Après l'appel à l'aide lancé par la librairie Le Bleuet sur Internet , c'est au tour de la libraire des volcans à Clermont Ferrand qui a récolté des fonds grâce à Internet. En effet, selon France 3 Auvergne, les Internautes ont donné plus 45 000 € pour sauver cette Libraire. Cette somme représente la double de la somme espérée au départ. Elle servira aux 14 employé à reprendre ce commerce qui faisait partie du groupe Chapitre et qui malheureusement n'a attiré aucun repreneur. Ils comptent créer une Société coopérative et participative.
Pour André Hébrard, coordinateur des soutiens de la librairie, "cela prouve que la réouverture de la librairie est attendue par beaucoup de gens. Ce succès crédibilise notre projet et cet argent va nous permettre de mettre mettre en place les choses plus rapidement."
Ajoutés aux indemnités de chômage des associés (300.000 euros), à l’aide du Conseil Régional (72.500 euros), aux dons collectés par l’association "Les Amis des Volcans" (17.000 euros) et aux financements des banques, cet argent doit aussi permettre de convaincre le tribunal de Commerce de la viabilité du montage financier proposé par la SCOP. La décision est attendue dans le courant du mois d’avril. Si elle est positive, les salariés espèrent pouvoir rouvrir la librairie au plus tard en mai 2014.
C’est une vente historique qui a eu lieu jeudi 6 mars à l’hôtel Meurice, à Paris. La librairie Lardanchet etl’étude Alde, associées sous le nom d’un collecteur anonyme, ont vendu des collections de livres anciens d’architecture, pour un montant total (frais compris) de 4 536 250 euros. Parmi les lots, les Carceri (Prisons) de Giovanni Battista Piranesi, dit Le Piranèse (1720-1778), ces dessins de prisons imaginaires qui inspirèrent Marguerite Yourcenar.
Les prestigieux acquéreurs des différents lots ne sont autres que le château de Versailles, le Centre des monuments nationaux, la Bibliothèque nationale de France, la médiathèque de Roanne et les Archives de France.
Il s’agit de “la plus importante vente, en termes de qualité et de rareté, depuis celles de Pouillon à Monaco en 1985 et 1986” selon Bertrand Meaudre, de la librairie Lardanchet.
Le Salon du Livre et de la Presse jeunesse ouvre ses portes à Montreuil, à cette occasion, le Centre national du Livre (CNL) et l’Ecole du livre de jeunesse annoncent le lancement d’ une bourse d’aide au développement de la création pour la littérature numérique pour enfants.
Cette initiative s’adresse aux auteurs, illustrateurs, développeurs et éditeurs. Le jury se réunira 2 fois en 2014. Les dates limites de dépôt des dossiers sont fixées au 2 mars 2014 et au 25 mai 2014. Seront pris en considération l’originalité, la qualité, les créations devront être en langue française. Le comité examinera les projets concernant les applications IOS et Androïd et les ebooks en ePub3. En 2014, 10 bourses pourront potentiellement être attribuées, pour un montant maximum de 5.000 euros chacune. 60 % du montant de la bourse est versé dans les deux mois qui suivent la décision d’attribution . Le solde, soit 40 %, est versé après publication de l’œuvre, dans un délai de deux ans.
Des écrivains comme Stéphane Hessel , John Berger, Luis García Montero et Breyten Breytenbach ont écrit un lettre ouverte à l'écrivain espagnol Antonio Muñoz Molina pour qu'il refuse le prix Jérusalem. Ce prix est parainé par la mairie de Jérusalem qui est selon eux, "le cerveau et l'instrument de la collonisation illégale de Jérusalem Est." Le maire de Jérusalem qui organise la cérémonie "est responsable de la conception et du développement d'Arpeteid urbain un des plus cruels du monde, de la destruction illégale de maison, de la confiscation arbitraire de propriètés, supression soutenu et systématique du développement économique des quartiers palestiniens. "
Muñoz Molina a répondu à une demande similaire qu'il irait recevoir le prix car il a choisi "d'être du coté des personnes et des assotiations isralienne qui milite pour la paix au lieu de boycoté un peuple entier". Il empochera donc les 10000$ de ce prix le 10 février prochain.
Choate-Simmons, éditeur d'ebook montant, permettra de télécharger gratuitement "Which Way Is My Home?", ebook pour enfant écrit par John G. Pedicini. Cette promotion commencera mardi 21 février 2012 et continuera jusqu'au samedi 25 février 2012. Elle conserne les utilisateurs du Kindle et Kindle Fire. Pour en profiter, il faudra se rendre sur le Kindle Store.
Présentation de l'histoire:
Une mouette Ivoire perd sa maison Arctique quand son iceberg fond. Elle rencontre un escargot sympathique, Poco, qui l'aide sur la partie du voyage. Mais, la mouette a peur du monde et ne peut pas trouver une maison. Il bouge lent et ne peut pas marcher de pair avec les autres mouettes Ivoire, en le gagnant le surnom, "Slow Moe ". Par conséquent, les autres mouettes le fuient et le forcent des docks. Quand les terrains d'accident de Moe dans une forêt sombre, il rencontre un groupe d'enfants perdu et de leur chiot. Pourtant, un groupe affamé de coyotes se cachent dans l'obscurité. Ils gardent la main sur le groupe et se préparent à une attaque.
La marque Kazé va faire son grand retour dans le milieu de l'édition de mangas en France en Allemagne avec l'abandon de Crunchyroll.
"Ce changement reflète une ambition claire: renouer avec notre public, l'écouter, l'impliquer et reconstruire la relation authentique qui définissait autrefois Kazé," annonce Hideki Iyama-Desseigne, responsable de l'édition.
La promesse est importante, et elle démarre aujourd'hui avec l'annonce du retour de la marque Kazé au sein de l'édition de mangas, trois ans après sa disparition au profit de Crunchyroll Manga (basé sur la plateforme de SVOD d'animés japonais).
Un retour possible grâce au rachat des activités d'édition de Crunchyroll en France et en Allemagne par le géant américain HarperCollins en juillet 2025. Kazé est une ancienne marque phare des mangas dans l'Hexagone - elle a 30 ans. Sa disparition en 2022 a suscité un certain émois chez les fans de mangas, en raison de changements de design des jaquettes en cours de séries. La confiance des fans doit donc être restaurée, et il ne manqueront pas de s'inquiéter de ce nouveau changement d'identité. Mais Kazé l'affirme: "Toutes les séries en cours continueront sans interruption et sans aucun changement dans leur conception actuelle."
"Kazé a toujours incarné la passion éditoriale et l'ambition créative, associées à un succès commercial avéré et à une forte reconnaissance du public et de la critique," explique Chantal Restivo-Alessi, responsable des publications internationales chez HarperCollins, dans un communiqué.
Cette relance s'effectue quelques mois à peine avant la Japan Expo 2026 qui se déroulera du 9 au 12 juillet. Ce sera l'occasion d'un premier bilan de ce changement d'importance dans le monde de l'édition.
Alice Zeniter aimerait que les Calédoniens puissent enfin lire le roman qu'elle a fait paraître en août, fiction sur la Nouvelle-Calédonie qui n'est pas arrivée en librairie dans l'archipel.
"Disponible fin octobre", dit le site internet de Calédo Livres, le libraire de Nouméa, à propos de "Frapper l'épopée" (éditions Flammarion). Le livre est paru le 14 août en France métropolitaine.
Interrogée par l'AFP lors du festival littéraire Correspondances de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), l'autrice dit ne pas connaître les raisons exactes de ce décalage.
"On m'a donné à un moment une explication qui était qu'à cause des pénuries, l'acheminement des marchandises avait été réorganisé, et que les caisses de livres avaient pris du retard", rapporte-t-elle.
"Et à un autre moment, une amie journaliste m'a dit: non, il a été délibérément retenu pour ne pas être vendu sur le territoire avant le 24 septembre, au cas où ce serait un brûlot indépendantiste", poursuit-elle. "Je ne sais pas. Le bouquin est sorti, donc on peut le lire et voir que ce n'est pas ça".
Le 24 septembre marque l'anniversaire du passage de la Nouvelle-Calédonie sous contrôle français, en 1853. Depuis 2004, la Fête de la citoyenneté est célébrée à cette date. "Frapper l'épopée" n'est pas incendiaire. C'est une fiction autour de deux lycéens kanak de Nouméa et d'une jeune professeure, dont un aïeul vient d'Algérie.
La 1ère, chaîne de télévision publique de l'Outremer, a salué "un récit intime et un portrait touchant du Caillou mais sans concession vis-à-vis du fait colonial".
Rares sont les écrivains qui se sont intéressés à cet archipel du Pacifique. La militante révolutionnaire Louise Michel raconte dans ses mémoires son séjour au bagne. Didier Daeninckx, dans "Cannibale" en 1998, décrivit les Kanak venus pour l'Exposition coloniale de 1931. Les autres auteurs sont moins connus.
Alice Zeniter, prix Goncourt des lycéens 2017 pour "L'Art de perdre" sur une famille de harkis, est d'abord allée en Nouvelle-Calédonie pour le Salon international du livre océanien 2019. Elle a été irrémédiablement frappée par les paysages.
"La beauté de l'endroit. Cette absurdité qui veut que des gens sont arrivés dans un paradis et se sont dit: ce sera une parfaite colonie pénitentiaire. Je crois que j'ai du mal à me remettre de ça", souligne-t-elle.
Cette idée de bâtir un bagne remonte à plus d'un siècle et demi. Aujourd'hui, la Nouvelle-Calédonie se relève très péniblement de troubles qui ont débuté mi-mai, et fait 13 morts.
Le roman, écrit en bonne partie à Nouméa, était fini quand ont éclaté les violences, provoquées par un projet de réforme du corps électoral que rejettent les indépendantistes.
"J'étais très en colère", lance la romancière, elle aussi hostile à cette réforme. Elle déplore "l'irresponsabilité du gouvernement qui se dit: on passe en force et ça ira".
"Je veux croire encore que c'est possible de faire les choses intelligemment. Je crois que la version intelligente des choses a vraiment été fléchée par Jean-Marie Tjibaou dans les années 80", estime-t-elle.
Ce leader indépendantiste a été assassiné en 1989. Alice Zeniter avait trois ans.
ByteDance, la société à l'origine de la plateforme de partage de vidéos TikTok, a annoncé qu'elle commencerait à vendre des livres imprimés dans les librairies à partir du début de l'année prochaine, publiés sous son label, 8th Note Press. 8th Note Press travaillera en partenariat avec Zando pour publier des éditions imprimées et vendre des exemplaires dans les librairies physiques à partir de début 2025.
Le label proposera des titres de tous les genres, notamment des romans d'amour, des romans romantiques, de la fiction contemporaine et des livres pour jeunes adultes. La société a expliqué qu'elle se concentrerait sur les genres qui se sont avérés populaires auprès des lecteurs de la génération Y et de la génération Z. Leur liste initiale de titres comprend six titres.
Les livres sont On Screen & Off Again de Caitlin Cross, publié le 4 février 2025 ; The Last Man in Paradise de Syed M Masood, publié le 18 mars 2025 ; To Have and Have More de Sanibel, publié le 15 avril 2025 ; Love to Hate You de Marina Adair, publié le 22 avril 2025 ; The Lost Saint de Rachael Craw , publié le 29 avril 2025 ; et Learning to Fall de Peach Morris, publié le 15 mai 2025.
En juillet 2023, The Bookseller a rapporté que ByteDance avait commencé à approcher des auteurs après avoir déposé une marque auprès de l'Office américain des brevets et des marques pour 8th Note Press en avril de la même année, la décrivant comme une société qui fournira une gamme de services d'édition de livres, notamment des livres imprimés, des livres électroniques et des livres audio.
Selon la description, cela créera également un écosystème dans lequel les « communautés virtuelles » pourront « participer aux discussions, aux évaluations des consommateurs et aux réseaux sociaux ».
Le groupe éditorial Madrigall a abusé de son pouvoir de marché relatif en refusant de fournir à Payot ses livres aux conditions habituelles valables en France. La Commission de la concurrence suisse impose de permettre un approvisionnement direct aux conditions françaises à Payot.
Le groupe Payot est dépendant de Madrigall , souligne jeudi la Comco dans un communiqué. Il ne dispose pas de sources d’approvisionnement alternatives "suffisantes et raisonnables". Renoncer à la vente de livres Madrigall ne constitue pas non plus une option réaliste.
Dans ce contexte, la Comco juge "abusifs" les prix d’achats proposés par Madrigall à Payot. Le groupe français est désormais tenu de permettre au libraire romand de s'approvisionner directement depuis la France.
La Comco s'est appuyée pour sa décision sur les nouvelles dispositions concernant le pouvoir de marché relatif, consécutives à l’initiative pour des prix équitables visant à lutter contre "l’îlot de cherté suisse".
"Nous accueillons avec satisfaction la décision de la Comco", a réagi dans un communiqué la direction du libraire. Ce verdict "reconnaît à Payot le droit de s'approvisionner (...) au prix du marché et aux conditions usuelles de la branche (dans l'Hexagone)."
Il faut maintenant passer à la phase d'application, qui doit permettre "de proposer un prix juste à nos clients tout en maintenant des librairies de qualité en Suisse romande", ajoute Payot.
La société romande avait déposé plainte en automne 2022 contre le groupe français, dénonçant une surmajoration du prix des livres et une distorsion de la concurrence. Son directeur général de l'époque Pascal Vandenberghe avait alors parlé de "racket", occasionnant des différences de prix en magasin de 35% à 50% par rapport au prix possible si Payot pouvait acheter en France.
L'impact favorable auquel peut s'attendre désormais la clientèle de Payot n'est pas encore quantifiable. "Définir un pourcentage précis pour la baisse des prix est prématuré. Nous avons notamment besoin de connaître quelles seront nos conditions d’achats finales auprès de Madrigall. Nous souhaitons que le différentiel de prix soit le plus faible possible pour les consommateurs", a indiqué la Directrice générale déléguée Bénédicte Kuchcinski. Elle s'attend à ce que la mise en application de la décision de la Comco prenne "quelques mois".
Le verdict de la Comco peut aussi faire l'objet d'un recours devant le Tribunal administratif fédéral.
Un crowdfunding a permis de récolter plus de 70 000 £ en un peu plus d'une journée pour la bibliothèque profanée de Spellow Lane, avec des personnalités comme Nigella Lawson et Frank Cottrell-Boyce qui ont promis leur soutien. La bibliothèque communautaire de Liverpool a été la cible d'une foule en colère lors des récentes émeutes qui ont éclaté cette semaine au Royaume-Uni. La bibliothèque communautaire de Spellow Lane, qui a ouvert ses portes en mars dernier comme « la première du genre dans le nord de l'Angleterre » pour servir spécifiquement les communautés défavorisées, a subi des dégâts importants au rez-de-chaussée. Elle a été incendiée par des émeutiers qui tentaient d'empêcher les pompiers d'éteindre l'incendie. L'espace devait accueillir une série d'événements communautaires au cours de l'été. Lorsque la prothésiste ongulaire Alex McCormick a entendu parler de l'attaque, elle a lancé une campagne GoFundMe vers midi dimanche (4 août) avec pour objectif de récolter 500 £. Elle a récolté 54 000 £ en 24 heures, dépassant la barre des 70 000 £ lundi après-midi (5 août), soit 140 fois l'objectif initial. Parmi les 3 200 sympathisants figurent la chef cuisinière de la télévision Nigella Lawson, le nouveau lauréat du prix pour les enfants Frank Cottrell-Boyce, les auteurs Robert Macfarlane et Natalie Haynes, et les librairies indépendantes Book-Ish et Fox Lane Books.
McCormick a déclaré au Bookseller : « Je suis bouleversé parce que j'ai commencé en pensant que ce serait quelque chose de petit et je n'aurais jamais pensé que cela arriverait au point où il en est. Je me suis senti impuissant lorsque j'ai entendu et j'ai pensé que la collecte de fonds était quelque chose de bien que nous pourrions faire car les bibliothèques sont si importantes. Je suis également très fier de la communauté locale, mais aussi de la communauté du livre qui a aidé à en arriver là. »
McCormick, qui vit dans le quartier voisin de Walton à Liverpool, a déclaré : « J'étais tout simplement bouleversé, comme le reste du pays, par la dévastation que nous avons vue au cours des sept derniers jours et agacé par l'impact que cela a eu sur les enfants. J'ai une fille de deux ans qui adore lire, j'adore lire et c'est un espace d'enrichissement et d'éducation pour les enfants du coin et je viens de voir les messages sur ce qui s'est passé. »
Elle a été surprise de la rapidité avec laquelle la collecte de fonds a pris de l'ampleur. « J'ai posté un article sur mes propres réseaux sociaux, puis mes amis et ma famille l'ont partagé, et j'ai commencé à recevoir des messages de personnes me demandant : "Vous regardez ça ? Vous voyez qui a fait un don ?" Je travaillais donc je ne pouvais pas le voir et j'ai été tellement choquée », a-t-elle déclaré. « Le nombre de livres a augmenté de façon folle, car je ne l'ai mis en place qu'hier à midi... De nombreux auteurs et illustrateurs ont également proposé de faire don de livres. »
McCormick a discuté avec les bibliothèques et archives de Liverpool sur la manière de transférer les fonds, qui seront spécifiquement réservés à Spellow Lane. Elle a ajouté : « Nous sommes très reconnaissants et cela montre simplement ce que la communauté peut faire. »
Le conseil municipal de Liverpool a remercié la communauté pour son soutien et a déclaré qu'il « travaillerait dur pour soutenir les résidents et garantir aux utilisateurs des services l'accès aux services de la bibliothèque », dans un communiqué publié sur X. Le maire de la ville, Richard Kemp, a publié sur la même plateforme comment il avait reçu un e-mail proposant de l'aide de Jennifer La Chapelle, directrice générale de la bibliothèque publique de Clearview, en Ontario, au Canada.
Mark Stokes, bénévole de la bibliothèque, a évoqué les dégâts lors d'une interview télévisée : « Nous sommes absolument dévastés et nous examinons tout pour voir ce que nous pouvons sauver et quand nous pourrons être à nouveau opérationnels. »
Debbie Stoakes, une habitante de Liverpool et bénévole, a ajouté : « Nous avions prévu beaucoup d'engagement communautaire pour les vacances d'été pour les enfants et la famille, beaucoup de cours, des séances informatiques, des séances de bien-être et au bout du compte, tout cela sera affecté par cela... c'est tout simplement dévastateur. »
Ed Jewell, président de Libraries Connected, a commenté les dégâts de la bibliothèque de Spellow Lane : « C'est absolument écoeurant de voir une bibliothèque publique détruite par des émeutiers. Comme les bibliothèques de tout le pays, la bibliothèque Spellow Hub a offert soutien, espoir et refuge à la communauté locale. En plus de fournir un accès gratuit aux livres et aux informations, elle a organisé des programmes de formation et de compétences pour les chômeurs de longue durée, des activités familiales, des événements de bien-être et une banque alimentaire. Aujourd'hui, tout cela est en danger. Nous avons offert notre soutien total au personnel de la bibliothèque et nous aiderons de toutes les manières possibles à remettre en marche leurs services essentiels.
« C'est extrêmement encourageant de voir le personnel de la bibliothèque, les bénévoles et la population locale travailler ensemble pour nettoyer les dégâts et restaurer la bibliothèque pour la communauté. » Jewell a également rendu hommage à la « générosité remarquable » de ceux qui ont soutenu la campagne de financement participatif.
Adam Wharton a plaidé coupable de cambriolage en relation avec des troubles graves suite à l'attaque de la bibliothèque, lors d'une audience lundi (5 août) à la Crown Court de Liverpool, a rapporté le Liverpool Echo .
France Culture propose une série en en cinq podcasts sur l'histoire des manuscrits de Franz Kafka (cliquez ici site pour y accéder). En l'écoutant, on découvre une enquête menée par Léa Veinstein. Premier élément de fascination, ou premier "signe" pour l’autrice : un visage intriguant sur une carte postale aperçue dans l’enfance au mur du bureau paternel. À qui appartient-il ? Quelques années plus tard, un manuel d’allemand permet de résoudre l’énigme : il s’agissait du portrait photographique du célèbre écrivain tchèque de langue allemande. À mesure qu’elle s’intéresse à Franz Kafka, Léa Veinstein découvre que son œuvre aurait bien pu ne pas arriver jusqu’à nous si son ami Max Brod n’avait décidé d’ignorer délibérément une note manuscrite de Franz l’enjoignant à brûler tous ses écrits. Puis, si Brod n’avait emporté les inédits de Kafka dans son exil palestinien.
Dans l’immédiat après confinement, Léa Veinstein a fait le voyage en Israël, elle a interrogé les avocats des deux parties et consulté les manuscrits originaux à la Bibliothèque Nationale de Jérusalem. Magnétophone en main, elle a gardé des traces sonores de son voyage qui ponctueront parfois le feuilleton. Mais si ce récit a une base autobiographique et documentaire, nous avons fait ici le choix de la fiction ; cette histoire vraie a, du reste, tout du conte ou, diraient certains, du récit kafkaïen. Tout est vrai mais nous jouerons à le rejouer en fabriquant de faux documents sonores à partir des vrais, en transformant en saynètes des anecdotes racontées par Léa, en faisant résonner les voix fictives de Kafka, Max Brod, Milena Jesenska etc.
L’œuvre de Kafka met en scène des doubles de l’auteur, Léa Veinstein aura le sien : la comédienne Anna Cervinka (de la Comédie-Française). Le récit à la première personne accueillera une polyphonie qui donnera aussi à entendre les accents et les langues qui, de Prague à Jérusalem, sont la bande originale de cette histoire.
A partir des documents sonores rapportés d’Israël par Léa Veinstein, elle en a fabriqué d’autres. Alors qu’Anna Cervinka (de la Comédie-Française) interprète Léa Veinstein, Laure Egoroff a choisi de donner à entendre les voix fictives de Franz Kafka (joué par Philipp Weissert), Max Brod (Charles Morillon), Milena Jesenska (Carine Goron). Le comédien israélien Zohar Wexler lit des extraits d’Une histoire d’amour et de ténèbres (2002), d’Amos Oz, et joue ce chauffeur de taxi moqueur dans les rues de Tel-Aviv.
Depuis le 25 juin "Un gatto per i giorni difficili" (Chats sur ordonance) est sorti dans les librairies italiennes. Ce livre de l'auteur japonais Ishida Syou qui raconte avec délicatesse et humour le lien profond entre l'homme et l'animal, à travers lequel l'âme peut guérir grâce à un amour fait de gestes simples, capable de redonner une touche de magie même dans les moments les plus difficiles. Il se passe dans les hauteurs de Fuyachodori, à l'ouest sur Rokkakudori, en bas de Tomikojidori, à l'est sur Takoyakushidori. On s'y perd facilement dans le dédale des rues du centre de Kyoto. Ici, cachée parmi des immeubles anonymes et des ruelles sombres, se trouve une clinique spéciale. Elle ne peut être trouvée que grâce au bouche à oreille de ceux qui se sentent réellement perdus et qui cherchent de l'aide, une main tendue. Le traitement qu'il propose est en effet unique en son genre : un chat est prescrit à chaque personne, selon les cas. Celui qui confie les soins félins avec un peu de surprise et de scepticisme initial sera un employé lassé de l'oppression, un homme qui ne se sent toujours pas à sa place, une petite fille mélancolique à cause de la relation conflictuelle avec sa mère, un créateur de sacs à la recherche de un nouvel équilibre émotionnel et une apprentie geisha culpabilisée. Leurs vies ordinaires vont être bouleversées par leurs nouveaux amis non-humains : Bi, un métis de huit ans qui adore grignoter du papier ; Margot, un chaton aux yeux vert thé qui déteste les portes closes ; un chaton de quelques mois seulement qui réveillera des souvenirs douloureux ; un couple de chatons qui aiment le jour et la nuit, et en même temps espèrent un avenir vital et courageux ; et enfin, les amoureux des escapades nocturnes Chitose et Mimita. Ce seront eux, avec de petits désastres et un grand besoin de soins, qui changeront la vie des nouveaux propriétaires, leur redonnant l'envie de changer enfin de vie.
Pour la sortie de livre , l'éditeur Rizzoli propose d'adopter à distance pendant 6 mois 44 chats de l'Ente Nazionale Protezione Animali (Agence italienne de protection des animaux).
Plus de 150 membres de la communauté littéraire – dont Tracy Chevalier et Diana Beaumont – font don d’exemplaires de leur liste à la bibliothèque de Spellow Lane, touchée par les émeutes, dans le cadre de la campagne Reading Not Rioting de l’écrivaine policière Marnie Riches. L’auteur de romans policiers basé à Manchester a décidé d’aider la bibliothèque récemment développée après qu’elle ait été incendiée par des émeutiers le 3 août, lors de manifestations destructrices d’extrême droite qui ont eu lieu dans tout le pays. Spellow Lane a également inspiré un crowdfunder réussi, qui a maintenant collecté plus de 120 000 £ en deux jours, mais Riches voulait utiliser son réseau d’écriture pour se concentrer spécifiquement sur le stock de la bibliothèque.
Les romanciers historiques Chevalier et Eve Chase font partie de ceux qui ont fait don d’exemplaires de leur liste à Reading Not Rioting, ainsi que les auteurs de romans policiers C L Taylor, Elly Griffiths et Simon Toyne et l’agent littéraire Beaumont, qui s’est récemment joint à DHP.
« Cela a commencé comme un seul tweet », a déclaré Riches à The Bookseller. « J’ai vu que la bibliothèque de Liverpool avait été détruite par des émeutiers d’extrême droite et qu’elle venait d’être rénovée. J’étais tellement bouleversée parce que je suis une écrivaine du Nord et une écrivaine d’origine ouvrière, donc les bibliothèques sont très importantes pour moi et je comprends leur rôle dans la communauté.
« Il y a aussi le problème de la bibliothèque qui n’a pas de stock immédiat à portée de main. Ces émeutiers ont blessé une communauté parce qu’une bibliothèque est un lieu de cohésion sociale, d’apprentissage et d’amélioration de soi et que les gens ordinaires n’ont rien à lire.
"Alors je me suis dit, j’ai une liste de 20 livres et je peux leur envoyer une boîte et j’ai pensé que j’enverrais un coup de gueule [sur X] pour voir qui pourrait vouloir me rejoindre, j’ai un bon réseau car je suis un écrivain de romans policiers et j’ai été un écrivain pour enfants. J’ai lancé un appel disant que je donnais toute ma liste de dos et la réponse a été énorme. C’est le tweet le plus populaire que j’ai eu, avec 90 000 impressions et, surtout, près de 160 auteurs se sont déjà engagés à envoyer des livres.
Riches a coordonné l’administration et assuré la liaison avec la bibliothèque centrale de Liverpool, qui traitera les dons afin qu’ils soient prêts à être prêtés et les enverra à Spellow Lane.
"Il va certainement y avoir des dizaines de milliers de livres de stock envoyées. Cela a été une réponse énorme », a-t-elle déclaré. « En tandem avec le financement participatif, cela a été un bon moyen pour la communauté littéraire d’exprimer son indignation face aux émeutiers et sa sympathie pour la bibliothèque et ses lecteurs. »
Riches, qui écrit également de la fiction historique sous le pseudonyme de « Maggie Campbell », estime que la campagne symbolise également l’importance des bibliothèques et des livres en général. « Les bibliothèques sont une partie absolument essentielle de l’écosystème du livre, et cela me frappe que ces gens se révoltent par ignorance », a-t-elle déclaré. « Les livres sont un remède contre l’ignorance. Les gens ont été incroyablement généreux parce que nous reconnaissons tous que les bibliothèques sont une panacée à la désunion et à la haine que nous voyons.
La conseillère municipale de Liverpool, Ruth Bennett, a déclaré à The Bookseller la gratitude du conseil pour les contributions de la communauté : « Au cours des derniers jours, nous avons été contactés par un nombre incroyable de personnes, d’organisations et d’entreprises à la suite des emeutes du week-end qui ont conduit à de graves dégats à Spellow Hub et à sa bibliothèque », a déclaré le membre du cabinet chargé des finances, des ressources et de la transformation.
« Qu’il s’agisse de milliers de livres sterling de dons en espèces pour remplacer les livres et le matériel informatique détruits, ou de l’utilisation d’espaces de construction pour que les services communautaires puissent se poursuivre au moment où ils sont le plus nécessaires, la prévenance et la générosité ont été écrasantes. Cela montre le meilleur des habitants de Liverpool et d’ailleurs.
Bennett a ajouté : « L'équipe de notre bibliothèque évalue actuellement le stock de livres et l’équipement qui devront être remplacés et une enquête est également menée sur la structure du bâtiment. Une fois que cela sera terminé, nous serons mieux placés pour accepter officiellement les dons et les offres d’aide. Au nom de la ville, je vous remercie de votre soutien. C’est profondément apprécié et profondément humiliant.
Tout autre auteur, éditeur ou agent qui souhaite faire don de livres doit contacter Riches on X avant le vendredi 9 août @Marnie_Riches.
À l’occasion de la 29e édition et pour la première fois depuis sa création, la Nuit du livre de Bécherel (Ille-et-Vilaine), rendez-vous incontournable de la Maison du livre, accueillera l’association La culture de l’Art dont l’une des missions est de sensibiliser le public au langage du braille. Les membres de l’association La culture de l’Art, tiendront un atelier sur la place Jéaninn à Bécherel, samedi 3 et dimanche 4 août, pour rencontrer le grand public.
«Notre objectif est avant tout de sensibiliser les personnes car seulement 15 % des malvoyants maîtrisent le braille, explique Joël Hardy, président de l’association. Il y a beaucoup de pédagogie à opérer et de barrières à faire tomber.»
Bien que les innovations technologiques comme les assistants vocaux offrent des alternatives au braille, ce système d’écriture reste crucial pour l’alphabétisation, l’autonomie et l’intégration sociale des personnes aveugles et malvoyantes.
« En France, il y a 2 millions de personnes concernées. En 2050, elles seront trois fois plus nombreuses », prévient le président de l’association.
Durant tout le week-end et à travers des démonstrations pédagogiques, les visiteurs découvriront l’écriture et la lecture en braille. Ils repartiront avec leur carte de visite en braille et pourront s’initier à l’apprentissage de ce système , précise Christine Hardy.
Bernard Daudibon, président de l’association Bécherel Cité du Livre, se réjouit de cette collaboration : « Lorsque Monsieur Hardy nous a contactés pour participer à cette Nuit et présenter son projet, nous avons tout de suite été enthousiastes et nous avons volontiers ouvert nos portes. La présence de cette association apporte une dimension inclusive à l’événement. Il est important que la lecture et l’écriture soient accessibles à tous. »
En 2025, le système braille, inventé par Louis Braille, fêtera ses 200 ans.
« Il est reconnu dans 141 pays au profit de 240 millions de malvoyants à travers le monde, souligne Joël Hardy. Notre association a déposé un dossier d’inscription de l’apprentissage et de l’usage du braille à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel en 2023. C’est une première étape, nous aimerions par la suite que ce langage soit reconnu par l’Unesco. »
Depuis la fin juin 2024, une chaîne de solidarité s'est mise en place dans toute la Haute-Saône pour aider la bibliothèque de Breurey-lès-Faverney, victime des inondations. Les dons se succèdent pour réhabiliter la bibliothèque qui a perdu près de 500 livres et bandes dessinées. Jean-François Poirson, le gérant de la bibliothèque de Breurey-lès-Faverney (Haute-Saône), ne s'attendait pas à recevoir autant d'aide et d'attention. Fin juin 2024, sa petite bibliothèque a été dévastée par les inondations.
"On avait un mètre d'eau dans le local, tous les livres pour enfant qui se trouvaient au niveau du sol ont été détruits."
Des habitants sont alors immédiatement venus lui prêter main forte pour vider les lieux et essayer de faire partir l'eau et l'humidité.
"Et pour la collecte de livres, j'ai été contacté directement par Monsieur Vincent, c'est son initiative."
Monsieur Vincent, c'est Bryan Vincent, "monsieur associations" comme il se surnomme. Habitué des collectes, notamment de livres, il a vu les photos de la bibliothèque inondée (qu'il ne fréquente pourtant pas) et a immédiatement activé son réseau pour récolter le plus d'ouvrages possible. "On vit tous dans le même département, c'est important de s'entraider lorsqu'un d'entre nous va mal", rappelle-t-il dans un sourire. Il a alors lancé un appel aux particuliers, aux associations et aux bibliothèques locales, "ma pierre à l'édifice, c'est de collecter les ressources pour la bibliothèque.
" Depuis deux semaines donc, il passe son temps au téléphone et fait le tour des villages et communes du département pour récupérer des cartons de livres, qu'il trie ensuite avant de les déposer à la mairie de Vesoul. "Il faut principalement des livres pour les enfants et des BD en bon état, j'insiste dessus, il faut des livres qui ne soient pas cornés ni abîmés, ils seront lus par d'autres personnes ensuite !"
Un appel bien entendu par Edith Latasse à la bibliothèque de Colombes-les-Vesoul. "J'ai vu les photos, je me suis dit oulala, si ça arrivait dans notre bibliothèque, on serait vraiment désespéré." Elle a alors trié les rayons de sa bibliothèque et a sélectionné quelques 200 livres, la plupart récents, en bon état, et d'autres venant de dons d'habitués. Placés dans cinq cartons, ils attendent la venue de Bryan Vincent, qui
a déjà collecté près de 800 livres en deux semaines.
"On a un petit local, on ne pourra pas tout récupérer", rappelle Jean-François Poirson. "Tous les livres supplémentaires seront donnés à d'autres bibliothèques, associations, à des ressourceries et à des bourses aux livres. Et puis on espère surtout que nous aurons plus d'adhérents !"
Les dons peuvent donc se faire encore tout l'été à la mairie de Vesoul et auprès de Bryan Vincent. la bibliothèque de Breurey-lès-Faverney, elle, sera fermée tout l'été.
Un homme de 28 ans a été récemment interpellé par la gendarmerie de l’Orne pour vol. Un vol peu banal puisqu’il s’agit de livres fraîchement imprimés dans l’usine dans laquelle il travaillait… et qu’il revendait ensuite sur un site internet d’occasion. D’après les informations de L’Orne Hebdo, l’alerte aurait été donnée auprès de l’imprimerie par un éditeur qui aurait reconnu un de ses livres en vente sur internet… alors qu’il n’était pas encore à disposition des lecteurs en librairie. L’imprimerie a donc mené son enquête qui s’est portée sur ce jeune employé en CDD depuis quelques mois. Il a perdu son emploi. Le vol porterait sur plusieurs centaines de livres.
« Une plainte a bien été déposée par le directeur de Normandie Roto Impression au début de l’année 2025 », confirme le Parquet d’Alençon.
À l’issue de l’enquête, le jeune homme « s’est vu délivrer une convocation » devant la justice. Il comparaîtra en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), dite aussi procédure du « plaider-coupable », le 22 avril.
Contacté, le directeur de Normandie Roto Impression précise que « les livres ne nous appartiennent pas » et que tout ce qui sort des rotatives est propriété des éditeurs. Il relève que ce fait de vol est très rare.
La maison du célèbre poète surréaliste André Breton touchée par un incendie, dans le petit village de Saint-Cirq-Lapopie, dans le département du Lot. Aucune victime, mais des dégâts matériels. L'alarme incendie s'est déclenchée dans la nuit du lundi au mardi 4 mars 2025, vers 23h30. Un feu s'est déclaré dans un monument historique du petit village de Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot. Le bâtiment a en effet été la demeure du poète et écrivain, André Breton, avant de devenir le Centre international du surréalisme et de la citoyenneté mondiale. Dès que l'alarme incendie a retenti, le conservateur du musée, des élus et agents municipaux se sont précipités sur les lieux afin de sauver les œuvres d'art se trouvant à l'intérieur de l'imposante bâtisse. "On a essayé d'éteindre ce que l'on pouvait dès le départ, confie le maire. Mais c'était bien au-delà de ce que l'on pouvait imaginer. On a sorti des œuvres."
Selon nos informations, les flammes se sont propagées au premier étage. Depuis l'extérieur, des traces de suie sont effectivement visibles autour des fenêtres situées à l'étage.
Une malle contenant des éléments de la collection André Breton a notamment été endommagée. Le feu a été éteint vers 2h du matin par la quarantaine de sapeurs-pompiers du Lot dépêchés sur les lieux. Ce matin, place aux gendarmes, venus effectuer les premières constatations et analyses pour déterminer les causes de l'incendie, pour l'heure, inconnues.
Très ému, Frédéric Decremps nous a avoué vivre un moment compliqué. "On a terminé la rénovation l'an dernier. Le bâtiment est tout neuf. On se dit que si c'est un problème électrique, comment ça peut arriver, quoi. Des œuvres ont brûlé, le travail de gamins a brûlé. C'est dur", confiait le maire de Saint-Cirq-Lapopie.
D'abord propriété du peintre Henri Martin, la bâtisse a été achetée au tout début des années 50 par André Breton qui est tombé sous le charme de Saint-Cirq-Lapopie, l'un des plus beaux villages de France. Le poète et écrivain y séjournait chaque été, de 1951 à 1966. Acquise par la municipalité en 2016, la maison André Breton sera par la suite restaurée et valorisée pour devenir le centre international du surréalisme et de la citoyenneté mondiale. Le lieu accueille des expositions, sert de résidence d'artistes et de centre de recherche universitaire.
L'Association of American Publishers (AAP) a publié aujourd'hui son rapport StatShot pour décembre 2024 reflétant les revenus déclarés pour le commerce (livres grand public), les presses religieuses, le matériel de cours pour l'enseignement supérieur et l'édition professionnelle. Le chiffre d'affaires total de toutes les catégories depuis le début de l'année a augmenté de 6,5 %, atteignant 14,2 milliards de dollars. Les revenus du mois de décembre 2024 ont diminué de 4,3 % par rapport à décembre 2023, s'établissant à 904,6 millions de dollars.
Les revenus du commerce ont augmenté de 6,0 %, à 9,5 milliards de dollars depuis le début de l'année. Les revenus des livres à couverture rigide ont augmenté de 6,8 %, à 3,5 milliards de dollars ; les livres brochés ont augmenté de 3,0 %, avec un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de dollars ; les livres grand public ont baissé de 13,3 %, à 122,9 millions de dollars ; et les reliures spéciales ont augmenté de 4,3 %, avec un chiffre d'affaires de 231,7 millions de dollars.
Les revenus du livre électronique ont augmenté de 1,6 % par rapport à 2023, pour un total de 1,0 milliard de dollars. Le format audio numérique a augmenté de 23,8 %, pour atteindre 1,1 milliard de dollars de revenus. L'audio physique a diminué de 37,4 %, pour atteindre 8,7 millions de dollars.
Jusqu'à huit ans de prison ferme ont été requis vendredi 12 juin contre six Géorgiens jugés à Paris pour le vol d'ouvrages de plusieurs auteurs russes, à la bibliothèque Diderot de l'Ecole normale supérieure à Lyon, à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Bulac) à Paris, courant 2023. Parmi ces auteurs figure notamment le poète et romancier du XIXe siècle Alexandre Pouchkine, qui a notamment écrit les livres Eugène Onéguine et Boris Godounov.
Les avocats de la défense ont pour leur part plaidé la relaxe. Pour le procureur, les prévenus ont procédé à "un véritable vol de trésor", "un vol massif, organisé, planifié, exécuté avec minutie, cynisme". Les six prévenus sont jugés depuis mardi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit et, pour certains, pour vol d'un bien culturel exposé.
Trois hommes comparaissent détenus. Parmi eux, deux hommes ont déjà été condamnés et incarcérés à l'étranger, mais ont été remis à la France pour qu'ils y soient jugés : Mikheïl Z., 50 ans, qui s'est vu infliger en Lituanie une peine de trois ans et quatre mois de prison pour le vol en bande organisée de publications du XIXe siècle ; et Beqa T., 49 ans, condamné à trois ans et six mois d'emprisonnement en Estonie. Une femme comparaît libre et deux hommes sont absents : ils ont été arrêtés en Géorgie, un pays qui n'extrade pas ses ressortissants, où ils ont été condamnés pour ces faits à cinq ans d'emprisonnement.
Lors de la 35ème édition du Printemps du Livre de Montaigu en Vendée, Bernard Minier, président d’honneur, animera un temps fort inédit. En raison de son engagement envers le Centre de Transcription et d’Édition en Braille (CTEB), il proposera une lecture dans le noir dans le but de sensibiliser le public aux problématiques d’accessibilité à la lecture pour tous.
Accompagné des comédiens Fanny Poulain, Lionel Pavageau et Céline Lemarié et d’une muscienne, Viji Hauser, il présentera sa nouvelle Tourisme macabre issue du recueil Les Chats et 14 histoires mystérieuses, diaboliques et cruelles (Éditions Pocket). Celle-ci fera l’objet d’une adaptation originale et immersive… les yeux bandés, le samedi 29 mars, à 18h30 au Cinéma Grand Écran de Montaigu-Vendée ! Pour s'inscrire cliquer ici.
À l’approche des vacances scolaires, BSF a offert cette année encore des sacs à dos remplis de livres à 3 000 élèves allophones nouvellement arrivés en France et scolarisés dans les académies d’Amiens, Aix-Marseille, Créteil, Paris, mais aussi à Strasbourg, désignée Capitale mondiale du livre en 2024 par l’UNESCO. Dans chacun de ces sacs : des livres choisis spécialement pour eux par des camarades de leur âge. De quoi partager le goût de la lecture, progresser en français, découvrir d’autres langues et cultures mais aussi expérimenter la solidarité. Ce programme, porté par BSF pour la sixième année consécutive est un projet pédagogique de grande ampleur à destination des élèves scolarisés en UPE2A – Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants. Ce dispositif de l’Éducation nationale permet à des enfants nouvellement arrivés en France d’être inscrits dans une classe “ordinaire”, tout en bénéficiant d’un accompagnement adapté pour apprendre le français. Pleinement inclus dans le système scolaire, ces élèves peuvent ainsi faire de nouvelles rencontres et reprendre confiance en eux. Tout au long du mois de juin, 3 000 élèves du CP à la 3ème ont ainsi reçu un sac de cinq livres choisis spécialement pour eux en fonction de leur âge, leur niveau de français, leurs centres d’intérêt – grâce à un travail pédagogique effectué avec leurs enseignants et leurs camarades, sur la base d’une bibliographie et de fiches d’activités établies par BSF. Ces livres sont issus du catalogue de BSF composé des dons faits à l’association par des particuliers mais aussi des maisons d’édition comme Amaterra, Voce Verso, Maison Eliza, D’eux Editions, Editions MeMo, Talents Hauts et Kilowatt.
« Ce programme incarne l’amour de la langue, de la lecture et de l’écriture. C’est un programme formidable et bénéfique qui offre une entrée ludique dans la lecture et le monde de l’écrit. À travers Mon sac de livres, j’ai souhaité partager à mes élèves un message d’ouverture et de bienvenue dans notre pays. » Adeline Delaveau, professeure au sein de l’école Dulcie September à Ivry-sur-Seine et participante au programme “Mon sac de livres”.
Au cœur de « Mon sac de livres” : le partage entre élèves. Tout au long de l’année, les professeurs participants au programme ont mené des activités autour de la lecture et de l’écriture, s’appuyant entre autres sur les fiches d’activités plurilingues créées par notre partenaire l’AFaLaC.
Ces ateliers ont permis aux élèves de voie “classique” d’interroger la relation entre les livres et leurs lecteurs et de mettre en lumière le rôle de la lecture dans leur propre parcours. Les élèves d’UPE2A, quant à elles·eux, ont réalisé des poèmes, des textes et des dessins afin de faire découvrir à leurs camarades leurs langues et cultures d’origine.
« Durant l’année, de nombreux travaux ont été réalisés autour de la langue, de la poésie et de la lecture. Pour mieux se connaître, les enfants ont par exemple réalisé des portraits chinois en utilisant les méthodologies présentes dans le kit pédagogique fourni par BSF. Ensemble, nous avons aussi beaucoup écrit : les élèves se sont rendu compte qu’écrire un petit texte, une phrase, était tout à fait possible. Mettre la lecture à leur portée leur permet de se valoriser et de réaliser qu’ils peuvent aussi – qui sait – devenir écrivains. » Adeline Delaveau.
Des rencontres avec des auteurs, éditeurs et illustrateurs ont aussi été organisées dans plusieurs classes afin de permettre aux élèves de découvrir l’envers du décor du monde du livre.
« Ce programme couronne avec joie notre travail autour du livre effectué tout au long de l’année. La distribution des sacs de livres en fin d’année les a beaucoup touchés. Consulter un livre, l’échanger, le prêter est extrêmement précieux pour eux. Le ramener chez eux, le montrer à leurs parents, leurs frères et sœurs, le transmettre à leurs enfants une fois adultes. Pour certains, c’est leur première bibliothèque, ces livres les suivront longtemps. » Adeline Delaveau.
Pour la première fois en 2024, et avec le soutien de la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DIAIR), 250 jeunes volontaires en service civique du programme VOLONT’R – jeunes français et jeunes étrangers primo-arrivants âgés de 16 à 25 ans – ont été accompagnés pour composer des sacs de livres en binôme et organiser des activités autour de l’interculturalité et de la citoyenneté.
Le marché du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles a légèrement reculé en 2023 de 0,3% à 264,8 millions d’euros, indiquent mercredi l’Association des éditeurs belges (Adeb) et Pilen, l’association des professionnels du livre. Si ce résultat reste au-delà de celui de 2020, ce faible recul en valeurs cache en réalité une baisse assez importante du nombre d’exemplaires vendus, relèvent les associations, étant donné que le prix moyen du livre acheté a crû de 5,1%, à 13 euros l’exemplaire.
Par ailleurs, l’Adeb et Pilen soulignent que “l’inflation en 2022-2023 a largement dépassé les 10% en Belgique”. La légère diminution de 0,3% “traduit donc un recul très important en euros constants pour tous les acteurs de la filière”.
Si le volume d’affaires des libraires a progressé de 2,9%, les ventes en ligne sur les sites de revendeurs et les achats dans les grandes surfaces culturelles ou chaînes de librairies ont régressé de plus de 3%. Les ventes directes sont restées stables l’an dernier et représentent un dixième des ventes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le chiffre d’affaires des librairies a atteint 104,1 millions d’euros, porté par une augmentation des exemplaires vendus et du prix de vente moyen dans le segment “littérature générale”. Celui-ci devient d’ailleurs le premier en termes de ventes (61,4 millions d’euros), détrônant les bandes dessinées qui accusent, elles, une érosion de 1,2% (60,1 millions d’euros).
Trois types d’ouvrages ont connu un déclin important de leurs ventes : les livres pratiques (-9,2%), ceux pour la jeunesse (-7,1%) et les ouvrages de sciences humaines techniques (-2,8%). Les livres scolaires ont, eux, progressé de 6,3%. Le chiffre d’affaires des éditeurs a atteint l’an dernier 327 millions d’euros (+1,5%). Cependant, au regard de l’inflation, ce résultat est synonyme de baisse de marge “très importante”, alerte l’Adeb, “d’autant plus que les coûts de production ont connu des hausses de 30 à 100 % sur cette période”. L’édition numérique (+8,65%), surtout en langue néerlandaise, relève l’Adeb, compense la régression des ventes de livres physiques (-0,57%) et de cessions de droits (-2,87%). Le numérique contribue ainsi à hauteur de 25% du chiffre d’affaires global du secteur et a connu une hausse de 6,5 millions d’euros par rapport à 2022. Les sciences humaines et les livres scolaires représentent 97% des éditions numériques.
Si le nombre total de titres (ré)édités l’an dernier a chuté de 24% à 7.245, les ventes moyennes par titre ont crû de 28%. En moyenne, chaque titre s’est vendu à 4.357 exemplaires en 2023, tous genres confondus. Selon l’Adeb, cela montrerait que “les éditeurs ont globalement choisi la sécurité des titres ‘locomotives’ au détriment de la diversité d’édition”. Pour l’Adeb, “une réflexion sur le prix du livre sera inévitable si la diversité d’édition veut être préservée”, alors qu’il ressort depuis 2014 que le livre qui se vend est celui qui est bon marché, mettant sous tension la marge des éditeurs et des libraires.
L’Association des bibliothèques du Manitoba a annoncé jeudi que Cathy Ching, directrice de la Bibliothèque régionale du Centre-sud, à Winkler, et le reste de son équipe se verront décerner le tout premier Prix du livre sur les droits de la personne. Ce prix vise à récompenser les personnes qui défendent la liberté intellectuelle tout en favorisant la création d'espaces inclusifs et diversifiés dans les bibliothèques du Manitoba.
L'association a déclaré, jeudi, que les gestes de Ctahy Ching et du réseau des bibliothèques du centre-sud contre la censure ont inspiré la communauté et la province, incitant de nombreuses personnes du réseau de bibliothèques à proposer leur candidature pour le prix.
Cathy Ching espère que cette reconnaissance donnera confiance à d'autres établissements pour continuer à faire ce qu'il faut et à tenir tête aux personnes qui veulent supprimer les livres.
Nous sommes heureux que cela nous soit arrivé parce que nous sommes le deuxième réseau de bibliothèques rurales du Manitoba, déclare-t-elle. S'ils s'étaient attaqués à une petite bibliothèque autonome, elle aurait peut-être subi leur pression.
Certaines bibliothèques du Manitoba ont reçu des injures ou se sont fait voler des livres à la suite de la campagne visant à retirer certains livres sur l'éducation sexuelle pour enfants du réseau des bibliothèques.
L'administratrice de la Bibliothèque de Morden, Gail Hildebrand, affirme que la situation a eu un effet psychologique considérable sur les personnes travaillant à la bibliothèque.
«Nous étions constamment détournés de nos tâches quotidienne.»
, déclare Gail Hildebrand, administratrice de la Bibliothèque de Morden
Tout le travail que nous avons fini par faire, c'était juste d'affiner les politiques et de nous assurer que nous protégions les droits de nos clients et que nous ne permettions pas à une petite minorité de parler au nom de tout le monde, déclare-t-elle.
Le dispositif Pass culture est plébiscité pour l'achat de livres, selon une étude menée en collaboration avec l'Observatoire de la librairie du Syndicat de la Librairie française. Entre 15 et 18 ans, l'âge du public auquel le Pass culture est destiné, ce ne sont pas les DVD ou les concerts, ni les festivals qui dominent. Ce sont bien les livres : plus de la moitié des utilisateurs ont déjà réservé au moins un livre depuis la mise en place du dispositif, selon cette étude commandée par le gouvernement actuel.
C'est même le premier poste d'utilisation, avec environ 114 euros dépensés par bénéficiaire. Si depuis sa création il y a cinq ans, le Pass Culture a surtout mis en lumière l'amour des jeunes Français pour les mangas - en tête des genres les plus réservés avec près de 40% - la tendance s'inverse depuis le début de l'année. Ce sont désormais les romans et les nouvelles qui dominent le classement, avec 41% contre 30% pour les mangas. Autre enseignement dans l'air du temps : si les 16-19 ans passent plus de cinq heures par jour sur leur écran, plus de la moitié affirme qu'au moins une demi-heure sur ce total est utilisée pour la lecture.
L’aquarelle à l’origine de la couverture de la première édition d'” Harry Potter à l’école des sorciers”, début de la saga au succès planétaire, a été vendue mercredi à 1,9 million de dollars (soit plus d’1,7 millions d’euros) lors d’enchères organisées aux Etats-Unis. Réalisé par Thomas Taylor en 1997, le dessin montre le jeune garçon devant le train “Poudlard Express”, vêtu de ses lunettes rondes, de son écharpe rayée rouge et jaune et de sa cicatrice sur le front. Estimée initialement entre 400.000 et 600.000 dollars, l’aquarelle est devenue mercredi l’objet le plus cher pour des enchères liées à l’univers de J. K. Rowling, selon un communiqué de la maison Sotheby’s.
Thomas Taylor avait 23 ans quand, salarié d’une librairie jeunesse à Cambridge en Angleterre, il fut l’un des premiers à lire l’ouvrage sur demande du premier éditeur de “Harry Potter”, qui lui avait commandé une illustration. Cette première édition, parue le 26 juin 1997, avait été tirée à 500 exemplaires.