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9 mars 2019

Un distributeur automatique de livre bientôt à Paris

Yoteq

Chaque jour, ce sont près de 4,1 millions de passagers qui utilisent le métro parisien pour se déplacer. Le temps de leurs déplacements, les occupations qui s’offrent à eux sont finalement assez restreintes : jeux mobiles, réseaux sociaux ou encore lecture d’un livre ou d’une BD. Cette dernière activité tend à être minoritaire par rapport aux autres, malgré une offre littéraire abondante, qui est de fait sous-exploitée. C’est à partir de ce constat que, mi-2016, Franck Dalboussière a fondé la startup Yoteq, basée à la pépinière Hubstart à Roissypôle. Son envie : rendre encore plus accessible l’offre littéraire en s’appuyant sur les nouveaux usages et tendances (numérique, mobilité ou encore économie circulaire) pour à la fois attirer le lecteur vers le livre et rapprocher le livre du lecteur avec comme idée centrale la création de distributeurs connectés et disponibles 24h/24 et 7j/7, installés dans des lieux de passage, comme les gares, aéroports, universités ou encore hôpitaux.

C’est comme ça que sont nées les « colonnes Yoteq », des distributeurs connectés contenant chacun une sélection de 300 ouvrages, livres et bande-dessinée qui sont renouvelés régulièrement selon les nouveautés. Son design reste assez sobre, avec une hauteur de 2m et un espace au sol assez compact d’1m², le tout enrobé d’un code couleur reconnaissable. La machine possède un écran tactile sur lequel vous pourrez explorer les différentes catégories de livres disponibles. Une fois l’ouvrage sélectionné, il suffit de payer par carte bancaire et de récupérer son achat.

La startup développe également pour le futur la possibilité de se connecter à distance aux bornes, via un site ou une application dédiée, pour voir en temps réel le catalogue proposé, réserver votre bouquin et le régler en ligne pour n’avoir qu’à retirer votre dû grâce à un code. L’idée de Yoteq ne s’arrête pas uniquement à la vente du livre, puisqu’il sera également possible de retourner le livre après lecture pendant une période de 2 mois. Cela va permettre aux utilisateurs de moins hésiter à l’achat initial mais surtout de bénéficier d’un avoir pouvant aller jusqu’à 50% du prix du livre en cas de retour, motivant alors un nouvel achat. Ainsi, la borne proposera également des ouvrages d’occasion à prix réduits, pouvant là aussi motiver un achat plus facilement. Le dispositif a été longuement pensé par le fondateur de la startup et son équipe de trois personnes, composée de Camille Ledru, responsable offre et marketing, Nicolas Guiot, développeur et Xavier Paes, associé et responsable informatique, avant d’être présenté au challenge Gare Partagée de la SNCF. Lauréat de ce concours, le projet est depuis en développement avec l’équipe Gares & Connexions ainsi que d’autres startups pour implanter ces machines en gare. Pour son lancement prévu à partir d’avril 2019, Yoteq devrait s’implanter dans trois gares SNCF du réseau Transilien, avec celle à la Bibliothèque François Mitterrand, celle de Magenta à Gare du Nord et enfin à celle d’Haussmann Saint-Lazare. L’idée étant que les retours de livres peuvent être effectués dans n’importe quel distributeur et non celui où vous l’avez acheter.

L’ambition de la startup est de mettre en service près d’une centaine de bornes dans toute la France, en travaillant en collaboration avec les librairies — il est d’ailleurs expliqué clairement dans la campagne que Yoteq ne veut pas remplacer les librairies mais coopérer avec ces dernières afin de leur proposer cet outil pour proposer un point de vente hors des murs de leur boutique. D’autant qu’avec une volonté d’être divers dans sa sélection et de proposer des premiers romans pour faire de la place aux jeunes et nouveaux auteurs, l’initiative semble des plus positives pour le marché du livre. 

La campagne Ulule est sur le point de s’achever, avec encore quelques jours pour aider à réunir 5000 euros. A l’heure où sont écrites ces lignes, 69% de la somme a déjà été réunie. Ce financement participatif servira à 35% à payer les frais d’installation en gare, tandis que 8% seront pour Ulule et que 57% sont dédiés à l’envoi des contreparties. Parmi celles-ci, on peut d’ailleurs retrouver des entrées pour le Salon du Livre de Paris (qui se tiendra à la Porte de Versailles du 15 au 18 mars), des produits dérivés Yoteq, des avoirs de différentes valeurs ou même une sélection de livres directement envoyés chez vous.

Il reste encore très peu de temps pour soutenir ce projet culturel des plus intéressants, en espérant qu’il pousse plus facilement les utilisateurs de transport en commun à lire et à découvrir bon nombre des oeuvres qui sortent régulièrement sur le marché. Un sacré mètre carré de culture.

Source: Maddyness

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4 mars 2019

Exposition d'un livre la bibliothèque de Valenciennes à Los Ageles

livre-medieval-valenciennes-los-angeles

Un livre médiéval de la médiathèque de Valenciennes (Nord) va parcourir des milliers de kilomètres ! Direction Los Angelesoù il sera visible lors de l’exposition « The Book of Beast : The Bestiary in the Medieval World (Le Livre des bêtes : le bestiaire dans le monde médiéval) », organisée par le Getty Museum. Le livre qui sera prêté est le Liber de natura rerum, écrit par le moine dominicain Thomas de Cantimpré, réalisé vers 1280-1290 et provenant de l’abbaye de Saint-Amand. Il compte parmi les plus vieilles encyclopédies d’histoire naturelle.

« Surtout, il est richement enluminé de plus de 600 miniatures rehaussées d’or. Dans l’exposition, ce manuscrit permettra de montrer aux visiteurs l’articulation entre l’imaginaire médiéval et la volonté, alors naissante, de décrire les mondes animal, végétal et minéral tels qu’ils sont », assure-t-on du côté de la médiathèque.

Nancy, restauratrice de manuscrits au J. Paul Getty Museum, et Peter, chercheur indépendant, sont venus prendre les côtes du manuscrit à Valenciennes pour préparer l’exposition. Ils ont profité de leur voyage dans les Hauts-de-France pour étudier d’autres manuscrits d’histoire naturelle conservés à Valenciennes, mais aussi dans les bibliothèques de Douai et de Saint-Omer.

Source:  actu.fr

14 mars 2019

Modernisation pour la bibliothèque royale de Belgique

Mont des arts Bruxelles

Pas moins de trois ministres avaient fait le déplacement jeudi midi au Mont des Arts à Bruxelles pour annoncer la bonne nouvelle: à savoir la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) aussi compétente pour la Politique scientifique, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui a la Régie des Bâtiments dans ses attributions, et enfin le ministre flamand du Tourisme Ben Weyts (N-VA). Au final, les missions de KBR, sa nouvelle appellation, resteront les mêmes mais la manière dont celles-ci seront remplies va changer. La bibliothèque va non seulement poursuivre la digitalisation de ses collections mais aussi s’investir dans leur mise en ligne afin de mettre l’information à la disposition du plus grand nombre. Le dépôt légal sera par ailleurs étendu aux publications numériques afin de constituer les archives de l’internet belge. 

Le bâtiment de KBR, situé sur le Mont des Arts en plein coeur de Bruxelles, fera quant à lui l’objet d’une rénovation en profondeur en vue d’une plus grande ouverture et d’une meilleure accessibilité, et ce tant au niveau des infrastructures que des collections, de l’accueil des visiteurs mais aussi grâce à l’organisation d’expositions et la création d’un nouveau musée.

Le 15 octobre 2019, s’ouvrira ainsi dans le Palais de Charles de Lorraine fraîchement rénové l’exposition «The World of Bruegel in Black and White» présentant une série d’estampes du maître flamand dont on célèbre cette année le 450e anniversaire de la mort et conservées dans le cabinet éponyme de KBR. En mai 2020, un nouveau musée destiné à abriter la collection de manuscrits issus de la Librairie des ducs de Bourgogne ouvrira ses portes dans et autour de la chapelle gothique de Nassau, située au coeur de la bibliothèque.

A côté de l’investissement de 7 millions d’euros consenti par la Régie des Bâtiments, Toerisme Vlaanderen et KBR pour l’infrastructure et la scénographie, d’autres institutions comme le fonds Baillet Latour finance la restauration des manuscrits tandis que la Loterie nationale prend en charge le coût des vitrines devant abriter les estampes.

Source: Sud info

16 février 2019

Signature d'un partenariat entre Hachette Livre et l’association Nos quartiers ont des talents

Partenariat insertion

Le P-DG de Hachette Livre, Arnaud Nourry, et le président et cofondateur de l’association Nos quartiers ont des talents (NQT), Yazid Chir, ont signé, vendredi 15 février, un partenariat portant sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés issus de milieux sociaux modestes. Le groupe mondial d’édition est ainsi la première structure d’édition à rejoindre le réseau NQT. Elle s’engage à mobiliser des managers bénévoles pour qu’ils accompagnent des jeunes diplômés de moins de 30 ans (niveau bac +3 et plus) suivis par l’association dans leur démarche d’insertion professionnelle. En plus de l’implication des parrains et marraines, Hachette Livre a annoncé l’organisation d’un forum sur les métiers de l’édition et le recrutement à destination des jeunes du dispositif NQT en recherche d’emploi ou d’alternance. Arnaud Nourry, qui s’est d’ailleurs proposé comme parrain, avait déjà signé en novembre 2017 une convention avec Sciences Po visant à accompagner les étudiants issus des conventions éducation prioritaire via des stages et des tutorats.

Le réseau NQT fédère quelque 700 entreprises, collectivités et institutions engagées pour l’égalité des chances. Au total, l’association réunit depuis sa création plus de 12000 parrains et marraines bénévoles, dont 70% occupent des postes de direction.

Source: Livres Hebdo

26 février 2019

Hausse de la lecture chez les utilisateurs de livres numériques aux Pays-Bas

Lecture ebook Pays Bas

Les ebooks sont des formats de lecture à part entière. Si plusieurs études veulent nous faire croire que ce format n’intéresse pas les lecteurs, un sondage vient bousculer les préjugés. Selon les chiffres publiés par KVB Boekwerk / GfK la lecture d’ebooks incite plutôt à lire plus, notamment aux Pays-Bas, là où l’étude a été réalisée.  Selon cette étude, 38% des consommateurs ont lu, en 2018, au moins un livre numérique et un quart des lecteurs ont utilisé un service d’abonnement tel que Kobo Plus ou autre. Si seulement 6% des personnes interrogées lisent exclusivement en numérique, la majorité utilise les deux supports papier et ebook. 68% lisent en numérique depuis 2 ans ou plus et 1/3 lisent au moins un livre numérique par semaine. A noter que 43% des personnes interrogées disent lire des livres numériques gratuits mais téléchargés légalement. Paradoxalement, 42 % des répondants reconnaissent ne pas savoir faire la différence entre un ebook disponible légalement et illégalement. 

Un lecteur sur 3 de livres numériques déclare avoir lu davantage depuis qu’il a commencé à utiliser ce format. Ils n’opposent pas pour autant papier et numérique. Pour eux, un livre papier, permet de s’impliquer davantage dans l’histoire, selon les résultats. Les ebooks gagnent quant à eux, sur le confort: une majorité de lecteurs utilisent des options telles que le réglage de la police pour améliorer l’expérience de lecture et le mode nuit. De plus, lire des ebooks permet d’accéder à plus d’informations facilement : dans le dictionnaire ou sur Internet. Les autres avantages concernent, la disponibilité 24/24, la limitation de l’encombrement de la bibliothèque, mais tous regrettent le fait qu’on ne puisse les prêter…

Toutefois, 32% des lecteurs considèrent qu’on n’a pas l’impression de lire un livre quand on le lit en numérique, et, 1/4 des sondés notent que les livres ne sont pas toujours disponibles sous forme numérique. Concernant le prix des ebooks, 7 lecteurs sur 10 les trouvent encore trop chers. Les lecteurs de moins de 50 ans, en particulier, trouvent que le prix des livres numériques est trop élevé. Dans l’ensemble, les lecteurs pensent qu’un livre numérique coûte en moyenne 12,90 euros, alors qu’en réalité, au Pays-Bas, le prix moyen est de 8,96 euros. 21% des acheteurs de livres numériques en achètent au moins une fois par mois. Bol.com est de loin le fournisseur le plus utilisé; 83% des lecteurs y achètent leurs livres numériques, suivi par Kobo avec 22%.

Le marché des livres audio est en hausse: un quart des répondants s’y sont essayés au cours des 12 derniers mois. 9% des sodés déclarent avoir écouté un livre audio complètement au cours des 48 dernières heures. Les lecteurs de livres numériques écoutent des livres audio plus souvent que ceux qui n’en lisent jamais: 35% des lecteurs d’ebooks affirment écouter des livres audio. 8% indiquent écouter un livre audio, une fois par semaine. Au cours des 12 derniers mois, 13% des Néerlandais ont lu un livre numérique et écouté un livre audio.

Source: Idboox

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23 février 2019

Festival de BD de Solliès-Ville annulé en 2019

Festival bd annulé

 « Voilà. Ça va être une année blanche. » C’est ainsi que le maire de Solliès-Ville (Var), Roger Castel, a annoncé hier qu’il n’y aura pas de festival de BD l’été prochain sur la place du village, à son grand regret. En promettant immédiatement qu’il fera tout pour relancer la manifestation, dès 2020.

Quelques mois après l’édition 2018, celle du trentième anniversaire de ce petit festival convivial à la renommée internationale, l’équipe d’ALiEn , l’association organisatrice, a décidé de jeter l’éponge. Son président, Pascal Orsini, s’en est expliqué hier, dans le bureau et en présence du maire Roger Castel.

Principale raison évoquée : le plan de circulation et de stationnement, jugé trop contraignant par les organisateurs.

« Nous n’avons pas de problème avec la sécurité, on comprend très bien que c’est obligatoire, mais le plan de circulation mis en place ces trois dernières années par l’adjoint à la sécurité, avec l’appui des gendarmes et de la préfecture, nous paraît aberrant, explique Pascal Orsini. Partout on entend les gens nous dire : je ne viens plus, on ne peut pas circuler et se garer ! »

Ce plan de circulation oblige notamment les habitants qui vivent au-delà du village à faire un détour de 25 minutes, par Solliès-Toucas et Solliès-Pont, pour revenir vers le village.

« On se retrouve avec moins de monde, une fréquentation en baisse autour de 10 000 visiteurs quand on est monté jusqu’à 20 000, et malgré ça, on nous impose toujours plus de contraintes » constate, dépité, Pascal Orsini.

Autour de cette question, les relations se sont tendues avec l’adjoint à la sécurité, jusqu’à une altercation, l’été dernier, où le ton est monté. Pascal Orsini ne remet pourtant pas en cause le soutien de la mairie.

« C’est vrai que M. Castel, comme M. Geoffroy avant lui, nous a toujours soutenu un maximum. Et je tiens vraiment à le souligner. Mais, poursuit-il, nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions : passer des mois, à une trentaine de bénévoles, à tout faire pour que tout se passe le mieux possible et voir nos efforts réduits à néant (...) J’ai siégé à la commission sécurité. Tout ce qu’on a pu proposer - circulation alternée, navettes - est balayé d’un revers de la main. »

Les contrariétés se sont accumulées. « L’an dernier, raconte encore Pascal Orsini, j’ai dû remplir un dossier sécurité pour la préfecture, il y avait une partie pour l’association, une autre pour la mairie. Une semaine avant le festival, par retour de mail, j’ai découvert qu’en cas de problème de sécurité, j’étais le seul responsable ! Alors que je ne décide de rien, c’est quand même un peu dur ! »

Alerté, Roger Castel était intervenu et les deux hommes avaient porté ensemble cette responsabilité, Pascal Orsini découvrant par la même occasion qu’il l’avait assumée seul l’année précédente… sans le savoir !

Il y a donc cette question de la sécurité, sur fond de tensions entre ALiEn et l’adjoint à la sécurité, qui a fait déborder le vase.

Mais il y a aussi tout le reste, que Pascal Orsini concède sans détourner le regard. « Le festival coûte cher : 100 000 euros l’an dernier pour le trentième anniversaire, un peu plus que d’habitude, mais on avait fait revenir beaucoup d’auteurs, dit-il d’abord. Et puis il n’y a que peu de retombées pour le village, à part pour les restaurateurs. Les libraires et bouquinistes viennent d’ailleurs, les auteurs logent à l’hôtel sur une autre commune… » Et il finit par lâcher : « on ne sent plus la même implication dans le village ».

« Dans ces conditions, conclut-il, on ne peut pas s’attendre à un énorme soutien de la population, surtout maintenant qu’ils sont obligés - et moi aussi ! - de faire un détour de 25 minutes en voiture. Je peux le comprendre. »

Le maire, Roger Castel, qui l’a longuement écouté, prend à son tour la parole.

« Quand nous avons été élus en 2014, c’était avec la ferme intention de tout faire pour pérenniser le festival. Nous avons été là quand il y a eu des problèmes financiers en 2015 (...). Puis s’est greffé le problème des attentats avec les contraintes liées à la sécurité qui en ont découlé, par exemple l’obligation de confiner l’ensemble de la manifestation sur la place. On nous a interdit les remises de prix sur l’esplanade du château ! »

Pour autant, tout en renouvelant « toute son amitié » à Pascal Orsini - « Faire ce qu’il a fait, je lui tire mon chapeau » -, le maire de Solliès-Ville soutient sans faille son adjoint à la sécurité Alain Badour.

« Il est carré sur ce sujet de la sécurité, même si c’est parfois trop carré. Je peux entièrement me reposer sur lui et je l’en remercie. On a vite fait, de nos jours, de jeter un maire en prison au moindre problème. »

Son regret, sa contrariété même, c’est « de ne pas avoir été prévenu plus tôt ».

« On aurait pu trouver des solutions, on peut toujours discuter. Je suis dégoûté de ne pas avoir le festival cet été. La BD, c’est l’image de Solliès-Ville. Mais là, ça ne me laisse pas le temps de me retourner. Je ferai tout ce qui est possible pour relancer un festival, dès 2020. »

Pas fâchés, mais visiblement amers, les deux hommes avouent que la décision est dure à avaler.

« Je n’ai pas bien dormi ces dernières nuits, ça m’a vraiment affecté », concède Roger Castel.

« C’est dur, avait lâché Pascal Orsini quelques minutes plus tôt. C’est un investissement qui dure depuis trente ans, dans lequel j’ai impliqué toute ma famille, des amis. J’ai noué des amitiés très fortes avec des auteurs. On n’a pas pris la décision comme ça. On l’a longuement réfléchie, et ce n’est une surprise pour personne, on en a parlé dès l’été dernier. C’est dur, répète-t-il, en retenant des larmes qu’on devine pas loin. Et ça va être très très dur l’été prochain. »

Ils ne sont sûrement pas tout seuls avec leurs regrets. Les amateurs de BD aussi doivent l’avoir en travers de la bulle.

Source: Var Matin

 

 

26 janvier 2019

Les 7 axes du rapport Lungheretti sur la BD

rapport bd

Commandé par la précédente ministre de la culture, Françoise Nyssen, le rapport de Pierre Lungheretti sur la refonte de la politique nationale en faveur de la bande dessinée, composé de 54 propositions, a été rendu public lors du festival d'Angoulême. Alors que le ministre de la culture Franck Riester est en déplacement à Angoulême, pour le festival international de la bande dessinée, le rapport de Pierre Lungueretti, commandé il y un an par sa prédécesseuse au directeur de la cité internationale la bande dessinée et de l'image d'Angoulême, a été rendu public samedi 26 janvier. Il fait suite à l'inquiétude des auteurs de BD qui ont vu leur rémunération plonger et se sont mobilisés avec l'ensemble de la filière, notamment aux travers d'Etats généraux du secteur. Réalisé en collaboration avec Laurence Cassegrain, directrice de projet à la DGMIC-Service du Livre et de la Lecture, le rapport de 162 pages se compose de 54 propositions (à télécharger ci-contre) qui s’articulent autour de 7 axes majeurs :


1. Renforcer la reconnaissance institutionnelle et symbolique du 9art. 

Afin de mieux structrer la recherche académique, le rapport propose la création d'une école nationale de la bande dessinée à partir du savoir-faire capitalisé à l’École Européenne Supérieure de I'Image d’Angoulême-Poitiers. De plus l'année 2020 pourrait être estampillée  "année de la bande dessinée" pour "reconnaître ces avancées et les ancrer dans le tissu institutionnel".

2. Améliorer la situation des auteurs dans  un esprit de responsabilité collective

Le rapport évoque les "contraintes du métier d’auteur de bande dessinée" avec la question des modalités de leur régime social, de la formation initiale mais aussi le fait de mieux intégrer les auteurs de bande dessinée dans la politique des arts visuels du ministère de la culture pour les aspects économiques, sociaux et juridiques. Il proprose aussi de mobiliser les collectivités territoriales pour créer des écosystèmes favorables aux auteurs.

3. Développer la diffusion, la visibilité de la bande dessinée en favorisat le pluralisme

IL s'agit de renforcer la mise en réseau des lieux accueillant des expositions et produisant des activités liées au 9e art, et d’assurer la professionnalisation des bibliothécaires, des libraires. En outre, les éditeurs alternatifs et indépendants méritent " une attention particulière compte tenu des difficultés de diffusion et de visibilité qu'ils rencontrent ".

4. Initier une politique volontariste d'éducation artistique et culturelle

Le rapport propose d'inscire "de manière structurelle"le 9e art dans les dispositifs du ministère de l’Éducation nationale : créer des établissements scolaires à option BD, thématiser des internats d’excellence bande dessinée et renforcer la formation et la certification des enseignants.

5. Assurer un plus fort rayonnement de la bande dessinée française dans le monde.

Afin d'exploiter le potentiel de la BD sur le marché des droits notamment cinéma ou jeux vidéos, le rapport préconise de mettre en place "de nouveaux modes d’action dans des territoires d’expérimentation afin de promouvoir une spécificité française." Cette proposition 41, évoque, à l’instar de stratégies de soft power multidisciplinaires et portées par des pays tels que le Japon (le programme "Cool Japan"), un croisement de trois secteurs d’excellence française - la bande dessinée, le film d’animation et les jeux vidéo - de manière à promouvoir une production spécifiquement française.Ces expérimentations, pilotée par l'Institut français, pourraient concerner l’Espagne, l’Italie, l’Inde, Los Angeles, et Taiwan.

6. Mettre en œuvre une politique nationale du patrimoine de la bande dessinée

Cet axe aborde la question des archives et des fonds d’auteurs qui nécessite ainsi une politique globale. Il propose un renforcement des compétences de la Cité internationale de la bande dessinée et la création d’un lieu d’expositions et d’activités autour du patrimoine du 9e art à Paris.

7. Instituer une nouvelle organisation ministérielle

La politique en faveur du 9e art doit mobiliser trois directions générales : la direction générale des médias et industries culturelles (DGMIC), qui pourrait poursuivre le pilotage de cette politique, avec un renforcement de l’implication de la direction générale de la création artistique (DGCA) pour intégrer la bande dessinée dans une politique des arts visuels plus ouverte, et la direction générale du patrimoine (DGPAT) pour mieux prendre en compte les enjeux patrimoniaux.
Source: Livres Hebdo
23 janvier 2019

Transfert d'un siège social d'une maison d'édition de Paris en Bretagne

Editeur gisserot

La maison d’édition Gisserot, spécialisée dans le patrimoine, l’histoire et l’histoire de l’art, transfert son siège social de Paris à Quintin (Côtes-d’Armor), près de Saint-Brieuc. Thibault Chattard Gisserot est l’un des neveux du fondateur des éditions Gisserot, Jean-Pierre de son prénom, âgé de 80 ans. Ce dernier a aussi dirigé les éditions Ouest-France, Nathan Education et les éditions Sud-Ouest. Une pointure dans sa catégorie. Thibault se veut son digne héritier. Briochin de longue date, las de multiplier les trajets en train, il a décidé de s’implanter en Bretagne, où tout a commencé. 

« J’ai eu un coup de cœur pour Quintin. C’est une ville qui correspond à notre ADN », explique-t-il. « Et il y a des critères pratiques : nos entrepôts sont dans le Finistère. »

Le transfert au 5, rue de l’abbé Fleury (à côté de la librairie Le Marque-Page) interviendra fin mars. Quatre personnes y travailleront.  En clair : les infographistes peuvent lui adresser leur CV. D’autant que Thibault espère créer d’autres emplois dans les années à venir. La maison Gisserot rayonne dans toute la France. Des commerciaux sont basés à Dijon, Marseilles, Caen et Paris. Quant aux imprimeries, elles sont en Vendée et dans l’Eure.

Si le nom de Gisserot ne vous dit rien, soyez pourtant certain d’avoir vu ou eu entre les mains au moins une fois un de leurs ouvrages. Avec 2000 références depuis leur création et 800 titres en circulation, on les trouve partout : librairies, offices de tourisme, aires d’autoroute, moyennes surfaces, boutiques de produits régionaux, sites touristiques comme Fort Lalatte, le Mont Saint-Michel, la maison de la baie à Hillion, coopératives maritimes d’Erquy, Saint-Quay-Portrieux, Le Légué… Certains best-sellers dépassent le million de ventes. C’est le cas d’un livre sur les crêpes et les galettes. Ou du livre « Se soigner par les Plantes ». Les amateurs d’histoire y trouvent de quoi satisfaire leur appétit. Le prix moyen d’un livre est 5€. On descend même à 3€ pour les fascicules ou 2,50€ pour les livres de recettes. Plus récemment, les éditions Gisserot se sont lancées dans des livrets jeux à 2€ et des jeux de cartes éducatifs pour les enfants.

"Les gens qui nous achètent ne s’imaginaient pas acheter un bouquin en se levant le matin. Il faut que ce soit abordable mais avec un bon niveau de vulgarisation."

Un cap qui tient la marée depuis plus de 30 ans. Et qui devrait trouver un nouvel élan dans le cadre inspirant de la petite cité de caractère.

Source: actu.fr

 

24 janvier 2019

Rumiko Takahashi sacrée Grand Prix d'Angoulême 2019

Rumiko Takahashi

Double révolution en Charente. Non seulement c'est une mangaka qui gagne, dans un festival qui commence tout juste à mettre l'accent sur le genre. C'est la deuxième fois que ça arrive, après le sacre - tardif - de Katsuhiro Otomo, l’auteur d’«Akira». C'est aussi la deuxième fois seulement qu'une femme est récompensée par ce prix prestigieux. Avant elle, seule Florence Cestac, dessinatrice du «Démon de Midi» et de «Filles des oiseaux», avait été distinguée, en l'an 2000. Une façon de répondre enfin à la polémique qui a agité l'événement il y a trois ans.

Née le 10 octobre 1957 à Niigata, Rumiko Takahashi s'intéresse très tôt à la bande dessinée. Lors de ses années universitaires, elle suit les cours du scénariste Kazuo Koike, auteur des séries mythiques «Crying Freeman» et «Lone Wolf and Club». Il lui dit: «Toi, tu deviendras pro.» L'année suivante, en 1978, elle entame la publication de «Urusei Yatsura» (Lamu) dans les pages de l'hebdomadaire «Sunday», qui raconte les aventures d’un jeune lycéen et d’une extraterrestre. Car contrairement à ses consœurs, Takahashi ne souhaite pas s'inscrire dans les codes des histoires romantiques du shojo, destinées à une cible féminine, et veut plutôt s'approprier le shonen (mangas pour jeunes garçons).  Dans les années 1980, elle crée ses œuvres les plus célèbres: «Maison Ikkoku» et «Ranma 1/2». Le premier, rebaptisé «Juliette je t'aime» dans sa version animée, suit les démêlées de Yusaku Godai (Hugo dans la série), étudiant raté qui tombe amoureux de Kyoko Otonashi (Juliette), la nouvelle concierge de la pension de famille où il vit. Quant au très populaire «Ranma 1/2», il porte sur un quiproquo totalement genderfluid, dans lequel le garçon Ranma Saotome se transforme en fille au contact de l'eau froide. Ajoutez à cela des variantes amoureuses, des combats d'arts martiaux, une galerie de personnages excentriques, et vous arrivez à 38 tomes et 407 épisodes pour la télévision.  Takahashi, qui a exploré plusieurs genres dont la science-fiction ou le tragique, excelle dans le registre de la comédie loufoque et romantique. Potache, mais pas potiche. Les filles du «Rumik World» sont en général intelligentes, combatives et indépendantes. Pour autant, ses personnages susciteront bien des émois, notamment chez la nouvelle génération d'auteurs de BD français. Riad Sattouf consacre quatre pages à sa passion pour Juliette de «Juliette je t'aime» dans le tome 4 de «L'Arabe du futur», tandis que Balak, auteur avec Bastien Vivès et Michaël Sanlaville de «Last Man», exprime régulièrement son admiration pour Rumiko Takahashi.

La plupart des mangas de cette discrète - elle ne donne que rarement des interviews - sont publiés en français chez Glénat. Mais au total, toutes séries confondues, Rumiko Takahashi a publié près de 200 tomes. On espère les voir bientôt tous publiés en France grâce à ce Grand Prix. De quoi peut-être dépasser son propre record. Avec 200 millions d'exemplaires écoulés, elle est la dessinatrice la plus lue au monde.

Source:  BiblioObs

1 décembre 2018

Une histoire par jour grâce au calendrier de l'avent Fnac-Lego

histoire pere noël lego

Pour attendre Noël, Fnac et LEGO® innovent avec un calendrier de l’Avent tout en histoires disponible sur Google Home. Ce nouveau calendrier de l’avent ravira les plus jeunes en leur délivrant chaque jour une histoire du père Noël LEGO®. Le dispositif est simple : il suffit de dire « OK Google, ouvre le calendrier de l’avent LEGO Fnac » et de s’installer confortablement pour écouter une jolie histoire qui aidera à faire patienter les enfants jusqu’au jour de Noël. 

Ce calendrier de l’Avent s’active via Google Assistant et compte donc 24 histoires s’adressant à de très jeunes enfants (2-4 ans) et leurs parents. Chaque épisode est suivi d’une petite question à choix multiples portant sur son contenu. Par exemple : « De quelle couleur est la fleur ? Rouge, Bleue, Verte, Jaune ».Chaque conte met en scène Mila, une petite fille qui s’ennuie en attendant le réveillon. Chaque soir, le petit chat Gabriel vient lui rendre visite et l’emmène visiter un pays magique à l’aide du traîneau du Père Noël LEGO. Les personnages, auxquels les enfants sont invités à s’identifier, vont être amenés à faire des rencontres surprenantes et à résoudre des énigmes. Les jeunes auditeurs deviennent ainsi acteurs à part entière de chaque épisode.

 

17 novembre 2018

Chutes de 5% des ventes de livres

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Alors que les stocks se gonflent, le panier moyen reste inchangé et les retours baissent d'un point. Sur l’ensemble du troisième trimestre, les ventes de livres ont chuté de 5% en valeur à un an d’intervalle, selon le tableau de bord Livres Hebdo/I+C. Perturbées par la Coupe du monde de football en juillet, les ventes de livres ont continué de fléchir en août et plus encore en septembre, où la rentrée littéraire n’a pas eu le même succès qu’en 2017. Compte tenu de l’augmentation des prix cet été (inflation du secteur livre proche de 1 %), ce marché fléchit de 6 % en volume.

Alors que les stocks flambent (87 jours soit 13 jours de plus à un an d'intervalle), le panier moyen dans les points de vente reste inchangé à 18 euros et les retours baissent d'un point à 23%. Dynamiques pendant près de quatre trimestres, les ventes dans les grandes surfaces culturelles ont ralenti, allant jusqu’à se détériorer cet été à - 3,5 %. La baisse modérée enregistrée au deuxième trimestre dans les autres circuits s’intensifie fortement. Les ventes reculent de près de 6% dans les librairies de 1er niveau, de 7% dans celles de 2e niveau, et de 7,5% dans les hypermarchés.

Source: Livres Hebdo

3 novembre 2018

Une «panthéonisation autour de la figure de Maurice Genevoix»

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Une "réflexion est en cours" à l'Elysée sur une "panthéonisation" autour de la figure de l'écrivain Maurice Genevoix dans le cadre des célébrations du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, a-t-on samedi auprès d'une source proche de la présidence.

Le président Emmanuel Macron doit se recueillir mardi devant la statue de l'écrivain sur les lieux de la bataille des Eparges (Meuse) et faire une allocution, dans le cadre de son "itinérance mémorielle" qui le conduira dans l'est et le nord de la France. Maurice Genevoix, décédé en 1980, avait été grièvement blessé en 1915 lors de la bataille des Eparges, qu'il a racontée dans un livre, "Ceux de 14". L'auteur est l'un des écrivains fétiches d'Emmanuel Macron qui l'a découvert grâce à sa grand-mère lorsqu'il était jeune.

De source proche de l'Elysée, le chef de l'Etat est animé par la "volonté de faire entrer 14-18 au Panthéon". Une "réflexion est en cours" sur une "panthéonisation" autour de la figure de Maurice Genevoix, "mais pas seulement", ajoute-t-on dans l'entourage de M. Macron.

Le Figaro indique que l'Élysée réfléchit à associer Maurice Genevoix au Panthéon, sans se limiter à lui et sans forcément y faire entrer sa dépouille. Selon le quotidien, Emmanuel Macron a d'abord envisagé de faire entrer Georges Clemenceau au Panthéon, ajoutant que le président a finalement dû renoncer à ce projet pour des raisons testamentaires, propres au président du Conseil de 1917 à 1920.

Source: Le Point

8 novembre 2018

Sacre d' un français meilleur artiste de l’année à Shanghai

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Comme le veut la tradition, les Chen Bochui 2018, qui portent le nom du grand auteur chinois pour la jeunesse décédé en 1997, ont été dévoilés la veille de la 6e Foire du livre de jeunesse de Shanghai, qui se déroule du 9 au 11 novembre.  Le Français Hervé Tullet, qui se définit comme un « concepteur de livres à lire avec les enfants », remporte le prix Chen Bochui 2018 du Meilleur artiste de l’année. Il lui a été remis en mains propres lors de la cérémonie des prix au Baoshan International Folk Art Museum de Shanghai, le 8 novembre, par la Française Sophie Van der Linden, spécialiste de l’album et membre du jury. 

«  En valorisant la tâche, les gribouillages mais aussi en privilégiant le geste et surtout l’idée (sujet de son dernier livre) plutôt que l’image bien faite, Hervé Tullet affronte cette idée séculaire que l’art serait nécessairement l’émanation d’un talent invitant ainsi des millions d’enfants (oui, des millions) à regarder et à estimer différemment le livre, et ce faisant, leur propre rapport au dessin et à la pratique artistique », a commenté Sophie Van der Linden. « De fait, ce n’est pas simplement un auteur, un illustrateur, un concepteur, un inventeur qui est aujourd’hui célébré mais aussi, et peut-être avant tout un grand penseur et défenseur de l'enfance.

Les Chen Bochui 2018 ont récompensé cinq albums, cinq « œuvres littéraires » et cinq textes publiés dans des revues, sur les 549 titres (contre 489 l’an dernier) envoyés par les éditeurs de 30 pays. Mais il n’y a pas de titre français parmi les cinq albums distingués (seule catégorie ouverte à l’international) : The Wolf, the dock and the mouse, de Mac Barrett, illustré par Jon Klassen (Candlewick Press, Etats-Unis), Where have the tickets go on ?, de Liu Xugong (Global Views, Taïwan), Grandma’s magic of cloth scraps, d’Ao Zi (21rst Century Press, Chine), The day war came, de Nicola Davies, illustré par Rebecca Cobb (Walker Books, Royaume-Uni) et Animalphabet, de Julie Donaldson, illustré par Sharon King-Chai (MacMillan children’s books, Royaume-Uni). 

Parallèlement, la jeune illustratrice française Julie Bernard a remporté le prix de l’exposition des Illustrateurs de la Foire de livre de jeunesse de Shanghai et une de ses œuvres illustre la couverture du catalogue.

Source: Livres Hebdo

17 octobre 2018

Man Booker Prize pour l'écrivaine nord-irlandaise Anna Burns

Anna Burns

"Aucun d'entre nous n'a jamais rien lu de semblable auparavant", s'est enthousiasmé le jury. Anna Burns est devenue, mardi 16 octobre, grâce à son livre Milkman, la première Nord-Irlandaise à remporter le Man Booker Prize, prestigieux prix littéraire décerné chaque année au meilleur ouvrage de fiction en langue anglaise.

Anna Burns va ainsi empocher une récompense de 50 000 livres (environ 56 500 euros) mais surtout acquérir une notoriété internationale immédiate, qui devrait propulser les ventes de Milkman"un roman très puissant""totalement singulier" par le président du jury.

Bien que se déroulant dans une ville anonyme, Milkman est indubitablement inspiré de l'expérience de Anna Burns, née à Belfast en 1962, qui a grandi en plein conflit nord-irlandais. Ecrit à la première personne, d'une traite et sans paragraphe, ce qui peut en rendre la lecture aride, le livre évoque la violence militaire mais aussi sociale au travers du regard d'une jeune fille de 18 ans.

Source: Francetvinfo

8 octobre 2018

Découverte nocturne des Bibliothèque de la métropole bordelaise

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Dans un esprit festif, convivial et participatif, 25 bibliothèques dans 20 communes de Bordeaux Métropole invitent enfants et adultes, habitués ou non des bibliothèques, à vivre une expérience inattendue. Fortes du succès de la première édition .... DJ Set électro, escape games, tatouages éphémères, apéro quiz, dancefloor silencieux, contes japonais, tournois de jeux vidéo, mini fête foraine, concert d’improvisation, yoga pour les petits… les médiathèques rivalisent d’imagination pour séduire et faire découvrir leurs activités, leurs services et leurs collections. Toutes les animations sont gratuites et ouvertes à tous !

Après le chanteur Mathieu Boogaerts en 2017, l’auteur de bande-dessinée Winshluss est le parrain de cette seconde édition.  Lauréat du Fauve d’Or au festival international de la bande-dessinée d’Angoulême en 2008 pour son album Pinocchio, co-réalisateur de Persépolis (Prix du Jury du Festival de Cannes en 2007) et Poulet aux prunes avec Marjane Satrapi, président de la maison d’édition Les Requins Marteaux,  Winshluss  est un artiste aussi irrévérencieux que touche à tout, figure incontournable du monde la BD.  Les bibliothèques proposeront pendant tout le mois d’octobre des temps forts consacrés à l’artiste : expositions Un Monde Méroll et Gang of Four, rencontre avec l’artiste, rétrospective ciné, sélection d’ouvrages, lecture érotique…

 

Les bibliothèques de Mériadeck (18h-00h), Jardin Public (18h-21h), Bacalan (18h-22h) et Capucins/Saint Michel (18h-22h) ont rivalisé d’imagination pour offrir aux bordelais une programmation riche et éclectique. La soirée de Mériadeck sera ludique, musicale et créative ! Les petits pourront participer à des ateliers de bodypainting avec le collectif

Skinjackin, des concerts improvisés avec l’association J’ai pas tout compris et commander une histoire et un cocktail au Bar à Histoires dans une ambiance de fête foraine pleine de surprises. Déambulations avec les comédiens et musiciens des Lectures sauvages, DJ Set sonore et silencieux avec Mari Lanera et les Shaolin Brothers, concerts slam hip hop avec Nathan part en Live, impromptus de tango avec Jorge Rodriguez et Cécile Perez Brus à la danse accompagnés de Salvatore Caputo au piano, la musique ne sera pas en reste ! Quiz, braderie, visites sensorielles, salon de jeux du XVIIIe siècle, contes frissonnants dans les entrailles de la bibliothèque, ciné-loto avec l’association Merci Gertrude, ce sont bien d’autres surprises qui vous attendent à Mériadeck. 

Pour cette deuxième édition, la bibliothèque du Jardin Public célèbrera les arts du cirque avec la Smart Compagnie et ses acrobaties aériennes sur le parvis de la bibliothèque. Les petits pourront également participer à des ateliers de fabrication de masques de clown pendant que les plus grands dégusteront un verre. A Bacalan, les sessions de quiz seront suivies d’un beau moment d’évasion avec une lecture musicale dessinée et dansée de la compagnie Vita Nova.  Pour finir, la soirée prendra un tour résolument caliente avec une soirée fajitas et un concert latino du groupe Kalé qui viendra clôturer le festival Nomades de Bacalan. Au programme, musique cubaine et argentine, le tout lié par une bonne dose de jazz ! 

Liste des bibliothèques participantes à la Nuit des Bibliothèques #2 : Bibliothèques de Bordeaux (bibliothèque Mériadeck, bibliothèque de Bacalan, bibliothèque du Jardin Public, bibliothèque Saint Michel), Médiathèque Jacques Ellul de Pessac, Médiathèque François Mitterrand d’Ambès, Médiathèque du Bouscat , Bibliothèque François Mitterrand d’Ambarès-et-Lagrave, Médiathèque Gabriela Mistral d’Artigues-près-Bordeaux, Médiathèque François Mitterrand de Bassens, Bibliothèque de Bègles, Médiathèque Assia Djebar de Blanquefort, Médiathèque de Carbon-Blanc, Médiathèque Jacques Rivère de Cenon, Médiathèque Jean Degoul d’Eysines, M270 - Maison des savoirs partagés de Floirac, , Médiathèque du Taillan-Médoc, Bibliothèque multimédia du Haillan, Médiathèque du Bois Fleuri de Lormont, Bibliothèque Lucie Aubrac de Martignas-sur-Jalle, Médiathèque de Mérignac, Médiathèque Léopold Sédar Senghor de Saint-Médard-en-Jalles, Médiathèque Castagnéra de Talence, Médiathèque les Etoiles de Villenave d’Ornon, Direction de la Communication de l’Université de Bordeaux.

Source: Aquitaine Online

6 octobre 2018

200000€ de livres détruits par des rats dans une bibliothèque de Stuttgart

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L’invasion de rats dans une bibliothèque universitaire de la ville allemande de Stuttgart a détruit environ 8.000 livres rares, pour la somme rondelette de 200.000 euros. Des dégâts matériels considérables causés par des rats ont été infligés à une bibliothèque universitaire de la ville allemande de Stuttgart, relatent des médias locaux allemands. Des représentants de la bibliothèque ont annoncé que depuis le début de l'année, des rongeurs avaient détruit environ 8.000 livres, dont certains publiés au cours du siècle dernier. En particulier, des éditions scientifiques publiées dans les années 70-80 du XXe siècle ainsi que des ouvrages sur l'économie, la jurisprudence ou encore la sociologie ont été touchés.  L'ampleur des dégâts est estimée à 200.000 euros.

«De nombreux rayonnages sont salis par les crottes de rats, il est impossible de tout nettoyer», précise le quotidien local Stuttgarter Zeitung.

Des employés de la bibliothèque sont convaincus qu'ils doivent cette invasion de rongeurs à un parc voisin, inondé par les ordures. Le nettoyage du parc a lieu une fois par semaine tandis que le reste du temps on y retrouve des restes, jetés directement par terre. L'Université envisage d'organiser un nettoyage minutieux de la bibliothèque et de bloquer aux rats toutes les possibilités d'accès au bâtiment.

Source: Sputniknews

3 octobre 2018

371 livres de la rentrée adaptés aux aveugles et malvoyants

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Débutée en 2013 sur une initiative conjointe du Syndicat national de l’édition (SNE) et de la Bibliothèque nationale de France (BnF), l’opération « la rentrée littéraire pour tous » destinée à rendre accessibles les livres récents aux personnes malvoyantes, vient de boucler sa sixième édition.
 
En tout, 79 éditeurs ont participé au processus, contre 65 l’an dernier, pour un total de 371 titres adaptés (contre 328 en 2017), soit environ les deux tiers du corpus de la rentrée littéraire de septembre, et 90% des titres sélectionnés pour les plus grands prix comme le Goncourt, le Renaudot ou encore le Femina.
 
Chaque année, le SNE et la BnF nouent un partenariat avec des associations de soutien aux aveugles et déficients visuels afin de développer l’offre de livres numériques disponibles en formats braille ou audio, lisibles sur des appareils spécialisés. Quelques mois avant la rentrée littéraire, les éditeurs sont conviés à déposer les manuscrits de leurs ouvrages sur la plateforme Platon de la Bnf afin que leurs versions accessibles soient disponibles dès leur parution en librairie.

Le Centre national du livre (CNL) a pris en charge la totalité des frais d'adaptation.

Source: Livres Hebdo

31 octobre 2018

Soutien de J.K. Rowling aux bibliothèques anglaises

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La romancière J.K. Rowling a affiché son soutien à une pétition épinglant le rôle du gouvernement britannique dans la fermeture des bibliothèques à travers le Royaume-Uni. Dans un tweet posté le 27 octobre, l’auteure des Harry Potter a appelé ses abonnés à "signer pour protéger le financement public des bibliothèques". Depuis, le document a récolté plus de 10000 signatures supplémentaires. Lancée au début du mois d’octobre par la Britannique Frances Belbin, la pétition tient le gouvernement conservateur pour responsable des nombreuses fermetures de bibliothèques au Royaume-Uni ces dernières années. D’après le Chartered Institute of Public Finance Accountancy, un organisme britannique chargé de la comptabilité publique, 478 bibliothèques ont fermé leurs portes entre 2010 et 2016 à cause des baisses de subventions de l’Etat. 105 de plus ont baissé le rideau en 2017.
 
La pétition, qui a aussi obtenu le soutien d’écrivains célèbres comme Neil Gaiman ou Philip Pullman, enjoint les pouvoirs publics à débloquer des fonds afin que les municipalités "puissent assurer leur devoir statutaire de maintien de l’accès aux bibliothèques." Le document fustige également la "solution intenable sur le long terme" des bibliothèques administrées par des volontaires peu ou pas rémunérés.
 
Actuellement signé par plus de 24000 personnes le texte devrait susciter dans les prochains jours une réaction du gouvernement, contraint par la loi de répondre à toute pétition dépassant les 10000 signatures. Si l’appel de France Beblin atteint les 100000 signatures, il devra faire l’objet d’un débat au parlement. Les citoyens britanniques ont jusqu’au 24 mars 2019, date de clôture de la pétition, pour faire part de leur avis.

Source: Livres Hebdo

24 octobre 2018

Bordeaux : une pétition pour reconstituer la librairie de rue de Neneuil

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Quiconque passait aux alentours du Palais des sports, à Bordeaux, connaissait la librairie de rue de Neneuil. Ce sans domicile fixe avait installé sous les arcades du parking Victor-Hugo, rue de Guienne, un petit salon de lecture avec des centaines de bouquins, depuis trois ans déjà. Chacun pouvait venir se servir et y amener des livres. Mardi après-midi, cette bibliothèque de rue a été démontée par des agents de Suez, l’entreprise chargée de la propreté dans le centre-ville de Bordeaux. Les bouquins ont fini dans des sacs poubelles. Une intervention apparemment justifiée par le risque incendie et dont n’avait pas entendu parler Jean-Louis David, adjoint chargé de la vie urbaine. Une pétition a également été mise en ligne ce mercredi matin. "Devant une telle mauvaise foi et vision hygiéniste de la ville qui décide ce qui est propre et ce qui est sale, nous nous élevons unanimement et exigeons le retour immédiat de ce salon de lecture au même endroit", peut-on y lire. Ce mercredi midi, près de200 personnes avaient déjà signé cette pétition.  (Source: Sud Ouest)

A l'issue d'une rencontre cet après-midi, les élus de la ville se sont engagés à rattraper ce qui apparait comme une regrettable erreur et vont très prochainement trouver où le salon de lecture de Neneuil va réapparaitre dans notre espace public. En attendant que soit trouvé un lieu, la collecte de livres se poursuit chez Nakunœil (19 rue Bouquière / tous les jours de 14 à 19 h) et à la librairie La Zone du dehors, cours Victor Hugo.

C'est donc une victoire qui méritait d'être soulignée. Mais nous resterons vigilants quant à la suite des événements.... (Source: charge.org).

23 octobre 2018

Des livres jeunesse empruntés pour être brûler

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La bibliothèque publique d'Orange City (nord-ouest de l'Iowa)  a annoncé qu'elle explorait les options légales après avoir prêté à un homme des livres qu'il  a ensuite brûlé publiquement vendredi. La deuxième édition annuelle d'OC Pride a débuté vendredi avec une heure du conte pour les enfants, comme l'indique le planning des manisfestation de l'institution. Environ une heure avant l'événement, Paul Dorr a  filmé  une vidéo en direct sur Facebook, dans laquelle il se trouvait près de la Prairie Winds Event Center. La vidéo de 27 minutes se termine sur une scène qui montre  Monsieur  Dorr jeter  au moins quatre livres sur des thèmes LGBTQ qu'il aurait empruntés à la bibliothèque publique dans une poubelle en feu.  Il est le directeur de Rescue The Perishing, un groupe religieux et site Web qu’il appelle «un centre de crise, un mouvement pro-vie et pro-familial».

La majorité de la vidéo en direct montre Dorr en train de lire un article du site intitulé "Puisse Dieu et les homosexuels d'OC Pride, veuillez nous pardonner!"

Amanda Vazquez, la directrice de la bibliothèque, a déclaré avoir pris connaissance de l'existence de  la vidéo samedi. La bibliothécaire "a alerté le conseil municipale" et s'est entretenue avec les autorités pour déterminer les "prochaines étapes", y compris d'éventuelles poursuites judiciaires, a déclaré Vazquez.

Le chef de la police de la ville d’Orange a confirmé que les parties discutaient de poursuites, mais a refusé de commenter davantage.

"Franchement, j'ai trouvé cela dégoûtant", a déclaré Mark Stringer, directeur exécutif de l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) de l'Iowa. "Nous sommes dérangés de voir cela. 

Source: Des Moines

9 octobre 2018

Primo, un podcast permettant de découvrir le mode de l'édition

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Les Éditions Robert Laffont et le studio de podcasts Nouvelles Écoutes s’associent pour produire ensemble un podcast original, « Primo », qui vous plongera dans les coulisses de l'édition.  Bienvenue dans l’édition ! Trois jeunes espoirs de la littérature seront sélectionnés suite à un appel à manuscrits lancé conjointement le 1er octobre 2018. Jusqu’au 31 octobre 2018, les manuscrits de roman, de polar et de thriller français sont les bienvenus, accompagnés d’un court fichier audio présentant leur auteur (nom, prénom, adresse, âge, et motivation) à l’adresse email primo@nouvellesecoutes.fr ou par courrier à : 

Nouvelles Écoutes 
56 rue de la Rochefoucauld 
75009 Paris 

Courant novembre, trois éditeurs de Robert Laffont, Françoise Delivet, Claire Do Sêrro et Glenn Tavennec, prendront contact avec les trois talents sélectionnés afin de les accompagner dans la publication de leur premier roman chez Robert Laffont. Ainsi commencera le long travail de réécriture, négociation contractuelle, mise en page, conception de la couverture, rencontre avec les libraires, envoi aux journalistes etc, et toutes les étapes qui jalonnent la vie d’un livre. Plongés dans les coulisses, les auditeurs et auditrices n’en perdront pas une miette. Primo suivra attentivement le parcours des trois « primo-romanciers » et « primo-romancières », leurs peurs, leurs joies et leurs prises de bec jusqu’au grand saut dans le monde de la littérature. Seize épisodes, d’une vingtaine de minutes chacun, tous les quinze jours, pour découvrir les dessous de la vie d’un livre et d’une maison d’édition. Un milieu pas comme les autres d’où jaillissent des idées qui peuvent faire bouger les lignes dans la société.

À la fin de la saison, à la suite d’un grand vote, les auditeurs et auditrices décideront lequel de ces romanciers et romancières décrochera un deuxième contrat.

Source: lisez.com

6 septembre 2018

Prix Renaudot : un livre autopublié sur Amazon sélectionné

bande de français Koskas

C'est une petite révolution dans le monde littéraire. Un livre autopublié et vendu sur Amazon a été retenu dans la première sélection du prix Renaudot. Il s'agit de Bande de Français, le nouveau roman de Marco Koskas. Cet auteur franco-israélien a déjà écrit plusieurs ouvrages publiés. Mais il n'avait pas trouvé preneur pour son nouveau manuscrit, d'où sa décision de s'autopublier avec Amazon. Bande de Français est ainsi paru sur le site Amazon chez Galligrassud, un nom fantaisiste qui est une contraction de noms de maisons d'édition. Cet ouvrage est ardemment défendu par Patrick Besson, un des 10 jurés du prix Renaudot  dans un article du Point.

Le jury du Renaudot procédera à deux autres sélections à des dates « qui sont encore à confirmer », a indiqué à l'AFP Georges-Olivier Châteaureynaud, l'un des jurés. Voici la liste, par ordre alphabétique d'auteurs, de la première sélection du Renaudot : Anton Benaber, La Grande Idée (Gallimard) ; Adrien Bosc, Capitaine (Stock) ; Adeline Dieudonné, La Vraie Vie (L'Iconoclaste) ; David Diop, Frère d'âme(Seuil) ; Gilles Martin-Chauffier, L'Ère des suspects (Grasset) ; Michael Ferrier, François, portrait d'un absent (Gallimard) ; Mark Greene, Federica Ber (Grasset) ; Stéphane Hoffmann, Les Belles Ambitieuses(Albin Michel) ; Cloé Korman, Midi (Seuil) ; Marco Koskas, Bande de Français (Galligrassud) ; Philippe Lançon, Le Lambeau (Gallimard) ; Valérie Manteau, Le Sillon (Le Tripode) ; Frank Maubert, L'Eau qui passe(Gallimard) ; Diane Mazloum, L'Âge d'or (JC Lattès) ; Pierre Notte, Quitter le rang des assassins (Gallimard) ; Jennifer Richard, Il est à toi ce beau pays (Albin Michel) ; Vanessa Schneider, Tu t'appelais Maria Schneider (Grasset). Pour les essais, les sélectionnés sont : Pierre Adrian et Philibert Humm, Le Tour de France par deux enfants d'aujourd'hui (Equateurs) ; Robert Colonna d'Istria, Une famille corse(Plon) ; Pierre Guyotat, Idiotie (Grasset) ; Olivia de Lamberterie, Avec toutes mes sympathies (Stock) ; Annie Lebrun, Ce qui n'a pas de prix(Stock) ; Jean-Paul Mari, En dérivant avec Ulysse (JC Lattès) ; Joann Sfar, Modèle vivant (Albin Michel).

Source: Le Point

4 octobre 2018

Plus de livre autoédité dans la sélection du Prix Renaudot

bande de français Koskas

Le livre autoédité Bande de Français de Marco Koskas, dont la présence dans la première sélection du prix Renaudot avait provoqué la colère des libraires, a disparu de la deuxième liste, dévoilée mercredi soir. Cette deuxième sélection, rendue publique un mois avant l'attribution du prix le 7 novembre, comprend 9 romans et 6 essais.  La présence dans la première liste début septembre de Bande de Français, ouvrage autoédité et diffusé en exclusivité par la plateforme en ligne Amazon, avait été dénoncée par le Syndicat de la librairie française (SLF). En le sélectionnant parmi les 17 romans initialement retenus, le jury "rend un bien mauvais service à l'auteur lui-même, aux libraires et donne un signal inquiétant pour l'avenir de la création et de la diffusion du livre", avait estimé ce syndicat. L'auteur, un romancier franco-israélien, avait répliqué en fustigeant "un chantage et un diktat scandaleux" de la part des libraires.

 

 Bande de Français est autoédité à compte d'auteur via la plateforme CreateSpace du mastodonte américain Amazon. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages publiés chez des éditeurs classiques, Marco Koskas avait expliqué qu'il n'avait pas trouvé d'éditeur pour son livre, qui raconte l'immigration de Juifs français en Israël. Le livre de 198 pages, disponible sur le site d'Amazon depuis avril, est vendu au prix de 11,08 euros. Sur la quatrième de couverture figure le nom d'un éditeur fantaisiste, "Galligrassud", mot-valise pour Gallimard, Grasset et Actes Sud.

Avant l'attribution du prix Renaudot, la troisième sélection sera annoncée le 31 octobre. Voici la liste de la deuxième sélection 

Romans :
- Anton Benaber, La grande idée (Gallimard)
- Adeline Dieudonné, La vraie vie (L'Iconoclaste)
- David Diop, Frère d'âme (Seuil)
- Gilles Martin-Chauffier, L'ère des suspects (Grasset)
- Stéphane Hoffmann, Les belles ambitieuses (Albin Michel)
- Philippe Lançon, Le Lambeau (Gallimard)
- Diane Mazloum, L'âge d'or (JC Lattès)
- Pierre Notte, Quitter le rang des assassins (Gallimard)
- Vanessa Schneider, Tu t'appelais Maria Schneider (Grasset)

Essais :
- Robert Colonna d'Istria, Une famille corse (Plon)
- Olivia de Lamberterie, Avec toutes mes sympathies (Stock)
- Michelle Perrot, Sand à Nohan (Seuil)
- Nathalie Piégay, Une femme invisible (éditions du Rocher)
- Joann Sfar, Modèle vivant (Albin Michel)
- Marc Weitzmann, Un temps pour haïr (Grasset)

Source: Europe 1

25 août 2018

Saint-Cloud : la bibliothèque de Rock en Seine a ses fidèles

bibliothèque rock en seine

Au festival Rock en Seine, qui se tient de vendredi à dimanche sur le domaine de Saint-Cloud, la Rock’biblio installée près de la grande scène accueille chaque année son lot de passionnés, pouvant venir piocher dans l’un des 400 livres proposés. Une partie de la bibliothèque est même participative.

Géré par la ville de Saint-Cloud (Haut-de-Seine), le site a ses fidèles. A l’image d’Olivier, ce Parisien de 50 ans qui n’a « quasiment jamais raté » une édition de Rock en Seine. Cet informaticien, qui arbore un badge « J’ai 10 ans », datant de l’anniversaire du festival, n’oublie jamais d’y faire une escale durant le week-end. 

Pourquoi aime-t-il tant ce lieu ? « Quand on a envie de se mettre un peu au vert, de ne pas avoir la musique à fond dans la tête, c’est un endroit plus calme où l’on peut piocher dans un bouquin sympa et y jeter un œil », sourit-il.

« On voit effectivement des festivaliers qui reviennent, apprécie Alexia Fourcaud, de la ville de Saint-Cloud. Parfois, on se souvient de familles, d’enfants que l’on voit grandir. »

Chaque année, le lieu organise ses animations. Comme une dictée sur le rock où Olivier se souvient « n’avoir fait aucune faute ! » Cette année, le cinéma est à l’honneur, avec un studio photo où les festivaliers peuvent se déguiser en star du septième art, le temps d’enfiler l’une des tenues de soirée à disposition.

On découvre aussi un blind test sur les musiques de films. Les premières notes résonnent… « Men in Black ! » scandent en chœur les deux équipes. Difficile à départager. Mais Cassandra, 24 ans, et Karima, 27, s’amusent bien. « Le principe est drôle, explique la première. Et c’est sympa de se retrouver à jouer contre des inconnus. »

Source: Le Parisien

24 août 2018

Kobo avec Walmat aux Etats-Unis

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Les e-books et liseuses de Rakuten Kobo sont désormais disponibles aux Etats-Unis grâce à un accord conclu avec le géant américain de la distribution Walmart. Jeudi 23 août, les deux entreprises ont lancé le nouveau service d’achat en ligne Walmart eBooks by Rakuten KoboEn plus de l’accès à près de 6 millions de livres numériques, l’offre de Walmart eBooks propose un abonnement mensuel de 9,99$ (environ 8,5€) pour l’accès à un livre audio par mois (gratuit le premier mois), ce que Amazon Audible permet pour un montant de 14,95$ (environ 13€). Les deux acteurs misent sur le téléchargement de livres audio qui connaît une croissance remarquable aux Etats-Unis depuis les cinq dernières années (+146,2% entre 2013 et 2017, selon le dernier rapport annuel de l’Association des éditeurs américains). Walmart s’est engagé à vendre les liseuses Kobo dans 1000 de ses magasins, ainsi que des cartes à codes permettant le téléchargement d’une sélection de 40 livres numériques dans 3500 points de vente.

Avec ce partenariat, la société canadienne Kobo, propriété du Japonais Rakuten spécialisé en nouvelles technologies, gagne une large visibilité aux Etats-Unis et la possibilité de concurrencer le leader Amazon sur son territoire, qui lui prend de plus en plus de parts de marché.
 
En Europe, Rakuten Kobo est un des acteurs majeurs de la vente de livres numériques et de liseuses en France, au Portugal et en Espagne grâce à son partenariat avec la Fnac. La société a récemment investi le marché allemand avec la reprise de la plateforme Tolino en 2017.

Source:  Livres Hebdo

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