi une liste impressionnante de candidats. La maison d’édition a su se démarquer par son engagement envers la promotion de la littérature jeunesse et son engagement à offrir des livres de qualité aux jeunes lecteurs du Maroc et au-delà.

Source :  L’Information

 

28 juin 2024

Retour d’Arnaud Lagardère à la tête de Lagardère après une décision de justice en sa faveur

Il est de retour aux commandes. Le groupe Lagardère a annoncé, vendredi 28 juin, qu’Arnaud Lagardère reprenait la tête du groupe à son nom après la levée partielle de la mesure d’interdiction de gérer qui avait été prononcée à son encontre en avril. Cette nouvelle décision de justice l’autorise à « gérer Lagardère SA », a confirmé une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP).

Le « conseil d’Administration de Lagardère SA, réuni ce jour, a désigné, à l’unanimité, M. Arnaud Lagardère en qualité de PDG », a affirmé le groupe dans un communiqué. Le dirigeant, à présent de retour, a quant à lui remercié pour leur « confiance » et leur « soutien » les administrateurs et les actionnaires du groupe, « et plus particulièrement le premier d’entre eux, la famille Bolloré ».

M. Lagardère avait abandonné le 30 avril ses mandats exécutifs, dont celui de PDG de son groupe, après avoir été mis en examen dans le cadre d’investigations sur le financement de dépenses personnelles par ses sociétés. Ses avocats, Me Sébastien Schapira et Me Dimitri Grémont, avaient fait appel de cette décision de justice, ce qui lui a permis d’obtenir « la levée partielle de la mesure d’interdiction de gérer qui avait été prononcée à son encontre », a précisé Arnaud Lagardère dans le communiqué.

Après sa mise en retrait de son groupe, l’intérim avait été assuré par Jean-Christophe Thiery, président du conseil de surveillance du Groupe Canal+.

Source : Le Monde

11 juin 2024

Plainte déposée pour piratage contre Google par des éditeurs à New York

Les éditeurs Elsevier, Cengage Learning, Macmillan Learning et McGraw Hill ont déposé leur plainte devant le tribunal de New York. Elle concerne la « publicité systémique et omniprésente de Google pour des copies non autorisées et contrefaites ». Il s’agit donc de piratage des livres numériques. Ils affirment que Google ignore leurs plaintes concernant le piratage des livres numériques universitaires et scolaires. 

Dans sa plainte, Cengage Learning Inc affirme « les éditeurs ont signalé une infraction après l’autre à Google, et ces rapports sont ignorés. »

Pire encore, Google continue à promouvoir les œuvres contrefaites.  Ceci en limitant les publicités pour les livres originaux, soutenant ainsi le piratage plutôt que la légitimité, estiment les éditeurs. Le fait que Google ignore purement et simplement les plaintes des éditeurs en ignorant des milliers de plaintes génèrerait des « pertes incommensurables » pour ces maisons d’édition.

Pour eux, c’est une violation manifeste du droit d’auteur et le géant américain continue de tirer profit de la vente de versions numériques piratées de manuels scolaires.

Le géant américain continue de profiter de la vente de versions numériques piratées, au détriment des éditeurs et des étudiants.
Dans un commentaire Mark Bledsoe, avocat des plaignants souligne que non seulement les éditeurs sont lésés mais les étudiants également : "Ceux qui achètent des ressources illégales n’obtiennent souvent rien d’autre qu’une carte de crédit volée, du matériel incomplet et aucun remboursement."

Pour remédier à cette situation, les éditeurs encouragent vivement Google à adopter des politiques équitables et des mesures efficaces pour lutter contre le piratage.
La justice tranchera-t-elle en faveur des éditeurs ? L’affaire est en cours, et il reste à voir si Google sera tenu responsable de ses actions.

Source : Idboox

29 mai 2024

Remplacement des traducteurs par des IA par certains éditeurs

«Il n’y a aucune raison que l’édition vive dans une réserve alors que l’intelligence artificielle finira par être utilisée dans tous les secteurs », explique au Figaro Renaud Lefebvre, directeur général du syndicat national de l’édition (SNE).

«Le téléphone a commencé à moins sonner, puis les deux maisons avec qui j’ai l’habitude de travailler m’ont tout simplement annoncé qu’elles préféraient se tourner vers des solutions d’intelligence artificielle, faute de moyens », confie de son côté Capucine, traductrice de livres pratiques, d’ouvrages de développement personnel et de biographies de stars.

« C’est la deuxième maison en quatre mois qui me propose des contrats au rabais, en troquant mon statut d’auteur pour celui de prestataire de services », témoigne un autre traducteur : « On me demande désormais d’éditer à la marge des textes, qui ont préalablement été traduits par une machine ».

« Dans les traductions littéraires, l’utilisation de l’intelligence artificielle n’est pas envisageable », tempère Anne Michel, à la tête du département étranger chez Albin Michel, qui note que « Dans les contrats rédigés par les maisons d’édition anglo-saxonnes, il est désormais demandé très spécifiquement, depuis plus de six mois, que les traductions soient faites par des humains et non par la machine ».

A contrario, des éditeurs de BD, mangas et webtoons se tournent désormais vers GeoComix/ComixSuite, une start-up française qui développe depuis 8 ans « une Intelligence Artificielle unique capable d'extraire et d'analyser tous les éléments présents sur une page de bande dessinée », de sorte d'automatiser la traduction et la réécriture des légendes dans plusieurs langues.

Une société britannique, DeepZen, « promet de son côté aux éditeurs de diviser par dix le temps de production d’un livre audio, et par quatre le coût de conception ». Le Figaro relève qu'Audible « propose déjà plus de 40 000 livres audio dont les voix sont générées par IA », et que le deuxième groupe d’édition du monde, HarperCollins, vient de son côté d’officialiser un partenariat avec la start-up de clonage de voix, ElevenLabs, afin d’élargir son catalogue de livres audio en langues étrangères à coût réduit.

« Nous sommes dans un moment pivot. C’est inévitable que des emplois soient décimés dans les prochains mois », explique au Figaro Stephan Kalb, membre du bureau de l’association professionnelle LESVOIX qui, avec le Syndicat Français des Artistes interprètes (SFA), a lancé une pétition en janvier, Pour un doublage créé par des humains pour des humains, qui affiche plus de 120 000 signatures :

« Nous risquons d’être parmi les premier·es à être remplacé·es, à très court terme par les outils de l’intelligence artificielle générative (IAG), capables de traduire, cloner, synthétiser des textes, des voix, des interprétations et des émotions avec une similitude étonnante. Nous sommes en première ligne car le traitement des données vocales nécessite moins de puissance de calcul que l’image. »

Source : Next

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