Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
librairie
30 juillet 2023

Mise en avant des livres censurés par un libraire

Livres censuré Carcassonne

La librairie Mots et Compagnie à Carcassonne met en avant depuis plusieurs jours des livres censurés à travers l'histoire. De quoi en étonner plus d'un.  Saviez-vous que Harry Potter était censuré au Canada en 1997 pour avoir évoqué la sorcellerie ? Même sort pour Le Seigneur des anneaux au Mexique en 2001 par un groupe extrémiste jugeant l'œuvre satanique, ou encore Alice au pays des merveilles en Chine en 1931 pour avoir fait parler des animaux. Mais il y a aussi Madame Bovary de Flaubert, Les Fleurs du Mal de Baudelaire ou encore le Journal d'Anne Franck...

Une trentaine de livres anciennement censurés en France et dans le monde sont mis en avant dans un coin de la librairie Mots et Compagnie, à Carcassonne. Une idée du gérant, Mehdi Bouzoubaa, suite au récent arrêté du ministre de l'intérieur Gérald Darmanin, concernant le livre "Bien trop petit" de la collection L'Ardeur et écrit par Manu Causse, destiné au 15-25 ans mais désormais interdit aux mineurs pour "publication à caractère pornographique".

Mehdi y revient : "Pourtant, ce livre est en opposition avec tout ce qu'il se passe en ligne, c'est une réponse littéraire et éducative. J'ai donc eu cette idée de présenter ces livres, ça me permet de davantage échanger avec les clients"

Source: L'Indépendant

Publicité
5 juillet 2023

Après Hachette, rachat par Vivendi d’une librairie parisienne

2016-03-15

Le groupe Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré, a indiqué mardi 4 juillet être entré en "négociations exclusives" avec la société ESF, en vue du rachat de la librairie indépendante parisienne l'Écume des pages, confirmant une information du journal Le Monde. "Cette acquisition est, pour l'instant, soumise à plusieurs conditions suspensives telles que la réalisation d'audits et la consultation des salariés", a précisé le géant français des médias à l'AFP. "Elle s'inscrit dans la politique du groupe Vivendi, qui a investi, de longue date, dans le développement de lieux de culture emblématiques, comme l'Olympia et le Théâtre de l'Œuvre", a-t-il poursuivi.

Située en plein cœur de Paris, dans le VIe arrondissement, L'Écume des pages est une librairie indépendante, détenue à 100% par la société L'Expansion scientifique française. Contactée par l'AFP, la librairie n'avait pas réagi mardi après-midi.

Selon le journal du soir, Vivendi serait prêt à débourser 4,5 millions d'euros. Une information à laquelle le groupe, futur propriétaire de Hachette Livre, n'a pas souhaité réagir. Vivendi a récemment mis la main, via Lagardère, sur les médias Europe 1, le JDD, et Paris Match. Plus tôt dans la journée, il a annoncé des négociations exclusives entre son groupe de magazines Prisma Media et le groupe Figaro pour la cession du titre de presse people Gala. Une opération réalisée sous la contrainte de Bruxelles. Il doit également finaliser la cession du groupe d'édition Editis au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, selon un accord présenté mi-juin (pour plus d'informations, lisez l’article suivant en cliquant ici).

Source : France Info Culture 

24 juin 2023

A Versailles, une «décision mortelle» pour une adresse qui vend des livres depuis 1893

W7FSTOGX4FATLPFZHAMWNKGDBU

Une « décision mortelle » qui « met en péril l’avenir de la librairie ». En ce début d’été, Antoine Michon ne s’attendait pas à devoir livrer bataille pour pouvoir continuer son activité. Le 30 septembre prochain, le bail commercial de la Librairie Antoine, à Versailles (Yvelines), va arriver à échéance.

Le propriétaire des murs a bien envoyé – sans avertissement et par lettre d’huissier – une proposition de renouvellement mais avec un nouveau loyer trois fois plus élevé que le précédent. Mis devant le fait accompli, le libraire doit maintenant se prononcer avant le 30 juin, dernier délai.

« Le triplement du loyer n’est pas possible en l’état, lâche Antoine Michon. Je ne peux pas diriger mon entreprise dans une aventure alors que j’ai des responsabilités. Il y a plein des possibilités et des alternatives, si seulement on pouvait déjà en discuter. »

Depuis plusieurs mois, ce dernier a bien essayé d’entrer en contact avec le propriétaire. Quatre demandes de rendez-vous ont même été envoyées, restées à ce jour sans réponse.

Pourtant, ce commerce n’est pas tout à fait comme les autres, Antoine Michon est l’héritier d’une activité qui perdure depuis bientôt 130 ans. Depuis la création de la toute première boutique de livres en 1893, pas moins de huit libraires ont occupé successivement le 16, rue du Général-Leclerc.

« Avant, c’était un commerce en perte de vitesse qui était menacée d’arrêt. Il fallait rebâtir un lien de confiance avec les habitants du quartier Saint-Louis. On a donc fait des travaux, augmenter le fond de 5 000 à 9 000 ouvrages en intégrant un espace jeunesse, organiser des événements avec le public et limité tout ce qui pouvait être variable pour gagner de petites marges supplémentaires », se réjouit Antoine Michon, qui a décidé de se passer de livreur.

Le chef d’entreprise se lève ainsi à 5 heures tous les jeudis pour sillonner la région et récupérer ses commandes de livres qui seront ensuite proposés à la vente. « On n’est que trois en Île-de-France à faire cela, tous les autres libraires ont des livreurs. »

Source : Le Parisien 

23 avril 2023

Ouverture d’une librairie spécialisée en autoédition dans la Creuse

téléchargement

Après Croâfunding, ouverte en novembre 2021 à Lille, l’autoédition gagne une deuxième librairie spécialisée en France : Le coin des indés, magasin de 24 m2 situé au 10, rue de l’hôtel de ville à Évaux-Les-Bains (Creuse), a accueilli ses premiers clients samedi 22 avril. Montée par Stéphanie Munch, elle-même autrice autoéditée aujourd’hui passée à l’écriture de scénarios, la librairie fonctionnera sur le principe du dépôt-vente.

Quelque 63 auteurs autoédités ont d’ores et déjà été sélectionnés par la fondatrice, qui prévoit de rapidement doubler le nombre de titres mis en place. « Je reçois beaucoup de propositions de la part d’auteurs qui souhaitent présenter leurs ouvrages à la vente, confie l’intéressée à Livres HebdoJe ne m’interdis rien en termes de genre ou de style, ma seule exigence est la qualité des ouvrages qui seront retenus. Comme je suis seule dans la librairie et que je prends le temps de connaître chaque auteur et de lire son travail, il faut tenir compte d’un certain délai. »

Arrivée à Évaux-Les-Bains en février dernier, Stéphanie Munch pensait depuis longtemps à ouvrir un lieu dédié à l’autoédition. « Les auteurs autoédités ont souvent du mal à trouver leur place en librairie traditionnelle, poursuit-elle. Mon but est de contribuer à ouvrir les esprits et de montrer que l’autoédition se professionnalise. Un nombre croissant d’auteurs font appel à des illustrateurs et des correcteurs et sont en quête d’espaces pour les accueillir. » Le coin des indés organisera régulièrement des rencontres ; une première séance de dédicaces est annoncée pour le 26 avril avec l’autrice Meryma Haelströme.

Source : Livres Hebdo 

30 mars 2023

Inauguration d'une librairie par Les Arènes et l'Iconoclaste

Intérieur faits maison

La librairie « Faits maison » créée par Les Arènes, l'Iconoclaste et Collection Proche, -leur maison d'édition de poche-, ouvrira le 14 avril 2023. Les lecteurs trouveront en rayon uniquement les publications des éditeurs. La librairie s'installera au 24 rue Jacob dans le 6e arrondissement de Paris, « juste en face des bureaux de l'Iconoclaste et de Collection Proche », précise Constance Beccaria, directrice de la Collection Proche. Les portes seront ouvertes du mardi au samedi de 10h à 18h30.

Un an après le lancement de leur collection poche, les deux maisons sœurs, Les Arènes et l'Iconoclaste, ont fait le choix et « ont eu l'opportunité d'avoir un lieu pour inscrire leur ADN », explique Constance Beccaria. La librairie, très colorée, dispose de tables et entre 15 à 20 places assises « pour permettre aux clients de dévorer les livres sur place », poursuit-elle. Les ouvrages seront ordonnés grâce à une nomenclature basée « par émotions de lecture : s'évader, retourner en enfance, tomber amoureux... », développe la directrice. Cette dernière prévoit d'organiser tous les mois des événements autour des livres et des auteurs.

Source: Livres Hebdo

Publicité
14 janvier 2023

Augmentation de 4 à 8% en un an pour le prix des livres

Hausse prix livres

La rentrée littéraire du mois de janvier est placée sous le signe de l'inflation . Avec la hausse du prix du papier, les livres n'échappent pas à l'augmentation des prix. Il a augmenté de 85% depuis juillet 2021 selon le Syndicat national de l'édition. Du côté des librairies , cette hausse est gérée tant bien que mal. Si les éditeurs augmentent les prix, ils doivent dans le même temps écouler leurs derniers stocks de livres qui affichent sur leur couverture l'ancien prix. En conséquence, ce sont aux libraires d'avertir les clients et de réécrire le bon prix.

Dans sa librairie, Grégory accueille ses clients les mains occupées à coller des gommettes sur les prix de ses livres. "J'ai mis des gommettes là pour le cacher, parce que je n'ai pas d'étiquettes pour mettre le nouveau prix." Le libraire est bien obligé de faire ce travail supplémentaire, puisque les prix fixés par les éditeurs ne sont pas toujours actualisés sur les couvertures de livres. "Ce livre-là, aujourd'hui, il est marqué 10.95 euros mais si je le 'bip' en caisse, vous allez voir qu'il est à 11.50 euros", montre-il. "Donc là c'est déjà un écart d'un peu moins d'un euro mais ça peut atteindre jusqu'à 4 ou 5 euros sur de très beaux livres."

Si cela correspond à une augmentation de 4 à 8% en un an, certains clients sont tout de même prêts à l'accepter. "Quand je vais acheter un livre, c'est pas le prix qui m'arrête", explique Francis. "C'est pas parce que j'ai payé un livre 27 euros plutôt que 24 que ça va changer quelque chose." Pour le moment, Grégory n'a reçu aucune plainte de la part de ses clients, mais il s'attend à un changement de ton dans les prochains mois.

Source: Europe 1

 

24 décembre 2022

Faux erratum antinucléaire dans la bande dessinée Le monde sans fin

Le monde sans fin faux erratum

La méthode est audacieuse. Des personnes se faisant passer pour des représentants de l’éditeur Dargaud se sont rendues dans plusieurs librairies sur le territoire pour insérer un faux erratum de deux pages dans la bande dessinée le Monde sans fin  cosignée par Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici, selon un article du site Actualitté paru le 22 décembre. Un courriel reprenant le faux erratum a également été diffusé ce jeudi à de nombreux libraires.

Succès de librairie – plus de 540 000 exemplaires auraient déjà été vendus depuis sa sortie fin octobre 2021, selon l’éditeur – cette bande dessinée sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique a visiblement irrité certains de ses lecteurs. Qui ont donc décidé d’élaborer un faux document et d’usurper l’identité de l’éditeur afin de convaincre les lecteurs que l’ouvrage propage des «intox».

«Il y a trois jours, nous avons reçu un signalement d’une libraire qui a reçu une telle visite», relate auprès de CheckNews Stéphane Aznar, directeur général de Dargaud. «Trouvant le procédé un peu bizarre, elle s’est tournée vers notre équipe commerciale pour en savoir plus. Cela s’est passé dans la Manche, aux alentours de Flamanville [où se situe une centrale et où est construit un réacteur de type EPR].» «Nous pensions que le sujet était très localisé. Mais très vite, nous avons eu un retour similaire d’une librairie dans la région de Toulouse, puis à Bordeaux, à Paris… On s’est rendu compte qu’il y avait vraisemblablement une action coordonnée et nous avons immédiatement réagi. Nous avons rédigé un communiqué que nous avons adressé à l’ensemble de nos clients sur le territoire pour leur expliquer qu’il s’agissait d’un faux grossier et que, bien entendu, jamais les éditions Dargaud n’auraient été à l’origine d’un tract décrédibilisant un auteur que nous publions. Certains libraires, fort heureusement, ne sont pas tombés dans le piège et ont tout de suite réagi. D’autres, dans une période comme celle de Noël où ils sont très sollicités, se sont laissé berner et ont inséré le document dans le livre…»

Le document en question, également diffusé à plus grande échelle dans un courriel envoyé à un nombre indéterminé de libraires le 22 décembre, se déroule sur deux pages. Emanant d’une prétendue «Commission Environnement» de Dargaud (qui n’existe pas, comme le confirme la maison d’édition), il se présente comme un long désaveu du travail de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, coauteur du scénario. Son contenu : «Jean-Marc Jancovici a maintes fois démontré son formidable talent de vulgarisateur scientifique. Nous devons néanmoins reconnaître son manque de compétences flagrant en sciences humaines. Cette lacune lui fait réduire toute lecture sociale et économique à son point de vue d’ingénieur, alors que le développement technologique ne fait pas tout.» La suite est à l’avenant : «L’orientation générale du livre, malgré son apparente critique de la croissance, est de tendance libérale et plutôt autoritaire, comme vous l’aurez sûrement relevé. Il n’y a pas à s’étonner outre mesure de cette position, étant donné que le think tank The Shift Project, dirigé par notre auteur, est financé par des entreprises influentes comme EDF, Bouygues, Vinci, Michelin… […] C’est à ce titre et donc tout à fait logiquement que ce livre défend la cause du nucléaire, incarnation de l’alliance entre la technique, la science et l’industrie. Pourtant, cela ne justifie pas à nos yeux que Jean-Marc Jancovici use d’approximations, d’intox et de procédés rhétoriques qui ne permettent pas aux lecteurs de se faire une opinion juste et fondée sur les faits.»

Stéphane Aznar souligne le caractère «infamant de ce tract» envers Jean-Marc Jancovici, «qui est un expert climatique qui travaille depuis vingt ans sur ces sujets-là, et qui est reconnu dans le monde entier pour sa capacité d’expertise, de lanceur d’alerte». «Nous ne nous prononcerons pas sur le fond. Nous considérons que tout le monde a le droit de ne pas être d’accord avec les thèses défendues par Jean-Marc Jancovici. En revanche, ce que l’on condamne avec la plus grande des énergies, c’est ce procédé qui consiste à se faire passer pour les éditions Dargaud. C’est une méthode à la fois grossière et indigne de ce que l’on estime être le débat d’idées, légitime dans toute démocratie.» L’éditeur nous précise avoir «porté plainte contre X» ce mercredi, «dès que l’on a eu vent de cette usurpation d’identité».

i les auteurs du faux erratum affirment «[ne pas pouvoir relever] tous les points de la BD qu’il s’agirait de corriger et discuter», ils mentionnent un point sur lequel ils se refusent «à fermer les yeux». A savoir : «La vision des accidents de Tchernobyl et de Fukushima ainsi que sur le nombre de morts et de personnes contaminées par le nucléaire cité page 138», qui représenteraient «un révisionnisme et un négationnisme parmi les plus grossiers du livre».

Les pages en question évoquent les travaux du Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (Unscear), dont le travail est comparé à celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec), «mais pour la radioactivité». Jean-Marc Jancovici résume ainsi les conclusions du rapport de l’agence sur l’accident de 1986 : «Une trentaine de morts à bref délai. Ce sont essentiellement les premières personnes qui ont lutté contre l’incendie… 6 000 personnes qui étaient enfants au moment de l’accident ont développé un cancer de la thyroïde. La chance dans ce malheur c’est que c’est un cancer qui se traite bien. Pour le reste, aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’y a pas eu de conséquences qui sortent du cours normal des choses.»

Jancovici insiste dans la bande dessinée : «C’est une CATASTROPHE. Le stress dû à l’accident et l’évacuation des populations a eu des conséquences dramatiques. Ça aussi, c’est dans le rapport de l’Unscear. La panique et la peur de la radioactivité ont fait plus de dégâts que la radioactivité elle-même.» Dans un propos encadrant un dessin du site avec, au premier plan, un ours marchant dans une forêt, l’ingénieur déclare que «paradoxalement, Tchernobyl est devenu une réserve naturelle où vivent de grands animaux qui avaient quasiment disparu. Pour la vie sauvage, entre le bénéfice amené par l’évacuation des hommes et les inconvénients liés aux radiations, le résultat est sans appel».

Concernant le nuage de particules radioactives, il est précisé «[qu’il] a survolé l’Europe, mais s’est rapidement dilué en s’éloignant de la zone de l’accident. En France, il a été détecté sans aucune conséquence sanitaire. La formule qui a fait mouche, «le nuage s’est arrêté à la frontière», est une simplification maladroite journalistique». Et de préciser qu’il n’y a eu «aucune modification de l’évolution des cancers de la thyroïde».

Le cas de Fukushima est abordé dans la foulée : «Pas d’augmentation du taux de cancer dans la population touchée. Pas d’impact sur les malformations à la naissance ou les effets héréditaires. Pas d’augmentation observable de taux de cancers chez les travailleurs.»

La question du bilan de la catastrophe de Tchernobyl est un sujet sur lequel Libération a déjà eu à écrire, en 1996 («Impossible bilan des maladies»), en 2006 («Un bilan toujours impossible à établir») ou en 2019, dans notre rubrique CheckNews. Nous sommes également revenus sur les conséquences du passage de Tchernobyl au-dessus de la France et sur le récit selon lequel il se serait «arrêté à la frontière».

L’analyse de l’Unscear – accessible en ligne en français – décompte une trentaine de morts survenus en l’espace de quelques semaines parmi les employés de la centrale et les équipes d’intervention. Concernant la mortalité du cancer de la thyroïde, le comité ne parle que de quinze morts reconnus en 2005. Pour les autres pathologies en population générale, l’Unscear déclare «[qu’]il n’existait, vingt ans après l’accident, aucune preuve d’un impact majeur d’une exposition aux rayonnements sur la santé publique». Le comité refuse également de prendre position sur le nombre de décès à venir, faute d’une méthodologie satisfaisante : «Le comité a décidé de ne pas utiliser de modèle pour chiffrer les effets sur les populations exposées à de faibles doses de radiation à cause de l’accident de Tchernobyl en raison des incertitudes inacceptables sur les prédictions». L’Unscear va jusqu’à conclure que «l’accident de Tchernobyl a certes bouleversé des vies, mais du point de vue radiologique, les perspectives concernant la santé de la plupart des personnes sont plutôt positives».

Comme nous le notions en 2019, les précautions de l’Unscear s’expliquent notamment par le manque de confiance dans certaines données fournies par les scientifiques des pays touchés par la catastrophe. Dans un rapport réalisé pour le compte de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la sociologue Christine Fassert indiquait ainsi que «l’évaluation des conséquences sanitaires dans la situation post-Tchernobyl est caractérisée par des désaccords profonds entre les conclusions des rapports d’organisation internationale (AIEA, UNSCEAR…) et les résultats des scientifiques locaux en Ukraine et au Bélarus». Ces derniers allant jusqu’à estimer le nombre de morts possibles à près d’un million, dans un livre publié par l’Académie des sciences de New York, mais qui n’a pas fait l’objet d’une révision par les pairs avant publication.

Ainsi, notait Christine Fassert, les scientifiques locaux «ont constaté une baisse générale dramatique du niveau de santé des enfants : le nombre d’enfants “pratiquement sains” a diminué de 80 % en 1985 à 20 % en 2000. Mais “ces données locales” ne furent pas reprises par les rapports que nous avons appelés “institutionnels”». Preuve du grand écart statistique : en 2016, l’Ukraine comptait 35 000 personnes sous le statut «époux·se d’un·e victime de Tchernobyl».

Les difficultés méthodologiques, ainsi que cette défiance entre institutions internationales et autorités locales, poussent l’IRSN à écrire sur son site que «trente ans après l’accident, il est impossible de dresser un bilan sanitaire exhaustif. Et pour cause : les résultats disponibles sont limités par la qualité des études épidémiologiques réalisées, la difficulté d’identifier précisément les populations exposées et les incertitudes associées aux estimations dosimétriques. Surtout, la réalisation de bilans sanitaires est rendue extrêmement compliquée par les changements socio-économiques majeurs survenus dans ces régions suite à la chute de l’Union soviétique».

En 2005, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaissait moins de 50 morts attribués aux radiations (liquidateurs et victimes du cancer de la thyroïde compris). Elle estimait toutefois que ce chiffre pourrait s’élever, à terme, à 4 000 décès au sein des populations les plus exposées (200 000 premiers travailleurs et population la plus exposée). En 2006, le Centre international de recherche sur le cancer estimait que Tchernobyl avait causé 3 000 cas de cancers (autres que leucémie, cancer de la thyroïde, cancer de la peau non mélanique) en Europe, soit 0,008 % du total des cancers. En se projetant à l’horizon 2065, le CIRC évaluait à «25 000 le nombre de cas de cancers supplémentaires diagnostiqués (autres que le cancer de la thyroïde) et à 16 000 le nombre de décès dus à cette maladie qui pourraient être attribués aux retombées radioactives de Tchernobyl».

D’autres chiffres ont circulé : 220 000 morts (de 1990 à 2004), ou 50 000 décès de 1986 à 2006… Le total des victimes tournerait autour de 90 000 selon Greenpeace. Enfin, un rapport commandé par les Verts européens, en 2006, estimait que le nombre de cas de cancers fatals dus à la catastrophe serait, à terme, compris entre 30 000 et 60 000. Les écarts s’expliquent aussi bien par les désaccords sur le nombre de victimes chez les populations les plus exposées, l’impact des radiations chez les populations les moins exposées ou encore le territoire étudié (alentours de la centrale ou Europe entière).

Source: Checkneews Libération

10 novembre 2022

50 librairies partenaires d’ Ammareal pour la reprise de livres en échange d’un bon d’achat

occasion_0 (1)

Et si le livre d’occasion alimentait l’achat du neuf ? C’est le pari d’Ammareal, librairie d’occasion en ligne qui annonce avoir dépassé la barre des cinquante librairies indépendantes adhérant depuis cet été à son programme : le client achète un livre dans la librairie indépendante, le lit (ou pas), puis y rapporte le livre d’occasion. Il reçoit en échange un bon d’achat délivré par Ammareal, et que le client ne pourra utiliser  dans la librairie où il a acheté le livre. De son côté, Ammareal revendra l’ouvrage via sa plateforme, en versant au passage un pourcentage à des organisations caritatives.

Le livre doit être en « très bon état », précise Virginie Gesbert, responsable des relations avec les partenaires chez Ammareal. Auquel cas, « nous conseillons à la personne de le donner ou de le déposer dans l’une de nos associations partenaires. » Lorsque la librairie d’occasion solidaire reprend un livre trop abîmé (don issu de particuliers ou de bibliothèques), il part vers la case « recyclage ». Tout un équilibre entre économie circulaire et encouragement à l’achat.

Source: Livres Hebdo

6 juillet 2022

Clap de fin pour la librairie Récréalivres au Mans

MjAyMjA3MGI4MTExN2YxZDg0NWRkMGU5OTY2N2EwMjNhNTExYWM

Nous clôturons Amélie, Hélène et moi l’histoire de Récréalivres avec le sentiment du devoir accompli. ​C’est par ces mots que Gwendal Oulès, gérant depuis 15 ans, a annoncé la fermeture définitive de la libraire mancelle spécialisée dans le livre pour la jeunesse dans une publication Facebook ce mardi 5 juillet 2022.  Le 3 mai, il avait annoncé le placement en redressement judiciaire de sa librairie par le tribunal de commerce du Mans. Mais ce sursis ne devait durer que jusqu’au 5 juillet, date à laquelle elle devait avoir trouvé un repreneur. Finalement, aucune offre de reprise n’a été proposée. La librairie, créée en 1993, sera administrativement fermée le 19 juillet, comme annoncé par le tribunal de commerce. Elle reste encore ouverte jusqu’au vendredi 8 juillet inclus.

Avant de voir le rideau tomber, Gwendal Oulès a tout de même confié ses clients fidèles aux autres libraires du Mans : Confrères et consœurs libraires manceaux, prenez soin d’eux. Ils le méritent.

Source: Ouest France

17 avril 2022

Opération solidaire pour sauver la librairie "présence Kréol" à Fort-de-France

Librairie présence kreol

En face de la Cathédrale de Fort-de-France en Martinique, sur la place Monseigneur Roméo, autour de la petite fontaine, des chapiteaux se dressaient avec des auteurs, des lecteurs, des écrivains, des écrivaines et des acteurs culturels le samedi 16 avril 2022. Non loin, deux stands artisanaux de confection et de produits locaux donnaient à la place sa dimension culturelle. L’association Mélanges Caraïbes, organisatrice de l'opération solidarité à "Présence kréol", une librairie caribéenne généraliste spécialisée dans les livres des Amériques, du monde noir et de la Caraïbe menacée de fermeture définitive.

"Jadis sur le territoire, existait une cinquantaine de librairies entre les années 60 et 2000 du type de la libraire Alexandre. On se retrouve aujourd’hui avec des librairies qui viennent d’ailleurs. Les librairies typiquement martiniquaises ferment. On se devait de réagir en tant qu’association culturelle", déclare Jean Marc Rosier, le vice-Président de Mélanges Caraïbes

L'éditrice-autrice, Eudoxie JL Queclan (Trésors de mes Tiroirs) avec sa collection fantastique, Arlette Pujar a plongé son auditoire dans les souvenirs des petites boutiques (débit de la régie) de la Martinique des années 60, Geneviève Sézille, a mis en valeur l’essayiste penseur  René Ménil, cofondateur de la revue "Légitime défense" et la revue culturelle "Tropiques"avec Aimé Césaire. Selon ses défenseurs, cette librairie généraliste crée un lien fort entre l’auteur et le lecteur. Malgré la crise sanitaire et les périodes de confinement, elle a été un lieu de vie en faisant des dédicaces. Grâce à ces petites librairies, des générations ont accédé à la culture. "Présence kréol", dans sa spécialisation permet à la jeunesse ainsi qu'aux enseignants à mieux connaître leur environnement. La nécessité de garder cet espace conjuguant vie culturelle, artistique et sociale devient un vrai débat. Cette action de solidarité sera-t-elle le déclencheur d’une prise de conscience ?

Source: Marinique  la 1ère

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>