
Plus connues sous le nom de « Bookcrossing », les boîtes à lire fleurissent aux quatre coins d'Orléans (Loiret) et de son agglomération. Un dispositif qui consiste à implanter une boîte dans l'espace public, et d'y mettre à disposition des livres gratuitement. Mais attention ! Il faut jouer le jeu. Prendre un livre veut aussi dire le rapporter ou y ajouter une touche personnelle en y glissant un ouvrage de sa bibliothèque.
Une proposition qui séduit. Tant et si bien qu'à la dernière réunion des élus de quartier, et suite aux doléances des habitants, il a été évoqué la volonté de créer des boîtes à lire pour l'ensemble des quartiers d'Orléans. Mathieu Langlois, l'élu de Saint-Marceau, est l'un de ceux qui soutiennent cette idée : « La mise en place de ces boîtes à lire pourrait faire l'objet d'une mise à contribution d'acteurs locaux, tant dans la fabrication, avec un design commun, que dans la gestion. Elles seraient partie intégrante du mobilier urbain. » En attendant que cette idée fasse son chemin, il est d'ores et déjà possible d'en profiter quartier Dunois, où l'association Ven'ailes en a implanté une au 33, venelle des Vaupulents, mais également à Saint-Jean-de-la-Ruelle, chez plusieurs commerçants. Au cabinet médical des Chaises et au Leader Price, notamment, point de boîtes à lire mais des « livres en partance ». « Nous avons récupéré des caisses à pommes que nous avons peintes en blanc et remplies avec des livres issus de notre désherbage, des exemplaires, encore en bon état que nous sortons du circuit d'emprunt », explique Olivia Maigre, responsable de la bibliothèque municipale. Mais les utilisateurs du dispositif jouent-ils vraiment le jeu ? « À partir du moment où ces livres font le bonheur de quelqu'un, on ne piste pas. Par le biais des livres en partance, nous assurons leur présence au quotidien. Nous ne mettons que les livres de la bibliothèque et remplissons les caisses de temps en temps. »
Même initiative à Chécy, où les bibliothécaires, Martine Augusto et Virginie Martins ont fait fabriquer, par une société parisienne spécialisée dans le petit mobilier en plastique, les boîtes « Des livres et moi ». « Il y en a cinq en tout : à la boulangerie Mallet, au cabinet dentaire du docteur Nagot, chez Pulsat, à la piscine ou encore chez Loire et audition, où nous avons privilégié les livres en gros caractères. Il y a de tout. Du roman, de l'album jeunesse, de la BD, du policier. » À la seule différence qu'il est possible aussi d'y déposer ses coups de c'ur. Le binôme a même mis en place un système d'étiquettes à coller à l'intérieur du livre, pour suivre son parcours. À Olivet, c'est la municipalité qui a pris les choses en main. Place Louis-Sallé, Jacques, la baguette et le quotidien local sous le bras, fait un détour par la boîte à lire. « Quand je passe prendre mon pain, j'y jette toujours un coup d''il. Il y a vraiment de tout, beaucoup de romans que personne ne connaît mais on y trouve parfois quelques petites choses sympathiques. La dernière fois, j'ai ramené un magazine Elle à mon épouse, et là j'hésite à prendre celui-ci, Mémoire de mon crâne de Philippe Comar. »
Source: La rep.fr
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