« À l’instant où je vous parle, je ne sais plus du tout où nous en sommes. » ce sont les mots prononcés par la présidente de la Maison des écrivains et de la littérature, Sylvie Gouttebaron. La situation ne s’est pas améliorée depuis février (lire l’article suivant pour en savoir plus en cliquant ici). En effet, malgré la subvention de 200 000 euros attribuée, ses comptes ont été bloqués le 30 mai. Auteurs et intervenants doivent encore être payés pour leur participation à des ateliers et des formations, et les sept licenciements qui se profilent vont aussi représenter un coût important.
« L’équipe tient et se bat encore, ainsi que les écrivains. Nous sommes désarçonnés. Totalement perdus, en colère du traitement qui nous est réservé », réagit Sylvie Gouttebaron dans les colonnes de Livres Hebdo.
La directrice déplore le flou qui persiste autour de la structure. « Soit le ministère a la volonté de redonner toute la force qu’il convient de donner à la Mél pour qu’elle poursuive un travail de médiation culturelle en faveur de la lecture, soit il a choisi un autre opérateur et qu’il ait le courage de l’annoncer haut et fort, en mettant un terme à cette asphyxie. »
L’association organise depuis 40 ans des interventions d’auteurs en milieu scolaire, des ateliers et des rencontres pour promouvoir l’éducation artistique et culturelle. « Ce n’est pas la Mél qui ferme, c’est le ministère qui la tue », conclut amèrement Sylvie Gouttebaron.
La maison d'édition Calmann-Lévy a annoncé mardi 3 juin qu'elle allait mettre à l'honneur les traducteurs en indiquant aux lecteurs leur parcours, face à la montée des traductions par intelligence artificielle. "Nous allons donner la biographie des traductrices et traducteurs", a annoncé Philippe Robinet, le PDG de cette maison, l'une des plus anciennes en activité en France (1836), filiale de Louis Hachette Group.
Il s'exprimait lors de la présentation de la rentrée littéraire de Calmann-Lévy à Paris, devant plus d'une centaine d'invités, essentiellement libraires. L'un de ces cinq romans, Le Compromis de Long Island, est signé d'une Américaine, Taffy Brodesser-Akner, et c'est son traducteur, Diniz Galhos, qui est venu le présenter.
"Il faut redire ce qu'est un traducteur. C'est une voix, elle n'est pas interchangeable. Il faut le dire, et cela signifie d'écrire sur la couverture de qui il s'agit, parce qu'il y a cette voix française, et raconter à l'intérieur du livre qui est ce traducteur ou cette traductrice", a expliqué Philippe Robinet.
Si beaucoup de traducteurs restent méconnus, d'autres ont une certaine réputation. "En octobre, on va mettre un grand coup de projecteur sur Arthur Koestler. On a demandé à Olivier Mannoni de retraduire un livre de Koestler, lui qui a été habité par le texte de cet écrivain", a poursuivi le PDG de Calmann-Lévy.
Arthur Koestler est devenu célèbre avec un roman paru d'abord en anglais, Le Zéro et l'Infini, mais avait commencé son œuvre en allemand, la langue traduite par Olivier Mannoni. Ce dernier a aussi traduit Sigmund Freud ou Stefan Zweig, et s'était attelé à la tâche délicate de traduire Mein Kampf, expérience dont il a fait un essai.
Calmann-Lévy ne rejette cependant pas tous les usages de l'intelligence artificielle. "Je donne un exemple : on nous a proposé récemment un roman, dont on nous disait qu'il était formidable, qu'il fallait le lire, en slovène. Personne ne parle le slovène chez nous. La machine nous a permis d'avoir un résumé imparfait. Et ça nous a donné une idée pour répondre à la question : est-ce qu'on a envie d'aller plus loin, de le donner à un lecteur du slovène qui va nous livrer ses impressions ?", a rapporté Philippe Robinet.
Le gouverneur de Jakarta en Indonésie, Pramono Anung, a déclaré que le gouvernement provincial de DKI prolongerait le temps opérationnel des musées et des bibliothèques à Jakarta. Le plan, les musées et les bibliothèques seront ouverts jusqu’à 23h00 WIB.
“Nous allons ouvrir le musée, pas seulement jusqu’à 15 heures. Y compris la bibliothèque, nous allons ouvrir la bibliothèque jusqu’au soir, peut-être à 10 heures ou 11 heures (la nuit) », a déclaré Pramono à l’hôtel de ville de DKI Jakarta, vendredi 2 mai.
Pramono rapporte que l’extension des heures opérationnelles du musée à la bibliothèque offre aux étudiants et aux jeunes de Jakarta une possibilité d’être plus libre pour répondre à leurs besoins d’études.
Pramono écrit : « Nous le ferons immédiatement parce que cela fait partie de l’éducation et des opportunités pour les enfants qui ont besoin d’être dans la bibliothèque. »
En outre, a révélé que le gouvernement provincial de DKI en 2025 procédera à la libération du diplôme de 6 652 étudiants qui ont été détenus par les écoles pour avoir encore augmenté les coûts d’éducation jusqu’à leur diplôme.
» Le gouvernement doit être présent pour résoudre le problème afin que les étudiants puissent immédiatement obtenir le diplôme qui est très nécessaire pour leur avenir », a déclaré Pramono.
aujourd'hui, le gouvernement provincial de DKI a libéré 488 diplômes d'étudiants qui avaient été détenus par les écoles pour avoir encore augmenté les coûts d'enseignement jusqu'à ce qu'ils soient diplômés. La remboursement de ce diplôme a été effectué en deux étapes.
de la première étape de l’approbation du diplôme a été effectuée à 117 étudiants il y a quelque temps. Aujourd’hui, la remboursement du diplôme de la deuxième phase pour 371 étudiants coïncide avec la cérémonie commémorative de la Journée nationale de l’éducation (Hardiknas) 2025.
« Au total, 488 étudiants reçoivent un programme de formation de diplôme d’une valeur de 1,69 milliard de roupies. J’espère que cela pourra être utile pour les étudiants dont le diplôme est maintenu », a-t-il déclaré.
Pramono a déclaré que le remboursement de ce diplôme est l’un des programmes énoncés dans les promesses de sa campagne pendant les élections de 2024. Pramono voit jusqu’à présent qu’il y a encore beaucoup de jeunes qui ne peuvent pas travailler parce que leurs diplômes sont toujours détenus dans les écoles.
« J’ai demandé, certains ont des diplômes maintenus pendant trois à cinq ans parce qu’ils n’ont pas payé les frais. En substance, ce diplôme n’est pas pris parce qu’ils ne sont pas capables de faire », a déclaré Pramono.
Audible propose aux éditeurs deux modes de production :
– Production complète par Audible : Tout le processus, de la transformation du texte à l’audio final, est pris en charge.
– Production en libre-service : Les éditeurs utilisent la technologie d’Audible pour produire eux-mêmes leurs livres audio.
Grâce à une sélection de plus de 100 voix générées par IA, les livres seront disponibles en plusieurs langues. Cela inclus l’anglais, l’espagnol, le français et l’italien avec différents accents.
Bientôt, Audible proposera une traduction automatisée pour élargir encore plus l’accès aux livres audio à un public mondial. Les éditeurs pourront choisir entre :
– Traduction texte-texte qui consiste à convertir un manuscrit pour ensuite sélectionner une narration humaine ou IA.
– Traduction parole-parole , pour préserver la voix et le style du narrateur original dans plusieurs langues.
Une enquête pour meurtre a été ouverte après qu'un romancière allemande à succès a été retrouvé mort sur une péniche à Hambourg après avoir été violemment attaqué, a déclaré la police. Il s'agit d'Alexandra Fröhlich, 58 ans, dont les romans figurent en bonne place sur les listes de best-sellers en Allemagne, a été retrouvée mardi matin, ont indiqué les autorités chargées de l'enquête. L'affaire a été rapidement transmise à la brigade criminelle, compte tenu des preuves d'agression. Les autorités ont refusé de donner plus de détails, se contentant d'affirmer que des preuves médico-légales avaient été recueillies et qu'un rapport du coroner avait été soumis.
Selon la chaîne de télévision locale NDR, citant des sources policières, Fröhlich aurait été blessé par balle. Les enquêteurs ont lancé un appel à témoins potentiels qui auraient pu observer une activité suspecte sur ou autour de la longue péniche cerise dans laquelle résidait Fröhlich, sur la rive Holzhafen de l'Elbe, dans le district oriental de Moorfleet.
Son fils a découvert son corps mardi matin, selon la police, qui pense qu'elle est décédée entre minuit et 5h30 du matin.
« Selon les informations actuelles, les proches ont trouvé la femme de 58 ans sans vie sur sa péniche et ont alerté les pompiers, qui n'ont pu que confirmer le décès de la femme », a déclaré un porte-parole de la police aux médias locaux.
« Après avoir évalué les traces et les preuves, les autorités chargées de l’enquête estiment désormais que la femme est décédée des suites de violences. »
Le porte-parole a déclaré que les enquêteurs cherchaient des suspects potentiels et cherchaient à savoir si le meurtrier était connu de Fröhlich. « Compte tenu de l'enquête en cours, aucune information supplémentaire ne peut être fournie pour le moment », a-t-il précisé.
Les médias ont rapporté que des plongeurs étaient présents sur les lieux du crime, tandis que des spéculations circulent selon lesquelles l'arme aurait pu être jetée dans l'Elbe.
Fröhlich a débuté comme journaliste, d'abord en Ukraine, où elle a fondé un magazine féminin à Kiev. Elle a ensuite travaillé comme journaliste indépendante en Allemagne pour des magazines féminins et autres, comme Stern, avant de se consacrer à l'écriture de romans.
En 2012, elle a publié son premier roman, Ma belle-mère russe et autres catastrophes, qui, selon elle, était basé sur sa propre expérience de mariage avec un Russe. Il est entré dans la liste des best-sellers du magazine Der Spiegel, l'un des indicateurs les plus précis des ventes de fiction et de non-fiction en Allemagne, où elle est restée plusieurs mois. Il a ensuite été traduit en français. Un critique de l'époque l'a décrit comme « une satire hilarante entre l'Ouest et l'Est ». En 2016, elle a publié le roman policier La Mort est une certitude, qui a connu un succès similaire, suivi en 2019 de Squelettes dans le placard. Tous deux ont été publiés par Penguin. Ses romans se caractérisent par un mélange d'humour, d'histoires familiales et de sujets sociaux.
À l'Atelier des Lumières à Paris, le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry prend vie dans une exposition immersive. Une immersion poétique qui permet de découvrir l’univers du célèbre livre, à travers ses personnages inoubliables et les citations philosophiques qui ont marqué des générations de lecteurs. L’occasion rêvée pour petits et grands de redécouvrir ce chef-d’œuvre intemporel. Le renard, l’allumeur de réverbères, l’aviateur… Les personnages du Petit Prince continuent de bercer les enfances. Ils sont réunis dans une nouvelle exposition immersive à l’Atelier des Lumières, à Paris. L'occasion idéale de faire découvrir aux plus jeunes le livre aux 600 traductions, soit le livre le plus traduit après la Bible.
"Il se vend encore chaque année 5 millions d'exemplaires partout dans le monde"
"On ne voit bien qu'avec le cœur", "l'essentiel est invisible pour les yeux", "faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve"... Tout le monde a dans le cœur une citation de l'œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry.
Elles s'affichent en grand pendant cette odyssée immersive, avec aussi les aquarelles de l'auteur. Plusieurs scènes immergent le téléspectateur au cœur du livre. Il est possible, par exemple, de se retrouver au cœur du désert après l'accident d'avion du narrateur. La magie de l'œuvre fonctionne comme au premier jour.
Quand on parle de chiffres, le Petit Prince, c'est quelque chose d'absolument pharaonique. "Il se vend encore chaque année 5 millions d'exemplaires partout dans le monde. Et donc, c'est un livre qui fait rayonner la France et la francophonie partout dans le monde. Tout simplement", explique fièrement Thomas Rivière, arrière petit neveu d'Antoine de Saint-Exupéry.
Regardez au-delà des apparences, l'importance de l'émerveillement promis, l'exposition fera beaucoup plus que vous dessinez un mouton. L'exposition est visible à l'Atelier des Lumières jusqu'au 6 juillet 2025.
Le Pentagone a ordonné vendredi l’identification et la mise sous séquestre des documents dans les bibliothèques des académies militaires et écoles de guerre américaines qui abordent des thèmes comme la diversité, la lutte contre le racisme ou les personnes transgenres. Cette initiative s’inscrit donc dans la « croisade » du ministère de la Défense pour éliminer tous les contenus et programmes promouvant la diversité. Cela a déjà conduit au retrait de nombreux documents et images de son site internet, notamment ceux sur les pionniers afro-américains comme les pilotes du groupe de chasse des Tuskegee Airmen, qui se sont illustrés durant la Seconde Guerre mondiale.
« Les documents éducatifs qui promeuvent des concepts discordants et une idéologie de genre sont incompatibles avec les missions principales du ministère », indique un mémo destiné aux chefs du Pentagone, aux commandants militaires et à d’autres hauts gradés. Ce document leur demande « d’identifier rapidement tous les documents des bibliothèques potentiellement incompatibles avec sa mission principale », de les mettre sous séquestre pour examen, et « déterminer au final quoi faire de ces documents ».
Il Mosaico di Imola est la librairie lauréate du Prix Gianna et Roberto Denti 2025 , un prix littéraire promu par l' Association des éditeurs italiens (AIE) et Andersen , qui sélectionne chaque année la meilleure librairie pour enfants et jeunes adultes. Le prix, qui en est à sa douzième édition, a été créé pour souligner le rôle et la valeur des librairies – institutions culturelles fondamentales du territoire – et pour rappeler la figure et l’engagement de Roberto Denti (1924-2013), journaliste, écrivain et surtout fondateur, avec Gianna Vitali (1943-2016), de l’historique Libreria dei Ragazzi de Milan. Le jury du prix est composé des éditeurs jeunesse de l'AIE et de la direction du magazine ANDERSEN. Fondée en 2012 par Arianna Di Pietro, Alexia Betti et Antonella Sacco , la librairie Il Mosaico est un point de rencontre pour les citoyens, un lieu où les livres sont au centre, les filles et les garçons , et tout autour il y a des gens qui veulent discuter et se rencontrer.
Voici les raisons du choix du jury : « Pour être devenu un point de référence attentif et accueillant pour la communauté . Pour un engagement constant dans la mise à jour, dans la proposition inclusive et compétente de l'assortiment, et dans la création de nouvelles idées et de nouveaux stimuli dans le plein respect des lecteurs. Pour la capacité à saisir le potentiel d'une structure coopérative en le déclinant dans une gestion prudente et consciente de chaque facette du travail du libraire. Pour le courage et la détermination avec lesquels ils ont montré et montrent qu'ils se tiennent chaque jour aux côtés des enfants et des jeunes. »
Une fois de plus cette année comme une occasion de reconnaître l'importance du libraire, une profession fondamentale pour créer un lien entre le secteur de l'édition et les lecteurs de tous âges » a déclaré Carlo Gallucci , coordinateur de la Commission permanente pour l'enfance de l'AIE. « La librairie lauréate de cette édition a le mérite d’avoir créé un lieu de rencontre où tous les citoyens peuvent se sentir accueillis et continuellement stimulés dans la confrontation et le partage d’idées, grâce à l’amour des livres. »
Le Prix sera décerné le samedi 24 mai lors de la 44e édition du Prix Andersen , qui se tiendra à Gênes dans la Salle du Petit Conseil du Palais Ducal.
Les livres sur l’hyperactivité écrits par l’IA intitulés Navigating ADHD in Men, Men with Adult ADHD: Highly Effective Techniques for Mastering Focus ou encore Diet & Fitness for Adult ADHD sont dangereux. Ses ouvrages sont en vente sur Amazon.
Les experts ont déclaré au Gardian que les marchés en ligne étaient un « Far West » en raison du manque de réglementation autour du travail produit par l’IA – et que des informations erronées dangereuses risquaient de se propager en conséquence.
Michael Cook, chercheur en informatique au King's College de Londres, a déclaré que les systèmes d'IA générative étaient connus pour donner des conseils dangereux, par exemple concernant l'ingestion de substances toxiques, le mélange de produits chimiques dangereux ou le non-respect des directives sanitaires.
Il est donc « frustrant et déprimant de voir apparaître de plus en plus de livres écrits par l’IA sur les marchés numériques », notamment sur des sujets liés à la santé et à la médecine, ce qui pourrait entraîner des diagnostics erronés ou aggraver les conditions de vie, a-t-il déclaré.
« Les systèmes d'IA générative comme ChatGPT ont peut-être été formés sur de nombreux manuels et articles médicaux, mais ils ont également été formés sur la pseudoscience, les théories du complot et la fiction », a déclaré Cook.
« On ne peut pas non plus compter sur eux pour analyser de manière critique ou reproduire fidèlement les connaissances qu'ils ont lues précédemment ; il ne suffit pas de laisser l'IA se souvenir des éléments observés dans ses données d'entraînement. Les systèmes d'IA générative ne devraient pas être autorisés à traiter des sujets sensibles ou dangereux sans la supervision d'un expert », a-t-il ajouté.
Pourtant, Cook a noté que le modèle économique d'Amazon encourageait ce type de pratique, car il gagnait « de l'argent à chaque fois » que les gens achetaient un livre, que l'ouvrage soit « digne de confiance ou non », tandis que les sociétés d'IA générative qui créaient les produits n'étaient pas tenues responsables.
Le professeur Shannon Vallor, directeur du Centre pour les futurs technomoraux de l'Université d'Édimbourg, a déclaré qu'Amazon avait « la responsabilité éthique de ne pas sciemment causer de préjudice à ses clients et à la société », même s'il serait « absurde » de rendre un libraire responsable du contenu de tous ses livres.
Des problèmes sont apparus parce que les garde-fous déployés auparavant dans le secteur de l’édition – tels que les préoccupations en matière de réputation et la vérification des auteurs et des manuscrits – ont été complètement transformés par l’IA, a-t-elle noté.
Cette situation a été aggravée par un environnement réglementaire de type « Far West » dans lequel il n’y avait pas de « conséquences significatives pour ceux qui permettent des préjudices », alimentant une « course vers le bas », a déclaré Vallor.
À l'heure actuelle, aucune législation n'exige que les livres créés par l'IA soient étiquetés comme tels. Le droit d'auteur ne s'applique que si le contenu d'un auteur spécifique a été reproduit, bien que Vallor ait souligné que le droit de la responsabilité délictuelle devrait imposer des « obligations fondamentales de prudence et de diligence raisonnable ».
L'Advertising Standards Agency a déclaré que les livres écrits par l'IA ne peuvent pas être annoncés de manière à donner une impression trompeuse qu'ils ont été écrits par un humain, permettant aux personnes ayant vu de tels livres de déposer une plainte .
De Marque, acteur mondialisé d’origine québécoise de solutions d'édition numérique, a lancé sa nouvelle application Cantook Access ce jeudi 15 mai, selon un communiqué. Cette solution professionnelle vise à résoudre l'une des problématiques les plus complexes de l'accessibilité numérique dans l'édition : la création efficace de textes alternatifs pour les images dans les fichiers epub. La production de livres numériques accessibles représente aujourd'hui un enjeu stratégique pour l'industrie éditoriale, notamment face aux réglementations et aux attentes du marché qui se renforcent. « L'accessibilité représente aujourd'hui un enjeu majeur pour l'édition, souligne Marc Boutet, président de De Marque. Et la description des images demeure l'une des étapes les plus complexes et coûteuses pour les éditeurs ».
En effet, l'ajout de textes alternatifs aux images – ces descriptions destinées aux lecteurs d'écran pour les personnes malvoyantes – constitue souvent un goulet d'étranglement dans les processus de production, nécessitant habituellement des compétences techniques spécifiques et un investissement en temps considérable. Cantook Access répond directement à cette problématique en proposant une interface intuitive centrée sur l'image, permettant aux équipes éditoriales de produire ces descriptifs sans expertise technique particulière. Fait notable, De Marque a opté pour un modèle économique sans abonnement pour cette solution, facilitant son adoption par des structures éditoriales de toutes tailles. Cette approche confirme la stratégie de l'entreprise québécoise d'éliminer les barrières à l'entrée pour les technologies favorisant l'accessibilité. L'application intègre des fonctionnalités d'intelligence artificielle permettant de générer automatiquement des suggestions de textes alternatifs en cinq langues (français, anglais, espagnol, italien et portugais). Ces suggestions peuvent ensuite être modifiées et validées par les éditeurs, combinant ainsi l'efficacité de l'IA avec la précision du jugement humain.
Une romancière place quatre titres à la suite des premières places du classement des meilleures ventes. Selon les données de l’institut, plus d’un livre sur deux vendus en France (52,6 % exactement) entre le 14 et le 20 avril 2025 est signé par la romancière américaine Freida McFadden, avec le dernier titre de la trilogie La femme de ménage voit tout (City – 12e place) qui culmine à plus de 230 000 ventes depuis sa sortie en octobre dernier. C’est d’autant plus remarquable que l’Américaine, médecin spécialiste des lésions cérébrales qui écrit sous pseudonyme, était inconnue il y a encore deux ans à la sortie de son premier roman La femme de ménage en 2023, aux éditions City. Le phénomène éditorial (qui s’est développé dans de nombreux pays) a pris de l’ampleur en France près d’un an après sa sortie en poche aux éditions J’ai Lu. La filiale du groupe Madrigall place d’ailleurs les trois premiers titres du classement, dont un inédit sorti le 16 avril, La psy, en tête des ventes. L’autre inédit, La prof, est publié en grand format par l’éditeur historique en France de Freida McFadden, City, et se place en 4e position du classement.
« Une joie absolue » : c’est ainsi qu’Hélène Fiamma, directrice des éditions J’ai Lu, a décrit l’onde de choc provoquée en interne par La femme de ménage, lors de l’émission Un monde nouveau sur France Inter en marge du Festival du Livre de Paris, le 12 avril dernier. Une aventure éditoriale fulgurante, rare dans sa vitesse et son intensité, qui éclaire les dynamiques nouvelles du marché, entre flair éditorial, relais communautaires et puissance des réseaux sociaux.
Tout commence début 2023. City Éditions, par l’entremise de Frédéric Thibaud, découvre cette autrice autoéditée aux États-Unis, alors inconnue en France. « Frédéric fait son rôle d’éditeur. Il lit le texte, il en devient dingue. Il décide de le publier », retrace Hélène Fiamma. Un pari osé, transformé quelques mois plus tard en raz-de-marée littéraire. En octobre 2023, J’ai Lu sort la version poche après en avoir acquis les droits aux enchères. La machine s’emballe.
« Je n’ai jamais vécu une aventure comme celle-là. Très peu d’éditeurs l’ont vécue. C’est exceptionnel », confie l’ancienne patronne de Payot & Rivages. Et pour cause : au-delà des chiffres, c’est une transformation des usages qui s’opère. « Des gens qui n’avaient jamais lu un livre de leur vie sont tombés sur La femme de ménage et ont été contaminés par le virus de la lecture », raconte-t-elle.
Ce succès, J’ai Lu l’a senti venir de l’intérieur.
« 80 % de la maison avait lu le manuscrit. On se le passait. Et souvent, le succès d’un livre commence par ça. » L’équipe marketing prend alors un virage audacieux, loin des clichés promotionnels du genre tels que “le best-seller de vos nuits blanches” ou “le phénomène international”. À la place, un bandeau inattendu : “Lu en moins de deux heures”. « On est parti des lecteurs. Ce qu’ils disaient sur les réseaux, c’était : “Je l’ai lu en 1 h 30”. On a voulu capitaliser sur ce ressenti immédiat », explique l'éditrice.
Mais le succès de Freida McFadden dépasse la simple mécanique marketing. Il repose sur une écriture accessible, tendue, efficace. « Freida McFadden a un art du twist absolument exceptionnel. Je me fais avoir à chaque fois, alors que j’ai lu des milliers de livres », s’enthousiasme Hélène Fiamma. À cela s’ajoute une profondeur sociologique inattendue : « Ses héroïnes — femmes de ménage, profs — exercent des métiers invisibles, dans les interstices de la société. Ce ne sont pas forcément des personnages attachants, mais ils sont puissants, ambivalents, profondément humains », analyse-t-elle.
Le choix du genre, lui aussi, joue un rôle stratégique. Le thriller psychologique, ou « suspense domestique », s’avère être un terrain idéal pour aborder des thèmes contemporains : précarité, rapports de classe, justice sociale, vengeance.
« Ce sont des femmes qui ont subi des violences, et qui finissent par se venger. Ce n’est peut-être pas moral, mais c’est libérateur. Et ça parle », résume l’éditrice.
Enfin, l’impact générationnel ne peut être ignoré : les Millennials et la Gen Z, très actifs sur TikTok, se sont approprié cette lecture. « C’est un parfait mix entre narration addictive et thèmes actuels. Une frontière floue entre travail et vie personnelle, qui résonne avec leur quotidien », constate la patronne de J'ai Lu. Résultat : un titre qui transcende les codes, fédère les publics, et redonne goût à la lecture. Un « livre déclic », pour reprendre le jargon.
« Dans l’édition, on n’invente pas grand-chose. Mais parfois, un livre révèle une époque. Et là, on est en plein dedans », conclut Hélène Fiamma.
Confronté à un appel à boycott et pressé par ses financeurs publics d’ouvrir son organisation à la concurrence, le festival de la BD d’Angoulême (FIBD) a fait un premier pas ce vendredi 18 avril en résiliant le contrat le liant à une société contestée.
« Le Conseil d’administration de l’association du FIBD a acté ce soir la dénonciation du contrat » avec 9eArt +qui arrivait à échéance en 2027, a indiqué le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont dans un communiqué, se félicitant de l’ouverture d’une « nouvelle page ».
Aucune décision n’a toutefois été prise concernant un éventuel appel à candidatures, réclamé par nombre d’acteurs depuis la dernière édition du plus grand festival de BD au monde en janvier.
La société 9eArt +, qui gère le FIBD depuis 2007, avait alors été vivement critiquée après une enquête de « l’Humanité magazine » dénonçant des « dérives » commerciales, un manque de transparence ou encore le licenciement en 2024 d’une salariée peu après sa plainte pour viol.
Début avril, son directeur, Franck Bondoux, a évoqué un possible « rapprochement » entre sa société et l’association fondatrice du festival, sous forme d’une S.A.S. (société par actions simplifiée) qui continuerait à organiser le FIBD. Cette hypothèse exclurait toute mise en concurrence, selon ses détracteurs.
Outre la dénonciation du contrat avec 9eArt +, qui a été actée, ils réclament le lancement d’un appel à projets pour la gestion du festival. Les collectivités, qui avec l’État fournissent près de la moitié des 6,3 millions d’euros de budget du festival, réclament aussi le lancement d’un « appel à candidatures ».
La région Nouvelle-Aquitaine, premier pourvoyeur public (520 000 euros de subventions annuelles), est « favorable » à des contrats plus courts, « de cinq ans maximum », mais s’oppose à la candidature de groupes internationaux, de peur qu’ils ne délocalisent le festival s’il n’est pas assez rentable.
Le vice-président (DVG) du département de la Charente, Patrick Mardikian, a expliqué à l’AFP qu’il lui semble « impensable que les collectivités ne soient pas associées au choix de l’organisateur du festival ».
L’État veillera aussi à ce qu’un « acteur privé » ne s’approprie pas « la marque “FIBD” », avait averti début avril le ministère de la Culture, qui s’était déjà inquiété de « dysfonctionnements » lors du dernier festival en janvier.
France tv distribution est fier d'annoncer un crossover inédit entre deux des plus grandes marques de son catalogue : les Monsieur Madame et Fort Boyard ! Ce partenariat exceptionnel sera marqué par des nouvelles gammes de produits en édition limitée et de nombreuses initiatives créatives ! Les Monsieur Madame s’inviteront à Fort Boyard dès l'été 2026 ! Les personnages colorés et attachants de Monsieur Madame rejoindront l’univers du célèbre jeu télévisé pour de nombreuses aventures. Le développement de gammes de produits dérivés inédits (livres, jeux & jouets, rentrée des classes, alimentaire) est en discussion. Elles combineront l’esprit et les personnages de Monsieur Madame avec l’univers spectaculaire de Fort Boyard. De multiples opérations promotionnelles sont également en projet en QSR, GSA, et centres commerciaux ! Pour l’occasion, des éléments graphiques spécifiques seront développés, les personnages de Fort Boyard étant redessinés dans le style des livres Monsieur Madame.
Ce partenariat sera soutenu par une campagne de marketing d'envergure, visant à maximiser la visibilité et l'engagement des fans des deux marques. Parmi les actions prévues :
Campagne d’influence/RP
Présence des mascottes Monsieur Madame dans les Fort Boyard Aventures
Communication presse dans les magazines Monsieur Madame
Soutien sur les réseaux sociaux de Monsieur Madame, Fort Boyard, et France TV.
Partenariats retail avec jeux-concours exclusifs
Frédéric Lussato, Président d’Adventure Line Productions déclare dans un communiqué de presse: "ALP est ravie de ce partenariat exceptionnel entre les Monsieur Madame et Fort Boyard qui s’inscrit dans le développement de produits dérivés de la marque."
Éric Lambert, directeur du pôle Licence de France tv distribution déclare ceci dans le même communiqué de presse: "Nous nous réjouissions de réunir les Monsieur Madame et Fort Boyard, deux marques phares de notre catalogue, autour d’une collaboration inédite et inattendue !"
Au Salon du Livre de Paris plusieurs associations de soutien à l’Ukraine ont perturbé la séance de dédicaces de la journaliste russe, organisée par son éditeur, Fayard, pour la sortie de son livre. L’après-midi a été mouvementée, samedi 12 avril, sur le stand des éditions Fayard au Festival du livre de Paris. Vers 14 h 30, un petit groupe de militants a fait irruption. Les slogans « Fayard finance l’extrême droite » ou « Bolloré, casse-toi, le monde du livre n’est pas à toi » ont retenti sous la verrière du Grand Palais, que le festival a retrouvé en 2025. L’équipe de la maison d’édition du Groupe Hachette, propriété du milliardaire Vincent Bolloré depuis 2023, regardait en silence.
L’ancienne présidente de la chaîne russe RT France a publié chez Fayard, en mars, un livre intitulé Bannie. Liberté d’expression sous condition (306 pages, 21, 90 euros). Depuis plusieurs jours, sa présence au festival suscitait des remous. Le 11 avril, le Comité Diderot, qui lutte contre la désinformation russe dans le cadre de la guerre en Ukraine, publiait sur son site internet un communiqué rédigé à l’initiative de Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !
Spotify poursuit sa percée dans le marché du livre audio. Depuis octobre, la plateforme de streaming suédoise propose douze heures d’écoute de livres audio chaque mois à ses abonnés premium français. Elle a annoncé vendredi un investissement de 1 million d’euros pour développer la production de livres audio dans ses marchés en croissance que sont notamment la France et les Pays-Bas.
« Cet investissement vise à enrichir le catalogue dans les pays où la pénétration des livres audio est encore relativement faible. Une partie importante de ce montant sera consacrée à la production de livre audio en français », indique au Figaro Jeremy Amsellem, directeur de la division livres audio pour Spotify Europe.
Spotify a signé des accords avec une centaine d’éditeurs français, dont les filiales spécialisées des groupes Hachette et Albin Michel (Audiolib), Editis (Lizzie) et Madrigall (Écoutez Lire). La maison mère de Gallimard et Flammarion sera l’un des « premiers partenaires » de Spotify dans le cadre de ce plan d’investissement, aux côtés de la plateforme française d’autoédition Librinova ou du micro-éditeur Lettre Zola. La plateforme va soutenir l’ensemble de ces acteurs pour financer la production de livres audio. Ces derniers seront « non exclusifs » et « pourront donc être hébergés sur l’ensemble des plateformes de lecture de livres, et ce dès leur lancement sur Spotify ». Les revenus relatifs à l’écoute de ces livres audio seront « intégralement reversés aux ayants droit aidés dans le cadre de ce projet ». Si le Suédois revendique des accords confidentiels avec chaque maison, il assure prendre sur ses marges - ce qu’il est en moyen de faire, étant devenu rentable en 2024 - pour rémunérer les ayants droit en fonction du temps d’écoute des livres audio. Spotify a élargi son offre de livres audio générés par intelligence artificielle (IA) en début d’année. Le groupe accepte désormais les contenus produits via la société spécialisée ElevenLabs, qui propose la transcription du texte à la voix synthétique en 32 langues. Le leader de l’auto-édition Libronova optera pour cette solution. Les autres éditeurs partenaires seront néanmoins libres de préférer une voix humaine s’ils le souhaitent. Cette nouvelle offensive dans le marché du livre audio est une manière pour Spotify d’élargir son contingent d’abonnés premium, qui avoisine 263 millions d’usagers à travers le monde. Surtout en France, où les abonnés premium Spotify sont bien moins nombreux qu’ils ne le sont aux États-Unis ou en Europe du Nord.
« Avoir une offre riche permet d’attirer de nouveaux utilisateurs qui ne sont pas encore sur Spotify », note Géraldine Igou, responsable de la communication en France.
Spotify doit cependant rattraper son retard avec Audible, déjà très implanté dans le paysage. Avec plus de 800.000 titres, dont 20.000 en français, le service d’Amazon domine les deux tiers du marché tricolore. En France, il propose un abonnement mensuel à 9,95 euros permettant l’écoute d’un livre audio au choix.
« L’atout de Spotify, c’est de proposer une plateforme unique et d’offrir un temps d’écoute plutôt qu’un seul livre mensuel, ce qui élargit le champ des possibles », veut croire Géraldine Igou.
L’exécutif souhaite une solution juridique qui permettra aux éditeurs et aux auteurs d’être rémunérés lors de l’achat d’un livre d’occasion, a annoncé le ministère de la Culture ce vendredi 11 avril 2025.
Cette évolution du droit a été donnée aux éditeurs comme la solution envisagée aux problèmes économiques posés par le livre d’occasion, à l’occasion de la venue du président Emmanuel Macron au Festival du livre de Paris.
Le ministère a indiqué que Rachida Dati saisissait le Conseil d’État afin de mettre en place un « droit de suite au droit d’auteur », s’appliquant lors des différentes reventes d’un même volume. Alors qu’aujourd’hui le marché de l’occasion échappe entièrement aux auteurs et éditeurs, entraînant pour eux un manque à gagner dans le commerce de leurs livres, cela permettrait d’imposer aux vendeurs de ces livres d’occasion de les rémunérer. Le produit de ce droit d'auteur sur le livre d'occasion serait reversé à un organisme de gestion collective au bénéfice du soutien à la création, selon le ministère de la Culture. La date de la mise en œuvre de la mesure reste cependant à déterminer.
« Cela nous satisfait », a déclaré à l’AFP le président du Syndicat national de l’édition, Vincent Montagne.
« La France, de la même manière qu’elle avait été pionnière avec la loi sur le prix unique du livre, peut montrer la voie », a espéré Vincent Montagne.
Lors de sa venue au Festival du livre 2024, le chef de l’État avait évoqué la possibilité d’une « contribution » des revendeurs de livres d’occasion pour la filière du livre, sans en donner la forme précise.
Le problème est devenu d’autant plus pressant que les grandes plateformes en ligne (Recyclivre, Rakuten, Momox, Vinted, etc.) proposent des livres de plus en plus récents, à des prix inférieurs à ceux pratiqués en librairie.
Mercredi, le président américain Donald Trump a choqué les marchés mondiaux en annonçant une série de droits de douane sur les importations en provenance du monde entier, les marchandises en provenance du Royaume-Uni étant soumises à des droits de douane de 10 %. Les industries et les économies se sont efforcées de décrypter la signification de la directive de Trump, et le secteur du livre ne fait pas exception, les libraires et les distributeurs anticipant des « problèmes majeurs dans les chaînes d’approvisionnement ».
Des documents publiés par la Maison Blanche après l'annonce de mercredi suggèrent toutefois que les livres imprimés pourraient être exemptés des droits de douane américains en vertu du Premier Amendement. Ces documents tarifaires comprennent une annexe d'exemptions ( disponible en intégralité ici ) qui inclut « les livres, brochures, dépliants et imprimés similaires imprimés en feuilles individuelles, pliés ou non », ainsi que « les dictionnaires et encyclopédies imprimés et leurs publications en série » et « les livres, brochures, dépliants et imprimés similaires imprimés, autres que sur feuilles individuelles ».
Meryl Halls, directrice générale de la Booksellers Association, a déclaré à The Bookseller : « Bien que les livres semblent heureusement exemptés des récents tarifs douaniers américains, l'effet d'entraînement économique perturbateur qu'ils provoquent restera une réelle préoccupation pour la plupart des librairies – s'il exacerbe la crise du coût de la vie et érode davantage la confiance des consommateurs. »
Elle a ajouté : « Les librairies du Royaume-Uni et d'Irlande continuent de jouer dans la cour des grands, offrant une valeur ajoutée exceptionnelle aux économies de destination shopping, aux communautés locales et aux industries créatives nationales, malgré des marges financières de plus en plus faibles pour nombre d'entre elles. Par conséquent, la Booksellers Association continue de faire pression sur le gouvernement pour qu'il aille plus loin et mette en œuvre des réformes plus importantes sur les taux d'imposition des entreprises et les contrats de location afin de renforcer les librairies grâce à des dispositifs de soutien concrets pour les aider à traverser cette conjoncture économique mondiale complexe et à continuer de se concentrer sur ce qu'elles font le mieux. »
On pense que l'exemption des livres des droits de douane fait référence au premier amendement du gouvernement américain sur la liberté d'expression, qui inclut la liberté de recevoir et de diffuser des informations et des idées, y compris par le biais de livres.
Le président Trump a lui-même été un fervent défenseur du principe de la liberté d’expression et, bien qu’il n’existe aucun précédent juridique spécifique ou disposition statutaire créant une exception au Premier Amendement aux tarifs sur les livres, le principe pourrait sans doute être utilisé pour contester les tarifs restreignant la circulation de l’information s’ils étaient imposés.
Certains grands éditeurs contactés par The Bookseller ont jusqu'à présent refusé de commenter les implications des droits de douane américains, affirmant qu'il était trop tôt pour prédire leur impact. Cependant, les services de distribution et les libraires avertissent que l'incertitude engendrée par les droits de douane rendra plus difficile l'accès des livres aux États-Unis, même si l'exemption est prouvée.
Davinder Bedi, directeur général de BookSource, a déclaré à The Bookseller : « Le plus gros problème pratique actuellement est l'information. Personne ne sait ce qui se passe. Personne ne dispose des détails les plus précis. Ou alors, les détails les plus précis sont assez difficiles à trouver, s'ils existent. »
J'ai discuté avec plusieurs de nos principaux clients qui expédient régulièrement de grandes quantités de marchandises aux États-Unis, et ils cherchent encore désespérément des informations. Le point positif est que cette quête d'information repose sur une approche très collégiale. Actuellement, les éditeurs, les distributeurs et les transitaires tentent de devenir des experts avec très peu d'informations.
Quels livres sous le sapin à Noël ? C'est à cette question que Gleeph, application incontournable des amoureux de lecture, a tenté de répondre en s'appuyant sur les données de Bookmétrie, leur outil d'analyse du marché. En se basant sur un panel de 836 385 lecteurs, Gleeph a identifié les titres les plus fréquemment cités dans les listes de souhaits des utilisateurs depuis le début du mois de décembre, et les tendances du mois.
Sans grande surprise, L’arabe du futur, Moi, Fadi le frère volé. Vol 1. 1986-1994 de Riad Sattouf, (Les livres du futur) domine le top bandes dessinées, avec plus de 200 000 exemplaires vendus selon GFK.
Du côté des romans de littérature générale, Marc Levy, autre poids lourd des meilleures ventes annuelles, se hisse en première position avec La librairie des livres interdits (Robert Laffont), qui traite des questions de censure autour des ouvrages. On retrouve également en seconde position Madelaine avant l’aube de Sandrine Collette (Lattès), prix Goncourt des Lycéens et des Détenus 2024.
Véritable phénomène sur les réseaux sociaux depuis sa sortie en version poche, Ashes falling for the sky de Nine Gorman et Mathieu Guibé poursuit sur sa lancée en dominant le top jeunesse avec près de 65 000 exemplaires écoulés.
Côté imaginaire, l'œuvre de science fiction La Vallée du Carnage de Romain Lucazeau (Verso) mène la danse.
Initialement publié sur Wattpad par Aya Estrela en 2022, The South Girl est aujourd’hui premier des tendances romance avec sa version grand format, parue chez Plumes du Web en septembre dernier. Enfin, L’art et la création de Arcane - la première série animée Netflix à remporter un Emmy Award - a séduit le public et se hisse au sommet de la catégorie Bien-être et Vie pratique.
Si vous voulez découvrir les classements de chaque catégorie de livres, rendez-vous sur le site de Livres Hebdo.
C’est une des décisions prises au conseil d’agglomération qui s’est déroulé jeudi 3 avril 2025. À la demande de l’association Recupculture, un emplacement va être mis à disposition pour installer une borne de collecte de livres à la déchèterie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
Après avoir été triés, les ouvrages seront revendus sur le marché de l’occasion par des plateformes de vente en ligne ou lors d’évènements organisés par l’association, comme des bourses aux livres.
L’association souhaite donner une seconde vie aux objets culturels et ainsi éviter l’incinération dans une démarche environnementale. Les activités de stockage et de tri seront réalisées par l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) de l’association du Domaine de Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine, dans le cadre d’un partenariat afin de favoriser l’emploi et le développement des agents en situation de handicap.
La convention a été conclue pour une durée de six ans.
La lecture n'a plus la cote chez les Français. La part des sondés qui déclarent lire "moyennement" ou "beaucoup", tombée à 56%, n'a jamais été aussi faible depuis la première enquête de ce type en 2015, selon une étude publiée mardi 8 avril par le Centre national du livre(Nouvelle fenêtre). Ce baromètre bisannuel intitulé "Les Français et la lecture" voit s'accélérer la tendance à la réduction du temps consacré au livre. 45 % des sondés déclarent ainsi lire quotidiennement, soit un recul de 4 points en un an. Il s'agit également du "niveau le plus bas jamais atteint depuis 10 ans", selon la synthèse de l'étude.
"Cette baisse concerne toutes les catégories", selon l'institut Ipsos, qui a réalisé ce sondage, revélé par Le Figaro(Nouvelle fenêtre), en interrogeant 1 001 personnes de 15 ans et plus par téléphone fin janvier et début février. "La lecture est menacée. Les données révélées par notre baromètre sont inquiétantes", a affirmé dans un communiqué Régine Hatchondo, la présidente du CNL, établissement public de promotion du livre.
Par rapport à 2023, "le temps passé à lire chaque semaine dans le cadre des loisirs diminue de 10 minutes par jour, soit plus d'une heure par semaine", selon Ipsos. Il est estimé par les sondés à 3 heures 40 par semaine, soit 31 minutes par jour (contre 41 minutes deux ans auparavant). Ce temps est le plus faible chez les 35-49 ans (22 minutes par jour) et le plus élevé chez les 65 ans et plus (46 minutes par jour). Chez les lecteurs, comme raison qui empêche de lire plus, 68% répondent qu'ils n'ont "pas le temps", 61% qu'ils préfèrent "d'autres loisirs", 47% qu'ils lisent "autre chose que des livres" et 32% qu'ils arrivent pas à se "concentrer suffisamment".
Concernant les points de vente des livres papier, les grandes surfaces culturelles (type Fnac, Espace E.Leclerc ou Cultura) arrivent en tête (fréquentées par 75% des sondés), dépassant désormais les librairies (66%), et devant les sites internet marchands (51%). Raisons invoquées pour ne pas aller en librairie: leur éloignement (50%), le fait que le livre souhaité n'est pas toujours en stock (32%) et des prix perçus comme "plus élevés qu'ailleurs" (31%) alors que la loi impose un prix unique pour les livres neufs quel que soit le lieu d'achat.
Les interdictions se sont multipliées ces dernières années et plusieurs États, du Texas à la Floride en passant par l'Iowa et l'Utah, ont adopté des lois limitant les acquisitions des bibliothèques scolaires.
Dans son nouveau rapport sur l'état des bibliothèques américaines publié lundi, L'ALA a recensé 821 tentatives de censure de livres dans les bibliothèques, les écoles et les universités en 2024. Il s'agit d'une baisse par rapport à l'année précédente, où l'association en avait signalé 1247. La majorité des contestations (70%) proviennent de campagnes organisées ou d'élus alors que seulement 16 % émanent d'un parent, a indiqué l'ALA.
Les livres les plus critiqués, notamment «Genre Queer» de Maia Kobabe et «L'Oeil le plus bleu» de la regrettée Toni Morrison, sont disponibles sur des sites web tels que www.ratedbooks.org et dans des listes compilées par le groupe Moms for Liberty et d'autres militants conservateurs.
«Nous pouvons retracer bon nombre de ces contestations grâce aux listes de livres distribuées par Moms for Liberty et d'autres groupes», a expliqué Deborah Caldwell-Stone, directrice du Bureau pour la liberté intellectuelle de l'ALA.
Dans une mise à jour récente, Amazon a introduit une fonction nommée « Recaps », qui permet aux lecteurs de recevoir un résumé des tomes précédents d’une série. Cette fonctionnalité vise à rendre plus facile l’accès aux derniers livres d’une série, notamment lorsqu’un certain temps s’est écoulé depuis la lecture des précédents volumes. Cette initiative rappelle les segments « Précédemment dans… » que l’on retrouve dans les séries télévisées, permettant ainsi de se remettre rapidement dans l’ambiance de l’histoire.
Les résumés sur Kindle sont générés par une technologie d’intelligence artificielle, un choix stratégique d’Amazon pour automatiser ce processus. Bien que la société n’ait pas détaillé les technologies exactes utilisées, un porte-parole a confirmé qu’il s’agissait d’IA générative. L’idée est que l’IA puisse analyser les éléments clés des livres précédents et les résumer de manière cohérente, offrant ainsi aux lecteurs une vue d’ensemble rapide avant d’attaquer un nouveau tome.
Cependant, cette nouvelle fonctionnalité a suscité des préoccupations parmi certains utilisateurs. Ceux-ci se demandent si l’IA pourrait « halluciner » des éléments de l’intrigue qui n’existent pas réellement dans les livres. Amazon a répondu à ces inquiétudes en assurant que ses résumés étaient réalisés de manière rigoureuse. Des modérateurs humains sont impliqués pour garantir l’exactitude des contenus générés par l’IA, bien que les utilisateurs soient invités à utiliser cette fonction « à leurs risques et périls ».
Actuellement, la fonction Recaps est disponible sur les appareils Kindle aux États-Unis pour les séries de livres les plus populaires en langue anglaise. Pour savoir si une série favorite bénéficie de cette fonctionnalité, il suffit de rechercher le bouton « Voir les résumés » dans la page de la série sur la bibliothèque Kindle. La fonctionnalité sera bientôt déployée sur l’application Kindle pour iOS, élargissant ainsi son accessibilité à un plus large public. Les utilisateurs sont donc invités à profiter de cette fonctionnalité innovante, bien que de manière prudente.
Le 4 février prochain, les étudiants de l'université de Tours pourront de nouveau profiter de leur bibliothèque universitaire. Après plus de deux ans de travaux, la BU des Tanneurs s'apprête à rouvrir ses portes au public dans un bâtiment rénové de plusieurs étages dont une terrasse offrant une vue panoramique sur la Loire. Ces travaux s'inscrivent dans un vaste chantier portant sur l'ensemble du site universitaire des Tanneurs.
Une attention particulière a été portée sur la consommation d'énergie avec la promesse d’une baisse de 30%.
Confiée à l'agence Marin + Trottin, cette rénovation a fait le pari de la sobriété : "Ici point de grand geste, de la discrétion, les espaces extérieurs et les parvis sont redessinés dans leur intégralité afin de réinscrire le site universitaire dans son contexte urbain entre les quais de la Loire et la vieille ville. Les circulations sont repensées afin de fluidifier les parcours étudiants, tout en améliorant l’accessibilité de tous."
Entre livre papier et livre audio, votre cœur balance ? Spotify a décidé de ne pas choisir, à en croire du code présent dans la dernière version de son application, examiné par Android Authority. Le numéro 1 du streaming planche sur un système pour synchroniser précisément la lecture d’un bouquin avec son équivalent audio… et vice-versa !
Le principe est aussi simple que bien trouvé : l’utilisateur scanne une page de son livre avec la caméra de son smartphone. Grâce à la reconnaissance optique de caractères (OCR), l’app Spotify identifie le passage et lance l’audiobook exactement au bon endroit. C’est malin, mais il y a mieux. La fonction Page Match irait encore plus loin, puisque la synchronisation fonctionnerait aussi dans l’autre sens.
Après l’écoute d’un passage dans un livre audio, Spotify saurait indiquer à l’auditeur la page correspondante dans le livre papier : pratique pour alterner entre lecture et écoute, sans perdre le fil de l’histoire ni devoir fouiller dans le livre pour retrouver l’endroit où on avait arrêté l’écoute. Il faudra voir cependant si ce système saura donner le bon numéro de page en fonction de l’édition : la pagination des livres de poche étant évidemment différente d’une édition reliée.
Spotify prévoit aussi les limites de l’OCR : en cas d’échec, l’utilisateur sera invité à scanner une page voisine. Une fois la correspondance trouvée, la progression peut être sauvegardée dans la bibliothèque. Cette nouveauté, encore invisible pour les utilisateurs, serait réservée aux livres audio achetés ou déverrouillés sur la plateforme. Page Match serait logiquement disponible uniquement dans les pays où le service propose déjà des livres audio, ce qui est le cas de la France.
La fonctionnalité rappelle Whispersync d’Amazon, mais avec une différence de taille : là où Amazon se limite à la synchronisation entre Kindle et Audible, Spotify intégrerait aussi les livres papier. Aucune date de lancement n’a encore été annoncée.
L’autrice française Marion Brunet reçoit le prix commémoratif Astrid Lindgren 2025 (Astrid Lindgren Memorial Award) – la récompense internationale la plus prestigieuse pour la littérature jeunesse, dotée de cinq millions de couronnes suédoises (environ 450 000 euros).
« Marion Brunet décrit d’une plume éblouissante la réalité des jeunes dans un monde de plus en plus matérialiste et menaçant. Le présent et le futur s’entrelacent dans ses récits lumineux, où les frontières de l’amitié et de l’amour sont constamment mises à l’épreuve. Son œuvre plonge au cœur de notre époque. » selon Boel Westin, présidente du jury.
Les romans très actuels de Marion Brunet, écrits dans une prose limpide et étincelante, évoquent une jeunesse en révolte contre une société corrompue et abordent de manière récurrente des thèmes tels que la crise climatique et la précarité sociale. La remise du prix commémoratif Astrid Lindgren aura lieu au Concert Hall de Stockholm le 9 juin prochain.
« Les romans de Marion Brunet se déroulent dans un monde en pleine effervescence et explorent des sujets modernes, tels que la crise climatique et la précarité sociale. Les milieux dans lesquels évoluent les personnages sont décrits avec une grande acuité et les adolescents rebelles qui luttent contre un système corrompu sont dépeints dans une prose limpide et étincelante. La noirceur de l’existence et la violence sont abordées dans des récits actuels, mais possèdent une dimension intemporelle grâce à leur connexion profonde avec les contes et les mythes. La force de résister prend sa source dans l’amitié, la solidarité et la beauté de la nature. »