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15 mai 2018

Des livres de bibliothèques à la déchéterie

Surprise à la déchetterie ! Quelques Calaisiens attentifs ont remarqué qu’une cinquantaine de livres ont été déposés au beau milieu des déchets verts, ces derniers jours.

livres déchetterie calais

Après enquête, il s’avère qu’ils appartenaient à la médiathèque municipale. Elle ne s’attendait pas à ça en allant se débarrasser de ses déchets verts dans l’une des déchetteries du Sevadec à Calais. «  Je me suis approchée de la benne pour balancer ce que j’avais à jeter, et là j’ai vu du rouge. C’est une couleur qui attire l’œil au milieu des arbustes coupés…  » explique Sylvie*. Elle décide alors de se pencher. «  Je savais que c’était interdit… Mais j’ai tendu le bras et j’ai récupéré deux livres  », ajoute-t-elle.

En observant d’un peu plus près les couvertures des deux bouquins pour enfants consacrés à Noël, en excellent état, elle découvre des étiquettes de la médiathèque municipale. «  J’étais choquée. Il y avait près d’une cinquantaine de livres abandonnés. C’est une incompréhension totale  », se lamente-t-elle.

Contacté par  La Voix  du  Nord, l’adjoint au maire à la culture Pascal Pestre s’est dit «  surpris  » et «  pas au courant  » de cette situation. Il a néanmoins prévenu la médiathèque, qui avoue sans détour avoir jeté ces livres. «  Lorsque l’on renouvelle nos collections, nous devons nous débarrasser de certains ouvrages. Nous ne pouvons pas avoir un stock illimité  », explique Caroline Deconinck, responsable politique documentaire.

Les livres jugés inutiles ou sans intérêt sont donc retirés. «  Près de 10 000 d’entre eux sont mis en vente lors de notre brocante annuelle (les 23 et 24 juin), et les autres, qui ne sont pas propices à la vente en fonction de leur âge, leur intérêt, leur état, finissent à la déchetterie pour être recyclés  », assure-t-elle. 

Du côté du Sevadec, on assure ne pas être au courant. «  Mais c’est quand même bête. Les livres finissent donc dans l’usine de biométhanisation, sont mélangés aux déchets verts et ça donne du compost ou de l’électricité. »

Problème, ces livres devraient tous être estampillés d’un tampon rouge « PILON », signifiant qu’ils sont bons à jeter. Mais Sylvie l’assure, ce n’est pas le cas sur les deux livres qu’elle a récupérés. «  Et puis ils sont en super-état, comme neuf, je ne comprends pas  », déplore-t-elle. Une enquête interne va vraisemblablement être menée à la médiathèque municipale pour en savoir plus.

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14 mai 2018

Le Festival du livre audio débute à Strasbourg

Festival livre audio

Pendant les cinq prochains jours, la Plume de Paon organise un grand festival dédié au livre audio à Strasbourg.   Avec la montée en puissance de ce format de lecture le festival du livre audio promet d’être riche et s’adresse aux professionnels comme au grand public. Plusieurs lieux de la belle ville alsacienne accueilleront diverses manifestations afin de promouvoir le livre audio, de mieux les connaitre et d’écouter des livres. Il y aura notamment, un casting de lecture à voix haute devant un jury de professionnels (avec notamment Esther Leneman, journaliste et productrice radio, Thomas Pineau, fondateur d’Audio Picture, Marie-Françoise Coelho, comédienne et membre de La Plume de Paon…).

Plaisir culturel et des papilles oblige, au menu également, un Dîner littéraire « Des mots et des mets » mêlera lecture et gourmandises.

Les lycéens sont attendus nombreux pendant les festival du livre audio. Après 6 mois d’écoute de livres audio, d’activités autour de la lecture orale, les lycéens éliront leur lauréat lors d’une journée de rencontres, riche en échanges, avec les auteurs, les comédiens et les éditeurs, et se livreront à des exercices de lecture à voix haute, dirigés par Françoise Lervy.

Les professionnels du livre sont également invités à s’inscrire pour assister à différentes rencontres sur les thèmes de la place du livre audio dans le monde du livre ou encore participer à une formation sur ce support de lecture. Pour consulter le programme c’est ici.

Source: Idboox

10 mai 2018

Sceaux : des bacs pour les fleurs, les tomates et les livres

Sceaux Bac fleurs livres

A Sceaux (Hauts-de-Seine), il existe désormais des endroits auprès desquels on peut faire des cultures et se cultiver. Depuis une semaine, deux bacs Cultur3 sont installés sur la commune. Le principe se rapproche des potagers partagés mais va plus loin. La structure de bois ressemble à une bibliothèque basse. Des étagères permettent d’y installer des rangées de livres, et, à sa surface, un espace creux, remplit de terre accueille fleurs et aromates. Enfin chacune de ses façades peut devenir le support d’exposition d’une œuvre.

« L’objectif était de créer un bac qui appartienne aux habitants, dans lequel ils puissent cultiver des fleurs, mais aussi des légumes et des fruits, et qu’il y ait également une dimension culturelle et artistique », indique Florence Presson, maire adjointe à la transition énergétique et à l’économie circulaire. 

Les habitants intéressés par le projet se sont signalés auprès de la ville et ont pu présenter leur candidature d’adoption. Actuellement seulement deux bacs ont été installés. Leurs adoptants se sont engagés à les entretenir, à faire en sorte que l’espace de partage de livres ne soit jamais vide etc. Une vraie responsabilité qu’a endossée sans hésiter Cécile Flambard. Cette professeur de SVT est responsable du bac qui se trouve à l’angle de la rue Lacanal et du boulevard Colbert. Samedi dernier, pour étrenner la structure, elle a envoyé un mail à tous ses voisins, et pas moins d’une quarantaine de personnes a répondu à l’appel. « Pour l’inaugurer nous avions prévu quatre petites fleurs du jardin de mon voisin, annonce Cécile Flambard. Et dans les jours qui ont suivi les gens y ont planté des fleurs, une plante grasse et aussi deux plants de tomates. »

Une expérience qui prend déjà la forme d’une réussite. « Les gens se l’approprient, la terre est toujours arrosée, il n’y a pas de mégots ou de déchets dedans, et les livres circulent beaucoup », se réjouit la responsable du bac. Deux nouveaux bacs doivent être installés dans la ville avant la mi-juin. Les riverains peuvent également aller voir celui qui a pris ses quartiers au château de l’Amiral, transformé en lieu associatif par l’association La Belle Friche.

Source: Le Parisien

 

8 mai 2018

Ouverture le dimanche de cinq bibliothèques universitaires en 2019 à Paris

Ouverture BU Paris

Cinq bibliothèques universitaires (BU) ouvertes au moins dix dimanches par an d’ici à 2019 à Paris : c’est la promesse des ministères de la culture et de l’enseignement supérieur, qui ont lancé le 4 mai un appel à projet en ce sens.  Dans un rapport remis en février, l’académicien et écrivain Erik Orsenna avait préconisé une ouverture dominicale rapide de trois BU à Paris. Les 550 000 étudiants (dont près de 200 000 résident dans la capitale) n’ont accès, le dimanche, qu’à un site, celui de Cochin, ouvert à seulement certains étudiants de l’université Paris-Descartes. 

La France compte une moyenne d’ouverture hebdomadaire des BU de 61 heures, « bien en deçà de nos partenaires européens, qui se situent autour de 65 heures », et « moins de quinze BU sont ouvertes le dimanche sur le territoire pour 2,5 millions d’étudiants », soulignait Erik Orsenna dans son rapport.

Avec le plan NoctamBU + dimanche à Paris, les ministres Françoise Nyssen et Frédérique Vidal veulent accompagner des bibliothèques universitaires parisiennes de plus de 400 places dans leur projet d’ouverture au moins dix dimanches dans l’année, prioritairement pendant les périodes de révisions. L’objectif est d’atteindre « 2 000 à 3 000 places de travail le dimanche » à l’horizon 2019, indiquent les ministères de la culture et de l’enseignement supérieur, dans un communiqué commun. Un montant total de 1,6 million d’euros, destiné à couvrir la totalité des dépenses (frais de personnel, de fonctionnement ou encore d’aménagement des locaux) sera alloué à cinq bibliothèques entre 2018 et 2022. Le nom des BU retenues sera annoncé en juillet.

Source: Le Monde

7 mai 2018

Nord, vous pouvez maintenant déposer vos livres chez Bio Bon Gourmand !

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Vous ne savez pas quoi faire de vos livres ? Il est désormais possible dans des bornes installées dans des magasins Bio Bon Gourmand (BBG) du Nord, à Marquette-lez-Lille, Capinghem et Petite-Forêt. En effet, en partenariat avec la Bouquinerie du Sart, les magasins bios BBG collectent les livres d’occasion et adhèrent ainsi à un projet à vocation sociale et solidaire. En remettant les ouvrages neufs ou d’occasion à la Bouquinerie de Villeneuve d’Ascq, BBG s’inscrit en effet dans une démarche permettant à des personnes sans hébergement de retrouver un emploi et un toit.

Plusieurs types d’ouvrages peuvent être déposés dans les bornes : livres de poche, bandes dessinées, livres pour enfants, etc. La Bouquinerie du Sart trie les ouvrages collectés, les recycle, alimente les bibliothèques associatives ou les revend sur internet. La structure organise également des braderies durant lesquelles les livres, DVD, disques vinyles et jeux vidéo s’achètent 1 euro pièce.

Source: Actu.fr

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5 mai 2018

Baisse du nombre de lecteurs au Canada

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Formats

Le nombre de lecteurs au Canada s'érode d'année en année. En effet, 81% de Canadiens ont lu un livre en 2017, alors qu'ils étaient 88% en 2013, révèle une étude réalisée par BookNet Canada, un organisme à but non lucratif de recherche et de promotion du livre, auprès de 750 Canadiens. Si cette baisse est réelle, elle n'est pas pour autant jugée "trop dramatique", estime BookNet Canada. Dépassée par des activités comme "passer du temps avec sa famille", "regarder la télévision" et "surfer sur Internet", la lecture figure en quatrième position dans la liste des loisirs préférés des Canadiens, devant le cinéma. Si le nombre de lecteurs canadiens s'érode lentement, la grande majorité d'entre eux estiment lire autant (47,6%) voire plus (33,5%) d'ouvrages que l'année précédente. Le papier continue de séduire 92% des lecteurs, loin devant les ebooks (52%) et les livres audio (28%).
 En matière de livres numériques, l'étude pointe toutefois un certain engouement pour la lecture sur smartphone, encouragée par l'essor d'applications comme Google Books, iBooks ou celles d'Amazon Kindle et Kobo. En deux ans, ce support a enregistré une popularité en hausse de 10 points et séduit désormais 23% des Canadiens. Le smartphone fait désormais concurrence aux liseuses – qui attirent 25% des lecteurs – sans toutefois déstabiliser les tablettes qui remportent les faveurs de 35% des amateurs de ebooks.
 
En terme de prescription, le bouche-à-oreille reste le meilleur moyen de découvrir de nouveaux ouvrages pour 46% des Canadiens. Les lecteurs découvrent aussi leurs futures lectures en librairies (36%), et sur les réseaux sociaux et les sites de vente en ligne (31% pour les deux). Absente de l'étude de 2017, la prescription via les newsletters séduit 11% des sondés.

Source: Livres Hebdo

4 mai 2018

Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an

Nobel littérature

Quand ils sont sortis de leur réunion hebdomadaire, jeudi soir, bras dessus, bras dessous, dans les rues du quartier de la vieille ville à Stockholm, les académiciens affichaient des mines réjouies. Les Suédois en ont donc conclu que le prix Nobel de littérature 2018, dont le sort était à l’ordre du jour de la rencontre, était sauvé. D’où la stupeur, vendredi matin, quand le communiqué de presse est tombé à 9 heures, annonçant que la récompense ne serait pas décernée cette année, mais reporté à l’année prochaine, et attribué en même temps que le prix 2019. Les académiciens expliquent leur décision par la « crise de confiance » traversée par l’institution et leur insuffisance numéraire. Depuis les démissions en série et l’éviction de la secrétaire perpétuelle, Sara Danius, les sages ne sont plus que dix sur dix-huit. Ils évoquent aussi le travail de reconstruction à mener, après ces mois de troubles – un « travail sur le long terme et en profondeur », souligne Anders Olsson, secrétaire perpétuel par intérim.

Ce n’est pas la première fois que le prix Nobel de littérature n’est pas décerné. Depuis 1901, il a été annulé à sept reprises : en 1914, 1918, 1935 et pendant la seconde guerre mondiale. Il a également été reporté cinq fois.

Mais le contexte est bien différent cette année, puisque c’est la légitimité même de l’académie suédoise qui est en cause et sa gestion d’une crise historique, qui a débuté en novembre 2017, en plein mouvement #metoo. Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles. Un Français, Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur d’un lieu d’expositions culturelles dans la capitale du royaume. Un audit, mené par un cabinet d’avocats, a depuis révélé que l’académie lui versait de généreuses subventions. Le parquet financier a ouvert une enquête.

La décision d’annuler l’attribution du prix Nobel de littérature semble donc logique. D’abord, parce que le travail de préparation, mené au sein du comité Nobel, formé d’un petit groupe d’académiciens, aurait déjà dû être bien avancé, pour un prix traditionnellement décerné fin octobre. Ce n’était pas le cas, alors que plusieurs des membres du comité Nobel ont quitté leur fauteuil. Maintenir la récompense présentait aussi des risques. Rien ne garantissait que le lauréat potentiel se déplace à Stockholm, pour venir y recevoir son prix des mains d’une institution à la réputation entachée. Il aurait même pu le refuser. Après l’esclandre causé par le chanteur Bob Dylan, lauréat 2016, aux abonnés absents lors de la cérémonie des Nobels, les académiciens ne pouvaient prendre ce risque.

Source: Le Monde

3 mai 2018

325 librairies françaises offrent des comics

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Le Free Comics Book Day (FCBD), qui se tient chaque premier samedi de mai dans les librairies américaines, se déroulera samedi 5 mai dans 325 librairies en France. Ce jour-là, les librairies participantes offrent gratuitement des comics édités spécialement pour l’occasion et peuvent aussi proposer d’autres événements comme des séances de dédicaces ou des offres spéciales (concours, tombolas, cadeaux…). Neuf éditeurs français prennent part cette année à la manifestation en diffusant des histoires inédites publiées uniquement pour la manifestation ou des chapitres en avant-première. Akileos propose une histoire inédite autour de l’univers du thriller d’Aurélien Rosset, EmpriseBliss Comics a préparé un flipbook sur Valiant et des histoires courtes introduisant les prochaines séries de cet univers. Casterman lance son label "Paperback" et publie un extrait d’un album d’anticipation Magnus, à paraître en septembre. La librairie Comics Zone réalise un sketchbook sur le thème Super-héros & steampunk. Delcourt Comics présente deux fascicules: un premier réunissant un extrait de Walking Dead Origins, une preview de la série Green Valley et quelques pages inédites de Redneck ;  un second offrant un titre jeunesse dans l'univers de Star wars. Glénat Comics propose un titre de 48 pages avec le premier épisode de Winnebago Graveyard et un épisode inédit de la série RiverdaleHi Comics(anciennement Milady Graphic) fête l'arrivée des Tortues ninja à son catalogue avec Teenage Mutant Ninja Turtles. Snorgleux Comics prévoit sur 80 pages deux histoires courtes et complètes tirées de deux de leurs séries ainsi que des previews. Enfin, Urban comics livre en avant-première Batman: White Knight. 

Plusieurs libraires en France proposeront d'ailleurs aussi des fascicules en VO conçus pour le FCBD américain. En effet, le FCBD a commencé aux Etats-Unis en 2002. En 2011, Kader Chaibi, qui vient d'ouvrir à Lyon la librairie Comics Zone, importe le concept. En 2014, il donne une impulsion nationale à l'opération avec l’association BDCineGoodies.

Source: Livres Hebdo

2 mai 2018

Lancement de box contenant des livres jeunesse par Amazon

Amazon Prime Box

Amazon revient à ses racines de libraire pour son dernier programme Prime. Le détaillant en ligne a présenté mardi Prime Book Box , un service d'abonnement qui propose des boîtes de livres à couverture rigide pour les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans. Les clients peuvent choisir de recevoir les boîtes tous les un, deux ou trois mois. Chaque livraison coûte 23 $, ce qui, selon Amazon.  A l'interieur de chaque  Prime Book Box, il y a quatre livres  à couverture cartonnée pour les enfants  jusqu'a 2 ans et  deux livres à couverture rigide dans les trois autres groupes d'âge: 3 à 5, 6 à 8 et 9 à 12.

Le service réservé aux États-Unis est uniquement disponible sur invitation uniquement pour les membres principaux, une restriction généralement définie par Amazon pour certains programmes qu'il souhaite tester auprès du public.

Source:  cnet

30 avril 2018

Différence des prix de vente entre un livre écrit par une femme et un homme

journal

Bibliophiles à petit budget, tournez-vous vers les femmes: en moyenne, un livre signé par une femme se vend jusqu'à 45% moins cher qu'un autre, signé par un homme. Si le prix des livres ne reflète guère le salaire de ceux et celles qui les écrivent, il demeure symptomatique de la discrimination et de l'inégalité entre les sexes à l'œuvre dans la société comme dans l'industrie du livre. Menant une étude comparative des milieux de l'édition indépendante et traditionnelle, la chercheuse Dana B. Weinberg et le chercheur Adam Kapelner ont pris pour échantillon près de deux millions de livres publiés en Amérique du Nord entre 2002 et 2012, répertoriés dans la base de données de Books in Print, afin d'«examiner les mécanismes derrière la dévaluation systématique du travail des femmes par rapport à celui des hommes».  Celle-ci s'exprime à trois niveaux dans l'industrie du livre: dans la sélection des signatures selon les genres littéraires, dans la différence de prix des livres selon leur genre, considéré comme féminin ou non, et dans la différence de prix des livres de même genre et même format selon le sexe de la personne qui les signe, homme ou femme.

«Par le passé, les éditeurs et les contrôleurs associés déterminaient la valeur culturelle d'un livre donné, fixaient le prix et décidaient de ce qui serait ou non publié. Maintenant, n'importe qui peut publier et commercialiser un livre. Dans l'édition indépendante, les auteurs choisissent eux-mêmes les classifications de genre de leurs livres, combien investir dans la production et la distribution, et quels prix fixer, bien qu'il y ait une influence de la part des plateformes», expliquent les auteurs.

Soulignant la «démocratisation de l'industrie du livre» qu'ont apporté les éditions indépendantes, ils relèvent pourtant que ces dernières reproduisent, quoiqu'à bien moindre échelle, les schémas de discrimination genrée présents dans l'édition traditionnelle. Contre une différence de prix de 45% entre les livres signés d'un nom d'auteur ou d'auteure dans les éditions traditionnelles, les éditions indépendantes en produisent une de «seulement» 7%. Des plateformes comme Kindle Direct Publishig, Barnes and Noble et Kobo ont ouvert de nouveaux horizons et marchés d'autopublication pour les auteurs. Or cette possibilité de mise en relation plus directe avec la clientèle demeure médiatisée par ces plateformes, qui ne garantissent pas quant à elle la protection des maisons d'édition:

«Dans la mesure où les préférences du marché, plutôt que les préférences des entreprises, alimentent les mécanismes de discrimination dans l'économie traditionnelle, les disparités entre les sexes dans l'économie traditionnelle se reproduiront dans la gig economy [“économie de concert“] alors que les travailleurs sont plus directement confrontés au marché.»

L'étude avance alors un effet de balance entre les préférences discriminatoires qui ont cours sur le marché, et le fait que les écrivains indépendants fixent eux-mêmes le prix de leurs œuvres. Pour autant, dans ce cas, les revenus mêmes touchés par les auteurs conservent un écart homme/femme de 9% dans les éditions traditionnelles, et de 4% dans les éditions indépendantes.

Source: State.fr

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