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4 septembre 2024

Laura Swan, cette inconnue qui domine la rentrée littéraire

Laura Swan a 23 ans, écrit depuis sept ans et s'impose comme le vrai phénomène de cette rentrée littéraire, se hissant première au classement des ventes devant Mélissa Da Costa, Gaël Faye, Amélie Nothomb avec le tome 2 de « Troublemaker ». Ce titre de romance très attendu par les fans est paru le 21 août en format papier et s'est écoulé à plus de 20.000 exemplaires la première semaine, après avoir été lu 7.000 fois en version numérique depuis le 5 juin.

Vous n'avez jamais entendu parler de Laura Swan ? Sans doute une question de génération ! Comme sa signature ne le dit pas - les autrices de romance puisant souvent leurs noms de plume dans l'univers anglo-saxon - cette jeune femme est née en 2001 à Sassari en Italie. Très vite, elle se passionne pour la lecture via les fanfictions qu'elle découvre sur le web, puis décide à douze ans de se lancer à son tour dans l'écriture. Elle recourt tout naturellement à internet pour obtenir des retours sur ses écrits. Elle est repérée à 16 ans par un petit éditeur, Le Quartier des Ecrivains, qui publie sa première série de livres. Mais comme beaucoup de ses confrères et surtout consoeurs des nouvelles générations, elle ne compte pas sur les maisons traditionnelles pour se faire connaître. C'est sur la plateforme communautaire de lecture en ligne Wattpad qu'elle poste le premier tome de « Troublemaker », qui y est lu plus de dix millions de fois. BMR (la filiale d'Hachette qui se revendique comme « de la romance sans complexe » et édite la star du secteur Sarah Rivens) le sortira dans un deuxième temps en version papier en novembre 2023.

L'autrice, grande admiratrice des manipulations à la Bret Easton Ellis, peut compter sur une solide communauté de fidèles sur les réseaux pour relayer ses titres. L'annonce du tome 2 a fait 573.000 vues sur Instagram et 157.000 sur TikTok alors que l'interview de l'autrice sur le TikTok d'Hachette a obtenu un excellent score de 334.000 visites. Le réseau d'origine chinoise est, plus que jamais, le pilier de ce genre porteur grâce au hashtag #booktok via lequel un public généralement âgé de 16 à 25 ans se recommande des titres en marge des circuits de promotion habituels. Dans le monde, en 2023, le hashtag #romance a cumulé 64 milliards de vues, #darkromance 7,4 milliards et #newromance 3,2 milliards.

Comme de nombreux best-sellers d'un genre qui fait le beau temps dans une profession globalement à la peine, les deux tomes de « Troublemaker » abordent des sujets sombres d'aujourd'hui qui parlent au jeune lectorat, le harcèlement scolaire au sein d'un lycée privé et les violences intrafamiliales notamment. L'intrigue de cette romance psychologique est codifiée à souhait et s'inscrit dans la catégorie des « ennemies to lovers » : deux personnages au départ antagonistes développent une relation amoureuse, en l'occurrence l'héroïne lycéenne June tombe amoureuse du nouvel enseignant qui fut son cambrioleur. Ce « trope » (schéma narratif) plus que classique peut sembler très attendu mais c'est ce qui fait son attrait auprès des amateurs, qui adorent savoir à l'avance dans quel type d'intrigue ils s'engagent…

Source : Les Echos

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16 août 2024

Prise de pouvoir des femmes dans les meilleures ventes de livres

Parmi les rescapés de l’été, voire du trimestre, voici six femmes, fières représentantes d’un genre qui monte, qui monte. Ainsi les quatre Seasons (Hugo Roman) de Morgane Moncomble, atteignent, au bas mot, les ventes stratosphériques de 630 000 exemplaires (dont 240 000 pour le tome I, Un automne pour te pardonner). Bon, on lui pardonne, surtout Sarah Rivens, l’autre star de la romance (dark celle-là), qui place le tome I de Lakestone (HLab) à la 10e place, le tome I de Captive, publié en août 2022 ( !) au 16e rang (cumulant ainsi 67 semaines de présence dans notre palmarès des fictions) et le tome II (datant de janvier 2023) en 20e position. Là encore, les chiffres donnent des frissons. Le premier volume de Captive affiche 430 000 exemplaires au compteur, le 2e 290 000 et son Lakestone (publié en janvier de cette année) frôle les 235 000 exemplaires. Qui dit mieux ? Pas Chloé Wallerand, autre Dame de la romance, dont le tome IV de sa série The Devil’s Sons (Plumes du Web) se situe à la 15e place avec 45 000 exemplaires. Pas si mal que cela par les temps qui courent. Pour en finir avec ce genre qui a plus que jamais le vent en poupe, il nous faut encore citer Hazel Diaz et son tome I de Kiara. Diamant écorché par le sang (L’Archipel, sorti le 16 mai 2024), échantillon parfait de la dark comme son titre l’indique, doté de 60 000 exemplaires, l’Américaine Ana Huang dont le premier tome de la série Twisted, Twisted Love (Hugo Roman, sorti en octobre 2023), dépasse les 142 000 exemplaires et Anita Rigins qui surgit, dès sa sortie, à la 2e place avec Le Jeu des menteurs (Hugo Roman).

Et l’honneur masculin ? Il est sauvé par Philippe Collin qui continue sa course en tête avec Le Barman du Ritz (Albin Michel), phénomène de l’été qui frôle les 130 000 exemplaires vendus. Et par cette autre très belle surprise du semestre, Les Yeux de Mona de Thomas Schlesser, publié également par Albin Michel, qui cartonne avec 245 000 exemplaires vendus en un peu plus de sept mois, tandis que le roman Un animal sauvage (Rosie & Wolf) de Joël Dicker atteint les 355 000 exemplaires. On citera également Guillaume Musso, Franck Thilliez et Jean-Baptiste Andrea pour la gent masculine. Si l’on fait les comptes, on dénombre 14 romans de femmes, et six d’hommes. Un déséquilibre assez rare pour être signalé.

Source : L’Express 

4 juillet 2024

Baisse du marché du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles

Le marché du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles a légèrement reculé en 2023 de 0,3% à 264,8 millions d’euros, indiquent mercredi l’Association des éditeurs belges (Adeb) et Pilen, l’association des professionnels du livre. Si ce résultat reste au-delà de celui de 2020, ce faible recul en valeurs cache en réalité une baisse assez importante du nombre d’exemplaires vendus, relèvent les associations, étant donné que le prix moyen du livre acheté a crû de 5,1%, à 13 euros l’exemplaire.

Par ailleurs, l’Adeb et Pilen soulignent que “l’inflation en 2022-2023 a largement dépassé les 10% en Belgique”. La légère diminution de 0,3% “traduit donc un recul très important en euros constants pour tous les acteurs de la filière”.

Si le volume d’affaires des libraires a progressé de 2,9%, les ventes en ligne sur les sites de revendeurs et les achats dans les grandes surfaces culturelles ou chaînes de librairies ont régressé de plus de 3%. Les ventes directes sont restées stables l’an dernier et représentent un dixième des ventes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le chiffre d’affaires des librairies a atteint 104,1 millions d’euros, porté par une augmentation des exemplaires vendus et du prix de vente moyen dans le segment “littérature générale”. Celui-ci devient d’ailleurs le premier en termes de ventes (61,4 millions d’euros), détrônant les bandes dessinées qui accusent, elles, une érosion de 1,2% (60,1 millions d’euros).

Trois types d’ouvrages ont connu un déclin important de leurs ventes : les livres pratiques (-9,2%), ceux pour la jeunesse (-7,1%) et les ouvrages de sciences humaines techniques (-2,8%). Les livres scolaires ont, eux, progressé de 6,3%. Le chiffre d’affaires des éditeurs a atteint l’an dernier 327 millions d’euros (+1,5%). Cependant, au regard de l’inflation, ce résultat est synonyme de baisse de marge “très importante”, alerte l’Adeb, “d’autant plus que les coûts de production ont connu des hausses de 30 à 100 % sur cette période”. L’édition numérique (+8,65%), surtout en langue néerlandaise, relève l’Adeb, compense la régression des ventes de livres physiques (-0,57%) et de cessions de droits (-2,87%). Le numérique contribue ainsi à hauteur de 25% du chiffre d’affaires global du secteur et a connu une hausse de 6,5 millions d’euros par rapport à 2022. Les sciences humaines et les livres scolaires représentent 97% des éditions numériques.

Si le nombre total de titres (ré)édités l’an dernier a chuté de 24% à 7.245, les ventes moyennes par titre ont crû de 28%. En moyenne, chaque titre s’est vendu à 4.357 exemplaires en 2023, tous genres confondus. Selon l’Adeb, cela montrerait que “les éditeurs ont globalement choisi la sécurité des titres ‘locomotives’ au détriment de la diversité d’édition”. Pour l’Adeb, “une réflexion sur le prix du livre sera inévitable si la diversité d’édition veut être préservée”, alors qu’il ressort depuis 2014 que le livre qui se vend est celui qui est bon marché, mettant sous tension la marge des éditeurs et des libraires.

Source :Bx1

27 juin 2024

Un marché de l'édition contrasté pour 2023 en France

Selon le rapport publié par le SNE lors de son assemblée générale du 27 juin, le marché du livre a connu une légère hausse du chiffre d'affaires (+1,1%)  atteignant un chiffre d'affaires de 2 944,7 millions d'euros et une diminution du nombre d'exemplaires vendus (de 1,9 %, passant à 439,7 millions d'unités) pour l'année 2023.Comparée à l'année 2019, considérée comme une référence avant la pandémie, l'industrie du livre affiche une croissance de 4,9 % en valeur et de 1,1 % en volume. Cela souligne une résilience du marché face aux défis économiques et sanitaires récents, note le SNE. L'un des aspects marquants de cette évolution est la réduction du nombre de nouveautés. En 2023, 36 819 titres ont été publiés, soit une baisse de 5 % par rapport à 2022 où 38 743 titres avaient été mis sur le marché. Cette tendance à la baisse se confirme sur une période plus longue, avec une diminution de 18 % depuis 2018. C’est « un phénomène qui s’ancre dans les pratiques des éditeurs », commente Vincent Montagne, le président du SNE.

Sur le plan international, les maisons d'édition françaises ont renforcé leurs activités avec une augmentation de 3,4 % du nombre de contrats de cession de droits de traduction et de coéditions par rapport à l'année précédente, soit 14 648 signatures. À noter la progression de l’activité de coéditions internationales de 13,7 %, représentant près de 15 % du total des contrats. Cette dynamique positive témoigne de la vitalité du secteur à l'échelle mondiale et de son impact économique et culturel. « L’activité des maisons à l’international évolue dans un contexte en mutation, notamment avec l’irruption de l’intelligence artificielle mais également avec le développement d’un nouveau type d’exploitation via les cessions de droits audio en langues étrangères », note le Syndicat. La distribution des livres a logiquement suivi des tendances contrastées.

En 2023, l'activité de distribution a augmenté de 3 % en valeur mais a baissé de 1,5 % en volume par rapport à 2022. Cette baisse en volume s'explique notamment par un ralentissement dans le segment des mangas, qui avait connu une forte dynamique les années précédentes.
Pour l'année prochaine, le Syndicat appelle à la participation de ses adhérents et non-adhérents pour établir des statistiques 2024-25 consacrées au livre audio et au webtoon et ainsi établir une photographie de ces marchés en développement.

2 mai 2024

Ressistance du livre et de l'édition au Liban

À nouveau aujourd’hui, l’effondrement financier conjugué à l’embrasement régional impacte tous les secteurs de l’économie. Déjà très fragile, le secteur du livre souffre particulièrement depuis 5 ans. La première année de la crise, entre 2019 et 2020, le chiffre d’affaires des maisons d’édition s’est effondré d’environ 70 %. Beaucoup ont mis la clé sous la porte. Ainsi, des 1 730 éditeurs recensés en 2000 au Liban, il en reste moins d’une quarantaine. Le premier défi, ce sont bien sûr les prix. Jusqu’ici, l’écrasante majorité des livres étaient imprimée à l’étranger et importée, mais avec l’inflation, ils sont devenus inabordables pour les Libanais. Un livre à 20 euros représente presque la moitié du salaire mensuel d’un militaire aujourd’hui au Liban. La première urgence pour maintenir le secteur à flot, c’est donc d’essayer de rendre à nouveau accessible un objet devenu un produit de luxe. Effectivement, les libraires libanais l’assurent, le problème n’est pas tant que les gens ne lisent plus, mais qu’il n’en ont plus les moyens. Alors, les 2 librairies francophones principales, qui sont aussi des maisons d’édition, rachètent les droits de nombreux livres avec le soutien de l’institut français de Beyrouth. Ce sont par exemple des titres de Bayard, Flammarion ou Hachette. Ensuite, ces livres sont imprimés ici. Résultat, en rayon, ils sont moitié moins chers qu’en France !
Cela concerne principalement la littérature jeunesse, car la demande est forte. De fait, une petite moitié des écoliers étudient encore au moins en partie en langue française. Ils ont donc besoin de manuels et aussi des livres aux programmes. Néanmoins, on trouve aussi, parmi ces livres, de nouvelles sorties littéraires. Par exemple, le dernier essai du franco-libanais Amine Maalouf, Le Labyrinthe des égarés, est vendu 11 euros à Beyrouth contre 23 euros à Paris. C’est pourtant exactement le même livre, la même qualité de papier et évidemment le même contenu.

Avec seulement 6 millions d’habitants au Liban, le marché local ne suffit pas. Néanmoins, cela a toujours été le cas et c’est d’ailleurs sûrement ce qui permet aux entreprises libanaises du livre de survivre encore aujourd’hui. Historiquement, Beyrouth est la maison d’édition du moyen orient. Cette position, la capitale libanaise, la doit à sa société multiculturelle, trilingue et aussi à la relative liberté d’expression et de création ici. L’État pratique toujours la censure mais elle est beaucoup moins sévère que dans la plupart des pays arabes. De plus, dans la région, le savoir-faire libanais en matière d’édition et de traduction du français et de l’anglais vers l’arabe reste encore très reconnu. Comme pour la plupart des arts, le principal débouché aujourd’hui, ce sont les pays du golfe qui organisent des foires internationales du livres très prisées et disposent aussi d’énormément de moyens pour financer la création. Le Liban continue de jouir de son image de pays cultivé, pont entre l'orient et l'occident. En tant que français, on a tous des dizaines d’auteurs libanais en tête comme Andrée Chedid, Dominique Eddé, Charif Majdalani, et dans la nouvelle génération, Sabyl Ghoussoub, prix Goncourt des lycéens l’an dernier. Si l’économie du livre est en grande difficulté, les écrivains, eux, continuent d’être très présents dans le paysage littéraire.
Ce qui sauve le monde du livre au Liban, c’est aussi peut-être une forme de nostalgie. La nostalgie de ce qu’on appelle ici « l’âge d’or » … Une période de prospérité largement fantasmée des décennies d’avant-guerre, dans les années 50-60, où l’on croisait Brigitte Bardot au bord de la piscine de l’hôtel Saint-Georges, ou Jean Cocteau au festival de Baalbek, image d’Épinal encore très présente dans l’esprit d’une certaine élite intellectuelle, même si en fait, plus personne ou presque, n’a vécu cette époque. Cela témoigne de la volonté de continuer à cultiver une forme d’exception culturelle libanaise, celle d’un pays qui, malgré l’effondrement et les guerres, continue de rayonner sur la scène artistique internationale

Source : France Culture

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22 décembre 2023

Axtérix et Gaston Lagaffe en tête des ventes

Ventes France Livre

Le succès du nouvel Astérix, scénarisé pour la première fois par Fabcaro et illustré par Didier Conrad, ne se dément pas : L’iris blanc (Albert René) conserve sa place à la tête du top 20 des meilleures ventes GFK/Livres Hebdo toutes catégories confondues. Près de deux mois après sa sortie, il avoisine déjà le million et demi d’exemplaires vendus, selon GFK. Concurrence sous le sapin : Le retour de Lagaffe demeure en 2e position, avec 367 000 exemplaires vendus depuis sa parution il y a un mois aux éditions Dupuis. Suivent d’autres albums : Histoire de Jérusalem de Vincent Lemire et Christophe Gaultier, paru l’an dernier aux Arènes, fait écho à l’actualité politique et gagne dix places dans le classement (9e). Présents aussi dans le top 20 : Mortelle AdèleBlake et MortimerBlacksadLe ChatLargo Winch

Côté manga, le 106e tome de l’inévitable One piece de Eiichirō Oda (Glénat), manga le plus vendu au monde, se place 5e du top 20 (82 000 exemplaires vendus deux semaines après sa parution). Le jeune pirate est talonné par le prince de Miyazaki : Le voyage de Shuna, traduit pour la première fois en français chez Sarbacane, 40 ans après sa publication japonaise, rencontre un beau succès (6e, 121 000 exemplaires vendus).

Parmi les lauréats des grands prix d’automne, le Goncourt maintient sa place sur la 3e marche du podium : Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste), s’est déjà écoulé à plus de 330 000 exemplaires. Chez P.O.L, le très primé Triste tigre de Neige Sinno (Goncourt des lycéens, Femina, prix du Monde et des Inrocks…) garde la 7e place, avec 166 000 exemplaires vendus. Mais la surprise de l’automne, c’est Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour, dans lequel l'auteur raconte le lien puissant qui l'a uni à son chien, au-delà de leur différence d'espèce. Paru en mars dernier chez Stock et entré dans le classement des meilleures ventes en septembre, il poursuit son ascension dans le top 20 et se place 4e, tout en gardant la tête du classement des essais. Après huit réimpressions et plus de 200 000 exemplaires vendus, le livre est actuellement en rupture provisoire. Lauréat des prix littéraires 30 millions d'amis, de la Société centrale canine et Terre de France, il fait l’objet de plusieurs cessions de droits à l’étranger et se place juste devant Ma vie sans gravité de Thomas Pesquet.

Autre signe que la nature et le monde vivant se trouvent au cœur de nos préoccupations : la version BD de La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, adapté par Frédéric Bernard et Benjamin Flao et paru aux Arènes en septembre dernier, fait son entrée cette semaine dans le top 20. 

Source : Livre Hebdo

5 novembre 2023

Un doux parfum de triomphe pour le dernier album du célèbre Gaulois

Astérix Ventes

Nous sommes en 2023 après J.-C. et toute la France est de nouveau submergée par la vague Astérix. Sorti le 26 octobre, le 40e album des aventures d’Astérix caracole en tête des ventes de livres en France, toutes catégories confondues, selon le classement GfK/Livre Hebdo dévoilé ce vendredi. En un peu plus d’une semaine, « L’Iris blanc », signé par le duo Fabcaro-Conrad, a séduit plus de 510 000 acheteurs. Un triomphe sans surprise tant, tous les deux ans, l’histoire se répète et voit les Gaulois écraser la concurrence.

Taillé pour le succès, avec un tirage record à un plus de 5 millions d’exemplaires pour le monde, dont deux millions en langue française, l’album a démarré en trombe dès sa sortie. Le 28 octobre, le quotidien Libération, s’appuyant sur un panel de librairies indépendantes, l’annonçait en tête des ventes (pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article suivant en cliquant ici). En début de semaine, Edistat, autre organisme de statistiques, estimait à plus de 101 000 les achats chez les seuls libraires indépendants. Le top « GfK », publié cette semaine, confirme ce succès : « L’iris blanc » est loin devant le tome XX de « Mortelle Adèle », classé 2e, le volume XI du manga « Spy X Family », et, premier livre « classique », l’autobiographie de Britney Spears. Le total des ventes gauloises, confirmé par l’éditeur, atteint déjà quelque 511 521 exemplaires.

En une semaine, la performance est de taille : c’est, bon an mal an, ce que va vendre un prix Goncourt sur la durée et cela dépasse, par exemple, « La vie est un roman » du populaire Guillaume Musso (400 000 exemplaires vendus en 2020). Pour Astérix, le chiffre est cependant dans la norme, « stable par rapport aux précédents tomes », se borne à préciser l’éditeur, même si le 40e album semble cependant faire un peu moins bien que l’album 39, « Astérix et le Griffon », et ses 522 452 exemplaires en une semaine en octobre 2021. Moins d’un mois après sa sortie, ce dernier avait atteint 1,2 million d’exemplaires écoulés pour finalement culminer à 2,3 millions et devenir le livre le plus vendu en France en 2021. Avec Noël qui approche, peu de doute que cet « Iris blanc » connaisse le même succès.

Source: Le Parisien

15 octobre 2023

Chiffres des ventes des livres primés en 2022

Ventes livres primès 2022

Le 26 octobre sera dévoilé le lauréat ou la lauréate du Grand Prix du roman de l’Académie française, lançant la série de remise des prix littéraires les plus prestigieux (Goncourt, Académie française, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié, Décembre). L’an dernier, Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli (Gallimard) l’avait emporté sous la Coupole. Selon les chiffres de GFK publiés par Livres Hebdo, c’est ce livre qui arrive en tête des ventes avec 479 000 exemplaires. Comme la majorité des romans qui nous intéressent ici, la période la plus propice pour ce titre en librairie a été le mois de décembre, avec 149 000 exemplaires écoulés. À noter une résurgence de ventes à l’été 2023 avec plus de 8 000 exemplaires, en attendant la sortie en poche le 4 janvier.

Le suit de loin le prix Goncourt de Brigitte Giraud, Vivre vite (Flammarion), qui cumule le décevant score de 260 000 exemplaires vendus,  dont 104 000 en décembre, soit deux fois moins que le précédent lauréat du Goncourt, La Plus Secrète Mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey), vendu en grand format à 530 000 exemplaires, dont près de 200 000 en décembre 2021, après son couronnement au Goncourt. Vivre vite de Brigitte Giraud sortira également le 4 janvier en petit format.

Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon (Stock), prix Décembre 2022, s’est écoulé à 78 000 exemplaires mais sa période de vente la plus prolifique a été en septembre 2022 – après son couronnement au prix des Inrockuptibles – avec 17 000 exemplaires écoulés. Sa parution en poche le 23 août 2023 a réalisé un bon démarrage avec 13 000 copies vendues, alors qu’il a également été primé en juin par le prix des lectrices de Elle.

Le prix Femina 2022 avait été attribué à Claudie Hunzinger pour son roman Un chien à ma table paru chez Grasset. C’était le titre le plus sélectionné par les grands prix l’an dernier. Il s’est écoulé à 62 000 exemplaires, dont plus de 26 000 en décembre. Quant à son format poche, depuis sa sortie le 16 août dernier, plus de 23 000 exemplaires se sont vendus.

En bas du classement, on retrouve Roman fleuve de Philibert Humm (38 500 ventes), lauréat du prix Interallié, puis Performance de Simon Liberati, détenteur du prix Rénaudot (30 000 ventes). Le prix Médicis 2022, La Treizième Heure dEmmanuelle Bayamack-Tam, ferme la marche avec un score de 19 500 exemplaires écoulés.

28 août 2023

Le top des mangas vendus en 2023

Manga-Japon-generique-02

A l’heure où les ventes de mangas s’essoufflent en France, les titres s’écoulent par millions au Japon. Oricon a publié ses estimations de ventes pour les six premiers mois de l’année 2023 dans l’archipel. Ce classement a été arrêté au 25 juin 2023. Blue Lock, Chainsaw Man, Slam Dunk, Jujutsu Kaisen, One Piece, ce top des ventes se consolide mais il y a tout de même des surprises. Oshi no Ko se hisse à la sixième place, par exemple, avec 2 840 748 copies vendues au premier semestre.Blue Lock confirme son succès auprès des lecteurs avec 8 585 910 millions de titres écoulés. Chainsaw Man arrive en deuxième place avec 4 610 000 mangas vendus. Slam Dunk arrive en troisième position avec 4 414 158 titres vendus. Il est suivi par Jujutsu Kaisen avec 3 905 000 unités. One Piece résiste avec 3 655 000 unités vendues. Le tome 106 est sorti juillet au Japon.

En France, le numéro 104 a remporté de plus grosse vente en volume. L’ensemble de la série est également la meilleure vente en volume en 2023 dans l’Hexagone.

Les meilleures ventes de manga en 2023 sont :

  1. à la pemière place  Blue Lock  avec 8,585,910 exemplaires écoulés,
  2. Chainsaw Man  avec  ~4,610,000 exemplaires écoulés,
  3.  Slam Dunk  avec 4,414,158  exemplaires écoulés,
  4. Jujutsu Kaisen avec ~3,905,000 exemplaires écoulés,
  5. One Piece avec 3,655,000 exemplaires écoulés,
  6. .Oshi no Ko avec 2,840,748 exemplaires écoulés,
  7.  Spy x Family avec 2,835,235 exemplaires écoulés,
  8. Tokyo Revengers avec ~2,755,000 exemplaires écoulés,
  9. My Hero Academia avec ~2,540,000  exemplaires écoulés,
  10. Kingdom avec ~1,650,000 exemplaires écoulés.

Vous  pouvez découvrir la suite du classement sur le site Idboox en cliquant ici.

17 juillet 2023

Une librairie hongroise condamnée à une amende pour avoir vendu des livres LGBT

Librairie amende Hongrie

La deuxième plus grande librairie de Hongrie, Lira, a déclaré vendredi qu'elle avait l'intention d'intenter une action en justice après avoir reçu une lourde amende du gouvernement pour la vente d'un webcomic et d'un roman graphique britanniques à thème LGBT destinés aux mineurs sans emballage fermé. Jeudi, un bureau du gouvernement de Budapest a imposé une amende de 12 millions de forints (36 000 dollars) à Lira, estimant qu'elle avait enfreint la loi en vendant le livre "Heartstopper" de l'auteure britannique Alice Oseman, ainsi que d'autres livres pour mineurs, sans les emballer dans du film plastique.

Krisztian Nyary, directeur de la création chez Lira et lui-même auteur reconnu, a déclaré à Reuters que l'amende était disproportionnée, que la loi était formulée de manière vague et que la librairie répondrait légalement.

"Comme il s'agit d'une résolution concernant une amende, elle ne peut pas faire l'objet d'un appel, elle peut seulement être attaquée - de quelle manière, nos avocats l'évalueront", a-t-il déclaré. "Nous utiliserons tous les moyens juridiques à notre disposition.

M. Nyary a déclaré que la loi était vague sur plusieurs points.

Il a déclaré que certains éditeurs avaient déjà emballé volontairement leurs livres, essayant ainsi de se conformer à la loi, mais qu'il n'était pas clair si cela était suffisant pour placer les livres concernés par la loi sur une étagère de littérature destinée aux adultes.

Il a ajouté qu'une autre question se posait, à savoir si les livres à thème LGBT destinés aux adultes devaient également être emballés ou s'ils pouvaient être vendus sans emballage.

"Tout cela n'est pas clair", a-t-il déclaré.

Ce n'est pas la première fois qu'un bureau du gouvernement hongrois inflige une amende à une librairie pour violation de la loi. Cette nouvelle amende a été infligée à la veille d'une marche des fiertés qui aura lieu samedi à Budapest.

Source: Euronews

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