Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
8 mai 2024

L'intelligence artificielle pour traduire les mangas proposée par une entreprise japonaise

C'est une nouvelle qui ne va pas faire plaisir à ceux qui s’échinent pendant des années à apprendre la langue japonaise dans le but de devenir traducteurs de mangas. Le métier risque d’être, sinon laminé, du moins grandement amputé par l’intelligence artificielle. Des éditeurs et le gouvernement japonais poussent en effet pour accélérer la diffusion numérique des mangas à l’étranger grâce à l’IA.  

L’objectif est d’emblée clairement énoncé : traduire des mangas très vite, à très bas prix et en très grande quantité grâce à une intelligence artificielle dédiée. Cette initiative d’une petite société japonaise appelée Orange (se prononce orenji en japonais), est soutenue par l’un des plus grands éditeurs de manga nippon, Shogakukan, et un fonds dépendant du ministère de l’Industrie.

Sur un patrimoine de quelque 700 000 volumes de mangas, "trop peu", environ 2%, sont traduits en anglais selon Orange. La société veut proposer 500 nouveaux tomes en anglais par mois, soit cinq fois plus que l’ensemble des traductions mensuelles dans toutes les langues. Orange proposera d’abord des traductions en anglais aux États-Unis, via une plate-forme numérique appelée emaqi qui sera installée cet été, puis d’autres langues suivront.

Le total des mangas disponibles dans la langue de Shakespeare devrait ainsi grimper à 50 000 d’ici 5 ans. Officiellement, il s’agit aussi de tuer l’activité des traductions pirates. Quant aux traducteurs professionnels, ils seront réduits au rang de correcteurs du travail de l’IA. 

Source  : France Info Culture 


 

Publicité
8 mai 2024

Une histoire de fantôme offerte à chaque quatrième eurois

La grande aventure de la lecture se poursuit pour les collégiens de l’Eure ! Après les élèves de 6e qui ont pu découvrir Scordatura, le roman primé de Floriane Turmeau, c’est au tour des 4e de se voir offrir par le Département une occasion de plus de lire. Le Fantôme de Canterville, signé Oscar Wilde, est en train d’être distribué à 8 800 collégiens eurois.
Lundi 6 mai 2024, Alexandre Rassaërt, président du Département, Florence Gautier, vice-présidente, et Catherine Delalande, conseillère départementale, ont remis les premiers exemplaires de cette édition spéciale aux élèves du collège Cervantès à Vernon.

« En regardant une vidéo, vous voyez à peu près tous la même chose, n’est-ce pas ? », questionne le président. « Par contre, si vous lisez tous le même livre, vous n’aurez jamais les mêmes images en tête. La lecture développe votre propre façon de voir le monde, de l’imaginer et de le percevoir. Elle vous rend unique.»

Bien qu’un classique de la littérature, Le Fantôme de Canterville n’a pas son pareil pour séduire les adolescents d’aujourd’hui, et leurs désirs d’émancipation et de curiosité. L’écrivain irlandais délivre un conte grinçant relatant le choc des cultures entre la vieille Angleterre et la jeune Amérique. « Peut-être, ce livre ne vous plaira pas. Dans ce cas, ne vous découragez pas », poursuit Alexandre Rassaërt. « Si vous avez l’impression d’avoir un problème avec la lecture, c’est simplement que vous n’avez pas trouvé le bon livre. Allez dans une médiathèque de l’Eure, elles sont gratuites. Demandez conseil, choisissez un thème qui vous plaît. Vous aurez beaucoup plus de facilité à lire et vous lirez plus vite un ouvrage dont le sujet vous intéresse. Lire ne sera alors plus une contrainte.»

Avant la fin du mois de mai, tous les collégiens de quatrième auront reçu leur livre des mains des conseillers départementaux de leur canton. Le livre offert aux collégiens est une édition spécifique labellisée L’Eure de lire avec une couverture unique et un dossier de lecture en fin d’ouvrage. C’est un investissement de 20 000 € pour le Département qui a coeur de promouvoir la lecture auprès des jeunes. En plus des exemplaires distribués aux collégiens, 1 200 livres Le Fantôme de Canterville sont fournis aux enseignants, aux centres de documentation et d’information et à la centaine de médiathèques euroises.

Source : Site du Département de l'Eure

4 mai 2024

La série jeunesse « Les Drôles de petites bêtes » à l'honneur pour ses 30 ans

Il y a trente ans, Antoon Krings donnait vie à « Mireille l’abeille », le tout premier personnage de ses « Drôles de petites bêtes ». Depuis, 72 autres animaux bariolés ont vu le jour sous le crayon de l’artiste et 21 millions d’exemplaires se sont vendus à travers le monde. Pour célébrer cet anniversaire, l’artiste et son cortège de petites bêtes font la Une de plusieurs événements estivaux. Du 24 mai au 13 juillet, les plus petits comme les adultes empreints de nostalgie sont invités à découvrir les premières esquisses de l’artiste, rassemblées dans une exposition à la librairie Gallimard. Des patchs, des puzzles et même des impressions d’art seront spécialement à la vente. Du 1ᵉʳ juin au 31 janvier 2025, le domaine national de Saint-Cloud met aussi cette création de plus de 30 ans à l’honneur en érigeant 20 panneaux dédiés dans le petit parc.

L’auteur et illustrateur jeunesse partira aussi, comme une rockstar, à la rencontre de son public sur l’ensemble du territoire. Par-delà les échanges et séances de dédicaces prévues, entre autres, à Chartres, Lille, Paris, Bastia, Rennes, Angoulême ou encore à Brive-la-Gaillarde, il présentera sa nouvelle protagoniste, Lily Pissenlit, au cœur d’un album à paraître le 23 mai. Un alphabet des drôles de petites bêtes suivra en août.  

Né en 1962, Antoon Krings grandit à Douai, bien que ses racines le relient – coïncidence amusante – au folklore nordique. Biberonné à la littérature anglo-saxonne, il passe des heures, enfant, dans le jardin de ses grands-parents, et dessine son émerveillement lorsqu’il scrute ce micro monde, à ses pieds. Encouragé par ses parents, il intègre l’école d’art Penninghen à Paris, qu’il quitte prématurément en raison de certaines mauvaises notes.

Après un séjour à Londres, l’artiste en herbe intègre le studio du styliste Emanuel Ungaro, auprès duquel il travaille cinq ans, avant de choisir la voie de l’indépendance. « Je ne voulais plus dessiner pour les autres, je voulais jouer ma propre partition, être à la fois le compositeur et l’interprète », confie-t-il dans un communiqué publié par Gallimard. Ses inspirations lui viennent de tous les horizons artistiques : les frères Grimm, Andersen, Marcel Aymé, comme les peintres Monet ou Dürer, les illustrateurs Grandville et Maurice Sendak. En 1990, il crée pour l’École des loisirs le personnage de Norbert, qui sera racheté par Hyperion, la maison d’édition de Disney. Trois ans plus tard, remarqué par l’éditrice Colline Faure-Poirée, Antoon Krings rejoint Gallimard Jeunesse où il crée Pickpocket : les aventures de Fennec le futé, récompensé de la mention spéciale du prix graphique à Bologne et porté à l’écran. L’artiste, qui n’a jamais égaré son âme d’enfant et n’a eu de cesse de cultiver son jardin imaginaire, dessine pour la première fois, en 1994, le visage rond de Mireille l’abeille et sa maisonnée abritée par un rosier. Après l’apidé féru de miel, Antoon Krings imagine Léon le bourdon, Siméon le papillon et de nombreuses autres créatures aux malices et caprices humains, dont la notoriété devient internationale. Pour leur donner du mouvement et ravir les enfants, une première série animée est diffusée en 2001. Quinze ans plus tard, l’auteur, dont le travail s’est imposé comme une référence de la littérature jeunesse, donne son nom à une médiathèque à Fourmies, dans le nord. En 2016, Antoon Krings co-réalise son premier long métrage, Drôles de petites bêtes, aux côtés d’Arnaud Bouron, qui sera suivi, en 2019, d’une seconde série animée produite par France Télévisions.

Source : Livres Hebdo

30 avril 2024

Les manuscrits de la vente aux enchères annulée des livres de Léopold Sedar Senghor au Sénégal

La vente aux enchères des ouvrages de l'ancien président sénégalais, prévue le 16 avril 2024, avait été annulée à la dernière minute à la demande de l'État du Sénégal. Plus de 300 livres dédicacés ayant appartenu à cet homme de lettres attendaient depuis que leur sort soit scellé. Ils iront rejoindre le pays natal de Leopold Sedar Senghor.

Leur destin est désormais connu. Les 343 manuscrits appartenant à Leopold Sedar Senghor vont rejoindre Dakar et l'une des maisons où a vécu le poète et écrivain. Leur vente aux enchères par un hôtel des ventes de Caen avait été annulée à la demande de l'ambassadeur du Sénégal en avril 2024.

"Un accord financier a été trouvé entre l'héritière de Senghor et l'État sénégalais" explique maître Rivola, commissaire-priseur. Le Sénégal estime que ces livres font partie intégrante du patrimoine du pays et tient à les acquérir.  

Pour le commissaire-priseur et spécialiste des livres anciens, cette bibliothèque permet de comprendre "les affinités intellectuelles" de l'écrivain pendant une trentaine d'années, soit la période entre 1940 et 1970.

La valeur des livres, estimée entre 20 et 30 euros en moyenne, dépend surtout de la dédicace qui les accompagne, et de leur auteur, entre Aimé Césaire et François Mitterrand. 

Les manuscrits seront exposés dans la maison du cofondateur de la Négritude, mouvement qui défend les valeurs et la culture du monde noir. 

Source : France Info Culture

30 avril 2024

Résultats 2023 de l'engagement environnemental et social d'Editis

Dans le cadre de son adhésion au Pacte mondial des Nations Unies, initiative internationale en matière de développement durable, le groupe Editis a présenté, pour la onzième fois consécutive, les résultats de ses engagements environnementaux et sociaux.

En 2022, première année post-crise sanitaire, le groupe éditorial a émis 143 000 tonnes eq. de CO2, qu’il souhaite réduire de 17,5% d'ici à 2030. La consommation énergétique a baissé, quant à elle, de 3% entre 2022 et 2023. Dans son plan d’action, le groupe a formulé la volonté de la réduire de 40%, d'ici à 2030. En interne, les différents sièges du groupe ont mis en place des mesures de sobriété au quotidien.

Côté transports, le groupe a noté une réduction de 14,6% des émissions de gaz à effet de serre, tandis que la réduction du grammage papier des ouvrages, certifié en grande partie PEF, a également permis une baisse de la consommation. À noter que, d’après les informations du groupe, 56% des ouvrages publiés sont imprimés en France et 66% des imprimeurs sont labellisés « Imprim’ vert » ou label similaire. A cela s’ajoute l’augmentation de contenus sur la question environnementale. Le groupe éditorial, présent sur le secteur éducatif avec des maisons comme Le Robert ou Nathan, a organisé plus de 80 conférences avec de nombreux enseignants, via sa plateforme lea.fr. Les maisons du groupe, notamment MDI, ont édité des ouvrages adaptés aux personnes atteintes de troubles dys, tandis qu’un accord en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap a été adopté avec la mise en place d’un budget spécifique à définir. Deux jours de sensibilisation à la question ont également eu lieu en 2023. Le groupe éditorial poursuit également son action en faveur de l’accès au livre et à la lecture pour tous. En lien avec les associations Silence On Lit ! ou encore Lire pour en sortir, Editis organise des donations de livres ou reverse les bénéfices de certaines actions à divers organismes associatifs. Avec l’association Viens Voir Mon Taf, le groupe accueille aussi des collégiens scolarisés en réseau d’éducation prioritaire pour qu’ils puissent y effectuer leur stage de 3e.

Source : Livres Hebdo

Publicité
3 mai 2024

Recherche d'écrivains par une agence littéraire italienne

Une grande agence littéraire italienne ( TILA , The Italian Literary Agency ) s'adresse directement aux auteurs de moins de 35 ans, avec l'initiative « Call for Writers », qui fait partie du projet T-LAB.

Une agence qui représente de grands noms de la littérature italienne d'hier et d'aujourd'hui se penche donc sur le monde de #BookTok et Wattpad, et en général sur les tendances narratives qui ont enregistré de grands succès ces dernières années.

Dans la présentation du projet, nous lisons : « Nous savons qu'il peut souvent y avoir des obstacles entre une bonne histoire et sa publication. Et nous savons aussi combien il est difficile d'entrer en contact avec le monde de l'édition . Mais si vous avez moins de 35 ans et que vous ne savez pas par où commencer, cet appel est votre chance. Du 6 au 26 mai nous collecterons les 60 premiers textes reçus et les lirons ...".

Les personnes intéressées peuvent lire les détails ici : L'Agence littéraire italienne ne prendra en considération que les romans complets (donc pas les œuvres inachevées, ni les recueils de nouvelles, de poèmes ou d'essais). Les ouvrages publiés en autoédition ou sur des plateformes telles que Wattpad susmentionné sont également bons .

Il n’y a bien sûr aucune garantie : « Nous prenons le temps de lire et d’évaluer vos écrits. Si votre roman nous plaît, nous vous contacterons d’ici juillet pour explorer ensemble les pistes possibles. Dans le cas contraire, vous recevrez toujours des commentaires de notre part … ».

Source :  Il Libraio

2 mai 2024

Ressistance du livre et de l'édition au Liban

À nouveau aujourd’hui, l’effondrement financier conjugué à l’embrasement régional impacte tous les secteurs de l’économie. Déjà très fragile, le secteur du livre souffre particulièrement depuis 5 ans. La première année de la crise, entre 2019 et 2020, le chiffre d’affaires des maisons d’édition s’est effondré d’environ 70 %. Beaucoup ont mis la clé sous la porte. Ainsi, des 1 730 éditeurs recensés en 2000 au Liban, il en reste moins d’une quarantaine. Le premier défi, ce sont bien sûr les prix. Jusqu’ici, l’écrasante majorité des livres étaient imprimée à l’étranger et importée, mais avec l’inflation, ils sont devenus inabordables pour les Libanais. Un livre à 20 euros représente presque la moitié du salaire mensuel d’un militaire aujourd’hui au Liban. La première urgence pour maintenir le secteur à flot, c’est donc d’essayer de rendre à nouveau accessible un objet devenu un produit de luxe. Effectivement, les libraires libanais l’assurent, le problème n’est pas tant que les gens ne lisent plus, mais qu’il n’en ont plus les moyens. Alors, les 2 librairies francophones principales, qui sont aussi des maisons d’édition, rachètent les droits de nombreux livres avec le soutien de l’institut français de Beyrouth. Ce sont par exemple des titres de Bayard, Flammarion ou Hachette. Ensuite, ces livres sont imprimés ici. Résultat, en rayon, ils sont moitié moins chers qu’en France !
Cela concerne principalement la littérature jeunesse, car la demande est forte. De fait, une petite moitié des écoliers étudient encore au moins en partie en langue française. Ils ont donc besoin de manuels et aussi des livres aux programmes. Néanmoins, on trouve aussi, parmi ces livres, de nouvelles sorties littéraires. Par exemple, le dernier essai du franco-libanais Amine Maalouf, Le Labyrinthe des égarés, est vendu 11 euros à Beyrouth contre 23 euros à Paris. C’est pourtant exactement le même livre, la même qualité de papier et évidemment le même contenu.

Avec seulement 6 millions d’habitants au Liban, le marché local ne suffit pas. Néanmoins, cela a toujours été le cas et c’est d’ailleurs sûrement ce qui permet aux entreprises libanaises du livre de survivre encore aujourd’hui. Historiquement, Beyrouth est la maison d’édition du moyen orient. Cette position, la capitale libanaise, la doit à sa société multiculturelle, trilingue et aussi à la relative liberté d’expression et de création ici. L’État pratique toujours la censure mais elle est beaucoup moins sévère que dans la plupart des pays arabes. De plus, dans la région, le savoir-faire libanais en matière d’édition et de traduction du français et de l’anglais vers l’arabe reste encore très reconnu. Comme pour la plupart des arts, le principal débouché aujourd’hui, ce sont les pays du golfe qui organisent des foires internationales du livres très prisées et disposent aussi d’énormément de moyens pour financer la création. Le Liban continue de jouir de son image de pays cultivé, pont entre l'orient et l'occident. En tant que français, on a tous des dizaines d’auteurs libanais en tête comme Andrée Chedid, Dominique Eddé, Charif Majdalani, et dans la nouvelle génération, Sabyl Ghoussoub, prix Goncourt des lycéens l’an dernier. Si l’économie du livre est en grande difficulté, les écrivains, eux, continuent d’être très présents dans le paysage littéraire.
Ce qui sauve le monde du livre au Liban, c’est aussi peut-être une forme de nostalgie. La nostalgie de ce qu’on appelle ici « l’âge d’or » … Une période de prospérité largement fantasmée des décennies d’avant-guerre, dans les années 50-60, où l’on croisait Brigitte Bardot au bord de la piscine de l’hôtel Saint-Georges, ou Jean Cocteau au festival de Baalbek, image d’Épinal encore très présente dans l’esprit d’une certaine élite intellectuelle, même si en fait, plus personne ou presque, n’a vécu cette époque. Cela témoigne de la volonté de continuer à cultiver une forme d’exception culturelle libanaise, celle d’un pays qui, malgré l’effondrement et les guerres, continue de rayonner sur la scène artistique internationale

Source : France Culture

28 avril 2024

Des livres empoisonnés à l’arsenic présents dans les bibliothèques françaises

Les livres potentiellement dangereux pour la santé ont été identifiés grâce à la présence de vert sur leur couverture et leur tranche. Appelé «vert de Paris» ou «vert de Schweinfurt», ce pigment était utilisé au XIXe siècle, pour produire une couleur émeraude. La toxicité de l'arsenic était connue à l'époque, mais sa couleur populaire et peu coûteuse à produire. Commercialisé en 1814 par la Wilhelm Dye and White Lead Company de Schweinfurt, en Allemagne, il contenait de l'acéto-arsénite de cuivre. Selon le magazine GEO , ce complexe très toxique était également administré à l'époque dans les égouts parisiens pour tuer les rats. L'utilisation du pigment a ensuite été arrêtée à la fin du siècle en raison de sa toxicité, mais la plupart des livres qui en contiennent n'ont pas été détruits et ont depuis circulé dans le monde entier. En janvier 2024, le Guinness World Record a même enregistré le livre le plus empoisonné au monde. Il s’agit du livre d’un médecin américain intitulé, Shadows from the Walls of Death. Le livre contient 36 grammes d'arsenic.

À la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne à Paris, l’inventaire a déjà commencé. Pour le moment, 70 ouvrages, susceptible de contenir de l’arsenic, ont été étiquetés et recouverts avec un matériau de conservation pour qu'ils ne soient pas manipulés à mains nues. L’université de Strasbourg pourrait elle aussi être concernée. Selon Nathalie Frayon, secrétaire générale du syndicat et bibliothécaire à l'université de Strasbourg, il faut prendre toutes les précautions possibles. Dans le cas d’un livre potentiellement toxique, «nous demandons des opérations de numérisation d'urgence de manière à permettre la continuité de la mise à disposition de ces ouvrages», explique-t-elle.

Source : Le Figaro

1 mai 2024

Le musée Louis-Hémon, premier musée de la littérature au Québec

Être unique en son genre est une des raisons qui a poussé l’équipe du musée Louis-Hémon à miser sur la littérature, lance Michelle Tremblay, la directrice générale du musée. «On s’est dit que c’est rare aujourd’hui d’être seul à faire quelque chose, alors on a décidé de prendre cette place-là de façon claire et ferme en devenant un musée littéraire pour parler de littérature», dit-elle avec entrain. Cette dernière mentionne qu’il existe la Maison de la littérature, à Québec, mais cette institution a une mission différente de celle des musées agréés. Le musée présentera encore l’œuvre de Louis-Hémon en valeur, mais de manière différente.

«Avant on parlait principalement de Louis Hémon et de son œuvre Maria-Chapdelaine, alors qu’aujourd’hui, on veut s’en servir comme tremplin pour mettre en valeur la littérature franco-canadienne», ajoute la directrice générale, qui est revenue s’établir en région pour réaliser le défi de déménager et de restaurer le musée Louis-Hémon, un projet de huit millions de dollars! 

Jadis situé à quelques kilomètres du centre de Péribonka, le musée a été relocalisé en plein cœur du village dans le cadre du projet Espace Péribonka, regroupant la mairie, la bibliothèque, le musée et divers organismes locaux, dans un bâtiment avant-gardiste. C’est dans l’ancienne église Saint-Édouard, complètement rénovée que prend place la salle d’exposition principale du musée, dénommée Péribonka, à la source des mots. «Quand le visiteur entrera dans l’exposition, c’est comme s’il traversait le processus de création littéraire d’un auteur», explique Michelle Tremblay, en parcourant le chantier qui sera terminé d’ici le 11 juin, lors de l’ouverture officielle. On retrouvera plusieurs stations, avec différentes thématiques, parlant des techniques pour créer et décrire des lieux, des personnages ou la temporalité.

«À travers le parcours, des auteurs parlent aux visiteurs, présentant comment ils travaillent le temps, comment ils l’allongent, le raccourcissent», explique-t-elle.

Les visiteurs auront ainsi l’opportunité de découvrir l’univers créatif de plus d’une trentaine d’auteurs franco-canadiens. «C’est un coup d’œil dans les coulisses de leur cerveau de créateurs», image Michelle Tremblay, soulignant que plusieurs stations audio permettent d’entendre directement ce que racontent les auteurs.

Source :La voix de l’est

18 avril 2024

Le Réalgar sélectionné au Prix Goncourt 

La première approche remonte en janvier. Daniel Damart, le gérant de la maison d’édition stéphanoise le Réalgar est contacté par le délégué général de l’académie Goncourt. Immédiatement, il envoie donc le livre repéré : Le Pair, de Catherine Litique. A ce moment-là, “je n’y crois pas du tout”, explique-t-il. Mais trois mois plus tard, le Réalgar est bel et bien sélectionné pour concourir dans la catégorie du premier roman au prix Goncourt. Daniel Damart reste quand même lucide, il concède : “ce n’est pas le Goncourt du roman qui lui est décerné généralement début novembre”. Ça n'en reste pas moins un prix important, à la fois “pour la notoriété de l’auteur que pour le nombre de livres vendus”. Mais la compétition est rude. Le Réalgar s’oppose aux grandes maisons d’édition que sont : Seuil, Grasset et Calmann-Lévy (deux fois). 

Catherine Litique est une autrice que l’éditeur décrit comme “très discrète”. Originaire des Vosges, elle habite dans les Deux-Sèvres. Son premier roman, Le Pair, est un roman psychologique. Daniel Damart le résume sobrement en “une lettre qu’une femme adresse à la fin de sa vie à son frère”. “Son” frère était un résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, et sera capturé par les Allemands puis exécuté. “Les personnages sont plus ambivalents qu’il n’y paraît”, conclut l’éditeur. 

La maison d’édition et le distributeur surveillent attentivement les ventes du livre. Le Pair est paru en septembre 2023, alors depuis, ils ont pu constater une augmentation des vents. Mais “ce n’est pas une explosion”, affirme Daniel Damart. Initialement, il avait tiré 500 exemplaires du roman, pour le moment, il tente alors d’écouler les stocks. Tout en espérant remporter le prix, puisque si c’était le cas, “ça se compterait en milliers ou dizaines de milliers”. 

“Il est très difficile pour une petite maison d’édition de faire parler de soi ou d’être sur la table des libraires”, confesse Daniel Damart, donc le prix Goncourt “est un éclairage plutôt sympathique”. Fin de l’attente : le 14 mai, lors de la remise du prix. 

Dans ce concours, le Réalgar s’oppose donc, entre autres, aux éditions Grasset. Ce dernier ouvrage s’intitule Rapatriement et a été rédigé par Eve Guerra, que Daniel Damart connaît très bien “puisque j’avais publié son premier livre”, explique-t-il. “Ce qui me fait dire quelque part que j’ai un livre et demi dans la sélection du prix Goncourt”, conclut l'éditeur en riant. 

Source  : RCF

22 avril 2024

Dépenses des bibliothèques en France en 2022

La France compte 15 880 établissements de lecture publique financés en quasi totalité par le bloc communal : 79% sont à la charge des communes et 17% à la charge des intercommunalités. Tel est le premier enseignement de l'étude menée par l’Observatoire des finances et de la gestion publique locale (OFGL) qui estime à 1,7 milliard d'euros l’ensemble des dépenses de fonctionnement des bibliothèques (pour l’année 2022). Soit une augmentation de 6,5 % en trois ans ans puisque ces dépenses s'élevaient à 1,6 milliard d’euros en 2019.81% de ces charges de fonctionnement sont constituées des frais de personnel, "un poids qui augmente avec la taille de la commune comme avec les superficies des équipements et leur plage horaire" constate l'OFGL. Deuxième poste de dépenses, l’enrichissement des fonds (achat de livres et de ressources documentaires) représente 7,4% des charges.
Sur la base de ces données financières, le coût moyen par m² est estimé à 431 euros pour les bibliothèques municipales. A l'échelle des habitants, ce coût moyen est estimé à 30,4 euros par personne résidant dans la commune.

"Ces indicateurs ne doivent pas être pris comme des objectifs à atteindre mais plutôt comme des aides à l’analyse des spécificités individuelles" précisent les auteurs de l'étude ; "au-delà des coûts moyens, chacun de ces indicateurs présente des disparités fortes qui s’expliquent notamment par les différences d’équipement entre communes." Du fait des logiques de rayonnement des équipements, les communes avec un niveau de centralité plus important dépensent plus par habitant pour leurs bibliothèques, puisque celles-ci accueillent des publics plus larges.
Les recettes, quant à elles, dépendent principalement des inscriptions et des abonnements payés par les usagers. Pour l'OFGL, "les recettes de tarification représentent 1,8% des charges de fonctionnement de ces communes. Ce chiffre reflète une des caractéristiques qui distingue les bibliothèques des autres services publiques et culturels : sa quasi-gratuité". Plus marginales, les ventes de biens et services (ventes d’ouvrages ou location d’espaces au sein de la bibliothèque) contribuent également aux recettes. Sur 302 communes analysées par l'OFGL, 34 % appliquent la gratuité totale contre 66 % qui ont fait le choix d'une tarification totale ou partielle.

Source : Archimag

21 avril 2024

Réouverture d'une bibliothèque-musée unique, l'Inguimbertine à Carpentras

Une bibliothèque-musée unique en France, l'Inguimbertine, a ouvert ce week-end à Carpentras (Vaucluse), en Provence, offrant une immersion dans un monde où dialoguent livres et tableaux, jeux vidéos et manuscrits du Moyen-Age, dans un majestueux bâtiment du 18e siècle.

"Nous avons cherché à croiser les savoirs, +donner à lire+ dans le musée et +donner à voir+ dans la bibliothèque+", expliquent notamment les architectes de l'Atelier Novembre qui ont piloté l'aménagement de cette institution dans l'ancien hôtel-Dieu de cette ville du Sud de la France. De la précieuse stèle antique de Taba, découverte à Memphis en Egypte et prêtée quelques mois au British Museum, à des manuscrits rares, comme une Bible vaudoise sur un parchemin illuminé dont seuls sept exemplaires existent au monde, en passant par des tableaux persans, la richesse des collections "est considérée hors échelle pour une ville d'un peu plus de 30.000 habitants", remarque le directeur du musée, Jean-Yves Baudouy. Le fonds de l'Inguimbertine compte près de 100.000 livres papier ou numérique en prêt pour le grand public, mais aussi 1.200 tableaux, 500 statues et 3.400 manuscrits dont des centaines enluminés à la main. Un trésor que cette ville doit à son passé d'Etat pontifical (du 13e au 18e siècle), où les papes résidèrent un temps, mais surtout à l'un de ses enfants, Malachie d'Inguimbert (1683-1757). Ainé d'une famille nombreuse, il devient prêtre et part à Rome pendant 26 ans. Il entre au service d'un cardinal, qui deviendra le pape Clément XII. Nommé évêque dans sa ville natale, cet humaniste, convaincu que le savoir se transmet autant par l'image -dessins, tableaux-, que par l'écrit, ouvre au public sa bibliothèque-musée dès 1745. Pour lui, une bibliothèque n'accueille pas uniquement des livres mais doit être "le temple des muses" (arts), un concept plus commun en Italie qu'en France.  Il flotte d'ailleurs dans le musée actuel un air italien, car à l'époque, rappelle M. Baudouy, Carpentras et le Comtat Venaissin, cet Etat rattaché à Rome, "ont été une terre de transmission de la culture italienne vers la France".

Dans le nouveau musée situé dans l'ancien hôtel-Dieu, que d'Inguimbert fit construire pour soigner les pauvres, le visiteur, après avoir gravi l'escalier d'honneur, est replongé dans l'atmosphère de cette bibliothèque du 18e siècle. Dans une salle à la lumière tamisée, les livres anciens tapissent les murs dans des caissons d'époque, ornés de tableaux.  Les manuscrits précieux peuvent être feuilletés virtuellement. Une partie de la collection des dessins d'animaux et des livres de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), astronome et scientifique provençal parmi les plus réputés de son époque en Europe, est aussi exposée. D'Inguimbert les avait achetés car l'homme d'église, dans l'esprit des Lumières, avait soif de connaissances dans tous les domaines. 

Plus loin, les visiteurs découvrent les beaux livres de Casimir Barjavel, ex-maire de Carpentras au XIXe siècle, auteur également d'une importante donation.  De précieux objets religieux juifs rappellent aussi l'importance de cette communauté dans cette cité connue pour sa synagogue rococo. Une aile est consacrée aux beaux-arts, avec entre autres une insolite section comportant des copies d'oeuvres célèbres, encouragées à une époque par l'Etat français pour les faire connaître au public en région. Y est accrochée une copie de la Joconde envoyée "par le gouvernement de la République". Mais l'originalité du lieu tient aussi à sa médiathèque multimédia au rez-de chaussée, ouverte depuis 2017. Outre les livres, albums musicaux et films, elle compte un piano à queue, des peintures et objets précieux. Ici, "le jeu vidéo côtoie des oeuvres d'art telle qu'un globe de Blaeu de 1622", conçu à Amsterdam, se réjouit le maire divers gauche Serge Andrieu.

Elu en 2020 face à l'extrême droite qui convoitait pourtant de longue date Carpentras, il mise sur un accès à la culture le plus large et démocratique possible pour lutter contre les inégalités sociales dans une région où les crises économiques ont imprimé leurs marques. Aujourd'hui, un public nombreux et divers fréquente déjà la médiathèque de l'Inguimbertine avec plus de 130.000 visiteurs en 2023.  Beaucoup se réjouissent de la nouvelle partie musée, qui finalise un projet à 36 millions d'euros entamé il y a 15 ans.

"C'est très beau, c'est contemporain et ça ramène aussi à des temps anciens; même quand les gens parlent, le lieu reste calme, donne du calme", témoigne Wassim Benhammadi, auto-entrepreneur de 19 ans.

Morjiane Bouhid, 20 ans, venue d'une ville voisine, s'émerveille: "la beauté des oeuvres me donne envie de regarder, encore et encore".

 

24 avril 2024

2024 démarre sous un signe négatif pour les livres en Italie

L'année 2024 commence avec un signe négatif pour le livre : au cours des trois premiers mois de l'année, l'édition italienne de toutes sortes, c'est-à-dire les romans et essais vendus dans les librairies physiques et en ligne et dans la grande distribution, est en baisse par rapport aux trois premiers mois de 2023. ,1% en valeur, avec des ventes au prix de couverture de 357,2 millions d'euros. En termes d'exemplaires, la baisse a été de 4,8%, avec des ventes de 23 millions d'exemplaires.

Par rapport aux trois premiers mois de 2019, référence pour la période pré-pandémique, l'augmentation est au contraire de 16,5% en valeur et de 13,1% en exemplaires. Il s'agit des données retraitées par le bureau de recherche de l'Association italienne des éditeurs (AIE) sur la base de l'enquête Nielsen BookScan, mises à jour mensuellement et disponibles en ligne sur la page Études et recherches du site Internet de l'AIE.

C'est précisément sur la base de ces données qu'à l'occasion de la Foire Internationale du Livre de Turin, l'AIE organise le 10 mai à 10h30 à la Sala Blu une discussion sur les perspectives pour l'année en cours intitulée "Le marché du livre au premier mois de 2024” : une opportunité d’approfondir les tendances des premiers mois de l’année et en perspective les thèmes et défis du moment, à commencer par l’internationalisation et la grande occasion pour l’Italie d’être l’invité d’honneur 2024 au Livre de Francfort Équitable . En collaboration avec Aldus Up , le programme européen financé par la Commission européenne à travers Creative Europe.

20 avril 2024

McDonald’s, un grand de l'édition en France

Le chahut des collégiens emplit la salle de restaurant. Livreurs et clients se bousculent aux caisses automatiques dans un brouhaha incessant. Une journée ordinaire dans un fast-food parisien. Pas franchement l’endroit idéal pour ouvrir un livre. Mais n’allez pas le dire à McDonald’s. Depuis huit ans, l’enseigne se vante d’être l’une des entreprises les plus engagées en matière de lecture. Elle affirme même être devenue l’un des premiers distributeurs de littérature jeunesse en France. En partenariat avec Hachette, McDonald’s a fait le pari en 2015 de glisser des albums dessinés dans ses Happy Meal.

Le chahut des collégiens emplit la salle de restaurant. Livreurs et clients se bousculent aux caisses automatiques dans un brouhaha incessant. Une journée ordinaire dans un fast-food parisien. Pas franchement l’endroit idéal pour ouvrir un livre. Mais n’allez pas le dire à McDonald’s. Depuis huit ans, l’enseigne se vante d’être l’une des entreprises les plus engagées en matière de lecture. Elle affirme même être devenue l’un des premiers distributeurs de littérature jeunesse en France. En partenariat avec Hachette, McDonald’s a fait le pari en 2015 de glisser des albums dessinés dans ses Happy Meal. Les enfants qui commandent cette formule à 4 euros ont ainsi le choix entre « un jouet ou un livre » offert avec le repas. Ce 29 mars, le cadeau offert par McDonald’s est un coloriage à plier de la marque Omy. Le livre, lui, est un album sur « l’esprit sportif » de la romancière Virginie Grimaldi, illustré par Margaux Zinsner. Un livre ? Plutôt inattendu dans une pochette-surprise. Depuis longtemps, les plus jeunes qui vont chez McDonald’s ont pris l’habitude de se voir offrir un cadeau ludique. C’est l’un des piliers de la stratégie commerciale inventée par le génial publicitaire Roy Bergold, aujourd’hui à la retraite. Alors ni les enfants ni leurs parents n’ont le réflexe d’aller vers le livre. La preuve ce jour-là : petit sondage effectué, le pliage l’emporte.

«C’est plus marrant », se justifie l’un des enfants réfugiés à l’étage du restaurant, où il finit sagement

L’an dernier, la chaîne de fast-food a écoulé plus de 18 millions de livres dans ses menus pour enfants.

Ou quand une expérience sociale rencontre une stratégie marketing : « Nous avons appliqué la même recette que pour les fruits », explique un porte-parole. Ces trois dernières années, l’enseigne a organisé des ateliers de lecture et des distributions de livres chaque premier mercredi du mois.

D’après le roi du Big Mac, près d’un enfant sur quatre choisirait l’album offert avec son repas. Un taux de réussite faible, quoique meilleur qu’en début d’opération, où seuls 9 % des enfants repartaient avec le livre. Une position qui le place parmi les grands acteurs de l’édition jeunesse, au point d’être présent chaque année au Salon du livre jeunesse de Montreuil. Le partenariat passé par Nawfal Trabelsi, ancien directeur de McDonald’s France, et Arnaud Nourry, ex-PDG d’Hachette, n’a pas changé depuis 2015. « Nous prenons en charge la relation avec l’auteur et l’illustrateur, la conception de chaque collection annuelle et la réalisation des livres », explique Sarah Koegler-Jacquet, directrice générale de la branche jeunesse de l’éditeur. De son côté, McDo imprime les albums et les distribue via sa puissante machine logistique. Chacun y trouve son compte. La chaîne de fast-food la première, qui a senti le vent tourner pour son image : en investissant tôt dans le livre, elle répond à la pression pour supprimer le plastique de ses jouets, ce qu’elle fait en 2021.

« La marge négociée avec Mc­Donald’s n’est pas mauvaise », glisse un bon connaisseur chez Hachette. Même écho dans le secteur de l’édition, où l’on regrette en revanche que les auteurs jeunesse, plus confidentiels, ne soient pas mis à l’honneur. « Ils ont fait le choix de prendre des auteurs connus », explique le romancier Alexandre Jardin, qui a participé à la première collection, suivi par Marc Levy, Katherine Pancol…

son repas.

Source : Challenges

23 avril 2024

30 millions d'exemplaires vendus en France pour Naruto

C'est officiel : Naruto passe le cap des 30 millions d'exemplaires vendus en France ! Annoncé par la maison d'édition Kana dans son communiqué, Naruto a été le numéro 1 des ventes en France durant une décennie, avant d'être rattrapé par son rival One Piece. Malgré sa popularité dans son pays natal, jamais le manga n'a atteint cette place au Japon.

Finis depuis 2016, les tomes 1, 2 et 3 du shōnen font pourtant toujours partie du top 5 des ventes de bandes dessinées japonaises sur le marché français. Au-delà de la reconnaissance qu'il obtient dans l'Hexagone, ce positionnement est notamment dû au prix "cassé" de ces trois premiers volets. Pour rebooster les ventes de l'œuvre en France, les trois tomes sont passés à 3 euros depuis la fin du manga, contre 7,10 euros pour les 69 volumes complétant la collection.

Implantée avec l'arrivée de Dragon Ball d'Akira Toriyama, la "japonisation" en France est un véritable phénomène. Le manga de Kishimoto, apparu lui en 2002, devient rapidement incontournable pour les passionnés de la culture nippone. Au coude à coude avec le pirate au chapeau de paille, il s'incline finalement face à ce dernier.

Avec un peu plus de 38 millions de ventes dans l'Hexagone, le manga d'Eiichiro Oda est définitivement le préféré des lecteurs tricolores, et pas seulement... La renommée mondiale du manga est si grande qu'il semble indétrônable. One Piece, c'est plus de 500 millions d'exemplaires vendus à travers le globe, soit deux fois plus que Naruto. À cela, s'ajoute le fait que l'aventure des mugiwaras n'est toujours pas finie...

Source :

19 avril 2024

Le Aye Write de Glasgow sauvé par un don de 65 000 £

Le Aye Write Festival de Glasgow a confirmé que des événements autonomes et une version à plus petite échelle du festival Wee Write auront lieu cette année suite à un don inattendu de 65 000 £. Selon The Bookseller, le don a été effectué par  la Colin Weir Charitable Foundation  (organisme qui soutient des groupes communautaires et de petites œuvres caritatives basés en Écosse). Il a été effectué peu de temps après l'annonce de l'annulation du festival au début du mois. Le financement permettra d’organiser des événements éphémères en 2024 et au cours de la nouvelle année. Les événements confirmés incluent Damian Barr et James Ley en conversation avec Jackie Wylie le 30 avril à la Mitchell Library, la présentation "How To Solve A Murdle" de GT Karber le 16 mai à Waterstones Sauchiehall Street et Val McDermid en conversation avec Nicola Sturgeon MSP le 21 mai. au vieux marché aux fruits. Lionel Shriver se produira le 26 mai au Waterstones, Sauchiehall Street, David Nicholls le 14 juin au Glasgow Royal Concert Hall tandis qu'Alan Cumming se produira avec Forbes Masson le 8 août au Glasgow Royal Concert Hall. Le programme Wee Write se poursuivra à l’automne de cette année, à plus petite échelle. De nombreuses activités seront également proposées aux enfants et aux jeunes à l'occasion de son 10e anniversaire. Plus de détails seront disponibles dans les mois à venir.

Glasgow Life a déclaré qu'elle souhaitait remercier «la fondation, les auteurs, les éditeurs et les membres du public qui ont aidé ou proposé de soutenir Aye Write».

Bailie Annette Christie, présidente de Glasgow Life, a déclaré : « Aye Write est un festival très apprécié, comme en témoigne l'effusion de soutien de ces dernières semaines. Le don généreux de la Colin Weir Charitable Foundation signifie qu’elle peut continuer à avoir un impact positif sur les Glasgowiens et les habitants de toute l’Écosse.

Un porte-parole de la fondation a déclaré : « Nous sommes heureux de pouvoir soutenir Aye Write dans l’organisation d’un programme de grands événements en 2024. Il était impensable qu’Aye Write soit réduit au silence jusqu’à l’année prochaine. Heureusement, grâce au don, ce ne sera pas le cas.

Glasgow Life continue de développer une demande de financement pluriannuelle auprès de Creative Scotland pour les futures éditions des festivals. Si cela réussit, Le Aye Write Festival reviendra intégralement en 2025, 2026 et 2027. 

Les billets sont maintenant en vente sur le site Web du Aye Write Festival et pour financer les futurs festivals et aider à soutenir l'alphabétisation, visitez ayewrite.com . 

9 avril 2024

Don de livres à des crèches en Italie

Rapprocher le livre des 0-3 ans, créer et  renforcer les bibliothèques maternelles, c'est  initier immédiatement les enfants à la richesse du mot, des couleurs, de la créativité, de l'écoute, de la magie de la voix narrative et de la nécessité de l'imagination pour construire l'avenir. .  Une étape fondamentale pour construire les lecteurs de demain .

Pour ces raisons, dans la logique d'expérimentation de #ioleggobecauseLAB,  l'AIE et la Fondazione Cariplo considèrent le territoire - depuis les banlieues urbaines, jusqu'aux villes, jusqu'à la province - comme un lieu de  développement d'un projet pilote,  pour rapprocher toujours plus les enfants. à la lecture et fournir aux éducateurs des outils de formation concrets.

#ioleggoPourquoiLAB- NIDI , l'initiative destinée aux plus petits de la zone #ioleggoPourquoiLAB, impliquera en 2023 330 crèches sélectionnées par la Fondation Cariplo en Lombardie et dans les provinces de Novara et Verbano-Cusio-Ossola.  Les 330 crèches sélectionnées pourronts'inscrire à l'initiative, se jumeler avec des librairies locales et recevoir des dons des citoyens. Et grâce à une offre spéciale de 10 livres - titres identifiés par Born to read - ils pourront développer des projets de lecture avec les plus petits.

En 2022, certains titres ont également fait l'objet d'une proposition de formation ouverte à toutes les crèches italiennes, pas seulement à celles inscrites : sur la plateforme #ioleggobecause, en effet, sont disponibles gratuitement des contenus vidéo créés spécifiquement pour les parents et les éducateurs , avec des idées pédagogiques. et de la formation.

Dans l'édition 2023, ioleggocarLAB-NIDI met à disposition trois nouvelles vidéos, organisées par Nati per Leggere, qui s'ajoutent aux onze déjà créées l'année dernière.

14 avril 2024

12 ans de prison pour un voleur de livres italien

«Je ne veux plus jamais être à proximité d'un livre ancien, j'ai peur...». On l'a qualifié de " monstre des Girolamini ": depuis mai 2012, il a été arrêté dans sa villa de Vérone pour le vol de plus de deux mille textes d'une valeur inestimable de la bibliothèque historique de Naples chère à Giambattista Vico, l'ancien directeur Massimo Marino De Caro est devenu dans l'imaginaire collectif « le plus grand voleur de livres » de l'histoire italienne. Au lieu de cela, pour décrire ses exploits désormais épiques qui ont également inspiré un livre ("Max Fox", du surnom Skype de De Caro, écrit par Sandro Luzzatto), il a inventé la définition de "Robin Books, parce que - il admet franchement que l'homme de 51 ans -ancien ancien bibliothécaire, originaire de Bari - c'est vrai que j'ai volé deux mille volumes anciens et que j'en ai vendu 600. Mais je les ai tous récupérés. Il y en aura une vingtaine qui manqueront... Mais surtout, je l'ai fait avec les meilleures intentions, avec le produit des ventes j'ai voulu restaurer la bibliothèque publique Girolamini».

Selon De Caro, « le mien était un crime avec un bon but » ; selon les juges, cependant, en effectuant "le vol de livres le plus sensationnel jamais vu", découvert et signalé il y a 12 ans par Tomaso Montanari, l'ancien bibliothécaire s'est rendu coupable de vol et de détournement de fonds , des crimes qui viennent de lui valoir une nouvelle peine à Naples. . Le « bagnard et sage Jean Valjean », comme l'a peint la plume de Giuliano Ferrara, selon le dispositif annoncé dans la salle d'audience par le président de la première chambre criminelle du tribunal de Naples , le juge Maurizio Conte, devra purger une nouvelle peine. 5 ans et 3 mois d'emprisonnement, ce qui porte le total à 12 ans et 3 mois, dans la continuité des peines précédentes de 7 ans, dont 2 purgées dans divers pénitenciers, le reste en état d'arrestation qui le voit toujours confiné à son domicile de Vérone .

Un verdict auquel De Caro, toujours imprévisible, réagit au téléphone de manière tout aussi imprévisible : « Je suis content, ça s'est très bien passé – répond-il depuis l'assignation à résidence -. Ils m'ont reconnu coupable de vol aggravé, un délit que je suis le premier à admettre avoir commis et que je ne commettrais plus. Je me suis trompé, mes intentions étaient les meilleures, je voulais faire briller à nouveau la bibliothèque historique Girolamini qui tombait en morceaux, infestée de vers à bois. Si j'y retournais - soupire De Caro - je chercherais d'autres moyens pour atteindre le même objectif, je suivrais le chemin de la légalité. Pour moi, c'est une inquiétude que je porterai toute ma vie , j'ai des responsabilités très lourdes que j'assume publiquement. Cependant, ce sont des crimes pour lesquels j'avais déjà été reconnu coupable et je purge toujours ma peine." De Caro invoque le principe « ne bis in idem », protestant que « la peine qui vient d'être prononcée contre moi est un « double » de celle que je paie déjà (avec le recul, le premier procès dans l'affaire Girolamini, dont la peine est déjà devenue définitive en Cour de cassation, c'était pour détournement de fonds aggravé, ceci pour association de malfaiteurs, ndlr). Je ferai appel et il y a aussi un risque de prescription ." Mais la « joie » de l'ancien bibliothécaire récemment condamné a des arrière-pensées : « J'ai risqué encore 10 ans de prison, car le procureur m'a également accusé d'association de malfaiteurs, de dévastation et de pillage, d'accusations du Black Bloc , de crimes que je n'ai jamais pu commettre. parce que j'aime les livres et les bibliothèques d'une manière presque morbide, je ne pourrais jamais les détruire, encore moins...».

Ancien consultant du ministre du Patrimoine culturel de l'époque Giancarlo Galan, ami de l'ancien sénateur Marcello Dell'Utri (bibliophile connu) , De Caro n'a pas été le seul accusé de Vérone dans le procès sur les prédations des Girolamini qui a duré 12 ans (124 audiences) et vient de se conclure à Naples : Stéphane Delsalle a été condamné à 4 ans de prison, Mirko Camuri à 1 an dans le prolongement de la peine précédente de 4 ans et 8 mois, tandis que Federico Roncoletta a été acquitté. Quant aux autres accusés, Maurizio Bifolco devra purger une peine de 5 ans et 6 mois, Luca Cableri 4 ans et 6 mois, Stefano Ceccantoni 2 ans et 6 mois. Cependant, Don Sandro Marsano, Viktoriya Pavloskiy, Lorena Paola Weigant, Alejandro Eloy Cabello et Cesar Abel Cabello ont été acquittés de toutes les accusations.

Source : Courriere del Veneto

13 avril 2024

Perte de travail pour un tiers des traducteurs britanniques à cause de l’IA

Une enquête menée auprès de 787 membres de la Society of Authors (SoA) a révélé qu'un tiers des traducteurs et un quart des illustrateurs ont perdu leur travail au profit des systèmes d'intelligence artificielle (IA) générative. Les traducteurs sont également plus susceptibles d'utiliser l'IA pour soutenir leur travail, avec 37 % des personnes interrogées déclarant l'avoir fait, suivis par 25 % des auteurs de non-fiction. 

La recherche explore les expériences des personnes exerçant une carrière créative avec les systèmes d’IA, ainsi que leurs points de vue et leurs préoccupations concernant l’impact futur sur les carrières créatives. Les répondants à l'enquête comprennent des écrivains de fiction et de non-fiction, des scénaristes et des poètes – traditionnels et tiers des traducteursauto-publiés – ainsi que des journalistes, illustrateurs et traducteurs.

Les illustrateurs sont les moins susceptibles d’avoir utilisé l’IA dans leur travail, avec seulement un sur dix déclarant avoir utilisé ses systèmes, contre un cinquième des écrivains de fiction et un quart des auteurs de non-fiction. Pendant ce temps, environ trois illustrateurs et écrivains sur 10 déclarent avoir utilisé l'IA générative pour réfléchir à des idées, tandis que 8 % des traducteurs – et une proportion encore plus faible d'illustrateurs (5 %) – déclarent que la raison pour laquelle ils ont utilisé l'IA dans leur travail est parce qu'ils y ont été invités par un éditeur ou un organisme commanditaire.

Les réponses révèlent également que plus d’un tiers des illustrateurs interrogés et quatre traducteurs sur dix ont vu la valeur des revenus de leur travail diminuer en raison de l’IA générative. Pour l’avenir, plus de 80 % des personnes interrogées se déclarent préoccupées par le fait que les résultats de l’IA imitent leur style et que l’utilisation de l’IA générative dévalorise le travail créatif réalisé par l’homme.

Certains rencontrent déjà des problèmes liés à ces systèmes, avec un quart des illustrateurs et plus d’un tiers des traducteurs déclarant avoir perdu leur travail à cause de l’IA générative.

L'enquête met également en évidence le niveau d'inquiétude quant à l'impact futur de l'IA sur le travail créatif, avec près des deux tiers des écrivains de fiction et plus de la moitié des auteurs de non-fiction déclarant qu'ils pensent que l'IA générative aura un impact négatif sur leurs revenus futurs. Cette préoccupation est encore plus répandue parmi les traducteurs et les illustrateurs, puisque près des trois quarts des deux groupes s'inquiètent de leurs revenus futurs grâce à l'IA. 

Il existe un consensus presque unanime sur la nécessité de réglementer l’IA générative lorsqu’il s’agit de consulter, de créditer et de compenser les titulaires de droits d’auteur – et un appel à la transparence concernant le contenu généré par l’IA, tant de la part des répondants que de la SoA. 

Commentant les conclusions, la SoA a déclaré qu'il existe un « besoin urgent » d'une réglementation gouvernementale en termes de développement des systèmes d'IA, et a souligné la nécessité de faire respecter les lois sur le droit d'auteur et de renforcer leur application. L’organisme a également appelé les développeurs à s’engager auprès des industries créatives tout en développant des modèles de rémunération des auteurs. 

"Personne ne s'attend à ce que l'IA générative ne soit pas inventée, et nous connaissons tous son potentiel pour être un outil puissant et utile", a déclaré Nicola Solomon, président de la Creators' Rights Alliance et directeur général sortant de la SoA. "Mais il n'est pas trop tard pour garantir qu'elle est développée et utilisée de manière éthique, et dans les cadres de droits d'auteur existants. Une fois que le monde aura dépassé l'effet wow de chaque nouvelle version de système, l'IA générative doit rester un outil pour soutenir et améliorer les créations humaines. travail créatif, pas une alternative bon marché pour le remplacer. »

La société tiendra sa prochaine assemblée générale extraordinaire  le 2 mai 2024, qui permettra aux membres de voter pour savoir s'ils consentent à ce que l'utilisation de leurs œuvres soit utilisée pour développer des systèmes d'IA générative. La réunion débattra également d'une proposition de déclaration sur Gaza et sur la fin des investissements dans les combustibles fossiles dans l'industrie du livre.

Source :The Bookseller

12 avril 2024

Des librairies bientôt ouvertes dans les logements sociaux de quartiers populaires

"Je ne veux pas d'un pays où TikTok remplace les romans, où les influenceurs remplacent les grands auteurs", a déclaré Gabriel Attal à l'Assemblée nationale mardi, interrogé sur la baisse de la lecture chez les jeunes. Ce jeudi, dans un entretien aux Échos, sa ministre de la Culture Rachida Dati a dévoilé un plan pour soutenir le livre et donner accès à la lecture à tous. Elle annonce que des librairies et bibliothèques seront ouvertes dans des logements sociaux au sein de quartiers populaires dans le cadre d'une expérimentation pour promouvoir la lecture. La maire du 7e arrondissement de Paris poursuit son entreprise pour rendre la culture populaire et accessible à tous.

Cette initiative vise en priorité "le logement social dans "les quartiers politique de la ville'" mais aussi les zones rurales, a indiqué Rachida Dati"Ce dispositif nouveau vise à apporter le livre au plus près des publics, en particulier ceux éloignés de la lecture", a-t-elle ajouté. 

Ces nouvelles structures, qui seront mises en place en partenariat avec les bailleurs sociaux et les collectivités, pourront être gérées par des associations ou des sociétés coopératives et participatives (SCOP). Un premier test se déroulera à Rillieux-la-Pape (Rhône), près de Lyon, avec le député Alexandre Vincendet. Cette ville de 32.000 habitants ne compte aucune librairie, précisent Les Échos

Rachida Dati a aussi déclaré avoir demandé aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC) de mettre à disposition des centres de loisirs, des associations d'éducations populaires et de toutes les institutions qui en feront la demande des livres pour constituer "un patrimoine commun à tous les jeunes". Un budget d'1,2 million d'euros sera consacré à cette opération spécifique. 

Source : TF1 Info

 

11 avril 2024

Lire c'est bien. Lire un texte papier, c'est mieux.

Selon une étude espagnole, lire un texte imprimé sur du papier est meilleur pour la compréhension que parcourir un document numérique. Surtout pour les plus jeunes. L'étude* réalisée par des chercheurs de l'université de Valence, publiée dans la Review of Educational Research, et à laquelle plus de 450 000 personnes ont participé, conclut que dans les écoles primaires et secondaires, la lecture devrait être encouragée, notamment sous forme imprimée. Lire un texte papier améliorerait la compréhension d'un document de manière significative et favoriserait l'acquisition des connaissances. « L'association entre la fréquence de lecture des textes imprimés et la compréhension est beaucoup plus élevée (entre 0,30 et 0,40) que celle que nous avons observée pour les habitudes de lecture numérique (0,05). Cela signifie, par exemple, que si un étudiant passe 10 heures à lire des livres sur papier, sa compréhension sera probablement 6 à 8 fois plus élevée que s'il lit sur des appareils numériques pendant la même durée », ont déclaré dans un communiqué Cristina Vargas et Ladislao Salmerón, coauteurs de l’étude. Comment cela s'explique-t-il ? Dans The Guardian Salméron émet une hypothèse : « l’état d’esprit de lecture ». Selon le professeur, si la qualité linguistique des documents numériques est en général inférieure (réseaux sociaux...), la lecture serait aussi plus superficielle. « Le lecteur ne s'immerge pas complètement dans la narration, ou ne saisit pas pleinement les relations complexes dans un texte informatif. » Comprenez : la lecture en diagonale serait un frein à la compréhension.

Un constat valable pour toutes les habitudes de lecture. En effet, qu’elles soient liées aux réseaux sociaux ou à la lecture informative, la lecture sur écran montre des associations minimes avec la compréhension de texte. « On aurait pu s'attendre à ce que la lecture à des fins d'information (visiter Wikipédia ou des sites web éducatifs, lire des actualités ou encore des livres électroniques) soit plus positivement liée à la compréhension, mais ce n'est pas le cas », indique le professeur Salméron.

Toutefois, selon les chercheurs, à mesure que l'âge augmente, la relation entre lecture et compréhension de textes s'améliore. Une évolution positive que Salmerón explique par la capacité d'attention et de concentration accrue des élèves plus âgés (lycéens et étudiants) : « Nous savons que notre capacité à réguler notre cognition évolue au cours de l'adolescence. Les jeunes enfants ne sont peut-être pas entièrement équipés pour autoréguler leur activité lors de la lecture sur écran. » En d'autres termes, les jeunes enfants sont moins capables de gérer les distractions, telles que les notifications ou encore les vidéos et autres pop-up, qui peuvent accompagner la lecture sur écran.

Enfin, les études révèlent que les jeunes enfants qui s’adonnent fréquemment à la lecture numérique pourraient apprendre moins de vocabulaire académique dans une période critique où ils passent de l’apprentissage de la lecture à la lecture pour apprendre. « Comme les habitudes de lecture numérique ne sont pas aussi rentables que la lecture imprimée, nous recommandons aux enseignants et aux chefs d’établissement de mettre davantage l’accent sur la lecture imprimée que sur la lecture numérique, en particulier pour les jeunes lecteurs », indique Lidia Altamura, doctorante et coautrice de l'article.

Pourtant, malgré ces constats, les chercheurs ne s’opposent pas à la lecture numérique et encouragent la lecture sous toutes ses formes. Lire sur un écran sera toujours mieux que de ne pas lire du tout.

Source : L’ADN Tendance et mutation

 

15 avril 2024

Plus de 100 000 personnes ce week-end au Festival du livre de Paris 2024

Organisé pour la troisième fois au Grand Palais éphémère, avant de s'installer au Grand Palais en avril 2025 après sa réouverture à la suite de travaux, le Festival du livre de Paris 2024 a attiré 103 000 visiteurs de vendredi 12 à dimanche 14 avril, ont annoncé ses organisateurs. L'événement avait cette année le Québec, province francophone du Canada, comme invité d'honneur.

Sur les 103 000 visiteurs, 45% étaient âgés de moins de 25 ans (pour cette tranche d'âge, l'entrée était gratuite), tandis que l'achat de livres est en progression de 6%, ont encore indiqué les organisateurs. Parmi les moments forts de cette édition, la "Grande Dictée des Jeux" organisée sur le Champ-de-Mars avec trois épreuves d'orthographe, sur les thèmes "plus vite", "plus haut" et "plus fort", à 100 jours des JO de Paris.

Le Festival du livre de Paris avait attiré 102 000 visiteurs en avril 2023. La manifestation avait succédé en 2022 au Salon du livre de Paris, créé en 1981 et qui ne correspondait plus aux souhaits de plusieurs éditeurs à cause de son gigantisme à Paris Expo Porte de Versailles, immense parc des expositions. La dernière des 39 éditions sous l'ancien format avait attiré, en mars 2019, 160 000 visiteurs.

Source : France Info Culture

7 janvier 2026

10 ans d’existence pour la plateforme de prêt de livres numériques Lirtuel en Fédération Wallonie-Bruxelles

Une campagne d’affichage sera organisée en Wallonie et à Bruxelles tout au long du mois de janvier afin d’améliorer encore la notoriété de Lirtuel.
La plateforme de prêt de livres numériques Lirtuel célèbre cette année ses 10 ans d’existence. Ce service des bibliothèques publiques francophones de Belgique offre à ses usagers l’accès à plus de 12.000 titres sur supports électroniques.

Le développement de Lirtuel s’est accéléré avec les périodes de confinement. La plateforme est ainsi passée de 1.011 usagers actifs en 2015 à 7.421 en 2024. Son public est majoritairement composé d’usagers âgés de 30 à 69 ans, la tranche des 40-49 ans étant la plus représentée (21%).

Le nombre de prêts numériques a parallèlement presque doublé, passant de 60.000 en 2015 à 116.000 en 2024.
Lirtuel est accessible gratuitement à toute personne inscrite dans une bibliothèque reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles. La plateforme est gérée par la FWB en partenariat avec les bibliothèques centrales et plusieurs opérateurs directs. La Fédération Wallonie-Bruxelles achète les droits et rétribue les éditeurs pour chaque ouvrage, avec le soutien financier des provinces et de la Ville de Bruxelles.
Le catalogue compte aujourd’hui plus de 12.000 titres, accessibles 24 heures sur 24. Chaque usager peut emprunter jusqu’à six ouvrages simultanément pour une durée de 30 jours.

Les statistiques de prêts révèlent une nette domination de la fiction, qui représente plus de 67% des emprunts. Les romans graphiques et bandes dessinées suivent avec 12%, devant la littérature jeunesse et pédagogique (7%). À elles trois, ces catégories totalisent près de 87% des prêts.

Source : bx1

4 janvier 2026

De faux ebooks utilisés comme vecteurs d’infection

Les cybercriminels redoublent d’ingéniosité pour piéger les internautes. Selon une enquête menée par la Global Research & Analysis Team (GReAT) de Kaspersky, une campagne de malware-as-a-service (MaaS) vise actuellement les lecteurs de livres numériques en Turquie, en Égypte, au Bangladesh et en Allemagne.

Les attaquants dissimulent des logiciels malveillants sophistiqués derrière l’apparence de livres turcs et arabes à succès, incitant des centaines de victimes à télécharger des fichiers capables de dérober mots de passe, portefeuilles de cryptomonnaies et autres données sensibles stockées sur leurs ordinateurs.

De faux ebooks utilisés comme vecteurs d’infection
Les chercheurs de Kaspersky GReAT ont identifié une campagne reposant sur LazyGo, un nouveau loader développé en langage Go. Ce loader permet de diffuser plusieurs programmes spécialisés dans le vol d’informations. La campagne cible des utilisateurs à la recherche de titres populaires, allant de The Thirty-Nine Steps de John Buchan en version turque à des ouvrages arabes consacrés à la poésie, au folklore météorologique ou aux pratiques religieuses.

Les fichiers malveillants se présentent sous la forme d’ebooks au format PDF, mais il s’agit en réalité de programmes exécutables dotés d’icônes PDF. Une fois téléchargés et ouverts, ces faux livres déclenchent le loader LazyGo, qui déploie plusieurs outils de vol de données, notamment StealC, Vidar et ArechClient2. Les chercheurs ont identifié trois variantes distinctes de LazyGo, chacune s’appuyant sur des techniques d’évasion différentes. 

Les informations dérobées couvrent un large spectre de données sensibles, parmi lesquelles :

  • Données de navigation : mots de passe enregistrés, cookies, informations de saisie automatique et historique issus de Chrome, Edge, Firefox et d’autres navigateurs ;
  • Actifs financiers : extensions de portefeuilles de cryptomonnaies, fichiers de configuration et données de stockage ;
  • Identifiants de développeurs : identifiants AWS, jetons Azure CLI et jetons de la plateforme Microsoft Identity
  • Plateformes de communication : jetons Discord, données Telegram Desktop et fichiers de session Steam ;
  • Informations système : caractéristiques matérielles, logiciels installés et processus en cours d’exécution.

Les victimes infectées par ArechClient2 / SectopRAT font face à un risque supplémentaire, les attaquants pouvant obtenir un contrôle à distance complet des machines compromises. Les données de télémétrie de Kaspersky révèlent des taux d’infection élevés en Turquie, au Bangladesh, en Égypte et en Allemagne. Les victimes appartiennent notamment à des agences gouvernementales, des établissements d’enseignement, des services informatiques et d’autres secteurs sensibles. La campagne reste active, les acteurs malveillants continuant de publier de nouveaux ebooks infectés sur GitHub et sur des sites web compromis.

«Ce qui rend cette campagne particulièrement préoccupante, c’est la combinaison d’un modèle de malware-as-a-service et d’une ingénierie sociale hautement ciblée», explique Yossef Abdelmonem, Senior Security Researcher chez Kaspersky GReAT.

« Les multiples variantes du loader LazyGo et ses techniques d’évasion sophistiquées montrent qu’il ne s’agit pas de cybercriminalité opportuniste, mais d’une opération structurée, conçue pour collecter des identifiants à grande échelle. Les organisations doivent faire preuve d’une vigilance accrue, car les jetons de développeurs et les identifiants cloud dérobés peuvent offrir aux attaquants un accès profond aux infrastructures d’entreprise », explique-t-il encore.

Les faux ebooks couvrent un large éventail de centres d’intérêt, allant de manuels turcs de management, comme İşletme Yöneticiliği de Tamer Koçel, à de la fiction contemporaine, en passant par des ouvrages arabes de critique littéraire, tels que The Literary and Linguistic Movement in the Sultanate of Oman. Cette diversité thématique vise à élargir la surface d’attaque et à toucher des profils d’utilisateurs très variés.
Face à cette menace, Kaspersky recommande aux utilisateurs de vérifier systématiquement la source des ebooks avant tout téléchargement, d’examiner attentivement les propriétés des fichiers et de maintenir des solutions de sécurité à jour, capables de détecter des techniques d’évasion avancées.

Lors du choix d’une solution de sécurité, il est conseillé d’opter pour un produit doté de capacités anti-malware robustes, validées par des tests indépendants. Selon une évaluation récente menée par AV-Comparatives, Kaspersky Premium a affiché un taux de protection de 99,99 % sur un échantillon de 9 995 fichiers, confirmant un haut niveau de défense contre les logiciels malveillants.

Source : Algérie 360

5 janvier 2026

Ouverture d'un jour de plus pour la ludo-médiathèque Jean-d’Ormesson à Nîmes

Contrairement à Toulouse où à cause des réductions budgétaires la médiathèque José Cabanis réduit ses jours d'ouverture (lire l'article suivant), à Nîmes, la ludo-médiathèque Jean-d’Ormesson ouvre ses portes  désormais tous les samedis à partir du 10 janvier. Après l’ouverture d’un site provisoire à Pissevin, c’était le deuxième chantier important pour Valérie Travier, à la tête du réseau des bibliothèques de Nîmes. Le but est de faciliter l’accès du public à ce lieu dédié à la culture, au jeu, la lecture et au numérique.

Avec cette nouvelle journée d’ouverture, le samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h, la médiathèque, installée à l’est de la ville depuis 2020, s’adapte au rythme des familles, des enfants, des jeunes et des actifs. En plus des livres, les familles peuvent trouver sur place plus de 900 jeux de société : jeux familiaux, coopératifs, rapides, nouveautés ou grands classiques. Les visiteurs peuvent s’installer sur place, jouer librement. Une sélection de jeux vidéo complète l’offre. Elle abrite également un fab-lab (laboratoire de fabrication) : impression 3D, robotique, bricolage numérique ou projets collectifs pour construire, découper du bois, imprimer des objets, coudre ou broder. Les ateliers sont accessibles dès 8 ans, encadrés par des animateurs, pour découvrir ces machines à commande numérique de manière ludique et participative.

Source : La Dépêche du Midi

 

Publicité