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27 juin 2024

Un marché de l'édition contrasté pour 2023 en France

Selon le rapport publié par le SNE lors de son assemblée générale du 27 juin, le marché du livre a connu une légère hausse du chiffre d'affaires (+1,1%)  atteignant un chiffre d'affaires de 2 944,7 millions d'euros et une diminution du nombre d'exemplaires vendus (de 1,9 %, passant à 439,7 millions d'unités) pour l'année 2023.Comparée à l'année 2019, considérée comme une référence avant la pandémie, l'industrie du livre affiche une croissance de 4,9 % en valeur et de 1,1 % en volume. Cela souligne une résilience du marché face aux défis économiques et sanitaires récents, note le SNE. L'un des aspects marquants de cette évolution est la réduction du nombre de nouveautés. En 2023, 36 819 titres ont été publiés, soit une baisse de 5 % par rapport à 2022 où 38 743 titres avaient été mis sur le marché. Cette tendance à la baisse se confirme sur une période plus longue, avec une diminution de 18 % depuis 2018. C’est « un phénomène qui s’ancre dans les pratiques des éditeurs », commente Vincent Montagne, le président du SNE.

Sur le plan international, les maisons d'édition françaises ont renforcé leurs activités avec une augmentation de 3,4 % du nombre de contrats de cession de droits de traduction et de coéditions par rapport à l'année précédente, soit 14 648 signatures. À noter la progression de l’activité de coéditions internationales de 13,7 %, représentant près de 15 % du total des contrats. Cette dynamique positive témoigne de la vitalité du secteur à l'échelle mondiale et de son impact économique et culturel. « L’activité des maisons à l’international évolue dans un contexte en mutation, notamment avec l’irruption de l’intelligence artificielle mais également avec le développement d’un nouveau type d’exploitation via les cessions de droits audio en langues étrangères », note le Syndicat. La distribution des livres a logiquement suivi des tendances contrastées.

En 2023, l'activité de distribution a augmenté de 3 % en valeur mais a baissé de 1,5 % en volume par rapport à 2022. Cette baisse en volume s'explique notamment par un ralentissement dans le segment des mangas, qui avait connu une forte dynamique les années précédentes.
Pour l'année prochaine, le Syndicat appelle à la participation de ses adhérents et non-adhérents pour établir des statistiques 2024-25 consacrées au livre audio et au webtoon et ainsi établir une photographie de ces marchés en développement.

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26 février 2025

Influence de la petite bibliothèque gratuite sur la lecture des enfants

Une nouvelle étude montre l'influence significative des boîtes de partage de livres de la Little Free Library sur les habitudes de lecture des enfants. Menée par le groupe de conseil Pier Partners en collaboration avec la Fondation pour l'éducation des écoles publiques du comté de Baltimore (BCPS), l'étude confirme que les Little Free Libraries aident les enfants à lire davantage. L'étude observationnelle multicentrique, menée de septembre à novembre 2024, a examiné l'influence des petites bibliothèques gratuites sur l'accès aux livres et la fréquence de lecture, en particulier dans les communautés mal desservies. Les chercheurs ont interrogé 768 enfants du comté de Baltimore, dans le Maryland, et ont découvert qu'une plus grande disponibilité des livres entraînait une lecture plus fréquente. Voici les principale conclusion de cette enquête :   

  •   92 % des enfants ont déclaré avoir un meilleur accès aux livres grâce aux boîtes de partage de livres de la Little Free Library,
  • Les enfants qui fréquentent une petite bibliothèque gratuite lisent en moyenne 1,1 jour de plus par semaine. Près de la moitié (49 %) ont déclaré lire plus fréquemment depuis qu’ils ont commencé à fréquenter une petite bibliothèque gratuite,
  •  88 % des enfants ont déclaré qu’ils gardaient désormais plus de livres à la maison, ce qui les aide à se constituer une bibliothèque personnelle,
  • 90 % ont déclaré avoir trouvé des livres de haute qualité,
  • 87 % ont trouvé des livres qui les ont enthousiasmés,
  • 75 % ont trouvé des livres avec des personnages auxquels ils s'identifient.

Source : Little Free Librairie

25 mars 2024

Recyclage des livres en russe par des élèves ukrainiens

À Trouskavets, une petite ville thermale des Carpathes à l’ouest de l’Ukraine, trois écoles sont en lice avec un objectif : récolter en quatre jours un maximum de papiers à recycler, de préférence imprimés en langue russe. L’opération, qui vise à soutenir l'armée ukrainienne, a été sobrement baptisée "Littérature ennemie contre drones". "On a commencé à collecter des papiers usagés, mais le premier jour on n’en trouvait pas beaucoup, raconte un jeune homme. Quelques livres, des vieux carnets et des cartons…  Mais on n’a pas baissé les bras !" 

Les jours suivants, on a fait le tour de tous les endroits possibles dans notre ville, les magasins, les bureaux de poste, et les bibliothèques des centres de cure", poursuit sa comparse. Danylo et Anna font partie de la classe gagnante, grâce à deux tonnes et demie de papiers récoltés, dont une bonne partie d’ouvrages russes. "On a libéré nos bibliothèques de la littérature russe, ça fait de la place pour nos auteurs et nos livres ukrainiens !", se réjouit une jeune fille. "Les Russes détruisent notre pays, ils tuent nos citoyens, rasent nos villes. On ne perdra rien à jeter leurs livres et à ne plus jamais les lire", appuie une autre.

 

Même la professeure de littérature Lesya Kravtchouk en a profité pour faire du ménage dans sa bibliothèque. Elle a lu les classiques russes et les a étudiés, elle peut encore les citer de tête, mais désormais c’est la guerre. "Ça a été douloureux bien sûr, confie-t-elle, mais le plus douloureux c’est quand nos envahisseurs occupent nos villes. La première chose qu’ils font, c’est de brûler nos livres, notre histoire, et tout ce qui est lié à l’identité ukrainienne. Ça fait mal".

L’opération a été proposée aux écoles de Trouskavets par un groupe de volontaires dont fait partie Yvan Jouk, convaincu lui aussi que c’est une guerre culturelle et linguistique qui oppose Russes et Ukraniens. 

"Cette action était symbolique du fait qu’on peut battre l’ennemi avec ses propres armes. »

À Trouskavets, une petite ville thermale des Carpathes à l’ouest de l’Ukraine, trois écoles sont en lice avec un objectif : récolter en quatre jours un maximum de papiers à recycler, de préférence imprimés en langue russe. L’opération, qui vise à soutenir l'armée ukrainienne, a été sobrement baptisée "Littérature ennemie contre drones". "On a commencé à collecter des papiers usagés, mais le premier jour on n’en trouvait pas beaucoup, raconte un jeune homme. Quelques livres, des vieux carnets et des cartons…  Mais on n’a pas baissé les bras !" 

Les jours suivants, on a fait le tour de tous les endroits possibles dans notre ville, les magasins, les bureaux de poste, et les bibliothèques des centres de cure", poursuit sa comparse. Danylo et Anna font partie de la classe gagnante, grâce à deux tonnes et demie de papiers récoltés, dont une bonne partie d’ouvrages russes. "On a libéré nos bibliothèques de la littérature russe, ça fait de la place pour nos auteurs et nos livres ukrainiens !", se réjouit une jeune fille. "Les Russes détruisent notre pays, ils tuent nos citoyens, rasent nos villes. On ne perdra rien à jeter leurs livres et à ne plus jamais les lire", appuie une autre.

Même la professeure de littérature Lesya Kravtchouk en a profité pour faire du ménage dans sa bibliothèque. Elle a lu les classiques russes et les a étudiés, elle peut encore les citer de tête, mais désormais c’est la guerre. "Ça a été douloureux bien sûr, confie-t-elle, mais le plus douloureux c’est quand nos envahisseurs occupent nos villes. La première chose qu’ils font, c’est de brûler nos livres, notre histoire, et tout ce qui est lié à l’identité ukrainienne. Ça fait mal".

L’opération a été proposée aux écoles de Trouskavets par un groupe de volontaires dont fait partie Yvan Jouk, convaincu lui aussi que c’est une guerre culturelle et linguistique qui oppose Russes et Ukraniens. 

"Cette action était symbolique du fait qu’on peut battre l’ennemi avec ses propres armes. »

"La littérature russe a toujours été une arme pour nous dominer, dénonce Yvan Jouk. On a retourné l’arme de l’ennemi contre lui, en la transformant en drones". À l’arrivée, deux drones d’attaque ont pu être achetés et offert à l’armée ukrainienne pour 12 tonnes de papiers collectés, qu'une entreprise locale a recyclée... en papier toilette.

"La littérature russe a toujours été une arme pour nous dominer, dénonce Yvan Jouk. On a retourné l’arme de l’ennemi contre lui, en la transformant en drones". À l’arrivée, deux drones d’attaque ont pu être achetés et offert à l’armée ukrainienne pour 12 tonnes de papiers collectés, qu'une entreprise locale a recyclée... en papier toilette.

Source  : Franceinfo

24 mars 2024

Annulation des amendes dans une bibliothèque avec une photo d'un chat

En ce mois de mars, la bibliothèque publique de Worcester (Massachusetts, États-Unis) a décidé de mettre en avant les chats. Lors de cet événement, les bibliothécaires ont eu une idée plutôt originale : proposer de renoncer aux amendes des usagers en échange d’une photo de leurs chats. C’est une initiative pour le mois insolite que rapporte le média PetHelpful. À Worcester, dans l’État du Massachusetts (États-Unis), la bibliothèque publique a lancé une opération spéciale baptisée « March Meowness ». Le principe est simple : le mois de mars sera consacré aux petits félins et il comptera divers événements en lien avec les chats. Parmi eux, la possibilité d’annuler ses amendes grâce à un moyen à la fois simple et original. La bibliothèque publique de Worcester a récemment annoncé une bonne nouvelle à ses usagers étourdis ou négligents. Durant ce mois de mars dédié aux petits félins, ceux qui ont perdu ou endommagé des livres empruntés à la bibliothèque ont la possibilité d’obtenir l'annulation de leurs amendes en montrant simplement la photo d’un chat.

Sur la page Facebook de la Worcester Public Library (WPL), on peut ainsi lire : « Aujourd'hui, c'est le grand jour ! Nous avons un mois de remise de frais pour les articles WPL perdus ou endommagés ! Montrez-nous une photo de votre chat, un chat célèbre, un dessin de chat. - n'importe quel chat, et nous pardonnerons les frais WPL sur votre compte. »

Même si les utilisateurs de la bibliothèque n’ont pas de chat, il existe toujours une solution. Pour débloquer sa carte de bibliothèque, un petit garçon de 7 ans, qui n'a jamais rendu un livre et qui n’a pas de chat, a par exemple dessiné un joli matou roux.

Selon Jason Homer, le directeur de la bibliothèque, ce sont environ 400 personnes qui ont déjà pu réactiver leur compte après avoir apporté leurs photos ou dessins de chats. La WPL a d’ailleurs installé un incroyable mur pour afficher quelques-uns de ces portraits félins.

L’opération « March Meowness » ne s’arrête pas à l'initiative « Feline for Fees Forgiveness ». La WPL propose également des ateliers où il est possible de construire une maison pour chat en carton ou fabriquer des jouets pour chat. Les créations pourront être soit emportées à la maison par leur auteur, soit données à la Worcester Animal Rescue League, une association de sauvetage locale. La bibliothèque organise bien d’autres événements sur le thème des chats tout au long du mois de mars comme un tutoriel de maquillage pour réaliser des yeux de chat ou un « De-Stress with Cats » qui consiste à passer du temps avec les pensionnaires félins de la Worcester Animal Rescue League afin de se détendre. Un beau programme qui risque de rencontrer un vif succès auprès des amoureux des animaux et des livres !

Source : woopets

 

22 septembre 2011

Caraelibro s’associe à une bibliothèque

Pour observer et étudier le comportement des lecteurs, Caraelibro s'est associé à une bibliothèque publique dans un quartier de Bogota. Le quartier s'appelle Ricaurte et concentre les ateliers de réparation, les magasins de 133338meubles et d'entrepôts. La bibliothèque, située en face de la place principale de ce quartier, est active et pleine de vie. La salle informatique compte douze ordinateurs tous connectés à Internet, une salle de lecture, une chambre fermée et une salle audiovisuelle. Le quartier le plus animé de la bibliothèque est le laboratoire informatique. C'est là qu'on conduit les ateliers de lecture sociale et numérique.
Les séances de lecture sont des hybrides : la discussion en direct d'un texte littéraire est la colonne vertébrale alimentée par les commentaires que chaque lecteur poste sur le site. Ces commentaires écrits, enregistrés dans les "marges virtuelles" du texte, génèrent un débat oral et écrit (voir vidéo ci-dessous). La discussion autour du texte "Manifiesta no saber escribir" de l'écrivain Wayuu Estercila Simanca est le point de départ aux discussions qui auront lieu avec des étudiants dans une salle de classe de l'Université Javeriana, sous la direction du professeur de théorie littéraire, Liliana Ramirez. L'histoire de Simanca se concentre sur les perceptions de la fille indigène Wayuu quand les politiciens arrivent pour acheter des votes et intégrer frauduleusement, au système national d'enregistrement, les indigènes qui ne savent même pas parler l'espagnol. 

Voici la vidéo d'une séance de lecture de cette bibliothèque (en espagnol):

 

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12 juin 2024

L’un des plus anciens livres de l’histoire vendu plus de 3,6 millions d’euros

Il est selon les experts « le plus ancien livre de textes liturgiques chrétiens », incluant notamment la Première épître de Pierre ou le livre de Jonas. Écrit en copte sur du papyrus entre le milieu du IIIe et le IVe siècle, un très vieux manuscrit a été vendu aux enchères 3,63 millions d’euros mardi à Londres, a annoncé la maison de vente Christie's. Présenté sous le nom de Crosby-Schøyen, ce recueil est aussi le plus ancien livre appartenant à une collection privée dans le monde. Composé de 51 feuilles (sur les 68 constituant le livre d’origine) préservées aujourd’hui entre des plaques de plexiglas, chaque page contenant entre 11 et 18 lignes écrites sur deux colonnes, ce texte a été rédigé par un scribe unique. Il avait été découvert avec d’autres papyrus et parchemins au début des années 1950 en Égypte et acquis par un collectionneur suisse, Martin Bodmer, avant de changer de mains à plusieurs reprises durant les décennies suivantes.
Ce manuscrit est également « un des rares témoins bien conservés » de l’apparition du livre comme moyen de transmission de textes, selon une technique qui évoluera peu jusqu’à l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, a précisé la maison de vente. Il doit son nom à une donatrice américaine Margaret Reed Crosby, ayant permis à l’université du Mississippi de l’acquérir, et au collectionneur norvégien Martin Schøyen, son dernier propriétaire.

Cette vente est toutefois loin des records atteints par certains autres manuscrits anciens, comme le Codex Sassoon, la plus ancienne bible hébraïque, vendu l’an dernier pour 38,5 millions d’euros par Sotheby’s à New York. Ou encore les 30 millions d’euros payés par le fondateur de Microsoft Bill Gates en 1994 pour acquérir le Codex Leicester de Léonard de Vinci.

Source : 20 minutes

22 mars 2024

Destruction de la médiathèque Marc-Bernard, repaire des dealers de Pissevin à Nîmes

Selon une info du Midi Libre, malgré près d'un million de travaux réalisés en 2020, la médiathèque Marc-Bernard située à Pissevin, et fermée depuis juin pour cause d’insécurité, devrait déménager dans le cadre des travaux inhérents à l’Anru. Voilà 9 mois, que la médiathèque Marc-Bernard, implantée place Debussy dans le quartier de Pissevin a fermé ses portes. 

"Du fait de l’aggravation de la situation depuis quelques semaines et du risque d’atteinte grave à la sécurité des agents municipaux", Jean-Paul Fournier, le maire, annonçait par le biais d’un communiqué de presse la fermeture au public de la médiathèque à compter du mardi 6 juin dernier et jusqu’à nouvel ordre (cliquez ici pour en savoir plus).

Il se pourrait que la réouverture de cet équipement de proximité doive attendre… sa reconstruction ailleurs dans le quartier. En effet, ces dernières années, les dealers avaient pris possession des lieux, créant la terreur auprès des agents municipaux exerçant sur place ainsi que des usagers. Le toit de la médiathèque s’était d’ailleurs littéralement transformé en "vigie" pour les dealers. "Les trafiquants de drogue y faisaient carrément leurs grillades", confie une source proche du dossier. "Le bâtiment a subi de graves dommages, notamment au niveau de l’étanchéité du toit qui a dû subir de nombreuses rénovations".

Pourtant, Marc-Bernard n’avait rouvert ses portes qu’en septembre 2020, après 22 mois de travaux et de confinement. Une réhabilitation complète pour quelque 860 000 euros, hors taxe, prise en charge à 80 % par des subventions de l’État et de l’Europe. Pour mémoire, cette opération avait été réalisée dans le cadre du Programme National de Renouvellement Urbain (PNRU). Résultat : un équipement culturel entièrement réhabilité pour mieux accueillir le public. Avec l’augmentation de l’offre numérique, un espace d’accueil plus généreux et une meilleure cohabitation des usages studieux et de loisir.
Une médiathèque reconnue pour "
son réel apport social et culturel" qui manque actuellement au quartier, comme l’explique Sophie Roulle, l’adjointe à la culture : "Les travaux intervenant dans le cadre de l’Anru sont prévus pour 2027 et il est évidemment à nos yeux hors de question que les habitants soient privés de leur médiathèque jusqu’à cette date. Nous réfléchissons à une solution pour rouvrir un lieu de qualité dans le quartier rapidement."

En attendant la reconstruction "in situ de la médiathèque Marc-Bernard", insiste l’adjointe. En effet l’actuelle devrait être détruite. "C’est effectivement une des options regardées de très près, expose Sophie Roulle. Dans le cadre de la démolition de la barre Richard-Wagner et de la dalle du parking, l’actuelle médiathèque se retrouverait sur pilotis et face à un immense mur de béton. Ce n’est à notre sens pas l’idéal. Nous envisageons donc de démolir l’actuel bâtiment et de le reconstruire à un endroit plus propice du quartier."

16 février 2025

8 mois de prison avec sursis pour la revente d'un manuscrit volé à la BNF

Le tribunal judiciaire de Chartres a condamné, le 18 novembre 2024, un brocanteur de 56 ans à huit mois de prison avec sursit, à 3.000 € d’amende et à 1 € de préjudice moral pour la Bibliothèque nationale de France (BNF). L’interdiction d’exercer sa profession, requise, n’a pas été retenue.
Les faits remontent à 2023. Un brocanteur participe à une vente avec d’autres confrères, à Chartrexpo. Sur son étal se trouve un recueil de partitions de Charles Camille Saint-Saëns, pianiste français, organiste, compositeur, chef d’orchestre et critique musical.*

Un spécialiste de cet artiste, qui arpente la brocante s’étonne, de la présence de ce manuscrit. Il le manipule et découvre qu’il est estampillé Bibliothèque nationale de France. Ce collectionneur, qui a des réseaux dans ce milieu, contacte une connaissance exerçant à la BNF. Ce dernier constate la disparition de ce recueil de partitions de Charles Camille Saint-Saëns. Pendant que la direction porte plainte, le collectionneur alerte le commissariat de Chartres. Les policiers interpellent le brocanteur sur son stand, alors qu’il remballait ses affaires.
Selon un expert, ces documents, portant la mention “à Jules Griset, Sonate, piano et violoncelle de Camille Saint-Saëns” sont estimés à 25.000 €. En audition, le brocanteur indique qu’il a découvert ces ouvrages dans un carton, lors d’un déménagement. L’enquête ne permet pas de l’impliquer dans le vol.

Il est poursuivi pour recel de vol, mais également pour non tenue de registre par un revendeur d’objets. Le quinquagénaire a déjà été condamné pour recel, escroquerie, vol, abus de confiance, vol aggravé, faux et usage de faux. Les partitions ont été récupérées par la Bibliothèque nationale.
À l’issue de sa condamnation, le brocanteur a demandé à récupérer certains documents saisis. Le président a indiqué qu’ils avaient été perdus, pendant la procédure.

Source : L'Echo Républicain
 

20 mars 2024

Lauréats du prix du Jeune Écrivain 2024

Pour sa 39e édition, le prix prestigieux du Jeune Écrivain a été remis hier soir au théâtre Marc Sebbah à Muret (Haute-Garonne), à une jeune femme originaire de Suisse. Marie Lucas, 25 ans, qui vit à Genève mais mène ses études d’histoire de l’art actuellement à Paris, a été ovationnée et récompensée pour sa nouvelle «Vola, vola» (Vole en Italien) .

Cheveux auburn mi courts, le sourire généreux sous un regard de miel, Marie confie que «l’écriture c’est presque identitaire. C’est évident et en moi depuis toujours. J’ai appris à taper sur la machine à écrire de mon grand-père qui était écrivain». Marie a découvert le prix international du Jeune Écrivain grâce à d’autres concours et lauréats en Suisse.

« J’avais commencé cette nouvelle et le concours m’a motivée pour la terminer. Cela parle des liens familiaux, de l’influence que peuvent avoir nos proches sur nous, de l’importance de nos origines. » Marie encouragée par ce prix promet de continuer à « toujours écrire. Si ça devenait mon métier tant mieux mais j’ai aussi une autre carrière à faire. »

Aux côtés de Marie Lucas, cinq autres lauréats ont été titrés hier soir :

  • le suisse Romain Prina avec "Le marchand d’Atmosphères",

  • la française Jeanne Lamotte avec "Un puzzle à quatre pièces",

  • la française Vanessa Tain avec "Little miss poisson rouge",

  • la belge Margot Heymans pour "La cendre des gestes",

  • la française Sophie Tranhienard pour "Kumquat".

Source : La Dépêche

5 juin 2024

Salon Du Livre Adapté 2024 à Paris

Le Comité de Paris Ile-de-France de l’association Valentin Haüy et la Mairie du 14e arrondissement sont heureux de vous convier au premier Salon, dans la Capitale, du Livre adapté : Des mots, des points et des sons. C’est à l’occasion du Mois du Handicap Parisien que le Comité organisera cet événement qui se tiendra dans la Salle des fêtes de la Mairie, les 14 et 15 juin de 10 à 18 heures.

Parmi les animations, il y aura par exemple, une lecture  du texte  en braille  "Les mains  de Louis Braille d’Hélène  Jousse par Florent  Megelas à partir de  14h15 le vendredi 14 juin. Le même jour à 15h45, le même  intervenant  fera une seconde  lecture de l’adaptation en braille  du roman  Les yeux de Mona de Thierry  Schilesser.

12 février 2025

Fermeture le 30 juin de la bibliothèque la Pérouse à l'Université de Bretagne occidentale

En pleine année de la mer, la bibliothèque la Pérouse (BLP), dédiée aux sciences marines et située sur le campus de Brest-Plouzané (Finistère), devrait fermer ses portes d’ici le 30 juin 2025. Le vice-président de l’Université de Bretagne occidentale (UBO) en charge de la mer, Vianney Pichereau, est venu présenter le devenir de cette institution gérée conjointement par l’UBO et l’Ifremer, ce mardi 11 février 2025, devant un amphi d’étudiants, professeurs et personnels.

« La BLP est largement sous-utilisée et depuis longtemps. L’essor des ressources électroniques a conduit à une utilisation et un prêt extrêmement faible. »

La BLP, ouverte en 2003 avec 37 000 ouvrages, 2 800 titres de revues et une vue imprenable sur la rade de Brest, pouvait avoir l’ambition de devenir une bibliothèque d’intérêt national. Un rapport de 46 pages dessinant de belles perspectives d’avenir a été rendu en 2021 à la présidence de l’UBO. Il est resté lettres mortes. Aujourd’hui, la situation financière n’est brillante ni du côté de l’UBO ni du côté de l’Ifremer. Ce dernier souhaite réintégrer ses six salariés-documentalistes dans ses locaux ; ils ne feraient donc plus d’accueil du public. L’UBO, dont le dernier employé est parti de la BLP en 2021, veut désormais « rationaliser » l’utilisation ce site de 600 m², qui lui appartient. En clair : créer des salles de travail, des bureaux et aménager des espaces de coworking au profit des chercheurs et étudiants de l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM). Les étudiants de Plouzané devront se rendre à la bibliothèque universitaire de l’École nationale d’ingénieurs de Brest, à dix minutes à pied. « On pourrait y mettre les livres les plus empruntés de la BLP », propose Vianney Pichereau. Les fonds, à 70 % issus de l’Ifremer, devraient tous rester au sous-sol de la BLP. Les ouvrages de l’UBO sont déjà empruntables dans toutes les bibliothèques universitaires.

« Un travail devra être fait pour l’accession aux fonds de l’Ifremer. »
Reste la question des fonds achetés en commun. « Il y en a pour un travail d’un à deux ans d’inventaire », prédisent, incrédules, David Fernandes et Megan Quimbre, les salariés-documentalistes de l’Ifremer présents dans l’amphithéâtre. Pour eux, c’est tout leur travail auprès des 5 600 personnes accueillies en 2024 dont la formation des 400 étudiants qui est menacé avec cette fermeture. « En fermant la BLP, ils ne se rendent pas compte du service qu’on leur rend en formant les futurs doctorants et chercheurs. »

« Ce n’est pas un petit sujet, insiste Yves-Marie Paulet, ancien directeur de l’IUEM qui a participé à la création de la BLP. Une bibliothèque est un des fondamentaux de ce qu’est une université, là où les gens se croisent et échangent. C’est triste de se poser la question d’à qui appartiennent les fonds, alors que notre projet était justement de tout mettre en commun. »

Une convention de coopération renforcée avec l’Ifremer est en cours de rédaction. Elle pourrait définir les modalités d’emprunt des riches fonds documentaires de l’Ifremer.

Source :  Ouest France

9 février 2025

Utilisation par Meta de livres piratés pour entraîner son IA

Meta est dans la tourmente suite à la publication de mails internes dans le cadre d’une plainte déposée par un groupe d’auteurs, dont Sarah Silverman et Richard Kadrey. Les messages montrent des employés qui parlent du "torrenting" pour télécharger du contenu piraté dans le but d’entraîner ses modèles d’IA alors que l’entreprise a investi plusieurs milliards de dollars dans sa technologie. Précédemment, Meta a reconnu utiliser des jeux de données piratées en parlant de "fair use” en admettant le téléchargement de "LibGen", une base de données massive de livres piratés. Mais les mails montrent l’ampleur de la fraude.

Selon les documents, Meta aurait téléchargé et partagé au moins 81,7 téraoctets de données venant de sources pirates dont 35,7 téraoctets viennent des archives Z-Library et LibGen. Les plaignants se plaignent d’un énorme "torrenting" avec des livres piratés à grande échelle.Dans un message d’avril 2023, le chercheur de Meta, Nikolay Bashlykov, écrit : "faire du torrent depuis un PC portable professionnel n’est pas correct" avec un emoji en train de sourire. En septembre 2023, son ton a changé en parlant d’une consultation avec l’équipe juridique de l’entreprise, admettant que l’utilisation de torrents n’était pas "OK" d’un point de vue légal.Il est donc fort possible que Meta savait que ses ingénieurs passaient par des méthodes illégales de "torrenting" pour entraîner les modèles IA. Et que Mark Zuckerberg en personne était au fait de l’existence de LibGen.

Pour dissimuler ses activités, l’entreprise aurait tenté de cacher le "torrenting" et le "seeding" en passant par des serveurs externes au réseau principal de Meta. Dans un autre message, un employé appelé Frank Zhang parle de "mode furtif".

Meta a récemment déposé une requête en rejet de la plainte menée par Sarah Silverman et les autres auteurs. Mais la publication de mails qui montrent les méthodes de l’entreprise risque de compromettre sa défense.

Source : Les Numériques

7 février 2025

Hausse des ventes dans les librairies indépendantes francophones belges en 2024

Le Syndicat des librairies francophones de Belgique a rendu public le bilan de 2024 consacré aux chiffres des librairies indépendantes. Au nombre de 43 dans la région et membres du SLFB, celles-ci ont réalisé un chiffre d’affaires 2,76% supérieur à celui de l’an dernier, qui dépasse les 33 millions d’euros.  Cette hausse témoigne néanmoins d’une activité qui demeure relativement fragile : les ventes de livres en volume n’ont augmenté que de +0,61% tandis que les ventes destinées aux collectivités, qui représentent 20 % de l’activité, ont baissé de -4,58%. 

Parmi les secteurs porteurs, sans grande surprise, la littérature domine le marché avec une part de près de 30 %. Derrière elle, on retrouve la bande-dessinée (18,7 %) et la jeunesse (14,3 %). Parmi les livres les plus vendus, Jacaranda de Gael Faye (Grasset) fait office de tête de pont, suivi par l'auteur et médecin légiste belge Philippe Boxho publié chez Kennes avec trois livres différents au sein du classement des meilleures ventes. Par ailleurs, en 2024, quelque 209 000 références différentes ont été vendues : si 30 % des ouvrages écoulés sont des nouveautés de moins de trois mois, 35 % des livres datent de plus de deux ans. Le rapport réaffirme ainsi la nécessité et l’utilité éditoriale des librairies indépendantes. 

Ces chiffres sont à mettre en perspective avec les résultats en décroissance de la librairie indépendante française. Selon l'Observatoire de la librairie du SLF, le chiffre d'affaires des librairies a fléchi de -0,9 % en dans l 'Hexagone 2024, tandis que les volumes ont plus nettement reculé (-2,4 %).

Source  : Livres Hebdo

2 février 2025

Alix Garin lauréate du Fauve-Prix du Public France Télévisions 2025 pour "Impénétrable"

Après l’autrice espagnole Beatriz Lema l'an dernier pour son bouleversant roman graphique Des maux à dire qui interrogeait la relation mère-fille avec beaucoup d’originalité et d’authenticité, c’est la jeune bédéiste belge Alix Garin qui rafle Le Fauve d’Angoulême – Prix du Public France Télévisions 2025. Des huit BD et romans graphiques(Nouvelle fenêtre) en compétition, le jury, composé de lecteurs de Nouvelle Aquitaine passionnés de bande dessiné, a choisi Impénétrable (éditions Le Lombard). L’autrice explore dans ce roman autobiographique son expérience des troubles de la sexualité.

«Impénétrable est un roman graphique qui raconte ma reconquête du désir et de mon corps après avoir souffert du vaginisme, qui est un trouble de la sexualité. C’est finalement une très belle histoire d’amour qui raconte comment on fait pour déconstruire les idées reçues autour de la sexualité et du couple pour reconstruire finalement une version qui est correspond beaucoup plus à soi », confie l’autrice à Francetv Culture.

Atteinte du syndrome du vaginisme à 21 ans (pénétration difficile et douloureuse), l’autrice belge se sentait incapable de mettre des mots sur ce qu’elle traversait. Elle ressentait une immense solitude et une grande honte. Elle avait envie de partager son parcours avec les lectrices et les lecteurs et s’est penchée sur la sexualité féminine. Ce roman graphique personnel et intime a une portée universelle. Un roman d’amour et de combat d’une grande générosité.

3 décembre 2025

Pas d’ouverture en 2026 pour la nouvelle bibliothèque centrale d’Ottawa Ᾱdisōke

La nouvelle bibliothèque centrale d’Ottawa Ᾱdisōke n'ouvrira pas comme prévu en 2026, en raison des retards « irrécupérables » de l'entrepreneur, a expliqué la directrice des services d’infrastructure et d’eau à la Ville d'Ottawa, Carina Duclos, au Comité des finances et des services organisationnels de la Ville d’Ottawa mardi.

Mme Duclos n’a pas spécifié la raison des retards, car celle-ci ne peut être divulguée en séance publique, selon la directrice.

Les travaux sur le site se poursuivent avec beaucoup d'attention et de rigueur, sans jamais perdre de vue notre objectif commun, dit-elle en assurant que le projet n'était pas compromis.

Nous sommes déterminés à collaborer avec tous nos partenaires pour mener ce projet à terme.

Même une fois la construction terminée, Mme Duclos rappelle qu'il restera encore beaucoup de travail avant l'ouverture au public. Il ne faut rien précipiter, ajoute-t-elle.

Sans qu'aucune nouvelle date de fin des travaux ne soit fournie, une diapositive de présentation laisse entendre que la date d'achèvement prévue par l'entrepreneur est désormais fixée à septembre 2026, soit plus tard que la date contractuelle de janvier.
Le maire Mark Sutcliffe a qualifié la nouvelle de décevante. Il relève que plusieurs grands projets lancés peu après le début de la pandémie de COVID-19 avaient été affectés par des problèmes d'approvisionnement.

Il existe toutes sortes de raisons qui peuvent expliquer des retards, dit-il. Et il ne s'agit pas d'un bâtiment ordinaire.

C'est une nouvelle bibliothèque spectaculaire qui deviendra un monument emblématique de notre ville. Nous avons tous hâte de son ouverture.

Source  : Ici Radio Canada

31 janvier 2025

Une trêve des nouveautés en mars/avril 2025

"Comment penser l'écologie du livre ?"  Depuis 10 ans, Anaïs Massola tente de répondre à cette question avec des initiatives diverses aux côtés de plusieurs acteurs du monde du livre. Pour la trouver, c'est assez simple : il faut se rendre dans sa librairie du 18e arrondissement de Paris appelée le "Rideau Rouge" où très souvent la gérante se trouve dans les rayons pour faire le point sur les livres exposés sur les étagères. Cheveux bruns et lunettes au bout du nez, cette libraire est aussi la présidente de l'Association Pour l'Ecologie du Livre, une ONG qu'elle a lancé dans le but d'intégrer une réflexion environnementale et climatique autour du livre.
Derrière cette femme les convictions écologiques sont nombreuses... Si bien qu'après un constat sur la surproduction du livre, elle a décidé de lancer en 2024 une "trêve des nouveautés" chez les libraires avec son association. Selon Electre (une base française de données bibliographiques réalisée par le Cercle de la librairie), la production de nouveautés a augmenté de plus de 50% entre 2000 et 2023 en nombre de titres. Plus de 500 000 références distinctes sont vendues en moyenne par année sur l’ensemble des librairies indépendantes sur les 3 dernières années selon l'Observatoire de la librairie. Autre point important : d'après une étude sur les retours 2023 de l'Observatoire de la librairie / SLF le taux de retour sur les nouveautés de 4 à 12 mois est de 62% pour la librairie indépendante.

Avant on pouvait retourner un livre au bout de trois mois, maintenant c'est dès le lendemain... Une fois de retour chez le distributeur ils sont triés : 1/2 en moyenne va partir au pilon" souligne Anaïs Massola, qui décrit aussi une accélération de la production qui se ressent encore plus lors des rentrées littéraires. En ce mois de janvier, on compte ainsi plus de 500 nouveaux romans, c'est plus que lors de la rentrée de septembre.

La chaîne du livre en France, comme dans les pays dits "d’économie d’abondance" est prise dans une croissance exponentielle des flux de nouveautés de livres depuis plus de vingt ans (doublement du nombre de références). "On a pu voir ainsi émerger une créativité foisonnante, mais aussi des formes de monocultures de l’esprit, avec des reproductions marketing de succès qui encombrent encore et toujours plus les tables des libraires."  précise ainsi l'Association pour l'Ecologie du Livre. Or, tout cela a un coût matériel, économique et humain, souligne l'ONG.
Face à ce constat, et avec l'Association pour l'Ecologie du Livre, Anaïs Massola a donc lancé avec d'autres libraires une "trêve des nouveautés" en 2024. Après des conclusions positives soulignées dans un de ses rapports, l'Association pour l'Ecologie du livre va donc lancer une nouvelle édition en mars/avril 2025. Les arguments pour y participer sont nombreux, rappelle Anaïs Massola : "L'an dernier, les participants n'ont pas eu de perte de chiffre d’affaire, il y a eu un meilleur travail des catalogues (avec les propositions de livres), et des discussions riches avec des représentants du monde du livre et les clients."

Sachant que les trêves de 2024 ont souvent été drastiques, avec des libraires qui n'ont rien pris chez les grands groupes d'édition pendant près de deux mois, l'Association pour l'Ecologie du Livre assure aussi que le bilan de l'édition 2024 va dans le bon sens. Mais l'ONG et ses membres regrettent encore le trop peu de participants. Ils espèrent ainsi, à l'image d'Anaïs Massola, pouvoir attirer d'avantage de libraires lors de l'édition 2025 et récolter le maximum de retours après cette nouvelle trêve 2025.

Source :France Culture

30 janvier 2025

Le Clos du Nid, un foyer pour personnes handicapées en Lozère, primé au Festival de la BD d'Angoulême

Une belle reconnaissance pour le pôle Travail Habitat Inclusif du Clos du Nid en Lozère ! Les résidents des foyers d'hébergement ont décroché l’Hippocampe d’Or au prestigieux Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Chaque année, l’Association Hippocampe organise un concours de bande dessinée dédié aux personnes en situation de handicap, offrant une belle vitrine à leur créativité. Le thème de cette édition, "Une vie de gourmandise", a particulièrement inspiré les dessinateurs du Clos du Nid.

Dans le cadre du dispositif AtOM/SATeLi, Bernard Chassard, Élodie Roca, Jean-Marc Capparos, Christine Soret, Charlotte Dubus, Christelle Gervais et Noémie Guillot ont relevé le défi en créant une BD humoristique et savoureuse : "Cuisines et dépendance".
Leur travail collectif a été récompensé du 1er prix dans la catégorie "Collectif Adultes".

Ce vendredi 31 janvier 2025, une partie de l’équipe se rendra à Angoulême pour recevoir leur trophée et célébrer cette belle réussite.

Source : Ici Gard Lozère

29 janvier 2025

Des chats à adopter proposés par une bibliothèque américaine

La passion des livres et celle des chats vont souvent de pair. D’ailleurs, bon nombre d’écrivains célèbres cultivaient leur amour pour les félins, à l’image d’Ernest Hemingway. L’auteur du « Vieil Homme et la Mer » vivait entouré de matous et de minettes, polydactyles pour la plupart, et son nom est même associé à cette particularité. A la bibliothèque publique de Sycamore, dans l’Etat de l’Illinois (Etats-Unis), on marie ces 2 mondes comme nulle part ailleurs, et cela permet, en plus, à des chats en quête de familles aimantes d’en trouver et ainsi de commencer une nouvelle vie. Le personnel mène, en effet, un programme consistant à associer ses recommandations d’ouvrages à des chats proposés à l’adoption dans un refuge de la région, celui de la TAILS Humane Society à DeKalb en l’occurrence.

Kelsey, une employée à la bibliothèque, présente régulièrement les pensionnaires à fourrure de la structure d’accueil dans des vidéos mises en ligne sur la page Facebook de l’établissement. C’est ainsi que Cindy a récemment fait l’objet de l’une de ces présentations relayée par PetHelpful, et tout porte à croire que cette chatte à la robe tigrée aura bientôt la chance de quitter TAILS Humane Society pour un foyer chaleureux.

«Voici Cindy, notre fille douce et digne qui est prête à trouver sa maison pour toujours, peut-on ainsi lire dans la légende accompagnant la vidéo. Les frais d’adoption de Cindy sont entièrement payés, elle est donc prête à rejoindre une famille aimante. Elle s’entend bien avec les autres chats, ce qui en fait le complément idéal pour une famille avec plusieurs animaux de compagnie ».

Comme Cindy, plusieurs chats vivant au refuge de DeKalb sont sponsorisés. Autrement dit, de généreux donateurs ont déjà réglé leurs frais d’adoption pour faciliter leur départ chez leurs futures familles.

Kelsey conclut toujours ses vidéos en associant le chat dont elle parle à un livre qu’elle recommande. Pour Cindy, elle a choisi « Le Café secret des nuits de pleine lune », de l’écrivaine japonaise Mai Mochizuki. Il y est évidemment question de chats.

Source : Woopets

15 mars 2024

Organisation d'une Fête du livre les 16 et 17 mars par Le Secours populaire

Plus de 30 000 livres d'occasion seront proposés le week-end des 16 et 17 mars (9 h 30-17 h 30) à la salle polyvalente des sports de Noisiel à l’occasion de la 20e édition de la Fête du livre. Selon le comité local du Secours populaire français (SPF), il s'agit d'un record qui fait de cette manifestation la plus importante de ce type en Seine-et-Marne et l'une des plus grandes d'Île-de-France. C’est aussi la démonstration que cette fête a su fédérer un public fidèle d'habitués et d'amateurs de littérature. Les visiteurs versent une participation solidaire modique pour acquérir ces livres.

Ces fonds servent ensuite à financer les actions de solidarité du SPF, dont la traditionnelle sortie à la Mer de sable à Ermenonville (Oise) et la “Journée des oubliés des vacances“ en août prochain.

Outre plusieurs animations, une très grande richesse de choix sera proposée au public durant tout le week-end, allant de la BD ou manga au livre d'histoire pour collectionneur, du livre de poche à l'ouvrage pour bibliophile sans compter des milliers de livres pour enfant et un rayon consacré au handicap. Des CD, DVD et vinyles seront également mis en vente.

L’année dernière, plus d'un millier de visiteurs avaient participé à cette Fête du livre qui favorise l’accès à la culture et qui incarne la mission d'éducation populaire du SPF. Une exposition est également prévue autour du thème “agir ensemble pour la solidarité“ et pour les droits des femmes.

Source : Le moniteur de Seine et Marne

22 janvier 2025

Une solution de rachat de livres d’occasion pour les librairies indépendantes françaises

Zeercle, après un déploiement réussi en Allemagne, Autriche et Royaume-Uni, étend ses services en France avec Reelire. C’est une solution de rachat de livres d’occasion destinée aux librairies indépendantes. Cette initiative permet aux libraires de proposer à leurs clients un service de rachat de livres en échange de bons d’achat. Le but est de fidéliser les clients à la leur librairie.  Zeercle ambitionne d’équiper 10 % des librairies indépendantes françaises d’ici l’été 2025. 

Ce partenariat avec momox s’inscrit dans une stratégie de croissance ambitieuse. Il permet à Zeercle de bénéficier de l’expertise logistique et de distribution de momox.

Les livres collectés sont traités dans les centres logistiques de la plateforme. Puis, ils seront revendus sur leurs plateformes. Cette collaboration ouvre également des perspectives de réintégration du marché britannique pour momox, enrichissant leur offre avec des titres plus récents et une diversité linguistique élargie.

Les dirigeants des deux entreprises se félicitent de cette alliance. Ils y voient en elle une opportunité exceptionnelle pour accélérer leur expansion en Europe et créer une véritable valeur ajoutée pour les consommateurs et les libraires.

Source : Idboox 

12 mars 2024

Baisse de la production de livres en 2023

Annoncée depuis mi-2022 par la majorité des éditeurs faisant face à l'inflation et au fléchissement des ventes, la baisse de la production est effective pour la deuxième année consécutive, et cette fois bien sensible. En un an, elle a baissé de 5,7 % à 63 565 titres, retrouvant un niveau jamais atteint depuis 2007, hors année exceptionnelle de 2020. Avant la période Covid, la production a stagné pendant six ans autour des 68 000 titres, portée par l'accroissement exponentiel des mangas. Ce dernier segment, qui a connu en 2023 une baisse de ses ventes (voir Livres Hebdo no 39), a continué sa progression en nombre de titres de 16,2 %, tandis que celui de la BD a diminué de 3,2 %.

Paradoxalement, le roman stagne non loin de son niveau record de 2021, à 10 338 titres. Cette résistance est à mettre au crédit de la néo--romance, en vogue actuellement, car les dernières rentrées littéraires d'hiver comme d'automne ont accusé un déficit de titres similaire au fléchissement global et la littérature dans son ensemble baisse de 5,8 %. Dans le même temps, la production de nouvelles et romans étrangers a légèrement augmenté de 1,9 %, sans retrouver son niveau de 2019 (-5,3 % dans l'intervalle). Hormis ces relatives croissances, l'ensemble des autres segments marquent le pas, tel le livre pratique (-10,2 %). Pénalisé par une réduction de l'offre dans le domaine de la santé -, les sciences humaines et sociales (-11,4 %) ou la jeunesse (-11,6 %).

D'un côté, certains acteurs de la filière ont évoqué une surproduction ces dernières années, qui impacte l'environnement et entraînerait une perte de qualité, puisque les prescripteurs ne sont pas en capacité d'assumer toute l'offre. En plus du surcoût de fabrication, celui des invendus pèse également dans le résultat des distributeurs. Mais ce développement permet une augmentation de l'innovation. Dans sa théorie sur l'économie de l'attention, le prix Nobel d'économie Herbert Simon explique qu'une « abondance d'informations crée une rareté de l'attention et le besoin de répartir efficacement cette attention ». L'économie de la tension, favorisée par de nouveaux outils tels que l'impression à la demande ou le suivi en temps réel des ventes d'ouvrage, peut être vertueuse. À terme, baisse de la production ne veut donc pas forcément dire dépression.

Source : Livres Hebdo

19 janvier 2025

Plus d'exemplaires vendus pour Julia Donaldson que JK Rowling en 2024

The Gruffalo a croqué Harry Potter. En effet,  Julia Donaldson dépasse JK Rowling pour devenir l'autrice britannique dont les livres sont les plus vendus durant l'année 2024  depuis que des statistiques précises ont commencé à être établies. Donaldson a écoulé un peu plus de 3,1 millions d'exemplaires en 2024 sur le marché total des consommateurs selon  Nielsen BookScan, soit plus de deux millions d'exemplaires de plus que Rowling au cours des 12 derniers mois. Cela porte les ventes à vie du co-créateur du Gruffalo à 48,6 millions d'exemplaires, contre 48 millions pour Rowling.

Rowling reste cependant de loin la meilleure auteure de tous les temps en termes de valeur, ayant gagné 390,5 millions de livres sterling grâce au TCM à ce jour, soit 150 millions de livres de plus que Donaldson. Les deux écrivaines et Jamie Oliver (208,7 millions de livres sterling) sont les seuls auteurs à avoir franchi le seuil des 200 millions de livres sterling de BookScan. 

Comme le révèle   Review of the Year: Authors, revue publiée par The Bookseller, Donaldson a de nouveau conservé sa couronne d'auteur à succès du Royaume-Uni. Au cours de la dernière décennie, Donaldson a régulièrement dépassé Rowling en termes de volume de 1,5 à 2 millions d'exemplaires selon BookScan, grignotant ce qui semblait auparavant être l'avance insurmontable de Rowling en termes de volume. Donaldson devrait désormais remporter la course pour devenir le premier auteur à vendre plus de 50 millions d'exemplaires via le TCM, un record qu'elle atteindra très probablement à la fin de l'été de cette année.

Donaldson est également en passe de franchir la barrière des 250 millions de livres sterling en TCM en 2025 ; avec un peu de vent favorable, Rowling devrait devenir le premier auteur à franchir le seuil des 400 millions de livres sterling cette année.  

Les ventes des deux auteurs ont été remarquablement constantes au fil des années, mais cela aide aussi que leurs carrières coïncident à peu près avec le lancement de BookScan en 1998 : le premier livre de la série,  Harry Potter à l'école des sorciers (Bloomsbury), a fait ses débuts en juin 1997, et, bien que Donaldson soit publiée depuis 1993, ses ventes ont explosé avec le lancement de The Gruffalo (Macmillan Children's) d'elle et de l'illustrateur Axel Scheffler en 1999.

Mais ce sont deux bêtes différentes (fantastiques) aux caisses. Bien que ses livres soient extrêmement bien vendus, Rowling a réalisé une bonne partie de ses ventes grâce à certains des titres les plus vendus de l'histoire et à une série des plus grands événements éditoriaux du 21e siècle. Elle a vendu 13 éditions différentes à plus d'un million d'exemplaires via BookScan, et 11 de ses livres ont dépassé les 10 millions de livres. L'édition originale à couverture rigide de  Harry Potter et l'Ordre du Phénix de 2003 (Bloomsbury) est son best-seller sur les deux tableaux, avec un peu moins de 34 millions de livres pour 3,1 millions d'exemplaires.

Pour Donaldson, le rythme est plus lent et plus régulier. Trois de ses titres ont atteint un volume à sept chiffres, le  Gruffalo de poche de 1999 se vendant à 1,47 million d'exemplaires. Cette édition est aussi sa plus grosse recette, avec 7,4 millions de livres, aucune autre n'ayant dépassé les 5 millions de livres. Mais Donaldson a eu un nombre record de 110 livres qui ont franchi la barre des 100 000 exemplaires du TCM, contre 63 pour Rowling ; 179 ouvrages de Donaldson ont dépassé les 50 000 exemplaires via BookScan, contre 92 pour Rowling.

Donaldson a également publié 430 éditions de plus que Rowling, ce qui n'est pas surprenant étant donné que le modèle de livres illustrés de Donaldson implique généralement plusieurs nouveaux titres par an qui peuvent être transformés en une variété de formats.  Le Gruffalo a enregistré 156 ventes d'éditions différentes via BookScan, y compris des versions à rabats en feutre, à rabats relevables, à marionnettes à doigts, à puzzle, à autocollants, à aimants, à livres sonores et à pousser, tirer et glisser.  

Le rythme plus lent et plus régulier de Donaldson lui permettra-t-il de combler l'écart et de remporter la course à la valeur TCM de tous les temps ? Eh bien, si les tendances de vente des trois dernières années devaient se poursuivre, au cours desquelles Donaldson a dégagé en moyenne 4,9 millions de livres de plus que Rowling par an, Donaldson serait en tête du classement de tous les temps dans un peu plus de 30 ans. Nous reviendrons sur cette question en 2055.

Source  :   The Bookseller

18 janvier 2025

Des poèmes inédits de Virginia Woolf découverts à l’université du Texas

Une nouvelle de dernière minute dans le monde de la littérature moderniste du XXe siècle : Virginia Woolf, célèbre romancière et essayiste, était aussi poète. C'est ce qu'affirme de nouveaux documents découverts par Sophie Oliver, professeur de modernisme à l'université de Liverpool.

Oliver les a trouvés au Harry Ransom Center, une bibliothèque d'archives de l'Université du Texas à Austin. Elle y faisait des recherches sur Gertrude Stein, une autre figure littéraire. Mais elle a décidé de lutter contre la chaleur texane en fouillant dans les dossiers de Virginia Woolf. Alors qu'elle feuilletait un dossier de lettres que Virginia Woolf avait écrites à sa nièce, Angelica, elle a trouvé deux morceaux de papier pliés. Le matériau semblait différent du papier sur lequel étaient écrites les lettres. Et il y avait des écritures au crayon dessus. « Il s'agit évidemment de ces deux poèmes rédigés rapidement », a déclaré Oliver. « Et j'ai immédiatement pensé : "Eh bien, c'est bizarre". Parce que Virginia Woolf n'est pas une poète. »

Après les avoir trouvés, Oliver a épluché les recherches existantes sur Woolf et a interrogé des experts de Woolf, mais n'a trouvé aucune autre mention de ces poèmes. Oliver pense qu'ils ont été oubliés par d'autres chercheurs « parce que les gens ne consultent pas nécessairement un dossier de lettres adressées à sa nièce, qui ont toutes été publiées – ou du moins celles qui sont intéressantes ».

Oliver estime que les poèmes sont datés d'après mars 1927. Et ils révèlent une autre nuance de Woolf. L'un des poèmes, intitulé "Hoquet", est dédié à son neveu, Quentin Stephen Claudian. C'est un jeu de mots plein de blagues, jouant avec les sons et le langage. "Pauvre Quentin / est entré / pour tousser ? Ou devrions-nous appeler ça une tasse ? / Hoquet ? Hoquet ?"

L'autre, intitulé « Angelica », est un peu plus substantiel.

Quant à Oliver, ce travail de détective – retrouver les lettres, déchiffrer l’écriture de Woolf, estimer leur date, découvrir qui était Dadie – était un détour par rapport à son travail initial. Mais elle n’en est pas ravie. « Ce genre de recherche est très addictif et c’est l’une des joies de la recherche d’archives », a-t-elle déclaré.

Source  : npr

6 mars 2024

Publication d'un roman posthume de Gabriel García Márquez après un travail d'archéologue de ses fils

Un roman posthume de Gabriel García Márquez est publié ce mercredi 6 mars en espagnol et le 13 mars en France chez Grasset, une œuvre qui était devenue "indéchiffrable" pour le lauréat colombien du prix Nobel rongé par les pertes de mémoire à la fin de sa vie, selon ses fils Rodrigo et Gonzalo, qui ont dû faire un "travail d'archéologue" pour en rassembler les fragments. Ce court roman inédit, Nous nous verrons en août, est publié à l'approche du dixième anniversaire de la mort le 17 avril 2014 de l'auteur de Cent ans de solitude et de L'amour au temps du choléra, couronné du prix Nobel de littérature en 1982.

Le "livre est devenu un peu indéchiffrable" pour l'auteur dans les dernières années de sa vie, marquées par la maladie et les pertes de mémoire, a expliqué Rodrigo. Sur décision de ses proches, les manuscrits ont été conservés au Harry Ransom Center, une bibliothèque de l'université du Texas, aux Etats-Unis. Les avis des universitaires qui ont lu des fragments de l'oeuvre ont finalement convaincu les deux frères de réunir ces épreuves dans un livre posthume, publié le jour anniversaire de la naissance de leur père, qui aurait eu 97 ans mercredi.

"Lorsque nous avons lu les versions, nous nous sommes rendus compte que le livre était bien meilleur que ce que nous pensions. Nous avons commencé à soupçonner que Gabo avait perdu la capacité d'écrire, mais aussi la capacité de lire" et donc "la capacité de juger" ses propres écrits, a expliqué Gonzalo.

Malgré les rumeurs selon lesquelles le roman n'avait pas de fin, les enfants et ayants-droit de l'écrivain affirment que celui-ci avait entièrement développé l'histoire d'Ana Magdalena Bach avant de mourir.

"Le roman était un peu dispersé dans un nombre indéterminé d'originaux, mais il était complet". C'était "un travail d'archéologie" que de rassembler les parties et d'arriver à une fin, a ajouté Gonzalo.

Rodrigo l'assure, il n'y a pas d'autre roman caché du père du réalisme magique, de sorte que Nous nous verrons en août est le "dernier survivant" de son univers littéraire. La version espagnole est publiée dans plusieurs pays ce mercredi 6 mars. La version française sortira le 13 mars chez Grasset et la version anglaise le 20 mars. Né le 6 mars 1927 dans la ville d'Aracataca, dans le nord de la Colombie, Gabriel García Márquez, journaliste et écrivain, est l'auteur d'une longue liste de nouvelles et de romans, tels que Chronique d'une mort annoncée et Récit d'un naufragé, qui ont bouleversé la littérature latino-américaine.

Source : BFM TV

5 mars 2024

Résistance du marché du livre francophone au Québec

Avec près de 212 millions de dollars canadiens de recettes en 2023, le marché du livre francophone progresse de 2,3% en valeur au Québec avec un recul de 0,8% en volume, à 6 198 849 exemplaires, selon les chiffres de la BTLF publiés mardi 5 mars. Le 12ᵉ bilan annuel de la Société de gestion de la banque de titres de langue française, issu des données de Gaspard, l’outil de suivi des ventes hebdomadaires de livres dans la province, fait état d’une progression de la Littérature adulte (+1,6%) et Jeunesse (+3,5%). Ces deux rayons représentent plus de la moitié (51%) des ventes en librairie. Ces résultats sont au crédit d’une édition étrangère dynamique (4,1%) qui représente 44,6% de part de marché au Québec.

Alors que la littérature locale baisse, pour la deuxième année consécutive, de près de 3%, les ventes de littérature étrangère progressent de près de 6%. Particulièrement spectaculaire, le secteur de la Romance augmente de plus de 53% en un an. Après avoir enregistré un score similaire en 2021 (+52,4 %), elle affichait l’an dernier un gain de +8,9 % dans un marché général de littérature en perte de valeur (-1,8 %). Les nouveautés représentent 36,7% des ventes, dont plus de la moitié (53,4%) au rayon Littérature.

La BD poursuit sa croissance avec 4,9% d’augmentation des ventes en valeur en 2023. La BD européenne est catalysée par le 40ᵉ volume d’AstérixL’Iris blanc, à peine débarqué fin octobre dans le marché et qui décroche en dix semaines de vente le titre du livre le plus vendu de l’année dans Gaspard.

Comme en France, le marché du livre pratique a fléchi en 2023, avec un repli des ventes de 13,6%. Sa part de marché en librairie affiche désormais sa plus faible valeur jamais enregistrée dans nos bilans, à 6,8 %.

Dans le même temps, le marché du livre anglophone au Québec a représenté un peu plus de 51 millions de dollars et 2 201 522 exemplaires vendus. Par rapport à 2018, le prix de vente des livres dans les 239 points de vente (près de 60% du marché) composants le panel de Gaspard a augmenté en moyenne de 16% pour l’édition canadienne et 9,3% pour l’édition étrangère.

Source : Livres Hebdo

 

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