Une œuvre originale d’Hergé était estimé entre 2,2 et 3,2 millions d’euros mais vient d'étre adjugé à 1 700 000,00 € seulement. Ce dessin à l'encre de Chine est celui qui est retenu pour la première édition en couleurs de l'album, qui sort en 1946. Cédé par un collectionneur belge non identifié, il est aujourd'hui estimé "entre 2,2 et 3,2 millions d'euros", selon Artcurial, firme française qui revendique la place de leader des enchères pour la BD.
"On a un dessin très impressionnant et d’une extrême efficacité. Tout est dans la ligne, que l’on appelle la ligne claire", indique Vinciane de Traux, directrice de la maison de ventes Artcurial en Belgique dans le journal de France 2 .
Associée à La Poste, la Communauté de communes du Pont du Gard a mis en route le 9 janvier dernier un nouveau service permettant d'acheminer des livres entre les différentes bibliothèques du réseau intercommunal. Ce nouveau dispositif qui prend la forme de navettes assurées par les agents de La Poste, permet aux habitants de la Communauté de communes du Pont du Gard, d'avoir accès plus facilement à l'ensemble des oeuvres disponibles dans les 11 bibliothèques (dont trois médiathèques) du réseau intercommunal.
Mis en route le 9 janvier dernier, ce service a déjà rencontré son public, chiffres à l'appui. "En janvier 2022, le nombre de réservations était de 122, en janvier 2023, il est de 304 après seulement trois semaines de fonctionnement", se réjouit Pierre Prat, le président de la CCPG.
Concrètement, comment cela fonctionne-t-il ? Les personnes abonnées - elles étaient 2 048 en 2022 - peuvent réserver un ou plusieurs ouvrages dans l'ensemble du réseau intercommunal et se le faire livrer par un facteur dans la bibliothèque la plus proche. La collecte se déploie par un système de transports de sacoches, dont le nombre n’est pas limité et mais de poids maximum de 15 kg pour chacune d’elles.
"Cela permet d'une part de rendre la culture accessible au plus grand nombre, mais aussi et vous savez à quel point nous sommes engagés sur la question du développement durable, de réduire les émissions de CO2", précise Pierre Prat. Car cette livraison est conjointe à la tournée dite traditionnelle des facteurs, dotés par ailleurs d'une flotte de véhicules électriques importante. Le délai d'attente est estimé à trois jours.
Pour La Poste, ce dispositif complète ses offres de services à la personne déjà mises en place telles que la livraison de médicaments ou la relève de compteurs etc, permettant ainsi de compenser en partie la baisse de l'activité courrier. Offert aux administrés du territoire, ce service coûtera environ 10 000€ par an à l'intercommunalité. Le premier contrat signé est d'une durée de six mois, mais au vu du succès déjà rencontré, la pérennité de ce système de livraison n'est guère à mettre en doute. 40 sacoches remplies d'ouvrages sont livrées en moyenne par semaine. Pour réserver les livres : https://pontdugard.bibenligne.fr/ ou directement dans la bibliothèque la plus proche.
Un accord de poursuites différées est envisagé pour Filippo Bernardini, l'employé d'une maison de l'édition londonienne arrêté et accusé par le FBI d'avoir prétendument volé des centaines de manuscrits de livres sur plusieurs années, ce qui pourrait voir son affaire rejetée. Publishers Lunch a rapporté qu'à la fin du mois de juin, la juge du tribunal de district américain, Colleen McMahon, avait accepté de reporter au 10 septembre une conférence de mise en état prévue dans l'accusation de Bernardini. Les procureurs ont déclaré au juge qu'ils examinaient "une demande de poursuite différée" de l'avocat de Bernardini.
Un accord de poursuite différée (DPA) est un type informel de probation qui voit l'affaire renvoyée par le juge, tandis que le défendeur remplit une surveillance et des engagements spécifiés, qui peuvent inclure des amendes ou des pénalités. Si les termes et conditions de la DPA sont remplis, l'affaire est alors rejetée, sans condamnation pénale permanente au dossier.
Bernardini a précédemment plaidé non coupable à des accusations de fraude électronique et de vol d'identité aggravé et a été libéré sous caution. Bernardini, un citoyen italien qui travaillait comme coordinateur des droits chez Simon & Schuster UK, a été arrêté en janvier après avoir atterri à l'aéroport international John F Kennedy. Le ministère américain de la Justice affirme qu'il s'est fait passer pour des personnes de l'industrie de l'édition pendant plusieurs années afin que des auteurs, dont un lauréat du prix Pulitzer, lui envoient des manuscrits de prépublication.
S&S n'a été accusé d'aucun acte répréhensible dans l'acte d'accusation et a renvoyé Bernardini.
Marco Polo, Jeanne d'Arc, Louis XIV... tous croisent le chemin de Maestro, le sage à la barbe blanche qui lui tombe jusqu'aux pieds, dans les trois nouveaux livres tirés de la série Il était une fois... l'Homme. Parus au mois d'octobre aux éditions La librairie des écoles, ceux-ci content des aventures riches en anecdotes historiques, mais aussi en divertissement. "Faire réfléchir en souriant et faire sourire en réfléchissant." : voilà le credo de la romancière strasbourgeoise Sylvie de Mathuisieulx, qui reste fidèle à l'ambition de la série d'origine.
En effet, à travers les personnages de Maestro, Pierre mais aussi le Gros ou le Teigneux, le dessin animé, diffusé pour la première fois sur FR3 en 1978, racontait à un jeune public l'histoire de l'humanité, de la préhistoire au XXᵉ siècle. Une série de vulgarisation historique, donc, qui a bercé plusieurs générations de Français. Y compris Sylvie de Mathuisieulx elle-même : "J'étais un peu trop grande quand le dessin animé est sorti pour la première fois. Mais je regardais derrière l'épaule de mon petit frère et je me disais déjà : "punaise, c'est vachement bien fait." Si on m'avait dit qu'un jour que j'écrirais ces histoires, j'aurais défailli."
La romancière jeunesse alsacienne reprend ainsi le flambeau d'une toute nouvelle adaptation en livres du célèbre dessin animé. Après les Vikings, Charlemagne et la Pax Romana, parus en avril 2024, les trois titres signés par Sylvie de Mathuisieulx s'attaquent à la guerre de cent ans, à la route de la soie et au roi soleil. Des sujets pointus, adaptés à la compréhension d'un public à partir de neuf ans. "Je ne suis pas du tout historienne de formation. Alors forcément, ça nécessite un travail considérable de documentation et de recherche, avant d'adapter le discours à la capacité intellectuelle des enfants", explique Sylvie de Mathuisieulx.
Malgré tout, elle qui a déjà publié 130 livres de littérature jeunesse, n'a pas essayé de trop simplifier le propos : "Je ne prends jamais les enfants pour des andouilles. Pour les jeunes, les livres aident à nourrir leur esprit, à réfléchir par eux-mêmes, à choisir leur vie..."
Les récits sont toujours courts (90 pages maximum) et dynamiques. Sans perdre son lecteur, l'autrice essaie d'enrichir son vocabulaire en distillant au fil des pages des mots peu courants, mais propres au contexte historique des périodes qu'elle traite. Et si besoin, le vocabulaire complexe est défini en notes de bas de page. "J'ai toujours à cœur qu'un livre fait pour un certain niveau de lecture puisse être lu par quelqu'un qui l'a dépassé," ajoute Sylvie de Mathuisieulx. Les parents pourraient donc bien se surprendre à emprunter le livre des enfants !
L'aspect pédagogique du dessin animé se retrouve aussi dans les livres avec les dernières pages qui reprennent les grandes thématiques historiques abordées. Et avec une frise chronologique à découvrir dans les rabats de la quatrième de couverture.
En tout cas, l'expérience a plu à Sylvie de Mathuisieulx. Interrogée sur ses futurs projets, elle répond : "J'aimerais beaucoup continuer à écrire les aventures de Maestro et les autres. Mais on doit attendre de voir quel est l'accueil du public." En attendant, l'autrice ne chôme pas. Elle se consacre à ses autres travaux : pièce de théâtre, recueil de nouvelles et albums premier âge, entre autres.
Un catalogue de plus de 100 000 titres et la « mission d'intégrer la lecture dans la vie quotidienne des gens ». Voxa , un service de streaming de livres audio et de livres électroniques , qui a déjà signé des partenariats avec certains des principaux groupes d'édition, arrive également en Italie . La marque a déclaré son engagement à investir plus de 2 millions d'euros au cours des six prochains mois dans notre pays. Afin de faciliter cette expansion, comme le souligne une note, l'entreprise a récemment inauguré un nouveau siège à Milan , en s'appuyant sur une équipe dédiée pour se développer sur le marché italien . De plus, la plateforme prévoit d' ouvrir des studios d'enregistrement locaux dans les trois prochains mois .
"Avec Voxa, nous voulons nous positionner comme des acteurs dynamiques, capables de contribuer à l'expansion de l'offre de livres audio sur le marché et d'atteindre une croissance allant jusqu'à au moins 10 % du marché total du livre d'ici 2026", déclare Dan Vidrașcu , PDG et co-fondateur de Voxa.
Voxa se concentre sur des formules d'abonnement qui comprennent deux options : l'abonnement mensuel pour les livres audio et ebooks a un prix fixe de 9,99 euros par mois , avec une offre de lancement de 1,99 euros par mois pendant les 4 premiers mois ; et le forfait annuel, disponible au prix de 79,99 euros et en accès illimité jusqu'à 5 appareils. Espace pour des suggestions personnalisées directement dans l'application et des plans d'abonnement flexibles .
« En tant qu'entreprise centrée sur le consommateur, nous disposons d'un modèle commercial qui nous donne une grande flexibilité pour expérimenter et offrir à nos utilisateurs la meilleure expérience utilisateur possible . Notre objectif est de devenir la destination préférée du divertissement audio pour toute la famille, en proposant une large gamme de contenus diversifiés au meilleur prix possible », ajoute Vidrașcu.
Dans les prochains mois, Voxa introduira deux options d'abonnement supplémentaires , dont un plan dédié aux ebooks. L'entreprise propose alors un programme de parrainage , qui permet un accès gratuit pour chaque abonnement activé entre amis.
Voxa, dont le siège est à Bucarest , se présente comme « l'application de streaming leader dans le secteur du livre audio en Europe du Sud-Est », déclarant « plus de 300 000 utilisateurs actifs seulement deux ans après ses débuts ».
L’écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio, plus connu sous la signature J.M.G Le Clézio, a fait condamner en justice l’Agessa, la Sécurité sociale des artistes auteurs, a annoncé son avocat, mercredi 22 mai. L’auteur du Procès-verbal, du Chercheur d’or ou encore de Désert a notamment fait valoir des manquements dans la gestion de son compte retraite. Le jugement, rendu le 20 décembre 2023 par le Pôle Social du Tribunal judiciaire de Paris, a ainsi condamné l'organisme chargé de la gestion des régimes d'assurances sociales des artistes auteurs à indemniser J.M.G Le Clézio à hauteur de plus de 20 000 euros.Le lauréat du Nobel 2008 avait décidé, en février 2022, de saisir seul la justice contre l’Agessa, reprochant alors à l’organisme de ne pas avoir transmis à la Caisse nationale d'assurance vieillesse ses données retraite en 2008, 2009 et 2010. Ce manquement a notamment eu pour effet de tronquer la pension de retraite de base à taux plein de l’écrivain, en la chiffrant à 1 443 euros bruts par mois. La Caisse nationale d'assurance vieillesse a fait savoir qu'elle ne pouvait prendre en compte les droits d'auteur perçus par M. Clezio pour les trois années citées, à défaut d'une quelconque indication de la part de l'Agessa. Or, M. Le Clézio assure avoir justifié ses ressources sur cette période et avoir réglé des cotisations précomptées par le biais de son éditeur, Gallimard. Dans son jugement, le tribunal estime que les revenus de ces années, constitués par les droits d'auteur, auraient dû être pris en compte dans le calcul de la retraite du plaignant. Autre dysfonctionnement, mis à jour par son conseil Me Dimitri Pincent : l'Agessa n'a jamais inscrit l'auteur de Poisson d'or et Révolutions sur le régime de retraite complémentaire de l'IRCEC. Le Tribunal a donc reconnu cette « faute », qui a privé l'auteur de toute pension de retraite complémentaire. D’après le conseil de J.M.G Le Clézio, celui-ci est « satisfait du jugement sur le plan des principes ». Contactée par l'AFP, l'avocate de l'Agessa, Me Florence Kato, n'était pas disponible dans l'immédiat. En 2020, un rapport remis au gouvernement avait constaté que l'Agessa n'avait pas prélevé durant 40 ans les cotisations retraite de 190 000 de ses assujettis, les privant ainsi de droits à la retraite. Le gouvernement avait mis fin au problème en 2018, avec un décret qui charge (depuis le 1ᵉʳ janvier 2019) l'Urssaf Limousin du prélèvement de toutes les cotisations. Mais nombre d'auteurs se découvrent aujourd'hui privés de pension à cause des dysfonctionnements du pilotage de l'Agessa et, selon les auteurs, « de l'inaction de l'État durant des décennies ».
Depuis le 7 octobre 2023, les achats de livres neufs en ligne avec un panier inférieur à 35 euros sont soumis à des frais de port de 3 euros. Cette mesure, pensée pour protéger les librairies physiques françaises, a en réalité déclenché une cascade de réactions contrastées. Les données de l'IFOP montrent un déclin significatif des achats de livres depuis la mise en place de cette initiative, avec 40% des consommateurs qui déclarent réduire leurs dépenses en lecture, une conséquence directe de la pression économique accrue sur leur budget. L'objectif était transparent : stopper la domination d'Amazon.
Amazon a vivement critiqué cette loi, prévoyant une réduction du pouvoir d'achat des Français et un accès restreint à la culture, surtout dans les zones moins desservies par les librairies physiques. En parallèle, l'entreprise a perdu l'avantage de la livraison gratuite pour ses membres Prime sur les commandes de livres. Cependant, certains commerces, comme Fnac et Cultura, semblent un peu mieux résister.
Macron a annoncé une possible taxe sur les livres de seconde main
La Commission européenne a exprimé des doutes sur l'efficacité de la mesure, suggérant l'absence d'un impact positif après son application. En effet, malgré les intentions législatives, seulement 26% des consommateurs se tournent vers les librairies indépendantes plus fréquemment. Selon l'IFOP, 63% des lecteurs disent avoir vu leur pouvoir d’achat impacté par l’instauration des frais de livraison.
Et visiblement, le gouvernement ne semble pas trop faire attention à ces chiffres. Lors de sa visite au Festival du livre de Paris le 12 avril 2024, le président Emmanuel Macron a proposé l'introduction d'une "contribution" sur les livres d'occasion afin de soutenir le prix unique du livre, en place depuis 1981, et d'améliorer l'aide aux auteurs, éditeurs et traducteurs. Toutefois, les détails de cette mesure restent flous et cela pourraient impacter les jeunes et les étudiants, qui bénéficient grandement du marché de l'occasion pour accéder à la lecture à moindre coût.
Si vous avez prévu de participer à la manifestation Du jardin à l’assiette organisée dimanche 14 avril 2024 au Pavillon des énergies, à Saint-Lô,vous apercevrez la Bibli’ambule.Ce drôle de triporteur se transforme, une fois ouvert, en bibliothèque ludique dotée de sept hamacs pour accueillir les lecteurs de tous poils. Le Département de la Manche, via sa Bibliothèque départementale, vient d’en faire l’acquisition.
«Il sera mis à la disposition de nos médiathèques et bibliothèques adhérentes, au gré de leurs programmes d’action », explique Nicolas Huart, responsable des collections à la Bibliothèque départementale de la Manche.
Un bel outil original et ludique qui permettra aussi aux bibliothèques de sortir de leurs murs et d’aller à la rencontre de publics pour lesquels la lecture n’est pas forcément évidente
« La lecture est l’une des priorités majeures du Département », rappelle Valérie Coupel-Beaufils, conseillère départementale en charge de l’action culturelle.
Le taux d’inscrits dans les bibliothèques de la Manche est identique à la moyenne nationale, soit 12, 6 %. En 2022, on recensait ainsi 53 130 emprunteurs, sur une population desservie de 421 435 personnes. Ce triporteur doté d’une double assistance électrique (il pèse 100 kg sans les livres !) est fabriqué par les Ateliers Z’ambules, situés à Paris. C’est la première Bibli’ambule que le Département commande. Coût de l’acquisition : 17 700 €, financés par le Département, avec une aide de 9 000 € du Ministère de la culture.
Après Du jardin à l’assiette, la Bibli’ambule sera déployée à Portbail, sur le site du festival Les Pinsonores, les samedi 27 et dimanche 28 avril prochains.
« On le retrouvera aussi lors des Traversées Tatihou au mois d’août », confie Nicolas Huart.
Organisé chaque année en partenariat avec la fondation du Groupe ADP, et le réseau des enseignes RELAY, Le Prix du Livre, Paris Aéroport Jeunesse favorise l’accès aux livres et à la lecture en mettant à l’honneur la littérature jeunesse.Le Salon du livre et de lapresse jeunesse, partenaire de cette édition 2024, a sélectionné, en lien avec la thématique « Le sport olympique et paralympique», 4 ouvrages de littérature jeunesse. Voici la sélection 2024 :
Babyface, de Marie Desplechin, illustré par. Olivier Balez,
Yokai de Thibault Vermot, illustré par Gaël Henry,
Tumee, l’enfant élastiquede Marion Achard,
À véli-vélo de Frédéric Vinclère.
II organise une tournée des auteur·ice·s retenue·e·s dans 60 classes des 16 écoles à proximité des aéroports de Roissy CDG et Orly.À l’issue de ces rencontres, chaque élève votera pour son ouvragepréféré. La remise des prix, qui se tiendra le jeudi 13 juin 2024 à la Maison de l’Environnement et du Développement durable de Paris-Orly, permettra à l’un des titres suivants d’être primé et diffusé tout l’été dans le réseau des enseignes Relay des aéroports.
Le Met’ s’associe au festival Le Livre à Metz pour faire vivre la lecture dans les transports en commun. L’association a fait don de plus d’une centaine de livres pour organiser des Bookcrossings (livres voyageurs en français) sur plusieurs lignes du réseau en amont du festival, qui se tiendra cette année du 19 au 21 avril. L’idée est de faire circuler les livres hors des cadres traditionnels pour démocratiser la lecture et faire rayonner la culture en ville. À l’approche du festival, les passagers du réseau Le Met’ pourront donc trouver de quoi lire gratuitement lors de leurs trajets en bus et en Mettis grâce à cette initiative inédite à Metz. De plus, des QR code seront installés dans les véhicules du réseau. Ils permettront aux passagers de se connecter à l’application Premier Chapitre qui donne accès à une bibliothèque numérique comprenant une sélection d’œuvres littéraires en lien avec le festival.
« Cette plateforme leur permettra d’explorer les résumés des livres, quelques extraits de la sélection, ainsi que les disponibilités dans les bibliothèques et les médiathèques de la Ville de Metz. L’an dernier, plus de 1300 personnes l’ont utilisé, témoignant ainsi de l’intérêt pour cette initiative, indique le communiqué du réseau Le Met’.
Des marque-pages élaborés spécialement pour l’occasion seront mis à disposition des clients au sein des bus. De son côté, l’association Voix Haute organisera des lectures publiques dans les abribus situés à proximité de la place de la République tout au long du Livre à Metz.
Les lecteurs de L’Arabe du futur, la saga à succès de Riad Sattouf, pourront-ils trouver en librairie dans une semaine Moi, Fadi, le frère volé, premier tome d’une nouvelle série dérivée de la première ? Attendue le 8 octobre, la BD pourrait, comme d’autres titres, faire les frais du mouvement de colère qui monte chez Interforum. Cette importante filiale d’Editis (1200 salariés en France) gère l’acheminement des livres du groupe, mais aussi de maisons d’édition indépendantes, jusqu’à leur point de vente. Dont Moi, Fadi, le frère volé, édité par Les Livres du futur, la maison d’édition fondée par Riad Sattouf.
À l’appel du syndicat Force Ouvrière, les 70 employés de l’immense entrepôt de Tigery, dans l’Essonne, devraient cesser leur activité pour une durée indéterminée à partir de ce lundi 30 septembre avec un blocage du centre. Ils alertent sur « la dégradation des conditions de travail et le manque de reconnaissance » et se disent « de plus en plus exténués et en colère face au dédain de leurs légitimes attentes par la nouvelle direction ». Ils en appellent à ce que « du salarié dans l’atelier au plus grand écrivain, chacun perçoive une juste et digne rémunération de son travail ».
Editis, deuxième groupe d’édition français, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky depuis juin 2023, est dirigé par un un duo constitué de Catherine Lucet et Denis Olivennes, qui ont entrepris de grandes manœuvres pour réorganiser le groupe.
L'édile écologiste sortant a imaginé la transformation en profondeur de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu, avec l’ambition d’en faire "la bibliothèque la plus créative d’Europe". Un chantier d’ampleur, estimé à 140 millions d’euros. Deuxième bibliothèque municipale de France, la bibliothèque de la Part-Dieu est décrite par l’équipe du maire sortant comme un équipement vieillissant, ouvert en 1972, devenu inadapté à l’évolution des usages culturels et numériques. Et malgré ses défauts, elle a pourtant enregistré une fréquentation record en 2025, avec plus de 130 000 inscrits, 4,1 millions de prêts et 52 000 visiteurs pour l’exposition Entre Rave et Réalités. Le projet de Grégory Doucet prévoit une rénovation complète du bâtiment, une extension de plus de 4000 m2 et une refonte totale des usages. La future bibliothèque serait pensée comme un lieu de culture, de citoyenneté et de débat, intégrant notamment des studios d’enregistrement, un club gaming, un espace cinéma, une agora dédiée aux échanges publics, ainsi qu’une maison de l’égalité destinée à la lutte contre les discriminations et à la valorisation des mémoires minoritaires.
Le candidat écologiste revendique une vision politique assumée : "Nous voulons une bibliothèque qui rende fiers les Lyonnais, autant qu’elle permet leur émancipation culturelle", affirmant faire de la culture un service public essentiel dans un contexte de montée des inégalités et de défiance envers l’information.
Le projet inclut également un parcours d’éducation aux médias, au numérique et à l’intelligence artificielle, destiné aux scolaires, avec l’objectif que chaque enfant scolarisé à Lyon bénéficie au moins une fois de ce dispositif durant sa scolarité. Des horaires élargis en soirée et le week-end sont également envisagés. Sur le plan technique, la rénovation vise la mise en accessibilité totale, la désamiantage du bâtiment et une rénovation énergétique ambitieuse d’un site présenté comme l’un des plus énergivores de la Ville. Le calendrier annoncé est long : élaboration du programme entre 2026 et 2027, démarrage des travaux envisagé en 2031, pour une livraison à l’horizon 2036, bien au-delà du prochain mandat. Présenté comme "le projet phare du prochain mandat".
Lena Situations, Inoxtag, Tibo InShape… en cette fin d'année 2025, plusieurs créateurs de contenus de renom, aux millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, ont sorti un livre. Alors qu'ils ont tous opté pour un genre bien différent les uns des autres (développement personnel, manga, biographie), gros plan sur les performances commerciales de chacun de ces livres.
La série est lancée pour Inoxtag. En librairie depuis le 20 novembre, le tome 2 de son manga « Instinct » s'est déjà écoulé à plus de 185.000 exemplaires - tous les chiffres de ventes de cet article sont arrêtés au dimanche 22 décembre. Une confirmation pour ce créateur de contenus de 23 ans, féru de manga depuis l'enfance, qui avait lancé le tome 1 à la fin de l'année 2024.
Depuis, celui-ci s'est vendu à près de 560.000 unités. En comptant aussi les ventes directes, les deux premiers volets d'« Instinct » ont franchi le cap des 800.000 ventes. Un score XXL pour celui dont le documentaire « Kaizen : un an pour gravir l'Everest », retraçant son ascension du sommet, a affolé les compteurs sur YouTube avec plus de 47 millions de vues. Inoxtag a d'ailleurs créé « Instinct » avec Basile Monnot, le réalisateur du documentaire, ainsi que le dessinateur Charles Compain.
« Basile et Charles se retrouvent tous les jours dans une salle d'écriture, où Inoxtag a aussi son bureau, pour travailler sur le projet dont l'arc narratif ne cesse de s'étoffer, souligne Elsa Lafon, directrice du groupe Michel Lafon qui publie la série avec Webedia. C'est un contenu très éditorialisé et qui n'est pas une simple déclinaison ou un produit dérivé. C'est central dans les projets d'Inoxtag qui est très impliqué, et c'est ce qui explique le succès du manga. » Le tome 3 est déjà prévu pour novembre 2026.
Cinq ans après « Toujours plus, + = + », Lena Situations a fait son retour fin octobre avec « Encore plus », un nouvel ouvrage de développement personnel. Cette fois, l'influenceuse aux 5 millions d'abonnés sur Instagram a choisi la voie de l'auto-édition et a créé sa propre structure (Lena Editions). L'ouvrage a été distribué et diffusé par MDS, la structure du groupe Média-Participations (Dargaud, Le Seuil, etc.), dont la maison d'édition La Martinière a accompagné le projet sur un plan éditorial.
Près de deux mois après sa sortie, ce livre frôle les 50.000 unités vendues en librairies et dans les autres points de ventes comme la FNAC, Cultura, et consorts. Un score solide au regard des standards de l'édition mais qui devrait demeurer en deçà de « Toujours plus, + = + », qui avait placé la barre très haut avec plus de 400.000 ventes (hors édition numérique) depuis 2020. « L'effet curiosité du premier s'est amenuisé. C'était le risque en reprenant un peu trop la même formule », pointe un expert du secteur.
La Nuit des Bibliothèques revient pour une 14e édition durant toutes les vacances scolaires de fin d’année et jusqu’au 31 janvier, a annoncé lundi la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Cet événement, qui rassemble plus de 120 bibliothèques publiques, propose de sensibiliser les familles aux bienfaits de la lecture pour les tout-petits grâce à une série d’activités.
Les bibliothèques wallonnes et bruxelloises participantes ouvriront leurs portes pour des lectures d’histoires sur les thèmes de la nuit et des doudous. Les enfants sont invités à venir en pyjama. Ceux-ci auront aussi l’opportunité de créer eux-mêmes des doudous sortis de leur imagination et des histoires découvertes lors d’ateliers "doudou it yourself".
Enfin, l’animation "Au dodo les doudous !" propose aux bambins d’amener leur peluche préférée à la bibliothèque pour qu’elle puisse y dormir. À leur retour, ils pourront découvrir en images les aventures vécues par leur doudou et pourront emprunter les livres qu’il a lus pendant la nuit.
Toutes ces activités sont entièrement gratuites.
La liste des bibliothèques participantes peut être retrouvée sur le site de la FWB.
Alors que le vote du projet de loi de finances est repoussé au 31 décembre, un quart des financements publics devraient disparaître pour le monde du livre. Auteurs, éditeurs, libraires, organisateurs d'événements littéraires… Ils sont, pour la plupart, dépendants des fonds publics dédiés au développement de la lecture et des collections. La lecture était pourtant la grande cause nationale en 2021.
“Un paradoxe", insiste François Annycke, directeur de l’Agence régionale du livre et de la lecture des Hauts-de-France (AR2L).
D’autant plus que cette annonce intervient deux semaines après les États généraux de la lecture, organisés pour redonner aux enfants le goût de lire. Les 7-19 ans passent en moyenne 19 minutes à lire quotidiennement, contre plus de trois heures sur les écrans.
"Quand une librairie se trouve dans un milieu rural ou un quartier difficile, c’est un lieu culturel central et majeur, parce que c’est souvent le seul”, au delà des restrictions budgétaires, le président de l’AR2L s’inquiète de l’accès, de tous, aux pratiques culturelles.
Derrière les livres, il y aussi des auteurs et autrices, rappelle Laurent Marioni. Le patron de la librairie Bulles en stock à Amiens, spécialisée dans la BD, est préoccupé pour les artistes avec lesquels il travaille : “j’ai peur pour cette création et cette créativité.” Son commerce ne sera pas directement touché par les coupes budgétaires, mais il appréhende les années à venir : “Si on casse des choses maintenant, on en paiera les conséquences dans un an, cinq ans, dix ans.”
En Italie, le genre fantastique va à contre-courant d'un marché commercial (livres de fiction et non-fiction vendus en librairie physique, en ligne et en grande distribution) qui perd 1,1% en valeur et 2,1% en exemplaires sur les dix premiers mois de 2024 : de janvier à octobre, les ventes de livres fantastiques ont augmenté de 27,1% en valeur, atteignant 17,666 millions d'euros, de 26% en exemplaires, dépassant le million de livres vendus (1 060 000) . La classification est celle utilisée par NielsenIQ-GfK qui regroupe la fantasy et la science-fiction en une seule catégorie.
Par rapport à tous les genres de fiction, y compris les romans policiers, les thrillers, les romances et autres, la fantasy représente aujourd'hui 10 % (10,3 % en valeur, 8,4 % en copies). Et pourtant, il est difficile de définir précisément un genre qui se nourrit d'hybridation , comme le démontre par exemple la popularité croissante de la romance , un sous-genre qui vit à la croisée du récit fantastique et de la romance. Quoi qu’il en soit, les titres publiés au cours des dix premiers mois de 2024 sont au nombre de 1 016, une valeur conforme à celles des années précédentes.
Enfin, si l'on regarde le top 10 des titres les plus vendus selon le classement NielsenIQ-GfK, on retrouve en première et deuxième place deux volumes de la saga Rebecca Yarros publiée en Italie par Sperling & Kupfer, Iron Flame en première place et Quatrième. Aile en seconde. Impuissant. Power and Deception , de Lauren Roberts (Newton Compton) à la troisième place, à la quatrième place The Three-Body Problem , de Liu Cixin (Mondadori). De la cinquième à la neuvième place on retrouve cinq classiques de science-fiction et fantastique : Fahrenheit 451 , de Ray Bradbury (Mondadori), The Road , de Cormac McCarthy (Einaudi), Dune volume 1 de Frank Patrick Herbert (Fanucci), The Hobbit. Un voyage inattendu de JRR Tolkien (Bompiani), Dune tome 2 (Fanucci). Une demi-âme clôture le classement . La moitié d'une âme par Olivia Atwater, (Rizzoli). Ce classement n'inclut pas la saga très vendue de Harry Potter et d'autres fantastiques, qui sont inclus dans la catégorie « Enfants et adolescents ».
Il n’y aura pas de 7e édition du Choix Goncourt de l’Algérie en 2025. Dans un communiqué, l’Académie Goncourt a indiqué mardi 3 décembre qu’elle « ne peut accepter que Houris de Kamel Daoud, l’un des romans de la liste Goncourt sur laquelle les jurés doivent voter, soit interdit dans ce pays et son éditeur banni du Salon du livre d’Alger. »
Pour mémoire, la Salon du livre d’Alger (Sila), qui s’est achevé le 16 novembre dernier, avait notifié aux éditions Gallimard, qui publient les livres de Kamel Daoud, l’interdiction de participer à la manifestation.
Sacré du prix Goncourt 2024, Houris se déroule pendant la guerre civile algérienne entre 1992 et 2002. Il est interdit de publication dans le pays, dont la législation interdit tout débat ou regard critique sur les événements de la « décennie noire. »
« Au moment où l’écrivain Boualem Sansal est arbitrairement incarcéré en raison de ses écrits et propos, {l’Académie} réaffirme sa condamnation de toute atteinte à la liberté d’expression », ajoute le communiqué.
La 7e édition du Choix Goncourt de l’Algérie était censée s’ouvrir en mars 2025 avec la lecture des livres de la sélection et des réunions d’échange et de partage des impressions de lecture avant une annonce du vainqueur qui devait intervenir en juillet. En 2023, c’est Jean-Baptiste Andrea, déjà sacré du prix Goncourt, qui avait remporté le suffrage du jury composé d’une centaine de jeunes lecteurs algériens, pour la plupart étudiants ou lycéens.
Une courte pièce attribuée à Mozart, jusqu'ici inconnue et probablement composée par le musicien autrichien dans sa jeunesse, a été découverte à Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, ont annoncé jeudi 19 septembre 2024 des chercheurs. Il s'agit d'un ensemble de sept mouvements pour trio à cordes d'une durée totale d'environ douze minutes, qui aurait été écrit au milieu ou à la fin des années 1760, ont indiqué les bibliothèques municipales de Leipzig dans un communiqué.
Enfant prodige, Mozart est né en 1756 et a commencé à composer très tôt sous la direction de son père, Leopold Mozart. Les chercheurs ont découvert l'œuvre dans le fonds de bibliothèque musicale de la ville en compilant la dernière édition du catalogue Köchel, le recueil exhaustif des œuvres musicales de Mozart. "Le manuscrit est une copie ou une transcription réalisée vers 1780. Il n'est donc pas de la main de Mozart. De l'encre brun foncé et du papier à la cuve blanc ont été utilisés [...] le manuscrit n'est pas signé", précise le communiqué.
Dans le nouveau catalogue, la pièce inédite est dénommée Ganz kleine Nachtmusik ("Toute petite musique de nuit"), en référence à l'une des oeuvres les plus célèbres de Mozart. Elle a pour la première fois été interprétée jeudi en public par un trio à cordes à Salzbourg, en Autriche, où est né Mozart. Une première en Allemagne aura lieu à l'opéra de Leipzig samedi.
Le nouveau catalogue Köchel indique que "l'oeuvre a été écrite avant le premier voyage de Mozart en Italie". Pour Ulrich Leisinger, directeur scientifique de la Fondation Mozarteum de Salzbourg, cité dans un communiqué, cette pièce apporte un nouvel éclairage :
Jusqu'à présent, nous connaissions le jeune Mozart principalement comme compositeur de musique pour piano, d'arias et de symphonies. Une liste de Léopold Mozart nous a cependant appris l'existence de nombreuses autres compositions de musique de chambre datant de sa jeunesse, qui ont malheureusement toutes été perdues.
Il semble qu'un trio à cordes complet ait été conservé à Leipzig grâce à un concours de circonstances favorables. Comme le modèle semble avoir été écrit par la sœur de Mozart, il est tentant d'imaginer qu'elle a conservé l'œuvre en souvenir de son frère.
"On est au tout début d'un processus de consultation en interne, vital pour le groupe, qui peut durer quelques semaines", affirme Nathalie Leleu, responsable marketing et ressources humaines du groupe Nosoli. Les magasins de l'enseigne Furet du Nord de Villeneuve d'Ascq (centre commercial V2) et Roubaix, vont baisser le rideau, à l'horizon 2025.
Dans le plan de restructuration du groupe Decitre, on dénombre également la fermeture d'un centre de logistique dans la Sarthe, employant une dizaine de salariés. Si près de 80 postes dans l'ensemble de l'entité sont menacés c'est parce que "des missions seront repensées et des solutions de reclassement proposées pour maintenir la compétitivité du groupe", précise la responsable marketing.
L'objectif de cette réorganisation tout juste démarrée : consolider le modèle de l'entreprise et moderniser les librairies de l'enseigne."Jusqu'au bout, on va se battre pour que nos collaborateurs gardent leurs emplois", défend la responsable marketing et ressources humaines du groupe Nosoli.
La Bibliothèque nationale de France (BnF) a annoncé, vendredi 6 septembre, un appel aux dons pour l'acquisition des planches originales d'un trésor de la bande dessinée, La bête est morte !, écrite sous l'Occupation nazie. Le prix d'achat est de 875 000 euros.
Cette BD en deux tomes, le premier de 32 pages paru en août 1944, le second de 48 pages publié en juin 1945, est l'œuvre de Calvo, avec les scénaristes Victor Dancette et Jacques Zimmermann. Les planches, couvertures comprises, sont "exécutées à la plume et au pinceau à l'aide d'encre de Chine et de gouaches".
Des animaux représentent les belligérants
Edmond Calvo (1892-1957), caricaturiste et illustrateur autodidacte qui fut à l'époque considéré comme "le Walt Disney français", y représente la Seconde Guerre mondiale avec des animaux : les Français sont des écureuils, les Allemands des loups, les Soviétiques des ours blancs, etc. "Les opérations militaires et les événements politiques sont exposés en détail, mais aussi la Résistance intérieure et extérieure ainsi que la vie quotidienne des civils (rationnement, exode, torture, exécutions, massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane, etc.) ou les camps de prisonniers", a souligné la BnF.
La BD évoque le génocide des juifs d'Europe : "Les hordes du Grand Loup avaient commencé le plus atroce plan de destruction des races rebelles", lit-on. Elle a été republiée à partir de 1977 par Futuropolis, puis en 1995 et 2007 par Gallimard. Et 16 de ces planches sont exposées jusqu'en novembre au Centre Pompidou à Paris, dans le cadre de son exposition consacrée au neuvième art.
Comme tout autre don (selon la loi du 1er août 2013 relative au mécénat), celui fait à la BnF pour le rachat des planches de La bête est morte ! permet de bénéficier d’une réduction fiscale de 66% du montant du don, dans la limite de 20% du revenu imposable. Un don de 100 euros en coûtera donc finalement 34 après réduction.
Le manga Jujutsu Kaisen, de Gege Akutami, succès mondial aux plus de 90 millions de ventes (en décembre 2023 selon Crunchyroll) prendra fin le 30 septembre 2024 prochain, a annoncé sur X 呪術廻戦【公式】@jujutsu_PR. Le dernier épisode paraîtra dans le numéro 44 du magazine Weekly Shonen Jump. Cet épisode comprendra cinq chapitres. Jujutsu Kaisen comptera au final 271 chapitres depuis son démarrage en mars 2018, il y a plus de 6 ans.
Publié en France par Ki-oon, il existe à ce jour 24 tomes dans l'Hexagone, dont le dernier Naissance de la matrice : récursion, paru le 4 juillet 2024 et enregistrant à ce jour 33 700 exemplaires vendus selon GFK, et le 25e tome à paraître le 3 octobre prochain. Il est également adapté en anime sous le même nom avec deux saisons déjà disponibles plus le film Jujutsu Kaisen 0 sorti en salle le 16 mars 2022. Ce manga fantastique et d’aventures raconte l’histoire de Yuji Itadori, lycéen et membre d’un club de spiritisme dans un Japon où plus de 10 000 personnes meurent mystérieusement chaque année. Ce sont les sentiments négatifs des êtres humains, leur souffrance, leurs regrets, leur humiliation qui provoquent des malédictions et les transforment en monstres. Le jeune protagoniste, doté d’une force phénoménale, va le découvrir à ses dépens quand il tombera nez à nez avec eux. Yuji Itadori va alors plonger dans le monde mystérieux de l’exorcisme.
Gabriella Zalapi a été couronnée du Prix Femina des lycéens pour son roman Ilaria ou la conquête de la désobéissance (éditions Zoé). Ce roman intime et poignant a conquis un jury composé de 16 lycéens, qui ont délibéré pendant plusieurs heures avant de désigner leur lauréate. Organisé par l’académie de Normandie, ce prix, qui en est à sa neuvième édition, célèbre la littérature contemporaine et engage les jeunes dans une expérience unique de critique littéraire.
Dans Ilaria, Gabriella Zalapi raconte l’histoire d’une fillette de 8 ans contrainte de fuir avec son père à travers l’Italie des années 1980. Entre violence et tendresse, ce récit initiatique explore l’émancipation d’une enfant livrée à elle-même, cherchant à surmonter l’irresponsabilité paternelle tout en découvrant sa propre force intérieure. Le livre, qui avait également été finaliste pour le Prix Médicis, met en lumière des thèmes universels tels que la résilience, la liberté et la création.
La cérémonie officielle de remise du prix aura lieu le 16 janvier 2025 au Havre, dans le cadre du festival “Le Goût des Autres”. Gabriella Zalapi, autrice italo-suisse également connue pour son roman Antonia, continue d’impressionner par son style unique et sa capacité à toucher un large public. Elle succède à Éric Chacour, lauréat 2023, et s’inscrit dans la lignée des écrivains célébrés par ce prix littéraire destiné à encourager les jeunes à s’immerger dans le monde des lettres.
C'est un peu Noël avant l'heure pour les enseignants et surtout leurs élèves de 15 écoles privées catholiques de Tourcoing. Ils ont reçu ce jeudi 21 septembre 6.000 livres neufs remis par l'association Biblionef. Depuis 30 ans, cette ONG organise des distributions grâce à un partenariat avec les maisons d'édition. "Des milliers de livres de qualité sont détruits chaque année, en particulier dans le domaine de la littérature jeunesse, où l'offre est très riche. Soit parce que la couverture a changé, soit parce qu'ils sont retournés par les libraires... Plutôt que de les détruire, les éditeurs me proposent des titres et je les choisis."
A l'école Cardinal Liénart, les enseignants sont en plein déballage de cartons. 400 livres vont enrichir la bibliothèque et permettre d'alimenter le quart d'heure lecture quotidien.
"Quand on leur a annoncé, les enfants ont ouvert grand les yeux" racontent Madame Céline, enseignante en CP, et sa collègue Madame Justine, en CE1-CE2. "Il y a une grande diversité dans les livres reçus et c'est important car il s'agit d'attirer chacun selon sa propre sensibilité. Et parfois, cela provoque un déclic. C'est grâce à un livre qu'une élève s'est par exemple retrouvée passionnée d'astronomie."
Jérémie Goales, directeur de l'école Saint-Christophe et de la maternelle Sainte-Adèle, apprécie lui aussi de renouveler les stocks. "Les classiques c'est toujours bien. Mais il fallait un peu de nouveautés. Il y a des albums, des romans, des bande-dessinées. L'idée c'est de leur donner le goût d'y aller, et l'envie d'y rester."
L'ONG participe à de nombreux projets à l'étranger, mais depuis la crise du COVID, elle est très active en France. Elle a notamment apporté des livres dans les quartiers et les communes isolées. Depuis 2016, 120 écoles du Nord et du Pas-de-Calais ont ainsi pu recevoir 42.000 livres au total, à Roubaix, Calais, Lens ou encore Maubeuge.
On apprend dans un communiqué de presse publié il y a deux jours que le Syndicat national de l’édition (SNE), la Société des Gens de Lettres (SGDL) et le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC) agissent en justice contre Meta devant la 3e chambre du Tribunal judiciaire de Paris en raison d’une utilisation massive d’œuvres sous droits, sans autorisation de leurs auteurs et éditeurs, afin d’entraîner son modèle d’intelligence artificielle générative.
« Alors que nous avons constaté la présence de nombreuses œuvres éditées par des membres du Syndicat national de l’édition dans les corpus de données utilisés par Meta, nous saisissons aujourd’hui le juge pour faire reconnaître le non-respect du droit d’auteur, le parasitisme. Nous souhaitons, à travers cette assignation, agir sur le fondement des principes fondamentaux. La création d’un marché de l’IA ne peut pas se concevoir au détriment du secteur de la culture », déclare Vincent Montagne, président du SNE.
Cette action en justice s’inscrit dans un contexte de régulation au niveau européen, l’AI Act ayant rappelé la nécessité pour les sociétés éditrices de solutions d’intelligence artificielle générative de respecter le droit d’auteur et d’assurer la transparence sur les sources utilisées pour développer des modèles de fondation. A l’occasion du Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle, 38 organisations internationales représentant l’ensemble des secteurs créatifs et culturels ont également publié une charte culture et innovation afin de défendre le droit d’auteur et la propriété intellectuelle face aux IA.
« L’action que nous entamons doit aussi faire naître une volonté sérieuse des IA de tenir compte de la création, d’en respecter le cadre juridique et le cas échéant de trouver des contreparties pour l’utilisation d’œuvres dont ils se nourrissent. C’est essentiel pour préserver un écosystème fragile qui doit sa richesse à la diversité éditoriale », ajoute Christophe Hardy, président de la SGDL.
François Peyrony, président du SNAC indique enfin : « L’objectif, à travers cette action inédite en France, est aussi d’ouvrir la voie à d’autres actions similaires afin de protéger si nécessaire les auteurs des dangers de l’IA qui pille leurs œuvres et le patrimoine culturel pour s’entraîner et qui produit des “faux livres” qui entrent en concurrence avec les vrais livres d’auteurs. »
Les plaignants réclament le respect du droit d’auteur et, notamment, le retrait complet des répertoires de données créés sans autorisation et utilisés pour entraîner les IA.
« Alors que nous avons constaté la présence de nombreuses œuvres éditées par des membres du Syndicat national de l’édition dans les corpus de données utilisés par Meta, nous saisissons aujourd’hui le juge pour faire reconnaître le non-respect du droit d’auteur, le parasitisme. Nous souhaitons, à travers cette assignation, agir sur le fondement des principes fondamentaux. La création d’un marché de l’IA ne peut pas se concevoir au détriment du secteur de la culture », déclare Vincent Montagne, président du SNE.
Cette action en justice s’inscrit dans un contexte de régulation au niveau européen, l’AI Act ayant rappelé la nécessité pour les sociétés éditrices de solutions d’intelligence artificielle générative de respecter le droit d’auteur et d’assurer la transparence sur les sources utilisées pour développer des modèles de fondation. A l’occasion du Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle, 38 organisations internationales représentant l’ensemble des secteurs créatifs et culturels ont également publié une charte culture et innovation afin de défendre le droit d’auteur et la propriété intellectuelle face aux IA.
« L’action que nous entamons doit aussi faire naître une volonté sérieuse des IA de tenir compte de la création, d’en respecter le cadre juridique et le cas échéant de trouver des contreparties pour l’utilisation d’œuvres dont ils se nourrissent. C’est essentiel pour préserver un écosystème fragile qui doit sa richesse à la diversité éditoriale », ajoute Christophe Hardy, président de la SGDL.
François Peyrony, président du SNAC indique enfin : « L’objectif, à travers cette action inédite en France, est aussi d’ouvrir la voie à d’autres actions similaires afin de protéger si nécessaire les auteurs des dangers de l’IA qui pille leurs œuvres et le patrimoine culturel pour s’entraîner et qui produit des “faux livres” qui entrent en concurrence avec les vrais livres d’auteurs. »
Les plaignants réclament le respect du droit d’auteur et, notamment, le retrait complet des répertoires de données créés sans autorisation et utilisés pour entraîner les IA.
Les trottoirs de l’avenue de Longueil accueillaient déjà une traditionnelle cabine téléphonique britannique de couleur rouge, célébrant le jumelage de Maisons-Laffite avec Newmarket, en Angleterre. Voilà désormais, à l’autre extrémité de l’artère, son alter ego allemande de couleur jaune.
Depuis quelques jours, cette « Telefonzelle », dans la langue de Goethe, fait office de bibliothèque de rue avec plusieurs dizaines de livres en tous genres laissés en libre-service. Pour l’heure, cette « bibliobox » ou « bücherbox » a surtout le mérite d’intriguer les passants, à l’image de Faustine, plongée dans la lecture de la plaque explicative. « Je connaissais le principe, lâche-t-elle. C’est plutôt marrant. En tout cas, on ne peut pas la rater. »
L’initiative est signée de l’association des Amis de Remagen, ville de Rhénanie-Platinat jumelée avec Maisons-Laffitte (Yvelines), avec la participation des élèves du Lycée professionnel Jules-Verne. Ceux-ci ont ainsi bricolé puis imaginé les motifs de cette cabine de l’ex-RFA inutilisée depuis le milieu des années 1990 et retrouvée aux abords d’un entrepôt.
« Cette bibliobox, qu’on a voulu laisser dans sa couleur d’origine, c’est d’abord un symbole, explique Marie-Alice Bels, l’élue en charge du projet et des jumelages. C’est d’abord une façon de sceller le jumelage franco-allemand. Cela montre aussi ce qu’on peut faire en termes de recyclage et de développement durable. Ce n’est qu’un départ. Nous verrons par la suite ce que l’on peut imaginer autour de ça. »