Les éditions Milan, éditeur jeunesse du groupe Bayard, ont annoncé qu'elles lanceront en 2025 leur propre collection de webtoons: YamYam. Un nouvel acteur arrivera donc très bientôt sur ce secteur très populaire ces dernières années, avec une nouvelle collection de webtoons signés par des créateurs du monde entier, destinée aux lectrices et lecteurs dès 10 ans. Avec cette collection, l'éditeur dit vouloir proposer aux jeunes adolescents une sélection de séries adaptées à leur âge, qui se distinguent par des intrigues fortes et bien construites au sein d’univers graphiques soignés et variés, dans un format exclusivement papier. La collection proposera au moins deux nouvelles séries chaque année, avec une volonté de représenter une grande variété de genres: action, fantasy, science-fiction, vie quotidienne, comédie, romance... Les séries This must be love et Moon et Iro inaugureront ce lancement en librairie dès le 22 janvier 2025, au prix de 14,95€ par volume, et dans un format de 15x21cm broché et doté de couvertures avec rabats.
Prévue en cinq tomes, la première écrite par Lee Eum-Sae et désinée par Dodo est présentée comme une histoire émouvante qui explore l’amitié, la persévérance, l’importance de croire en ses rêves et l’univers de la musique, en nous transportant dans la Corée du Sud des années 80. Elle raconte les aventures de Hana, chanteuse et animatrice de radio sud-coréenne, se retrouve accidentellement propulsée en 1987 après avoir reçu un mystérieux walkman. Elle y rencontre son idole, le musicien Woo Jae-ah, qui songe à abandonner la musique. Décidée à le convaincre de poursuivre son rêve, Hana doit aussi chercher un moyen de rentrer dans son époque.
Quant à la deuxième qui totalisera deux volumes, que l'on doit à Wonsanji, et qui est annoncée comme étant une belle histoire d’amitié entre une petite fille et une créature venue du fond des mers, dans une ambiance graphique inspirée des films du studio Ghibli. Toujours selon l'éditeur, les adolescents y découvriront un webtoon de fantasy où les humains cohabitent avec des créatures magiques, offrant une immersion dans l’art de vivre coréen, pour une ode à l’amitié, à l’entraide et à l’acceptation des différences.
Les lecteurs du manga Berserk ont eu la mauvaise surprise de découvrir une erreur sur l’une des illustrations de Guts, protagoniste de l’œuvre. La lourde épée du héros ne possède pas de pommeau mais bien deux lames à ses extrémités. Le visuel original comportait un logo japonais qui masquait une partie importante de l’arme. Il a été retiré pour une meilleure visibilité, mais avec une incohérence de taille.
« Nous tenons tout d’abord à vous adresser nos plus sincères excuses à propos de l’illustration du tome 2 de l’édition Prestige du manga Berserk », s'est expliqué Glénat dans un communiqué diffusé lundi 23 juin en réponse à la levée de boucliers des fans de Berserk, manga culte qui possède une communauté très attachée à l’œuvre de Kentaro Miura, décédé en mai 2021.
Certains internautes ont même accusé Glénat d’avoir recours à l’intelligence artificielle pour la modification de certaines illustrations, ce dont se défend la maison d’édition. « Cette modification n’est en aucun cas liée à un recours à une intelligence artificielle car en tant qu’éditeur, nous ne cautionnons pas l’utilisation de l’IA pour altérer le travail artistique d’un auteur », promet l'éditeur, qui précise assumer la responsabilité d’un mauvais traitement de l’image source et d’une erreur humaine.
Une réimpression en urgence du tome a été lancée, avec l’image d’origine corrigée et validée par l’ayant droit. Joint par Livres Hebdo, Glénat indique qu'il ne procèdera pas au pilonnage de l'édition fautive, laquelle avait bénéficié d'une première mise en place entre 30 000 et 40 000 exemplaires. L'éditeur entend éviter un gaspillage écologique et indique que les lecteurs pourront échanger leur tome 2 de Berserk auprès des libraires partenaires. Selon CBR, Berserk s’est vendu à plus de 60 millions d’exemplaires dans le monde, dont 8 millions en France pour la première édition. Paru le 4 juin, le tome 1 de l'édition Prestige de Berserk s'est déjà écoulé à plus de 20 000 exemplaires, selon les données Electre/NielsenIQ. Dès la semaine de parution, l'ouvrage s'est hissé en 7e position des meilleures ventes hebdomadaires.
Fermée depuis dix ans faute de personnel, la bibliothèque destinée aux cheminots, actifs et retraités et leurs ayants droit, a rouvert ses portes dans le local situé 5, rue du Docteur-Fourré, à Thouars. La bibliothèque de la SNCF a rouvert ses portes le 16 mai 2025, dix ans après sa fermeture. Environ 400 cheminots, actifs, retraités et leurs familles, ont la possibilité, chaque vendredi, de consulter et emprunter gratuitement romans, albums et bandes dessinées.
«La bibliothèque a été fermée en 2015 parce que nous n’avions plus de salariée pour tenir la permanence. Le local est resté dans l’état et nous avons continué à en assurer l’entretien. Depuis la réouverture, nous sommes de nouveau en lien avec la bibliothèque nationale de la SNCF qui nous envoie des nouveautés , commente Christophe Martineau.
Un recrutement espéré
Le responsable de l’antenne locale du Comité d’activités sociales interentreprises (CASI) de Nantes poursuit : « Nous sommes plusieurs bénévoles à nous relayer pour tenir une permanence chaque vendredi, de 10 heures à 12 heures. Depuis un mois, la fréquentation est satisfaisante et progresse régulièrement. Dans ce local, les cheminots, actifs et retraités, viennent aussi acheter à prix réduit des places pour le cinéma Le Kiosque, vendues 4 €, et des entrées au parc d’attractions de Massais vendues 8 et 10 €.
Les cheminots et membres du CASI espèrent le recrutement d’un ou une salariée en 2026 afin d’assurer le fonctionnement de la bibliothèque et la gestion de la billetterie. Le CASI finance aussi l’arbre de Noël des enfants des cheminots et le goûter des retraités de plus de 65 ans , conclut Bernard Reveau, président de l’Harmajap (Harmonie, majorettes et arts plastiques), association qui regroupe les sections loisirs travaux créatifs, twirling bâton et musique.
#JeLisSansal. C’est le nom de l’opération initiée par la Ville de Cannes et le Comité de soutien international à Boualem Sansal, (emprisonné à Alger depuis novembre 2024), qui a pour objectif de "soutenir la situation de l’écrivain franco-algérien à l’approche de son procès en appel, expose Franck Jodet, responsable des médiathèques de Cannes. Mais aussi faire en sorte qu’on puisse évoquer sa situation et venir affirmer le soutien des élus locaux (d'autres y participent comme Mandelieu, Grasse, Nouas-Sartoux et Nice)et de la population française, et plaider pour sa liberté". Pour ce faire, la Ville a accroché, hier, des citations et extraits de ses ouvrages dans l’espace public, ainsi que le portrait de l’écrivain, au-dessus des boîtes à livres positionnées dans trois parkings de centre-ville (Suquet-Forville, Ferrage-Meynadier et Palais), "pour que ses mots circulent librement".
"Oui, ces affiches peuvent apporter quelque chose, mais je ne suis pas sûr que là, elles soient très bien placées et que beaucoup de gens regardent les boîtes à livres, lance Catherine, ancienne professeure de lettres, croisée dans l’un des parkings. Elles ne sont pas assez voyantes, elles ne parlent qu’à ceux qui lisent et qui connaissent. Ça ne fait pas grand monde! [...] Je pense qu’il faudrait passer au niveau supérieur. Est-ce qu’il y a eu des manifestations pour lui? Je ne crois pas".
Boualem Sansal? Benoît, ne le connais pas. Pour lui, ces affiches dans les parkings repris en régie par la Ville, "c’est une très bonne initiative. Il ne faut pas laisser des personnes qui s’expriment librement être brimés et enfermés dans des pays." Mais il aurait peut-être plutôt fallu mettre ces affiches dans "un endroit où elles auraient été un peu plus grandes et plus visibles".
À la bibliothèque Noailles, comme dans les trois autres (Romain-Gary, Ranguin et Verrerie), une partie de la bibliothèque est dédiée à l’écrivain. "L’Enfant fou de l’arbre creux", "Dis-moi le paradis", "2084: la fin du monde"… L’ensemble des romans de Boualem Sansal – et une partie de ses essais – sont mis en avant. Une vidéo tourne en fond: sur l’image, l’auteur Alexandre Jardin lit le début du dernier ouvrage de l’auteur franco-algérien, "Vivre: le compte à rebours".
"J’en avais déjà entendu parler, de Boualem Sansal, mais je ne connais pas plus que ça, glisse Emma, en première au lycée Carnot, venue réviser le bac à la médiathèque Noaille avec sa copine Shyrelle. J’ai regardé un peu les titres, ça donne envie de le lire. Cette opération, c’est une bonne chose".
Tao et Tom, les deux lycéens installés au fond, en terminale dans le même établissement, n’ont pas le même avis… Et n’ont même d’ailleurs pas remarqué la thématique de la pièce dans laquelle ils se trouvent.
"On est venu, on s’est assis. J’ai vu une affiche mais je n’ai pas compris, il y en a tellement tout le temps ici… Ça ne se démarque pas."
Ce vendredi , des lectures des œuvres de Boualem Sansal étaient également organisées, et l’opération continue également aujourd’hui, avec notamment une présentation de l’œuvre de l’écrivain, à 16h30 à la médiathèque Noaille, par Éveline Caduc, professeur honoraire des littératures de langue française à l’Université de Nice, membre du comité de soutien international à Boualem Sansal.
Le Festival Off d'Avignon, qui présente plus de 1 100 œuvres contemporaines du 5 au 26 juillet dans le Vaucluse, a transformé sa relation au livre en trois ans, à la faveur d’une nouvelle direction. Lancé en 2022 par Harold David, co-président du festival, le temps fort « Place aux auteur·rices » répond à un constat de l’ancien auteur des éditions Théâtrales.
« J'ai été très surpris de voir que le Off ne faisait aucune démarche pour rendre plus visible les auteurs et les autrices de manière générale », explique-t-il à Livres Hebdo.
La première étape fut l'installation d'une librairie permanente en partenariat avec La Comédie humaine, librairie indépendante d'Avignon. « L'idée, c'est d'accompagner ça avec un temps fort de manifestations littéraires au sens classique du terme », précise Harold David. « Le chiffre d'affaires de la librairie a quadruplé entre la première et l'année dernière, pourtant amputée d’une semaine du fait des Jeux Olympiques de Paris 2024 », se satisfait-il.
La librairie du Off propose désormais l'accès aux œuvres publiées jouées pendant le festival au « Village du Off », qui concentre 3 000 à 4 000 visiteurs par jour, selon l’organisateur.
Du 16 au 17 juillet, la troisième édition de ce nouveau temps fort du festival s'organisera autour de grands entretiens avec Léonore Confino (prix SACD), Alexis Michalik et Serge Kribus, ainsi que des tables rondes sur les écritures brésiliennes contemporaines, le Brésil étant invité d'honneur 2025.
Le programme comprend également des lectures et ateliers d'écriture avec des auteurs présents au festival. « On a essayé de fédérer autour de cet événement plusieurs acteurs de la chaîne du livre », souligne Harold David, citant les partenariats avec la SACD, Artcena, le Centre des écritures dramatiques de Montréal et les éditions Actes Sud.
« La fréquentation de nos rencontres est de plus en plus importante avec entre 50 et 150 personnes pour certaines thématiques », indique le co-président. Cette progression confirme « un vrai intérêt pour les textes de théâtre en général et pour la rencontre, la médiation avec les auteurs et les autrices. »
L'édition 2025 innove avec une soirée dédiée aux auteurs le 18 juillet, mettant à l'honneur les éditions Actes Sud Papiers pour leur 40e anniversaire. « L'idée, c'est aussi de profiter de ce moment festif qu'est le festival pour que tous ceux qui écrivent souvent dans leur coin puissent se rencontrer, se retrouver », explique Harold David. Le programme 2025 valorise les écritures dramatiques québécoises avec deux temps de rencontre-lecture, permettant à des auteurs primés par Artcena de « rencontrer le public et potentiellement des compagnies pour monter leurs textes ». Un focus sur les écritures brésiliennes contemporaines accompagne l'invitation du Brésil, avec tables rondes et lectures spécialisées.
Pour Harold David, l'enjeu dépasse la simple programmation : « C'est faire que l'auteur soit visible, soit reconnu. Qu'il ait toute sa place et toute sa légitimité, ne soit plus invisibilisé ». Il rappelle que le Festival Off constitue « le plus gros rassemblement d'écritures contemporaines vivantes d'auteurs vivants en France, avec plus de 1 100 pièces, textes, projets artistiques écrits par des auteurs contemporains ».
Cette stratégie s'inscrit dans une démarche plus large de structuration du festival, qui développe parallèlement des dispositifs d'accompagnement professionnels et des actions internationales. « C'était notre devoir de s'emparer de cette question et de corriger ce qui n'avait pas été fait pendant plus de 50 ans », conclut Harold David, confirmant l'ambition du Off d'Avignon d'intégrer dans son rendez-vous toute la chaîne du livre de théâtre.
Les livres audio et la fiction ont stimulé la croissance de l'édition en 2024. Les revenus des livres audio ont atteint 268 millions de livres sterling, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré et une hausse de 31 % par rapport à 2023. La fiction est en hausse de 18 %, générant des revenus de plus d'un milliard de livres sterling pour la première fois. Les formats numériques ont été un moteur clé de la croissance, avec une augmentation des revenus dans les trois secteurs : universitaire, éducatif et grand public.
Le chiffre d'affaires global de l'édition britannique est en légère hausse de 1 %, pour atteindre 7,2 milliards de livres sterling. Ces nouveaux chiffres soulignent l'importance des exportations pour le secteur, qui génèrent 4,5 milliards de livres sterling de chiffre d'affaires, soit 63 % des revenus du secteur. Les exportations ont progressé de 3 % par rapport à l'année précédente.
Dan Conway, PDG de la Publishers Association, a commenté :
”C'est formidable de voir la fiction, les livres audio et le numérique prospérer en 2024. De toute évidence, les éditeurs ont su répondre aux attentes des amateurs de livres avec des contenus captivants dans une variété de formats. La croissance de la fiction a été tirée par la fantasy et la romance. Le désir d'évasion en ces temps troublés pourrait expliquer le récent succès de ces genres. ”
Si l'édition grand public a connu une année 2024 solide, la situation est plus préoccupante pour l'édition de livres éducatifs et universitaires, notamment au Royaume-Uni. Cela reflète les difficultés de financement rencontrées par l'ensemble du secteur de l'éducation. Il convient toutefois de noter que, si l'impression est en baisse dans les secteurs de l'éducation et de l'enseignement, le numérique continue de progresser.
La plateforme française du livre d’occasion en ligne, franchit une nouvelle étape dans son développement en bouclant une levée de fonds de 2,3 millions d’euros auprès de fonds d’investissement à impact tels que Climate Club, Piton Capital et FJ Labs. Cette levée de fonds permettra à l’entreprise de renforcer ses équipes et d’étendre son offre à la vente de livres neufs. Ainsi LBL veut abolir les frontières entre le neuf et l’occasion. Grâce à des partenariats avec des acteurs majeurs du secteur comme Hachette, Interforum, Dilisco, MDS et UD, la plateforme souhaite élargir l’accès à la lecture et affirmer son rôle clé dans la chaîne du livre.
Prochainement La Bourse aux Livres prévoit également le lancement d’une fonctionnalité de rachat instantané. L’objectif est de simplifier encore davantage les transactions pour les vendeurs. Cette innovation s’inscrit dans une stratégie durable visant à fidéliser les utilisateurs tout en consolidant sa position de leader sur le marché. Pour accompagner cette croissance, dix nouvelles recrues viendront renforcer les équipes Tech et Opérations afin d’améliorer l’expérience utilisateur et optimiser la plateforme.
La Bourse aux Livres connaît une croissance à 2 chiffres, de 70 %, portant son chiffre d’affaires de 2024 à 13,5M€. Ainsi, Plus de 2,2 millions de livres ont été revendus sur les 3 millions collectés, avec un volume quotidien d’expédition pouvant atteindre 10 000 ouvrages. Forte de plus de deux millions de clients uniques depuis sa création, La BAL réalise désormais 10 % de son chiffre d’affaires à l’international, notamment en Belgique, en Espagne, au Canada, en Italie et au Royaume-Uni.
L'enquête annuelle sur l'alphabétisation du National LittaracyTrust durant laquelle 114 970 enfants et jeunes du Royaume-Uni âgés de 5 à 18 ans ont été interrogé démontre un déclin continu du plaisir de lecture des enfants et des jeunes. En effet, seul 1 enfant ou jeune sur 3 (32,7 %) âgé de 8 à 18 ans déclare aimer lire pendant son temps libre et seulement 1 personne sur 5 (18,7 %) déclare lire quelque chose quotidiennement pendant son temps libre. Ces deux statistiques sont à leurs niveaux les plus bas depuis vingt ans.
Les filles continuent de lire quotidiennement à des taux plus élevés que les garçons, l’écart entre les sexes s’élargissant à 6,2 points de pourcentage – le plus important observé depuis 2023.
Un moyen important de remédier au déclin du plaisir et de la fréquence de lecture est de mettre en lumière les facteurs qui incitent ou découragent les enfants et les jeunes à lire, en particulier ceux qui nous disent ne pas aimer lire. En 2025 :
2 enfants et jeunes sur 5 étaient motivés à lire lorsque le matériel était lié à un film ou une série télévisée préférée (38,1 %) ou correspondait à leurs intérêts ou passe-temps (37,1 %),
3 personnes sur 10 (30,9 %) ont été attirées par une couverture ou un titre de livre intéressant,
1 personne sur 4 (26,6 %) apprécie d’avoir la liberté de choisir ce qu’elle lit.
Les enfants et les jeunes qui déclarent peu apprécier la lecture, bien que moins impliqués, reconnaissent néanmoins sa valeur éducative (près de la moitié d'entre eux ont déclaré qu'elle les aidait à apprendre de nouveaux mots ou de nouvelles choses). Nombre d'entre eux ont également choisi de lire des paroles de chansons, des articles de presse, des fictions, des bandes dessinées et des fanfictions pendant leur temps libre, ce qui montre comment nous pourrions réengager ce groupe dans la lecture. Les résultats suggèrent que ce groupe gagnerait à ce que la lecture soit en phase avec ses intérêts personnels et d'autres médias que les enfants et les jeunes reconnaissent déjà comme faisant partie de leur vie culturelle.
L’affaire remonte au 18 décembre 2023, en pleine promotion du livre Ce que je cherche, paru chez Plon. Jordan Bardella annonce que tout donateur versant 50 euros ou plus au RN recevra un exemplaire du livre. Sur le papier, l’initiative semble anodine. Mais fiscalement, elle contrevient directement aux règles encadrant la défiscalisation des dons aux partis politiques. En effet, tout don versé à un parti politique peut être déduit à hauteur de 66 % de l’impôt sur le revenu, à condition qu’il soit entièrement désintéressé. Or, offrir un objet d’une valeur marchande significative, comme un livre à 22,90 euros, biaise cette logique. En permettant de défiscaliser 33 euros tout en obtenant un cadeau d’une valeur proche de 23 euros, l’opération devient fiscalement douteuse. La réglementation fiscale impose une tolérance très claire : le cadeau offert par un parti politique à un donateur ne doit pas excéder 25 % du montant du don. Autrement dit, sur un don de 50 euros, l’objet proposé ne peut valoir plus de 12,50 euros. Cette règle, mise en place pour préserver la transparence et la probité des dons politiques, est bien connue des partis.
Si le Fisc tolère de petits objets symboliques — pins, autocollants, photos dédicacées —, un ouvrage vendu dans le commerce à près de 23 euros dépasse largement le seuil autorisé. Résultat : l’administration fiscale est intervenue, demandant au RN de mettre fin immédiatement à cette pratique, sous peine de sanctions.
Jordan Bardella a dû annuler l’opération dans la précipitation, alors que 1 510 personnes avaient déjà versé les fameux 50 euros. Ces sympathisants, convaincus de recevoir un exemplaire du livre en retour de leur soutien financier, se retrouvent donc le bec dans l’eau. Non seulement ils ne recevront pas l’ouvrage, mais aucun remboursement ne leur sera proposé. Pire : s’ils souhaitent lire l’ouvrage, il leur faudra l’acheter eux-mêmes. Cette situation embarrasse à la fois le RN, qui comptait sur cette campagne pour redorer son image intellectuelle, et Bardella lui-même, désormais mis en cause pour manque de rigueur administrative. La mésaventure souligne également une méconnaissance (ou un contournement volontaire) des règles fiscales pourtant connues de tous les partis politiques français.
Dans un contexte où la lutte contre les fraudes fiscales et la transparence dans le financement de la vie politique sont devenues des enjeux cruciaux, ce faux pas ne passe pas inaperçu. L’image du RN, déjà souvent critiqué pour son rapport trouble avec certaines règles institutionnelles, risque de pâtir de ce nouvel épisode. D’autant que le parti s’était efforcé, ces derniers mois, de soigner son crédit républicain, à l’approche d’échéances électorales majeures.
Du côté des oppositions, certains n’ont pas tardé à ironiser sur “l'amateurisme” de cette communication improvisée. Pour d’autres, il s’agit au contraire d’un acte délibéré, camouflé sous des apparences généreuses. Reste que cette erreur ne devrait pas avoir de conséquence pénale, mais elle expose potentiellement le parti à des contrôles renforcés dans les mois à venir.
La loi-cadre française de 2023 sur la restitution des biens spoliés par les nazis a été appliquée pour la première fois avec la remise vendredi d'un ouvrage pillé à Paris en 1942 pendant l'occupation allemande, a annoncé le ministère de la Culture. La loi-cadre permet de déroger au principe d'inaliénabilité des collections publiques afin d'en faire sortir un bien sans faire voter une loi d'espèce. En 2023, le Parlement avait adopté un tel mécanisme pour faciliter les restitutions des biens spoliés par les nazis entre 1933 et 1945. Ce texte a été appliqué pour la première fois à un ouvrage consacré au peintre italien Vittore Carpaccio, saisi par les nazis lors du pillage de l'appartement parisien d'August Liebmann Mayer, historien de l'art allemand et juif qui avait fui l'Allemagne hitlérienne en 1936.
"Il a emporté avec lui une grande partie de sa bibliothèque, estimée à plus d’un millier de volumes", précise le communiqué. Il subit des "persécutions antisémites", il s’installe avec sa famille à Nice en 1941. "Sa bibliothèque, ses œuvres d’art et l’ensemble du mobilier de son logement ont été entièrement déménagés par le Troisième Reich en mai 1942", ajoute le communiqué.
Dénoncé, August Liebmann Mayer a été arrêté par la Gestapo en février 1944 à Nice, avant d'être déporté à Auschwitz où il a été assassiné le 12 mars 1944. C 'est à sa fille Angelika, qui avait pu demeurer à Nice jusqu'à la fin de la guerre, que l'ouvrage spolié a été remis, indique le ministère. Ce livre (Vittore Carpaccio : la vie et l'oeuvre du peintre, de Gustav Ludwig et Pompeo Molmenti) avait intégré les collections de la Bibliothèque nationale de France après avoir été retrouvé par les forces françaises en mai 1945 en Allemagne dans la résidence secondaire d'Hermann Göring, haut dignitaire du IIIe Reich.
"Restituer les biens spoliés est un impératif pour contribuer à réparer les exactions antisémites passées", a salué la ministre de la Culture Rachida Dati, citée dans un communiqué. En 2023, le Parlement avait aussi adopté une loi-cadre pour faciliter la restitution des restes humains.
Également promis par le chef de l'Etat Emmanuel Macron, le projet de loi-cadre sur la restitution des biens pillés pendant la colonisation n'a, en revanche, pas encore abouti. "Je présenterai ce projet de loi en Conseil des ministres avant l'été", s'est engagée Rachida Dati dans une interview au Figaro mercredi.
À l’occasion de la restauration des Très Riches Heures du duc de Berry, le musée Condé de Chantilly profite du démontage de ce manuscrit du XVe siècle pour en exposer, jusqu’au 5 octobre, vingt-six enluminures séparément et en raconter le contexte artistique avec de nombreuses œuvres venues du monde entier. Nous sommes en 1411 et le collectionneur et bibliophile Jean de Berry (1340-1416) approche trois enlumineurs, les frères de Limbourg venus de Nimègue…
Les historiens de l’art le considèrent comme l’un des plus importants manuscrits du Moyen Âge. Il a été enluminé par les jeunes frères de Limbourg au début du XVe siècle à la demande du duc de Berry (que l’on reconnaît ici à sa toque en fourrure) mais est resté inachevé à la mort des trois artistes. Barthélémy d’Eyck le complète vers 1416 pour la famille royale. Lorsqu’il passe dans les mains de Charles Ier de Savoie vers 1485, c’est Jean Colombe qui tente de terminer son décor peint. Les Très Riches Heures sont achetées à Gènes en 1856 par le duc d’Aumale, qui le conserve au château de Chantilly et le fait connaître grâce à la photographie naissante.
En mécène éclairé, Jean de Berry s’entoure de nombreux artistes à Bourges, qui devient un véritable foyer créatif. Pour son tombeau, il demande à son sculpteur Jean de Cambrai de réaliser un gisant en marbre blanc, posé sur une dalle noire flanquée de pleurants comme il était d’usage chez son frère le duc de Bourgogne. Le duc de Berry, qui possédait également l’Auvergne, le Poitou, Étampes et Boulogne, profite de sa commande des Très Riches Heures pour y faire figurer ses différents domaines, du château de Dourdan à celui de Poitiers. Oublieux de la Guerre de Cent ans et des conflits entre les Armagnacs et les Bourguignons, le manuscrit transmet l’image d’un monde paisible et heureux. Collectionneur passionné d’objets d’art et de pierres précieuses (quelques rares pièces, sauvées des fontes qui servaient à financer les guerres du duc, sont présentes en début de parcours), le duc de Berry était également un bibliophile cultivé (Christine de Pizan disait qu’il « aimait les beaux livres de sciences morales et politiques, l’histoire romaine et les lectures instructives »). Une longue litanie de manuscrits, venus de la Bibliothèque nationale de France, de Genève ou de New York, témoigne de la qualité des textes qu’il lisait et fait face aux six psautiers qui lui appartenaient (tous ici réunis pour la première fois depuis la mort du duc de Berry en 1416).
Deux cahiers enluminés, correspondant au calendrier, ont été extraits du manuscrit relié, que l’on voit exposé au centre de la salle, ouvert à la célèbre page de l’Homme zodiaque. Tout autour, en deux rangées concentriques, s’alignent les douze doubles pages correspondant aux mois de l’année. Les recherches menées par le Centre de Recherche et de Restauration des musées de France (C2RMF) ont permis d’étudier les matériaux employés, le support de parchemin et les rares repentirs des enluminures. Un film, basé sur de gros plans des feuillets, permet de voir les détails invisibles à l’œil nu et les différences de style des différents intervenants. Après avoir réalisé ses Belles Heures entre 1405 et 1409, les frères Limbourg vont orner très brillamment les Très Riches Heures du duc de Berry à partir de 1411. Trois campagnes d’enluminure vont se succéder en cinq ans, nécessitant, en plus de Herman, Paul et Jean de Limbourg, quatre copistes, neuf enlumineurs et huit peintres d’initiales. Tous les décors sont peints, y compris les bouts de ligne en fin de paragraphes (le très beau catalogue, imaginé par Marine Bezou et publié par le musée Condé et les éditions In Fine joue de cet artifice typographique). La très grande richesse de ce manuscrit se retrouve jusque dans les moindres détails comme ces reflets d’argent dans l’eau de la scène de baignade. Sur un parchemin si fin que l’on peut voir les enluminures réalisées sur le revers des pages, alternent, dans la partie calendrier, d’un côté des scènes de la vie paysanne correspondant à un des mois de l’année et surmontées d’un demi-disque contenant des informations astronomiques, et de l’autre des données permettant le calcul entre les calendriers solaire et lunaire et une liste des saints de chaque mois. Le mois de septembre, avec les vendanges, montre le château de Saumur, qui appartenait au neveu du duc de Berry, Louis II d’Anjou. On devine également le tournoi dit du Pas du Perron, organisé en 1446 et donc peint ultérieurement par Barthélémy d’Eyck. Quelques années plus tard, Jean Colombe termine la scène des vendangeurs.
De Mulhouse le 17 juin prochain jusqu’à Marseille le 11 juillet, le Livrodrome s’apprête à entamer un nouveau tour de France qui le conduira à Asnières-sur-Seine, Saint-Just-en-Chaussée, Maubeuge, Chalon-sur-Saône, Lons-le-Saunier… Pour découvrir les étapes du Livrodrome, cilquez ici. Tout au long du mois, près de 130 auteurs, professionnels et artisans du livre et plus de 100 acteurs culturels, artistiques et associatifs seront mobilisés autour d’une même ambition : transmettre le goût du livre, de l’écriture et de la lecture aux adolescents.
Au programme de cette 6e édition : 50 attractions littéraires, ludiques, insolites et pluridisciplinaires autour des mots, du livre, de la lecture, de la bande dessinée et de la découverte des métiers du livre. Le Livrodrome proposera également des dispositifs inédits où il sera question d’arpentage, de cartographie sonore, de roulette d’écriture créative, de bar à textes, de tatouages La Fontaine, de Cinélivre ou encore de foot en mots…
Cette année, chaque étape mettra à l’honneur un éditeur dont la production témoigne de la richesse et de la diversité de cette littérature adolescente française et francophone. Autre nouveauté, le développement de projets impliquant, en amont, les adolescents – 1 livre, 1 ado et le Bookclub notamment – et l’implication des auteurs et illustrateurs dans la conception de nombreuses attractions. Vous êtes ado ? Vous aimez lire ? Et vous souhaitez vous aussi partager votre coup de cœur ? N’hésitez pas à envoyer au Bookclub un texte de 5 à 10 lignes, accompagné de la couverture, de votre prénom, votre âge et votre ville à bookclub@livrodrome.fr.
Et si les personnages de vos livres prenaient vie sous vos yeux ? C’est le pari ambitieux que vient de relever la Bibliothèque nationale de Singapour (NLB), en partenariat avec Snap Inc. et LePub Singapore. Ensemble, ils dévoilent la première expérience de lecture augmentée au monde, portée par les Snap Spectacles, des lunettes en réalité augmentée capables d’ajouter sons et images à votre lecture en temps réel. Un projet innovant qui mêle narration traditionnelle et technologies immersives pour donner une nouvelle vie aux livres… et redonner envie de lire à une génération ultra-connectée. Développée au sein de LeGarage, le pôle innovation de LePub, en collaboration avec l’équipe AR Studio Paris de Snap, cette expérience propose une lecture enrichie par des effets sonores et visuels déclenchés en direct. Les lunettes utilisent la reconnaissance de texte (OCR) et l’intelligence artificielle pour analyser les pages du livre pendant qu’on les lit. En fonction des mots, des ambiances sonores s’activent : bruissements de feuilles, voix lointaines, musiques angoissantes ou joyeuses… le tout diffusé via les haut-parleurs intégrés aux lunettes. Les scènes les plus marquantes prennent également forme sous la forme d’animations en surimpression, projetées dans le champ de vision du lecteur. Comme si l’univers du livre s’échappait littéralement des pages. L’objectif ? Ne pas remplacer le livre, mais lui offrir une nouvelle dimension. Comme l’explique Stephan Schwarz, directeur de la création exécutif chez LePub Singapore :
« Ces lunettes sont une invitation à redécouvrir le plaisir d’un échange profond et riche de sens avec le texte. Une fois captivés par l’histoire, nous espérons que les lecteurs poursuivront leur lecture jusqu’au bout. »
Pour Gene Tan, bibliothécaire en chef et directeur de l’innovation à la NLB, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’exploration : « Cela fait partie de nos efforts pour expérimenter de nouvelles expériences qui pourraient inspirer la découverte et susciter une passion renouvelée pour la lecture et l’apprentissage. »
Actuellement en phase de test bêta, ces lunettes seront disponibles en démonstration dans certaines bibliothèques sélectionnées à Singapour dès cette année. Les visiteurs pourront vivre cette lecture augmentée sur place, et même partager leur expérience en collectant des artefacts virtuels liés aux récits qu’ils découvrent. L’équipe de développement annonce également qu’un prototypage destiné aux développeurs sera accessible via l’Explorateur de Lenses de Snap pour stimuler la création de nouveaux contenus immersifs. Avec cette initiative, la Bibliothèque nationale de Singapour et ses partenaires ouvrent une porte entre deux mondes : celui du papier et celui du numérique. En reconnectant les jeunes (et les moins jeunes) à la lecture par le biais de la technologie, ce projet pourrait bien réinventer notre rapport à la fiction, en l’augmentant sans jamais l’éclipser. Et dans le même esprit, souvenez-vous, Meta avait dévoilé Orion : des lunettes de réalité augmentée pour remplacer votre smartphone.
Les Bibliothèques de la Ville de Lausanne célèbrent leurs 90 ans cette année. Une fête officielle est prévue samedi prochain 7 juin pour marquer cet anniversaire devant la Bibliothèque municipale de Chauderon, en présence notamment du syndic Grégoire Junod.
Sur invitation de la Municipalité de Lausanne et du Service des bibliothèques & archives de la Ville, le public pourra prendre part à un concert-apéritif jazzy par des élèves de la Haute Ecole de musique de Lausanne, de 12h00 à 13h00. Une partie officielle avec quelques allocutions suivra dans la foulée, indiquent les autorités lausannoises. Une balade littéraire et historique "Si les bibliothèques m'étaient contées..." sera ensuite proposée par l'Association pour le voyage culturel en Suisse, de 13h30 aux alentours de 15h15.
Pour accompagner cet anniversaire, une sculpture monumentale - une tortue végétalisée créée par l'artiste vaudoise Isabelle Monier - a été inaugurée le 7 avril dernier.
"Aux yeux de l'artiste, cet animal représente la bienveillance, la générosité, la patience, la longévité... des qualités véhiculées par les missions des bibliothèques", souligne la Ville.
Cette oeuvre a été réalisée par des artisans locaux. Elle offre un espace vert supplémentaire devant la Bibliothèque de Chauderon, ajoute-t-elle.
Ouverte le 17 novembre 1934 pour contrer la crise "du chômage et de l'oisiveté qu'il engendre", la Bibliothèque municipale de Lausanne accueille alors le public rue des Terreaux 33. Premier lieu du genre du canton, elle connaît un succès immédiat. Elle offre un accès à la lecture, mais aussi un lieu accueillant, calme et chauffé. Les lecteurs peuvent alors emprunter deux livres, mais un seul roman. En 1945, la bibliothèque est agrandie. Une section jeunesse y est ouverte pour faciliter ainsi la cohabitation des différents publics. Le bibliobus est mis en service en 1964 afin d'aller à la rencontre de l'ensemble de la population. Quelques années plus tard, en 1973, la bibliothèque déménage pour s'installer à la place Chauderon 9, puis au numéro 11 en 1984, l'emplacement actuel. Nonante ans après la première ouverture et des millions d'ouvrages prêtés au public plus tard, Lausanne compte désormais six bibliothèques municipales, le bibliobus, des espaces jeunesse, une des premières collections de BD en Europe, et même une collection de jeux vidéo.
Un nouveau chapitre s’écrit à la librairie Doucet du Mans (Sarthe). Fin février 2025, la librairie tenue depuis 2005 par Marie-Adelaïde et Olivier Dumont, avait été placée en redressement judiciaire. Trois mois plus tard, une solution a été trouvée pour perpétuer le point de vente réputé au Mans. Le couple de libraire a annoncé ce vendredi 30 mai 2025 que l’histoire de la librairie, qui a fêté ses 90 ans en 2024, allait se poursuivre sous la bannière de Gibert, spécialiste du livre d’occasion.
« Doucet rejoint le groupe Gibert, acteur indépendant de référence dans le monde du livre, pour continuer à se développer avec énergie, tout en restant fidèle à ses valeurs de proximité, d’exigence et de passion », ont-ils écrit.
Cette reprise réalisée sous l’autorité du Tribunal de Commerce du Mans est une étape importante que nous avons choisi d’assumer pour garantir un avenir solide et ambitieux à Doucet, selon Marie-Adelaïde et Olivier Dumont.
Il s’agira du 25e magasin de Gibert et une première implantation dans la région.
« Doucet est une librairie indépendante, profondément ancrée dans son territoire. Elle incarne pleinement les valeurs que nous défendons : proximité, exigence et passion. Nous sommes très heureux d’écrire ce nouveau chapitre à ses côtés », a indiqué de son côté le groupe Gibert par la voix Rodolphe Bazin de Caix, son directeur Marketing et Communication.
Avec ce rachat, de nouvelles offres vont émerger. Dès la rentrée de septembre, la librairie proposera à la vente 20% de produits d’occasion supplémentaires allant des livres aux mangas en passant par de la musique et des films. Côté services, il y aura la possibilité de retirer les commandes internet en magasin, de bénéficier de la livraison dans le point en vente dès le lendemain. Doucet continuera à proposer un service de rachat de livres à ses clients (mais aussi de CD et DVD) en magasin.
Comme Olivier Dumont l’avait expliqué en février dernier à Actu Le Mans, la demande de placement en redressement judiciaire avait été sollicitée par le couple lui-même afin d’accélérer la reprise à l’heure où il souhaitait partir à la retraite.
« C’est pour faciliter la reprise que l’on a ouvert cette procédure : on utilise le droit pour faciliter l’économie », avait-il résumé. « Notre motivation, c’est l’équipe et la possibilité pour les Manceaux de continuer à avoir plusieurs librairies indépendantes », expliquait-il auprès d’Actu Le Mans.
Désormais, l’heure de la retraite a sonné.
"Nous resterons profondément attachés à cette librairie et vous remercions du fond du cœur pour votre fidélité, votre enthousiasme et votre curiosité qui ont nourri notre engagement pendant toutes ces années”, déclarent Marie-Adelaïde et Olivier Dumont.
« Nous maintiendrons cet attachement fort et constant pour la librairie indépendante qui conditionne le maintien d’une diversité culturelle particulièrement essentielle dans ces périodes troublées et voulons croire que vous aurez à cœur de suivre cette démarche vertueuse de l’exception culturelle française. »
L'ouvrage intitulé "La malédiction des Cézanne" édité chez Plon par l'arrière-arrière-arrière-petite-fille du peintre aixois Tess Cézanne a provoqué une réaction du cofondateur de la Société Paul Cezanne et détenteur du droit moral du peintre. C'est un livre signé Tess Cézanne - qui orthographie son patronyme avec accent -, l'arrière-arrière-arrière-petite-fille du peintre aixois, qui devait paraître chez Plon ce 10 avril et jette le trouble chez les descendants de l'artiste. D'après le synopsis du livre, l'autrice y révélerait "avec truculence les péripéties des dernières générations de la famille", le communiqué de l'éditeur évoquant même une "vénalité sans bornes", "des contentieux", et des "abîmes de la dépravation".
Philippe, arrière-petit-fils, cofondateur de la Société Paul Cezanne et détenteur du droit moral du peintre, et son fils Clément Cezanne - sans accent - ont assigné l'autrice et l'éditeur en justice, révèlent le site d'investigation L'Informé et Télérama. Ils souhaitaient obtenir le manuscrit avant parution au motif qu'il pourrait selon eux "porter une grave atteinte au respect de leur vie privée". La sortie a ainsi été retardée mais les deux plaignants auraient été déboutés par le tribunal judiciaire de Paris d'après Télérama.
Contactée par l'hebdomadaire culturel, Tess Cézanne assure que son livre va sortir après "un travail de réécriture en cours" sur des "détails". Refusant d'en dire plus sur le contenu exact du livre, elle assure toutefois qu"il n'a pas été planifié parce qu'il y avait l'exposition Cezanne 2025'". Il s'agirait selon elle d'"un hasard des agendas assez exceptionnel". Les retrouvailles de la famille Cezanne, tous conviés au vernissage privé de l'exposition évènement au musée Granet fin juin, s'annoncent orageuses...
Élisabeth Borne, ministre d’État, ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Rachida Dati, ministre de la Culture, lancent le lundi 2 juin "Cet été je lis" à partir 14h45 au Pavillon Chesnaie du Roy du Parc Floral de Paris. Cette opération estivale se déroulera du 2 juin au 31 août.
"Cet été je lis" vise à encourager la lecture chez les jeunes dans un contexte de surexposition aux écrans et de désintérêt de la lecture : les jeunes passent 10 fois plus de temps sur les écrans qu’à lire des livres pour leurs loisirs. Par ailleurs, à la rentrée scolaire 2024, seuls 55 % des élèves de CM2 maîtrisaient la compréhension d’un texte lu. Lire, pourtant, c’est découvrir la langue française, s’ouvrir à de nouveaux horizons, éprouver des émotions et enrichir son imagination. C’est aussi un levier d’épanouissement personnel et de réussite scolaire. L’objectif est de proposer à chaque élève de lire un peu chaque jour : un roman, une bande-dessinée, un poème, une pièce de théâtre.
Grâce à cette opération, chaque élève, du CP au CM2, pourra partir en vacances avec un ou plusieurs livres à lire. Les élèves du CP au CM1, qui restent dans la même école la rentrée suivante, pourront emprunter des livres de la bibliothèque, par l’intermédiaire de leur professeur. Ils les rapporteront à la rentrée scolaire. Les élèves de CM2, qui prennent le chemin du collège, disposeront chacun d’un exemplaire de L'Odyssée d’Homère, adaptée par Murielle Szac et illustrée par Catel, dans le cadre de l’opération annuelle "Un livre pour les vacances".
Après la découverte de contenus jugés explicites et inappropriés dans certaines bibliothèques scolaires, le gouvernement albertain entreprend une consultation publique afin de définir des normes provinciales pour la sélection des ouvrages destinés aux élèves. Actuellement, il n'existe pas de réglementation provinciale uniforme pour orienter les conseils scolaires dans le choix de ces ressources. Cette absence de cadre unique a mené à des approches disparates et, dans certains cas, à la présence de contenu jugé inadapté à l'âge des élèves, ce qui a suscité des préoccupations chez certains parents.
"Il ne s'agit pas d'interdire des livres ou des titres spécifiques, mais plutôt d'établir des règles et des directives claires que toutes les divisions scolaires devront suivre", déclare Demetrios Nicolaides, ministre de l'Éducation
Le ministère de l’Éducation a recensé plusieurs exemples de BD romantiques trouvés dans des écoles, dont celles allant de la maternelle à la 9e année à Calgary et Edmonton. Ces ouvrages contiendraient des scènes de nudité, des actes sexuels explicites, tels que des fellations et de la maltraitance infantile, ainsi que d'autres thèmes adultes tels que la consommation d'alcool et de drogues, la vulgarité et des propos désobligeants. Parmi les titres mentionnés figurent Gender Queer, de Maia Kobabe, Fun Home, d’Alison Bechdel, Blankets, de Craig Thompson, et Flamer, de Mike Curato. Ces œuvres, bien que reconnues dans certains milieux littéraires, présentent, selon le gouvernement, des représentations de sexualité explicite, de nudité, d’abus sexuels, de propos haineux, d’automutilation ou de violence.
"Pour les parents, il est extrêmement préoccupant de constater que des livres décrivant des actes sexuels explicites sont accessibles dans certaines écoles. Nous allons agir, a déclaré Demetrios Nicolaides, ministre de l'Éducation."
Afin de remédier à cette situation, le gouvernement a lancé un sondage en ligne, ouvert à tous les Albertains. L’objectif est de recueillir l’opinion des citoyens sur ce qui devrait être considéré comme approprié au sein d'une bibliothèque scolaire. Le sondage en ligne (en anglais uniquement) est accessible sur alberta.ca jusqu'au 6 juin. Le gouvernement prévoit également des consultations avec les administrateurs des conseils scolaires.
Dans une déclaration, le Conseil scolaire FrancoSud encourage toutes les familles à participer à cette consultation provinciale sur les normes des bibliothèques scolaires et dit attendre les directives officielles du ministère à l’issue de cette consultation avant de formuler d’autres commentaires.
Le gouvernement prévoit que ces nouvelles normes entreront en vigueur pour toutes les écoles publiques, catholiques, francophones, indépendantes et à charte dès la rentrée prochaine. Chaque conseil scolaire devra également rendre publiques ses politiques de sélection des ouvrages. Il précise que les bibliothèques publiques municipales, dont celles situées dans les écoles, ne seront pas soumises à ces nouvelles réglementations.
Les conseils scolaires publics d'Edmonton et de Calgary ont exprimé leur vive préoccupation et leur surprise face à la communication du gouvernement provincial. Ils soulignent que le ministère de l'Éducation n'avait soulevé aucune inquiétude préalable auprès de leurs instances concernant ces ressources.
Cette annonce unilatérale mine l'esprit de partenariat que nous attendons, peut-on lire dans un communiqué qu'elles ont signé conjointement.
Les deux conseils scolaires publics affirment suivre des procédures rigoureuses et bien établies pour garantir que les ressources des bibliothèques sont adaptées à l'âge et pertinentes pour les élèves, et qu'elles disposent de mécanismes clairs permettant à tout membre de la communauté scolaire de soumettre des préoccupations concernant des ouvrages spécifiques.
Une possible censure?
Alors que le gouvernement explique cette initiative par la nécessité de protéger les jeunes de contenus sexuels inappropriés, des voix s'élèvent pour dénoncer une censure potentielle et le fait qu'on vise la communauté LGBTQ+.
Le président de l'Association des enseignants de l'Alberta (ATA), Jason Schilling, a exprimé l'accord de cette dernière sur l'importance que les ressources disponibles dans les bibliothèques scolaires soient adaptées au développement et à l'âge des élèves. Cependant, il note que la sélection de livres jugés inappropriés par le gouvernement semble une fois de plus viser la communauté LGBTQ+.
"Tous les élèves des écoles publiques de l'Alberta méritent de se voir représentés dans les documents qu'ils lisent.", a dit Jason Schilling, président de l'ATA
Mandy Lamoureux, présidente de la section locale 3550 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a qualifié cette annonce de tentative de diversion face aux problèmes de sous-financement des écoles.
Mandy Lamoureux a insisté sur le fait que, dans une ère où les adolescents ont facilement accès à la pornographie, ils ont besoin d'une littérature qui présente des représentations saines de la sexualité, abordée de manière réfléchie et respectueuse.
L'ATA demande que la sélection des ressources des bibliothèques scolaires soit effectuée à travers une consultation entre les bibliothécaires scolaires, les enseignants, les élèves et tous les parents.
La Bibliothèque publique de Boston (BPL) s’associe au groupe LEGO pour une initiative ludique et éducative à grande échelle. Grâce à une subvention d’un million de dollars du Fonds communautaire LEGO États-Unis, ce programme de deux ans vise à aider plus de 150 000 enfants de Boston, âgés de 0 à 13 ans, à développer leurs compétences en lecture et leur créativité.
Les activités comprennent des kits d’alphabétisation pour les tout-petits, des clubs LEGO. Il y aura aussi des projets STEM. Vingt événements interactifs mettront en valeur l’expression créative à travers l’écriture, la narration et la musique. Un concours de design estival invitera les jeunes à réimaginer les espaces publics de Boston, avec la création d’une fresque LEGO Master Builder. Les bénévoles et les bibliothécaires joueront un rôle clé dans la mise en place de ces animations interactives.
Ce partenariat renforce le rôle de la BPL en tant que moteur de l’éducation et de l’inclusion. Avec des milliers de livres empruntés et de nouvelles inscriptions attendues, ce projet prouve qu’apprendre en s’amusant peut transformer l’accès au savoir.
Un manuscrit longtemps perdu dans des archives judiciaires a été retrouvé et remis jeudi 22 mai à Sylvie Giono, la fille de l'écrivain Jean Giono, par la ministre de la Culture Rachida Dati. Sylvie Giono, âgée de 90 ans, a reçu ce document lors d'une cérémonie au ministère de la Culture à Paris. Il s'agit d'un cahier d'écolier portant la mention "Annexe au journal", et il est en excellent état de conservation. Ce manuscrit retrace un voyage à pied que Jean Giono a effectué en juillet 1939 dans la région de Nyons (Drôme), une zone qu'il ne connaissait pas bien et qu'il avait choisie pour le cadre de son roman Les Grands chemins, publié en 1951.
"Quand j'ai dit que j'allais demander à récupérer ce manuscrit, des gens m'ont mise en garde, pensant que ce serait très compliqué. Mais non, cela s'est fait simplement. On ne m'a même pas demandé si j'étais vraiment la fille de Giono !", a déclaré Sylvie Giono à l'AFP.
Ce carnet de voyage avait été caché dans les archives de la "section spéciale de la cour d'appel de Paris", une juridiction exceptionnelle créée en 1941 pour poursuivre les opposants sous l'Occupation, en particulier les militants du Parti communiste, alors interdit. Jean Giono, soupçonné d'être membre d'un groupe communiste en Savoie, qu'il ne connaissait pas, avait transmis ce journal à ses juges pour prouver qu'à l'été 1939, il n'était pas impliqué dans des activités politiques.
Le manuscrit a été redécouvert en 2023 par un jeune chercheur de 23 ans, Antoine Crovella. Après avoir d'abord pensé que ce texte était déjà connu, il s'est rendu compte qu'il était en réalité considéré comme perdu. Ce carnet a été publié en octobre sous le titre Voyage à pied dans la Haute-Drôme.
"Des documents voués à être restitués à l'issue d'une procédure judiciaire"
"Les archives judiciaires suivent parfois des chemins hasardeux, puisque le manuscrit est passé de main en main, de juridiction en juridiction", a expliqué Rachida Dati lors de la cérémonie. "En quelques mois, avec les services juridiques compétents, nous avons pu confirmer que ce manuscrit relevait bien de la catégorie des documents voués à être restitués à l'issue d'une procédure judiciaire", s'est-elle félicitée.
Jean Giono, qui avait entretenu des liens avec le Parti communiste avant de se distancer en 1936, était un fervent pacifiste, et il désapprouvait le soutien militaire aux Républicains pendant la guerre civile espagnole, en raison de son expérience traumatique de la Première Guerre mondiale.
A première vue, c’est une sympathique liste de recommandations de livres qui sent bon l’iode et le sable chaud, comme il en existe tant à l’aube de l’été. Mais vu de plus près, le « Heat Index » (indice de chaleur) publié par le « Chicago Sun-Times » le 18 mai fait frôler l’insolation et l’hydrocution. Car cet article, dicté par ChatGPT ou autre programme d’IA générative, a halluciné des romans qui n’existent tout simplement pas, prêtés à des auteurs existants. Point de « Nightshade Market » de Min Jin Lee recensé dans nos tablettes, ni de « Boiling Point » de Rebecca Makkai ou de « The Rainmakers » de Percival Everett. Au bout de dix occurrences, cinq « vrais » livres : « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan, « Beautiful Ruins » de Jess Walter, « Dandelion Wine » (« le Vin de l’été », en français) de Ray Bradbury, « Call Me by Your Name » (« Plus tard ou jamais ») d’André Aciman et « Atonement » (« Expiation ») de Ian McEwan.
Pour le reste, soit les informations ont été mélangées, comme « la Saison des ouragans » de Fernanda Melchor, ici attribué à Brit Bennett, deux autrices dont nous avons vanté les plumes et qui méritent mieux. Soit la machine a carrément inventé des pitchs. Le plus troublant est « The Last Algorithm » (le dernier algorithme) qu’aurait signé Andy Weir, célèbre auteur de science-fiction qui a publié (pour de vrai) le best-seller « Seul sur Mars », adapté au cinéma par Ridley Scott. La promesse du fictif « The Last Algorithm » : « Un programmeur découvre qu’une IA a développé une conscience − et s’en sert secrètement depuis des années pour influencer les événements. » L’intelligence artificielle essaie-t-elle de nous prévenir du cauchemar à venir ?
La fausse liste de lectures d’été est parue deux mois après que le « Chicago Sun-Times », en proie à des difficultés financières, a annoncé une perte de 20 % de ses effectifs après un rachat. Le journal tente de faire amende honorable. Dans un communiqué, la PDG de Chicago Public Media explique : « Cela devrait être un moment d’apprentissage pour toutes les organisations journalistiques : notre travail est valorisé – et précieux – en raison de l’humanité qui le sous-tend. » Le groupe assure travailler pour qu’une telle bourde ne se reproduise jamais, en redéfinissant ses contrats avec des entreprises tierces par exemple.
Cette affaire dystopique en dit long sur la presse et son si fragile équilibre économique. Dans des rédactions vidées par l’avènement d’internet, la chute des revenus publicitaires et le manque d’intérêt général pour le secteur, difficile de trouver encore quelqu’un en mesure d’exercer son métier. Constamment au bord de nouveaux licenciements et menacés de coupes budgétaires, certains journaux survivent comme ils peuvent, à coups de pigistes payés au lance-pierre et d’intelligence artificielle. Dans ce contexte, il n’est pas toujours aisé de maintenir le contrat de confiance avec les lecteurs, qui, après avoir passé une journée au bureau devant des mails écrits par ChatGPT, sont en droit de vouloir lire un journal écrit par un être humain.
Il y a moins d’argent dans la presse, c’est un fait. Nous pouvons essayer d’y sauvegarder quelque chose de gratuit : la décence. Publier une telle liste, en plus de barrer l’accès à une information de qualité aux lecteurs, c’est aussi nier le travail des écrivains, même pas assez respectés pour qu’on cite correctement leurs livres. C’est nier le travail des journalistes littéraires, qui, pour ceux qui subsistent, s’échinent toute l’année à défricher, analyser, critiquer la production éditoriale. Et qui peuvent, le temps venu, dégainer une liste de recommandations sans dommages : cette matière, ils l’étudient toute l’année. Utiliser l’IA, c’est revenir à affirmer que leur travail, tout intellectuel et difficilement quantifiable soit-il, n’a aucune valeur.
Comment fonctionne l’IA générative ? Elle mouline tous les textes existants, calculant quel mot a le plus de probabilités d’apparaître après un autre mot. Elle est, en somme, le cancre qui copie, n’importe comment, sur son voisin. Je pompe donc je suis, comme elle pourrait l’emprunter, ou plutôt le voler, aux Shadoks. Le résultat est parfois éblouissant, parce qu’il s’appuie sur ce que des milliers d’êtres humains ont pensé d’éblouissant. Si la presse, exsangue, n’est plus en capacité de nourrir la bête, ne risque-t-elle pas de tourner à vide ? Peu de livres trouvent aujourd’hui une place dans l’espace médiatique, alors imaginez avec un système qui reprend en boucle ce dont on a parlé ailleurs. Deux péchés graves de l’IA : elle empêche notre connexion entre êtres humains et elle nous fait perdre notre temps. Qu’il s’agisse de corriger une liste inepte ou de chercher un bon bouquin.
Cette année marque un anniversaire emblématique en Finlande, celui des 80 ans des Moomins. Retour sur cet univers culte qui rayonne désormais bien au-delà de ses frontières. En Finlande, l’oeuvre de Tove Jansson a marqué des générations de lecteurs. Nés en 1945 sous le trait de l’écrivaine, illustratrice et peintre finlandaise, les Moomins sont devenus bien plus qu’un simple héritage littéraire. Reflets de l’âme finlandaise, ces adorables créatures incarnent le lien profond que le pays entretient avec la nature, la liberté et son intraduisible sisu, cette force intérieure permettant d’affronter les défis de la vie avec courage et détermination. Mi-hippopotames, mi-esprits nordiques, ces petits trolls au grand coeur ont conquis le monde grâce à leur univers tendre et poétique, peuplé de forêts profondes, de fjords brumeux et de douce fantaisie. Dans la vallée des Moomins, lieu imaginaire proche du golfe de Finlande, vivent Moomin, le héros curieux et idéaliste, ses parents, et une joyeuse tribu d’amis fantasques qui ne se départissent jamais de leur enthousiasme, devant chaque nouvelle aventure qui leur tend les bras. Parfois, ils se risquent au-delà de la vallée, dans les énormes forêts sombres, les îles mystérieuses et les montagnes périlleuses. À travers ces aventures à la dimension initiatique, Tove Jansson représente un monde à la fois rêveur et philosophique, célébrant la nature, la tolérance, la liberté et l’importance de la famille choisie.
Pour fêter les 80 ans de ces personnages emblématiques, une série d’événements leur rend hommage en Finlande. Si le Helsinki Art Museum (HAM) a présenté jusqu’en avril dernier une exposition rassemblant pour la première fois les peintures de Tove Jansson en un seul et même lieu, cap désormais sur le musée du Design d’Helsinki. Dès le 10 octobre, une exposition inédite mettra en lumière la façon dont la perception de l’architecture et du design de l’artiste transparaît dans ses histoires de Moomins. Dans un autre style, à Tampere, à deux heures de route d’Helsinki, le Moomin Museum est la seule institution au monde entièrement dédiée aux célèbres trolls. À travers une expérience interactive, il dévoile des illustrations originales, des couvertures de livres et croquis issus de la collection personnelle de Tove Jansson. Enfin, le périple ne serait pas complet sans un détour par Naantali, où le Moominworld, parc à thème familial, abrite la maison bleue de la famille Moomin et le sentier magique menant à la demeure de la méchante sorcière. Preuve que, quatre-vingts ans plus tard, la magie des Moomins n’a rien perdu de sa douceur – ni de sa portée universelle.
Le premier vélo cargo de Libraccio arrive à Milan. La chaîne de librairies, référence en matière de livres d'occasion et lauréate de l' Ambrogino d'Oro 2024 a décidé de « témoigner sa gratitude envers la ville en devenant le porte-parole d'une culture circulaire , accessible, inclusive et démocratique », comme indiqué dans une note.
« Libraccio – rappelle-t-on – est né en 1979 au cœur de la ville de Milan, sur les marchés de Piazza Vetra, où est né un modèle visionnaire et durable qui représente encore aujourd’hui un exemple unique sur le marché ».
Jusqu'en décembre , une version spéciale du vélo cargo, baptisée LAMBROgio – grâce à la collaboration avec Repower – traversera certains des endroits les plus caractéristiques de la ville de Milan, des places historiques du centre aux zones récemment réaménagées, pour rendre hommage aux citoyens avec des centaines de volumes d'occasion – y compris des fictions, des thrillers, de la fantasy, de la non-fiction et plus encore – agissant comme ambassadeur de la philosophie de la réutilisation . Le vélo cargo de la marque Libraccio livrera des livres d'occasion directement aux lecteurs de la ville, entre trésors et grands classiques. Les protagonistes seront les histoires des volumes proposés, prêts à vivre une seconde vie , dans une initiative alliant culture et mobilité durable.
« Cette année, nous souhaitions proposer une initiative unique pour nous rapprocher encore plus de notre public et lui témoigner notre soutien . Il y a quelques mois, nous avons reçu l' Ambrogino d'Oro pour notre engagement social envers Milan, une récompense dont nous serons toujours très fiers. Avec ce projet, nous souhaitons rendre la culture encore plus accessible et inclusive , grâce au moyen de transport le plus durable qui soit. Nous sommes certains que nos concitoyens participeront avec enthousiasme et seront heureux de partager cette initiative avec des partenaires qui, comme nous, croient en l'importance de l'économie circulaire », commente Edoardo Scioscia , PDG et membre fondateur de Libraccio.
Les aires d'autoroute ne servent plus seulement à faire le plein d'essence ou à avaler un sandwich en vitesse. Cet été, elles se muent en véritables havres littéraires grâce à une initiative qui redéfinit l'art de voyager. Du 4 juillet au 9 août, treize aires du réseau Vinci Autoroutes accueilleront des bibliothèques éphémères où 25.000 livres seront offerts aux vacanciers. L'opération "Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire" entame sa septième édition sous le parrainage de Lilia Hassaine, autrice de "L'œil du paon" et de "Panorama". L’écrivaine a choisi quatorze titres de la collection Folio de Gallimard à partager avec les vacanciers, allant du roman noir de James M. Cain "Le facteur sonne toujours deux fois" aux œuvres jeunesse de Roald Dahl, en passant par le récit intimiste de Jean-François Beauchemin "Le Roitelet".
Pour Lilia Hassaine, cette initiative dépasse la simple distribution de livres. "Lire, c'est prendre une route sans savoir où elle va nous mener", confie la marraine de l’édition. "C'est ce temps long, ce temps suspendu, plein de détours, qui nous manque tant dans nos vies pressées." Une philosophie qui résonne particulièrement sur ces lieux de transit où l'urgence du voyage cède parfois la place à la contemplation.
Cette initiative répond à un double objectif : encourager la découverte littéraire tout en luttant contre la somnolence au volant. En incitant les conducteurs à prolonger leurs pauses, la Fondation VINCI Autoroutes mise sur le pouvoir d'évasion des livres pour améliorer la sécurité routière. Depuis le début de l'opération en 2018, ce sont déjà 165.000 ouvrages qui ont trouvé de nouveaux lecteurs sur la route des vacances.
Lilia Hassaine inaugurera personnellement l'opération le 4 juillet sur l'aire de Limours-Janvry, au sud de Paris. Elle y rencontrera les voyageurs, dédicacera des ouvrages et partagera sa passion pour ces "échappées" littéraires qui transforment un simple trajet en aventure intellectuelle.
L'opération bénéficie du soutien du Centre National du Livre, du ministère de l'Éducation nationale et de son programme "Cet été, je lis", ainsi que de l'association "Lire et faire lire". Un partenariat qui illustre l'ambition collective de faire des autoroutes françaises des espaces inattendus de promotion de la lecture.
Dans chaque bibliothèque à ciel ouvert, les notices personnelles de Lilia Hassaine guideront les lecteurs dans leurs choix, transformant ces aires de repos en véritables espaces de médiation culturelle. Une preuve que l'innovation en matière de diffusion littéraire peut surgir dans les lieux les plus improbables.
Pour Lilia Hassaine, cette initiative dépasse la simple distribution de livres. "Lire, c'est prendre une route sans savoir où elle va nous mener", confie la marraine de l’édition. "C'est ce temps long, ce temps suspendu, plein de détours, qui nous manque tant dans nos vies pressées." Une philosophie qui résonne particulièrement sur ces lieux de transit où l'urgence du voyage cède parfois la place à la contemplation.
Cette initiative répond à un double objectif : encourager la découverte littéraire tout en luttant contre la somnolence au volant. En incitant les conducteurs à prolonger leurs pauses, la Fondation VinciI Autoroutes mise sur le pouvoir d'évasion des livres pour améliorer la sécurité routière. Depuis le début de l'opération en 2018, ce sont déjà 165.000 ouvrages qui ont trouvé de nouveaux lecteurs sur la route des vacances. Lilia Hassaine inaugurera personnellement l'opération le 4 juillet sur l'aire de Limours-Janvry, au sud de Paris. Elle y rencontrera les voyageurs, dédicacera des ouvrages et partagera sa passion pour ces "échappées" littéraires qui transforment un simple trajet en aventure intellectuelle. L'opération bénéficie du soutien du Centre National du Livre, du ministère de l'Éducation nationale et de son programme "Cet été, je lis", ainsi que de l'association "Lire et faire lire". Un partenariat qui illustre l'ambition collective de faire des autoroutes françaises des espaces inattendus de promotion de la lecture. Dans chaque bibliothèque à ciel ouvert, les notices personnelles de Lilia Hassaine guideront les lecteurs dans leurs choix, transformant ces aires de repos en véritables espaces de médiation culturelle. Une preuve que l'innovation en matière de diffusion littéraire peut surgir dans les lieux les plus improbables.
Du 1er au 26 juillet 2025, les bibliothèques municipales se découvrent autrement grâce à des propositions culturelles estivales dans des parcs de Genève. Les bibliothécaires, médiateurs et médiatrices culturelles, vous font profiter de leurs riches collections à travers des animations en plein air. Pendant un mois, vous pourrez observer ou dessiner la nature, écrire, jouer, déclamer ou broder des mots, composer un portrait végétal, jouer à des jeux vidéo, créer avec un smartphone ou la réalité virtuelle (VR), faire des balades à la découverte de trésors et d’histoires cachées, écouter des sons et deviner des chansons, et même faire de l’exercice!
Au Parc Beaulieu, des animations seront proposées du 1er au 12 juillet. Puis ensuite les bibliothécaires seront présents au Parc Eglantyne-Jebb du 15 au 26 juillet . Cliquez ici pour découvrir le programme complet des animations proposées le mois prochain par les bibliothèques.