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24 février 2024

Librairies en Occitanie en 2023

264. C'est le nombre de librairies que compte l'Occitanie. Auxquels il faut ajouter 265 maisons de la presse et 46 grandes surfaces spécialisées (type FNAC ou Cultura). Pour mettre le chiffre en perspective, l'étude commanditée par Occitanie Livre & Lecture, bras armé de la Région Occitanie sur la filière, rappelle que le Syndicat national de la librairie dénombre 3.500 librairies indépendantes en France. Pour savoir où en est le secteur de l'économie du livre, Occitanie Livre & Lecture a en effet initié deux études, sur le secteur de l'édition et sur celui de la librairie indépendante (réalisées en 2023 sur les données de septembre 2022 à juin 2023, respectivement par le réseau de consultants Axiales et l'organisme Book Conseil). Elles révèlent un poids de l'économie du livre en légère augmentation pour les librairies. Alors que la région est composée à 90% de territoires ruraux, ces derniers accueillent 35% des 264 librairies, dont 50% dans les seuls départements de Haute-Garonne, Hérault et Gard (avec respectivement 55, 42 et 32 librairies). Toutefois, c'est dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Tarn que la proportion de librairies par habitant est la plus importante (16, 15 et 26 librairies). Un ratio qui est d'une librairie pour 22.630 habitants pour l'ensemble de l'Occitanie.

« Ces chiffres ne sont pas surprenants : un gros pourcentage sur les métropoles et des niches sur les territoires ruraux qui fonctionnent bien car les librairies sont des références culturelles sur des zones où il y a peu d'offre, commente Jérôme Sion, vice-président de Occitanie Livre & Lecture. Notre cheval de bataille, c'est le développement en milieu rural. L'un des modèles est celui de la librairie de Saint-Gaudens (Haute-Garonne, ndlr) qui est devenue un lieu phare de la culture sur le territoire. Ou celle de Sarrant (Gers, ndlr) qui fait de la restauration. Une petite librairie s'est montée dans le cœur de Perpignan autour du polar, et une autre vient de se créer à Auvillar (Tarn-et-Garonne, ndlr). »

45% des librairies sont généralistes, et 25% spécialisées. Les rapporteurs de l'étude affirment que « dans l'ensemble, les librairies sont solvables », avec notamment une petite performance régionale : un taux de retour moyen déclaré de 13,7% quand il est de 20 à 22% ailleurs en France. Deux librairies totalisent à elles seules 48% du chiffre d'affaires cumulé : si l'étude ne donne pas de nom, Occitanie Livre et Lecture confirme qu'il s'agit bien (logiquement) des libraires montpelliéraine et toulousaine Sauramps et Ombres blanches. Le livre pèse pour 88% du chiffre d'affaires total des librairies régionales, et les établissements occitans ont enregistré une hausse générale de leur chiffre d'affaires de l'ordre de 12,4% entre 2021 et 2022. Un chiffre qui recouvre des disparités économiques, notamment une fragilité des librairies réalisant entre un et deux millions d'euros de chiffre d'affaires, dont la rentabilité est mise à mal par des loyers, des masses salariales et des stocks importants, avec des marges commerciales en baisse. Côté emploi, la filière occitane affiche 237 équivalents temps plein, dont 66% de femmes et 84% de CDI, l'étude précisant qu' « un salarié travaille en moyenne 36,7 heures par semaine pour 1.851 euros brut ».

En termes d'aides publiques, les librairies d'Occitanie ont reçu 1,8 million d'euros de subventions cumulées en trois ans (dont la moitié de la Région) pour 647 projets accompagnés au bénéfice de librairies généralistes pour 79% du total des aides. Enfin, 53% des librairies régionales déclarent disposer d'un site internet et 73% d'un site marchand. En 2023, parmi les répondants de l'enquête, seuls 33 ont précisé utiliser une plateforme collaborative, la plus citée étant Placedeslibraires.fr...

Selon l'enquête, les libraires placent en haut du podium des questions de formation, la gestion des stocks, à égalité avec la communication. Viennent ensuite l'animation de rencontres littéraires puis la gestion-comptabilité. Parmi les principaux enjeux de la librairie évoqués, on trouve l'ancrage dans les territoires et donc leur desserte et l'attractivité des points de vente, mais aussi la fidélisation de la clientèle. L'éditrice gardoise du Diable Vauvert, Marion Mazauric, se réjouit néanmoins de constater que « 40% des commandes en librairies sont liées à la volonté de consommer localement, ce qui signe une certaine fidélité des lecteurs ».

En 2021, 22 librairies avaient été créées ou reprises dans la région, et Adeline Barré, responsable du secteur Librairie au pôle Economie du livre de Occitanie Livre & Lecture, fait observer que « ces dernières années, il y a eu moins de fermetures que de créations de librairies, donc pas de crise des vocations ! ». Ce qui fait dire à Marion Mazauric que « l'étude confirme ce qu'on savait : les libraires sont des acteurs du lien social et après le Covid, on a observé un retour de dynamique dans la création de librairies ».

Les libraires affichent une vision « majoritairement positive » de l'avenir, indique l'étude, précisant que « les nombreuses ouvertures observées depuis deux ans en inquiètent certains mais en rassurent d'autres qui y voient une des forces de ce métier dans une nouvelle irrigation du territoire et dans un renouveau de la profession ».

A Montpellier, le groupe de librairies Sauramps est orphelin de direction générale depuis le début du mois de février : Florence de Mornac, qui avait pris le poste en avril 2023, a choisi de partir, « pour raisons personnelles », affirme à La Tribune Jean-François Sportes. Le directeur général du groupe Hugar (holding de l'architecte François Fontès, qui compte notamment l'entreprise Amétis, spécialisée dans le développement de logements locatifs sociaux et acquéreur du groupe de librairies  en 2017) assure l'intérim en attendant l'arrivée du nouveau directeur général, un professionnel de la librairie, « identifié Sauramps dont la date d'arrivée n'est pas arrêtée ».

Le groupe, qui emploie aujourd'hui 65 ETP, compte cinq librairies à Montpellier (le vaisseau-amiral place de la Comédie, le centre commercial d'Odysseum, le Musée Fabre et l'université Paul Valéry) et Alès (Gard). François Fontès évoque « un bilan d'exploitation correct ».

« Le bilan 2023 n'est pas encore clôturé mais en 2022, Sauramps a réalisé un chiffre d'affaires de 16,5 millions d'euros, avec un résultat d'exploitation à l'équilibre, confirme Jean-François Sportes. 2022 comme 2023 sont des années de transition en raison de la fermeture du magasin d'Odysseum (en janvier 2023 en raison d'un loyer trop élevé, NDLR). Ce qui va avoir un impact sur le chiffre d'affaires en 2023, mais le pop-up de 130 m2 a bien fonctionné, avec un chiffre d'affaires de 500.000 euros en dix mois et de faibles charges d'exploitation. On atterrira au-dessus des 10 millions d'euros. »

La librairie d'Odysseum rouvrira « au plus tard le 16 août 2024 » (avec quelques mois de retard, donc) à l'emplacement de l'ancien Zara, sur 1.400 m2. François Fontès annonce, en marge des rayons livres, « beaucoup d'objets connectés, des arts graphiques et une offre jeunesse », Jean-François Sportes précisant l'ajout d'un corner événementiel « pour tisser du lien avec les industries culturelles et créatives de la région ». Dans un contexte tendu pour bon nombre de commerces, « la filière librairie a marqué le pas en 2022 et 2023, après une bonne année 2021 post-Covid, mais les boutiques du groupe autres qu'Odysseum, dont celle d'Alès qui réalise un chiffre d'affaires de 1,5 à 2 millions d'euros, permettent de résister à l'érosion du chiffre », assure Jean-François Sportes.

Source  : La Tribune  Occitanie Montpellier 

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3 février 2024

Retrait de la vente d'un ouvrage de Planeta pour avoir créé sa couverture avec l'intelligence artificielle

Couverture IA

Une nouvelle controverse liée à l’utilisation de programmes d’intelligence artificielle (IA) pour créer des images secoue aujourd’hui le monde de l’illustration et, accessoirement, également le secteur de l’édition. Cette fois en couverture de l'édition espagnole du roman historique Jeanne d'Arc, de Katherine J. Chen, publié par Destino, le label du groupe Planeta. Plusieurs librairies ont décidé de retirer le livre de leurs rayons et de le rendre à l'éditeur après mercredi dernier l'illustrateur David López , qui a travaillé pour Marvel et DC en tant que dessinateur de bande dessinée pour les séries Captain Marvel et Catwoman , publiées sur le réseau social X. (anciennement Twitter) un message en huit points censé démontrer que la couverture a été conçue par une IA. Il a pointé, par exemple, un perfectionnisme extrême et des incohérences anatomiques. Contacté par ce journal, Planeta assure que la couverture « a été réalisée par une équipe de designers utilisant des programmes de conception courants qui contiennent depuis longtemps des utilitaires d'IA ».

« Il y a beaucoup de preuves. Toutes les images réalisées par l'IA se ressemblent beaucoup, avec un dessin photoréaliste avec des personnes indescriptibles qui répondent à des canons stricts de beauté : petits nez, pommettes saillantes, cous incroyablement longs et les yeux proviennent de deux personnes différentes. De plus, l'IA a beaucoup de problèmes pour dessiner les parties où les cheveux interagissent avec les oreilles. Le visage a une finition très parfaite, mais l'arrière-plan est flou et il n'y a aucune trace de coup de pinceau", explique David López à ce journal. "Cela semble injuste et pernicieux pour les artistes qui sont déjà écrasés, nous n'allons pas l'accepter", a déclaré Alberto Haj-Saleh, libraire de Casa Tomada, l'un de ceux qui ont rejoint la cause avec La Llama Store, Nuevo Nueve, LES Editorial, Fandogamia ou La Imprenta, entre autres.

Au-delà de l'appréciation esthétique de la couverture, ce que dénoncent les illustrateurs, c'est la décision de l'éditeur de se passer d'illustrateur pour la réaliser avec une machine . "Vous nuisez au travail de beaucoup de professionnels, vous les précarisez, vous les sous-estimez parce que vous préférez une solution qui n'a aucune cohérence par rapport au travail d'un professionnel", explique Carla Berrocal , une illustratrice qui invite les autres artistes à ne pas le faire. travailler avec le label jusqu'à ce qu'il ne s'engage pas à abandonner cette pratique.

"Que l'un des éditeurs avec le chiffre d'affaires le plus élevé décide de faire réaliser ses couvertures par une IA n'est pas éthique", ajoute Berrocal. López ajoute à ce sujet : « Je peux comprendre qu'une personne s'auto-édite pour le publier sur Amazon, je comprends dans une certaine mesure qu'elle utilise cette méthode, mais un éditeur comme celui-ci, avec un lancement puissant, pourquoi faites-vous que?"

La rédaction de Planeta assure cependant que son département art et design est composé de plus de 30 professionnels : « Derrière toutes nos couvertures il y a et il y aura toujours une équipe humaine de designers et de rédacteurs qui travaillent et supervisent les idées. , conception et réalisation des couvertures.”

L'autre gros problème pointé par les professionnels du secteur est que les images générées par l'IA sont nourries par le travail des illustrateurs . Grâce à un robot (algorithme utilisé pour analyser le code d'un site Web à la recherche d'informations), l'intelligence artificielle collecte toutes les informations publiées sur Internet, à partir des images qu'un illustrateur télécharge sur sa page pour se promouvoir auprès des produits du domaine public. « En plus de la précarité, nous avons un problème juridique, ces images n'ont pas de droit d'auteur. Beaucoup de gens vont devoir quitter la profession », déclare López. Berrocal, qui ajoute qu'il s'agit d'un « plagiat » car il n'a pas le consentement des auteurs et leur travail est copié pour obtenir un gain financier. 

Le dessinateur et animateur David Rubín , nominé quatre fois pour le prix Eisner, avance le même argument : « C'est une façon de s'entraider dans le secteur et de faire pression pour que cela n'arrive pas, ou qu'au moins il y ait un prix pour l'éditeur qui décide de retirer l'IA", a-t-il écrit sur son compte X , célébrant la décision des librairies de retirer le livre.

Quant aux libraires, ils précisent qu’ils ne sont pas contre l’IA et comprennent que c’est un outil comme l’était Photoshop en son temps . Leur principal problème, disent-ils, est l'utilisation non rémunérée du travail des artistes : « L'intelligence artificielle s'est nourrie du travail de milliers d'illustrateurs pour générer des pastiches imparfaits sans payer de droits d'auteur. Pourra-t-on détecter les livres écrits par ChatGPT ? Non, de la même manière que nous ne pourrions pas détecter un roman plagié... mais s'il devenait public qu'il a été plagié, nous le retirerions de notre magasin", déclare Kike García, de La Llama Store . L'édition de Destination de Jeanne d'Arc n'a pas l'auteur de la couverture en première page, comme le fait habituellement l'éditeur, dénonce Haj-Saleh : « C'est difficile d'identifier couverture par couverture, mais si les alarmes se déclenchent et que cela n’a pas d’auteur accrédité, nous ne garderons pas le livre.

Source : El Pais

16 janvier 2024

Nuit Harry Potter dans les librairies françaises et belges

Visuel

Du 1er au 4 février prochains, il y aura des lectures, des jeux-concours, des activités magiques, des animations dans des tonnes de librairies françaises, Luxembourgeoiseet belges.Voici qelques libbrairies  qui participent à cette évenement: le Furet du Nord, La Lison, les Quatre Chemins, The Wizard's Shop à Lille, Cultura Villeneuve-d'Ascq, Alfa BD à Nice, Cultura Nice,  la FNAC à Cagnes, la Librairie Arts et Livres à Grasse, à la librairie Ernster Cloche d'Or à Luxembourg etla librairie La Folie Douce (Sud, Délivrez-vous) àSambreville en Belgique ... Si vous vous connître les autres enseignes y participant en cliquant ici pour accéder à la carte.

La Nuit des Livres Harry Potter ne se contente pas d’organiser plein d’activités trop chouettes ! Comme il est désormais de coutume, l’évènement va permettre à d'heureux gagnants de remporter des billets pour un voyage à Londres et, bien sûr, visiter les studios Harry Potter !Une belle occasion de s’immerger dans l’univers de Poudlard, né de l’imagination de l’autrice J.K. Rowling. Recherche de passages secrets, dessin d’une carte de maraudeur, quiz, parcours dans un labyrinthe… Mais également un kit pour recréer le passage vers la voie 9 ¾ , un buffet et bien plus encore !

 Selon la Gazette du Sorcier, voici le déroulé du concours : "Gallimard Jeunesse fournira aux libraires en ayant fait la demande un quiz officiel pour organiser le Grand Tournoi de la Nuit des Livres Harry Potter. Celui-ci permettra, dans chaque librairie participante, de sélectionner 2 gagnants qui remporteront un exemplaire du livre « Une année de magie ». Ensuite, l’éditeur choisira 20 librairies sur base de leur dossier (décorations, animations, costumes des participants…). Les 2 gagnants du quiz dans ces librairies, ainsi que le ou la librairie, seront invités à Paris le 15 juin prochain pour participer à la Grande finale, qui consistera en un nouveau quiz de 28 questions. A l’issue de celui-ci, la meilleure équipe remportera, pour chacun de ses membres, un voyage à Londres pour deux personnes et deux entrées pour le Studio Tour Harry Potter."

24 décembre 2023

Sauvetage pour la librairie bordelaise Le Petit chaperon rouge

Libraire le petit chaperon rouge sauvetage

Comme dans un joli conte, la fin fait du bien. Au bout de l’avenue Thiers, certains ne donnaient pas cher de la peau du Petit chaperon rouge, cette librairie jeunesse et pour adultes à deux doigts de la banqueroute. Même Dominique Seguin, sa propriétaire, n’y croyait plus trop. On l’a quitté les yeux embués de tristesse, on la retrouve des trémolos dans la voix. Mais c’est désormais des larmes de joie ! La libraire, sensible, a connu l’ascenseur émotionnel en cette fin d’année : grâce à une campagne de financement participatif qui a dépassé les espérances (plus de 10 000 euros reçus sur les 5 000 escomptés), des chèques reçus en pagaille et la mobilisation de clients, son enseigne est sauvée.

En proie à de lourdes difficultés de trésorerie, la petite boutique née en 2007 repart de l’avant : « J’étais aplatie, me voilà de nouveau debout et prête à rebondir », livre Dominique Seguin. Comme dans tout sauvetage, il faut des héros. Et la libraire n’a de cesse de remercier la flopée de bonnes âmes venues à son secours. Il y a Juliette, dix ans, « toute timide », venue lui donner le billet de vingt euros qui était destiné à l’achat d’une poupée. Aimée, encore plus jeune, lui a offert ses livres publiés par sa maman éditrice. Une dame inconnue au bataillon lui a adressé un gros chèque quand, sur la plateforme de financement participatif, un anonyme lui a versé la somme de 1 500 euros.

« Il y a eu des années extrêmement compliquées, j’ai bien cru fermer chaque mois. Et là, on est venus me dire : Non, on ne veut pas que tu disparaisses », dit-elle, soulagée mais également gênée d’avoir « demandé de l’aide et tendu la main. » Désormais requinquée, Dominique Seguin souhaite multiplier les animations au sein de son établissement, recevoir des auteurs et communiquer davantage sur les réseaux sociaux. Au printemps, un réaménagement de la boutique est même envisagé avec l’aide des habitants du quartier. La mobilisation continue. La belle histoire aussi…

Source : Sud Ouest

21 décembre 2023

Lancement d'une collecte de fonds suite à un cambriolage par la librairie Kirkdale

Librairie Kirkdale cambriolé

La librairie Kirkdale, dans le sud-est de Londres, a lancé une collecte de fonds pour contribuer aux coûts de réparation de sa boutique, qui a été cambriolée dans la matinée du dimanche 17 décembre.  Une semaine avant Noël, alors que la ruée festive commençait dans les librairies du pays, des intrus ont essayé différentes manières de s'introduire dans le magasin, notamment en jetant une brique sur la porte. Après trois tentatives d'effraction, ils sont alors entrés en donnant des coups de pied dans la porte vitrée et ont pris l'argent dans la caisse de la librairie, qui venait de connaître la journée la plus chargée de l'année.

La collecte de fonds a un objectif de 3 000 £ et a déjà atteint 1252 £, donnés par 53 personnes.

"Nous avons reçu une pléthore de demandes formidables de personnes souhaitant soutenir le magasin en nous faisant un don d'argent pour couvrir les dépenses supplémentaires que nous pourrions engager en raison de l'effraction", ont déclaré les propriétaires sur la page Gofundme.

"Nous tenons à remercier tout le monde pour le soutien qu'ils nous ont apporté ces derniers jours, cela signifie beaucoup et nous fait tellement chaud au cœur, surtout à cette période de l'année", ont ajouté les organisateurs.

Source : The Bookseller

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19 décembre 2023

La plus grande librairie d'Europe dévastée par les crues

Librairie inondations

À Sablons, en Gironde, Le Village du livre, plus grande librairie d'Europe, spécialisée dans la livraison de livres anciens, a subi les crues de plein fouet. Une centaine de milliers de livres ont été détruits par la montée des eaux, rapporte France Bleu Gironde. L'immense librairie, qui s'étend sur un hectare, a vécu la plus grande inondation de son histoire. L'eau est parfois montée jusqu'à 80 cm. 

"C'est la première fois que l'on perd des livres dans une inondation", déplore Didier Rodriguez, gérant du Village, dont les bâtiments sont bordés par la rivière l'Isle. Les employés avaient pourtant mis en hauteur les ouvrages les plus proches du sol mais cela n'a pas été suffisant, une centaine de milliers de livres sont irrécupérables sur les huit millions de livres qui composent le stock de cette librairie. 

"Ils vont être jetés pour faire de la pâte à papier", explique Didier Rodriguez.

Pour le moment le montant des dégâts n'a pas encore été évalué. L'heure est à l'inventaire désormais.

 "Rien n'est informatisé de ce côté-là, on va devoir enlever les références une à une, à la main", se désole Andréa, employée dans la librairie. Un travail fastidieux qui va s'étaler sur plusieurs mois, selon les estimations du gérant.

Sournce : France Info 

2 octobre 2023

La plus ancienne librairie du Tchad menacée de fermeture

Fermeture Librairie Tchad

La librairie « La source », la plus ancienne du pays est sous le coup d’une fermeture. Elle est confrontée à plusieurs difficultés. Ses rayons sont vides, le personnel n’est pas payé depuis plusieurs mois. La direction cherche des solutions parmi lesquelles une  nouvelle opération « coup de cœur » dans les jours à venir pour tenter de la sauver.  Durant la permière de ces opérations le 29 septembre,  les librairesont  invité  des artistes, des slameurs, des porte-paroles d'écrivains et des intellectuels et ont fait appel à leur générosité ,  ainsi qu'à celle de donateurs potentiels et de la communauté dans son ensemble pour collecter les fonds nécessaires à la sauvegarde de la librairie", souligne Ngartara Ngaryengue

Quand elle a été créée en 1951, N'Djamena s’appelait encore Fort Lamy. La librairie comptait environ 30 000 ouvrages. Des grands classiques de la littérature française mais aussi et surtout des œuvres d’écrivains africains ainsi que des quotidiens et des hebdomadaires de 1951 à 2017. Elle a trois points de vente dont un à l’intérieur du pays. Mais aujourd’hui la librairie est au bord de la faillite, la plupart des salariés accusent déjà trois mois d’arriérés.  Marius Ngarta Ngaryengue le directeur.

« Nous avons presque perdu tous nos clients potentiels. C'est comme si les Tchadiens avaient cessé de lire. On a constaté une multiplication des revendeurs ambulants. Les appels d'offre sont de plus en plus restreints. Aujourd'hui, on n'est pas loin de la fermeture. Parce que cette souffrance-là, ne sont pas inhérentes à la librairie La source. »

Professeur de français, Sosthène Mbernodji est l’organisateur du festival littéraire « le souffle de l'harmattan ». Pour lui, si la Source devait mettre la clé sous la porte, cela aurait des conséquences pour l’ensemble du système éducatif tchadien. « Tous les intellectuels doivent se lever et, même, il faut envisager des solutions pérennes. Si rien ne se fait, cette fermeture va négativement jouer sur le système d'enseignement au Tchad. »

La librairie espère obtenir un appui du ministère de la Culture. Une collecte sera peut-être lancée dans les semaines qui viennent pour sauver la plus ancienne librairie du Tchad.

Source  RFI

11 septembre 2023

Ouverture de trois nouvelles librairies par Waterstones en octobre

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Waterstones ouvrira trois nouvelles librairies en octobre, à travers l'Angleterre, l'Irlande du Nord et l'Écosse. Les nouveaux magasins seront situés dans la rue haute de Harborne, un quartier du sud-ouest de Birmingham, ainsi que le centre commercial Rushmere à Craigavon, et le centre commercial Gyle à Édimbourg.

Waterstones a poursuivi son investissement dans de nouvelles librairies, annonçant qu'il ouvrira trois nouveaux magasins au début de août 2023 après ouverture 13 sites l'année dernière.Un magasin Waterstones à Blackburn a ouvert ses portes à l'intérieur d'un centre commercial en été, en remplacement d'un magasin W H Smith qui était situé là-bas. En juin, un autre magasin avait ouvert ses portes à Petersfield, qui, selon le détaillant, avait été "très attendu par les lecteurs locaux et la communauté".

Source : The Bookseller

10 septembre 2023

Des livres à prix cassés dans une librairie éphémère à Labège

Recylivres ouverture Toulouse

Romans, essais, vie pratique mais aussi beaux livres et ouvrages jeunesse seront sur les étagères d’une librairie particulière qui va ouvrir près de Toulouse. L’enseigne est très connue puisque c’est Recyclivre, le premier vendeur français de livres d’occasion sur internet, qui va ouvrir sa librairie d’occasion éphémère au centre commercial Labège 2 (700 La Pyrénéenne à Labège). Située à l’entrée 3 du Centre commercial Labège 2  en face de Blue Box, cette dernière proposera des centaines de livres dès 2€.  Il sera également possible de donner ses livres sur place, et même de les vendre en échange de bons d’achat valable dans la librairie. Vous pourez vous rendre  dans ce magasin  de 9h30 à 20h  toute la semaine y compris le samedi. Il sera ouvert  du 16 septembre  au  14 octobre, 

Créé en 2008, Recyclivre collecte, vend et rachète des livres d’occasion. Devenu aujourd’hui premier vendeur français de livres d’occasion sur internet avec 8 millions de livres vendus.  L’antenne toulousaine de l’entreprise a ouvert ses portes en 2017.  Aujourd’hui située à Launaguet, l’équipe collecte plus de 125 000 livres d’occasion chaque année sur Toulouse et son agglomération grâce à ses partenaires présents dans toute l’Occitanie.

Source :  actu. fr

3 août 2023

Une librairie dans une gare près de Nantes

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Dans les anciens locaux de la gare de Rezé Pont-Rousseau, près de Nantes, les voyageurs traversent le pas de la porte bleue. À l’intérieur, pas de panneaux pour afficher les horaires des trains mais une myriade de livres.  Depuis le 5 juillet 2023, Carole Dolcini et Nolwenn Gandon tiennent La petite gare, la nouvelle librairie indépendante installée à Rezé. Une aventure débutée il y a deux ans.

« Nous avons répondu à un appel à projets de la SNCF gares & connexions qui cherche à réhabiliter les petits locaux des gares », explique Nolwenn Gandon.

Si le ciel bleu ne prédomine pas en ce début de mois d’août, la couleur azur est au rendez-vous dans la librairie. Après une remise en norme et des travaux dans la gare, le bleu décore, du sol au plafond, les lieux.

Nolwenn et Carole ne se connaissaient pas avant La petite gare. Nolwenn Gandon, libraire depuis une dizaine d’années, a adhéré au projet notamment car elle voulait « gérer sa propre librairie ».

« J’ai rejoint le projet quelques mois après Nolwenn, moi j’ai fait une reconversion et je suis une habitante du quartier », explique Carole Dolcini. 

Des centaines de livres occupent les 60m2 de la librairie, la première indépendante à Rezé. « On se définit comme une librairie généraliste avec une sélection complémentaire », détaille Nolwenn Gandon. De plus, la librairie a deux marraines : Blandine Rinkel, autrice originaire de Rezé et Aurore Petit, illustratrice nantaise. 

Malgré la météo, quelques personnes bravent la pluie pour dénicher leurs lectures d’été. Famille, grands-parents, étudiants, les profils varient. « Quand on discute avec les habitants, ils sont heureux d’avoir une librairie à Rezé », narre Nolwenn. Nantais et habitants du sud Loire n’hésitent pas à jeter un coup d’œil. 

Installée près du terminus de la ligne 2 de tramway et de l’hôpital privé Le Confluent, La petite gare est un lieu de passage, de rencontres pour les deux libraires. « Ils viennent flâner et on ne reçoit que des compliments depuis l’ouverture », sourit Carole.

Si le rez-de-chaussée de la gare accueille la librairie, l’étage sera occupé dès le mois de septembre par un espace de travail partagé pour des métiers culturels. Pour la rentrée, les deux femmes avouent avoir « pleins de projets en tête » avec notamment des rencontres d’auteurs ou des conférences.

Les deux libraires sont satisfaites du chemin parcouru depuis le début de l’aventure. « On est épuisé mais très contentes », rigole Nolwenn. Une joie partagée par les habitants de plus en plus nombreux à venir à la librairie. Oui, La petite gare a remis la librairie au centre de la ville. 

Source : Actu Nantes

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