Du haut de ce mur peint du Mans (Sarthe), 66 années d’exploits automobiles en BD vous contemplent. Ce samedi 7 juin, la ville des 24 Heures inaugure une fresque qui reproduit la couverture du premier album des aventures de Michel Vaillant, « Le Grand Défi » (Éd. du Lombard, 1959). Un bijou signé Jean Graton, dessinateur de génie, mort en 2021. Ce projet, finalisé par le graphiste brestois Wen2 et financé par la librairie mancelle Bulle, est un hommage au héros et à son créateur, qui ont écrit eux aussi la légende la course.
« Jean Graton, que j’ai connu, était un mordu des 24 Heures, raconte Samuel Chauveau, le patron de Bulle. Sans Le Mans, Michel Vaillant n’aurait pas vu le jour. Il était temps de les saluer tous les deux. »
Un an de labeur. La municipalité a aidé le libraire à dénicher le pignon de l’avenue Bollée, propriété d’un particulier. Les héritiers de Jean Graton, la fondation qui assure la conservation de son œuvre et l’éditeur Dupuis ont cédé les droits. Et Samuel Chauveau a convaincu Wen2 de relever… ce grand défi.
« C’est un mur de 10 m de haut sur une surface de 100 m2 environ, explique l’artiste. J’ai travaillé à la nacelle. » Il a fallu tracer le dessin, en respectant le trait original, avant de colorer l’ensemble à la bombe. « C’est un style années 1960, avec des aplats. Idéal pour la technique du graffiti », dit Wen2.
Problème : la surface rugueuse a consommé beaucoup de peinture. Sept jours de travail. Le résultat est bluffant : Michel Vaillant est fidèle à lui-même et Le Mans fidèle au souvenir de Jean Graton.
L’instrument, acheté 30 millions de dollars, sera utilisé lors d’une série de concerts. S’il a fabriqué plusieurs centaines de violons, Antonio Stradivari n’a sorti de son atelier qu’une dizaine d’altos, et chaque vente de l’un de ces précieux instruments représente un véritable événement. La Bibliothèque du Congrès, à Washington, vient d’annoncer avoir acquis le « Tuscan-Medici », fabriqué pour répondre à une commande de Ferdinand de Médicis en 1690 – soit en pleine « période d’or » du luthier de Crémone. Le dernier propriétaire de l’instrument fut Cameron Baird, un philanthrope qui a fondé et dirigé d’importantes institutions musicales aux États-Unis, et qui par ailleurs jouait de l’alto. Après sa mort survenue en 1960, sa veuve l’avait loué à la Bibliothèque afin qu’il soit mis à disposition de musiciens.
Si la Bibliothèque du Congrès a pu acheter cet alto, c’est notamment grâce à un don de 20 millions de dollars du collectionneur David L. Fulton, qui a récemment vendu un violon à un prix record. La famille de Cameron Baird a quant à elle financé les 10 millions de dollars restants. « Nous continuerons à partager cet instrument remarquable avec les États-Unis et le monde entier […] Je suis très reconnaissante aux Fulton et aux Baird pour leur immense générosité », a déclaré la directrice Carla Hayden, dans des propos rapportés par la plateforme The Violin Channel.
L’alto, qui s’appelle désormais « Stradivari Fulton », a rejoint les cinq autres Stradivarius (dont un alto) que possède déjà la Bibliothèque du Congrès depuis une donation de la philanthrope Gertrude Clarke Whittall en 1935. Il sera joué tout au long de la saison 2025-2026, lors d’une série de concerts qui célébreront les cent ans de l’établissement.
Carrefour poursuit son ambition de rendre accessible à tous la lecture dès le plus jeune âge, et se fixe l’objectif de vendre 30 millions de livres à 1 euro d’ici 2030. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de son programme destiné à lutter contre l’illettrisme et les troubles liés à la dyslexie.
Rendre la lecture accessible à tous, notamment en donnant le goût de lire aux plus jeunes, est un enjeu de société et un facteur d’inclusion, auxquels Carrefour entend contribuer en lançant une nouvelle collection de 20 livres à 1€ en partenariat avec Rue Des Ecoles, à destination des enfants de 3 à 8 ans. Les 100 000 premiers acheteurs d’un livre de cette collection bénéficieront également d’un accès privilégié d’un an à une bibliothèque digitale qui réunit 100 oeuvres numériques.
Alors que 5% des enfants présentent des troubles liés à l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture, Carrefour a souhaité rendre cette collection davantage inclusive, en proposant cette année un ouvrage adapté aux enfants dyslexiques.
Le 9 avril, 5 000 enfants sont attendus lors des ateliers de lecture de 30 minutes animés par les équipes Carrefour dans 250 magasins partout en France.
Lancement exclusif d’un concours d’écriture, le lauréat sera édité en 2026
Afin de sensibiliser ses clients aux intérêts de la lecture et de l’écriture, Carrefour lance un concours d’invention auprès de Ma Communauté Carrefour qui rassemble plus de 700 000 membres. Chaque participant est invité à proposer une histoire sur le thème “Les Fruits et Légumes”. Le gagnant verra son histoire éditée dans un ouvrage à 1€ en 2026.
30 millions de livres à 1 euro vendus dans le monde d’ici 2030
A travers la richesse de son offre culturelle, l’enseigne entend jouer un rôle citoyen en démocratisant la lecture, savoir lire étant une compétence déterminante pour s’intégrer à tous les niveaux de la société. D’ici 2030, Carrefour se donne l’objectif de globaliser l’opération “Retrouvons le goût à la lecture” et se fixe l’objectif de 30 millions de livres à 1 euro vendus dans tous ses réseaux de distribution dans le monde d’ici à 2030.
En 2024, l'imprimé était toujours le format préféré des lecteurs européens qui achètent en ligne, selon les derniers chiffres d'Eurostat. Environ 14,7 % des résidents de l'UE ont acheté des livres, des magazines ou des journaux imprimés en ligne au cours des trois mois précédant cette enquête. Ce taux est deux fois supérieur à celui des personnes ayant téléchargé des livres électroniques ou des livres audio. Les pourcentages les plus élevés de résidents ayant acheté des livres, des magazines ou des journaux imprimés en ligne ont été enregistrés en Irlande (28,3 %), aux Pays-Bas (23,5 %) et au Luxembourg (22,7 %).
En revanche, les parts les plus faibles ont été enregistrées à Chypre (2,0 %), en Lettonie (3,8 %) et en Roumanie (5,3 %). Pour les livres électroniques et les livres audio, les parts les plus élevées ont été enregistrées en Irlande (22,3 %), au Danemark (19,7 %) et au Luxembourg (13,3 %). Les proportions les plus faibles ont été observées en Bulgarie (1,8 %), en Lettonie (2,5 %) et en Roumanie (2,6 %).
Au Danemark, à Chypre et en Finlande, la part de la population ayant acheté des livres électroniques et des livres audio a dépassé celle des livres imprimés.
TikTok a également contribué à stimuler les ventes de livres imprimés avec le hashtag #BookTok, de nombreux libraires ayant créé une section réservée à ces livres. "BookTok" est une section de TikTok consacrée à la littérature, où les créateurs de contenu téléchargent des critiques, des suggestions et d'autres contenus liés aux livres.
Les ventes de livres en Irlande ont atteint un niveau record de 170 millions d'euros en 2022, avec une forte augmentation du nombre de romans d'amour attribuée à l'influence de TikTok. Des auteurs comme Colleen Hoover ont pris la tête des classements, démontrant l'impact de la plateforme sur les tendances de lecture. Spotify investit également dans la littérature avec les livres audio. Il y a moins d'une semaine, la plateforme de streaming audio a étendu cette nouvelle option dans l'UE à l'Allemagne et à l'Autriche.
Deux groupes d'édition rivaux dans la bande dessinée, Média-Participations et Glénat, ont annoncé mardi un rapprochement dans le numérique, via une plateforme de manga et webtoon, les BD japonaises et coréennes. Glénat, qui se présente comme "pionnier et leader en France sur le manga", et Média-Participations, maison mère entre autres de Dargaud, Dupuis, Le Lombard et Kana, ont pour point commun un actionnariat familial. Le rapprochement entre les deux groupes prend la forme de l'entrée, à hauteur de 33,3%, de Glénat au capital d'ONO, plateforme lancée début 2023 par Média-Participations. ONO va ainsi offrir le catalogue de Glénat, dont l'une des séries phares du manga dans le monde, One Piece d'Eiichiro Oda.
"Deux ans après le lancement d'ONO, face à la forte concurrence de nouvelles plateformes internationales et des offres pirates, notre conviction et nos ambitions se renforcent: les acteurs européens doivent préempter ce marché", a affirmé le directeur général de Média-Participations, Julien Papelier, cité dans un communiqué.
Le manga et le webtoon ont connu une croissance effrénée en France au début des années 2020, avant de marquer le pas voire de reculer depuis 2023. Selon le cabinet GfK (groupe NielsenIQ), le chiffre d'affaires du manga a baissé de 13% en 2023, puis de 4% en 2024.
Pour Glénat et Médias-Participations, l'enjeu est aussi d'anticiper une désaffection prévisible pour le format papier. Le numérique "représente désormais 70% des ventes de manga au Japon", ont-ils relevé, alors qu'il reste encore très minoritaire en France.
En 2025, les amateurs de livres audio en Italie atteindront 11,4 millions , avec une augmentation de 3% par rapport à l'année précédente. Un chiffre qui confirme une tendance consolidée : au cours des quatre dernières années, en effet, il y a eu une croissance globale de 14 % du nombre d'auditeurs . C'est ce qui ressort de la dernière étude de NielsenIQ pour Audible – une société d'Amazon – qui mesure chaque année l'appréciation du public italien pour le divertissement audio, en surveillant les préférences et les façons d'en profiter. Une séance d’écoute moyenne durera 30 minutes, avec une fréquence moyenne de trois fois par mois . 35 % des auditeurs passent du temps à écouter des livres audio au moins une fois par semaine, soit 11 points de pourcentage de plus que ceux qui les écoutent sur une base mensuelle (24 %). Non seulement les livres audio sont écoutés davantage, plus fréquemment et plus longtemps, mais ils sont également évoqués entre amis et connaissances , ils sont considérés comme un sujet de conversation valable et 41 % les utilisent pour briser la glace. L'écoute est aussi une affaire de famille : 45 % des parents interrogés ont des enfants qui écoutent des livres audio .
Les histoires au casque sont une passion pour tous les Italiens, mais surtout pour les personnes âgées de 25 à 55 ans. Mais si l'on regarde les caractéristiques des Italiens les plus dévoués aux livres audio, l'identikit des gros utilisateurs , ceux qui écoutent tous les jours, coïncide avec celui des soi-disant « gros lecteurs ». En 2025, il s’agit de femmes entre 45 et 54 ans – même si la tranche d’âge 25-34 ans enregistre des niveaux d’écoute quotidienne tout aussi élevés – et une légère majorité provient des régions du sud de l’Italie.
« Le lien vertueux entre lecture et écoute se confirme et se renforce » : ceux qui écoutent des livres audio sont très souvent aussi des lecteurs habituels, et les deux formats s’avèrent complémentaires plutôt qu’alternatifs. 55% des utilisateurs déclarent avoir écouté un livre qu'ils ont déjà lu, et 48% ont lu un livre après l'avoir écouté . Écouter des livres au casque a également un impact positif sur les achats en librairie, 52 % des personnes interrogées déclarant avoir acheté le livre au moins une fois après avoir écouté le livre audio. Les livres audio sont donc un allié valable de la lecture : 68 % des auditeurs les considèrent comme un moyen efficace de continuer à profiter des histoires même lorsque les mains et les yeux sont occupés par d’autres activités . Parmi les raisons qui poussent les gens à s’approcher du format audio, la curiosité d’ expérimenter une nouvelle façon de lire (27%) et l’envie de sortir de sa zone de confort en explorant des titres inattendus (11%) ressortent. Les livres audio se révèlent ainsi être un outil de repérage culturel , capable de faire découvrir aux lecteurs de nouveaux auteurs et des genres moins fréquentés ou de les aider à se tenir au courant des nouveautés. Alliés dans le chaos du quotidien, les livres audio sont un antidote pour échapper à la surexposition aux écrans (59%) ou pour combattre la solitude et le stress (52%). Ils sont considérés comme des alliés valables même en voyage : pour 47 % des Italiens, ils constituent un moyen d'accéder à des livres dans leur propre langue lorsqu'ils sont à l'étranger, et ils aident à aborder des genres qu'ils ne liraient pas en format papier (49 %). Mais le plus grand avantage reconnu aux livres audio – explique toujours Audible – est la possibilité de les écouter tout en effectuant d’autres activités , « le multitâche tant apprécié, apprécié par 68 % de l’échantillon ». Plus de la moitié des personnes interrogées l’utilisent principalement en déplacement – en voiture, dans les transports en commun ou à pied –, tandis que le pourcentage de ceux qui l’écoutent à domicile diminue , même si cela reste le lieu d’utilisation privilégié (63%).
Le genre, le thème et l'auteur guident les auditeurs dans le choix du prochain titre
Le genre est le principal facteur déterminant dans le choix du prochain titre à écouter (72%) . Les titres les plus populaires sont la fiction littéraire , les thrillers et la fantasy (tous à 28 %), suivis du policier et des classiques .
Parmi les éléments les plus déterminants dans le choix, on retrouve l' auteur (57%) : pour beaucoup, les livres audio sont un moyen de découvrir de nouveaux auteurs et de se tenir au courant de l'actualité éditoriale. Un cinquième de l'échantillon est intrigué par les titres qui ont remporté d'importants prix littéraires , 25% regardent avec intérêt la maison d'édition, tandis qu'un tiers des auditeurs sont attirés par des titres qui ont également été adaptés au grand ou au petit écran , comme le récent Mickey7, dont le roman a inspiré le nouveau film de Bong Joon-ho. Bien que l'italien reste la langue la plus populaire (95%), l'écoute en anglais est également en hausse , choisie par 28% des utilisateurs.
Dans un monde dominé par la passion pour les grandes histoires, les suites et les spin-offs peuvent se transformer en n’importe quel format disponible (livres, films, séries télévisées, jeux vidéo, romans graphiques, etc.), y compris les livres audio. En effet, un auditeur sur cinq apprécie les spin-offs audio de séries télévisées et de films , notamment tous les titres qui voient ses personnages préférés aux prises avec d’autres intrigues inédites (57 %) et ceux qui se plongent dans l’histoire de personnages secondaires (43 %).
Depuis le 19 avril, Homebox et Bibliothèques sans frontières se mobilisent, ensemble, pour faire accéder la culture, l’éducation et l’information à tous. Ainsi, depuis cette date et jusqu’au 11 mai prochain, les centres Homebox de Champagne-au-Mont-d’Or et de Décines-Villeurbanne sont devenus des points de collecte.
Une opération solidaire qui permet à chacun de faire des dons de livres qu’il n’utilise plus. Romans, bandes dessinées, album jeunesse, etc., tous les ouvrages, en bon état sont acceptés, à l’exception des manuels scolaires, encyclopédie, dictionnaires et guides de voyage. Les œuvres de littérature jeunesse ou de documentaires sont particulièrement plébiscitées et recherchées.
Une fois collectés, ils seront redistribués pour soutenir les différents projets menés par Bibliothèques sans frontières, à savoir la création de bibliothèques dans les quartiers prioritaires, l’équipement de centre d’accueil d’urgence ou encore le financement d’autres idées, via la revente solidaire de certains ouvrages.
« Participer à cette opération aux côtés de Bibliothèques sans frontières s’inscrit dans la continuité de nos engagements pour plus de solidarité », déclare Cyrielle Vandenbroucke, directrice RSE d’Homebox.
Jeff Kinney a déclaré à USA Today qu'il offrirait 20 000 livres par mois jusqu'à ce qu'il atteigne 160 000 au total aux enfants américains. Cette action se fait en partenariat avec l' association à but non lucratif First Book. C'est une année importante pour Kinney and Abrams Books, qui publie « Journal d'un dégonflé ». Non seulement le vingtième tome approche à grands pas, mais les ventes approchent les 300 millions d'exemplaires.
« J'adore leur mission et leur philosophie », déclare Kinney, soulignant que First Book veille à proposer des livres variés afin que de nombreux enfants soient représentés. « Beaucoup d'enfants qu'ils aident n'ont jamais possédé de livre. On le voit lorsqu'on donne un livre à un enfant qui n'en a peut-être pas chez lui ; il a du mal à croire qu'il peut le garder et qu'il lui appartient. Parfois, il le serre contre lui par réflexe, car il y tient beaucoup. »
Kyle Zimmer, présidente et directrice générale de First Book, se souvient que « mes propres fils riaient aux éclats lorsqu'ils lisaient les livres de Jeff », a-t-elle déclaré à USA TODAY dans un communiqué.
« C'est le genre de joie et d'amour des livres que nous souhaitons transmettre à chaque enfant », a-t-elle poursuivi. « Nous sommes ravis de collaborer avec Jeff et Amulet/Abrams Books et de consolider notre partenariat de longue date. »
L’association Voyages culturels, présidée par Joël Baptiste et dont la vocation consiste à promouvoir la lecture auprès d’un public le plus large possible, organise, ces prochains jours, une mise à disposition de livres dans le centre-ville d’Alès, baptisée "Dégustez, lisez", en partenariat avec les commerces que sont Alès Librairie, La Brûlerie, la Fromagerie de l’Abbaye et le Caveau de Bacchus. Le principe de cette opération est simple : repartir d’une boutique avec un livre, offert, après y avoir effectué un achat. Cette initiative prendra corps dès ce mardi, à partir de 8 h 30. En effet, à La Brûlerie (à proximité du chantier des halles) pour commencer, le 22 avril, donc, et jusqu’au 26 avril, pour un café consommé, un livre sera offert. "Roman noir de préférence", s’amusent les organisateurs. Puis, du 29 avril au 3 mai, ce sera au tour de la fromagerie des halles d’entrer dans la danse puisque pour un fromage acheté, un ouvrage sur le fromage ou la cuisine sera proposé. Ensuite, du 6 au 10 mai, au Caveau de Bacchus, situé place Henri-Barbusse, pour une bouteille acquise, un livre sera offert, lequel portera sur le vin ou les accords entre vins et mets.
Dans un second temps, une rencontre-dédicace avec un ou une auteure sera organisée par Alès Librairie, dans un ou plusieurs endroits d’Alès.
La Bourse aux livres, acteur français du livre d’occasion, poursuit son développement avec près de 3 millions de livres collectés, dont 2,2 millions revendus en 2024. La plateforme déclare une croissance de 70 % de son chiffre d’affaires, qui atteint les 13,5 millions d’euros pour l'exercice 2024. La start-up parisienne propose un système de revente qui repose sur le téléchargement de son application. Le particulier scanne à l’aide d’un smartphone le code barre du livre qu'il souhaite revendre. Une fois cette étape réalisée, La Bourse aux livres prend en charge la réception du colis, la revente et la réexpédition. Selon l'entreprise, 80 % des livres trouvent un acheteur.
Ainsi, chaque jour et grâce à une équipe de dix salariés, entre 8 000 et 10 000 ouvrages sont expédiés depuis le centre de logistique situé à Beauvais, en région parisienne. Forte de son succès en France, la start-up s’étend également à l’international avec 10 % de son chiffre d’affaires réalisé notamment en Belgique, au Canada, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni.
Selon Dorian Lovera, cofondateur de l’entreprise, La Bourse aux livres « réinvente le métier de libraire et vise à mieux accompagner les lecteurs dans le passion de la lecture et son accessibilité. »
En plus d’une démocratisation de la culture, la plateforme défend des ambitions écologiques : depuis sa création en 2018, elle estime avoir permis d’économiser 1 000 tonnes de CO2, d'après une certification bilan carbone réalisée par Natural Development. Car un livre d’occasion émet, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), une empreinte carbone 3,5 fois moins importante qu’un livre neuf. Cependant, si le marché de l’occasion montre de réels atouts écologiques et progresse rapidement, la rémunération des auteurs constitue un vrai enjeu. Un thème abordé par le président de la République Emmanuel Macron au dernier Festival du livre de Paris.
Contacté par Livres Hebdo, Dorian Lovera souligne que la plateforme a mis en place un partenariat avec la Société des gens de lettres (SGDL) à qui elle a versé 50 000 euros en 2024. Un montant en partie financé par les dons des clients de la plateforme au moment de l’achat de livres.
Les livres audio connaissent une popularité croissante dans les bibliothèques publiques américaines, comme le montre une enquête menée en septembre 2024 par l’APA, le Library Journal et le School Library Journal. Près de 500 bibliothécaires ont participé à cette étude, fournissant des données précieuses sur la demande, les budgets et les critères de sélection des formats audio. Les résultats confirment que les livres audio numériques surpassent les formats physiques. Pour les collections adultes, cela représente 70% des circulations d’audio numérique. Cette proportion varie selon la taille des populations desservies : les petites bibliothèques affichent un équilibre 50/50, tandis que les grandes bibliothèques prêtent jusqu’à 90% numérique et seulement 10% physique.
Dans les collections jeunesse, les formats physiques continuent d’afficher une croissance remarquable, avec 54 % des bibliothécaires signalant une augmentation des emprunts. Des innovations comme les Wonderbooks et Playaways semblent stimuler cette tendance, même si les prêts numériques restent majoritaires à 55 %.
Les bibliothécaires indiquent que les livres audio représentent en moyenne 11,8 % des budgets pour les livres audio adultes. La part est de 8,5 % pour les audio livres jeunesse. Pour les collections adultes, 36 % prévoient d’augmenter leurs dépenses, tandis que 41 % estiment qu’elles resteront stables. Les collections jeunesse montrent des budgets majoritairement constants, avec seulement 22 % des répondants prévoyant une hausse. Ces chiffres ne tiennent pas compte des récentes coupes budgétaires annoncées depuis l’arrivée de l’administration Trump.
Les demandes des usagers et les recommandations professionnelles restent les principaux moteurs des décisions d’emprunt. Les usagers préfèrent clairement les livres narrés par des humains plutôt que les voix générées par l’IA. Le rapport complet est disponible ici.
L’Association Libraires du Sud et Québec Édition organise les Tournées en Amour pour faire connaître la littérature québécoise aux provençaux. Les maisons d'édition participantes sont Les 400 coups, Écosociété, Éditions de l’Isatis, les éditions du passage, Les Éditions du remue-ménage, Héliotrope, Mémoire d’encrier, La Montagne Secrète, L’Oie de Cravan, La Peuplade, Pow Pow, Québec Amérique.
Lors de ces tournées, vous pourrez rencontrer des auteurs québécois dans les 19 librairies suivantes situées en Provence-Alpes-Côte d’Azur :
L’Attrape-mots, Maupetit, Mazette, Mima, Pantagruel et la réserve à Bulles à Marseille,
Selon les statistiques de la plateforme de livres électroniques Waka, les Vietnamiens lisent en moyenne 13 heures et 15 minutes par semaine sur cette plateforme, en particulier les jeunes de 18 à 24 ans qui sont à la tête de cette tendance. Les livres numériques sont l’une des tendances privilégiées par les jeunes car ils sont pratiques, compacts, faciles à transporter et peuvent être lus dans n’importe quelle situation. Les livres numériques peuvent être considérés comme une solution pour aider à compenser l’habitude de lecture traditionnelle. Cela peut être considéré comme un signal positif dans le contexte où les lecteurs, en particulier les jeunes lecteurs, sont de plus en plus attirés par de nombreuses formes de divertissement modernes et diverses aujourd’hui.
Les statistiques de Waka montrent que les Vietnamiens d'aujourd'hui sont plus actifs en matière de lecture, lisent davantage, sont plus intelligents et plus modernes. Le temps de lecture moyen par semaine des Vietnamiens est de 13 heures et 15 minutes, dépassant les pays ayant une forte tradition de lecture comme l'Inde (10 heures et 42 minutes), la Thaïlande (9 heures et 24 minutes) ou la Chine (8 heures). Il convient de noter que ce sont les jeunes – en particulier ceux âgés de 18 à 24 ans – qui sont à l’origine de cette tendance. Plus précisément, 51 % des utilisateurs de Waka ont entre 18 et 24 ans, suivis par la tranche d'âge des 25 à 34 ans avec 39 %. La tranche d'âge des 35 ans et plus ne représente que 10 %, ce qui montre que la génération Z et les Millennials (25-38 ans) sont la force clé qui apporte une nouvelle vitalité et de nouvelles tendances à la culture de la lecture, non seulement dans les livres papier mais aussi dans l'environnement numérique. La lecture de livres électroniques n'est pas seulement compacte, pratique, avec de nombreux livres dans un seul appareil électronique, mais aide également les lecteurs à économiser beaucoup d'argent. Les statistiques de Waka montrent qu'en moyenne, une personne lit 3 livres par semaine, soit l'équivalent de 12 à 15 livres par mois. Si vous achetez des livres papier, ce coût peut atteindre environ 1 800 000 VND/an. Pendant ce temps, avec un service de lecture complet comme Waka, les utilisateurs n'ont qu'à dépenser une tasse de thé au lait par mois pour accéder à une bibliothèque de livres de tous genres. De plus, 65 % des lecteurs de Waka passent plus de 5 heures par semaine à lire, la majorité choisissant de lire sur des téléphones portables - un format flexible qui ne prend pas de place et est facile à utiliser à tout moment et en tout lieu. Les statistiques de contenu de Waka montrent également que la littérature, les compétences générales et la parentalité sont les sujets qui intéressent le plus les lecteurs.
En conséquence, la littérature est le genre le plus populaire, représentant 28 %, dans lequel se distinguent les romans d'amour, de psychologie et de divertissement. Les compétences générales représentent 21 % des livres qui intéressent les lecteurs, se classant au deuxième rang. Cela montre que les jeunes lecteurs ont un fort besoin de connaissances en matière de développement personnel. Les livres sur la parentalité représentaient 15 %, principalement des lectrices âgées de 25 à 34 ans. Des sujets tels que les affaires - investissement (14%), les enfants (8%) ou la science - technologie (4%) sont également en tête, prouvant que les lecteurs ne recherchent pas seulement des livres électroniques pour se divertir et lire, mais recherchent également des connaissances pratiques pour les études, le travail et la famille. Les statistiques de Waka montrent également qu'actuellement, 87 % des utilisateurs de Waka se trouvent au Vietnam et que la plateforme s'étend actuellement à de nombreux endroits dans le monde, comme la communauté vietnamienne aux États-Unis (3 %), au Japon, en Corée, en Australie et au Canada. La carte du lectorat montre également que les lecteurs du Sud représentent 43 %, ceux du Nord 37 % et ceux du Centre 20 %.
Il est à noter que 59 % des lecteurs sont des femmes, avec une proportion dominante dans la tranche d’âge 18-24 ans (70 %). Cela montre que les femmes jouent réellement un rôle important dans la promotion de la construction de la culture de la lecture dans l’espace numérique aujourd’hui.
Depuis 2014, Waka a commencé son voyage en encourageant simplement les gens à passer 48 minutes à lire un livre chaque semaine. Après 10 ans, ce nombre a augmenté de près de 12 fois, atteignant 9 heures et 44 minutes - une fière réussite, surtout dans le contexte où la technologie change radicalement les habitudes de consommation de contenu. À la veille de la Journée de la culture du livre et de la lecture au Vietnam, ces statistiques constituent un signal positif, encourageant le cheminement vers la promotion de la culture de la lecture, qui est pleine de défis mais produit des résultats positifs à long terme.
Cette fois, c’est lancé. La société Filéas (pour Fils d’Informations Libraires, Éditeurs, AuteurS), dédiée au suivi des ventes de livres et au service de l’interprofession, est créée. Huit grands acteurs de la filière du livre (lire ci-après) ont signé les statuts de la SAS « à mission » ce vendredi 20 décembre.
Porté par le Syndicat national de l’édition (SNE), avec le soutien des libraires indépendants et représentants d’auteurs (du SLF, du Conseil permanent des écrivains et de la Société des gens de lettres notamment), et soutenu en partie par la Sofia et des fonds publics, Filéas ambitionne de fournir aux auteurs et éditeurs des données fiables sur les ventes de leurs ouvrages de manière hebdomadaire dès avril, puis quotidienne dès la fin d’année 2025.
« Je ne connais pas d’équivalent actuellement dans le monde » s’enthousiasme Renaud Lefebvre, directeur général du SNE, qui reconnaît : « On était en retard sur le sujet mais à partir de maintenant on prend de l’avance ».
Autour de la table du lancement de la structure dont le conseil d’administration sera présidé par Alban Cerisier, représentant du SNE et secrétaire général des éditions Gallimard, figurent de nombreux organismes interprofessionnels. « On s’appuie sur un socle solide de représentants de l’interprofession du livre pour ouvrir ce nouveau service qui sera dédié à la fourniture d’une donnée de vente globale par ouvrage, tous points de vente confondus », explique à Livres Hebdo ce dernier. « Les libraires jouent le jeu, d’autres viendront, et nous pouvons leur en être reconnaissants. C’est le sens de l’histoire. »
La plateforme sécurisée s’appuiera sur des outils éprouvés, avec « une structure ad hoc », précise Harriet Seegmuller, directrice et pour l’instant unique salariée de la structure. GfK fournira au lancement de la plateforme un flux hebdomadaire consolidé et extrapolé, couvrant chaînes, hypermarchés et librairies indépendantes.
Ce flux sera enrichi dans un second temps par les données quotidiennes de l’Observatoire de la librairie (un dispositif alimenté par les remontées des libraires indépendants via Alire et le SLF). Un partenariat avec l’ADELC, présidée par Antoine Gallimard, sera aussi mis en œuvre. « Avec GfK et les flux des libraires, on couvre presque tout le marché, même si certaines ventes échappent encore au radar », résume Matthieu de Montchalin, président d’Alire, l’Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques. Le système s’ouvrira par ailleurs à tout acteur de la filière consentant à apporter ses données. La Librairie Mollat a d’ores et déjà indiqué qu’elle rejoindra le dispositif.
Pour établir son référentiel « qui sera en constante évolution », assure Harriet Seegmuller, Filéas s’appuiera également sur les données du FEL (Fichier Exhaustif du Livre) et la base auteurs d’Electre (appartenant, comme Livres Hebdo, au Cercle de la Librairie).
La consommation de contenus audio en France poursuit sa progression, dopée par une adoption massive chez les jeunes adultes. C’est ce que révèle la cinquième édition du baromètre annuel « Les Français et le contenu audio », publié ce lundi par Audible, en partenariat avec OpinionWay.
Selon cette étude menée auprès de 3 005 personnes, 62 % des Français ont déjà écouté un contenu audio – podcast, série ou livre audio –, contre 55 % en 2020. La dynamique est encore plus marquée chez les moins de 35 ans : 82 % d’entre eux ont recours à ces formats, et plus de la moitié (51 %) écoutent des livres audio. Ce chiffre grimpe à 55 % chez les 20-24 ans, en hausse de 16 points en cinq ans. Audible observe une mutation des pratiques culturelles, où l’audio ne remplace pas, mais complète la lecture papier et numérique. Ainsi, 72 % des auditeurs déclarent lire autant, voire plus, depuis qu’ils consomment des livres audio. Le format agit comme un levier de découvrabilité : 68 % des répondants indiquent avoir découvert de nouveaux auteurs grâce à l’audio, souvent en dehors de leur spectre de lecture traditionnel.
La redécouverte des classiques bénéficie également de cette tendance (lire ci-après). Des titres comme Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, Les Misérables de Victor Hugo ou 1984 de Georges Orwell réinterprété dans une version originale Audible avec Dali Benssalah, Laëtitia Casta et Lambert Wilson, figurent parmi les contenus les plus écoutés en 2024.
Le segment du livre audio se structure autour de genres variés, avec une croissance notable des catégories Développement personnel, Santé, Parentalité et Bien-être, qui séduisent notamment les moins de 35 ans. Ces derniers privilégient également les romans policiers, thrillers et fictions contemporaines. Par ailleurs, 60 % des auditeurs consomment en audio des titres différents de ceux qu’ils lisent en format papier ou numérique, traduisant une complémentarité croissante entre les supports.
Si un Français sur trois écoute des livres audio (31 %), la croissance est avant tout tirée par les jeunes adultes, confirmant le rôle stratégique de cette cible pour les acteurs du secteur. Audible revendique plusieurs succès en 2024, dont des titres de Joël Dicker (Un Animal Sauvage), Guillaume Musso, ou encore Jean-Baptiste Andrea (Veiller sur elle, Prix Goncourt 2023).
Ce basculement générationnel conforte Audible dans sa stratégie de diversification de l’offre audio. « Les livres audio permettent d’élargir l’audience de la littérature et de démocratiser l’accès à des œuvres complexes, tout en répondant aux contraintes du quotidien », résume Aurélie De Troyer, directrice des contenus Audible pour l’Europe.
La filiale d’Amazon reste leader d’un marché français complètement bouleversé après l’arrivée en fin d’année de Spotify. Les deux géants du web se livrent depuis quelques semaines à un combat de stratégie, Amazon venant d’annoncer l’ouverture de son catalogue Audible à ses abonnés Amazon Music, et de visibilité. Aux États-Unis, l’entrée sur le marché de l’audio de Spotify il y a deux ans et demi avait doublé les perspectives de croissance du secteur lors de sa première année de présence.
Le chiffre d'affaires avait augmenté de 6,3 % en 2022, mais de façon artificielle, le prix des livres ayant gonflé de 7,1 %. Alors qu'entre 2023 et 2024, les prix se sont stabilisés (-0,1 %), tandis que le volume des ventes a lui augmenté de 5,2 %. Les éditions de poche sont les principales bénéficiaires de ce dynamisme. Avec une hausse de 7,3 %, le miniformat représente presque les trois quarts des ventes, confirmant que les amateurs de polar lisent énormément, et massivement des poches, surtout lorsqu'ils sont fauchés. En termes de saisonnalité, juillet s'avère un mois particulièrement propice au noir, vacances obligent, mais le mois de décembre se révèle indétrônable. Les fêtes de Noël représentaient 13 à 14 % des ventes annuelles en 2024, selon que l'on parle de volume ou de valeur, avec un point de plus comparé à 2023. Ces fêtes ont été suivies d'un mois de janvier spectaculaire en 2025, avec une hausse de 2 %, alors que l'on continue de redouter mars et septembre, des mois particulièrement en retrait.
Le top 10 des auteurs de polar en grand format ? Franck Thilliez, numéro 1 avec Norferville, chez Fleuve. Un polar dans le grand nord canadien, plus social et moins scientifique qu'à l'accoutumée, qui voit l'auteur de la série Sharko et Hennebelle faire un vrai pas de côté. En deuxième place, Bernard Minier, avec Les effacées, chez XO. La deuxième enquête de sa nouvelle héroïne espagnole, la flic Lucia Guerrero, nous entraîne en Galice sur les traces d'un mystérieux tueur de travailleuses pauvres, tandis que ce printemps on s'arrache le retour de son autre héros récurrent, Martin Servaz, dans H, qui vient de paraître.
Viennent ensuite les Anglo-Saxons, Stephen King chez Albin Michel, Harlan Coben chez Belfond, et Lisa Gardner, encore chez Albin, une habituée de la liste des best-sellers du New York Times, qui s'offre une puissante percée française depuis un an : elle totalise désormais 2 millions d'exemplaires vendus chez nous. Toujours dans le peloton de tête, Maxime Chattam - Albin Michel encore -, et Michel Bussi, qui fait coup double aux Presses de la Cité avec Les assassins de l'aube et Mon cœur a déménagé. Le destin de Folette. Dans ce top 10, en intégrant les versions de poche, Thilliez reste numéro un, mais avec cette fois son roman précédent, La faille, chez Pocket. On voit Fred Vargas réapparaître avec Sur la dalle chez J'ai lu, Jean-Christophe Grangé talonner ceux-là, en onzième position, avec Rouge karma, paru en mai dernier au Livre de poche. Ces lignes statistiques soulignent que les auteurs-locomotives tractent encore l'ensemble du marché, comme c'est le cas depuis des années.
Des auteurs « fétiches », qui confirment que la curiosité ne l'emporte pas en temps de frilosité économique. Le lecteur garde le nez dans son cache-col, et ne prend pas de risque. On le constate de façon récurrente chez Belfond, maison qui s'est mise au noir il y a seulement cinq ans, avec des textes plutôt littéraires. Carine Verschaeve, responsable éditoriale, explique que c'est même devenu un équilibre entre un « public frileux envers ce qu'il ne connaît pas », et les « best auteurs, comme Harlan Coben, qu'on aime aimer, avec qui on aime être ». Coben arrive 11e des ventes avec Sur tes traces chez Pocket, 17e avec Méfie-toi, le grand format. Cette notion de « confort » que procurent les terrains connus - comme le sont les valeurs refuge en économie -, a connu son âge d'or durant la pandémie. Mais on pensait qu'en sortant de la crise sanitaire, la cote serait aussitôt en décrue ; or les « best auteurs » sont restés « les best », avec, pour les Français, la triplette Thilliez-Minier-Bussi.
Selon Carine Verschaeve, les Suédois appartiennent également à cette catégorie de « lectures doudou », puisqu'il s'agit d'une « littérature relativement codifiée ». Dans les étrangers qui caracolent en tête, on trouve les deux Camilla suédoises : Camilla Läckberg, qui revient nous glacer ce mois-ci avec Mirage (Actes Sud) et Camilla Grebe, qui nous plonge dans Les ténèbres de Mörkret (Calmann-Lévy). On note que le virage radicalement féministe pris par Camilla Läckberg depuis La cage dorée paru en 2019, deux ans après l'affaire Weinstein, lui a possiblement permis de garder la tête du classement des ventes dans un secteur où les lecteurs sont une majorité écrasante de lectrices. La belle ascension cette année de Johana Gustawsson, la Marseillaise installée à Stockholm, avec le titre de cet hiver, Les morsures du silence (Calmann-Lévy), aux accents plus féministes que le précédent, L'île de Yule, est sans doute elle aussi amplifiée par cet ancrage. Dans le classement des meilleures ventes, les Français montent de plus en plus haut. Et l'on peut y voir un effet salon-signatures pour des auteurs qui sont plus présents que les étrangers en région lors d'événements littéraires.
Pour Caroline Lépée, l'éditrice de Guillaume Musso chez Calmann-Lévy, le succès massif des auteurs de polar français est dû en grande partie au fait qu'ils écrivent de plus en plus sur des terrains qu'ils connaissent bien, « ce que font les Américains depuis longtemps ». Elle prend pour exemple le succès de Jean-Christophe Rufin avec son enquêteur à imperméable fripé, Aurel le Consul. Au-delà de la légèreté, qui est rare dans le polar, l'ex-diplomate amène une véritable « connaissance du terrain », sans verser dans le roman d'espionnage brut de décoffrage.
Dans cette veine, Caroline Lépée nous annonce le prochain objectif de la maison : Alexandra Julhiet, en mai, avec La fête de l'ours. Après Car un jour de vengeance, paru en 2023, l'autrice amène « une voix de femme, complète et cohérente », affirme Caroline Lépée, qui ajoute détester dire ce genre de choses. Comprenez que son héroïne pense dans le roman comme une femme réelle, c'est-à-dire « des choses qu'on pense toutes et qu'on n'ose pas dire tout haut ». Un village de montagne, des souvenirs d'enfance qui remontent peu ou mal pour une femme dont l'environnement va tourner à l'absurde lors de rites ancestraux ; une fête où, comme à Bayonne, il vaut mieux être dans la rue à 16 heures plutôt qu'après 23 heures... On a hâte. En parlant de pas de côté, et d'ours, Gallmeister, la maison dont c'est le symbole, affiche un Italien à son tableau de chasse, ce qui est suffisamment rare pour être mentionné. « Piergiorgio Pulixi s'installe comme un auteur poids lourd », nous explique Oliver Gallmeister, le patron qui vient de souffler la vingtième bougie de sa maison. « Avec le cinquième tome de sa série des enquêtes de Mara et Strega, Stella, qui paraît ce mois-ci, on n'est plus très loin des 400 000 exemplaires vendus, ce qui place Pulixi juste derrière Erri de Luca, présent depuis trente ans avec près de 50 livres, et bien devant Elena Ferrante. »
Les éditions Gallmeister, lancées grâce au genre autoproclamé du « nature writing », spécialiste de la littérature des grands espaces américains, qui flaire et publie le deuxième Italien le plus bankable de France, un comble ! Et c'est la preuve que l'agilité, dans le polar, paie. « Les auteurs plus littéraires de nos débuts, comme James Crumley ou Larry Brown, sont plus difficiles à vendre aujourd'hui, assure Oliver Gallmeister. Ce qui fonctionne désormais, ce sont les "high concept thrillers". C'est-à-dire des univers futuristes ou en lien avec la SF, comme les multivers, qui utilisent les recettes du thriller », nous apprend-il. Ainsi la trilogie Wayward Pines de Blake Crouch, disponible en poche chez Totem, s'est vendue à 100 000 exemplaires en douze mois. Alors qu'avec Peter Swanson, auteur de Huit crimes parfaits, Gallmeister n'est plus loin de donner, aussi, dans le cosy crime. Mais version rythmée.
« Il faut sortir de la case », corrobore l'éditeur Aurélien Masson, qui, après ses coups de maître à la « Série noire » suivi d'un passage aux Arènes, arrive chez Plon pour ouvrir totalement le champ des possibles. De fait, « le polar commence à intéresser d'autres lecteurs, nous assure-t-on chez Michel Lafon. On assiste à une démocratisation du genre, un décloisonnement. Les frontières sont en train de tomber, ce qui permet la conquête de nouveaux territoires », s'aventure Maïté Ferracci, directrice éditoriale.
« On pensait, il y a peu, que le genre allait se faire écraser par les séries tv, mais les auteurs ont réussi à passer ce cap et ce sont eux que la télé vient désormais chercher », poursuit Florian Lafani, qui est retourné chez Michel Lafon, après un passage chez Fleuve, pour y développer ce genre en « perpétuel changement ». « Le polar, dans les années qui viennent, ça va être le suspense à la croisée des genres », nous dit-on chez Belfond. Le marché va « aux genres très hybrides », approuve Glenn Tavennec, le directeur du label Verso au Seuil, qui regarde désormais vers la Corée, et mentionne au passage les éditions Sonatine, dont l'hybridation a toujours été l'ADN. Marie Misandeau, cofondatrice et tête chercheuse de Sonatine, nous confirme que « le polar utilise de plus en plus souvent l'enquête pour flirter avec les autres genres ».
Elle évoque la trilogie Dernier meurtre avant la fin du monde, de Ben H. Winters, qui vire au fantastique, comme d'autres le font vers l'horreur ou l'angoisse, tel La dernière maison avant les bois, de Catriona Ward, « la chouchoute de Stephen King ». « Quand Ward écrit ses livres, elle se fait peur toute seule ! On est à la limite du possible. Ce n'est même plus du thriller psychologique, mais de l'angoisse pure. » Marie Misandeau tente « un coup » l'automne prochain : « Un livre qui implique totalement le lecteur ». Un fait divers qui se déroule en Grande-Bretagne est raconté dans la première partie, suivie du même vu par l'enquêteur, puis par le juge. « Même si on connaît tous les codes, on se fait berner », conclut-elle à propos de Coupable ! de Hazel Ward.
Des livres « immersifs », doublés d'un certain retour au « mystère ». Plus besoin de meurtre, ni que ça saigne, « parfois même plus de crime, à peine macabre, on revient aux fondamentaux, à Christie, et au sens du mystère », poursuit la cofondatrice de Sonatine. Les codes changent. Ceux des jeunes adultes débarquent, avec un besoin d'être embarqués émotionnellement, d'immersion plus fort, comme dans les séries. « Il faut oublier le monde ancien, la bascule s'opère », certifie Glenn Tavennec. Et quand le polar « sort de la case », que reste-t-il ? Le mystère.
« Incompréhensible » et « antiaméricain ». Quelques citoyens américains sont venus témoigner leur soutien aux Canadiens, vendredi, après que l’administration Trump a annoncé la fin d’une règle non écrite centenaire permettant à ces derniers d’accéder librement à une bibliothèque à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis.
« Ça me crève le cœur. Ce que Donald Trump est en train de faire est une tragédie, ça pousse le Canada à devenir un allié de la Chine plutôt que des États-Unis, leur allié de toujours », a déploré Gus, un citoyen américain venu lire un discours enflammé devant la bibliothèque centenaire.
La bibliothèque et salle d’opéra Haskell, à Derby Line, au Vermont, est unique en son genre. La frontière canado-américaine y passe littéralement entre deux rangées de livres pour enfants. Sa porte d’entrée est située à une dizaine de mètres de la frontière sur le territoire américain, mais les Canadiens ont toujours pu y accéder sans devoir se soumettre au préalable à un contrôle au poste-frontière, pourvu qu’ils s’y rendent en restant sur le trottoir d’une petite rue transfrontalière. Des caméras installées du côté américain surveillent les allées et venues depuis plusieurs années. Mardi, la direction a cependant été informée par des responsables américains que cette entente historique ne tient plus. La décision fait suite à une visite récente de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et de représentants de l’U.S. Border Patrol, qui ont évoqué des risques de sécurité en discutant devant ses dirigeants.
« C’est absolument non fondé », déplore la députée fédérale de Compton–Stanstead, Marie-Claude Bibeau.
« Je veux juste dire que je suis absolument contre cette décision, c’est totalement antiaméricain », dénonce pour sa part Penny Thomas, une Américaine de Newport, au Vermont, venue manifester pancarte à la main devant l’immeuble.
La fin de l’entente historique force l’établissement, qui est entièrement financé par des dons du public, à construire une nouvelle entrée pour les usagers canadiens. Une sortie de secours qui se trouve sur le côté de l’immeuble, sur le sol canadien, sera convertie en porte d’entrée.
« On estime que ça va coûter plus de 100 000 $ », indique la présidente de la fiducie qui chapeaute la bibliothèque, Sylvie Boudreau.
Une campagne de sociofinancement a été lancée, et les administrateurs ont sollicité différents ordres de gouvernement pour obtenir de l’aide financière.
« Vous pouvez aussi encourager la bibliothèque et salle d’opéra en participant à nos activités. Venez voir nos films, nos spectacles, amenez vos enfants. Pour nous, à l’intérieur de la bibliothèque, malgré cette fermeture, c’est business as usual », affirme Mme Boudreau.
Dans le petit village frontalier de Stanstead, où les citoyens passent régulièrement d’un côté à l’autre de la frontière pour faire des courses ou participer à des activités sportives ou sociales, la fin de l’accès libre à la bibliothèque revêt un caractère hautement symbolique.Dans le petit village frontalier de Stanstead, où les citoyens passent régulièrement d’un côté à l’autre de la frontière pour faire des courses ou participer à des activités sportives ou sociales, la fin de l’accès libre à la bibliothèque revêt un caractère hautement symbolique.
« Cette façon de faire témoigne de la coopération et de l’amitié de nos deux pays », dit le maire, Jody Stone, qui reconnaît son impuissance à faire reculer l’administration Trump dans ce dossier. « Peu importe ce que fera cette administration, nous sommes amis pour toujours. Ce n’est pas un homme à lui seul qui va enlever ça. Nous buvons la même eau, partageons le même système d’égouts », souligne le maire.
« Bien que cette nouvelle n’ait aucun sens, elle ne viendra pas miner la merveilleuse relation qui unit nos deux communautés », croit aussi la députée Marie-Claude Bibeau.
Le 14 mars 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret exécutif qui prévoit de supprimer sept agences fédérales jugées « inutiles », dont l’Institute of Museum and Library Services (IMLS), l’unique organisme fédéral dédié au financement des bibliothèques et musées aux États-Unis par le biais de subventions, d'un soutien à la recherche et d'initiatives de politique publique.
Cette décision, qui s’inscrit dans une politique générale de réduction de la bureaucratie fédérale de la part de Donald Trump, suscite une vive opposition du secteur, notamment de l’American Library Association (ALA), la principale organisation professionnelle des bibliothécaires, qui a publié un communiqué revendicatif à cette occasion. Selon elle, cette décision mettrait en péril le financement, et donc les dispositifs et services proposés aujourd'hui, des 125 000 bibliothèques du pays.
Avec un budget de 295 millions de dollars en 2024, l’IMLS finance des bibliothèques et musées, en particulier dans les zones rurales et défavorisées qui bénéficient de dispositifs d’alphabétisation, d’accès à internet et d’aide à l’emploi, par exemple. Le décret signé par Donald Trump impose la suppression de toutes ces fonctions non obligatoires et la réduction des services restants au strict minimum légal.
En réponse, l’ALA demande au président Trump d’annuler cette décision et exhorte le Congrès ainsi que les citoyens à défendre le financement des bibliothèques. Elle les invite à contacter leurs représentants politiques et à se mobiliser dans les espaces publics. Dans son communiqué, l’association souligne que « 0,003 % du budget fédéral » est transformé en programmes et services qui suscitent 1,2 milliard de visites en personne chaque année, ainsi que de nombreuses autres visites virtuelles.
Surprise : le marché des guides touristiques est en net repli. Voilà le principal enseignement des données fournies par GFK pour l'année 2024, cela après deux années d'exceptionnelle embellie au sortir de la crise du Covid-19. En volume, le marché perd 6,3 % et, en valeur, il affiche 3 % de perte par rapport à l'année précédente. Un recul important et surprenant au regard des chiffres de bonne santé de l'industrie du voyage sur la même année, que chaque acteur de l'édition touristique interprète différemment : conjoncture politique instable en France pour les uns, impact de la loi Darcos sur les frais de port du livre pour les autres, incertitudes géopolitiques mondiales et effet JO pour les troisièmes...
« De manière générale, je crois que nous avons tous été surpris par l'ampleur du repli », résume Dominique Bovet, directeur éditorial de Lonely Planet France.
« Mais ses raisons sont extérieures aux mondes du tourisme et de l'édition, et c'est une grande chance », veut croire Philippe Gloaguen, créateur et directeur du Routard.
Cette baisse de régime se reflète avant tout sur la première destination touristique des Français : la France. Les ventes de guides touristiques hexagonaux reculent de 13,1 % en volume (et jusqu'à 37 % pour Paris), et de 10 % en valeur. Devant, les guides Europe résistent un peu mieux (-6 % en volume, -3 % en valeur) et, confirmant la tendance de l'an passé, les guides monde limitent le mieux la casse, reculant de seulement 2 % en volume, et gagnant même 0,6 % en valeur. Des constats qui se vérifient globalement dans les ventes des leaders du marché.
« L'effet météo et la conjoncture difficile en France, couplés aux prix de la destination, ont accéléré le recul des ventes. Le monde, porté par la reprise du tourisme international et des trafics aériens, nous a permis de sauver la mise, et nous continuons à investir dans ce sens : plus sur le monde que sur la France », confirme Philippe Orain, directeur des guides Michelin Voyage et Cultures.
« Malgré la baisse, la France reste évidemment leader de nos ventes avec la proche Europe. Mais l'appétence pour l'Asie, à l'exception de la Chine et de l'Inde, est certaine et surprenante », ajoute Philippe Gloaguen.
La tendance, déjà forte, des voyages en Asie se renforce en effet, grâce à des destinations beaucoup plus abordables que la France et l'Europe. Il se murmure que, pour les périodes de pointe, il est plus économique d'aller une semaine au Japon, vols compris, que dans un camping du sud de la France... Tokyo, Vietnam, Thaïlande ou Indonésie : toutes ces destinations font partie des plus grands succès de l'année des éditeurs.
« Nos deux cartons de 2024 ont été l'Albanie et le Japon, que nous avons dû réimprimer d'urgence au bout de quatre mois. C'est rare que l'on se fasse surprendre ainsi », raconte Dominique Bovet. Surprise japonaise que confirment à l'unisson ses confrères, tout comme la montée en puissance des destinations d'Europe du nord.
« La Norvège a été la grosse surprise de l'année chez nous, et l'Europe du Nord a presque pris le pas sur les destinations traditionnelles d'Europe du sud », glisse Philippe Orain chez Michelin. La Laponie, l'Écosse ou l'Irlande ont aussi fait leur entrée dans le top ventes de plusieurs éditeurs.
Au-delà des mises à jour incessantes des guides, les éditeurs continuent de miser sur les beaux livres et les albums illustrés grand format. Malgré le fort recul des ventes sur le segment (-20 % environ en volume comme en valeur sur les ventes de beaux livres France en 2024) et les risques économiques que le format implique, la bataille reste féroce et l'investissement continu. C'est le cas avant tout du Routard (Randonnées en Europe, 1 000 expériences autour du monde, 30 city-trips en train en Europe...), qui veut transformer l'essai des succès surprises qu'ont été ces dernières années Voyages (140 000 exemplaires écoulés d'après l'éditeur) et Les 50 plus beaux voyages à faire dans sa vie (90 000 exemplaires).
« C'est une stratégie qui vient en complément des guides, une façon de compenser une certaine érosion du marché », analyse-t-on à la direction de Lonely Planet France, maison qui continue (comme les autres) de miser sur des albums illustrés axés sur l'itinérance, le vélo, les micro-aventures, la randonnée... « C'est un segment dynamique du marché qui, même s'il est en recul, pèse toujours lourd en valeur. Nous allons continuer de lancer beaucoup de titres, sur le train, sur l'Asie, sur les vacances en pénichette... », décrypte Hélène Firquet, directrice éditoriale de Gallimard Loisirs. « Le format est propice à l'inspiration, mais c'est une stratégie qui doit être raisonnable et se faire avec beaucoup de sens », ajoute Cécile Petiau, directrice éditoriale pour l'Illustré chez Hachette tourisme, maison qui a édité avec succès Voyager en train avec HOURRAIL fin 2024.
Pour d'autres, l'exercice reste trop périlleux. « Je n'arrive pas trop à voir le modèle économique de l'illustré et du beau livre, pour moi c'est un axe de communication plus qu'autre chose », tempère Louis Auzias, directeur général du Petit Futé, maison qui ne produit que des beaux livres en marque blanche pour le compte d'acteurs du tourisme.
Le tassement général du marché n'empêche en rien ses principales firmes de continuer leur évolution, entre refontes graphiques, mises au point esthétiques ou lancement de nouvelles collections en accord avec des tendances qui perdurent : cyclo/ moto, voyages en train, nature, et toujours itinérance, vélo, micro-aventures et randonnée... Quand Le Routard fait le pari de rééditions de plus en plus serrées de ses guides, Hachette Pratique mise sur la dynamique de ses guides Petaouchnok et Simplissime, sur la nouvelle maquette de ses mythiques Guides bleus (trois titres par an) et sur le lancement fin mars de la collection de carnets « Food Lovers Travel », présentant « la crème de la crème » des adresses dans les grandes villes, d'après Cécile Petiau.
Après un changement de nom l'an passé, les guides Michelin ont, eux, procédé à un changement de taille, avec de nouveaux ouvrages plus légers et nécessitant moins de papier, mais toujours avec le même contenu. Les éditions Michelin, désormais dirigées par Jean-Baptiste Passé, lancent deux nouvelles collections au mois de juin, sans plus de précisions pour le moment. Sa direction indique aussi être très concentrée sur ses chantiers de digitalisation, systématisant la sortie de ses guides en ebook, mais aussi sur le centenaire du Guide vert qui marquera l'année 2026. Certains parient sur des changements plus profonds : Voyages Gallimard refond complètement son offre (voir par ailleurs), quand Glénat ouvre ses guides de randonnée à l'hébergement et aux expériences avec « Mon week-end rando clé en main ». « On amène à nos guides de rando une dimension touristique », raconte Aurore Belluard Lebaigue, directrice adjointe du secteur Livre de Glénat. D'autres se lancent de nouveaux paris éditoriaux à l'instar des guides du Nomade ou des très littéraires guides de L'arbre qui marche, rédigés par des écrivains et qui se « dévorent comme un roman ».Chez Lonely Planet, l'accent est actuellement mis sur la refonte, sur le fond et la forme, de la collection « En quelques jours » s'intéressant aux courts séjours.
« Nous allons rééditer 57 titres dans une nouvelle forme », annonce Dominique Bovet. « Deux nouvelles collections verront également le jour au printemps : l'une sur les plus beaux road trips, l'autre sur un premier guide pour les enfants (lire par ailleurs) », ajoute-t-il. Concomitamment à Lonely Planet, notons que le groupe Editis compte relancer en 2025 sa marque En voyage éditions, avec une collection baptisée « 500 adresses et lieux secrets ».
Du côté du Petit Futé et de ses 840 destinations dans 192 pays, se poursuit la refonte des guides entamée l'an passé, en misant toujours sur le pointu, avec par exemple la relance d'un guide sur la Corée du Nord. Le guide fondé par Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette en 1976 indique avoir bien résisté à 2024 grâce à ses ventes en B2B en agences de voyages, et continue d'enregistrer des tops ventes à rebours de ses concurrents : Philippines, Nouvelle-Zélande, Cap Vert et Ouzbékistan.
La Foire du livre de Bruxelles 2025 s'est clôturée ce dimanche. Vers 18h45, le président du conseil d'administration (Tanguy Roosen) et le commissaire général (Gregory Laurent) de l'événement littéraire ont tenu un point presse dans l'espace VIP de Tour & Taxis pour dresser le bilan de cette 54e édition.
Selon les premières projections, la Foire aurait battu son record de 2023 (80 000) avec environ 85 000 spectateurs. Soit environ 10 000 entrées de plus que l'an passé. "On a constaté un renouvellement du public. Notamment du côté des familles, beaucoup de jeunes ados, des enfants… On est vraiment satisfaits", se réjouissait évidemment Gregory Laurent.
Les organisateurs ont donc eu raison d'avancer la tenue de leur événement en mars, plutôt qu'en avril, comme l'an passé, pour éviter des congés scolaires et un temps radieux qui auraient précipité certains fans de littérature vers la côte. Parmi les rencontres qui ont attiré le plus du monde, il y avait celle de Lei͏̈la Slimani (samedi, à midi, sur la scène Échappée livre), suivies, dans la foulée, de la conversation entre les sœurs Nothomb : Juliette et Amélie qui ont beaucoup parlé du Japon. Deux heures animées par l'excellente Marie-Madeleine Rigopoulos, ancienne directrice artistique du Festival du Livre de Paris. Il y avait du monde, aussi, à l'espace Slumberland, pour voir Natsumi Aida dessiner en live. La star du shojo manga, autrice de Switch Girl !! a été chaudement acclamée à la fin de sa rencontre, samedi après-midi. Tout comme la Géorgienne Nino Haratischwili dimanche, sur la Place de l'Europe, l'invitée d'honneur avec Daniel Kehlmann.
Parmi les réussites, on notera aussi l'espace German Stories, un stand commun à six pays établi grâce à la Foire du livre de Francfort. Car la langue allemande était à l'honneur cette année. Dans un petit cocon inspiré du Bauhaus où la traduction des rencontres dans les deux langues était optimale. "La Foire a été excellente. Je suis très contente. Nous avons eu constamment du monde. Ce dimanche, le dernier événement avec Bernhard Schlink a été blindé", a réagi Niki Théron, responsable des projets internationaux de la Foire du livre de Francfort. Cette dernière aimerait revenir à Bruxelles l'année prochaine, peut-être sous une autre forme. Pour la première fois, la Foire s'est ouverte à la romance. Les conférences (90 places) et les dédicaces ont fait quasiment le plein, à en croire Marie Kennis, programmatrice du Romance Corner. Ce fut le cas d'Emma Green, Nine Gorman et Mathieu Guibé et Dahlia Blake notamment, dont les places se sont arrachées.
"La plupart des lecteurs étaient assez jeunes, entre 15 et 30 ans. On a très peu d'hommes, mais on en a", a-t-elle assuré.
Même enthousiasme chez les exposants interrogés dimanche en fin de journée. "On a une augmentation d'environ 20 % de ventes en plus, estime Géraldine Henry, éditrice chez Racines. Il y avait plus de monde, selon notre sentiment, que l'an passé. Et puis, on a multiplié les rencontres. Les gens viennent pour rencontrer les auteurs. Ça joue énormément." D'autant que 1252 auteurs étaient présents cette année, autre record.
"Il y a eu beaucoup de monde. Notamment ce week-end. Les dédicaces attirent", confirme Marin Sauveur, libraire pour les éditions Gallimard. C'était le cas en BD de Philippe Geluck. David Foenkinos aussi qui a signé deux fois. Il y avait beaucoup de jeunes par rapport aux rencontres en librairie et ça c'était super. Des jeunes qui n'osent pas entrer en librairie. Ils viennent pour de la romance, de la BD et ils voient des auteurs qui leur disent quelque chose et ils finissent par acheter."Chez Média-Participations (Dupuis, Dargaud, Le Lombard, Le Seuil, La Martinière, L'Olivier, Points…), la directrice de diffusion était, également, enchantée. "Il y a eu plus du monde que l'an passé. Notamment samedi et dimanche. Ça se ressent au niveau des ventes. L'espace Famille nous a ramené du monde. Un chouette public."
Seul bémol, les tags peints dans la nuit de samedi à dimanche sur les murs de Tour & Taxis : "Jean Gol facho", "Milei = Bouchez"… Georges-Louis Bouchez, le président du MR, était, en effet, invité à participer à une rencontre intitulée "Javier Milei va-t-il sauver ou plomber l'Argentine ?" Des menaces ont été proférées avant la rencontre. De nombreux policiers et agents de sécurité étaient présents près de la scène Terremer et Georges-Louis Bouchez a finalement pu parler. "On revendique depuis le début de notre existence la variété des rencontres des auteurs, des autrices, des maisons d'édition et le principe de la liberté d'expression. C'est essentiel", a rappelé Tanguy Roosen, le président du CA de la Foire.
Pour sa 12ème édition, la Fnac et l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF) ont mobilisé avec succès le grand public lors de l’opération “Grande Collecte Solidaire”.
Organisée du 14 septembre au 6 octobre 2024, la Grande Collecte Solidaire a permis de collecter 180 000 livres grâce à l’engagement des équipes Fnac des 190 magasins partenaires partout en France.
Cette opération consiste ensuite à acheminer les livres vers des bibliothèques, écoles ou associations, pour en faire bénéficier des populations défavorisées dans une trentaine de pays, dans le cadre de programmes solidaires.
Il s’agit de la plus grande collecte de livres de France, avec plus de 2,5 millions de livres recueillis en plus de 10 ans !
L'édition 2024 de #ioleggoperque a apporté plus de 650 mille nouveaux livres aux bibliothèques scolaires italiennes, soit une augmentation de 12% par rapport à 2023. Les dons, répartis sur tout le territoire national, voient le Nord-Ouest en première position (32%), suivi du Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les régions les plus actives ont été la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie, tandis que parmi les provinces se distinguent Milan, Rome, Turin et Naples, qui ont enregistré une augmentation des dons de 8% par rapport aux années précédentes. Les livres les plus donnés incluent « Le Voleur de neige », « Le Petit Prince », « Le Voleur de feuilles » et « La chose la plus importante ».
Près de 550 000 livres donnés par les citoyens pour #ioleggobecause et en moyenne un Italien sur cent à la librairie du 9 au 17 novembre pour participer au projet et contribuer à ce résultat. La neuvième édition de l'initiative nationale pour l'éducation et la promotion de la lecture promue par l' Association italienne des éditeurs (AIE), dont ilLibraio.it est partenaire média depuis le début, s'est conclue une fois de plus avec un résultat positif .
Cette année, un total d'environ 650 000 nouveaux livres ont été offerts aux bibliothèques scolaires de toute l'Italie, un résultat qui s'ajoute aux plus de 3 millions de volumes collectés lors des éditions précédentes. Parmi ceux-ci, 541 793 ont été donnés par des citoyens , auxquels s'ajouteront plus de 100 000 par les éditeurs dans la phase finale du projet. Un succès obtenu grâce à la participation des 3 939 librairies participantes , des 28 285 écoles et des 350 écoles maternelles inscrites .
L'initiative, organisée par l'AIE depuis neuf ans maintenant, est rendue possible grâce au soutien du Ministère de la Culture à travers le Centre du Livre et de la Lecture et est réalisée en collaboration avec le Ministère de l'Éducation et du Mérite , l' Association des Bibliothèques Italiennes (AIB ), l' Association des Libraires Italiens (ALI), le Syndicat des Libraires et Papeteries Italiens (SIL), avec le soutien de la Fondazione Cariplo et avec le patronage de la SIAE – Società Italiana des auteurs et éditeurs .
« Avec plus de 3,7 millions de livres donnés en neuf ans , #ioleggobecause représente la force d'un grand effort d'équipe qui unit les écoles, les citoyens, les libraires et les institutions », a déclaré le président de l'AIE, Innocenzo Cipolletta . « Le succès de cette édition, véritable célébration du livre et de la lecture avec un objectif commun, confirme à quel point le sens de la communauté est le cœur battant de cette initiative : nous laissons une marque tangible et durable dans les écoles italiennes . Je remercie tous ceux qui ont encore une fois contribué à ce résultat."
« Les livres sont des sources d’inspiration, un motif de prise de conscience. Donner des livres aux bibliothèques scolaires équivaut à faire don de connaissances, d'espoir et d'inclusion », a souligné le ministre de la Culture Alessandro Giuli . « #ioleggoperchè est une initiative méritoire qui doit être soutenue et promue , car elle va exactement dans le sens de réduire la distance entre le centre et la périphérie, en donnant la capacité de lire à tous, même aux plus défavorisés ».
" Lire ensemble, parler de livres et d'idées , alimente une flamme qui peut devenir toujours plus grande ", a déclaré le ministre de l'Éducation et du Mérite Giuseppe Valditara . « Chaque page que nous tournons est un élément que nous ajoutons à notre croissance personnelle : en partageant ces expériences, nous aidons également les autres à grandir avec nous. La lecture est en effet une passion à partager. Lorsque nous parlons d'un livre avec quelqu'un, lorsque nous recommandons une lecture ou discutons d'un personnage, nous créons un pont entre nos expériences personnelles et celles des autres. Chaque livre qui nous a touché peut allumer une étincelle chez ceux qui nous écoutent. En partageant cette passion, nous faisons grandir non seulement notre culture, mais aussi celle de la communauté qui nous entoure . »
Une grande édition , qui démontre avec les chiffres obtenus (+12% de livres donnés par rapport à 2023) combien elle est de plus en plus puissante pour enrichir les bibliothèques scolaires et promouvoir et diffuser le plaisir de lire parmi les nouvelles générations : en moyenne, un Italien sur tous les cent se sont rendus à la librairie entre le 9 et le 17 novembre pour contribuer à ce résultat. Non plus seulement des familles d'enfants et de jeunes, mais des citoyens, des administrateurs, des hommes politiques car "L'avenir commence avec un livre", comme le suggère le message central de cette édition.
Les dons sont répartis sur tout le territoire national : Nord-Ouest (32%), Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les régions les plus généreuses sont confirmées comme la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie , suivies du Piémont, de la Toscane, du Latium, de la Campanie, des Pouilles, des Marches et de la Sicile . Parmi les provinces, se distinguent Milan, Rome et Turin, suivies immédiatement par Naples, puis Vicence, Bologne, Brescia, Bergame, Florence, Modène et Cuneo. Parmi les communes avec le plus grand nombre de dons (après Rome, Milan, Turin et Bologne ) on trouve à nouveau Naples , puis Florence, Parme, Gênes, Palerme, Modène et Varèse (informations détaillées sur " Les dons du public par répartition géographique zone et par niveau scolaire » et « Livres donnés région par région »).
Cela peut aussi vous intéresser
Voici les 10 livres les plus prêtés dans les bibliothèques de Milan (où la consommation culturelle est en croissance) L'équipe éditoriale du Libraio06.11.2024
Voici les 10 livres les plus prêtés dans les bibliothèques de Milan (où la consommation culturelle est en croissance)
Les données montrent des chiffres pertinents pour le sud de l'Italie (en particulier pour Naples et la Campanie), une zone qui a bénéficié d'une attention particulière cette année : les dons dans ces régions ont enregistré une augmentation de 8% par rapport aux années précédentes, marquant un pas en avant vers une croissance de plus en plus importante. une participation plus large de l'initiative également dans ces territoires. Les trois écoles qui ont reçu le plus de dons dans cette édition sont toutes des écoles secondaires. L'institut qui a reçu le plus grand nombre de livres est Pirandello-Svevo de Naples, avec un total de 679 volumes donnés . Suivi par F. Casorati de Pavie et l'IC B. Pasquini de Massa e Cozzile (PT) , confirmant une adhésion répandue sur tout le territoire national (liste complète ici " Écoles qui ont reçu le plus de livres "). Cette année encore, les trois librairies avec le plus grand nombre de dons sont confirmées : Viale dei Ciliegi 17 à Rimini (2.191 livres donnés), Potere ai bambini à Varese (2.085 livres donnés) et Palazzo Roberti à Bassano del Grappa (1.572). Enfin, parmi les titres les plus appréciés, demandés par les écoles et donnés par les citoyens , en première place cette année on retrouve Le Voleur de neige , suivi de Le Petit Prince , Le Voleur de feuilles et La Chose la plus importante (liste complète ici " Livres plus donnés " ).
Parmi les nouveautés de cette neuvième édition de #ioleggochè, se démarque le défi de #svuotaunavetrinaperunascuola , inspiré de l'initiative déjà consolidée "#svuotalavetrina". Pas moins de 11 librairies du Nord au Sud ont vu leurs vitrines se vider grâce au geste des citoyens qui, avec une grande générosité, ont choisi de faire don de livres aux bibliothèques scolaires.
Parmi les librairies, on se souvient de la librairie Punta alla Luna à Milan, de la librairie Evolvo Libri à Gravellona Toce (VB), de la librairie Mondadori à Nola (NA), de la Libreria delle Ragazze e dei Ragazzi de Milan, de la Libroteca Saremo Alberi de Salerne. , la librairie Blume à Fucecchio (FI), la librairie La Piccola Ghianda à Rome, la librairie Tempolento à Marostica (VI), la librairie Seminastorie de Mapello (BG), la librairie Duemme de Torre del Greco (NA) et la librairie Per Filo e per Segno d'Olbia (SS). Une initiative qui a suscité une extraordinaire réponse d’enthousiasme et de générosité de la part des citoyens, transformant un simple geste individuel en un mouvement collectif de grand impact. À cela s'ajoute le retour des Messagers : au cours des neuf jours de campagne, plus de 1 000 bénévoles parmi lesquels des étudiants, des enseignants, des parents, des grands-parents et des bibliothécaires ont aidé les libraires à promouvoir les dons aux bibliothèques scolaires, permettant ainsi aux citoyens de trouver plus facilement le bon titre pour offrir en cadeau.
Dans un communiqué de presse publié par l’UNESCO hier, on apprend qu’à la demande des autorités ukrainiennes, le Comité de l’UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé vient d’accorder une protection renforcée provisoire au Musée de la littérature d’Odessa. Cela porte à 27 le nombre de biens culturels bénéficiant de ce statut en Ukraine.
Le « Musée de la littérature d’Odessa » est un bâtiment historique qui abrite un centre culturel, éducatif et de recherche reconnu. Il renferme une importante collection d’ouvrages et de publications remontant au XIXe siècle et accueille des expositions et conférences. Ce musée, situé au sein du « Centre historique d’Odesa » inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un pilier de la vie culturelle de la ville.
Les biens culturels placés sous protection renforcée de l’UNESCO bénéficient du plus haut niveau d'immunité contre les attaques et les utilisations à des fins militaires. Le non-respect de ces clauses constituerait une « violation grave » du Deuxième Protocole de 1999 à la Convention de La Haye, ouvrant la possibilité de poursuites. Ce placement sous protection renforcée contribue aussi à alerter l’ensemble de la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces biens culturels.
Alors que les libraires de tout le pays attendent avec impatience la nouvelle année et toutes les promesses qu'elle porte, il est judicieux de jeter un bref coup d'œil sur l'année écoulée, 2025, afin de comprendre ce qui a fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné dans le secteur. Selon les données de NielsenIQ BookScan's Total Consumer Market (TCM), les dépenses en livres au Royaume-Uni ont diminué de 8,8 millions de livres sterling au cours des 52 semaines précédant le 27 décembre par rapport à la même période en 2024, avec 4,8 millions d'unités en moins enregistrées en caisse.Ces chiffres peuvent paraître importants, mais ces 8,8 millions de livres sterling représentent environ une journée et demie de ventes sur le marché britannique, qui s'élevait à un peu plus de 1,8 milliard de livres sterling, soit une baisse de seulement 0,5 % par rapport à l'année précédente. Le volume a légèrement diminué (-2,5 %) au cours d'une année où 190,6 millions de livres ont été vendus. Ces chiffres confirment la tendance de fond à la hausse du prix de vente moyen : ce dernier a atteint 9,52 £ en 2025, ce qui signifie que le prix moyen d'un livre a augmenté de près de 20 pence par rapport à 2024.
Au niveau des différentes catégories, la situation est mitigée. Les ventes de romans pour adultes ont connu une année record : les 582 millions de livres sterling dépensés dans ce secteur représentent une hausse de 5,3 %, dépassant le précédent record de 2024. En revanche, les ventes de livres non romanesques ont chuté de 3,6 % à 698,1 millions de livres sterling, leur plus faible performance depuis 2018 (hors années de pandémie pour lesquelles les données TCM sont manquantes).
Au milieu du classement se trouve confortablement le secteur de l'enfance, qui, avec 435,9 millions de livres sterling, a progressé légèrement de 0,4 % – soit l'équivalent de 1,9 million de livres sterling supplémentaires – et représente le troisième total le plus élevé pour ce secteur depuis le début des relevés.
Dans la catégorie jeunesse, le roman « L'Aube de la Moisson » de Suzanne Collins a dominé les ventes , avec 4,5 millions de livres sterling de recettes pour 344 753 exemplaires vendus, se classant ainsi cinquième meilleure vente de l'année. Ce préquel d'« Hunger Games » a contribué au volume de ventes du Top 50 de 2025, qui a atteint 10,4 millions d'unités, soit une hausse de 3,3 % par rapport à 2024. La valeur des ventes, quant à elle, s'est élevée à 86,5 millions de livres sterling, une progression encore plus impressionnante de 8,9 % sur les douze mois précédents.
Suite aux excellents résultats des catégories Fiction et Jeunesse, il n'est pas surprenant que ces deux titres dominent le Top 50 avec 40 entrées. En tête, on retrouve * The Impossible Fortune * de Richard Osman , le cinquième tome de la série *Thursday Murder Club*, avec 478 270 exemplaires vendus. C'est le seul livre à dépasser les 400 000 exemplaires cette année. Ce chiffre est supérieur de 4,4 % à celui de son roman indépendant de 2024, * We Solve Murders* , mais nettement inférieur à celui du précédent tome, * The Last Devil to Die *, qui s'était vendu à plus d'un demi-million d'exemplaires lors de sa parution en 2023.
Avec 346 189 exemplaires vendus, « We Solve Murders » se classe quatrième, un score insuffisant pour décrocher le titre de livre de poche le plus vendu de l'année. C'est Freida McFadden qui s'impose avec « The Housemaid » , qui atteint le chiffre impressionnant de 368 989 exemplaires écoulés, malgré une première publication en 2023. Le succès de l'adaptation cinématographique, avec Sydney Sweeney dans le rôle principal, sortie fin 2025, y a toutefois contribué. Le livre se hisse à la troisième place du Top 50 britannique pour la deuxième année consécutive, avec des ventes en volume en hausse de 10,1 % par rapport à 2024. Freida McFadden est sans conteste la star de ce classement, avec pas moins de neuf titres publiés chez Little, Brown et Poisoned Pen Press. Au total, ces livres se sont vendus à 1,7 million d'exemplaires, soit 16,1 % du Top 50.
Malgré les difficultés, le secteur des essais a réalisé une performance remarquable sur ce segment de marché de premier plan. Dix titres figurent parmi les 50 meilleures ventes, avec un volume de ventes dépassant légèrement les deux millions d'exemplaires – seulement 6 537 exemplaires de moins que les onze titres d'essais présents dans le Top 50 britannique de 2024. La valeur des ventes est encore plus impressionnante : une hausse de 15,1 %, soit 3,4 millions de livres sterling supplémentaires, représentant un peu moins de la moitié de l'augmentation enregistrée par le Top 50 cette année.
Bien que paru début octobre, « Always Remember » de Charlie Mackesy a largement contribué à ce succès. Suite du roman « Le Garçon, la Taupe, le Renard et le Cheval » (2019) , ce livre est le best-seller de non-fiction de l'année et le deuxième livre le plus vendu tous genres confondus, avec 390 924 exemplaires écoulés et un chiffre d'affaires de 5,3 millions de livres sterling. C'est plus de 100 000 exemplaires de plus que le best-seller de non-fiction de 2024, qui, selon le Guinness World Records 2025, avait atteint 286 705 exemplaires vendus. Ce ne fut pas une année faste pour la marque GWR, puisqu'il s'agit de la seule édition à s'être vendue à moins de 300 000 exemplaires depuis le début des relevés précis – exception faite de l'édition 2021 du Guinness World Records, qui a souffert des confinements de l'hiver 2020. Un an plus tard, l'édition 2026 s'est emparée de ce record, avec seulement 240 956 exemplaires vendus, soit une baisse de 16 %.
L'année a été faste pour Jamie Oliver, avec deux titres figurant dans le Top 50 britannique. Vingt-six ans après son premier livre, « The Naked Chef » , paru en 1999, Oliver a prouvé qu'il pouvait toujours séduire le public avec « Eat Yourself Healthy » , son ouvrage le plus rapidement vendu à ce jour . Ce dernier s'est écoulé à 250 000 exemplaires avant la fin de l'année, soit près de 100 000 unités de plus que « Simply Jamie » (2024) , terminant l'année à la 10e place. Par ailleurs, son livre « Easy Air Fryer » , sorti en janvier, devance de peu « La Chenille qui fait des trous » et se hisse à la 50e place de notre classement avec 139 137 exemplaires vendus.
Un seul ouvrage de non-fiction du Top 50 de cette année figurait déjà en 2024. « Atomic Habits » de James Clear (Random House Business Books), paru initialement en 2018, a pris l'habitude de réapparaître dans les classements chaque année en janvier, se hissant même en tête en 2025 avec près de 150 000 exemplaires vendus. Une belle performance pour un livre paru il y a sept ans, même si cela représente une baisse de 23,5 % par rapport à l'année précédente.
En 2025, le livre de Mel et Sawyer Robbins, * The Let Them Theory* , a peut-être séduit la clientèle potentielle d' Atomic Habits . Cet ouvrage de développement personnel, écrit par une mère et sa fille, s'est vendu à 244 108 exemplaires cette année-là, se classant ainsi au 11e rang des meilleures ventes et au 3e rang des ouvrages non romanesques.
Digital Public Library of America (DPLA) lance une bibliothèque numérique gratuite à l’attention des américains. The Banned Book Club est une réponse à la censure !Les livres censurés par différents états aux USA sont en constante augmentation, la liberté de lire est menacée. Aujourd’hui la DPLA enfonce le clou pour dénoncer la censure grandissante dans les bibliothèques américaines. Des livres comme le Journal d’Anne Frank, La couleur Pourpre ou encore des ouvrages LGBT n’ont plus droit de cité dans certains états comme la Floride. Le Banned Book Club met à la disposition des lecteurs des versions numériques de livres interdits à travers les États-Unis où les titres ont été interdits.
Johan S. Bracken, directeur de la DPLA explique : « Aujourd’hui, les interdictions de livres sont l’une des plus grandes menaces pour notre liberté, et nous avons créé The Banned Book Club pour tirer parti du double pouvoir des bibliothèques et de la technologie numérique afin de garantir que chaque Américain puisse accéder aux livres qu’il souhaite lire. »
Pour accéder à cette bibliothèque, les américains vivant dans ces états doivent se rendre sur ce site. Une fois localisés, ils ont accès aux livres censurés dans leur Etat en téléchargeant une application. La lecture est gratuite. Concernant les livres physiques la riposte s’organise du côté des organisations LGBTQ en Floride. Elles déploient des boites à livresdans l’Etat remplies de livres censurés. En Floride, en 2022 plus de 350 livres ont été proscrits par les autorités.
A l’annonce du lancement de Banned Book Club, Barack Obama a immédiatement réagi sur Twitter. Il déclare : « Aujourd’hui, certains des livres qui ont façonné ma vie – et la vie de tant d’autres – sont remis en question par des personnes qui ne sont pas d’accord avec certaines idées ou perspectives. Et les bibliothécaires sont en première ligne, luttant chaque jour pour rendre le plus large éventail possible de points de vue, d’opinions et d’idées accessible à tous. »
Selon les différentes associations qui défendent toutes les lectures, la censure concernant les livres a triplé depuis 2018.