Bibliothèques Sans Frontière (BSF) a été créée en 2007 dans l’objectif de renforcer le pouvoir d’agir des populations vulnérables en leur facilitant l’accès à l’éducation, à la culture et à l’information, pour les amener vers la résilience. « Grâce à ses outils innovants, ses milliers de contenus en 27 langues et son expertise en matière de médiation, BSF va à la rencontre des populations dans des contextes de crise, de développement et de fortes inégalités dans une trentaine de pays dont la France », explique l’association.
C’est dans cette logique que, un mois après le passage du cyclone Chido, et pour préparer la rentrée scolaire, Bibliothèques Sans Frontières expédie près de 2 tonnes de fournitures scolaires à Mayotte afin d’équiper un millier d’élèves. « Ce premier envoi de matériel d’écriture, cahiers, ciseaux, trousses, cartables, etc. a été rendu possible par la mobilisation de Cultura et de sa fondation d’entreprise ainsi que de Stabilo International », indique BSF. Plusieurs dictionnaires d’Hachette Livre viendront équiper des classes de primaire. Les fournitures sont acheminés par le pont aérien mis en place par l’Etat.
Pour cibler au mieux les attentes, cette donation s’accompagne d’une mission d’évaluation des besoins éducatifs et culturels sur le terrain en vue des prochaines étapes du plan de soutien. « L’objectif est de contribuer à la continuité éducative, de proposer des espaces culturels propices à des actions de soutien psychosocial à destination des familles victimes de la catastrophe et de leur fournir un accès aux services publics et à l’information essentielle. »
BSF n’est pas étrangère à Mayotte puisque depuis 2019 elle y porte sa médiathèque mobile en kit : l’Ideas Box.
Jérémy Lachal, Directeur Général de BSF, se dit conscient que ce premier envoi de matériel scolaire « est une goutte d’eau face aux immenses besoins des populations de ce territoire déjà en proie à de profondes difficultés ». Il indique être déterminé à intensifier les efforts et en appelle à la générosité des entreprises et du public « afin de contribuer ensemble à la reconstruction de Mayotte. »
Une remise officielle de ces fournitures se tiendra ce jeudi 15 janvier à 9h au collège de Boueni M’titi – Labattoir en présence du recteur Jacques Mikulovic, et du Directeur général délégué de BSF en mission sur l’île, Edouard Delbende.
Le ministère de l'Éducation et des Sciences de Macédoine du Nord a constaté et entrepris des actions concernant la violation des droits matériels des auteurs et des éditeurs de manuels scolaires, a déclaré la ministre de l'Éducation et des Sciences, Milla Carovska, en réponse à la question d'un journaliste qui demandait si le ministère était informé que certaines librairies vendaient des manuels scolaires pour la quatrième année, alors que des versions numériques doivent être utilisées à partir de cette année.
« Le Bureau du développement de l'éducation n'a autorisé personne à imprimer des copies. Si vous m'indiquez où elles se trouvent, je le signalerai directement au ministère de l'Intérieur, comme je l'ai fait par le passé lorsque j'ai eu connaissance de tels agissements et que des mesures ont été prises », a déclaré Carovska après avoir participé à une conférence visant à promouvoir l'éducation financière des élèves des lycées professionnels.
Il a également souligné que les inspecteurs de l'éducation sont constamment sur le terrain pour vérifier si des manuels scolaires photocopiés sont utilisés pour les élèves de quatrième année, et a plaidé en faveur de l'utilisation de versions numériques.
Carovska a déclaré que les manuels scolaires sont gratuits et disponibles sur e-biblioteka.gov.mk et qu'ils devraient être utilisés en version numérique car, selon elle, cela est dans le plus grand intérêt des élèves et de leur processus d'apprentissage numérique, ainsi que du suivi du contenu pédagogique, complété par des éléments multimédias et des quiz qui ne figurent pas dans la version imprimée.
En réponse à une question de journalistes, elle a déclaré être pleinement satisfaite de la poursuite de l'année scolaire 2021/2022 et de la volonté des écoles et des enseignants d'accepter les changements, et que la résistance avec laquelle, selon elle, certains ont tenté de les imposer artificiellement ne fait que nuire à l'éducation et à chaque élève.
Alors que la 57ᵉ édition de la Foire internationale du livre du Caire, du 22 janvier au 3 février, bat son plein, le stand de la chaîne de librairies Diwan et de la maison d’édition y suscite l’intérêt bien particulier des lecteurs francophones. Il y a de quoi : 30 titres de la collection Folio de Gallimard y sont proposés aux visiteurs. Leur particularité ? ils n’ont pas été importés, mais imprimés localement, en Égypte, par Diwan dans le cadre d’un partenariat unique avec les éditions Gallimard. Cette initiative qui permet de proposer des livres en français à un prix adapté aux conditions du marché égyptien a mobilisé de nombreux acteurs. Côté égyptien, Brigitte Boulad, qui s’occupe du développement culturel pour, ainsi que des livres en français, et Layal Al-Rustom, co-directrice de la maison d’édition, ont travaillé avec l’Institut Français du Caire qui a facilité l’échange avec Gallimard. Ce dernier comprenait Anne Assous, directrice de Folio, Franck Perrussel en charge des cessions de droits du français vers le français chez Gallimard (aujourd’hui à la retraite et remplacé par Solenne Carer et Kamel Yahia, directeur export du groupe Madrigall.
Le marché égyptien, autrefois très intéressant pour l’export, reste le plus important du monde arabe, mais il est « freiné par le prix » déplore Kamel Yahia.
Depuis la révolution de 2011, l’effondrement de l’économie et la dévaluation de la livre égyptienne la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) a cessé de garantir les exportations de livres vers l’Égypte. Non seulement il est devenu risqué pour les librairies spécialisées de se fournir en livres, mais le prix des livres en français est devenu inabordable pour les lecteurs.
Sa collègue de Folio Anne Assous s’est de son côté montrée attentive à la maîtrise par Diwan de toute la chaîne de production, en particulier s’agissant de la protection contre le piratage informatique des fichiers envoyés, mais aussi de la qualité de l’impression. Elle compare volontiers l’expérience à un « saut dans le vide ». « Mais aujourd’hui on est ravis. Il est précieux d’avoir des partenaires comme Diwan », se réjouit-elle.
Gallimard et Diwan sont liés par un « accord d’impression et de distribution pour l’Égypte», précise Layal Al-Rustom.
À ce jour, 1 000 exemplaires de chacun des 30 titres Folio ont été imprimés. Une fois les tirages écoulés, un autre accord sera négocié. Les œuvres retenues comprennent des titres classiques et contemporains de la littérature française tels que Voltaire, Romain Gary, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux, Nathacha Appanah ou Marie Ndiaye. Pour les choisir, Diwan a créé un comité composé de professeurs d’université et de lycée, dont faisait partie Brigitte Boulad, docteure en littérature française. Après plusieurs allers-retours entre l’Institut Français et Anne Assous, les 30 titres ont été retenus parmi une première sélection de 80. Les livres imprimés en Égypte sont vendus entre 3 et 10 euros. La collection a été lancée fin octobre, et il est encore trop tôt pour évaluer des chiffres de ventes, mais Layal Al-Rustom, espère que d’ici trois ans, Diwan pourra autofinancer l’opération. Celle-ci a dans un premier temps bénéficié des aides du ministère de la Culture. Les librairies Diwan (une douzaine en Égypte), déjà très actives avec des évènements destinés aux lecteurs, ont créé un club de lecture autour de la collection. De leur côté, les éditions Diwan ont commencé à vendre la collection à des écoles et bibliothèques. Si Diwan a déjà monté des partenariats ou coéditions avec des maisons libanaises ou égyptiennes, l’opération est une première pour Gallimard. Anne Assous et Kamel Yahia se disent ouverts à d’autres collaborations si un partenaire local se manifeste avec les éléments nécessaires. Kamel Yahia dit explorer d’autre possibilités en Afrique. Il mène un projet en Algérie encore en phase de tests pour une impression à la demande avec un partenaire libraire et distributeur.
Le projet avec Diwan «illustre une nouvelle façon de penser à l’export</em>, conclut Kamel Yahia. L’exportation, ce n’est pas juste une question de volume, c’est aussi une question culturelle, notre activité n’a pas de sens sans le libraire et le lecteur. »
Diwan Publishing travaille également avec le programme de l’IF Livres des deux rives en développant la traduction d’auteurs arabes vers le français. Deux livres sont en production dont un sur Oum Kalthoum de <strong>Hassan Abdel-Mawgoud, traduit par Hani Hanna, et un roman graphique inspiré de Miramar</em> de Naguib Mahfouz traduit par Victor Salama.
Lors de la 68e édition des Grammy Awards dimanche à Los Angeles, le Dalaï-Lama s'est vu décerner une récompense pour son livre audio "Méditations : Réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama".
"Je reçois cette distinction avec gratitude et humilité", a-t-il dit dans un message publié sur les réseaux sociaux.
"Je ne la considère pas comme un honneur personnel, mais comme reconnaissance de notre responsabilité universelle commune", a ajouté celui qui est, depuis l'âge de 2 ans, le 14e chef spirituel et politique des Tibétains, dûment identifié, selon la tradition bouddhiste.
"Je crois vraiment que la paix, la compassion, le souci de notre environnement et la compréhension de l’unité de l’humanité sont essentiels au bien-être collectif des huit milliards d’êtres humains", a-t-il ajouté.
Son livre audio, disponible sur les plateformes musicales, a notamment été réalisé avec la participation de la chanteuse pop féministe Maggie Rogers et du compositeur américain Rufus Wainwright, qui reçu dimanche la récompense au nom du Dalaï Lama. Le Dalaï-Lama n’avait que 23 ans lorsqu’il a fui Lhassa, la capitale tibétaine, craignant pour sa vie après l’écrasement d’un soulèvement par les troupes chinoises en 1959, et n’est jamais revenu. Il insiste sur le fait qu’il a encore de nombreuses années à vivre, mais les Tibétains se préparent à un avenir inévitable sans lui. Considéré par les bouddhistes tibétains comme la 14ème réincarnation du maître que se sont choisi en 1391 des moines, il a renoncé à tout rôle politique en 2011 au profit d'un gouvernement élu. L'an dernier, le Dalaï Lama a évoqué la fin de son règne entamé en 1937, et confirmé que son successeur serait désigné à sa mort selon la tradition, contre la volonté de Pékin qui entend imposer leur candidat.
Cette fois, ce sera la fin. Le 24 mars, Christie’s dispersera à Paris la quatrième et dernière partie de la bibliothèque poétique de Jean-Paul Barbier-Mueller, fruit d’un demi-siècle de curiosité et d’efforts. De ce travail de fourmi lettrée ne subsisteront plus que les énormes catalogues publiés à Genève par la Librairie Droz, parallèlement aux tomes du «Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle». Des pavés savants où s’entend parfois la voix de l’auteur. Christie’s rappelle ainsi sa description d’un ouvrage de La Fève de la Boderie, pourvu d’un emballage de cuir et de dorures à tout casser.
«J’ai banni depuis belle lurette les exclamations qu’un libraire se doit de multiplier pour survivre (merveilleux exemplaire, somptueuse reliure...) Je contreviens ici à la règle.»
On peut se sentir triste d’une telle dispersion. Pour que de nouvelles collections se forment, il faut cependant que d’anciennes passent à l’encan. C’était en tout cas au XIXe siècle l’avis d’Edmond de Goncourt. Cinq ans presque jour pour jour après la première vente, Christie’s procède ainsi au solde de la liquidation. L’ultime vacation ne correspond pas au jeu voulant que les meilleures pièces figurent toutes au début, l’intérêt allant ensuite decrescendo. Il y aura en mars quelques pièces fabuleuses, parfois même uniques. JPBM aimait ce qui est devenu au fil du temps des «unicum» ou des «hapax», si l’on préfère le grec. Ce sera le cas pour une anthologie de Ronsard publiée à Tours en 1600. Aucun autre exemplaire de ce livre est connu. Pour Ronsard toujours, dont une rarissime lettre autographe se verra proposée à Paris, il n’y a par ailleurs que deux survivantes de ses «Œuvres» dans leur version de 1560. Ronsard sera du reste la vedette du jour. Pas moins de 25 éditions d’époque se verront proposés avec des estimations parfois musclées.
Le reste de la vente comprendra aussi bien le recueil légendaire de la poétesse lyonnaise Louise Labbé que des «minores». Autrement dit les auteurs et autrices (beaucoup de femmes ont écrit en France au XVIe siècle) secondaires, dont parfois nul ne souvient. JPBM éprouvait une grande tendresse pour ces oubliés. Ils étaient à l’origine de son «Dictionnaire», dont le dernier tome a paru à Genève de manière très posthume il n’y a pas si longtemps. Ce monument (entrepris avec l’aide de Nicolas Ducimetière) nous a ainsi permis de découvrir Madeleine Neveu, Catherine Fradonnet ou Scévole de Sainte Marthe. On est curieux de voir qui reprendra le flambeau à Paris en achetant de tels ouvrages. Leur amour dénote en effet une érudition classique qui tend à se perdre,
Cités comme les auteurs de deux livres sur des affaires en cours... Sans jamais en avoir écrit une ligne. L'ancien policier Richard Marlet et le médecin légiste Bernard Marc ont été stupéfaits de découvrir leurs noms sur la couverture de deux ouvrages, l'un sur l'affaire Émile, l'autre sur le dossier du petit Grégory Villemin. Les publications de ces deux livres, intitulés L'énigme Grégory et La disparition du petit Emile, étaient annoncées pour février et mars. Mais ceux qui en ont été mentionnés comme les auteurs sont fermes: ils n'ont jamais signé de contrat, ni même été approchés par la maison d'édition MA-ESKA.
"C'est rocambolesque. Richard Marlet ne connaît pas cette maison d'édition et n'a jamais parlé avec Bernard Marc d'une telle collection", nous indique Me Patrick Ramaël, qui représente l'ex-policier.
De son côté, Bernard Marc dénonce à BFM un "procédé de main forcée": "Je me suis retrouvé tout comme Richard Marlet sur une couverture sans avoir écrit une ligne ou signé le moindre contrat."
C'est par l'intermédiaire d'un ami que Richard Marlet a su que son nom apparaissait sur deux ouvrages disponibles en précommande sur des plateformes comme Amazon ou la Fnac. L'ancien policier tombe alors des nues. "Il n'aurait jamais écrit sur des affaires en cours. D'autant plus sur des affaires qui concernent des enfants, c'est glauque", assure son avocat, qui indique être en train de rassembler des preuves en se réservant la possibilité de porter plainte.
"Il n'est pas impossible que je le fasse en complément de Richard Marlet", explique pour sa part Bernard Marc. "C'est dommage qu'un éditeur sérieux, d'ouvrages scientifiques principalement, se laisse aller à des procédés de ce type", poursuit-il, dénonçant "une lubie plus que douteuse".
Dans un communiqué de presse, le PDG des éditions MA-ESKA, Serge Kebabtchieff confirme que les deux livres ne seront pas publiés puisqu'ils n'ont fait l'objet "ni d'une rédaction, ni d'une impression, ni d'une diffusion sur aucun support".
"Il s'agit d'une erreur matérielle", assure-t-il en présentant ses excuses au médecin légiste et à l'ancien policier.
La maison d'édition précise que "l'ensemble des préannonces et notices correspondantes est en cours de suppression auprès des plateformes professionnelles et commerciales concernées". À l'heure où nous écrivons ces lignes, même s'ils comportent la mention "publication annulée", les ouvrages étaient toujours disponibles à la précommande sur certaines plateformes.
Les consommateurs britanniques ont dépensé 3 millions de livres sterling dans la catégorie Voyage au cours des quatre premières semaines de 2026 – soit une hausse de 4,3 % par rapport au premier mois de 2025, tandis que le volume a augmenté de 1,3 %, pour atteindre 252 168 exemplaires vendus.
Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Ces hausses en pourcentage correspondent à seulement 3 000 livres supplémentaires générant 123 515 £. Mais ce sont assurément des signes encourageants, surtout comparés à la situation générale du secteur des ouvrages non romanesques, dont la valeur a chuté de 4,2 % et le volume a diminué encore plus rapidement, de 7,6 %.
Le livre le plus vendu jusqu'à présent en 2026 est « 100 week-ends en Europe » de Lonely Planet – il a intéressé 3 120 lecteurs depuis la première semaine de janvier, soit une augmentation de 802 % par rapport à la même période en 2025, bien qu'il ne soit sorti officiellement que durant la troisième semaine de l'année.
Ses ventes ont baissé depuis le début de l'année, mais les deux semaines comparables affichent une hausse de 174,8 % par rapport à l'année précédente. Elles sont quasiment à elles seules responsables de l'augmentation du volume de la catégorie et représentent un peu moins de la moitié de la hausse de la valeur. Il s'ensuit que la valeur ajoutée restante cette année est due à l'augmentation des prix de vente moyens.
Cela se manifeste particulièrement dans le deuxième livre le plus vendu de l'année, un autre ouvrage de Lonely Planet , cette fois-ci consacré au Japon. Il s'est vendu à 1 698 exemplaires depuis le début de l'année 2026, soit 42 exemplaires de moins qu'en 2025, mais a généré un chiffre d'affaires supérieur de 0,4 % grâce à un prix de vente moyen plus élevé de 49 pence en 2026.
Les maisons d’édition ne sont pas opposées à l'intelligence artificielle. Selon les offres d’emploi publiques examinées par Forbes, certains des plus grands éditeurs des États-Unis, notamment Penguin Random House, Macmillan, Sourcebooks et Wiley, recrutent des ingénieurs en IA. Aucun d’entre eux n’envisage d’utiliser l’IA pour l’édition ou l’écriture, du moins pour l’instant. Au contraire, les offres d’emploi révèlent que les éditeurs cherchent à adopter l’IA pour gérer leurs activités de manière plus intelligente, par exemple en créant des modèles de prévision qui peuvent aider à prédire quels livres auront du succès et comment ils devraient être tarifés.
« Je pense que cela place les éditeurs dans une position très délicate, car ils doivent tenir compte du fait que cette technologie est là pour rester », a déclaré Jane Friedman, une experte du secteur qui rédige une newsletter très lue sur le monde de l’édition et conseille plusieurs groupes d’édition. « Leurs actionnaires leur demandent probablement : “Comment allez-vous utiliser cette technologie pour gagner de l’argent, gagner en efficacité, etc. ?” Personne ne souhaite que le secteur de l’édition s’enfonce la tête dans le sable d’un point de vue financier. »
Le géant de l’édition Pan Macmillan recrute deux « responsables des solutions » IA afin d’identifier les cas d’utilisation potentiels de l’IA et de concevoir des produits pouvant aider à résoudre des « défis commerciaux complexes ». Selon l’offre d’emploi, le poste consiste à créer des prototypes, à concevoir de nouveaux flux de travail et à fournir un accompagnement afin « d’intégrer les outils d’IA dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise ». La société a annoncé publiquement qu’elle utilisait l’IA pour des tâches administratives, telles que le marquage de mots-clés afin de faciliter la recherche de livres, ainsi que pour la synthèse de documents, la traduction et la modération de contenu, selon un article de blog décrivant son approche.
Cependant, la maison d’édition indique clairement dans cet article qu’elle souhaite placer les auteurs (et leurs droits législatifs) au-dessus des machines. « Nous sommes un éditeur d’histoires humaines, écrites par des auteurs humains », déclare-t-elle. Macmillan n’a pas répondu à la demande de commentaires de Forbes.
« Il existe une infinité de préoccupations légitimes quant à savoir si l’on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain en concédant ces licences, et les avis sont donc très partagés quant à savoir si c’est une bonne chose ou non. » explique Thad Mcllroy, consultant en technologies de l’édition
Penguin Random House, le plus grand éditeur mondial de livres grand public, recrute un ingénieur senior en solutions d’IA pour développer des systèmes d’IA destinés au marketing et à la découverte de livres et garantir la fiabilité des applications d’IA, selon l’offre d’emploi. La société utilise l’IA pour atteindre « l’excellence opérationnelle », a déclaré la porte-parole Claire von Schilling à Forbes par mail. Cela inclut l’utilisation de l’IA pour mieux gérer ses stocks et déterminer plus précisément le nombre d’exemplaires à imprimer. En janvier 2025, Bertelsmann, la société mère de Penguin Random House, a annoncé son intention de déployer ChatGPT Enterprise d’OpenAI auprès de ses employés. Cette adoption interne de l’IA ne signifie pas que l’entreprise ne se bat pas pour les droits de ses auteurs. Fin 2024, l’éditeur a commencé à ajouter des clauses de non-responsabilité à ses livres, précisant qu’ils ne peuvent être utilisés ou reproduits pour former des modèles d’IA. « En tant qu’éditeurs, notre responsabilité première est de servir nos auteurs. Avant tout, nous nous engageons à protéger leur propriété intellectuelle et leurs droits d’auteur », a écrit Claire von Schilling. Les éditeurs doivent faire preuve de prudence dans leur positionnement public vis-à-vis de l’IA, compte tenu de la forte opposition de la communauté des écrivains, qui considère largement cette technologie comme une machine qui aspire leur travail pour créer un produit concurrent qui menace leur gagne-pain.
La célèbre écrivaine Margaret Atwood a déclaré à Reuters en 2024 que « l’IA est une poétesse de pacotille » et une « récupératrice de données ». La romancière Zadie Smith a déclaré que tout ce que l’IA écrit sera « intrinsèquement vide […] comme des planètes sans gravité », car cela manque de perspicacité humaine. Et George R. R. Martin, l’un des 17 plaignants dans le procès intenté en 2023 par l’Authors Guild contre OpenAI, a qualifié l’IA de « machine à plagier la plus chère et la plus gourmande en énergie au monde ».
Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne veuillent pas que l’IA s’immisce dans leur travail. En décembre 2025, Amazon a été critiqué pour avoir ajouté une fonctionnalité d’IA au Kindle qui permettait aux lecteurs de « discuter » avec un livre en posant des questions sur son contenu, comme des détails sur l’intrigue ou les noms des personnages, ainsi que des analyses et des résumés. Cependant, l’Authors Guild et une foule d’écrivains en colère ont critiqué cette fonctionnalité, craignant qu’un modèle d’IA ait été entraîné sur leurs livres protégés par le droit d’auteur sans leur consentement ni compensation. De plus, il n’y avait aucun moyen de se désinscrire, ni pour les écrivains ni pour les lecteurs. Amazon a répondu que le contenu des livres n’était pas utilisé pour entraîner un modèle sous-jacent, mais considérait cet outil comme « une extension en langage naturel de la fonctionnalité de recherche qui existe déjà dans le Kindle ».
Cependant, sur le plan juridique, les entreprises d’IA ont remporté quelques victoires importantes. Dans une décision historique rendue en juin 2025 dans le cadre d’un recours collectif pour violation du droit d’auteur intenté contre Anthropic, le juge fédéral américain William Alsup a statué que l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur pour entraîner un modèle d’IA relevait de la doctrine de l’usage loyal prévue par la loi. Dans des procès similaires pour violation du droit d’auteur intentés contre Meta et Stability AI, les tribunaux ont largement donné raison aux entreprises d’IA.
Certaines affaires sont encore en cours, comme le recours collectif très médiatisé intenté par des auteurs et des entreprises de médias, tels que le New York Times, dans lequel les tribunaux ont ordonné à OpenAI de partager 20 millions de transcriptions de chat (ou journaux de chat) avec les plaignants dans le cadre de la procédure de divulgation. OpenAI a déclaré que l’affaire était sans fondement et que l’utilisation d’informations accessibles au public constituait un usage loyal.
Une mise en garde importante : le téléchargement de versions piratées de livres à partir de bibliothèques fantômes, des dépôts numériques illicites contenant des milliers de livres électroniques, n’est pas légal. En août 2025, Anthropic a conclu un accord à l’amiable pour verser 1,5 milliard de dollars aux auteurs de 500 000 livres figurant dans l’une de ces bases de données, sans reconnaître aucune faute. Dans d’autres cas, comme celui d’OpenAI, les réactions ont été mitigées et les décisions importantes n’ont pas encore été annoncées.
Certains éditeurs ont choisi de conclure des accords de licence de plusieurs millions de dollars avec des entreprises d’IA, plutôt que de les combattre devant les tribunaux. Au cours de l’exercice 2025, la maison d’édition Wiley a enregistré 40 millions de dollars rien qu’avec des accords de licence d’IA, en vendant des titres de fond et des livres universitaires à des entreprises comme Anthropic. Cependant, pour d’autres éditeurs, souvent plus petits, l’idée de concéder sous licence tous leurs titres à des entreprises d’IA est difficile à accepter, a déclaré Thad Mcllroy, analyste et consultant en technologies de l’édition.
« Il existe une infinité de préoccupations légitimes quant à savoir si l’on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain en concédant ces licences, et les avis sont donc très partagés quant à savoir si c’est une bonne chose ou non », a déclaré Thad Mcllroy.
Néanmoins, comme de nombreuses entreprises, les éditeurs sont impatients de tester les outils d’IA sur le terrain. L’IA pourrait, par exemple, les aider à trier, analyser et fournir des commentaires éditoriaux sur l’avalanche de manuscrits qu’ils reçoivent. « Mais à l’heure actuelle, si un auteur apprenait cela, il serait extrêmement mécontent », a déclaré Jane Friedman.
« Les éditeurs reconnaissent que cet outil va les rendre plus efficaces et leur permettre de faire plus de travail avec moins de main-d’œuvre et de vendre plus de livres », a déclaré Thad Mcllroy. « Ils sont donc confrontés au dilemme suivant : combien d’outils doivent-ils intégrer avant que la nouvelle ne se répande ? »
Le Cultura situé Porte d'Espagne, ouvert en septembre dernier, ne doit plus accueillir de clients a annoncé le tribunal judiciaire de Perpignan, ce mercredi après midi. Cette décision fait suite à la plainte, déposée en janvier, par un collectif de neuf enseignes du centre-ville de Perpignan. Pour en arriver à cette décision, le juge s'est appuyé sur l'argumentaire de Maitre Mathieu Pons-Serradeil, l'avocat des commerçants du centre ville.
"Cultura a ouvert sans être passé devant la Commission Départementale d'Activité Commerciale (CDAC), qui n'a pas pu évaluer l'impact qu'aurait cette enseigne en périphérie et dans une zone commerciale sur un commerce d'une même activité en centre ville" explique l'avocat.
Pour comprendre, retour en 2024. Le promoteur RG Investissement avait d'abord annoncé l'installation d'un Cultura, puis, dans un second temps, d'un Intersport. Il a donc déclaré deux projets distincts, et n'a présenté que l'installation de l'enseigne sportive à la CDAC. C'est sur ce point qu'ont attaqué en justice les commerçants du centre ville, en janvier dernier.
Selon eux, le promoteur aurait, grâce à cette démarche, évité de présenter l'installation du Cultura à la CDAC. C'est à cette même conclusion qu'est arrivé le juge : "Le promoteur n'a pas respecté la procédure [...] ce qui constitue un trouble manifestement illicite générant une concurrence déloyale". Son installation serait donc illégale.
"Le tribunal a pris cette décision car c'est la seule décision qui pouvait être prise en droit, constatant que c'est une concurrence déloyale" insiste Maitre Mathieu Pons-Serradeil, qui se réjouit de cette décision historique. "Ca constitue presque une première nationale".
Les commerçants, eux, avaient peu d'espoir qu'une telle décision soit prononcée. "C'est un scénario à la David contre Goliath, on fait surtout ça pour le symbole, et si on gagne, ça sera une super histoire à raconter" plaisantait, la veille du jugement, le gérant de Bédé en Bulles, qui a vu son chiffre d'affaire baisser de 10% en décembre.
Cette décision relève du "miracle" pour la propriétaire de la Papeterie de la Loge. Depuis l'installation du Cultura et la rude concurrence qui en découle, elle voit ses ventes dégringoler de 10 à 15%. "Oui, il y a du soulagement, mais cette affaire c'est du droit et seulement du droit. Je suis rassurée de cette décision, car c'est un exemple pour tout ceux qui veulent s'installer sans valider d'autorisation. Je suis contente que la justice ait été impartiale, juste, qu'elle ait fait entendre qu'on ne peut pas faire le cowboy sans se faire attraper".
Le Cultura doit fermer ses portes dès ce jeudi, car la décision est exécutoire. Dans la soirée, l’enseigne a annonce qu’elle va faire appel dès jeudi de ce jugement auprès de la Cour d’Appel de Montpellier. "Nous sommes abasourdis par cette décision inédite dont nous ne comprenons pas le fondement juridique et que nous contestons, d’autant plus que ce magasin a été ouvert le 17 septembre 2025, en toute légalité et avec toutes les autorisations administratives nécessaires", raconte Baptiste Driot, Directeur du Développement chez Cultura, selon les propos rapportés dans le communiqué.
Concernant l'avenir des salariés, le groupe ajoute : "notre première préoccupation va être d’informer les 25 salariés du magasin de Perpignan de la situation, dès demain, et de les rassurer quant au maintien de leur rémunération et de leur emploi, dans l’attente de la décision de la cour d’appel". Cette fois-ci, ce sont les propos de Mathilde Delpeyrou, Directrice Régionale Sud de Cultura, que cite le communiqué.
Du côté du promoteur RG Investissement , aucune communication n'a été faite. Contacté, leur avocat n'a pas répondu à nos sollicitations.
Au troisième trimestre 2025, le chiffre d’affaires du livre est stable en volume par rapport à celui du même trimestre 2024 ; il est quasi stable en valeur (tableaux 1 et 2, graphique 13). Cette quasi-stabilité en valeur est caractérisée par une baisse de plus de 10 % des activités de traduction et d’interprétariat que viennent contrebalancer l’évolution du commerce de détail de livres de toute nature et, dans une moindre mesure, celle des diverses activités d’édition. Cette quasi-stabilité en valeur sur un an peut par ailleurs être rapprochée de celle des ventes de livres imprimés neufs mesurées par l’institut NielsenIQ/GfK17.
Comparé à son niveau du troisième trimestre 2019, le volume d’activité du livre diminue de 3 % ce trimestre, le chiffre d’affaires en valeur correspondant progressant de 9 %. L’évolution du chiffre d’affaires du secteur depuis début 2019, avec un premier semestre 2020 touché par la crise sanitaire, montre une tendance marquée par un pic saisonnier au quatrième trimestre, attribuable aux ventes de fin d’année (pic en décembre selon les données mensuelles). Ces chiffres sont tiré de l'Analyse conjoncturelle du chiffre d’affaires de la culture au 3e trimestre 2025 publié par le ministère de la Culture (cliquez ici pour lire ce document).
Une proposition visant à restreindre l'accès des mineurs à certains documents des bibliothèques publiques a été adoptée jeudi par une sous-commission de la Chambre des représentants de l'Iowa (Etats-Unis), ses partisans affirmant que le projet de loi protégera les enfants contre l'accès à du contenu explicite. Les opposants ont qualifié le projet de loi de forme de censure. Ils ont affirmé qu'il serait difficile à mettre en œuvre et qu'il entraînerait probablement des poursuites judiciaires coûteuses pour les bibliothèques et les villes. Selon le projet de loi (HF 2309) , les enfants et les adolescents auraient besoin d'une autorisation parentale annuelle pour emprunter des documents à la bibliothèque publique jugés « préjudiciables aux mineurs ». Cela inclurait les livres et autres contenus représentant un large éventail d'actes sexuels pouvant être considérés comme offensants et qui, pris dans leur ensemble, seraient dépourvus de « valeur littéraire, artistique, politique ou scientifique pour les mineurs ».
Les employés de bibliothèque, y compris les bénévoles, pourraient faire l'objet de poursuites pénales s'ils permettent à un mineur d'accéder à des contenus restreints sans l'autorisation parentale ou s'ils tentent de contourner les exigences en la matière. De plus, le projet de loi autorise les parents à intenter une action en justice contre une bibliothèque, son conseil d'administration ou les employés qui enfreignent ces restrictions, dans un délai de deux ans suivant l'infraction présumée.
Sam Helmick, bibliothécaire à Iowa City et président de l'American Library Association, a déclaré que cette proposition pourrait entraîner des litiges coûteux, comme une loi antérieure interdisant les livres représentant des actes sexuels dans les bibliothèques scolaires .
« Vous êtes en train de saper les fondements mêmes de la confiance locale et de la conscience communautaire », a déclaré Helmick. « Les habitants de l'Iowa sont consciencieux. Ils savent comment élever leurs enfants dans les bibliothèques sans intervention gouvernementale. »
Les bibliothèques publiques devraient classer leurs collections en deux catégories : « accès général » ou « préjudiciable aux mineurs ». Les documents à contenu restreint seraient relégués dans un espace réservé aux adultes, physiquement séparé des espaces destinés aux enfants et aux jeunes adultes. Cet espace serait inaccessible aux mineurs non accompagnés d’un adulte ou sans autorisation parentale.
Les bibliothèques devraient également indiquer dans leurs catalogues quels livres sont considérés comme « préjudiciables aux mineurs » et alerter le personnel de la bibliothèque lorsqu'un mineur tente d'accéder à des documents à accès restreint sans autorisation parentale.
S'exprimant au nom de l'Association des bibliothèques de l'Iowa, Leslie Noble a déclaré que la mise en œuvre de ces restrictions mettrait à rude épreuve les budgets serrés et le temps du personnel dans certaines communautés.
« Le respect de ce projet de loi sera probablement impossible sans restreindre totalement l’accès des mineurs aux collections des bibliothèques. Cela entraînerait une réduction des services offerts aux familles et aux jeunes », a-t-elle déclaré.
Selon Noble, la responsabilité civile des bibliothèques pourrait rendre l'assurance municipale coûteuse ou difficile à obtenir et dissuader les gens de travailler dans les bibliothèques. Les conseils d'administration des bibliothèques, les villes et les comtés seraient « responsables indirectement » des infractions commises par les employés des bibliothèques.
Chelsea Hoye, lobbyiste pour la Ligue des villes de l'Iowa, a également exprimé des inquiétudes quant aux poursuites judiciaires coûteuses qui pourraient épuiser les fonds des contribuables.
« Même avec la défense de bonne foi, le risque de litige à lui seul pourrait être très handicapant pour les bibliothèques de nos petites villes », a déclaré Hoye.
Les partisans du projet de loi affirment qu'il protège les mineurs
Les intervenants favorables à la proposition ont déclaré que le projet de loi était nécessaire pour établir des distinctions claires entre le contenu auquel les mineurs et les adultes peuvent accéder dans les bibliothèques.
« Les parents jouent un rôle absolument central, mais les institutions ont également une responsabilité », a déclaré Terri Hubbard, membre du conseil d'administration de la bibliothèque publique de Sioux Center. « Si l'on attend des parents qu'ils soient informés, il est raisonnable d'attendre des professionnels qualifiés, qui s'appuient déjà sur des évaluations et des synthèses, qu'ils utilisent ces mêmes outils pour prendre des décisions de placement adaptées à l'âge des enfants. »
Hubbard a été nommé par le gouverneur pour siéger au conseil consultatif des bibliothèques de l'Iowa.
Selon le Sioux Center News , l'année dernière, un parent de Sioux Center a demandé le retrait d'un livre des rayons de la bibliothèque en raison de son contenu sexuel. Hubbard était le seul membre du conseil d'administration à voter pour ce retrait. Le conseil a par la suite approuvé, en décembre, un système de cartes à plusieurs niveaux, facultatif, pour les mineurs.
« Lorsque nous avons envisagé la mise en place de garanties raisonnables, on nous a avertis que cela pourrait compromettre l’accréditation, car l’accès libre est considéré comme la norme par défaut », a déclaré Hubbard. « Cela place les conseils locaux dans une situation délicate lorsqu’il s’agit de protéger les enfants, et le président du conseil de Sioux Center a demandé à plusieurs reprises que cette question soit traitée au niveau de l’État. »
La députée Samantha Fett (R-Carlisle) a voté en faveur de l'avancement du projet de loi, aux côtés du député Charley Thomson (R-Charles City). Mme Fett a fait valoir que le projet de loi n'entraînerait aucun coût supplémentaire pour les bibliothèques, celles-ci disposant déjà de sections distinctes pour les enfants, les jeunes adultes et les adultes.
« C’est simplement un moyen pour les parents d’avoir confiance dans leurs bibliothèques publiques locales et de savoir que lorsque leurs enfants y entrent, que ce soit lors d’une sortie scolaire, accompagnés ou non de leurs parents, ils ne seront pas exposés à des contenus explicites », a-t-elle déclaré.
La députée Megan Srinivas, démocrate de Des Moines, a voté contre le projet de loi.
Le projet de loi supprimerait également une partie d'une exemption du Code de l'Iowa stipulant que les lois de l'État sur l'obscénité ne peuvent interdire la consultation de documents dans une bibliothèque publique. Il modifierait une autre partie de cette exemption afin d'y inclure le consentement parental pour un mineur. Le projet de loi sera ensuite examiné par la commission judiciaire de la Chambre des représentants.
Audible a commencé à déployer une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de suivre la narration d'un livre audio grâce à un texte synchronisé, mot à mot, mis en évidence, à condition qu'ils possèdent déjà le livre électronique correspondant dans leur bibliothèque Kindle. Cette condition est importante : la fonctionnalité, baptisée « Lire et écouter » par Audible, est réservée aux clients possédant à la fois le livre audio dans leur bibliothèque Audible et le livre numérique correspondant dans leur bibliothèque Kindle. Audible ne propose pas les deux formats ensemble ; les utilisateurs ne possédant que le livre audio devront acheter le livre numérique séparément pour accéder à cette fonctionnalité.
L'application identifie automatiquement les livres numériques de la bibliothèque Kindle de l'utilisateur qui possèdent des versions audio correspondantes, et un filtre dédié met en avant les titres compatibles. Elle fonctionne également avec les livres numériques gratuits auxquels les membres Amazon Prime ont accès, comme par exemple Harry Potter à l'école des sorciers , qui se synchronisera avec la version audio intégrale disponible sur Audible.
Une fonctionnalité similaire, baptisée Whispersync pour la voix, est disponible depuis un certain temps sur les appareils Kindle. Audible l'intègre désormais à sa propre application, regroupant ainsi l'expérience d'écoute et de lecture dans une interface unique. Les utilisateurs peuvent basculer instantanément entre le mode Écoute standard et le mode Lecture et Écoute, la narration et le texte restant parfaitement synchronisés.
Andy Tsao, directeur des produits chez Audible, a déclaré que les données internes de l'entreprise justifient cette fonctionnalité. « Les clients qui écoutent des livres audio tout en lisant simultanément font partie des utilisateurs les plus fidèles d'Audible, consommant près de deux fois plus de contenu par mois que les clients qui n'écoutent que des livres audio », indique le communiqué de presse. M. Tsao a ajouté : « Les livres audio sont considérés comme de la lecture. Mais désormais, sur Audible, vous pouvez aussi lire avec les yeux. »
Une étude américaine citée par Audible a révélé que plus de neuf personnes sur dix qui lisent et écoutent simultanément estiment que cette pratique améliore la mémorisation et la compréhension. L'entreprise précise que cette fonctionnalité est particulièrement adaptée aux apprenants de langues et aux étudiants.
Le déploiement est pour l'instant limité aux États-Unis ; le Royaume-Uni, l'Australie et l'Allemagne suivront dans les prochains mois. Audible a précisé que les éditeurs ne constateront aucun changement dans leurs accords de redevances actuels.
Installé dans les Chais Magelis à Angoulême et géré par la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image, le musée est directement touché par la montée des eaux. Après une accalmie temporaire, le niveau de la Charente a de nouveau progressé dans la nuit du mardi 17 février, obligeant la direction à maintenir la fermeture.
"Chez nous, l’eau monte doucement, on l’a vue gagner progressivement le parvis, c’était un peu stressant, explique<strong> Vincent Eches directeur général de la Cité de la BD interrogé par Livres Hebdo.
Habitué à ce type d’épisode, l’établissement avait anticipé. « On avait installé des sacs anti-inondations pour bloquer les portes. Ce type de protection tient un moment, mais nous sommes très près du cours de la Charente et le courant finit toujours par l’emporter.
Si le hall d'accueil a été envahi par les eaux, les salles d’exposition situées en hauteur ont permis de préserver les œuvres restées hors d’atteinte. La librairie du musée, répartie sur deux niveaux, a également été touchée, « mais les équipes ont pu mettre les ouvrages à l’abri à temps», précise le directeur général.
Habitués à ces épisodes de crue, les établissements implantés en bordure de la Charente ont progressivement adapté leurs installations. « Le Musée du papier, par exemple, est l’un des seuls à avoir ses collections à l’étage », souligne Vincent Eches.
Dans les Chais Magelis les dégâts demeurent essentiellement matériels. « Il y a surtout beaucoup de nettoyage à faire. L’eau est très limoneuse, une pellicule s’est déposée partout. Il faudra au moins une bonne journée de nettoyage », détaille Vincent Eches.
Si certains meubles lourds, impossibles à déplacer, ont été endommagés, la principale préoccupation reste l’arrêt de l’activité. En effet, la cité angoumoisine vient d’entamer sa première semaine de congés. « Les vacances sont habituellement une bonne période pour nous, notamment pour le chiffre d’affaires de la librairie », poursuit le directeur général.
L’établissement évalue déjà les pertes à plusieurs milliers d’euros et prépare les démarches auprès de son assureur. « Nous avons une garantie perte d’exploitation », précise-t-il</p>
La direction espère pouvoir rouvrir d’ici la fin de la semaine, sous réserve de l’évolution de Vigicrues. En attendant, la Cité peut compter sur d’autres espaces non touchés par les intempéries, comme le Vaisseau Moebius ou la Maison des Auteurs.
En janvier 2025, la maison d'édition Einaudi annonçait la fin de son service de paiement échelonné (destiné aux particuliers, notamment aux jeunes, mais aussi aux institutions et bibliothèques).
Plus d'un an plus tard, un éditeur indépendant relance cette option : Utopia , avec un nouveau projet destiné aux moins de 35 ans. Le paiement échelonné est donc de nouveau d'actualité . L'initiative, baptisée A-uto-rata , s'adresse aux lecteurs intéressés par les titres du catalogue Utopia (qui comprend notamment des œuvres de Massimo Bontempelli , Anne Carson et Can Xue ). Le principe est simple : les lecteurs choisissent entre 10 et 15 livres, laissent leurs coordonnées et conviennent ensuite d'un paiement échelonné sans intérêts, à régler d'ici février 2027. Cette expérience relance le débat sur les modalités d' accès aux livres et les stratégies pour attirer de nouveaux lecteurs.
La fête du livre-jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) célèbre le dynamisme de la littérature pour la jeunesse, réunissant auteurs, éditeurs et de nombreux ateliers interactifs. L'affiche de cette édition, œuvre de Jérémie Fischer, témoigne de la richesse visuelle que peut offrir la technique du collage, repoussant les limites de la création d'images. Parmi les ateliers organisé avec les invités du salon, la création d'une grande fresque collective en collage sera pilotée par l'illustrateur. Vous pourrez exécuter cette fresque demain à 14 heures 15.
"C'est une technique que j'ai découverte il y a une quinzaine d'années Petit à petit, je me suis mis à essayer de colorer des papiers, à les utiliser dans des images. On peut dire que c'est du dessin avec des ciseaux. C'est devenu une de mes techniques de prédilection, la technique avec laquelle je me sens le plus à même de me surprendre actuellement.", explique Jérémie Fischer à Ici Drôme Ardèche.
Jérémie Fischer présente sur le salon la réédition de Ici ou là et ailleurs aussi, aux éditions Le port a jauni. Les illustrations de paysages y jouent avec les poèmes de Bernard Friot qui nous offre une exploration des lieux qui jalonnent notre vie. Ici ou là et ailleurs aussi est un album au pouvoir évocateur puissant, qui se nourrit du vécu et de l'imaginaire de celui qui le lit. Le livre est recommandé à partir de 6 ans.
Une éditrice de la Nouvelle-Écosse affirme que les coupes du gouvernement provincial dans le secteur des arts et de la culture sont «démoralisantes», d’autant plus que les ventes ont déjà été décimées par l’incertitude du marché américain.
«Certains éditeurs réduisent de moitié le nombre de livres d’auteurs néo-écossais qu’ils prévoient de publier», a déclaré Terrilee Bulger, copropriétaire de Nimbus Publishing, à Halifax, lors d’une entrevue jeudi. Cette semaine, le gouvernement progressiste-conservateur a déposé un budget déficitaire de 1,2 milliard $, qui réduit d’environ 130 millions $ plus de 280 subventions gouvernementales.
<p>Il réduit ou supprime le financement des programmes de bourses d’études, des arts et des programmes destinés aux Mi’kmaq et aux Afro-Néo-Écossais. Le budget supprime complètement le programme d'aide aux éditeurs de 700 000$ qui contribue à couvrir les frais d'impression, de conception, les droits d'auteur et le marketing.
Mme Bulger explique que sa maison d'édition a déjà perdu environ 80% de ses ventes américaines en raison des coupes budgétaires dans les bibliothèques du pays et de l'incertitude générale du marché.
<p>Au plus fort du financement provincial, Nimbus publiait environ 60 livres par an, mais ce nombre est déjà tombé à 40 ou 45 à la suite des réductions précédentes. Elle indique que l'entreprise évalue encore l'impact de ces coupes, mais qu'elle s'attend à une baisse similaire du nombre de titres publiés.
Elle souligne que Nimbus possède un entrepôt de 1600 mètres carrés, véritable pilier de l'industrie locale, utilisé par la plupart des autres éditeurs de la province pour la distribution. Elle invite les citoyens à contacter leurs députés provinciaux pour s'opposer à ces coupes budgétaires.
Les gens se demandent: “Pourquoi les livres ont-ils besoin de soutien?” Mais notre marché est restreint et nous devons nous battre pour trouver de la place en rayon face aux grandes maisons d’édition multinationales aux budgets colossaux et aux remises importantes», a expliqué Mme Bulger.</p>
«Nos livres ne peuvent pas coûter deux fois plus cher que les leurs. Les économies d’échelle nous obligent à ce type de soutien. C’est tout simplement écrasant, c’est démoralisant pour notre secteur», a-t-elle ajouté.
La cheffe de l’opposition néo-démocrate, Claudia Chender, a dit avoir évoqué à l’Assemblée législative le phénomène que représente la série de romans «Game Changers» de l'autrice néo-écossaise Rachel Reid, qui a inspiré la série télévisée à succès «Heated Rivalry». Game Changers est publié par Carina Press, une division de Harlequin Enterprises, une entreprise américaine. Mme Chender a affirmé qu’aucun livre d’un auteur néo-écossais n’avait eu un tel impact de son vivant.
<p>«Nous avons des éditeurs exceptionnels ici, et ce sont eux qui racontent nos histoires, a-t-elle conclu. Encore une fois, une vision terriblement myope. Notre principal atout à l'exportation? Notre culture. Qu'est-ce qui attire les touristes? Notre culture. Ce sont des coupes cruelles et dérisoires qui, en plus de ne pas équilibrer le budget, pénalisent les travailleurs du secteur créatif.»
<p>Le ministre de la Culture, Dave Ritcey, a annoncé jeudi aux journalistes à l'Assemblée législative que, même si le programme qui est consacré aux éditeurs a disparu, ceux-ci peuvent toujours demander du financement auprès du Fonds des industries créatives, qui couvre jusqu'à 50% des coûts admissibles, pour un maximum de 30 000$ par projet.
Outre l'édition, ce fonds soutient la mode, le cinéma, la musique et les arts de la scène. Le ministère de M. Ritcey a réduit ce fonds de 1,9 million $ à 1,1 million $ dans le budget de cette semaine.
«Je sais que ce sera difficile pour ces organismes, a observé M. Ritcey. Nous avons dû prendre des décisions difficiles, et je compatis sincèrement à leur situation. Mais, il existe un programme dans le secteur créatif auquel ils peuvent faire une demande.»
Le chef libéral, Iain Rankin, a déclaré que le public peut examiner les coupes budgétaires effectuées par les conservateurs pour en déduire leurs priorités.
«L’équilibre a complètement disparu, et maintenant, ils coupent dans des programmes qui tiennent à cœur aux gens, a-t-il dit. Si vous regardez ces programmes, il y a les arts, la culture, l’environnement, les groupes d’équité mi’kmaq. Alors, en ces temps difficiles, je crois qu’on voit vraiment de quoi ils sont capables.»
Dans un communique de presse paru aujourd'hui, le SLF dénonce le partenariat établi entre le Festival du livre de Paris, filiale du SNE, et Amazon et annonce son retrait de la manifestation. Il se demande : "Comment associer à la grande fête nationale du livre un acteur dont la stratégie conduit à déstabiliser l’écosystème du livre en attaquant le prix unique du livre et le réseau des librairies indépendantes ou encore en cherchant à inonder le marché de faux livres générés par IA, promus par de faux commentaires, rédigés par de faux lecteurs et remontant en tête de faux palmarès ? "
Selon lui, Amazon n’est pas un ami du livre. Il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires. La création et le développement de la lecture ont tout à perdre à voir cet acteur étendre son emprise. Il paraît donc irresponsable, au nom d’intérêts financiers de court terme, d’offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l’occasion d’une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l’édition françaises. Si la multinationale américaine, soutien de premier plan de Donald Trump, a de l’argent à dépenser, qu’elle commence par payer ses impôts en France comme le font tous les auteurs, les éditeurs et les libraires.
Le Syndicat de la librairie française a donc décidé de ne pas participer à l’édition 2026 du Festival du livre de Paris. Il incite tous les libraires, professionnels du livre et lecteurs sensibles à la préservation du livre et de son économie à en faire de même.
À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le ministère de la Culture a publié la 14ème édition de l’Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication. Si des progrès sont constatés, notamment dans le monde du livre, des inégalités persistent, en particulier dans les postes de direction et les écarts de revenus. L’étude se base sur des données récoltées entre 2023 et 2026 sur la part des femmes dans différents secteurs culturels et observe, qu’en 2023, 54 % des personnes en emploi dans le secteur « livre/presse » sont des femmes, dont 65 % dans le domaine du livre. Cette même année, 42 % des artistes-auteurs sont des femmes, tous secteurs confondus. Néanmoins, ces quasi-égalités sont à nuancer car les revenus médians des hommes peuvent être deux à trois fois supérieurs à ceux des femmes selon les domaines, exception faite des traductrices, entre autres. Le rapport analyse également la part des femmes parmi les bénéficiaires des aides attribuées par le Centre national du livre. La part des femmes parmi les bénéficiaires des aides du CNL (tous domaines confondus) atteint 59 % en 2024, après plusieurs années autour de 46 % entre 2018 et 2021. Cela indique une progression notable de la part des autrices soutenues ces dernières années. Les aides attribuées aux autrices et aux traductrices en 2025, réparties en domaines éditoriaux, sont les suivantes :
Littérature jeunesse : 75 %,
Roman : 58 %,
Poésie : 49 %,
Théâtre : 47 %,
Histoire et sciences humaines et sociales : 45 %,
Bande dessinée : 42 %.
On remarque une forte majorité des femmes en littérature jeunesse, ainsi qu'une légère majorité pour les romans. Malgré cela, les montants moyens restent inférieurs ou égaux pour les femmes dans tous les domaines éditoriaux : avec un montant moyen alloué aux femmes de 4 839 euros et de 6 254 euros pour les hommes. De manière générale, concernant les différentes bourses allouées par le CNL en 2025, 59 % des demandes proviennent de femmes. Elles représentent également 59 % des aides attribuées et perçoivent 53 % du montant global alloué. Concernant les bourses d’écriture en 2025, 55 % de demandes ont été déposées par des femmes, dont 53 % attribuées à des femmes. Néanmoins, le montant des aides moyen et de 8 823 euros pour les femmes et 9 750 euros pour les hommes. L’écart moyen est donc de 10 %. Les bourses de résidence ont suscité 60 % de demandes émanant de femmes, 62 % des aides ont été attribuées à des autrices. Le montant moyen reste toutefois plus élevé pour les hommes : 4 421 euros contre 3 742 euros pour les femmes, soit un écart d’environ 15 %. Les résidences en milieu scolaire se distinguent par une présence féminine plus marquée : 67 % ont été déposées par des femmes, qui représentent la même proportion des 315 aides attribuées. Le dispositif, doté d’un budget total de 630 000 euros, prévoit un montant moyen identique de 2 000 euros pour les autrices comme pour les auteurs, sans écart de rémunération.
Les commissions du CNL qui regroupent des professionnels du livre (auteurs, éditeurs, universitaires, critiques), décident de l’attribution de nombreuses aides publiques au secteur. En 2025, les femmes représentent : 48 % des présidences des commissions, 55 % des membres et 55 % de l’ensemble des commissions. Ce dernier chiffre est plutôt stable depuis 2021.</p> Toujours en 2025, la répartition homme-femme est variable en fonction des secteurs. Parmi les chiffres notables, seulement 25 % de femmes font partie de la commission d’Extraduction sciences, sciences humaines et sociales, 37 % de la commission des Arts. Au contraire, 79 % font partie de la commission Littérature jeunesse, 77 % de la commission Partir en livre et 70 % de la commission Vie littéraire.
C'est dans les postes de direction qu'un écart important se fait sentir. Dans les 100 plus grandes entreprises culturelles françaises, dans le secteur livre et presse, 14 % des postes de direction sont occupés par des femmes en 2026. Dans le secteur du livre seul, la part atteint 20 %. Pour les jurys de prix majeurs (Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié, Décembre) : 47 % de femmes font partie des jurys en 2025, 33 % si l’on exclut le prix Femina, dont le jury est exclusivement féminin. On observe une nette progression ces dernières années concernant la présence d’autrices dans les sélections et récompenses littéraires. Sur neuf grands prix littéraires, entre 2012 et 2019, 37 % des personnes sélectionnées étaient des femmes et 39 % des lauréates. Entre 2020 et 2025, 47 % des personnes sélectionnées étaient des femmes et 43 % des lauréates. Néanmoins si on prend l’historique des lauréats de grands prix littéraires du début du XX<sup>e</sup> siècle à 2025, on trouve 27 % seulement de femmes sur l’ensemble de la période. Mais pour 2020-2025, leur part atteint 54 %, signe d’un rééquilibrage récent.
Les librairies indépendantes font partie de ces lieux où l'acheteur profite probablement davantage que le vendeur, mais la pandémie a inauguré une période faste pour le secteur, grâce au soutien indéfectible des lecteurs et à une croissance quasi sans précédent. L'année dernière, les ventes ont commencé à se normaliser, et une baisse de 5,9 % des ventes de livres a mis un terme à cette période faste. Les libraires s'accordent toutefois à dire que le secteur est actuellement florissant malgré la flambée des loyers, qui a déjà pesé lourdement sur les finances des libraires, l'essor des plateformes en ligne et la présence toujours plus importante des chaînes de librairies. Pour rester compétitives, les librairies misent sur le contact humain et proposent des expériences qui vont bien au-delà du simple achat.
On publie davantage de livres, le nombre de lecteurs augmente et les jeunes, que l'on craignait de voir se tourner vers les écrans, restent attirés par la lecture. Dans ce contexte, les librairies indépendantes constituent un pilier fondamental grâce à leur large diffusion, la diversité de leur offre et le contact humain qu'elles proposent. Elles demeurent le lieu privilégié pour acheter des livres, mais elles perdent des clients. « Je ne saurais pas vous dire pourquoi, car, en réalité, les librairies se portent très bien en ce moment », déclare Almudena Amador, propriétaire de Ramón Llull à Valence, à propos de la gestion et du fonctionnement de ces commerces. « C'est une période faste pour les librairies, et je sais que c'est également vrai pour de nombreuses librairies indépendantes », confirme Paco Goyanes, fondateur de Cálamo à Saragosse. D'ici 2025, les librairies seront le canal d'achat habituel pour 67 % de la population, selon l'étude « Habitudes de lecture et d'achat de livres » de la Confédération espagnole des guildes de libraires (FGEE). Au cours des trois années précédentes, ce chiffre oscillait autour de 70 %. Durant ces mêmes périodes, entre 45,4 % et 43,5 % des personnes interrogées ont acheté leur dernier livre dans ces établissements, contre 40 % l'année dernière.
Les prédictions les plus pessimistes, annonçant le sort des librairies comme celui des vidéoclubs avec l'arrivée des livres numériques, ne se sont pas réalisées. Ce format s'est finalement révélé être un complément plutôt qu'un substitut. Cette menace écartée, le secteur se retrouve confronté à deux nouveaux enjeux : l'évolution des habitudes de consommation et la consolidation du marché. « Au final, la concurrence, c'est internet, toutes les grandes plateformes et les grandes enseignes », explique Judit Pino parmi les rayons de Semuret, une librairie centenaire de Zamora qu'elle a reprise il y a sept ans.
Les plateformes de vente en ligne , notamment Amazon, transforment la manière dont les livres sont recherchés et achetés, et internet est désormais le deuxième canal de distribution le plus important. Leurs ressources leur permettent de raccourcir les délais de livraison, d'appliquer systématiquement une remise de 5 % et de réduire, voire de supprimer, les frais de port, quel que soit le montant de la commande. « Quand je paie au moins trois euros et demi de frais de port, je ne peux pas me permettre de vendre un livre de poche à neuf euros et de l'envoyer gratuitement », explique Olga Federico, co-gérante avec Mireia Perelló de la librairie La Impossible, ouverte à Barcelone en 2013.
Le pourcentage d'achats réguliers en ligne a diminué de près de deux points ces trois dernières années, pour atteindre 43 %, et 24 % des personnes interrogées dans le cadre de l'étude de la guilde des libraires admettent avoir effectué leur dernier achat en ligne, soit un point et demi de moins que les années précédentes. Les mêmes indicateurs pour les chaînes de librairies dressent un tableau bien différent. « On observe un phénomène de concentration des points de vente au sein de chaînes, des chaînes en pleine expansion », constate Álvaro Manso, porte-parole de Cegal et propriétaire de Luz y Vida à Burgos. En 2023, 33 % des citoyens déclaraient faire régulièrement leurs achats dans ces commerces, et 13,5 % indiquaient y avoir effectué leur dernier achat. En 2025, ces chiffres étaient passés respectivement à 38 % et 16 %, contre 26,5 % et 11,9 % en 2019. « Nous perdons effectivement une petite part de marché au profit des chaînes », explique M. Manso. « Les chaînes vont finir par égaler nos ventes. »
Les librairies indépendantes misent sur leur approche personnalisée et leurs événements soigneusement sélectionnés pour fidéliser les lecteurs. Elles organisent des ateliers, des clubs de lecture, des présentations de livres… « Cela permet aussi de changer l'image que les gens se font des librairies et de ne plus les réduire à de simples lieux de transactions commerciales », souligne Pino. À El Halcón Maltés, ouverte il y a deux ans par José Parra à Madrid, par exemple, on programme des dégustations de vins et de livres, des ateliers d'écriture, et bien d'autres activités. « Nous essayons de nous inspirer du Barça, qui était bien plus qu'un simple club ; d'être plus que de simples libraires, de proposer une expérience », explique son fondateur, qui présente chaque jour un ouvrage différent sur le compte Instagram de la librairie, suivi par plus de 75 000 personnes – une stratégie qui lui a déjà permis de conquérir de nouveaux clients. « Nous veillons à ce que la visite de la librairie soit une expérience à part entière et à créer un lien avec la communauté », commente Sanmamed.
La relation entre libraires et lecteurs les distingue également de la concurrence. « Le contact humain, le service client… », explique Silvia de la Cruz, avec sa partenaire María Pérez Cano, de Verbena, la librairie qu'elles ont ouverte il y a quelques mois à Madrid avec deux autres associés. « Il arrive un moment où un lien se crée », ajoute-t-elle, évoquant cette proximité qui permet les échanges et les conseils. « Je pense que les gens apprécient vraiment cette intimité avec leur libraire », remarque Menéndez, de la Libraría Paz. « Je suis sûre qu'ils emploient du personnel très compétent », dit Sanmamed à propos des grandes librairies, « mais on n'y retrouve pas cette même proximité, ce même niveau de conseils personnalisés. »
Ces espaces constituent également un terreau fertile et un refuge pour les projets indépendants, tandis que les grandes chaînes, grâce à leur visibilité accrue et à leurs entrepôts, s'intéressent aux segments porteurs comme les sagas romantiques, ce sous-genre littéraire qui mêle fantasy et roman d'amour. « Nous offrons un soutien plus important et une meilleure visibilité aux petites maisons d'édition émergentes qui proposent des choses vraiment originales et uniques », explique Pérez Cano. Les éditeurs indépendants vendent plus de deux fois plus de titres différents que les grandes chaînes (525 000 contre 229 000), et leurs ventes sont principalement tirées par leur catalogue de titres anciens, selon les données de Cegal.
À La Flèche dans la Sarthe, un événement culturel a été rattrapé par la politique locale. Dimanche 29 mars prochain, l’écrivaine et philosophe Mazarine Pingeot devait participer à une rencontre autour de son dernier livre « Inappropriable. Ce que l’IA fait à l’humain », organisée par la bibliothèque locale.
Mais la victoire du Rassemblement national aux municipales, avec l’élection de Romain Lemoigne à la mairie, a conduit l’autrice à annuler sa venue quelques jours seulement avant l’événement.
« C’est une décision toujours compliquée à prendre », explique Mazarine Pingeot auprès d’IcI Maine. « J’ai vu les résultats, dimanche soir, et avec mon équipe, on s’est dit que ce n’était plus une bonne idée de venir. Je ne voulais pas venir pour parler d’IA, alors qu’il y a des sujets bien plus graves. »
Un choix partagé par le journaliste Arnaud Gonzague, qui devait animer la rencontre. « Avec le passage, l’alternance malheureuse et catastrophique que vit La Flèche, je ne peux pas accepter de l’argent de la municipalité », justifie-t-il auprès d’Ouest France .
À La Flèche, la victoire du Rassemblement national marque un tournant politique. Romain Lemoigne a été élu maire au second tour, une première dans cette commune de la Sarthe.
Dans ce contexte, la venue de Mazarine Pingeot, fille de François Mitterrand et figure intellectuelle associée à la gauche, a pris une dimension différente de celle initialement prévue. « On s’est dit que ce n’était pas le bon moment », résume-t-elle.
Reste désormais à savoir si cet événement culturel, organisé de longue date, pourra être maintenu sous une autre forme. « Je ne sais pas si ce rendez-vous continuera ou pas », glisse Arnaud Gonzague. « Mais en tout cas, ce sera sans moi. »
Dargaud a passé commande à Guillaume Bouzard d'un reportage sur les coulisses du tournage de l’adaptation en série de Lucky Luke. Dans cette bande-dessinée intitulée L'homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus que son ombre, on découvre un récit à la première personne, fanfaronesque et drolatique.
" On m’a demandé d’aller en Espagne sur le lieu du tournage pour raconter les dessous de la série. Le cinéma est un milieu que je ne connaissais pas. Je n’avais pas envie de raconter quelque chose de linéaire parce que ça m’ennuie assez vite. J’ai pris des libertés, des chemins de traverse. " raconte l’auteur à France Info Culture.
On le devine déjà dans la préface de l’album signée par Julien Vallespi, le producteur de la série. Cette BD est donc un regard unique sur l’envers du décor. Celui d’un auteur qui ne raconte pas le tournage mais SON tournage. " écrit le producteur un peu dérouté.
Guillaume Bouzard a l’humour qui déglingue, qui démonte. Aujourd’hui, on dirait qu’il déconstruit. Il prend ses distances avec la BD dite de reportage. Une déconstruction qui va jusqu’à l’insertion au milieu de l’album de planches créées par l’intelligence artificielle. Le récit autobiographique est le format choisi par Guillaume Bouzard pour ce making-of. " Quand je suis arrivé sur le tournage, j’ai vu 150 personnes avec tout le matériel, je me suis dit waouh. Jamais je ne saurai dessiner tout ça. Alors je me suis mis en scène. Mon avatar est râleur et il est persuadé d’être le meilleur auteur de BD au monde. J’en fais des caisses. C’est un ressort comique. " poursuit le dessinateur. Si le monde du cinéma ou de la série télé lui était étranger, celui de Lucky Luke, le héros de Morris, est familier à l’auteur. Guillaume Bouzard a réalisé un Lucky Luke, Jolly Jumper ne répond plus, en 2017 chez Dargaud. Un album hommage et hors norme où le Lonesome cowboy connaît un passage à vide dans sa relation fusionnelle avec son cheval.
" Je crois que j’ai un problème avec les animaux. Je les aime bien. Dans L’homme qui a vu, il y a des canards, des chèvres et j’ai rencontré Rantanplan sur le tournage. Je lui parle et il me répond" ajoute l’auteur. Oui, bon… On aimerait le croire mais alors tout est ainsi dans l’album ? Un peu bidon quand même ?
" Non, il y a toujours une base de vérité et je brode. Les canards et les chèvres, il y en avait sur le plateau. Il y a un passage aussi où je balaie le désert. En vérité, ce n’est pas moi qui ai passé le balai. Un technicien, Fabrice, un colosse en dreadlocks, m’a raconté l’anecdote. Je l’ai un peu transformée ", précise le dessinateur.
Cette année, heureux, il a reçu le prix Schlingo pendant le Off d’Angoulême. C’est la deuxième fois qu’il est honoré de la récompense créée par Florence Cestac. La première était pour La Bibite à bon Dieu dans la collection BD Cul aux Requins Marteaux. Rien qu’avec le nom de la collection, vous devinez certainement le genre du récit. Le premier tome des Vacances chez Pépé-Mémé est le titre qui a reçu le prix en 2026. Il est inspiré des souvenirs d’enfance chez ses grands-parents à la campagne. Plus ou moins quand même car l’humour y est encore plus débridé, dans l’esprit Fluide Glacial, l’éditeur de la BD.
Depuis septembre, une bénévole vient, un mardi sur deux, lire des poèmes aux bébés du service de réanimation néonatale de l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement de Paris. Des nourrissons souvent prématurés, très fragiles, que la lecture stimule mentalement, tout en les apaisant. On n'entend presque aucun bruit dans le couloir du service de réanimation néonatale situé au troisième étage de l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement de Paris. Les 30 bébés accueillis ici sont fragiles et pleurent peu. Seuls des bips sont audibles. Eux ne s'arrêtent jamais. Ce sont des alarmes qui indiquent en permanence aux infirmiers l'état de santé des nouveau-nés.
"Les enjeux de vie et de mort sont permanents autour de nous", explique Mathilde Toulot, une bénévole qui vient faire la lecture aux nouveau-nés un mardi sur deux dans le service.
Elle tient dans ses mains un recueil d'une soixantaine de pages qu'elle a édité(Nouvelle fenêtre), intitulé À toi qui es là, et qui rassemble des poèmes d'auteurs contemporains. Au fond du couloir, la chambre 23 est celle de Waarys. Elle toque à la porte puis se présente : "Si vous avez envie, on peut lire un peu de poésie à votre bébé", explique-t-elle à la maman. À 29 semaines, Waarys, blotti dans son drap blanc, est un grand prématuré, né deux mois et demi avant le terme. Il pèse à peine plus d'un kilo. "Waarys, je m'appelle Mathilde et si tu es d'accord, je vais te lire un poème d'Albane Gellé qui s'appelle Sais-tu", débute la bénévole d'une voix douce. Et elle se met à lire.
"Sais-tu qu’en toi Waarys, il y a déjà l’été, l’automne, l’hiver et le printemps…", lit Mathilde Toulot, bénévole.
Waarys écoute, suce sa tétine, qui passe juste sous la sonde qui l'alimente. Ses petits yeux gris foncé sont grands ouverts. Célia, sa maman est étonnée : "D'habitude la journée, il dort tout le temps, confie-t-elle. Il ne réagit pas autant quand je lis des livres". Elle prend le relais de la lecture. "Il existe des couleurs, jaune, rouge, jaune, vert et bleu. Tu les apprendras..." Sur l'oscilloscope, au-dessus du berceau, le rythme cardiaque de Waarys est passé de 165 à 145 battements par minute et sa respiration s'est calmée.
Célia est au bord des larmes. Elle était juste venue pour une échographie. "Vingt minutes avant, je ne savais pas que j'allais accoucher, raconte-t-elle. "On m'a gardée. À 13h30, je suis allée au bloc. C'était vraiment une surprise. À 29 semaines, personne ne s'attend à accoucher". Cette lecture offre un moment d'apaisement après cette épreuve, pour le nourrisson comme pour sa maman, qui se termine toujours par un cadeau : le livre est offert, avec une dédicace sur la première page.
Pour Waarys, arrivé il y a deux semaines, c'était sa première lecture. Mais il y a aussi des bébés pour qui les poèmes sont devenus des thérapies qui les aident à supporter la prématurité. "Curtis, c'est un champion, nous présente Mathilde. Il est né très grand prématuré et il est toujours là". Curtis est né à 5 mois et demi. Il est à l'hôpital depuis 44 jours, dans la pénombre, couvert de tuyaux et de tubes, en peau à peau avec sa maman, allongée sur un fauteuil vert. Mathilde vient les voir pour la troisième fois de la journée. La maman a lu tous les poèmes du livre. "Beaucoup m'ont fait du bien, dit-elle. C’étaient des messages d'espoir et ça nous a beaucoup aidés".
"On a vu aussi dans les études que la voix de la maman avait un effet antidouleur, elle permet de diminuer le seuil d’activation de la douleur chez le bébé.", explique Adèle Boulanger, orthophoniste à l’hôpital Robert Debré à franceinfo.
"On recommande fortement aux parents de lire, ou même juste parler, chanter…, livre Adèle Boulanger, orthophoniste à l'hôpital Robert Debré. C'est déjà une très belle chose qu'ils peuvent faire avec leur bébé à ce moment-là". Les lectures soulagent sur l'instant et sont aussi bénéfiques pour les années à venir. "Ça va être des textes qui sont très rythmés, très mélodiques et c'est vraiment un précurseur au développement du langage, poursuit l'orthophoniste. Quand on s'adresse à un tout petit bébé qui a encore ses organes immatures, ça va permettre d'avoir des connexions neuronales qui vont développer les compétences langagières à venir".
La Finlande a créé un programme "Lue Lapselle" (en français "lire à l'enfant"), pour cette raison. Des livres sont distribués à tous les nouveau-nés. Le dispositif est financé depuis 2022 par le gouvernement.
Après des travaux ayant duré près d’un an, la nouvelle entrée canadienne de la bibliothèque Haskell de Stanstead est enfin ouverte. Cette bibliothèque, construite à cheval sur la frontière américaine, est le symbole de l’amitié entre les deux pays.
Pendant plus de 100 ans, les résidents canadiens qui voulaient se rendre à la bibliothèque devaient traverser la frontière du côté américain pour y accéder. Pour gagner la porte de service, ils devaient marcher sur de vieux tapis ou encore des palettes de bois. L’administration de Donald Trump avait cependant décidé d’en fermer l’accès depuis un peu plus d’un an.
Même si les travaux ne sont pas tout à fait achevés, les Canadiens peuvent maintenant accéder à la bibliothèque située à Stanstead par un trottoir de béton avec une nouvelle porte automatisée pour les personnes à mobilité réduite. La présidente de la bibliothèque est très fière des travaux réalisés.
« C’est beaucoup mieux ! On est protégé des intempéries », mentionne au TVA Nouvelles Sylvie Boudreau.
La réalisation des travaux a été possible grâce aux dons reçus. La présidente est d’ailleurs très reconnaissante de la générosité des citoyens.
« Si on n’avait pas eu le [soutien financier]... Je ne remercierai jamais assez les gens [de] tout l’argent qu’on a reçu. On continue à en accepter quand même, parce qu’on a amassé à peu près la moitié des coûts pour faire toute l’entrée canadienne », dit-elle.
Le coût total des travaux est estimé à 700 000 $.
Les travaux de finition restants comprennent l’installation d’une porte d’ascenseur, la pose de rampes, ainsi que l’achèvement d’un mur de soutènement et du stationnement
Un entrepreneur en construction au grand cœur, originaire de Hemmingford, a, quant à lui, décidé de faire le terrassement gratuitement.
La start-up française My Smart Book vient de lancer la toute première interface de lecture permettant de dialoguer directement avec les livres. Contrairement aux IA grand public comme Gemini ou ChatGPT qui puisent leurs informations sur tout Internet, la technologie de My Smart Book est « fermée ». Elle garantit que les réponses fournies proviennent exclusivement du contenu du livre que vous êtes en train de lire. Cette approche, développée avec des partenaires souverains. Il y a Mistral AI pour le modèle de langage et Scaleway pour l’hébergement. Le concept respecte les droits des auteurs et des éditeurs. Le livre ne change pas, c’est notre manière de l’explorer qui évolue. Accessible sur appli iOS, Android et tous les navigateurs web, la plateforme propose plusieurs choses :
Une librairie immense avec plus de 450 000 titres disponibles au prix standard. Il n’y a pas de surcoût pour l’IA avec de la littérature, du parascolaire, du manga, de la romance, et guide de voyage notamment .
Des fonctions d’annotations, recherche et marque-pages classiques, résumé de chapitre,
Un bouton permet de poser n’importe quelle question au texte à tout moment.
À l’occasion de la Journée mondiale de la langue portugaise qui avait lieu hier, le gouvernement renforce l’internationalisation de la littérature et des auteurs portugais grâce à une nouvelle ligne d’aide à la traduction d’extraits d’œuvres littéraires . Proposée chaque année par la Direction générale du livre, des archives et des bibliothèques (DGLAB), cette aide s’adresse aux acteurs nationaux et internationaux, notamment les éditeurs, les agents littéraires et les traducteurs littéraires professionnels, et vise à encourager l’acquisition des droits et la publication des traductions.
« Soutenir les choix éditoriaux de différents professionnels du secteur en traduisant des extraits d’une œuvre portugaise dans plusieurs langues, c’est élargir sa diffusion à l’étranger. Grâce à ce nouveau dispositif de soutien, inédit au Portugal, nous renforçons la portée et la représentativité de notre littérature à l’international », déclare le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.
Afin de relancer la production littéraire au Portugal, le gouvernement lance une ligne de soutien à l'édition qui couvre la publication imprimée ou numérique d'œuvres d'auteurs nationaux, notamment dans les domaines à faible rentabilité commerciale. Cette ligne garantit une subvention non remboursable pouvant atteindre 50 % des frais de publication (dans la limite de 5 000 euros par ouvrage) et vise à assurer l'accès à la culture, la diversité culturelle et la préservation de la mémoire collective, tout en poursuivant le soutien à la création littéraire déjà mis en place.
« Dans des domaines tels que les nouveaux auteurs, la poésie, les essais ou le patrimoine littéraire, l’État doit intervenir pour stimuler la publication d’œuvres dont la viabilité serait autrement compromise par les lois du marché », déclare la ministre Margarida Balseiro Lopes. « Ces ouvrages, à faible potentiel commercial, constituant l’essentiel du stock des librairies indépendantes, soutenir leur publication est un moyen indirect de soutenir le secteur. » Ce soutien à l’édition est une nouvelle mesure du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports en faveur du secteur du livre , qui sera mise en œuvre par la DGLAB.