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29 mars 2023

Etude 2023 sur les relations auteurs et éditeurs

Etude relation Auteurs Editeurs

La SGDL et la SCAM ont dévoilé le 9e baromètre des relations entre auteurs et éditeurs. Même s’il y a quelques améliorations, les relations ne sont pas vraiment au beau fixe. 

28 % des auteurs déclarent avoir des relations non satisfaisantes, voire conflictuelles avec tous leurs éditeurs. Un chiffre en légère amélioration versus 2020 où ils étaient 31%. Les auteurs sont assez satisfaits du travail réalisé avec l’éditeur avant la publication. Là où ça pêche c’est sur la promotion, la diffusion et le paiement des droits. 50% seulement des auteurs et autrices estiment que leurs contrats pour l’édition imprimée sont clairs et explicites (en baisse d’un point par rapport à 2020). Ils ls ne sont plus que 28% lorsqu’il s’agit des contrats numériques. 40 % d’entre eux doivent faire appel à un avis extérieur pour décrypter leur contrat !

Pour l’exploitation papier en littérature générale, 1 % seulement des auteurs et autrices perçoit entre 15 et 20 % de rémunération sur le prix de vente hors taxe du livre. Les auteurs sont encore nombreux à découvrir fortuitement des exploitations dérivées de leurs œuvres. Par exemple, 13% n’ont pas été informés de l’impression à la demande, 17% de l’exploitation numérique.

Encore 16% des écrivains reçoivent une réédition des droits mais sans le paiement qui va avec. Et surtout, 56% ont dû écrire à leur éditeur pour recevoir leurs gains !

Et ils sont encore 46 % à avoir rencontré des difficultés pour se faire payer les droits qui leurs sont dus. Notons toutefois une amélioration par rapport à 2020 où ils étaient 58 %. Vous trouverez tous les chiffres du baromètre SCAM / SGDL ici .

Source: Idboox

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28 mars 2023

Appel aux dons pour l’acquisition du Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle par la BNF

BNF_2023_ Acquisition

La BnF souhaite acquérir un exceptionnel manuscrit enluminé réalisé vers 1370 pour le roi de France Charles V (1338-1380), le Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle. Cette acquisition permettrait au manuscrit de rejoindre les collections nationales, dont l’histoire commence avec Charles V dit «le Sage», premier roi lettré de la tradition française. La librairie qu’il constitua à partir de 1364 constitue le cœur historique de la BnF. Le Bréviaire à l’usage de la Sainte-Chapelle provient de cette inestimable collection princière dont seuls 185 volumes ont été retrouvés.  Richement illustré de 33 miniatures et orné d’un décor secondaire des plus raffinés, le bréviaire l’ouvrage présente toutes les caractéristiques d’une commande royale. Le calendrier, établi à l’usage de la Sainte-Chapelle de Paris, mentionne les obits des rois et de plusieurs reines de France, depuis Philippe IV jusqu’à Jeanne de Bourbon, épouse de Charles V décédée en 1378. On y lit, mises en évidence par des lettres rouges ou dorées, les grandes fêtes liturgiques associées à la couronne de France, comme la translation du chef de Saint Louis (17 mai), la réception de la couronne d’épines (11 août) et celle des Saintes Reliques en la Sainte-Chapelle de Paris (30 septembre). Plus loin dans le volume, le sanctoral débute par une rubrique des plus explicites : « Ci commence la seconde partie des saints a l’usaige de Paris selonc l’Ordenance de la Chapelle de l’ostel du roy de France ».

Plusieurs peintures représentent un roi en prière, en qui l’on peut reconnaître Charles V lui-même. Il apparaît ainsi agenouillé devant saint Louis de Toulouse, aux pieds de saint Augustin ou en adoration devant les reliques de la Sainte-Chapelle. Cette dernière image constitue un rare témoignage iconographique de ces reliques qui, jusqu’à la Révolution, contribuèrent au prestige du royaume de France et qui sont, depuis le XIXe siècle, intimement liées à l’histoire de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 L’apparition inopinée sur le marché de ce manuscrit vient étoffer de façon notable le corpus de l’une des productions les plus abouties de l’enluminure gothique, celle du Maître de la Bible de Jean de Sy. La majorité des peintures de l’ouvrage, qui témoignent du raffinement atteint par les enlumineurs travaillant pour la cour de Charles V, sont attribuables avec certitude à cet artiste ou à ce groupe d’artistes actifs à Paris entre 1350 et 1380. Le style, qui s’inscrit dans l’héritage du célèbre peintre Jean Pucelle, se distingue par une tendance au naturalisme, dont t témoignent les paysages ponctués de bouquets d’arbres, la vivacité des figures ou encore la variété des animaux. Les scènes, parfois peintes en semi-grisaille, dénotent un sens aigu de la narration. On recense actuellement une quinzaine d’œuvres du Maître de la Bible de Jean de Sy, majoritairement de provenance princière, dont la moitié sont conservées dans des institutions publiques françaises. Un second enlumineur, connu sous le nom de Maître du Livre du sacre de Charles V, est l’auteur d’une douzaine des miniatures du manuscrit, dont l’originale composition représentant le roi de France agenouillé devant les Saintes Reliques. Il est l’un des collaborateurs habituels de l’artiste principal et participa à plusieurs grandes commandes royales entre 1350 et 1378.

Le montant d’acquisition du bréviaire de Charles V est fixé à 1,6 M€ que la BnF espère réunir avant le 31 décembre 2023 pour faire entrer dans les collections nationales ce document exceptionnel.  Pour réunir cette somme, la Bibliotnèque natoinale a besoin de votre aide, vous pouvez faire un don en cliquant ici.

27 mars 2023

Non respect du droit d’auteur par Internet Archive selon un tribunal américain

procès internet archive

Le site Internet Archive, surtout connu pour Wayback Machine – son service d’archivage d’une grande quantité de pages Web – mais qui héberge aussi des copies de livres, de documents, de vidéos et même de jeux vidéo, a-t-il le droit de le faire, au même titre qu’une bibliothèque ? Ou s’agit-il de piratage massif ? Vendredi 24 mars, le juge John G. Koeltl du tribunal de Manhattan (New York, Etats-Unis), qui devait déterminer si un procès serait nécessaire pour trancher le litige, a donné raison aux plaignants, les éditeurs internationaux HarperCollins, John Wiley & Sons, Penguin Random House ainsi que le français Hachette. Ces derniers reprochent à la fondation gérant le site Internet Archive de proposer gratuitement des copies numériques de millions de livres soumis au droit d’auteur.

Selon M. Koeltl, Internet Archive ne produit pas son propre contenu mais se contente de proposer le téléchargement d’« œuvres dérivées », au sens américain du terme, c’est-à-dire des copies de livres qui auraient normalement dû faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de leurs propriétaires respectifs.

En 2020, durant la pandémie de Covid-19 et tandis que de nombreuses bibliothèques physiques fermaient leurs portes, Internet Archive, qui proposait déjà un service de « prêt » gratuit de livres, avait lancé une opération baptisée « Bibliothèque d’urgence nationale » : elle avait supprimé la limitation qui, jusqu’alors, empêchait à un même livre d’être consulté simultanément par plusieurs personnes.

Par ce service non commercial, Internet Archive estime s’inscrire dans le cadre de la doctrine américaine dite du fair use (qui prévoit des exemptions à la propriété intellectuelle dans le cadre de la facilitation de la diffusion des idées). Mais les quatre éditeurs internationaux, en désaccord avec cette vision, ont décidé de porter plainte contre la fondation en juin de cette année-là.

Brewster Kahle, cofondateur de l’Internet Archive, a annoncé samedi que son organisation allait faire appel de cette décision. Selon lui, en ne reconnaissant pas à Internet Archive sa légitimité à « prêter » des copies numérique de livres, la justice s’attaquerait aux bibliothèques en général : « Pour que la démocratie prospère, les bibliothèques doivent être capables d’assurer leur rôle historique : posséder, préserver et prêter des livres. »

Source : Le Monde

27 mars 2023

Réécriture des romans d'Agatha Christie par HarperCollins

Réécriture livre Agatha Christhie

Les romans d'Agatha Christie sont réécrits par son éditeur, HarperCollins, pour s'adapter aux "sensibilités modernes", a révélé samedi soir le journal britannique The Telegraph . Les références ethniques, les insultes et ce qui pourrait être considéré comme un langage offensant seront supprimés des livres contenant les mystères de l'inspecteur Hercule Poirot et de Miss Marple. Ainsi, l'œuvre du romancier passera par une passoire semblable à celle qu'ont déjà subie les livres de Roald Dahl ou les aventures de James Bond écrites par Ian Fleming. 

Pour l'instant, il a été rapporté que des passages entiers ont été supprimés ou réécrits des livres mettant en vedette Poirot et Miss Marple, des œuvres écrites entre les années vingt et soixante-dix du siècle dernier. Le but, selon The Telegraph, est de les dépouiller du langage ou des descriptions que "les lecteurs plus modernes pourraient trouver offensants". Pour ce faire, une commission de "lecteurs sensibles" a été créée qui a analysé les ouvrages sortis après 2020 et ceux qui vont être publiés.

Cette commission a décidé d'éliminer les références ethniques telles que la description des personnages comme noirs, juifs ou gitans. On ne comparera plus non plus le torse d'une femme à du « marbre noir », ni ne pourra-t-on dire qu'un juge a « le tempérament d'un Indien ». Des termes comme "oriental" et le mot " nègre " disparaissent également. Désormais, les indigènes seront appelés locaux. Des monologues entiers de Marple et Poirot ont été modifiés. Parmi les œuvres transformées, The Telegraph met en lumière Mort sur le Nil,de 1937, dans lequel le personnage de Mme Allerton se plaint d'un groupe d'enfants qui la dérangent en disant : « Ils reviennent et regardent, et regardent, et leurs yeux sont juste dégoûtants, et leur nez aussi, et je ne Je ne pense pas qu'ils aiment vraiment les enfants." Maintenant, vous pouvez lire : « Ils reviennent et me regardent et me regardent. Je ne pense pas que j'aime les enfants." Dans l' affaire Mystery in the Caribbean de 1964 , Mlle Marple ne décrit plus l'un des employés de l'hôtel comme "un homme avec de belles dents blanches".

HarperCollins, selon The Telegraph, a créé de nouvelles éditions de toutes les aventures de Miss Marple, ainsi qu'une sélection de romans de Poirot. En 2020, en France et en Espagne, le titre de son livre Diez negritos a été changé. En pays gaulois, le livre s'appelle Ils étaient 10   et, en Espagne, la nouvelle version s'intitule   Yno quedó ninguno (Et il n'en restait plus) « Et ce n'est pas seulement un changement de titre, c'est toute une traduction révisée à l'intérieur. Nous avons dû adapter le contenu du livre au changement de titre : l'île du Nègre devient, comme dans l'édition américaine, l'île du Soldat", explique Béatrice Duval, directrice générale du Livre du Poche, qui, comme l'éditeur Le Masque, édite les oeuvres de Christie's en France. Ces derniers ont précisé dans un communiqué que la décision n'était pas la leur mais celle de la famille Christie et qu'ils se sont limités à "s'aligner sur les traductions anglaises, américaines et toutes autres traductions internationales".

Source: El Pais

26 mars 2023

Fête de la librairie indépendante en Belgique, France et Suisse le 15 avril

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Le samedi 15 avril 2023, la Fête de la librairie par les libraires indépendants fêtera donc sa 25e édition dans plus de 500 librairies de France, Belgique et Suisse. À cette occasion, le livre Plumes est tiré à plus 25 000 exemplaires et sera offert aux clients des librairies participantes à la journée.

Cette année 25 écrivains participent à ce livre dédié à la Fête de la librairie et intitulé Plumes, en faisant le portrait d’un oiseau, avec en miroir des textes un dessin du flamboyant artiste Michaël Cailloux, à qui l'on doit aussi la création de l'affiche de la Fête. Mieux décoder notre monde en accroissant notre savoir autour de l’ornithologie... Tel est le but de l'ouvrage commun.

Conçu par Marielle Macé, un cahier comprenant un inventaire de noms de chants d'oiseaux, une anthologie de poèmes et textes mettant à l’honneur les oiseaux (Prévert, Marot, La Fontaine, Lamartine, Baudelaire, René Char, Saint-John Perse...) et une liste haute en couleurs d'expressions populaires s’y rapportant. Ce cahier sera inséré dans le livre, qui comportera 70 pages non reliées et dont le format sera de 24 x 31.

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24 mars 2023

Association du pobcast Encore une histoire et Flammarion Jeunesse

Flammarion Encore une histoire

Flammarion Jeunesse et Encore Une histoire font converger leur route. Dans le but d'adapter certains épisodes du podcast, la maison d'édition lance une collection éponyme, dirigée par le journaliste Benjamin Muller, producteur et cocréateur de l'émission avec Céline Kallmann.

Les deux premiers titres, Vacances extraordinaires et sa suite, seront publiés le 14 juin. Un troisième album est attendu pour la fin d'année.

Lancé en 2019, Encore Une histoire est un podcast indépendant, qui comptabilise plus de 25 millions d'écoute. Il propose, chaque semaine, une histoire originale ou tirée de la littérature jeunesse, lue à haute voix.

Source : Livres Hebdo

22 mars 2023

Refus de traduction en espagnol pour le dernier livre d'un autrice catalane

Traduction catalan Espagnol

« J'ai interdit la traduction espagnole du livre. Par contrat. Je ne veux pas contribuer à la bilinguisation de la littérature catalane». Júlia Bacardit, une écrivaine catalane qui a défendu dans une interview publiée cette semaine qu'elle n'avait opposé son veto qu'à l'espagnol et à aucune autre langue, dans son dernier ouvrage, "Un dietari sentimental", s'est montrée aussi directe.

Bacardit, qui est également co-auteur du podcast 'Les golfes', avait été précédemment publié en espagnol. En fait, dans l'interview publiée dans Elnacional.cat, elle souligne que son livre "Le prix d'être mère", qui était un essai sur le don d'ovules et tout ce que cela implique, s'est vendu davantage en espagnol qu'en catalan . "C'était un livre plus journalistique, ça ne me dérangeait pas d'être traduit", dit-elle.

Au contraire, Bacardit souligne que 'Un dietari sentimental' est, comme son nom l'indique, beaucoup plus personnel et "ça me rend encore plus clair [l'interdiction de la traducción au Castilian]". "Aussi pour le moment où nous sommes, dans un recul très net du catalan ", précise l'écrivain.
"Pour le moment, la décision que j'ai prise est assez ferme", réitère l'écrivain lors de l'entretien, tout en insistant sur le fait que "cette décision, ce refus, est une petite chose que nous, écrivains, pouvons faire pour notre langue". « La seule contribution que je puisse apporter, la seule petite victoire , c'est que mes amis hispanophones me lisent en catalan, au lieu de me lire traduit. Et ce n'est pas par supériorité morale : si je le fais, c'est parce que pour moi c'est très important, c'est personnel et ça me fait vraiment mal », se défend-t-elle.
Dans ce livre, Bacardit réfléchit à la première personne sur certaines de ses expériences intimes mais aussi sur la littérature ou le journalisme et parle explicitement de la « douleur du langage ». En ce sens, il réitère que ses sentiments sur la langue pourraient être compris par « les basques, les galiciens et les autres personnes bilingues de l'État espagnol ».
Source : ABC
21 mars 2023

Un incunable estimé à un demi-million d’euros mis à mis aux enchères par Christie’s

Livre fort excellent de cuysine

Un livre de cuisine estimé à un demi-million d’euros, le «Viandier» de Taillevent, est mis aux enchères jeudi par la maison Christie’s à Paris. Cet ouvrage de la fin du XVe siècle est issu de la vente d’une petite partie de la bibliothèque d’un passionné, le Belge Pierre de Crombrugghe. 

«La passion du baron de Crombrugghe tant pour l’art culinaire que pour la bibliophilie – conjonction du goût et du savoir – est à l’origine de la plus fameuse collection gastronomique de langue française en mains privées», explique Christie’s dans un communiqué. 

La «pièce phare» est «non seulement le premier livre de cuisine en français, mais cette édition incunable imprimée à Lyon (centre-est) vers 1495 est la première illustrée», ajoute la maison d’enchères. Guillaume Tirel, dit Taillevent (1310-1395), cuisinier des rois de France Charles V et Charles VI, a apposé sa signature sur ce recueil de recettes qui avait été composé à partir de la fin du siècle précédent. Le «Viandier» connut des dizaines d’éditions jusqu’en 1615. Cet exemplaire, «belle impression incunable au format in-quarto» selon Christie’s, est l’œuvre d’un maître imprimeur de Lyon, Martin Havard. «Conservé dans un vestige de sa reliure originelle», il est estimé entre 400’000 et 600’000 euros.

Est aussi en vente un exemplaire du « Livre fort excellent de cuysine» de 1542, avec 350 recettes de la Renaissance, estimé entre 80’000 et 120’000 euros. C’est l’un des livres de cuisine les plus influents de tous les temps, qui «atteste le renouveau décisif de la gastronomie à la Renaissance».

«Le Platine en francoys» est un concurrent du livre de Taillevent, écrit par l’Italien Bartolomeo Platina dans les années 1470. Cette traduction française de 1505, imprimée à Lyon, est estimée 60’000 à 80’000 euros. La même estimation est faite d’un exemplaire de 1655-1656 d’un «diptyque emblématique de la cuisine française au Grand Siècle», «Le Cuisinier françois» de François Pierre, dit La Varenne. L’ouvrage fut précurseur en matière de pâtisserie.

Source :  20 minutes

20 mars 2023

Procès de quatre grands éditeurs contre Internet Archive

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Quand les éditeurs perdent de l’argent, ils s’unissent. Ce 20 mars, démarrent les auditions de quatre éditeurs (Hachette, HarperCollins, Wiley et Penguin Random House) face à Internet Archive, une bibliothèque numérique. Ils reprochent au service en ligne de s’apparenter à "une opération de piratage massive", rapporte NextImpact.

Ces auditions ont lieu à la suite d’une plainte déposée en janvier 2020 par les éditeurs pour non-respect du droit d’auteur, suivie d’une action référée en juillet 2022 pour violation de copyright. Les avocats des éditeurs affirment, dans leur requête, que les "faits incontestés et la loi établie" conduisent à la "conclusion" que la numérisation et le prêt de livres par Internet Archive constituent une violation du droit d’auteur à grande échelle. Dans la plainte, sont notamment recensées 127 œuvres dont celles d’écrivains connus comme Toni Morrison, Malcolm Gladwell ou Ann Patchett.

L’Open Library, appartenant à Internet Archive, fonctionne comme une bibliothèque, mais en ligne. Les livres numériques, appartenant à l’Internet Archive, sont proposés à la suite d’achats ou de dons. Selon le site spécialisé Actualitté, Open Library propose des ouvrages publiés il y a plus de dix ans et ce sont surtout des livres d’étude. Les livres soumis au droit d’auteur ne sont plus disponibles à l’achat et n’ont pas de version numérique commerciale. L’utilisateur peut emprunter jusqu’à dix livres numériques pour deux semaines et ils ne sont consultables que par une personne à la fois.

Quid des revenus supplémentaires pour les éditeurs? Les livres numériques des bibliothèques rapportent une certaine somme aux éditeurs, contrairement aux ouvrages de l’Open Library. En effet, Internet Archive scanne les livres en mode PDF, à partir de ses propres collections imprimées et non pas de celles directement produites des éditeurs.

Les avocats d’Internet Archive rétorquent que la numérisation et le prêt "contrôlé" des livres sont protégés et que les preuves montreront qu’il n’y a "aucun préjudice au marché des éditeurs". L’Internet Archive aurait également tenté de convaincre ces éditeurs de travailler avec l’Open Library, sans succès.

Chaque partie plaignante sera entendue par téléphone et les auditions pourront être suivies publiquement. Internet Archive va alimenter son site en direct et fera un compte-rendu des auditions par la suite.

Source: BFM Tec&co

19 mars 2023

Une statue du Petit prince à New-York

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Modeler, pétrir l'argile, la sculpter minutieusement. Aujourd'hui, dans son atelier installé au cœur du château familial à Bois-Guilbert, près de Rouen, c'est l'artiste Jean-Marc de Pas qui fait renaître sous ses mains cet enfant qui ne voit qu'avec le cœur. Les traits de son visage sont minimalistes. Ce gracile personnage, une écharpe autour du cou, la tête levée vers les étoiles a été créé par l'aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry : c'est le Petit Prince.

L'artiste normand s'est attaché à recréer les mêmes émotions que lorsqu'on découvre le livre de Saint-Exupéry aux valeurs humanistes et à la dimension universelle "C'est l'invitation à voir le regard qui s'élève, pas le regard mais le cœur qui s'élève, quelque chose de transcendant", explique Jean-Marc de Pas.

Dans quelques semaines, le modèle du Petit Prince sera coulé dans le bronze et traversera l'Atlantique pour rejoindre sa ville de naissance. Il prendra place sur la 5e avenue de New York en septembre 2023. C'est là-bas qu'Antoine de Saint-Exupéry, alors qu'il était en exil après avoir définitivement quitté la France occupée, écrit en 1942 la célèbre fable où un petit prince naïf s’éprend d’une rose à la beauté fragile.

Ce conte philosophique d'abord publié en anglais aux États-Unis en 1943 se transmet et se partage de génération en génération depuis 80 ans. Il a été traduit en 535 langues. L’édition française sort en 1946, juste après la Libération. L’auteur ne la verra jamais. En mission aérienne en Méditerranée, son avion disparait des radars, le ramenant vers son étoile, comme son personnage.

Source : France  Info Culture 

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