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27 avril 2017

BD: Le Festival attaque les collectivités devant la justice

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La cocotte bouillonne depuis plusieurs mois et, cette fois, la soupape est sur le point de sauter. Le tribunal administratif de Poitiers confirme: il vient d’être saisi par le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Plusieurs recours ont été déposés par la société 9eArt+, organisatrice de l’événement, et l’Association historique du festival, contre les collectivités locales. Sont poursuivies successivement: la Ville d’Angoulême, GrandAngoulême, le Département de la Charente et la Région Nouvelle-Aquitaine.  Les requêtes des plaignants sont toutes semblables: elles réclament l’annulation des délibérations prises ces dernières semaines par chaque collectivité lors des conseils et assemblées plénières par lesquelles elles décident d’adhérer à l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême. Cette association, présidée par Bruno Racine et créée à l’initiative du ministère de la Culture au terme de longs débats consécutifs aux crises qui ont agité le festival, a vu le jour pour, selon les mots employés dans les rapports, «assurer une meilleure coordination et implication des partenaires dans les orientations importantes du festival et dans l’utilisation des moyens financiers qui lui sont alloués».

Ce que le Festival conteste, ce n’est pas l’adhésion en tant que telle, mais les termes utilisés dans les délibérations. La nouvelle association y est notamment présentée comme un «outil durable de gouvernance» .

«Inacceptable», pour Delphine Groux, la présidente de l’association historique, soucieuse de rappeler qu’elle seule est «propriétaire» du festival. Sur la même ligne que 9eArt+ , elle décèle dans les termes employés une volonté d’ingérence des financeurs et redoute une mise à mal de «l’indépendance éditoriale» de l’événement. «Nous ne voulons pas d’une structure parasitaire susceptible de nous faire une concurrence déloyale», craint-elle.

Le ministère de la Culture et Bruno Racine ont beau clamer qu’il ne sera «jamais» question d’interférer dans les choix éditoriaux, les piliers du festival ne sont pas convaincus.

«Toutes les ambiguïtés ne sont pas levées. Et c’est bien là le sens de nos requêtes devant la justice», poursuit Delphine Groux. Avec ces procédures, nous nous mettons sous protection de la justice pour faire valoir nos droits».

Un moyen de pression? Elle s’en défend. «C’est une question de droit.» Si festival n’a pas souhaité attendre avant de porter plainte, c’est parce que la loi prévoit qu’au-delà de deux mois, il n’est plus possible de contester des délibérations. «C’est une étape. Il y en aura d’autres.»

Qu’en pensent les collectivités poursuivies? «Pas de commentaire», répond la mairie d’Angoulême «saisie de rien» sur le sujet. «Ils portent plainte? Et bien qu’ils le fassent», balaie Jean-François Dauré, le président de GrandAngoulême, 

Qu’en pensent les collectivités poursuivies? «Pas de commentaire», répond la mairie d’Angoulême «saisie de rien» sur le sujet. «Ils portent plainte? Et bien qu’ils le fassent», balaie Jean-François Dauré, le président de GrandAngoulême, qui découvre lui aussi les procédures engagées.

L’élu en reste persuadé: il était nécessaire de porter l’Association pour le développement de la bande dessinée sur les fonds baptismaux. «Parce que le Festival de la BD suscite des convoitises et qu’il faut tout faire pour qu’il s’ancre sur le territoire pour les 40 prochaines années.»

Source: Charente Libre

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6 janvier 2016

Le festival de BD d’Angoulême accusé de sexisme après une sélection 100 % masculine

Sexisme festival BD Angoulême

Trente noms, et beaucoup de « grands » de la bande dessinée mondiale : Frank Miller, Chris Ware, Alan Moore, Milo Manara, Stan Lee, Emmanuel Guibert, Quino, Jirô Taniguchi, Joann Sfar… Trente noms incontestables, mais uniquement d’hommes, aucun de femme.  L’annonce de la liste des auteurs éligibles au Grand Prix du prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (28-31 janvier) a suscité un certain émoi dans le milieu du 9e art, mardi 5 janvier, au point qu’un collectif d’auteures a appelé au boycott du vote, censé désigner les trois finalistes de ce scrutin réservé aux professionnels du secteur. Trois des auteurs nominés, Riad Sattouf, l’Américain Daniel Clowes, et Joann Sfar ont demandé que leurs noms soient retirés de cette liste.

« Nous nous élevons contre cette discrimination évidente, cette négation totale de notre représentativité dans un médium qui compte de plus en plus de femmes », a protesté sur son blog le Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme, qui rassemble environ 200 auteures, en appelant à ne pas participer au scrutin.

Deux fois lauréat du Fauve d’or du meilleur album (en 2010 pour le tome 3 de Pascal Brutal et en 2015 pour le premier volume de l’Arabe du futur), Riad Sattouf, a expliqué sa demande de retrait sur son compte Facebook :

"Bonjour! 
J'ai découvert que j'étais dans la liste des nominés au grand prix du festival d'Angoulême de cette année. Cela m'a fait très plaisir ! 
Mais, il se trouve que cette liste ne comprend que des hommes. 
Cela me gêne, car il y a beaucoup de grandes artistes qui mériteraient d'y être. 
Je préfère donc céder ma place à par exemple, Rumiko Takahashi, Julie Doucet, Anouk Ricard, Marjane Satrapi, Catherine Meurisse (je vais pas faire la liste de tous les gens que j'aime bien hein !)... 
Je demande ainsi à être retiré de cette liste, en espérant toutefois pouvoir la réintégrer le jour où elle sera plus paritaire! Merci!
On se voit à Angoulême!
Riad"

« Je rejoins très volontiers le boycott et refuse que mon nom soit pris en considération pour ce qui s’avère être un “prix” vide de sens » a pour sa part déclaré M. Clowes.

Dans la nuit, le dessinateur français Joann Sfar a également rejoint le mouvement de boycott, expliquant lui aussi sa démarche sur sa page Facebook : « Je ne peux pas répondre à tous les courriers reçus suite à l’initiative de Riad Sattouf. Bien entendu, je soutiens à mille pour cent la démarche de Riad. Aucun auteur ne peut souhaiter figurer sur une liste entièrement masculine. Cela enverrait un message désastreux à une profession qui de toutes parts se féminise. Bien entendu, je demande que mon nom soit retiré de la liste des nommés. Je suis certain que l’ensemble des auteurs nommés auront la même réaction. »

Une seule femme, la Franco-Iranienne Marjane Satrapi, figurait dans la liste de 26 noms communiquée en amont du festival d’Angoulême l’an dernier. Deux en faisaient partie – Marjane Satrapi déjà, et la Britannique Posy Simmonds – lors de l’édition 2014, qui correspondait alors au nouveau mode de désignation du Grand Prix : un suffrage à partir d’une sélection préétablie, et non plus un système de cooptation par les précédents lauréats. Depuis ce changement de formule, la liste des « nominés » est établie par la direction artistique du festival.

Joint par le Monde mardi soir, son délégué général, Franck Bondoux, s’est défendu de tout sexisme :

« Le concept du Grand Prix est de consacrer un auteur pour l’ensemble de son œuvre. Quand on regarde le palmarès, on constate que les artistes qui le composent témoignent d’une certaine maturité et d’un certain âge. Il y a malheureusement peu de femmes dans l’histoire de la bande dessinée. C’est une réalité. Si vous allez au Louvre, vous trouverez également assez peu d’artistes féminines. »

En 42 ans de festival, une seule femme a réussi à s’incruster dans le palmarès des grands prix : Florence Cestac, désignée par ses pairs en 2005. Claire Bretécher, qui fut longtemps la seule en France à porter le flambeau de la BD féminine, avait, elle, reçu un prix du « dixième anniversaire » en 1983 – le Grand Prix étant cette année-là décerné à Jean-Claude Forest. Les femmes sont encore très minoritaires dans le métier aujourd’hui. D’après le dernier rapport de l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD), qui recense chaque année la production de la BD dans l’espace francophone, les créatrices représentent 12,4 % des professionnels. 

« Il faut forcer les choses, comme en politique ou dans les milieux dominés par les hommes. S’il n’y a pas de représentativité, il n’y a pas d’exemple. Et sans modèle, il est impossible de se projeter pour une jeune auteure », estime de son côté Catel Muller, dite Catel, spécialiste de biographies d’avocates de la cause féminine (Edith Piaf, Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges…) et lauréate, l’an dernier, du « grand prix Angoumixte », une distinction non officielle remise en marge du festival d’Angoulême.

Ce soupçon de sexisme tombe d’autant plus mal que l’année écoulée a vu « la parution d’excellents albums signés par des femmes », comme le rappelle Chantal Montellier, la présidente de l’association Artemisisa, qui promeut la BD féminine à travers un prix annuel. Citons le Piano oriental (Casterman) de Zeina Abirached et California Dreamin’(Gallimard) de Pénélope Bagieu, mais aussi Glen Gould, une vie à contretemps(Dargaud) de Sandrine Revel ou Fatherland (Ici même) de Nina Bunjevac. 

Pour en savoir plus, vous pouvez lire le réaction de Fleur Pellerin (ministre de la culture) sur  ce thème ce metin sur France Info.

26 janvier 2015

Une bibliothèque universitaire transformée en discothèque pour la nuit

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L’université Rutgers dans le New Jersey a pris au mot ses étudiants en aménageant labibliothèque universitaire en discothèque, d’après l’IndependentAprès qu’une douzaine d’étudiants de l’université aient posté des messages ironiques sur les réseaux sociaux, l’Université a choisi de les prendre au pied de la lettre. « Je ne peux pas sortir ce soir parce que je dois réviser au #ClubAlex », c’est ce message qui a permis aux étudiants de l’université Rutgers de pouvoir enflammer la piste de leur bibliothèque universitaire;  C’est donc durant la « Senior Week », la fameuse fête de départ des diplômés, que la bibliothèque universitaire (BU) a revêtu ses spots. Un événement assez rare dans lesuniversités, car s’il n’est pas rare de voir des gymnases transformé en salle de bal, les bibliothèques elles ne l’ont jamais été. Piste de danse, alcool, musique, les éléments indispensables ont été réunis pour que les étudiants puissent passer une bonne soirée. L’initiative a été très appréciée des étudiants et étudiantes de l’université qui ont surement dû poster leur joie et des souvenirs de cette soirée sur les réseaux sociaux.

Certains responsables d’universités pensent à l’idée d’avoir la possibilité d’ouvrir un local pour ce genre de soirée, au Royaume-Uni par exemple, l’université de York envisageait même de transformer le cours de squash obsolète en boite de nuit pour un projet à plus de 250 000 euros. En France aucun événement similaire n’a eu son précédent pour le plus grand regret des étudiants Français qui peuvent cependant organiser des soirées dans de vraies discothèques avec leur Bureau Des Etudiants (BDE). Il ne vous reste plus qu’à trouver le moyen d’encourager cette initiative auprès de votre université. 

Source: Digischool

12 janvier 2015

Des livres en cadeau dans les Happy Meal (Mc Donald)

LIVRE HappyMeal

A partir du 14 janvier 2015, McDonald's s'engage à proposer toute l'année des livres dans le menu des enfants, le fameux Happy Meal. Nos chérubins auront le choix entre le jouet du moment ou un livre édité chez Hachette, écrit par Mr Alexandre Jardin et illustré par Hervé Le Goff.  Effectivement il a apprécié l'idée que le McDonald's apporte de la culture dans les milieux populaires. Il aimerait que ce livre fasse naître l'envie de lire aux enfants. Il pense que parfois ce sera un de leur premier livre. Voici quelques titres  de cette collection inédite de contes revisités:

  • Le Chat botté à la rescousse,
  • Il faut aider le Petit Chaperon rouge,
  • Boucle d'Or mène l'enquête
  • Tous avec le Petit Poucet.

Au Royaune-uni, Mc Do avait aussi offert des livres dans  le Happy Meal, pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article en cliquant ici.

16 juillet 2014

Découvertes des bibliothèques du monde sur Arte

solovki

C’est un voyage à travers différents temples de la lecture que propose Arte cet été, le temps d’une programmation baptisée "Bibliothèques du monde". Trois documentaires, diffusés chaque mercredi en deuxième partie de soirée du 6 au 20 août, explorent des univers insolites. Le voyage commence au nord de Saint-Pétersbourg, en Russie, avec le documentaire "Solovki, à la recherche de la bibliothèque perdue" (mercredi 6 août, 22h10). La réalisatrice Elisabeth Kapnist nous emmène au milieu de la mer blanche, sur l’archipel des îles Solovki qui abrita un goulag dans les années 1930. Les intellectuels et artistes qui y étaient enfermés en firent un lieu de culture exceptionnel en construisant une bibliothèque exemplaire, riche de livres rares. Ce film est une enquête sur le destin de cette bibliothèque qui compta jusqu’à 30 000 volumes. Deuxième arrêt en Irlande avec "Le libraire de Belfast" (mercredi 13 août, 22h10) d’Alessandra Celesia. John Clancy, ancien libraire contraint de fermer son magasin de livres d’occasion, est au cœur de ce documentaire. Il vit désormais seul, au milieu de ses quatre mille volumes invendus. Autour de lui, d’autres personnages racontent leur histoire et celle de la ville, confrontée à la crise. Le troisième et dernier film, "Des livres et des nuages" (20 août, 22h25), de Pier Paolo Giarolo, offre une incursion dans une bibliothèque rurale des Andes péruviennes. L’approvisionnement est lent dans cette région où la bibliothécaire transporte les livres sur ses épaules, à travers la montagne, pendant de longues heures de marche. Au Pérou, les bibliothèques des campagnes sont modestes, se constituant d’une dizaine de livres échangés après leur lecture avec d’autres communautés agricoles.

Source: Livres Hebdo

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11 juin 2014

Une librairie reprise par des salariés

Les volcans

Les 12 anciens salariés de la librairie les Volcans de Clermont-Ferrand qui avaient monté un dossier de reprise du magasin ont convaincu le tribunal de commerce de Paris. Ils avaient défendu leur projet de reprise via une société coopérative le 21 mai devant le tribunal, depuis la décision se faisait attendre, elle est tombée ce jeudi. Aucun autre repreneur ne s’était manifesté dans ce dossier et les anciens salariés ont mobilisé autour de leur projet. Et il le fallait, la reprise de l’activité de la librairie a été évaluée à 1,4 millions d’euros. Via le site Ulule, la Scop a réussi à recueillir plus de 45.000 euros auprès de particuliers, deux fois le montant espéré. L’Association des amis de la librairie des Volcans a de son côté collecté 30 000 euros de dons et la région Auvergne a voté une aide de 72.500 euros. Les 12 anciens salariés licenciés ont également investi leurs indemnités dans la Société coopérative et participative. D’autres partenaires devaient aussi participer comme l’éditeur scolaire Rue des écoles ou le Centre national du livre.
L’ordonnance du tribunal de commerce de Paris fait état d’un délai de dix jours avant que les repreneurs ne puissent entrer dans les lieux. La décision étant intervenue le 2 juin, les membres de la Scop espèrent donc réinvestir la librairie clermontoise d’ici la fin de la semaine prochaine et devraient rouvrir le magasin au plus vite.

Les Volcans vont donc à nouveau s’agiter boulevard François Mitterrand à Clermont-Ferrand. Les membres de la Scop veulent garder la même surface commerciale avec l’aménagement d’un espace pour des concerts. ils prévoient également d’embaucher une vingtaine de personnes. La librairie les Volcans est une institution clermontoise. C’était, jusqu’à sa fermeture le 10 février dernier, l’une des plus grosses du réseau Chapitre avec plus de 1.600 m² de surface commerciale. L’enseigne aurait du fêter ses 40 ans au mois d’avril 2014. Après la liquidation judiciaire du réseau Chapitre en décembre dernier, 34 librairies sur 57 avaient été reprises.
Source: France Bleu

19 juin 2013

L'Unesco inscrit 54 nouveaux trésors documentaires à son Registre Mémoire du monde

archives egypte

Les archives de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, les manuscrits originaux d'Ernesto Che Guevara, les collections de la Bibliothèque polonaise de Paris... Ces trois ensembles documentaires figurent parmi les 54 nouvelles incriptions qui viennent de rejoindre le Registre Mémoire du monde de l'Unesco. Ces nouveaux éléments du patrimoine documentaire mondial ont été présentés par 40 pays et une organisation internationale.

Trois pays voient leur patrimoine documentaire inscrits pour la première fois au Registre mémoire du Monde : Israël (collection de témoignages du mémorial Yad Vashem et le recueil de Rosthschild), le Myanmar (tablettes en pierre ornées de textes sacrés bouddhistes), et le Népal (manuscrits Susrutamhita et Nisvasattatvasamhita).

Le Registre Mémoire du monde compte a été lancé par l'Unesco en 1992 afin de préserver le patrimoine documentaire mondial. Il compte désormais 299 documents et collections documentaires en provenance des cinq continents et conservés sur tous types de supports : pierre, parchemins, enregistrements audiovisuels...

Source: Archimag

18 septembre 2017

Bibliothèques et services d’archives : plan d’urgence, mode d’emploi

Plan urgence

L’Agence de Rhône-Alpes pour le livre et la  documentation, associée à la Bibliothèque nationale de France, publie un document synthétique de 5 page  intitulé « Mon plan d’urgence par étapes ». Destiné aux bibliothèques et aux services  d’archives, le  document recense  les lieux-ressources et les lieux de formation sur le sujet. Il propose également  un « scénario idéal » pour faire face à un sinistre.

La destruction de pans entiers de collections de livres ou d’archives pour cause de sinistres ou de catastrophes naturelles n’est pas une fatalité. Chaque inondation, incendie, tempête etc. met au jour les capacités d’anticipation ou l’imprévoyance des professionnels du patrimoine. Dégâts et  destructions peuvent être limités, voire prévenus, pour peu que l’équipe en charge des collections ait consacré du temps à l’acquisition des gestes qui  sauvent le patrimoine.

Source: La Gazette  des communes

7 septembre 2017

Découverte du métier de bibliothècaire à Lormont

lormont médiathèque

Après le succès des deux premières éditions, l’agence régionale Écla organise le jeudi 14 septembre 2017, la troisième Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque. La manifestation, reconduite sur le même format, se déroulera à L’Alpha, médiathèque de GrandAgoulême et à la Cité internationale de la Bande Dessinée à Angoulême en Charente. 11 projets venant de bibliothèques de toute la région Nouvelle-Aquitaine ont été sélectionnés et seront présentés lors de ce temps d’échange et de dialogue. • Aire sur l’Adour (40) : Accueil des Oromos à Aire sur l’Adour • Bègles (33) : Les bibtubers : concours de booktubes avec des jeunes béglais • Bordeaux (33) : Le jeu « Voyage avec Montaigne » • Biblio.gironde (33) : Passer le brevet informatique et internet adultes (B2IA) • Bibliothèque départementale de la Vienne (86) : Le relais de prêt • Casseneuil (47) : Comptines et berceuses : un partage et une transmission • Gujan Mestras (33) : Des jeux vidéo à la réalité virtuelle • Le Bouscat (33) : Accueil des TIG • Les Églisottes (33) : L’Agora • Lormont (33) : Les bibliothékids • Périgueux (24) : Projet mini entreprise avec un Pôle Relais Insertion

Depuis octobre 2016, la ville de Lormont  (Gironde) accueille des jeunes volontaires en service civique, dont une au secteur jeunesse de la médiathèque du Bois fleuri en mission de médiation auprès du jeune public. Elle accompagne les enfants dans leur découverte du métier de bibliothécaire. Sur la base du volontariat, les enfants s’inscrivent sans engagement et portent fièrement leur badge personnalisé avec la mention « Bibliothékid ». Coline accompagne donc les Bibliothékids dans la découverte et le fonctionnement du secteur. Cette mission a pour objectif de rendre les enfants participatifs à l’activité, mais c’est aussi une façon de les valoriser, de favoriser leur autonomie, de les rendre plus responsables et d’étendre leurs connaissances sur des genres qu’ils ne connaissent pas ou peu. Ambassadeurs du livre jeunesse, leur regard a changé sur le secteur et par conséquence, celui des adultes également.

Source:  Comuniqué de presse de l'agence régionale ECLA

30 novembre 2017

Plus de librairie sonore en France

librairie sonore

Depuis douze ans et demi, la Compagnie du Chat Noir s'était blottie au pied de la cathédrale de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), avec une spécialité : le livre audio. La littérature enregistrée sur CD avait son public mais aujourd'hui, tout doit disparaître. "La clientèle n'était pas suffisante, ça s'est sûr, mais on est aussi menacé par le téléchargement. Le support CD est en train de disparaître, il y a des éditeurs qui ont disparu, des grosses plateformes se mettent en place, on va être balayé", explique Catherine Uberti, de la Compagnie du Chat Noir.

Pierre et le Loup raconté par François Morel ou Flaubert lu par Fabrice Luchini, les habitués regrettent déjà la disparition de la librairie sonore. "Je vais en prendre plusieurs parce qu'il y a des livres que l'on plus envie d'entendre que de lire, ou faire les deux. Et comme il n'y en aura plus, autant en profiter pendant que c'est là", raconte Clémentine Jean, une cliente.

Après la fermeture des deux librairies sonores parisiennes, la boutique clermontoise était la dernière à résister à la vague du numérique. "On se rend compte qu'il y a des ouvrages qui paraissent en dématérialisé exclusivement, qui ne paraîtront jamais sur support CD, donc on préfère anticiper et ne pas prendre le risque de se casser la figure", indique Denis Uberti, la Compagnie du Chat Noir.

Les deux fondateurs de la Compagnie du Chat Noir tournent la page, mais ils garderont un lien précieux avec les grands textes en s'investissant dans le spectacle vivant.

Source: France 3 Auvergne

12 novembre 2025

Autorisation par un juge américain d'un procès pour violation des droits d'auteur contre l'IA.

La décision d'un juge autorisant les poursuites judiciaires intentées par des auteurs contre OpenAI pour violation de droits d'auteur révèle « la facilité avec laquelle l'IA générative peut dévaster le marché », selon l'Association des éditeurs (PA). La semaine dernière, un juge fédéral américain a rejeté les tentatives d'OpenAI de faire rejeter les plaintes d'auteurs selon lesquelles les résumés textuels d'œuvres publiées par ChatGPT (qui appartient à OpenAI) enfreignent leurs droits d'auteur. Ce procès, qui se déroule à New York, regroupe les plaintes de plusieurs auteurs, ainsi que de la Guilde des auteurs, déposées devant différents tribunaux.

Dans sa décision, qui a confirmé le droit des auteurs de tenter de poursuivre OpenAI en justice , le juge de district Sidney Stein a comparé Game of Thrones de George RR Martin aux résumés du roman créés par ChatGPT. Le juge Stein a déclaré : « Un observateur perspicace pourrait facilement conclure que ce résumé détaillé est sensiblement similaire à l'œuvre originale de Martin, car le résumé transmet le ton et l'atmosphère généraux de l'œuvre originale en reprenant l'intrigue, les personnages et les thèmes de l'original. »

Cette action collective regroupe 12 plaintes déposées contre OpenAI et Microsoft . Elle soutient que des ouvrages protégés par le droit d'auteur ont été reproduits pour entraîner les grands modèles de langage (LLM) d'intelligence artificielle d'OpenAI et, surtout, que les LLM, dont ChatGPT, peuvent enfreindre le droit d'auteur par le biais de leur résultat, c'est-à-dire le texte produit lorsqu'une question est posée.

Ce procès historique est le premier à examiner si le résultat d'un chatbot IA enfreint le droit d'auteur, plutôt que de se pencher sur la question de savoir si l'entraînement du modèle constitue une infraction.

L'annonce de la poursuite de l'action a été saluée par la PA, qui exhorte le gouvernement britannique à renforcer les règles de transparence et à éviter des batailles juridiques coûteuses de ce côté-ci de l'Atlantique. L'intelligence artificielle pour aider les écrivains à surmonter le syndrome de la page blanche, affirme Nigel Newton, directeur de Bloomsbury.
Catriona MacLeod Stevenson , conseillère juridique et directrice générale adjointe de la PA, a déclaré à The Bookseller : « Les exemples de contrefaçon examinés par le tribunal dans l’affaire OpenAI démontrent la facilité avec laquelle l’IA générative peut ravager le marché des livres protégés par le droit d’auteur et autres contenus créatifs. D’un simple clic, OpenAI peut écrire le prochain tome de la série originale de George R.R. Martin, nous rapprochant ainsi du remplacement des auteurs les plus vendus au monde par un chatbot contrefacteur et de la suppression du rôle essentiel que jouent les éditeurs dans la découverte, la promotion et la diffusion des œuvres originales. »

Elle a ajouté : « Les éditeurs et les auteurs britanniques suivent de près l’évolution du contentieux, notamment en réfléchissant au meilleur moyen de faire valoir leurs droits. Il ne faut pas exclure la possibilité de nouvelles actions en justice pour lutter contre les violations massives de droits d’auteur qui ont eu lieu et qui se poursuivent. Nous exhortons le gouvernement britannique à instaurer des règles de transparence plus strictes, indispensables pour éviter des batailles juridiques coûteuses et permettre aux créateurs de protéger leurs droits. »

Plus tôt cette année, des auteurs ont obtenu 1,5 milliard de livres sterling de dommages et intérêts dans le cadre d'un accord avec la société d'IA Anthropic, en faisant valoir que cette dernière s'était livrée à une violation du droit d'auteur en utilisant des livres piratés provenant de bases de données telles que LibGen pour entraîner ses chatbots.

Dans un jugement mitigé, le juge fédéral William Alsup a statué que la formation par la société d'IA de ses LLM Claude sur des œuvres d'auteurs était « extrêmement transformatrice » et donc « d'utilisation équitable », lorsqu'elle était acquise légalement, mais il a conclu que la détention d'une bibliothèque de livres piratés à des fins de formation constituait une violation du droit d'auteur.

Le gouvernement britannique n'a pas encore publié les résultats d'une consultation menée en début d'année sur l'assouplissement des règles de droit d'auteur afin de faciliter l'entraînement de l'IA sur les œuvres publiées.

Cette semaine a été marquée par le dénouement d'une affaire judiciaire historique en Grande-Bretagne, la société technologique Stability AI ayant repoussé une plainte pour violation de droits d'auteur déposée contre elle par l'agence photographique Getty Images devant la Haute Cour.

Getty a poursuivi la société londonienne Stability AI, l'accusant d'avoir récupéré et copié des millions de ses images – mais la juge Joanna Smith a dû statuer sur des accusations relativement limitées après que Getty a dû retirer une partie de sa plainte, faute de preuves que la formation de Stability AI ait eu lieu au Royaume-Uni.

MacLeod Stevenson, de la PA, a déclaré que le jugement de la Haute Cour était « limité dans sa portée », « s'est fondé sur des preuves insuffisantes » et « ne se prononce absolument pas sur la question cruciale de savoir si la formation, le développement et le fonctionnement d'un LLM constituent une violation primaire du droit d'auteur au Royaume-Uni ».

Source : The Bookseller

 

10 novembre 2025

Réactions après la prolongation de Franck Bondoux à la tête du festival internationnal de la Bande Dessinée d'Angoulême

«Le festival d’Angoulême est en danger de mort.» Voilà le constat partagé par le Syndicat des éditeurs alternatifs et les anciens Grand Prix du festival dans deux messages quasi simultanés publiés ce lundi sur le site de l’Humanité et dans un communiqué de presse.

Les auteurs d’abord. Dans un appel commun, 20 des plus grands maîtres de la bande dessinée récompensés à Angoulême unissent leurs voix pour dire l’urgence de la situation. Et le besoin d’en finir avec le mandat confié à la société 9e Art +, renouvelé à la tête du festival ce samedi contre l’avis unanime de la profession. «Il est grand temps de tourner la page 9e Art + pour que le festival retrouve, avec de nouveaux opérateurs, les valeurs qui ont construit sa notoriété internationale. Sans un changement rapide et profond, l’édition 2026 risque fort d’être la dernière.» La liste des signataires ressemble à un panthéon de la bande dessinée : Florence Cestac, Régis Loisel, Philippe Dupuy, Charles Berberian, Martin Veyron, Art Spiegelman, Jean-Claude Denis, François Boucq, Chris Ware, Frank Margerin, Jacques Tardi, François Schuiten, Baru, Blutch, Willem, Lewis Trondheim, Riad Sattouf, Hermann (Huppen), Max Cabanes, Anouk Ricard. Par-delà les genres, les écritures, les nationalités et les générations, l’autorité de ces grandes voix-là ne saurait être ignorée puisque c’est le festival lui-même qui, à travers son histoire, les a récompensées. Mais plus rien n’est sûr tant le festival est resté insensible à la tribune signée par 2 300 artistes au printemps.

Quelques minutes avant cet appel, les éditeurs indépendants formulaient leur réponse à l’attribution controversée de l’organisation du festival d’Angoulême à la société 9e Art +, sommée de s’entendre avec la Cité de la BD par l’association du festival. Une réponse qui s’est fait attendre deux jours. Le temps de prendre la mesure de la rebuffade, de guetter aussi la réaction des pouvoirs publics et d’ajuster en conséquence. Comme l’appel des Grand Prix, le communiqué du Syndicat des éditeurs alternatifs (SEA) témoigne d’un mélange de colère et d’inquiétude. Parce que «jamais le danger de voir disparaître la plus importante manifestation de bande dessinée n’a été aussi concret». Le premier responsable de cette situation catastrophique, aux yeux du SEA, c’est le Festival international de la bande dessinée (FIBD) lui-même. Ou plutôt l’association qui préside à sa destinée en en confiant la gestion. «N’ignorant pas complètement les risques qu’il prenait, le FIBD a cru pouvoir s’en tirer par une pirouette en exigeant de 9e Art + qu’il collabore avec la Cité de la bande dessinée, l’autre finaliste de l’appel à projets. C’est en réalité l’inverse qui se joue puisque […] c’est la Cité qui se voit contrainte de s’associer alors même que [son] directeur avait manifesté par courrier son opposition à cet attelage contre-nature. La répartition des pouvoirs au sein de la structure […] serait inévitablement en défaveur de cette dernière.»

Dans les faits, le monstre qu’appelle de ses vœux le FIBD ressemble beaucoup au projet de SAS que le directeur de 9e Art + se proposait de créer, autour de sa société, choquant une grande partie de la profession. Afin de souligner ce qu’il considère comme «une captation évidente par des intérêts privés d’une manifestation qui relève depuis longtemps de l’intérêt collectif», le SEA prend soin de souligner l’existence d’un «courrier de menaces» adressé le 25 septembre aux pouvoirs publics dans lequel le patron de 9e Art +, Franck Bondoux, «les prévient qu’il les attaquera en justice pour faire annuler la procédure et réclamer des dommages et intérêts si 9e Art + n’était pas reconduit». Manœuvre réussie puisque samedi, les pouvoirs publics – sauf l’Etat, précise le syndicat – ont validé «cette combinaison éruptive sans consulter l’interprofession».

En conséquence, les éditeurs alternatifs ne se contentent pas de simplement dénoncer le résultat de l’appel à projets. Augmentant la pression, ils réclament «l’invalidation immédiate d’un résultat insincère» et appellent «les pouvoirs publics à réunir l’ensemble de la profession pour que soit mise en œuvre une réforme profonde du festival». Qui passe nécessairement par un changement radical de gouvernance. Le SEA exige donc la démission de la directrice de l’association du festival, Delphine Groux, la disparition de 9e Art + de l’équation du festival et la reprise des équipes par la future structure. «Sinon les conséquences seront majeures et probablement irréversibles. Dès 2026. Puis en 2027. Et peut-être à tout jamais.»

Le nombre d’éditeurs annonçant boycotter la prochaine édition du festival grossit de jour en jour. Après l’Association, Çà et là, Cornélius, Misma, Denoël Graphics, les éditions Exemplaires et Superloto ont rejoint les rangs. Même le manga s’y met puisque Ki-oon, numéro 2 du marché en France mais indépendant, a annoncé qu’il ne serait pas présent en janvier.

Source : Libération

27 octobre 2025

Boycott du Salon national du livre tunisien par l’Union des éditeurs tunisiens

L’Union des éditeurs tunisiens a tiré la sonnette d’alarme, dans un communiqué publié dimanche 26 octobre 2025, sur la situation critique que traverse le secteur du livre en Tunisie. Réunis en assemblée générale, hier samedi, les membres de l’organisation ont exprimé une profonde inquiétude face à la dégradation continue des conditions d’exercice du métier d’éditeur, dans un contexte marqué par un désengagement manifeste  du ministère des Affaires culturelles et par une politique de marginalisation à l’égard du livre et de ses acteurs.

L’organisation a particulièrement fustigé la décision du ministère d’écarter l’Union de l’organisation de la cinquième édition de la Foire nationale du livre tunisien, prévue du 8 au 18 janvier 2026. Cette décision, prise sans concertation, est perçue comme un déni du rôle fondateur et partenaire de l’Union dans la création de cette manifestation. L’Union rappelle en effet que la Foire nationale du livre tunisien est une initiative qu’elle a lancée en 2018 et qu’elle a organisée, depuis, en partenariat avec le ministère, à travers quatre éditions couronnées de succès.

Selon les éditeurs, le choix unilatéral de la date et de la direction de la prochaine édition compromet non seulement les chances de réussite de la foire sur le plan culturel et commercial, mais risque également de nuire aux intérêts des maisons d’édition participantes. Ils soulignent que ce mode de gestion témoigne d’une volonté d’exclusion plus large, qui s’est traduite ces derniers mois par la mise à l’écart de l’Union de plusieurs commissions et consultations culturelles, notamment celles relatives aux achats nationaux de livres et aux participations tunisiennes dans les grandes foires internationales.

Face à cette politique de marginalisation systématique, l’Union des éditeurs tunisiens a annoncé la suspension de la participation des éditeurs à la prochaine Foire nationale du livre tunisien. Elle a également appelé le président de la République, Kaïs Saïed, à intervenir d’urgence pour sauver le secteur du livre et de l’édition, rappelant son attachement reconnu à la culture et à la lecture.

L’Union a enfin décidé de maintenir son assemblée générale en état de réunion permanente afin de suivre l’évolution de la situation et de prendre les décisions nécessaires. Tout en réaffirmant sa volonté de dialogue avec les institutions et les partenaires du monde culturel, elle appelle à l’élaboration d’une politique nationale globale de soutien à l’édition, garantissant les droits de l’auteur, de l’éditeur et du lecteur, et assurant la place du livre au cœur de la vie culturelle tunisienne.

Source  : Business News

13 octobre 2025

Boualem Sansal élu à l’Académie royale de langue et de littérature française en Belgique

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis novembre 2024 pour atteinte à l’intégrité nationale et dont la condamnation à cinq ans a été confirmée en appel le 1ᵉʳ juillet dernier, a été élu à l’Académie Royale de langue et de littérature française en Belgique.

Cette distinction a été annoncée dimanche 12 octobre par le secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature française en Belgique, en l’occurrence Yves Namur. Il y succède à feu Michel del Castillo et occupera désormais le fauteuil 37.  

Dans un communiqué, l’Académie, qui lui avait déjà remis un prix de littérature francophone en 2007, a déclaré que « Boualem Sansal incarne la haute fonction créative de l’écrivain, indissociable de la liberté nécessaire à son exercice« .

 

 

6 octobre 2025

Les bibliothèques, maillon méconnu de l'économie de l'édition indépendante

Une étude inédite de la Sofia présentée ce vendredi 3 octobre lors des journées professionnelles du festival Livres d’en haut, à Lille, objective la part de l’édition indépendante dans les achats de bibliothèques. Si l’échantillon de cette première étude est limité, celle-ci a le mérite d'offrir un premier aperçu des rapports de force entre les bibliothécaires et les éditeurs indépendants.  L’organisme de gestion collective a analysé les données d’achat des bibliothèques de titres provenant de 338 éditeurs affiliés à la FEDEI, la Fédération des Éditeurs Indépendants. Sur la période 2020-2023, ces éditeurs ont généré 17,8 millions d'euros de ventes, représentant 1,2 million d'exemplaires vendus à des bibliothèques issues de onze régions métropolitaines et d'une collectivité d'outre-mer.
« Jusqu'alors, nous ne pouvions mesurer la place de l'édition indépendante en médiathèque », a déclaré Dominique Tourte, éditeur et membre du collège d'administration de la FEDEI. « Ce travail permet d'arriver à une forme d'objectivation de cette présence », a-t-il affirmé lors de la table ronde de présentation des résultats.

L'étude, lancée après les 2e Assises de la FEDEI à Bordeaux, en février dernier, intervient après la mise en application de la loi Robert de 2021, qui impose aux bibliothèques des collections « pluralistes et diversifiées » représentant « la multiplicité des connaissances, des courants d'idées et des productions éditoriales ». « Par le renforcement de la place de l'édition indépendante en médiathèque, on arrive à toucher cette diversification », a rappelé Dominique Tourte.

Les 338 éditeurs étudiés représentent 3,9 % du montant total des achats des bibliothèques en France, toutes catégories confondues (municipales, départementales, universitaires, associatives). Cette part, légèrement supérieure à celle observée en librairie selon Geoffroy Pelletier, directeur de la Sofia, affiche une « tendance à augmenter légèrement » sur les quatre années analysées, malgré une stagnation du montant global des acquisitions. Chaque année, ces éditeurs écoulent en moyenne 300 000 exemplaires auprès des bibliothèques, soit environ 950 par structure éditoriale. Le montant médian par éditeur s'établit à 2 000 euros, très en-deçà de la moyenne de 14 000 euros, révélant « une forte concentration au sein même de l'édition indépendante », selon Geoffroy Pelletier.

Les chiffres confirment cette disparité : un tiers des 338 éditeurs concentre 94 % des achats, et les vingt premiers en captent 54 %. « Les dix premiers éditeurs sont des éditeurs jeunesse », a précisé le directeur de la Sofia. L'étude révèle des disparités selon les types d'établissements. Si les bibliothèques municipales demeurent les plus acheteuses en volume, les bibliothèques départementales de prêt (BDP) se distinguent : elles constituent « un marché pratiquement deux fois plus important pour ces 338 éditeurs que pour l'ensemble des autres éditeurs », a souligné Geoffroy Pelletier. Les bibliothèques associatives affichent également « une appétence un peu plus grande pour l'édition indépendante », bien qu’ayant une part de marché global assez faible. À l'inverse, les bibliothèques universitaires restent en retrait, probablement en raison de catalogues « qui intéressent moins les BU », selon l'analyse de la Sofia. La proximité géographique joue un rôle mesuré dans les acquisitions. Les bibliothèques d'une région achètent légèrement plus aux éditeurs locaux qu'à l'ensemble du secteur, mais les écarts restent modestes – à l'exception notable de la Bretagne, où « la part de marché des bibliothèques bretonnes est pratiquement trois fois plus importante » pour les éditeurs régionaux.

« Il y a une vraie diversité d'acquisitions de la part des bibliothèques de région auprès de l'ensemble de l'édition indépendante », a conclu Geoffroy Pelletier.
Pour Jean-Rémi François, vice-président de l'Association des bibliothèques de France (ABF), ces données s'inscrivent dans une réflexion plus large. « Comment chaque bibliothécaire, dans sa pratique quotidienne, peut travailler à la valorisation de ses collections en étant conscient de son rôle à travers l'ensemble de ces acteurs ? », a-t-il questionné devant l’assistance d’une cinquantaine de professionnels dont des libraires et bibliothécaires.

Soazig Cadio, bibliothécaire à la BPI, a insisté sur le rôle économique des 16 000 bibliothèques françaises. « Nous sommes un maillon indispensable à cette dispersion, face à un monde où 90 % de l'édition appartient à une poignée » d’actionnaires, affirme-t-elle.

En moyenne, 15 000 titres différents de ces 338 éditeurs sont acquis chaque année, témoignant d'une « extrême diversité des politiques d'acquisition », selon le directeur de la Sofia. Cette diversité s'explique par « le travail de relais des librairies qui présentent ces livres » et la gestion par les bibliothèques de « la rareté », comme l'a souligné Soazig Cadio. « Les 10 000 œuvres les plus empruntées représentent moins de la moitié des prêts ».

Geoffroy Pelletier a identifié « une marge de progression » tout en tempérant : « Le 3,9 %, c'est la part des 338 éditeurs, ce n'est pas la part de l'édition indépendante dans les bibliothèques ». Reste à poursuivre le travail en affinant la recherche tout en l’ouvrant aux autres structures éditoriales « indépendantes », dont le nombre oscille entre 1 500 et 7 000, selon les sources.

Source : Livres Hebdo

7 octobre 2025

Acquisition des droits de la série de livres "Impossible Creatures" par Disney

Les Walt Disney Studios viennent de remporter une enchère compétitive pour les droits de la série fantastique Impossibles Créatures de l’auteure britannique Katherine Rundell, dans un accord évalué à plusieurs millions de dollars. L’écrivaine, professeure à l’Université d’Oxford, adaptera elle-même les deux premiers tomes en scénarios. Ce projet marque un investissement majeur pour Disney, qui vise à développer une franchise incluant films, produits dérivés et potentiellement des attractions dans ses parcs. Publiée en 2023 pour le premier tome et en 2025 pour le second, Le Roi Empoisonné, la série a connu un engouement comparable à celui de Harry Potter ou Twilight. Katherine Rundell, ayant étudié au St Catherine’s College à Oxford et au All Souls College, est devenue la première auteure britannique de littérature jeunesse depuis J.K. Rowling à dominer simultanément les classements des meilleures ventes au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les deux ouvrages publiés ont dépassé les quatre millions d’exemplaires vendus mondialement. Initialement prévue comme une trilogie, la saga s’étendra sur cinq romans, avec des spin-offs et préquelles annoncés. Au Royaume-Uni, pays d’origine de l’auteure, les livres sont édités par Bloomsbury. En France, ils sont publiés par Gallimard Jeunesse. En 2024, Rundell a reçu les prix d’Auteure de l’Année et de Livre Jeunesse de l’Année aux British Book Awards, confirmant son statut dans le paysage littéraire jeunesse.
L’histoire se déroule dans l’Archipel de Glimouria, un monde magique caché. Christopher, un garçon humain, y accède par accident depuis les Highlands écossaises, où il passe ses vacances chez son grand-père. Il rencontre Mal, une jeune habitante de ce royaume, et ensemble, ils tentent de sauver des créatures magiques affaiblies par un déclin de la force vitale qui les anime. Ce récit mêle aventure, écologie et mythologie, avec un dialogue vif salué par la critique.’Disney, qui a surpassé Warner Bros. et Netflix dans les négociations, obtient non seulement les droits sur les cinq tomes, mais aussi un accord de première option avec Rundell et son partenaire créatif Charles Collier via leur société Impossible Films. Basée à Londres, cette entité compte Alexandra Derbyshire (productrice de Paddington 2 et Wonka) et Simon Bax (ancien directeur financier de Pixar et président des opérations chez Fox). Tous les projets littéraires actuels et futurs de Rundell seront priorisés pour Disney.
L’accord a été piloté par David Greenbaum, président de Disney Live Action et 20th Century Studios, avec Daria Cercek, Allison Erlikhman et Clare Reeth. Emily Dayton, directrice des affaires littéraires, a défendu le projet dès le début. Bob Iger, PDG de The Walt Disney Company, et Alan Bergman, co-président de Disney Entertainment, ont supervisé l’opération. Greenbaum, diplômé d’Oxford, a noué un lien personnel avec Rundell lors des discussions à Londres cet été.

Dans une déclaration, Iger a exprimé son enthousiasme : « Quand j’ai lu Impossibles Créatures, j’ai su que cela appartenait à Disney. J’ai été immédiatement attiré par le monde vibrant imaginé par Katherine et les possibilités de collaboration. » Bergman et Greenbaum ont ajouté : « Katherine Rundell a magistralement créé un monde spectaculaire et immersif avec Impossibles Créatures, et sa vision s’accorde parfaitement avec la tradition narrative de Disney. »

Rundell a réagi : « Je suis absolument ravie de m’associer à Disney. C’est un privilège d’écrire ces scénarios et de développer les premiers films de la franchise avec Charles, mon équipe chez Impossible Films, et l’exceptionnelle équipe de Disney. » L’accord a été négocié par Collier pour Rundell, directement avec l’équipe Disney menée par Greenbaum.
Ce partenariat reflète la stratégie de Disney pour diversifier ses adaptations en prises de vues réelles au-delà des remakes, malgré le succès de Lilo & Stitch (plus d’un milliard de dollars au box-office) par exemple. Avec Rundell aux commandes des scénarii, Disney mise sur une saga familiale inspirante, potentiellement étendue à des attractions thématiques. Ce projet positionne l’auteure comme une figure clé dans l’industrie, prête à élargir son univers littéraire au cinéma.Et surtout, cela permet à Disney de s’offrir une seconde grosse franchise de fantasy (après Percy Jackson) pour rivaliser avec Warner (Harry Potter / Le Seigneur des Anneaux), Universal (Dragons) ou encore Netflix (Le Monde de Narnia).

Source  : Disneyphile

2 octobre 2025

Stephen King, auteur le plus banni dans les écoles américaines

Un nouveau rapport sur les interdictions de livres dans les écoles américaines révèle que le maître de l'horreur Stephen King est l'auteur le plus susceptible d'être censuré, et que le pays est divisé entre les États qui restreignent activement les œuvres et ceux qui tentent de limiter ou de lever les interdictions. Le rapport Banned in the USA de l'organisation PEN America, publié mercredi, recense plus de 6800 cas de livres retirés temporairement ou définitivement pour l'année scolaire 2024-2025. Ce nombre est en baisse par rapport aux plus de 10 000 livres enregistrés en 2023-2024, mais reste bien supérieur aux niveaux d'il y a quelques années, lorsque PEN n'avait même pas jugé nécessaire de rédiger un rapport. 

Environ 80 % de ces interdictions ont été décrétées dans seulement trois États ayant adopté ou tenté d'adopter des lois exigeant le retrait des livres jugés répréhensibles : la Floride, le Texas et le Tennessee. Parallèlement, PEN a constaté peu ou pas de cas de retraits dans plusieurs autres États. L'Illinois, le Maryland et le New Jersey figurent parmi ceux dont les lois limitent le pouvoir des bibliothèques scolaires et publiques de retirer des livres.

C'est de plus en plus une histoire de deux pays, a souligné Kasey Meehan, directrice du programme Liberté de lire de PEN et autrice du rapport de mercredi.

Et ce n'est pas seulement une histoire d'États républicains et d'États démocrates. En Floride, ce ne sont pas tous les districts scolaires qui ont répondu aux appels à l'interdiction de livres. On constate des différences d'un comté à l'autre. Les livres de Stephen King ont été censurés 206 fois, selon PEN, Carrie et Le fléau figurant parmi les 87 œuvres concernées. L'œuvre la plus interdite, tous auteurs confondus, est le classique dystopique des années 1960 d'Anthony Burgess, L'orange mécanique, pour lequel PEN a recensé 23 retraits. Parmi les autres livres et auteurs soumis à d'importantes restrictions, on peut citer Sold de Patricia McCormick, Forever de Judy Blume et Breathless de Jennifer Niven, ainsi que de nombreux ouvrages de Sarah J. Maas et Jodi Picoult.

Parmi les raisons souvent invoquées pour le retrait d'un livre figurent les thèmes LGBTQ+, les représentations raciales et les passages violents, notamment sexuels. Une tendance constatée par PEN n'a fait que s'intensifier : des milliers de livres ont été retirés des rayons en prévision de pressions communautaires, politiques ou juridiques plutôt qu'en réponse à une menace directe.

"Il s'agit d'une forme "d'obéissance anticipée", est-il écrit dans le rapport, ancrée dans la peur ou simplement dans le désir d'éviter des sujets potentiellement controversés.

ALA), qui publie également des rapports annuels sur les interdictions et les contestations. Les chiffres de PEN sont bien plus élevés, en partie parce que l'organisation de défense de la liberté d'expression comptabilise tous les livres retirés ou soumis à des restrictions, quelle que soit leur durée, tandis que l'ALA ne comptabilise que les retraits ou restrictions définitifs.

Source  :Radio Canada

1 octobre 2025

100 € offerts sur l'achat de livres pour les familles italiennes ayant un revenu inférieur à 15 000 €

Ces dernières années, le secteur de l'édition a réclamé à plusieurs reprises le rétablissement du bonus culturel pour les 18 ans et plus (non lié à l' ISEE et imité par d'autres pays). Pour l'instant, l'option reste la « Carte Culture » , une carte numérique de 100 € destinée aux familles dont l'ISEE est inférieur à 15 000 €. À cet égard, du 1er au 31 octobre, il sera possible de bénéficier des aides de la « Carta della Cultura », une initiative du ministère de la Culture mise en œuvre par le Centre du Livre et de la Lecture, dont la gestion technique est confiée à PagoPA, CONSAP et SOGEI. Comme expliqué dans la présentation, cette mesure consiste en une contribution à l'achat de livres, visant à lutter contre la précarité éducative et culturelle . Elle est accessible aux familles italiennes ou étrangères résidant en Italie, comme indiqué, et dont l'ISEE (Indicateur de Situation Économique Équivalente) est inférieur à 15 000 €.

La demande doit être déposée exclusivement via IO, l'application de services publics gérée par PagoPA et accessible via SPID ou la Carte d'Identité Électronique (CIE). Une seule carte est attribuée par foyer, et le classement (un par année) sera établi en fonction de l'ISEE de l'année concernée , par ordre croissant (du plus bas au plus élevé) et selon l'ordre de dépôt des demandes, jusqu'à épuisement des fonds. Le résultat de la demande sera notifié via l'application IO . Les bénéficiaires recevront la carte directement dans la section « Portefeuille » de l'application et disposeront de 12 mois à compter de sa date d'émission pour l'utiliser . Le montant pourra être utilisé pour l'achat de livres, papier et numériques (à condition de disposer d'un code ISBN), dans les librairies et points de vente participants, dont la liste sera disponible sur une plateforme dédiée.

Source : Il Libraio

21 septembre 2025

Parution de nouveaux livres audio pour Harry Potter avec un casting cinq étoiles

La saga Harry Potter va de nouveau sortir, en audiobook cette fois. Pour cette occasion, l’application Audible et Pottermore Publishing (l’éditeur de livres audio de la franchise Harry Potter) ont réuni un casting cinq étoiles.  

En tout, ce sont plus de 200 acteurs et actrices qui ont été choisis pour prêter leur voix à des personnages iconiques. Parmi les noms dévoilés, on retrouve Kit Harington (professeur Lockhart), Keira Knightley (professeure Ombrage), James McAvoy (Maugrey Fol Œil), Simon Pegg (Arthur Weasley), Ruth Wilson (Bellatrix Lestrange), Leo Woodall (Bill Weasley) ou encore Iwan Rheon (professeur Lupin). 

Les auditeurs anglophones pourront donc entendre leur voix dans les sept livres audio prévus. Quant au trio de héros, leur voix sera assurée par Frankie Treadaway (Harry), Max Lester (Ron) et Arabella Stanton (Hermione) pour les livres audios 1, 2 et 3. Arabella Stanton a d’ailleurs été choisie pour interpréter son personnage dans la série Harry Potter tant attendue, prévue sur HBO. Ensuite, ce trio laissera la main à des acteurs plus âgés pour les livres audios 4 à 7. 

D’autres noms doivent encore être annoncés pour les livres suivants. Le premier de la franchise, Harry Potter à l’école des sorciers, sortira le 4 novembre prochain. Les suivants sortiront ensuite chaque mois dans le monde entier. Par ailleurs, HBO défend la présence de J. K. Rowling pour la série Harry Potter malgré les critiques.

Source : Daily Geek Show

15 septembre 2025

Les journée du patrimoine de le BNF à Paris et à Avignon

Samedi 20 septembre et dimanche 21 septembre, de 10hà 18h, le site Richelieu, berceau historique de la BnF, offre une déambulation dans tous ses espaces, musée, salles de lecture, bibliothèques, exposition « Impressions Nabies ». Le public  est invité aussi, à une présentation des ateliers de conservation, et des ateliers de restauration, une découverte exceptionnelle des métiers d’art.

Le site François-Mitterrand propose, dimanche 21 septembre, une découverte des salles de lecture et de la bibliothèque avec des chargés de collection, des visites-flash du site, une visite de la collection Charles Cros, une visite des coulisses, une présentation des ateliers de conservation. Les familles avec enfants de 5 à 10 ans peuvent participer à un atelier, Personnalisation d’une maquette de la BnF. Les inscriptions se font sur place dans la limite des places disponibles.

L’Arsenal invite le public, dimanche 21 septembre, à visiter les appartements du 17ème et 18ème  siècle, la salle de lecture, la salle des catalogues et le centre de ressources des métiers du livre. Les visiteurs sont invités aussi, à assister à des démonstrations de restauration et de reliure en cuir, en particulier d’un manuscrit médiéval.

Samedi 20 et dimanche 21 septembre, à la Maison Jean-Vilar, antenne avignonnaise de la BnF, le public peut découvrir la bibliothèque, les expositions temporaires et l’espace permanent Les Clés du Festival, consacré à la grande épopée du festival, des origines à nos jours. Cette exposition entend prolonger le geste fondateur de Jean Vilar et du Théâtre Populaire.

Source : Le café pédagogique

1 septembre 2025

Réaction de Margaret Atwood après l’interdiction d’un de des ses livres dans les écoles de l’Alberta

La romancière Margaret Atwood s'en prend à l'interdiction controversée des livres à caractère sexuel dans les bibliothèques scolaires albertaines avec une publication satirique, après que son ouvrage La Servante écarlate a été inscrit sur la liste de retrait du Conseil scolaire public d'Edmonton. Le personnel de ce dernier a passé l'été à déterminer les livres à bannir des bibliothèques scolaires en raison des nouvelles règles radicales de la province.

Dans une publication sur les réseaux sociaux dimanche, Margaret Atwood a écrit que, puisque ce classique littéraire n'est plus adapté aux écoles albertaines, elle a rédigé une nouvelle destinée aux jeunes de 17 ans, mettant en scène "deux enfants très sages" nommés John et Mary.

"Ils ne se sont jamais curé le nez, n'ont jamais eu de selles ni de boutons, a-t-elle écrit au début de son récit.

Ils ont grandi, se sont mariés et ont eu cinq enfants parfaits, sans jamais avoir de relations sexuelles, ajoute-t-elle.

Le couple fictif se disait chrétien, mais il ne voulait rien savoir des pauvres, de pardonner ses ennemis, etc., au lieu de cela, ils pratiquaient un capitalisme rapace et égoïste.

Margaret Atwood poursuit en affirmant que le duo ne meurt jamais, et qu'il vit heureux pour toujours.

Mais pendant ce temps, La Servante écarlate est devenue réalité et [la première ministre] Danielle Smith s'est retrouvée avec une belle robe bleue neuve, mais sans emploi, a-t-elle conclu."

Il y a quelques jours, le Conseil scolaire public d'Edmonton, l'un des plus importants de l'Alberta, a confirmé qu'il retirerait plus de 200 livres de ses écoles cette année afin de se conformer à une ordonnance du ministère de l'Éducation de l'Alberta.

Source :  Radio Canada 

10 septembre 2025

Crise de la lecture en Calabre et en Basilicate

En Calabre et en Basilicate, selon les dernières données, 58 % des citoyens de plus de 15 ans lisent, soit 15 points de pourcentage en dessous de la moyenne de l'Italie du Centre et du Nord (73 %). 

 La Basilicate et la Calabre ont un nombre de bibliothèques pour mille habitants plus élevé que l'Italie centrale et du Nord (0,16 contre 0,13), mais leurs fonds de livres sont nettement inférieurs (1 127 livres pour mille habitants contre 3 244 en Italie centrale et du Nord). Cela se traduit par un accès plus faible aux bibliothèques (48 pour mille habitants contre une moyenne de 774 en Italie centrale et du Nord) et une différence radicale dans le nombre de prêts effectués : 16 pour mille habitants contre 741 en Italie centrale et du Nord, soit 46 fois plus. Seule une bibliothèque sur cinq (19,9 %) en Basilicate et en Calabre compte une bibliothécaire femme ou homme parmi son personnel, contre 63 % en Italie centrale et du Nord

Dans les deux régions, 102 librairies sont opérationnelles . 90 % des communes (482) n'en possèdent pas, où vit 52 % de la population lucanienne et calabraise. Mais même dans les plus grandes communes, la situation est problématique : 12 % de la population vivant dans des villes de plus de 10 000 habitants n'a pas de librairie dans sa commune.

Les données font partie d'une recherche plus vaste que l'Association des éditeurs italiens (AIE) a lancée au début de l'année et qui sera présentée le samedi 20 septembre à 15 heures à Soveria Mannelli , dans la province de Catanzaro, lors du Festival Sciabaca (SCIABACA - Voyages et cultures méditerranéennes)

9 septembre 2025

Accord à l'amiable d'Anthropic à 1,5 milliard de dollars rejeté par la justice

Afin d'éviter un procès, l'entreprise espérait avoir trouvé un accord à l'amiable avec plusieurs auteurs, ayants droit et éditeurs qui accusent Anthropic d'avoir téléchargé illégalement des millions de livres et l'ont donc attaqué en justice. Le 6 septembre dernier, les deux parties s'étaient même finalement entendues. La start-up, derrière le populaire modèle de langage Claude, a accepté de verser aux détenteurs des droits au moins 1,5 milliard de dollars (environ 1,28 milliard d’euros). Un montant qui pourrait augmenter si la liste définitive des livres concernés, qui n'est pas encore arrêtée, dépassait 500.000 titres. Dans ce cas, Anthropic s'est engagé à verser 3.000 dollars de plus par ouvrage. Mais cet accord a finalement été retoqué par le juge fédéral chargé de superviser l'accord ce lundi 8 septembre. Comme le rapporte Bloomberg, le juge William Alsup qui s'est exprimé lors d'une audience au tribunal fédéral de San Francisco, l’accord, qui semble avoir été conclu "en coulisses", pourrait être imposé "de force aux auteurs". Le magistrat a donc préféré demander un report. Dans une ordonnance déposée la veille de l'audience, il s'est dit "déçu" que les avocats aient laissé des "questions importantes sans réponse" et a exprimé de nombreuses réserves. Notamment sur la liste des œuvres couvertes par l’accord et les procédures de notification des membres potentiels de la procédure collective qui n'auraient pas été arrêtées.

"Je me sens induit en erreur", précise le juge. "Je suis inquiet avec tout cet argent qui est en jeu."
"L'accord est loin d'être finalisé" a-t-il ajouté, tout en précisant avoir besoin de plus d’informations sur la procédure de réclamation qui s’appliquera aux membres de la procédure collective. Cette décision oblige donc les avocats des deux parties à réécrire le projet. L'accord avait été qualifié "d'historique" par l'avocat des détenteurs de droit.

Comme le souligne le juge, dans de nombreux recours collectifs, les membres des actions collectives se font "avoir" une fois le montant de l'accord validé. Il réclame la mise en place d'un préavis très court pour permettre aux bénéficiaires de l'action collective d'accepter ou de refuser l'accord.

William Aslup espère également protéger Anthropic contre d'éventuels demandeurs qui se réveilleraient plus tard. Les parties ont jusqu’au 15 septembre pour soumettre la liste définitive des œuvres concernées par la procédure collective. Pour le moment, 465.000 œuvres sont concernées.

Source : BFM TV

12 septembre 2025

Appel au mécénat d'entreprise pour l'acquisition par l'Etat du Fonds Albert Camus

Un appel au mécénat d'entreprise est lancé par le ministère de la culture. Celui-ci a été publié aujourd'hui au journal officiel (pour le lire, c'est par ici). Il concerne l'acquisition  du Fonds Camus. Une fois acquis, il rejoindra la Bibliothèque Nationale de France et porte sur 9 000 000 euros.

Considérable par son envergure et par sa qualité intellectuelle, le Fonds Albert Camus donne à voir le travail de l'écrivain, tant l'évolution de ses idées que son travail sur le style, depuis sa jeunesse à Alger jusqu'à la fin de sa vie. Il permet de mieux appréhender la place que tenait l'écriture dans la vie d'Albert Camus, disparu prématurément et laissant pourtant derrière lui une œuvre majeure dans les domaines du journalisme, du théâtre, du roman, de la nouvelle et de l'essai. Le Fonds Albert Camus contient certaines pièces emblématiques de l'œuvre littéraire et philosophique du lauréat du Prix Nobel de littérature 1957, conservées depuis sa disparition par ses héritiers qui ont œuvré à enrichir, compléter et valoriser cet ensemble. Il comprend notamment le manuscrit original de L'Etranger, unique manuscrit autographe authentique connu de ce texte emblématique d'une époque et roman le plus vendu par les éditions Gallimard. Cet ensemble intègre également la grande majorité des dossiers génétiques de La Chute et de l'œuvre posthume Le Premier Homme. Ces dossiers rejoindraient les manuscrits de L'Homme révolté, du Malentendu, de Caligula et de L'Etat de siège, déjà conservés au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Enfin, le fonds compte une grande variété d'éléments documentant ses réflexions politiques et son processus créatif, dont des documents inédits, et éclairant la postérité de son œuvre, ainsi que plus de 400 photographies de lui et de ses proches.

4 septembre 2025

Association entre les romans Web de Narae et le Festival de la romance italienne

Une nouvelle fonctionnalité arrive avec  Narae , l' application de romans romantiques en ligne issue de la collaboration entre le groupe Mondadori et Bookrepublic , qui entame un partenariat avec l' Italian Romance Festival, un événement national dédié à la fiction romantique .  L'initiative comprend la création d'une nouvelle série de romans romantiques en ligne , composée d'histoires d'auteurs italiens auto-édités, sélectionnés par le Festival et sa fondatrice, Lidia Ottelli . Les premiers titres seront publiés en exclusivité sur Narae à partir de ce mois-ci. La collaboration s'étend également à l'organisation conjointe d' événements en direct et en ligne , avec des activités dédiées à la communauté du Festival et des initiatives spéciales lors de la prochaine édition de l'événement, qui se tiendra le 27 septembre à Florence, à laquelle Narae participera.

«Ce partenariat est né de la volonté d'unir nos forces pour donner encore plus de place à la romance en Italie. Nous sommes convaincus que la collaboration avec le Festival Romance Italiano nous permettra de promouvoir de nouveaux auteurs et de développer le genre grâce à des outils innovants et des formats de lecture attrayants comme les romans en ligne», déclare Marco Ferrario, PDG de Narae .

«Je suis ravi que le Festival Romance Italiano et Narae aient choisi de collaborer. Ensemble, nous pouvons offrir de nouvelles opportunités aux auteurs italiens et renforcer le secteur de la romance avec des projets originaux qui répondent aux besoins des lecteurs d'aujourd'hui», commente Ottelli.

Source : Il Libraio

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