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15 mai 2023

Excuse du festival de Bradford pour avoir utilisé l’intelligence artificielle

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Faute avouée à moitié pardonnée ? Fin avril, les organisateurs du festival de littérature de Bradford (BLF), qui se tiendra du 23 juin au 2 juillet dans le nord du Royaume-Uni, révélaient leur programmation sur Twitter, assortie d’une image générée par une intelligence artificielle. Un choix promotionnel décrié par nombre d’auteurs et illustrateurs. Après plusieurs semaines de controverse, la direction de la manifestation a décidé de faire son mea culpa sur Twitter :

Dans une déclaration  publiée  par Le Bradford Littérature Festival, on peut  lire  ceci : « Avec le recul, l'agence aurait dû être plus explicite quant à l'utilisation d'outils d'intelligence artificielle (…). À l'avenir, nous veillerons à ce que nos processus soient plus robustes et à ce que nous excluions explicitement la commande d'images générées par l'IA dès le départ »,.

Après la publication de ladite image, pléthore de commentaires avaient pointé du doigt la contradiction du festival, pourtant réputé pour promouvoir la littérature et les acteurs du secteur. Parmi les reproches énoncés, celui de ne pas avoir spécifié le recours à l’intelligence artificielle.

De son côté, la direction a reconnu avoir fait appel à une petite agence, Lazenby Brown, pour sa campagne promotionnelle, sans lui avoir spécifié en amont la non-utilisation de la technologie. Réaffirmant leur soutien à la création, les organisateurs du festival se sont officiellement engagés « à ne pas commander d'images générées par l'IA et à continuer à rémunérer équitablement les illustrateurs et autres artistes. »

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12 mai 2023

Lauréates du Prix BD Jeunesse des 20 ans des Editions Jungle

Prix BD Jeunesse Jungle

À l’occasion des 20 ans des Editions Jungle, un prix Jeunesse a été organisé dans l’espoir de placer de nouveaux auteurs sur le devant de la scène. Pour rappel, le concours était destiné à des auteurs ayant publié deux albums maximum. Les participants devaient envoyer un projet d’album ou de série destiné à des enfants de 7 à 14 ans. Le jury, constitué de six auteurs, deux libraires et une journaliste, a délibéré. L’album Bonne nuit demain, d’Océane Mazet et Elorah Vittet, deux étudiantes en deuxième année d’arts appliqués à l’ENAAI (école située au Bourget en Savoie) remporte la palme. Les autrices remportent 5 000 euros. Leur ouvrage sera disponible en librairie en 2025. 

Estelle Dumesnil (éditrice et directrice artistique de Jungle) a confié, au sujet de cet album : « "Bonne-nuit-demain" proposé par le duo d’autrices Océane Mazet et Elorah Vittet est un vrai coup de cœur ! J’ai été séduite par sa singularité aussi bien scénaristique que graphique, et sa fraîcheur. Le dessin et les couleurs proposés sont très modernes et réservent de belles surprises artistiques. Ce projet est en total adéquation avec notre souhait de découverte et d’accompagnement de jeunes talents ! ».

Dans cet album , On fait la connaissance de Julia, une adolescente de 15 ans, qui est atteinte d’un trouble de la mémoire : ses souvenirs ne durent que 24 heures et se régénèrent au lever du soleil. Pour palier ce problème, elle et ses parents ont trouvé une solution : immortaliser tout ce qu’elle vit sur un carnet. Mais ces prises de notes pourraient la ramener vers des lieux et des situations improbables...

11 mai 2023

Les éditions l’Archipel assignées en justice par Elisabeth Borne

Justice Elisabeth Borne biographie

Elisabeth Borne a assigné mardi 9 mai en justice les éditions l’Archipel pour faire retirer certains passages de la première biographie qui lui est consacrée, rédigée par la journaliste Bérangère Bonte intitulé  Elisabeth Borne La Secrète, parue le 4 mai dernier, a-t-on appris auprès de la maison d’édition du groupe Editis. La Première ministre estime que plusieurs pages de cet ouvrage tiré à 15 000 exemplaires portent « atteinte à sa vie privée ».

L’assignation, que Livres Hebdo a pu consulter, stipule que si « l’ouvrage litigieux (…) présente de nombreux aspects relevant d’un sujet d’intérêt général, il n’en contient pas moins des passages sans lien direct avec ces questions, notamment des informations relevant de l’état de santé réel ou imaginaire de Madame Elisabeth Borne, mais encore de sa vie familiale et de son orientation sexuelle supposée, lesquelles ne sont pas de nature à nourrir le débat public. »

Invoquant plusieurs jurisprudences et des articles du Code civil et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, l’avocate d’Elisabeth Borne, Maître Émilie Sudre, demande 1 euro de dommages et intérêts et 5 000 euros au titre des frais de justice. L’audience se tiendra le 24 mai devant la 1ère chambre civile du tribunal judiciaire de Nanterre.

Les 300 pages de l’ouvrage retracent la vie d’Elisabeth Borne à partir d'enquêtes et d'entretiens auprès de personnalités l'ayant côtoyée, du cabinet de Matignon à la RATP, qu'elle a dirigée, et entre la Normandie, le Poitou-Charentes et Paris. Sa personnalité, son parcours de vie, son féminisme ou encore ses modèles politiques sont notamment décrits. 

Selon le directeur des éditions l’Archipel Jean-Daniel Belfond, la réaction de la locataire de Matignon est  « inattendue »,  car elle « a reçu la biographie non-autorisée quelques jours avant sa parution et qui en avait connaissance puisqu’elle a reçu à deux reprises Bérangère Bonte et l’a autorisée à contacter ses proches dans l’optique de cette publication », explique-t-il. Assuré que le travail de la journaliste est tout à fait légitime, il indique qu’il attend sereinement l’audience du 24 mai. D’ici le jugement, l’éditeur reste libre de diffuser l’ouvrage et de lancer un réassort tel quel si nécessaire.  

10 mai 2023

Une médiathèque de Valence sur un marché

Médiathèque Valence marché

Un mois après la fermeture, le quartier de Fontbarlettes, à Valence, n'a toujours pas récupéré sa médiathèque (pour en savoir plus, lisez l'article suivant). Au mois d'avril, elle a été fermée pour des incivilités à répétition, des menaces. Alors, pour ne pas totalement perdre le contact avec la population, les employés ont eu le droit, pour la première fois ce mardi 9 mai, d'installer un petit stand sur le marché. Un peu moins d'une quinzaine de visiteurs sont venus. 

"C'est tout de même un succès, on vient seulement de commencer l'opération, on a quand même pu retrouver certains lecteurs", tempère une employée.

Monique, par exemple, une régulière de la médiathèque, passe sur le stand, après avoir acheté ses tomates. "Je me baladait avec tous ces magazines", souffle cette dame d'un bel âge en sortant quatre exemplaires de "Que choisir". Elle regrette évidemment sa médiathèque et sa fermeture depuis quasiment un mois. "Mais on ne peut pas mettre un policier devant chaque porte", relativise cette habitante historique du quartier. "Ici, le mardi, ça marche bien pour moi", sourit-elle en empruntant de nouveaux magazines et livres, le temps d'un vœu : "j'espère que ça va rouvrir".
"Il n'est pas question de déménager hors du quartier de Fontbarlettes", la rassure l'employé lui faisant face.

Une fois Monique partie, il  déclare ceci au micro de France Drôme Ardèche"C'est aussi pour ça qu'on est là, dire aux habitués qu'on est toujours là, qu'on ne fermera pas, aussi permettre à ces gens de continuer à lire, surtout ceux qui n'ont pas les moyens de se rendre dans les autres médiathèques du réseau".

Pour le moment, cette solution provisoire permet de faire exister le service dans ce quartier où les incivilités, trafics, violences sont monnaie courante. La médiathèque de Fontbarlettes n'a pas encore de date de réouverture.

9 mai 2023

Barbara Kingsolver et Hernan Diaz, lauréats du prix Pulitzer de la fiction 2023

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Le prix Pulitzer de la fiction 2023 a été décerné, mardi 9 mai, à la romancière américaine Barbara Kingsolver pour Demon Copperhead (Faber & Faber) et à l’écrivain d’origine argentine, Hernan Diaz pour Trust (Riverhead Books). Si les deux œuvres ont été citées par le Washington Post et le New York Times comme faisant partie des « dix meilleurs livres de 2022 », aucune des deux n’a, pour le moment, été traduite en français.

Originaire du Kentucky (États-Unis), Barbara Kingsolver commence à écrire alors qu’elle finit des études de biologie. Son premier roman L’arbre aux haricots, l’a fait connaître en France chez Rivages. Mais ce n’est qu’avec Un autre monde (2010), distingué du prix Orange, que son travail est récompensé. Avec Demon Copperhead, relecture moderne du David Copperfield de Charles Dickensle onzième roman de Barbara Kingsolver propose une critique de la pauvreté institutionnelle qui touche, avec violence, le jeune héros.

De son côté, l’écrivain Hernan Diaz a été révélé par In the Distance (2017), qui manque de peu le prestigieux prix américain. Avec Trust, qui a déjà reçu le prix Kirkus 2022, l’auteur plonge cette fois dans l’effervescence capitaliste des années 1920. Benjamin, magnat de Wall Street et sa femme, fille d’aristocrates excentriques, se sont hissés au sommet de joyeuses spéculations et ont fait fortune. Mais à quel prix ?

Les deux écrivains succèdent à Joshua Cohen, récompensé pour Les Nétanyahou, traduit en France chez Grasset.

Source: Livres Hebdo

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8 mai 2023

Des livres devenus des best-sellers grâce au bouche-à-oreille

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Elles ont 14 ans, 25 ans, 37 ans, 56 ans, 71 ans et ont toutes les yeux rivés sur le 11 mai, date de la sortie en simultané dans 27 pays du huitième et dernier tome de la saga Les Sept Sœurs de Lucinda Riley. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant elle a été la romancière étrangère la plus lue en France en 2021 et 2022. Sans tambours médiatiques, uniquement portée par le bouche-à-oreille, l’Irlandaise a vendu plus d’un million de livres dans notre pays en 2022.

Pour Atlas, l'histoire de Pal Salt, titre du huitième tome, les éditions Charleston ont prévu un premier tirage à 150 000 exemplaires. « C’est deux fois plus que pour le tome 7 et nous avons en outre fait imprimer des couvertures d’avance pour accélérer la réimpression », précise Danaé Tourrand-Viciana, directrice éditoriale.

Editée en France à partir de 2015, la saga s'est tranformée en best-seller à partir de l’été 2020, lorsque les cinq premiers tomes ont été publiés par les éditions du Livre de poche. Le tome 1 s'est ainsi écoulé à 400 000 exemplaires depuis sa publication en petit format.

« J’ai découvert cette saga grâce au bouche à oreille et je suis devenue fan, assure Sophie. J’ai même contaminé ma petite-fille de 13 ans, qui attend avec autant d’impatience que moi la sortie du tome 8. »

« J’ai lu les sept premiers à la suite et j’achèterai le huitième en grand format, car je ne pourrai jamais attendre la sortie en poche », ajoute Samantha.

Source  : Les Dernières nouvelles d’Alsace 

6 mai 2023

 Les bibliothèques attaquées de toutes parts à cause de la censure aux États-Unis

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C’est « un record ». Comptabilisés par l'American Library Association (ALA), les romans ayant fait l'objet de signalements ont atteint le nombre de 2 571 dans les bibliothèques publiques et scolaires des États-Unis, et bondi de 40 %, sur la seule année 2022. « Il s'agit du plus haut chiffre de tentatives de censure enregistré » ces vingt dernières années, révélait l'association (plus grand et ancien groupement du monde, avec 60 000 adhérents) dans son rapport annuel, publié le 22 mars dernier.

« Jusqu'à présent, un livre était signalé par un parent ou autre membre de l'association parce qu'il n'était pas à son goût, mais ces dernières manifestations sont de plus en plus souvent le fait de groupes qui s'attaquent à plusieurs livres à la fois. Parfois sans même les avoir lus… » témoignait auprès de la radio de service public américaine NPR la présidente de l'association, Lessa Kanani'opua Pelayo-Lozada, ce 24 avril.

Si ces tentatives (formalisées par des demandes de retraits des fonds de bibliothèques) détonnent peu dans un pays où prospèrent associations représentatives de minorités et « sensitivity readers » – ces relecteurs traquant biais et stéréotypes qu'ils jugent pouvoir offenser le lecteur –, un œil sur la liste des titres incriminés invite toutefois à une lecture différente de celle de la « cancel culture » usuelle.

Ainsi, dans le top 3 des livres les plus fréquemment visés figurent : Genre Queer de Maia Kobabe, All Boys Aren't Blue de George M. Johnson (mis en cause pour leurs thèmes « LGBTQIA + » et « contenu sexuel explicite ») et The Bluest Eye de la romancière afro-américaine et Nobel de littérature Toni Morrison (pour ses mentions de « viol », d'« inceste », son « contenu sexuel explicite » et « EDI », pour « équité, diversité et inclusion »).

« On observe depuis quelque temps une nouvelle forme de censure provenant des milieux conservateurs et s'attaquant aux livres dont les auteurs évoquent ou représentent la cause homosexuelle, trans ou les minorités raciales », observe Jean-Yves Mollier, historien spécialiste de l'édition et auteur d'Interdiction de publier – la censure d'hier à aujourd'hui (Double ponctuation, 2020).

Une évolution – ce type de pratique émanant initialement des milieux progressistes – qui témoigne de ce que « les républicains sont de plus en plus vindicatifs et la société américaine de plus en plus clivée », développe l'historien, qui a consacré une large part de ses travaux à l'Amérique du Nord.

Le symbole d'un « glissement », aussi, théorisé outre-Atlantique sous le terme de « backlash » (ou « retour de bâton ») à l'égard des minorités jusqu'alors à l'œuvre : « Cela frappe de tous les côtés, chacun cherche désormais à imposer sa vision du monde. » Chaque sensibilité se voyant aujourd'hui « tentée par la riposte » et la surenchère.

« Une logique prévisible. » Mais dangereuse : « La censure quelle qu'elle soit et d'où qu'elle provienne entraîne une dégradation des libertés. Et doit toujours nous alarmer… »

Source : Le Point

5 mai 2023

Regain d’intérêt pour "Les Trois Mousquetaires" d’Alexandre Dumas

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Dans une librairie de la banlieue parisienne, Les Trois Mousquetaires sont partis comme des petits pains. En effet  la libraire en a vendu 40 en 15 jours. Alexandre Dumas, le retour, grâce au film Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan. De l’action, un casting de rêve et un carton au box-office, avec déjà 2,5 millions de spectateurs. Ils ont aimé le film, alors liront-ils le livre.

 "Peut-être pour essayer de récupérer beaucoup plus d’informations que dans le film", dit une spectatrice à une journaliste  de France 3.
Depuis la sortie du film, les ventes de ce classique de la littérature ont été multipliées par 20. Sur les tables des libraires fleurissent de nouvelles éditions, D’Artagnan a pris un coup de jeune. Un film qui donne envie de relire ses classiques ? Le phénomène n’est pas nouveau. En 2021, la série Lupin avait fait exploser les ventes de la saga Arsène Lupin (pour en savoir plus, vous  pouvez lire l’article suivant en cliquant ici ).
4 mai 2023

Baisse de production chez Michel Lafon

Baisse production Michel Lafon

Les éditions Michel Lafon annoncent une stratégie éditoriale en 2024 sans équivoque : « Nous passerons de 195 à 150 nouveautés, soit une baisse de 24 % de la production », a fait part l’éditeur indépendant à Livres Hebdo. La maison, créée en 1980 et dont le chiffre d’affaires était revendiqué à 59 M€ en 2020, n’est pas la seule à réduire son volume de titres alors que la conjoncture inflationniste met à mal les comptes de résultats des éditeurs. Cependant, c’est un des premiers à l’affirmer dans ces proportions.

Ce « new deal » nécessite « des décisions éditoriales courageuses mais qui, à moyen terme, permettront un travail plus épanouissant et plus serein pour chaque acteur de la chaîne du livre », explique la directrice générale Elsa Lafon.   

La fille du fondateur Michel Lafon évoque « le paradoxe » des éditeurs actuellement : « Plus on augmente le nombre de livres publiés chaque année, plus le résultat du chiffre d’affaires moyen baisse. » En effet, son catalogue a augmenté de 15 % en deux ans, passant même de 169 titres en 2019 à 197 titres en 2022 (hors poche, tendance maintenue en 2023). « Deux raisons expliquent cette augmentation, analyse Elsa Lafon, le développement éditorial du catalogue manga et webtoon qui comprend des séries avec des tomaisons importantes, mais également une augmentation de la production pour pallier la baisse des mises en place. »

Cette baisse de production sera amorcée dès le second semestre 2023, avec le report d’une quinzaine de titres prévus au catalogue.

En parallèle de ces nouveaux procédés, la direction éditoriale a entrepris un travail de valorisation du fonds du catalogue, avec l’aide de son diffuseur Interforum. La mise en valeur est prévue sur les collections jeunesse (albums Une histoire et... Oli, collection « À chaque passion son histoire »), les rayons pratique et beaux livres.

Source: Livres Hebdo

4 mai 2023

Vote d’une loi interdisant la censure des livres en Illinois

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Un projet de loi décourageant les bibliothèques de l'Illinois (États-Unis) d'interdire les livres en raison de la pression politique se dirige vers le bureau du gouvernement J. B. Pritzkers après avoir passé le Sénat de l'Illinois mercredi après-midi. Cette mesure exige que les bibliothèques de l'Illinois adoptent soit la Charte des droits de la bibliothèque de l'American Library Association ou élaborent une politique explicite interdisant la pratique de l'interdiction des livres afin de rester admissible aux subventions d'État.

Ce texte  a été adopté 39 voix démocrates pour  et 19 républicains contre mercredi.  Il avait  déjà été  adopté par la maison desreprésentants de cet état américain fin mars. C’était une priorité législative absolue du secrétaire d'État de l'Illinois Alexi Giannoulias, qui est également bibliothécaire de l'État. Cette loi historique est un triomphe pour notre démocratie, une victoire pour les droits du Premier amendement et, surtout, une grande victoire pour les générations futures à venir, a déclaré Giannoulias lors d'une conférence de presse après le passage des projets de loi. La mesure a été saluée par Giannoulias comme une mesure de première dans la nation repoussant une bataille partisane plus large à travers le pays sur les livres et les matériaux appropriés pour la consommation dans les bibliothèques publiques. Plusieurs États contrôlés par les républicains, y compris ceux qui entourent l'Illinois, ont proposé des mesures qui pourraient enlever les livres des étagères de la bibliothèque.

Les démocrates de l'Illinois, y compris Giannoulias et Pritzker, ont parlé de ce qu'ils considèrent comme une censure et une attaque contre la démocratie. Le concept d'interdiction des livres contredit l'essence même de ce que notre pays représente, a déclaré Giannoulias. Vous pouvez décider ce qui est bon pour vos enfants, mais vous n'avez pas à prendre cette décision pour tout le monde.

Selon cette mesure, pour être admissible aux subventions d'État, une bibliothèque doit adopter la Charte des droits de l'American Library Association.

Nous voulons interdire l'interdiction des livres, a déclaré la sénatrice de l'État Laura Murphy, le parrain du Sénat des projets de loi. Son histoire assez simple nous dit ce qui se passe dans les mots immortels de Martin Niemöller, ils sont d'abord venus pour les livres. Ne laissez pas cela arriver à l'Illinois.

Source :  The Pantagraph
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