Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
26 février 2022

Mises à jour sur le site web consacré à Tolkien avec un contenu inédit

téléchargement

Depuis la mise à jour du  site  officiel consacré à  Tolkien, on y découvre  un contenu inédit.  La date choisie n'est pas  un  hasard. En effet, 26 février  3019 correspond  au jour du Troisième Âge où la Communauté de l’Anneau a été brisée sur Amon Hen. De quoi faire voyager les fans encore plus loin dans la Terre du Milieu...

Publicité
28 février 2022

Déménagement des 21 km de livres de la bibliothèque universitaire de Lille Pont de Bois

sketch1646040182427

La bibliothèque universitaire de Lille Pont de Bois va bientôt être rénovée, tous les livres doivent donc être déplacés le temps des travaux. Depuis janvier, les 800.000 livres stockés sont acheminés par camion dans l'Aisne, en attendant de pouvoir regagner les étagères de la BU.

Près de 800 000 documents, soit environ 21 km de livres à déménager en quelques mois. C'est le défi que s'est lancé la bibliothèque universitaire de Sciences Humaines et Sociales (SHS) de Lille Pont de Bois, avant d'entamer ses travaux de rénovation.  Une équipe de déménageurs spécialisés charge tous les matins un camion entier de livres. Les livres sont tous stockés dans des armoires roulantes métalliques, recouvertes de film étirable pour les protéger pendant le transport. Au total 60 armoires sont transportées chaque jour, soit l'équivalent de 300 mètres de livres. 

Le camion prend ensuite la route direction l'Aisne, où les documents seront stockés dans un "silo", un magasin de conservation des livres. Une petite quantité de livres sera répartie dans les trois autres bibliothèques universitaires du campus. 

Les derniers livres seront évacués en juin, date à laquelle la BU fermera ses portes pour travaux. Les étudiants pourront travailler dans une bibliothèque provisoire à la rentrée prochaine.  Les travaux vont durer quatre ans,

pour une réouverture prévue en 2026. La bibliothèque SHS est le seul bâtiment du campus qui n'a jamais été rénové depuis son ouverture en 1974. Pour les étudiants, il était difficile de travailler dans de bonnes conditions, comme l'explique un étudiant en troisième année de psychologie : "Je viens ici tous les jours, c'est un peu mon refuge ! Mais ici l'hiver la BU se transforme en igloo. Il fait tellement froid que je dois aller travailler dans les autres BU du campus". 

Quelques livres seront stockés dans la BU provisoire. Les étudiants pourront continuer de consulter les documents stockés dans l'Aisne grâce à une navette documentaire qui pourra ramener les livres demandés à Lille. 

Source : France Bleu  Nord 

 

30 novembre 2021

Chiffres clés du marché du livre jeunesse 2021

sculpture-kimber-generique-livre

Le Salon du Livre et la presse Jeunesse de Montreuil ouvre ses portes le 1er décembre. A cette occasion, GfK dévoile les chiffres du marché du livre jeunesse en France pour l’année 2021. La tendance est très positive pour les livres jeunesse. Les ventes atteignent les 74.2 millions d’exemplaires entre janvier et fin octobre 2021, soit un chiffre d’affaires généré de plus de 654.7 Millions d’euros. 10 millions de livres en plus pour enfants et adolescents (versus 2020) ont été vendus. Cela représente une hausse +16% en nombre d’exemplaires vendus et +20% en CA.

« Si l’effet booster du dernier Astérix est déjà à l’œuvre, le marché s’émancipe progressivement du petit Gaulois en diversifiant les sources de croissance. De plus, le pic des achats de fin d’année n’est pas encore atteint ! » laissant présager une très bonne année pour les professionnels du secteur » explique GfK.

Le livre jeunesse se porte bien et explose les compteurs ! En effet, 1 livre acheté sur 4, et ce hors Mangas est un livre jeunesse ! Le marché est stable pour l’année 2021 concernant les livres qui plaisent le plus. Les Livres jeunesse Illustrés (albums, documentaires…) représentent 55% des ventes, suivis par les romans jeunesse (27%) et les BD jeunesse. GfK note que tous les segments sont dynamiques mais la BD donne le rythme. En effet, les ventes augmentent quasiment de moitié (+44%) par rapport à l’année dernière, sans l’aide des mangas ! On trouve dans le peloton de tête, et sans surprise Astérix (Ed. Albert René) et Mortelle Adèle (Ed. Tourbillon) dans la catégorie BD. Celles des romans jeunesse, grand format ou poche, sont encore animées par la saga Harry Potter (Gallimard Jeunesse) avec 4 titres positionnés dans le Top10 ventes. La nouveauté vient de Maurice Leblanc et son héros, Arsène Lupin (Hachette Romans) qui a repris des couleurs suite à la série Netflix. Dans la catégorie Illustrés le Top 3 se découpe ainsi : Agenda Harry Potter (Gallimard), La couleur des émotions d’Anna Llenas (Ed. 4 Fleuves) et Mon amour d’Astrid Desbordes (Albin Michel).

Source: Idboox

4 janvier 2022

Construction d'une bibliothèque européenne à Milan d'ici 2026

Construction Bibliothèque Milan

L'idée d’une bibliothèque européenne d’information et de culture (Beic) pour Milan remonte à 1999. Le projet signé Peter Wilson avait même remporté le concours en 2001. Mais il n’a jamais vu le jour à cause d’un défaut de financements ministériels. Le projet a finalement pu être remis sur la table grâce à l’arrivée des fonds européens attribués dans le cadre du Plan de Relance, et notamment pour les investissements stratégiques sur le patrimoine culturel.

Dans le cadre d’un nouveau concours international, le projet de la bibliothèque européenne sera choisi en 2022, pour être construit dans l’ancienne gare de Porta Vittoria (viale Umbria – proche de l’arrêt Dateo où passera la nouvelle ligne 4 du métro), un lieu stratégique car facilement connecté aux principales universités de la ville. Conformément aux échéances fixées par le plan de relance, dont dépend l’attribution des fonds européens, l’œuvre devra être finalisée d’ici 2026. Le nouveau projet diffèrera de celui de 1999, d’abord car il devra tenir compte des nouvelles normes environnementales, mais aussi pour tenir compte de la place toujours plus prépondérante de la culture numérique. Le nouveau centre a pour vocation de représenter une « bibliothèque-monde », selon la définition de l’adjoint à la culture Tommaso Sacchi. Elle documentera l’histoire, la culture, les réalités socio-économiques et les langues du continent européens, offrant une confrontation entre les différentes cultures. La bibliothèque s’étendra sur une surface de 36.000 m², soit plus de moitié moins que le projet initial, mais pour un coût aussi inférieur de moitié (101,5 millions d’euros).

Source: Le petit journal.com

16 décembre 2021

Les usagers des bibliothèques de Marseille en colère

sauvons bibliothèques Marseille

L'association des usagers des bibliothèques de Marseille est en colère et elle l'a fait savoir ce mercredi en manifestant devant l'entrée de la bibliothèque de l'Alcazar. Ces usagers dénoncent une situation catastrophique à Marseille, sous-équipée en la matière, avec seulement neuf bibliothèques pour une ville de 870.000 habitant.

"Sans parler des amplitudes horaires ridicules" précise Alain, membre du collectif. "L'Alcazar n'ouvre que de 13h à 18h du mardi au samedi au lieu de 11h-19h auparavant ! Comment fait on quand on travaille ? C'est un service public absolument indispensable". 

Des manifestants qui mettent en avant un manque de personnel criant sur tout le réseau : "Il manque plus de 90 postes pour la remise à niveau de l'existant, seulement de l'existant, sans compter la vingtaine d’agents partie à la retraite en 2021."

Les habitants des 4e et 5e arrondissements demandent, eux, la réouverture sans plus tarder de leur bibliothèque des Cinq-Avenues, fermée en mars 2020. Pétition en mains, Delphine ne décolère pas : "C'est l'incompréhension. Vous vous rendez compte : grosso modo, cela fait pratiquement 100.000 habitants sans bibliothèque, ce qui est l’équivalent d'une ville comme Quimper. Imaginez Quimper sans bibliothèque ! Voilà et ça ne choque personne ?

L'association interpelle le maire de Marseille et demande un plan de rattrapage et des mesures concrètes. En soutien des usagers, une partie du personnel était également en grève ce mercredi, à l'appel de la FSU Territoriale et de la CGT Ville de Marseille. Une pétition est en ligne : "Il faut sauver les bibliothèques de Marseille".

Source: France Bleu Provence

Publicité
24 novembre 2021

Bibliothèque Sainte-Geneviève : l'appel des universitaires pour "sauver" l'institution

bibliotheque-sainte-genevieve-henri-labrouste

Un article paru dans L'Express  alerte sur les dangers couru par la Bibliothèque Sainte-Geneviève célèbre pour sa grande salle de lecture avec sa magnifique voûte signée de l'architecte Henri Labrouste, ses boiseries d'époque et ses lampes couleur vert émeraude. En effet, une pétition en ligne sur le site charge.org et qui vient d'être lancée par des universitaires, des chercheurs, des enseignants et des enseignants chercheurs, dénonce une baisse de moyens humains et financiers à venir.  D'importants travaux avaient été lancés ces dernières années pour rénover le bâtiment classé au titre des Monuments historiques. Mais "tout le monde s'accorde à reconnaître qu'ils ne sont pas suffisants et que d'autres, de grande ampleur, doivent encore être menés pour le sécuriser complètement (toiture, électricité...)", insiste le texte. "Pourtant, contre toute attente, l'université de tutelle de la bibliothèque, l'Université Sorbonne Nouvelle, a récemment décidé de réorganiser les équipes ayant pour responsabilité le patrimoine immobilier, la surveillance des bâtiments et la direction des travaux, pour les affilier directement à l'Université et ainsi les couper de la bibliothèque", peut-on lire dans les texte de cette petition.  "Nous avons tous à l'esprit le souvenir de la catastrophe de Notre-Dame, il ne faudrait pas que de bas calculs gestionnaires fassent de la bibliothèque Sainte-Geneviève, au patrimoine inestimable, la prochaine sur la liste", avertit la pétition.

Celle-ci a déjà était signée par 756 personnes dont Isabelle Barbéris, maître de conférence HDR Lettres et arts ; Nicole Bériou, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres ; Belinda Cannone, écrivain ; Nathalie Heinich, sociologue, CNRS-EHESS ; Catherine Kintzler, professeur honoraire, Université de Lille...).

Dans le cadre d'un contrat de plan Etat-Région, dix millions d'euros devraient être alloués à la BSG pour lui permettre, entre autres, de poursuivre les opérations de rénovation. 

De son côté, Jamil Jean-Marc Dakhlia, président de la Sorbonne Nouvelle, déplore une "incompréhension". "La réorganisation concerne six emplois au total, précise-t-il. Trois nouveaux postes seront hiérarchiquement rattachés à la Direction du patrimoine et de l'immobilier de la Sorbonne Nouvelle. Mais les agents en question seront bien affectés sur place, au sein de la BSG. L'idée étant d'avoir un service à la fois de proximité et très professionnalisé." Les autres métiers impactés sont ceux de magasiniers. "Trois titulaires de la BSG rejoindront la Bibliothèque Sainte-Barbe voisine. En échange, la BSG recrutera trois magasiniers contractuels", poursuit Jamil Jean-Marc Dakhila. Des changements qui s'effectuent dans le cadre d'un projet de fusion entre les deux établissements.  

20 août 2021

Résultats du 6e Prix de la bibliothèque verte de l'IFLA 2021

prix IFLA Bilbliothèque verte

Les lauréats du prix de la Bibliothèqe Verte 2021 organisé par l'IFLA sont:

  • dans la  Catégorie « Bibliothèque verte », la bibliothèque publique d'Edmonton  (« Edmonton Public Library ») au Canada
  • dans la Catégorie « Projet de bibliothèque verte », la bibliothèque de la ville d'Oulu en Finlande  pour son projet « Une bibliothèque responsable en tant que promoteur de la sensibilisation à l'environnement ».

Les deux lauréats recevront un certificat de récompense, signé par le président et le secrétaire de l'ENSULIB.

Une reconnaissance spéciale va  à l'Association Cubaine de Bibliotécaires de la Villa Clara Branch (Santa Calra) à Cuba pour son projet « BiblioVerde, un espacio para compartir y aprender en armonía con la naturaleza ». Il a été réalisé avec des ressources minimales mais a un grand impact. Il recevra un certificat de récompense et, pour faire avancer leur projet, 500€ généreusement sponsorisés par la maison d'édition allemande Gruyter.

 

 

26 décembre 2022

Un livre pour manger en polluant moins publié par l'ONU

Environnent cuisine Livre ONU

Manger en prenant du plaisir tout en respectant le climat. C’est à ce défi que répond le nouveau livre de 75 recettes publié par l’Organisation des Nations unies (Cookbook in Support of the United Nations : For People and Planet – version en anglais). Des chefs cuisiniers et des agriculteurs du monde entier ont participé à l’élaboration de ce livre, à l’initiative de l’organisation Kitchen Connection, avec la collaboration de l’ONU et de certaines de ses entités comme l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore l’Unesco. Kitchen Connection est une organisation animant notamment des discussions sur la transformation des systèmes alimentaires et tissant des liens entre cuisine et durabilité. Earlene Cruz, fondatrice de l’organisation, explique avoir eu l’initiative du livre en constatant que "la consommation de livres de cuisine est en hausse et que les gens les utilisent comme source d’éducation et d’inspiration".

Le livre de cuisine est divisé en plusieurs chapitres traitant de thèmes comme le système alimentaire, la biodiversité, la consommation durable, le climat ou encore le gaspillage alimentaire. Le consommateur peut également prendre conscience de l’impact immédiat sur l’environnement de ses choix alimentaires. Earlene Cruz explique que "les habitants des pays les plus émetteurs au monde génèrent par leurs choix alimentaires environ 3 kg d’émissions de CO2 par repas". Les recettes du livre entendent remédier à ce constat en proposant des recettes contenant "58,6 % de moins de carbone qu’un repas moyen d’une région du monde à fortes émissions", explique Earlene Cruz.

Pour chacune des 75 recettes du livre, outre les instructions classiques de préparation, le lecteur peut également découvrir un texte à la recette, donnant la parole à des agriculteurs ou des membres de communautés autochtones. Chaque recette est ainsi liée à une initiative locale de respect du climat et de la biodiversité. "Le plus gratifiant a été de voir plus de 200 personnes se rassembler et s’inscrire pour soutenir cette cause", souligne avec fierté Earlene Cruz.

Parmi les 75 recettes proposées figure notamment une salade composée avec du pissenlit. La chef qui en est à l’origine explique que cette recette permettrait d’émettre 87,58 % de moins en carbone qu’un repas moyen dans les pays à fortes émissions. Autre recette : un plat à base de fonio, une céréale récemment redécouverte et qui a permis de revitaliser l’économie consacrée à l’agriculture au Sénégal, dans la région où est exploitée cette céréale. Ou encore une recette avec des haricots noirs, peu demandeurs en eau pour pousser et fournissant des protéines complètes quand ils sont consommés avec d’autres céréales.

Source: Géo

18 juin 2021

Un sculpteur poursuivi par les héritiers d’Hergé, condamné pour contrefaçon

Pepone condanation

Le tribunal de Marseille a condamné jeudi le sculpteur Christophe Tixier à verser plus de 100 000 euros de dommages et intérêts à la SA Moulinsart pour « contrefaçon ».

Le plasticien Christophe Tixier, alias Peppone, a été condamné, avec la galerie qui exposait ses bustes représentant Tintin, à payer entre autres à la société Moulinsart la somme de 114 157 euros de dommages et intérêts. Il a indiqué par la voix de son avocate Me Delphine Cô qu’il ferait appel de ce jugement.

« Le personnage de Tintin, créé par Hergé […] est une œuvre originale au sens du code de la propriété intellectuelle », écrit le tribunal dans sa décision qui interdit également à l’artiste et à la galerie de commercialiser les œuvres.

M. Tixier était poursuivi au civil par la société Moulinsart, gérante de l’œuvre d’Hergé, pour avoir réalisé et vendu des bustes en résine de l’intrépide journaliste à la houppette blonde, recouverts de planches des bandes dessinées. La société lui réclamait quelque 200 000 euros de dommages et intérêts et la restitution des sculptures.

À l’audience le 15 avril, les avocates de l’artiste, installé à Aix-en-Provence, avaient tenté d’instiller le doute sur la paternité de Tintin. Delphine Cô et Kamila Crisan avaient produit des dessins de l’illustrateur Benjamin Rabier qui, dans un album de 1898, racontait les histoires de « Tintin-Lutin », un personnage vêtu d’un pantalon de golf et d’une houppette.

« Le personnage de Benjamin Rabier montre que le personnage de Tintin, créé par Hergé, ne s’en inspire en aucune façon […] Aucune indication n’est donnée sur le caractère, le comportement et le contexte dans lequel Benjamin Rabier a fait évoluer son personnage, de sorte que la comparaison avec le personnage de Tintin créé par Hergé est totalement dénuée de pertinence », a tranché le tribunal.

Outre la réalisation de ces quelque 90 bustes, la société reprochait également à Peppone une sculpture de la fusée rouge et blanche de l’album « Objectif Lune ».

« Quand on est artiste, on passe son temps à s’inspirer des uns des autres », s’était défendu Christophe Tixier, en déplorant « l’acharnement » de la société Moulinsart, qui avait été déboutée d’une précédente action devant le tribunal correctionnel en mai 2018.

L’avocat de la SA Moulinsart, Antoine Jacquemart, avait de son côté accusé la partie adverse de confondre « originalité et nouveauté ».

La veuve du dessinateur belge Fanny Vlamynck, légataire universelle d’Hergé depuis sa mort en 1983, et la SA Moulinsart, dirigée par son second époux Nick Rodwell, sont connus pour protéger jalousement ses droits d’auteur.

Le 10 mai, le tribunal de Rennes avait pourtant débouté la société Moulinsart, qui poursuivait le peintre Xavier Marabout, dont les œuvres mêlent les univers de Tintin et d’Edward Hopper. Il avait reconnu dans son délibéré « l’exception de parodie » et « l’intention humoristique » (pour avoir plus d'info, vous pouvez lire l'article suivant en cliquant ici).

En revanche, en mai 2019, le dessinateur Pascal Somon avait été condamné à 10 mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve, pour avoir contrefait des œuvres d’Hergé. Il avait aussi été contraint de verser 32 000 euros de dommages et intérêts à la société belge et à Fanny Vlamynck.

Source: Ouest France

13 décembre 2022

Publication par Flammarion d'un livre suspendu par Editis

Flammarion Editis Publication livre

Coup de tonnerre. Plusieurs mois après la décision d’Editis, groupe d’édition contrôlé par Vincent Bolloré, de ne pas publier le nouveau livre de l’humoriste Guillaume Meurice, coécrit avec l’autrice Nathalie Gendrot, Télérama a révélé ce lundi 12 décembre qu’une porte de sortie a été trouvée.

Et c’est aux éditions Flammarion que le livre, intitulé Le fin mot de l’histoire : 201 expressions pour épater la galerie, verra finalement le jour, au mois de mars 2023, apprend-on dans les colonnes de l’hebdomadaire culturel. Une information confimée par la maison d’édition au HuffPost.

En septembre dernier, soit quelques semaines avant la date de sortie initiale, les éditions Le Robert, propriété du groupe Editis, avaient suspendu la parution du livre en raison de problèmes juridiques. Lors de l’examen du texte par le service juridique, celui-ci avait pointé quinze passages problématiques, dont sept à haut risque de poursuites judiciaires pour diffamation ou injure.

Comme l’a précédemment indiqué Le Monde, l’un de ces passages visait Vincent Bolloré, cible régulière de piques de Guillaume Meurice à l’antenne de France Inter, une information par la suite confirmée par Editis. Et les six autres, de grandes entreprises connues pour leur attention à leur image de marque. Louboutin figure notamment parmi elles.

Parce que Guillaume Meurice s’est refusé à les modifier, Editis s’est, elle, décidée à ne pas le publier. « Ça veut dire que d’un trait de plume, un type peut décider de ne pas publier un livre qui lui a déplu, dénonce l’auteur chez TéléramaLe message envoyé aux auteurs et autrices est assez terrible : tenez-vous à carreau sinon votre livre ne sortira pas.»  (pour en savoir plus,  cliquez ici).

12 décembre 2022

Création de deux nouvelles maisons d'édition une au Québec et une au Sénégal par Editis

Editis Sénégal

Le géant français de l'édition Editis a annoncé lundi le création d'une maison à Dakar, au Sénégal:  Saaraba. Elle « lancera des ouvrages qui reflèteront les aspirations et centres d'intérêt des Sénégalais », a indiqué Vincent Barbare, futur président de l'entreprise, cité dans un communiqué. Avec quatre premiers titres parus au début du mois de décembre  (Les contes de El Hadj Leeboon, Yulu au pays de la Teranga de Roxane Dogan, Mon cahier ma peau saine et belle, au naturel de Aminata Thior, ainsi que deux cahiers de coloriage, J’apprends les chiffres et J’apprends les lettres), un objectif de 15 à 20 livres par an est envisagé, « avec une diffusion au Sénégal mais aussi en France » dans tous les domaines, y compris la bande dessinée. 

Cette nouvelle structure renforce la présence d'Editis après la création de Nimba en 2020, autre maison d'édition située à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Pour rappel, le Sénégal est le pays d'une maison d'édition qui avait remporté le prix Goncourt 2021, Jimsaan, en co-éditant La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr.

Le groupe a également indiqué lundi avoir fondé au Canada la maison Gründ Québec. Celle-ci doit éditer « des livres pour enfants québécois avec des histoires locales, des créations originales, écrites et illustrées par des talents de la province ».

En parallèle, la filiale du groupe Vivendi, qui appartient au milliardaire Vincent Bolloré, est en cours de cession, avec le nom d'un repreneur qui doit être annoncé prochainement.

 

4 février 2023

Concours de manuscrits sur TikTok lancé par Robert Lafont

Tiktok concours robert lafont

Les éditions Robert Laffont ont lancé ce mercredi un concours littéraire pour trouver un nouveau romancier ou une nouvelle romancière. Originalité de l’événement destiné aux jeunes adultes : les candidats devront présenter leur projet sur TikTok.

« Le principe : pitcher son roman sur TikTok et faire lire le manuscrit aux éditeurs », a expliqué Robert Laffont dans un communiqué.

Si le principe du concours pour se lancer dans une carrière d’écrivain n’est pas nouveau, la maison d’édition du groupe Editis innove en demandant non seulement un manuscrit mais aussi une vidéo de présentation du roman, de 2 minutes maximum.

 Les deux seules conditions pour participer au concours sont de ne jamais avoir été publié et d’avoir plus de 18 ans. « Il n’y a pas de limite d’âge, mais on imagine qu’on attirera une certaine catégorie d’âge », précise Robert Laffont. 

L’idée est notamment d’attirer les « booktokeuses » pour le catalogue jeunesse de Robert Laffont, la collection R. Le jury est d’ailleurs composé de dix d’entre elles, comptant chacune entre 10.000 et 174.000 abonnés. Les manuscrits et vidéos sont attendus jusqu’au 31 mars, en vue d’une proclamation du roman vainqueur en juin et une publication fin 2023.

Source: 20 minutes

30 septembre 2022

10 jours à peindre dans une grotte du Quercy pour 7 dessinateurs de bande-dessinée

Grotte auteur de BD

C'est un cadeau offert par le Parc naturel régional des Causses du Quercy à sept auteurs de bande-dessinée. Durant 10 jours de résidence, Chloé Cruchaudet, Emmanuel Guibert, David Prudhomme, Etienne Davodeau, Edmond Baudoin, Pascal Rabaté et Troubs sont descendus chaque jour, sous terre, près de la grotte du Pech Merle, afin de peindre sur les parois calcaires, comme l'ont fait nos ancêtres 30.000 ans auparavant. En 2011, plusieurs dessinateurs avaient visité les grottes, dans le cadre du projet Résonances Rupestres et en avaient tiré un album intitulé "Rupestres". 

 "J'ai entendu David Prud’homme dire qu'il recherchait une grotte. Cela m’a vraiment intéressée, raconte Patricia Monniaux, chargée de mission au sein du Parc naturel régional des Causses du Quercy. L'idée de les mettre en terrain d’expérience sur les parois d’une véritable grotte est assez vite apparue. Pas pour singer les hommes préhistoriques, mais pour voir ce que les hommes d’aujourd’hui ont à nous dire et ont envie de laisser comme traces sur les parois d’une grotte, et comment la pierre va leur parler, qu’est-ce que cela veut dire dessiner dans une grotte 30.000 ans après les hommes préhistoriques.

À l'aide de charbon de pin et de genévrier, d'ocres rouge et jaune dont certains fabriqués par Ôkhra, l'écomusée de l'Ocre dans le Lubéron, les artistes se sont confrontés à la porosité, aux anfractuosités et aux reliefs de ces parois souterraines. "Certains avaient des idées déjà précises sur ce qu’ils avaient envie de dire. Leurs idées de départ, pour la plupart, ont évolué avec ce que la paroi et la grotte leur ont raconté, explique Patricia Monniaux. Emmanuel Guibert avait envie de laisser comme trace quelque chose de précieux. Il a eu envie de travailler sur les végétaux, en jouant avec les lumières et les ombres. Petit à petit, la grotte lui a parlé et il a commencé à dessiner autre chose. Ces dessins de plantes, c’est assez nouveau par rapport aux préhistoriques."

À l'issue, elle s'interroge. Quoi réaliser ? Quoi dessiner ? "Bien sûr, ça n’aurait pas beaucoup de sens de faire des pâles copies de mammouth. Alors quoi ? Qu’allons-nous représenter, notre quotidien, ou notre cosmogonie ? Pour qui faisons-nous cela ? Toutes les questions posées au sujet des peintures rupestres, nous nous les posons pour nous-mêmes." Durant 10 jours, elle va se plonger dans la grotte et en ressortir "couverte de pigments", "sentant le champignon" mais "contente".

David Prud'homme a lui nommé la grotte, "Notgrotte", comme pour mieux s'accaparer ce lieu qui lui semblait, il y a encore peu inaccessible. Ce moment finalement assez fugace, l'artiste en livre quelques bribes avec de courtes vidéos prises au cours des 10 jours de travail. Comme lorsque "Emmanuel Guibert chuchote Hamlet au fond de cette grotteen anglais dans le texte, ou lorsqu'il filme le "fond de notgrotte. Le bout du boyau. L’alcôve" décorée d'une végétation luxuriante puis voir surgir sur la paroi du fond, une femme nue. La Terre-Mère ?

La conception de cette œuvre à "14 mains" a été immortalisée. Le cinéaste et chercheur archéologue spécialisé dans l'étude de l'art préhistorique, Marc Azéma s'est attelé à produire un film de 52 minutes racontant cette expérience inédite au cœur de la terre.

Source: France 3  Occitanie

20 septembre 2022

Une liseuse fabriquée avec du plastique recyclé

Kobo liseuse plastique recyclé

Si vous comptez acheter une nouvelle liseuse, optez pour  la Kobo Clara 2e. Elle coûte 149,99€. Mais c'est la première liseuse à être écoresponsable. En effet, L’extérieur de cet appariel électronique est fabriqué avec plus de 85 % de plastique recyclé, dont 10 % de plastique destiné à être jeté dans l’océan (déchets plastiques abandonnés qui finissent dans l’océan). Cette année, le fabriquant Rakuten souhaite faire en sorte que plus de 200 000 bouteilles n’atteignent pas les océans et prévoyons d’en faire de même pour un million de CD et de DVD destinés à l’enfouissement. 

Avec cette liseuse, vous pourez même lire  en prenant votre bain et en  nageant dans une piscine car elle est étanche. Sa mémoire de 16 MO vous permettra de stocker environ 12000 ébooks et 75 livres audios

14 janvier 2023

Augmentation de 4 à 8% en un an pour le prix des livres

Hausse prix livres

La rentrée littéraire du mois de janvier est placée sous le signe de l'inflation . Avec la hausse du prix du papier, les livres n'échappent pas à l'augmentation des prix. Il a augmenté de 85% depuis juillet 2021 selon le Syndicat national de l'édition. Du côté des librairies , cette hausse est gérée tant bien que mal. Si les éditeurs augmentent les prix, ils doivent dans le même temps écouler leurs derniers stocks de livres qui affichent sur leur couverture l'ancien prix. En conséquence, ce sont aux libraires d'avertir les clients et de réécrire le bon prix.

Dans sa librairie, Grégory accueille ses clients les mains occupées à coller des gommettes sur les prix de ses livres. "J'ai mis des gommettes là pour le cacher, parce que je n'ai pas d'étiquettes pour mettre le nouveau prix." Le libraire est bien obligé de faire ce travail supplémentaire, puisque les prix fixés par les éditeurs ne sont pas toujours actualisés sur les couvertures de livres. "Ce livre-là, aujourd'hui, il est marqué 10.95 euros mais si je le 'bip' en caisse, vous allez voir qu'il est à 11.50 euros", montre-il. "Donc là c'est déjà un écart d'un peu moins d'un euro mais ça peut atteindre jusqu'à 4 ou 5 euros sur de très beaux livres."

Si cela correspond à une augmentation de 4 à 8% en un an, certains clients sont tout de même prêts à l'accepter. "Quand je vais acheter un livre, c'est pas le prix qui m'arrête", explique Francis. "C'est pas parce que j'ai payé un livre 27 euros plutôt que 24 que ça va changer quelque chose." Pour le moment, Grégory n'a reçu aucune plainte de la part de ses clients, mais il s'attend à un changement de ton dans les prochains mois.

Source: Europe 1

 

15 janvier 2023

Une créatrice d'une librairie itinérante chevalier de l’ordre national du mérite

ordre_national_du_mérite Liliroulotte

"Il y a deux ans, j’ai reçu un courrier du Premier Ministre et je vais recevoir la médaille de chevalier de l’ordre national du mérite, c’est énorme. Car au début, très peu de monde croyait à mon projet. Puis il a fallu trouver les financements. Je suis partie de pas grand-chose et je peux le dire aujourd’hui, je suis fière. Je perçois le chemin parcouru, dit Bérangère Lebrun  dans un article  de Ouest- France paru le 16 mars 2022.

Son projet était une librairie jeunesse itinérante Liliroulotte dans un camping-car qui roule sur les routes du finistère. 

Quant à la distinction, elle a dû  attendre le 14 javier 2023 pour la recevoir. Elle luii était remise par président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard  lors d'une céromie à la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine de Bretagne-Ouest si à Quimper.

19 mars 2019

Déficit d'image pour les bibliothèques en France

enquete_bm_livreparis2019

Lors de la rencontre organisée lundi 18 mars à Livre Paris intitulée "Les bibliothèques municipales vues par les non-usagers", ont été présentés les premiers résultats de l’enquête qualitative commandée par le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture. Réalisée par Ipsos, cette enquête repose sur 32 entretiens d’environ une heure avec des personnes qui ne fréquentent pas les bibliothèques, réalisés dans plusieurs villes de France, dont Caen, Limoges, Dijon et plusieurs communes de Seine-Saint-Denis. "Contrairement à ce qu’on pouvait craindre, les gens avaient beaucoup de choses à dire sur ces lieux que, pourtant, ils ne fréquentent pas", a souligné Régis Suteau, directeur des études qualitatives chez Ipsos.

Cette enquête a permis à Ipsos de définir trois profils de "non-usagers" et "abandonnistes", c'est à dire d'anciens usagers qui ont cessé de fréquenter les bibliothèques. Ipsos a appelé "les défenseurs", les personnes appartenant au premier profil. Généralement issus de la catégorie des CSP+, ces personnes ont un rapport important à la lecture, sans être de gros lecteurs, et achètent volontiers les livres qu’ils lisent. Ils considèrent que les bibliothèques sont utiles essentiellement pour les gros lecteurs ou les gens qui n’ont pas les moyens d’acheter les ouvrages. Le 2e profil est celui des "zappeurs". Ils consacrent leur temps de loisirs aux réseaux sociaux et sur les plateformes de diffusion de films et musique et déclarent ne pas avoir le temps de se rendre en bibliothèque. La lecture est pour eux une activité occasionnelle. Le 3e profil est désigné par le terme des "outsiders". Constitués par les faibles lecteurs, qui ont souvent de mauvais souvenirs des bibliothèques, liés à une expérience scolaire peu positive, ils considèrent que la bibliothèque n’est pas pour eux et n’ont pas envie de s’y rendre.

Les habitants consultés par Ipsos ont en tête trois images de bibliothèque : le grand établissement de centre-ville, souvent un bel édifice architectural, mais dans lequel ils n’ont pas envie de se rendre car ils l’imaginent comme un lieu austère, où le silence s’impose. La deuxième représentation concerne les médiathèques de taille intermédiaire, perçues comme assez laides et à l’architecture datée, qui servent essentiellement aux enfants. Viennent ensuite les petites bibliothèques, situées dans une salle de la mairie, dont on ne connaît ni les horaires ni les activités.
 
"Malgré ces représentations assez négatives, les personnes que nous avons interrogées pensent que les bibliothèques sont importantes pour leur mission de conservation des livres, pour leur valeur en tant que monument, et pour leur présence symbolique dans la ville, a expliqué Régis Suteau. La valeur des bibliothèques n’est pas remise en cause, mais elles ne donnent pas envie".
 
Ces représentations peu attractives semblent difficiles à battre en brèche. "Quand on leur demande ce qui pourrait les attirer en bibliothèque, les habitants interrogés n’ont aucune idée à proposer", a poursuivi le directeur des enquêtes qualité d’Ipsos. L’offre de CD et de DVD, loin d’être attirante, renforce au contraire l’image dépassée des bibliothèques auprès de ce public, qui considère ces supports comme datés. "Les non-usagers ne voient pas les bibliothèques comme des lieux de rencontre et d’échange", a précisé Régis Suteau.

Source: Livres Hebdo

21 décembre 2018

Lunii, un raconteur d’histoires malin et sans écran pour les enfants

Lumii

Maëlle Chassard, 29 ans, s’est inspirée de son goût pour l’audio pour créer Lunii, un drôle d’objet en plastique tout doux, une sorte de transistor vert et jaune — des couleurs résolument unisexe. Une « fabrique à histoires » destinée aux 3-8 ans qui propose, en manipulant quelques boutons, d’intervenir dans un récit. En choisissant un lieu, un personnage secondaire ou un objet. On entend par exemple les aventures de l’intrépide Suzanne en Australie, où elle observe des poissons et fournit une sirène en… camemberts ; ou celles du plus craintif Gaston, qui s’ennuie ferme pendant la visite guidée d’un château du Moyen-Âge, et irrite un fantôme en jetant un papier de bonbon au sol.

« A la fin de mon cursus de design, j’ai fait un mémoire sur l’imaginaire des enfants, précise Maëlle Chassard. Plusieurs communications scientifiques le disent en baisse, à cause d’un usage important des écrans. Pour mon projet de fin d’études, j’ai préféré plancher sur quelque chose de physique, palpable, plutôt que sur une application. J’ai eu l’idée d’un objet qui appartienne en propre à l’enfant, et non à ses parents, comme c’est le cas pour le téléphone portable ou la tablette. » 

La jeune femme réfléchit à une boîte en bois qu’elle appelle Story, mais qui se révèle fragile et lourde. Le plastique est finalement adopté pour Lunii (« un nom plus doux, qui évoque la lune, les histoires au coucher »). Avec trois amis – l’un ingénieur, l’autre commercial et le troisième spécialisé dans le digital –, elle finalise des prototypes qui seront testés fin 2014 auprès de familles. Le concept prend si bien que Lunii se retrouve commercialisé par de grandes enseignes, et que la petite entreprise passe de quatre à quarante-trois salariés en quatre ans.

 Mais de l’interactivité quand même : en tournant la molette, on choisit les rebondissements du récit, à la manière des histoires dont vous êtes le héros. En le manipulant, on s’offre une déconnexion moderne, en quelque sorte. Les récits proposés (48 inclus, et le reste à acheter en ligne) sont variés : les péripéties de Suzanne et Gaston donc, évoquées plus haut, mais aussi des histoires de pirates, de cirque, de poneys, de voyage dans l’espace, ou encore de la fantasy (Les Aventuriers des six royaumes de Romain Lesiuk). Et des adaptations audio de MickeyMonsieur Madame, des livres musicaux des éditions Didier Jeunesse, des méditations de Petit Bambou ou des quizzes des Incollables. 

« Nous proposons aujourd’hui une soixantaine d’albums sonores, dont 60% sont des productions originales », précise Marine Baudouin, directrice éditoriale. Cette ancienne éditrice de livres numériques pour Nathan Jeunesse a intégré l’équipe de Lunii afin de bâtir une ligne éditoriale, et inciter les auteurs de livres traditionnels à se convertir au son. « Nous voulons offrir le cadre familier d’un vrai éditeur, pour ne pas donner aux artistes l’impression qu’on va les exploiter et dévaloriser leurs écrits », poursuit-elle. Si le ton et le vocabulaire adoptés restent assez classiques, il s’agit de véhiculer des « valeurs modernes », par exemple « le respect de l’environnement, l’acceptation de l’homoparentalité ou des familles recomposées, le tout sans être dogmatique ».

Les auteurs, eux, doivent s’approprier une nouvelle façon de raconter en l’absence d’illustrations, notamment en appuyant les descriptions et en anticipant des bruitages. Il faut aussi penser des histoires en arborescence, permettant l’interactivité. Vincent Cuvellier, qui a signé la série Emile ou La Première fois que je suis née chez des éditeurs « papier », s’est pourtant affranchi de cette contrainte. « L’arborescence, ce n’est pas mon boulot ! » Lui qui n’aime habituellement pas les commandes a pourtant répondu à l’appel du pied de Lunii, séduit par « la nouveauté » du support.

Source: Télérama

17 décembre 2018

Dépôt légal 2017 : un record pour les livres imprimés

dl_observatoire_2017couv

La BnF publie chaque année une synthèse et des statistiques sur la production éditoriale nationale en s'appuyant sur les dépôts et collectes réalisés grâce au dépôt légal.  L'édition 2018 de L'Observatoire du dépôt légal, qui s'appuie sur des données 2017, indique un record du dépôt de livres imprimés avec 81 263 livres enregistrés, soit près de 4 % de plus qu'en 2016. Le nombre de déposants actifs (au moins un dépôt dans l'année) est de 8 501, contre 8 224l'année précédente. Les nouveaux déposants représentent toujours environ un tiers des déposants (2 710 en 2017) : majoritairement des auteurs autoédités (45 % en 2017 contre seulement 38 % en 2012), des éditeurs professionnels (23 %) puis des associations (16 %). En comptabilisant à la fois les auteurs autoédités et les ouvrages publiés à compte d'auteur ou par des prestataires de tirage à la demande, on estime que ce secteur représente environ 17 % des titres, soit à peu près la même proportion qu'en 2016.

Avec 1 éditeur sur 3 ayant son siège social en Île-de-France, l'édition de livres reste marquée par une certaine centralisation. En dehors de l'Île-de-France :

  • Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie sont les plus actives (9 % des déposants et 5 % des dépôts chacune), suivies par Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nouvelle Aquitaine (environ 4 % des dépôts chacune).
  • Les départements des Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne et Rhône accueillent les éditeurs les plus productifs.

Cette 7e édition de l'Observatoire inclut également un focus intitulé "2017 année politique", qui propose une analyse des documents électoraux collectés. En les comparant aux entrées de 2011-2012, se confirment la bascule progressive des médias traditionnels vers le web et les réseaux sociaux, et la permanence du caractère éphémère de ce type de publications.

Source: ARL PACA

24 novembre 2018

Un cimetière d’œuvres censurées créé par un artiste koweïtien pour dénoncer la censure

koweit cimetiere livres

Exit 'Les Frères Karamazov', de Fiodor Dostoïevski, 'Cent ans de solitude', de Gabriel Garcia Márquez, ou encore 'Notre-Dame de Paris', de Victor Hugo. Les autorités koweïtiennes ont interdit 948 ouvrages lors du festival international de littérature, qui se tient du 14 au 24 novembre à Koweït City. Pour dénoncer cette mesure, un artiste koweïtien, Mohammad Sharaf, a construit un cimetière où il a symboliquement enterré des dizaines de livres censurés. Tous les ouvrages exposés à la 43e édition du festival ont été préalablement examinés par une commission de censure, qui relève du ministère de l'Information. Cette commission examine les ouvrages à la lumière de la loi de 2006 sur "la presse et les publications" qui bannit toute publication portant atteinte à l'islam, à la justice et à la sécurité nationale.

"Je voulais concevoir une œuvre qui soit accessible à tous et non un objet destiné à être enfermé dans une galerie d’art. C’est pour cela que j’ai opté pour une installation en extérieur. J’ai donc fabriqué 200 stèles en bois, et j’ai inscrit dessus les titres de certains livres interdits. Je les ai placées dans un terrain vague non loin du parc des expositions où se tenait le salon du livre. Les stèles ont été enlevées par des agents de sécurité environ trois heures plus tard, au motif que je n’avais demandé aucune autorisation aux autorités pour utiliser cet espace. Reste que l’initiative a produit ses effets, puisque les images de l’installation ont été relayées sur les réseaux sociaux et ont été reprises par plusieurs médias. Donc, les gens ont beaucoup parlé de l’interdiction des livres au Koweït."

"Personne ne sait vraiment pourquoi ces livres sont interdits. Il n’y a pas de mécanisme clair concernant cette censure. Dans le lot des ouvrages bannis, vous trouvez des œuvres littéraires de renommée mondiale de Gabriel Garcia Márquez ou de Victor Hugo, des romans koweïtiens comme 'Les Souris', de Mama Hessa de Saoud Al-Sanoussi [NDLR : roman d’anticipation décrivant le Koweït de 2020 comme un pays déchiré par les conflits confessionnels], mais également des dictionnaires et des livres pour enfants [NDLR : La Petite Sirène notamment, dont le haut de bikini a été considéré comme provocateur]. "

Depuis 2013, la liste des ouvrages interdits par les autorités koweïtiennes ne cesse de s’allonger. En cinq ans, plus de 4 000 livres ont été bannis par le ministère de l’Information. Un mouvement qui s’explique par une influence grandissante des députés conservateurs au sein du Parlement. Pour autant, les militants et écrivains ne baissent pas les bras. En septembre dernier, trois manifestations ont été organisées pour protester contre la censure.

Source: France 24

15 novembre 2018

Lauréats des prix littéraires décernés par les lycéens

Goucourt Lycéens

Prix Renaudot kycéens 2018

Un homme heureux David Diop, cet enseignant de Pau ! Le Goncourt des Lycéens 2018 lui a été attribué ce jeudi 15 novembre 2018 à Rennes, pour son second roman, "Frère d'âme".  Nous l'avons joint au téléphone ce jeudi après-midi alors qu'il arrivait à Paris pour être reçu par le Président Macron en soirée  : 

Je suis enseignant, et pour moi le choix des lycéens est magnifique ! Je côtoie des lycéens, des étudiants depuis 25 ans, on fait partie du même monde !  J'espère qu'il élargira le cercle des lecteurs. Le lecteur me donne autant que je pense leur donner" déclare-t-il à France 3  Nouvelle Aquitaine

La porte-parole interrogée à Rennes ce jeudi midi évoque " une histoire rare, belle en lien avec l'actualité " 

Le prix Renaudot des lycéens 2018 a été décerné dans l'enceinte du lycée Marc Gordrie de Loudun (86) à Adeline Dieudonné pour son roman La vraie vie, paru en août 2018 chez L'iconoclaste. Une réception en présence de la lauréate devrait être organisée jeudi 13 ou mardi 18 décembre. Déjà auréolé du prix Roman Fnac, La vraie vie dépeint le quotidien lugubre et assommant d'une jeune fille. Son père, passionné de chasse, expose ses animaux empaillés et sa défense d'éléphant dans une des chambres de la maison. Sa mère est transparente, inexistante. Alors, avec son frère Gilles, elle joue dans les carcasses de voiture de la casse en attendant l’arrivée du camion de glaces. Jusqu’au jour où un grave accident vient troubler le quotidien de sa famille. (source: Livres Hebdo)

16 avril 2021

Hausse de l’empreinte carbone d' Hachette Book Group

328c8e24_30c3_4298_a755_3b64015c1041

Hachette Boook Group, l'une des cinq grandes maisons d'édition américaines, a publié un «rapport d'avancement environnemental» pour 2019 et 2020. Comme on pouvait s'y attendre, il y a eu une réduction importante de l'empreinte carbone de l'entreprise sous les conditions de la pandémie de coronavirus COVID-19 . En excluant le papier, selon le rapport «l'empreinte carbone de HBG a diminué de 34% l'année dernière, en raison de réductions importantes de l'électricité de bureau, des voyages d'affaires et d'autres impacts liés à la pandémie.

« Le papier que nous achetons représente environ 95% de l’empreinte carbone globale d’Hachette Book Group, et nous avons imprimé beaucoup plus de livres en 2020 que les années précédentes. En conséquence, l’empreinte carbone de l’entreprise a globalement augmenté de 2% en 2020 », peut-on lire dans les extraits du  rapport publiés par Publishing perspective. Un chiffre éloigné des objectifs de réduction annuelle de 2,5% de l’empreinte carbone fixé l’éditeur en 2016. « Nous restons déterminés à nous approvisionner en papiers recyclés lorsqu’ils sont disponibles sur le marché et à pousser nos fournisseurs à intégrer des fibres recyclées dans davantage de produits en papier », fait aussi savoir la direction d’Hachette Book Group.

Hachette Book Group produit actuellement ce qu'il dit être plus de 1 400 nouveaux titres pour adultes par an, dont environ 50 à 100 sont produits uniquement dans des formats numériques. Sa production comprend également jusqu'à 300 livres pour les jeunes lecteurs et 700 titres de livres audio, à la fois en téléchargement numérique et en formats physiques.

11 avril 2021

Restitution de près de 500 exemplaires à la Bibliothèque nationale d'Espagne

retour livres BNE

La Bibliothèque nationale d'Espagne signera dans les semaines à venir un accord de retour avec l'abbaye de Valle de los Caídos qui permettra la restitution de 457 titres qui y ont été donnés en 1961. L'enquête sur la localisation des livres a débuté en 2018. Celle-ci a permis de découverir dans le Catalogue collectif du patrimoine bibliographique (CCPB) une série d'exemplaires, située dans la bibliothèque de l'Abadía del Valle de los Caídos, dans laquelle se trouve l'estampille de la Bibliothèque nationale d'Espagne. Certains titres se composent de plusieurs volumes, de sorte que la liste finale des copies récupérées pour les fonds du BNE dépasserait les 900 volumes. Sur un total de 494 titres de la liste, 37 n'ont pu être localisés dans le CCPB.

Les enquêteurs du Département des Manuscrits, Incunables et Rares de la BNE,  ont découvert dans les archives de la Bibliothèque un document, daté du 14 avril 1961, qui confirmait que l'institution avait remis à l'Abbé de la Sainte Croix de la Vallée de los Caidos un lot de 494 livres du 16ème au 19ème siècle. Selon les travaux de recherche effectués, en plus d'avoir l'ancienne signature et le sceau du BNE, dans les livres actuellement conservés dans la Vallée de los Caidos  il y a des informations sur les provenances qui indiquent directement leur relation avec la Bibliothèque nationale d'Espagne. Par exemple, des références telles que: B. de U. (Biblioteca de Uclés), Biblioteca Real, Biblioteca Carderera, une signature BU ou un cachet de la Biblioteca de Ultramar, Librería de Agustín Durán, Pascual de Gayangos, exlibrisde Cayetano Alberto de la Barrera ou héritage de Hartzenbusch, entre autres. Ainsi que dans des reliures singulières: Renaissance, en cuir gaufré aux fers dorés, aux supralibros, du duc d'Uceda ... qui, surtout dans le cas des œuvres des XVIe et XVIIe siècles, relatent leur origineà avec des fonds de la Bibliothèque nationale.

Le rapport commandé par la Bibliothèque nationale à la défense de l'État pour déterminer la propriété des fonds stipule qu'il s'agit de «la propriété du patrimoine historique espagnol appartenant à la Bibliothèque nationale d'Espagne, et ils sont la propriété du domaine public, inaliénables, imprescriptibles et inattachable. Par conséquent, son dépôt à la Bibliothèque de la Vallée de los Caídos  n'aurait pu être effectué que sous forme de prêt ou de prêt gratuit ».

La décision de signer l'accord de retour entre la Bibliothèque nationale d'Espagne et l'Abbaye de la Vallée des morts a été approuvée lors d'une récente réunion à laquelle a participé le prieur de l'abbaye, Santiago Cantera, directeur de la Bibliothèque nationale d'Espagne. Ana Santos et la présidente du Patrimoine national, María de los Llanos Castellanos. Dans les semaines à venir, le personnel du Département des Manuscrits, Incunables et Rares de la Bibliothèque Nationale commencera la comparaison définitive de l'inventaire avec les copies physiques.

Source: El Pais

10 avril 2021

Baisse du nombre de librairies à Paris ses 20 dernières années

Carte Librairies Paris

Selon le 8e recencement des commerces parisiens,  le  nombre de libraires a  baissé de  33%. en 20 ans. Elles ne sont plus que 643 dans la capitale, soit 405 librairies qui ont disparues depuis la première étude en 2000. Cependant, entre 2017 et 2020, la baisse s'est ralentie (-8%). L'Apur constate en effet que cette baisse, liée à la concurrence des grandes enseignes et du commerce en ligne, a été enrayée grâce à une politique municipale active : la SEMAEST a ainsi installé 34 librairies et éditeurs (dont 22 dans le Quartier Latin) et maintenu 19 autres dans leurs locaux. Au total, l'enquête comptabilise 580 librairies maintenues, 63 créations et 121 disparitions.  De plus le nombre de libraires indépendantes augmente. En effet, seulement 10% appartiennent à un reseau d'enseigne.

Le recensement souligne aussi les mutations géographiques: la disparition des librairies dans les arrondissements de l'ouest et du centre est partiellement compensée par la création de plusieurs d'entre elles dans le nord et l'est de la ville. Par ailleurs, 627 librairies occupent une surface de moins de 300m2, pour 9 librairies de 300 à 1000 m2 et 7 librairies au dessus des 1000 m2

Cependant comme le souligne Livres Hebdo,la densité des librairies à Paris reste plus importante que dans les autres grandes villes françaises.  Elle est de 0,9 librairie/papeterie/kiosque à journaux pour 1000 habitants, alors qu'elle n'est que de 0,5 à Bordeaux, 0,4 à Lyon, Marseille, Nancy et Nice, et 0,3 à Lille et Nantes.

2 avril 2021

Annulation du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême

Annulation Festival international de la bande dessinée Angoulême

L’édition 2021 du Festival international de la bande dessinée à Angoulême est annulée en raison de l’épidémie de covid-19, ont annoncé ce vendredi les organisateurs. Ce Festival qui se tient traditionnellement fin janvier, et qui avait remis ses prix à huis clos à cette époque ((pour connaître les oeuvres recompossées, cliquez ici), a renoncé à une édition grand public exceptionnelle en plein air fin juin 2021, a expliqué la direction dans un communiqué.

« Au regard de l’évolution du contexte sanitaire actuel, réaliser une édition du Festival en juin prochain - comme il avait été envisagé en novembre dernier - aurait signifié renoncer à de nombreuses dimensions qui fondent l’identité et la raison d’être de l’événement depuis son origine », a-t-elle souligné.

Par conséquent, « l’organisation du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, en lien avec l’Association du FIBD, et après concertation avec ses partenaires, a pris la décision de vous donner à tous rendez-vous fin janvier 2022 », a-t-elle ajouté. La 49e édition est programmée du 27 au 30 janvier.

Il manquait une récompense parmi celles remises fin janvier, la plus prestigieuse, le Grand Prix, qui récompense l’ensemble de l’œuvre d’un auteur. Ce Grand Prix 2021 sera bel et bien décerné fin juin, comme initialement prévu, sous une forme qui n’a pas été communiquée.

Le Grand Prix 2020 avait été remis à Emmanuel Guibert . Une exposition au Musée d’Angoulême consacrée à son travail, qui devait normalement ouvrir le 30 janvier, attend de pouvoir le faire dès que ce sera autorisé.

Source: Le Télégramme

Publicité