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13 mai 2011

La bibliothèque du Congrès ouvre un jukebox patrimonial

La Bibliothèque du Congrès vient d'ouvrir cette semaine son "Jukebox National"Sur ce site sont disponibles plus de 10000 titres sonores enregistrés par la Victor Talking Machine Company et Colombia (entre autres labels) entre 1901 et 1925. 6a00d8341c630a53ef01538e71bfe4970b_600wi__1_Les enregistrements (acoustiques en 78 tours) couvrent tous les genres : jazz, blues, folk, gospel, pop, sketches du début du 20ème siècle. Sony Music Entertainment, propriétaire des labels concernés, a octroyé une licence gratuite, et inédite, à la bibliothèque du Congrès pour la diffusion de ces enregistrements.

Tous les titres sont en écoute (streaming) gratuite à partir de la plateforme en ligne National Jukebox. La numérisation des titres a été effectuée courant 2010 au sein du Packard Campus, le département de la conservation audiovisuelle de la Bibliothèque du Congrès.

Le succés ne s'est pas fait attendre; En fait, un porte-parole de la bibliothéque a indiqué que le site avait enregistré 1 000 000 pages visitées et 240 000 morçeaux écoutés en moins de 48 heures depuis sa mise en .ligne mardi.

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10 mai 2011

Les éditeurs étrangers reconnaissent le décollage des ventes de livres numériques

Les ventes de livres numériques aux Etats Unis et au Royaume Uni se portent bien. Alors que l’Association des Editeurs Américains a ebooksrécemment annoncé des chiffres de croissance vertigineux pour le marché US (+202,3% en volume sur un an), c’est au tour d’Harpers Collins et Random House de faire part de leur enthousiasme.

Victoria Barnsley, le PDG de Harper Collins UK a ainsi déclaré au site PaidContent que les ventes numériques de la maison d’édition progressaient de manière spectaculaire sur un rythme hebdomadaire de 5 à 10%. A l’inverse les ventes de livres de poche ont diminué de 7% sur l’année, une baisse de forme directement imputable selon elle à la progression des ventes de livres numériques. Victoria Barnsley estime à ce propos que le livre de poche risque d’être le segment d’activité le plus affecté par l’essor des livres électroniques.

Même enthousiasme du côté de Random House qui a vu son chiffre d’affaires “boosté” par les ventes en numérique. Son PDG, Ian Hudson envisage d’ailleurs une croissance persistante des marchés anglais et américain, de l’ordre de 15% (en valeur) chez nos voisins outre-manche jusqu’à 50% outre-Atlantique d’ici 2012.

Des chiffres encourageants qui montrent la voie à suivre pour le marché français et sa toute nouvelle loi sur le prix unique du livre numérique…

Source: eBouquins

29 avril 2011

La Fnac met en vente deux livres d'auteurs nippons au profit du Japon

La Fnac propose, à partir du samedi 30 avril, deux livres d'auteurs japonais, dont l'intégralité des bénéfices sera reversée au tsunami_seisme_japon2011Fonds Solidarité Japon, géré par la Fondation de France. Les sommes collectées via « Solidarité Japon », mis en place suite au séisme de magnitude 8,9 survenu le 11 mars, sont redistribuées aux associations japonaises qui viennent en aide aux sinistrés les plus fragilisés par la catastrophe.

Le Pont flottant des songes, de Jun'ichiro Tanizaki (qui a réchappé de peu au séisme de Kanto de 1923, de magnitude 7,9), paru chez Gallimard en 2009 (coll. Folio 2 euros) est un éloge de la maternité et une réflexion sur l'image de la femme. Le héros, Tadasu, repense à son enfance auprès d'une mère merveilleuse, disparue et réincarnée en la personne de Chinu, la seconde femme de son père, pour laquelle il ressent un troublant mélange d'amour filial et de désir.

Haïku du XXe siècle, le poème court japonais d’aujourd’hui, publié dans la collection “Poésie” des éditions Gallimard, en 2007, est un ouvrage collectif de 500 de ces poèmes courts très prisés au Japon. Le haïku, dont la paternité est attribuée au poète Basho Matsuo (1644-1694), est un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. 

Ces deux titres de littérature japonaise seront mis en tête de gondole dans tous les magasins Fnac de France et disponibles sur fnac.com.

Source: Livres Hebdo

28 avril 2011

Le piratage de livres numériques bientôt sous la surveillance d'Hadopi

Le Syndicat national de l'édition (SNE) a l'intention de rejoindre le dispositif Hadopi de lutte contre le piratage, aux côtés des industries du film et de la musique. L'information a été révélée par Edition 31827_undated_photograph_of_a_portable_reading_device_the_amazon_kindle_that_let_users_download_booksMultimedi@. Le SNE a entamé le processus de sélection du prestataire technique qui se chargera de relever les infractions sur internet, à l'image de ce que fait TMG pour la musique et le film. Il n'a en revanche pas communiqué de calendrier.

Une fois qu'il aura obtenu l'autorisation de la Cnil, le SNE pourra transmettre ses saisines à la Haute Autorité, qui se charge ensuite d'envoyer les demandes d'identification d'adresses IP aux fournisseurs d'accès et de faire envoyer les avertissements aux internautes.

Le SNE estime qu'il est temps d'accélérer la lutte contre le piratage, au vu de la croissance des ventes de tablettes et de lecteurs de livres numériques. Le dispositif risque néanmoins de lui coûter cher par rapport aux bénéfices qu'il peut lui apporter, au vu du marché encore embryonnaire du livre numérique en France, de la faiblesse de l'offre légale, et du profil des pirates de livres numériques, qui sont aussi de gros acheteurs de livres papier.

Source: L'Expansion

19 avril 2011

Le ebook a doublé sa part de marché en 2010 en Espagne

Sous le titre “Situation actuelle et perspectives du livre numérique en Espagne”, l’Observatoire espagnol de la lecture et du livre a présenté le 18 avril un rapport qui revient sur les récentes évolutions majeures du livre électronique et tente de déterminer quelle pourrait être la tendance future.

110419_espagnePrincipal indicateur de la bonne forme du secteur, la part de marché du livre électronique qui représentait en 2010 3% du chiffre d’affaires total de l’édition en Espagne, soit près du double de son niveau de l’année précédente. Ce résultat reste toutefois encore loin des chiffres enregistrés dans d’autres pays développés de taille similaire, observe le rapport qui explique ce décalage par le manque de contenus proposés sur le marché espagnol. L’augmentation de la demande, c’est-à-dire du nombre de lecteurs potentiels, n’a pas été accompagnée par un catalogue de titres suffisant.

Avec huit cent mille unités vendues à Noël dernier, les liseuses ont en effet connu un succès énorme, loin devant les tablettes (soixante-dix mille achetées). Les marques les plus populaires en Espagne sont le Sony Reader, le Papyre, l’iRiver et le Booq Avant.

Sur le plan international, le rapport souligne le retard de l’Europe qui vient à peine d’entrer dans l’ère digitale du point de vue de l’édition, alors que les États-Unis ont une expérience d’au moins trois ans sur ce marché, et donc les atouts pour le développer. Outre-Atlantique, l’industrie du livre numérique bénéficie d’un degré élevé de pénétration et d’une croissance rapide (Amazon propose 850 000 titres à la vente et près de deux millions de livres gratuits), d’une législation et d’un business plan déjà définis.

Le Vieux Continent, pour sa part, est dépendant d’initiatives locales et souffre de la faible présence des eReaders et d’une offre de contenus limitée. Surtout il est encore à la recherche tant de modèles économiques que de lois adaptées. Tout ceci, couplé avec la nécessité d’un fort investissement initial et d’une croissance présumée faible à court terme, explique, selon les auteurs du rapport, que l’édition européenne soit plus réticente que l’édition américaine à s’engager dans ce créneau.
En Espagne, l’optimisme est de mise avec l’implantation d’Amazon, du eBookstore de Google et l’essor de l’offre en espagnol de la boutique Apple qui devraient provoquer un changement majeur dans les années à venir. Néanmoins l’échec du format ePub, la norme majoritairement choisie par les éditeurs et distributeurs espagnols, le modèle fermé du Kindle et le prix fixe du livre, qui pourrait contraindre Amazon à ne pas lancer de campagnes de pub agressives, sont des écueils possibles.

Parmi les autres obstacles éventuels à un accroissement du secteur, le rapport cite le piratage, la gestion des droits numériques et la difficulté d’appliquer au livre électronique le même taux de TVA que le livre papier.

Source: Livres Hebdo

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18 avril 2011

Une bibliothèque du Kansas propose son guide de ressources sous forme de BD

La bibliothèque Miller de l'Université Mc Pherson au Kansas espère toucher son jeune public en lui proposant un guide de recherche bd_millerlibrarydocumentaire sous forme de bande dessinée humoristique où étudiants et bibliothécaires partent en guerre contre des zombies. D'où le titre du manuel : Zombie Guide to Miller Library.

Cette bande dessinée maison (Matt Upson, le scénariste, et C. Michael Hall, le dessinateur, sont également bibliothécaires) transforme la recherche d’information en un jeu dont vous êtes le héros .

Pour le moment accessible sur le site web de la bibliothèque, le guide sera disponible sous forme imprimée à l’automne prochain. 

Source: Livres Hebdo

15 avril 2011

Des livres volés par les nazis restitués à la communauté juive

La bibliothèque de Berlin vient de remettre 13 ouvrages et documents en guise de symbole de l’engagement à rendre les biens culturels subtilisés sous le Troisième Reich.

livresjudaiques_berlinLes 13 livres restitués aujourd’hui préservent la mémoire de la communauté juive berlinoise qui a été décimée et dont les membres ont été assassinés ou chassés” a déclaré le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann lors d’une cérémonie dans le centre culturel Centrum Judaicum de la nouvelle synagogue de la capitale.
Parmi ces ouvrages pillés par les nazis, figurent des romans du 19e et 20e siècle, des livres d’histoire, des recueils de poèmes, des guides touristiques et des journaux reliés portant le tampon de la bibliothèque juive de Berlin ou de l’école de garçons de la communauté juive de la même ville. Leur restitution est le symbole de l’engagement du gouvernement allemand de redoubler d’efforts pour rendre les biens culturels subtilisés sous le Troisième Reich, a déclaré la responsable de la communauté juive à Berlin Lala Suesskind, lors de la cérémonie.

Source: Livres Hebdo

13 avril 2011

Les livres du MoMA en numérique

Si vous intéressez à l'art modrme, vous pouvez profiter d'un nombre grandissant de livres publiés par le Musée d'Art Contemporain de New York sur Ipad. En effet, cette institution a ouvert sa librairie sur ce mzlsupport numérique. Cette application (pour la télécharger cliquez ici) est gratuite et permet de télécharger des extraits de livres d’art et des catalogues. Les livres numériques coûtent de 19.99 $ à 49.99$. Une fois que vos achats  effectuéset téléchargés, vous pouvez apprécier une expérience de lecture enrichie. Étudiez l'oeuvre d'art en détail en zoomant dans sur les reproductions superbes, à haute résolution et marquez vos pages préférées pour y  revenir  aussi souvent que vous voulez.

Plusieurs ouvrages du musée sont actuellement épuisés, l’application redonne vie à ces trésors en les incluant dans le catalogue numérique. Par ailleurs, les livres électroniques sont moins chers que les versions imprimées, ce qui peut être un avantage.Voici la liste des livres disponibles: 

Atget, de John Szarkowski (2000) $24.99 books – épuisé et réédité en numérique
Beyond the Visible: The Art of Odilon Redon, de Jodi Hauptman (2005) $39.99 – épuisé et réédité en numérique
 - Modern Women: Women Artists at The Museum of Modern Art, de Cornelia H. Butler et Alexandra Schwartz (2010) $49.99 ou en 3 tomes à $19.99 chaque  – le livre imprimé  vaut $65.00

- Contemporary Chinese Art: Primary Documents, de Wu Hung with Peggy Wang, (2010) l’ebook vaut $19.99,  la version imprimée vaut $40.00
Objects of Design from The Museum of Modern Art, de Paola Antonelli (2003) le livre numérique vaut  $19.99, la version imprimée  $39.95.

16 novembre 2024

Les 45 000 euros du Grand Prix de Littérature Paul Morand 2024 à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

À la suite des annonces des lauréats des prix de l'Académie française, Marcel Cohen, lauréat du Grand Prix de Littérature Paul Morand 2024 pour l’ensemble de son œuvre, a indiqué à son éditeur Gallimard qu'il allait reverser la totalité du montant de cette prestigieuse distinction (45 000 euros) à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Issu d’une famille juive originaire de Turquie, Marcel Cohen grandit sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale. Alors qu’il n’a que huit ans, le futur écrivain est recueilli par sa grand-mère, après que toute sa famille est arrêtée et déportée. Plus tard, il intègre l’École supérieure de journalisme à Paris et l’École du Louvre, une trajectoire qui l’amène à parcourir le monde entier. En 1969, il fait paraître son premier livre Galpa (Seuil), puis publie une trilogie intitulée Faits. L’ensemble de ses œuvres, traduites en plusieurs langues, sont récompensées du prix Jean-Arp de la littérature francophone.

En avril dernier, il a aussi été couronné du prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie 2024 pour son livre Cinq Femmes (Gallimard).

Cliquez ici pour  connaître  l'intégralité du palmarès des prix de l'Académie française.

13 novembre 2024

Samantha Harvey lauréate du Booker Prize 2024 

Le Booker Prize, prestigieux prix littéraire qui récompense des œuvres de fiction en anglais, a été attribué à la Britannique Samantha Harvey pour son cinquième roman, Orbital, mardi 12 novembre, au terme d’une compétition majoritairement féminine. A l’issue d’une cérémonie organisée à Londres, elle s’est imposée face à quatre femmes et un homme et succède à l’écrivain irlandais Paul Lynch.

Samantha Harvey est la première autrice primée depuis 2019, l’année où la Canadienne Margaret Atwood et la Britannique Bernardine Evaristo avaient remporté le sésame ex aequo. « Je suis complètement dépassée », a-t-elle déclaré sur scène lors de la remise du Booker Prize. Emue, la romancière de 49 ans a également dit vouloir « dédier ce prix à tous ceux qui prennent la parole pour défendre, et non critiquer, notre planète, ceux qui prennent la parole pour défendre la dignité des autres humains et ceux qui prennent la parole et travaillent pour la paix ». En conférence de presse, elle a réitéré ses propos, assurant qu’il lui était impossible de ne pas évoquer « la situation difficile dans laquelle se trouve le monde ».

Empreint de lyrisme, Orbital raconte une journée dans la vie de six astronautes, deux hommes et quatre femmes, à bord d’une station spatiale. Construit en fragments presque méditatifs, ce roman offre une réflexion sur le deuil, le désir et la crise climatique. Le sujet du livre n’est pas tant la découverte de l’espace, mais plus la place de l’humain dans l’Univers. Orbital s’inscrit dans la lignée des précédents textes de Samantha Harvey, romancière de 49 ans, qui se veulent des explorations de la psyché humaine. Comme son livre sur la perte de mémoire (La Mémoire égarée, Stock, 2011) ou sur ses insomnies (The Shapeless Unease, 2020, non traduit). Orbital a été publié en mars en français chez Flammarion (224 pages, 22 euros). Il avait été très bien accueilli par la critique internationale.

Lancé en 1969, le Booker Prize récompense chaque année l’auteur du « meilleur roman écrit en anglais ». Comparé au Goncourt français, il a contribué au succès d’écrivains comme Salman Rushdie, Margaret Atwood ou encore la Nobel 2024 Han Kang, qui l’avait remporté en 2016 avec La Végétarienne. A la clé pour le lauréat du prix, une récompense de 50 000 livres sterling (environ 60 000 euros) et la promesse d’une renommée internationale synonyme de succès en librairie.

Samantha Harvey a déjoué les pronostics qui penchaient en faveur des Américains Rachel Kushner et Percival Everett. Ce dernier, multiprimé, était le grand favori de cette compétition avec James. Un peu à la manière de Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qui avait publié, en 2013, avec Meursault, contre-enquête, un contrepoint au classique d’Albert Camus, L’Etranger, James Everett revisite un des chefs-d’œuvre de la littérature américaine – Les Aventures de Huckleberry Finn (1884), de Mark Twain. Cette fois, la narration se fait du point de vue de Jim, un esclave. L’une des principales ficelles de l’intrigue est linguistique. Chez Twain, le dialecte de Jim fait de lui un personnage limité, un peu pathétique. Chez Everett, il est pensé comme un outil de survie que les esclaves utilisent pour masquer leurs capacités réelles devant les esclavagistes blancs. Comme sa compatriote Rachel Kushner avec Creation Lake (Prix Médicis 2018 avec Le Mars Club), il échoue pour la deuxième fois à remporter le Booker Prize. La Canadienne Anne Michaels, adoubée par sa compatriote Margaret Atwood, repart elle aussi bredouille malgré de très bonnes critiques de la presse avec Held. Dans ce nouveau roman, elle creuse les thèmes de ses précédents récits : l’histoire, la mémoire, les effets des traumatismes et du deuil sur de longues périodes, à travers l’histoire d’un homme qui tente de surmonter la blessure de la Grande Guerre. Déception aussi pour l’Australienne Charlotte Wood qui n’a pas réussi à s’imposer avec Stone Yard Devotional. Dans ce septième livre, l’autrice raconte l’histoire d’une femme anonyme qui, après avoir quitté son emploi de spécialiste de la conservation des espèces en voie de disparition, et son mari, se retire dans une communauté isolée de religieuses près de la ville où elle a grandi. Elle était la première Australienne à se hisser en finale du Booker Prize depuis dix ans. Enfin, la benjamine de la compétition, la Néerlandaise Yael van der Wouden, n’est pas parvenue à créer la surprise avec sa fresque historique The Safekeep, son premier roman très remarqué.

Source : Le Monde

12 novembre 2024

Lauréats du prix 30 millions d'amis 2024

Pour sa 42e édition, le prix littéraire 30 Millions d’Amis a été attribué ce mardi 12 novembre 2024, dans le salon Goncourt, chez Drouant à Paris, à Frédéric Joignot pour son roman Zoographie (éd. Maurice Nadeau). Le prix 30 Millions d’Amis « Essai » a quant à lui été décerné à Françoise Malby-Anthony pour La sagesse des éléphants (Albin Michel). Le jury du prix littéraire 30 Millions d’Amis était composé de Teresa Cremisi, Didier Decoin, de l’Académie Goncourt, Irène Frain, Frédéric Lenoir, Didier van Cauwelaert, Frédéric Vitoux de l'Académie française, Joël Dicker, et sa présidente Reha Hutin.

La Fondation 30 Millions d’Amis a attribué à Frédéric Joignot un chèque d’une valeur de 3 000 euros et à Françoise Malby-Anthony, un chèque de 1 000 euros, qu’ils devront reverser en intégralité à une association de protection animale de leur choix.
« La littérature et les animaux sont une vieille histoire. On s’est longtemps moqué des animaux, mais s’intéresser à eux est fondamental » , a réagi Frédéric Joignot.

«D’années en années l’engouement du public pour la littérature dite “animalière” ne se dément pas, constate de son côté, Reha Hutin, la Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis permet de mettre en lumière ces ouvrages et leurs auteurs, grâce à son prestigieux jury d’écrivains.»

En 2023, le prix littéraire 30 Millions d’Amis avait distingué le roman Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour (Stock), phénomène de librairie dont les ventes atteignent les 370 000 exemplaires selon Gfk, tandis que le prix de l’essai couronnait Comment parler baleine de Tom Mustill (Albin Michel) (pour en savoir plus, vous pouvez l'article suivant en cliquant ici).

Source : Livres Hebdo

29 novembre 2025

La bibliothèque personnelle de Derek Walcott inscrite au Registre régional de la mémoire du L de l’UNESCO

La bibliothèque personnelle de Derek Walcott, décédé en 2017 à l’âge de 87 ans, est composée de 3338 livres, collectés, lus, enseignés et annotés par l’écrivain. L'annonce de l'inscription de cette collection au Registre régional de la mémoire du monde a été faite lors de la réunion régionale annuelle du programme Memoire du Monde de l’UNESCO, qui s'est tenue au Pérou en novembre 2025. La bibliothèque Walcott faisait partie des 29 candidatures retenues parmi 71 nominations venant de 15 pays. Cette inscription reconnaît l'importance de la bibliothèque personnelle de Derek Walcott qui reflète son engagement littéraire, artistique et culturel envers la Caraïbe. En 2020, Sigrid Nama, la femme de Derek Walcott a fait un don de la bibliothèque de son mari défunt au Collège communautaire de Sir Arthur Lewis à Sainte-Lucie, le SALCC. Il a fallu conserver les œuvres dans de bonnes conditions et les mettre à la disposition de tous. Cette inscription réaffirme l'importance de la bibliothèque Derek Walcott et la préservation de son patrimoine documentaire pour la région.

« Cette reconnaissance renforce la position du Sir Arthur Lewis Community College (SALCC) en tant que gardien national du patrimoine culturel et renforce la visibilité internationale de la bibliothèque de Derek Walcott. », déclare Kathy Birch-McDiarmed, Bibliothécaire en chef du SALCC et vice-présidente du Comité mémoire du monde pour l'Amérique latine et les Caraïbes à La 1ère Martinique.

Lancé en 1992, le programme Mémoire du monde (MoW) de l'UNESCO préserve des archives et des collections de bibliothèques à travers le monde. Son objectif est de prévenir "l'amnésie collective", de protéger les œuvres et les rendre accessibles au public.

Derek Walcott est né à Sainte-Lucie en 1930. Il est enterré dans les jardins du Collège communautaire de Sir Arthur Lewis, le lieu où sa bibliothèque personnelle est conservée. Des collections de dessins, poésies, croquis et carnets originaux de Derek Walcott sont également conservés à l'Université des West Indies sur le campus Sainte-Augustine à Trinidad-et-Tobago ainsi qu'à la Thomas Fisher Rare Book Library de l'Université de Toronto au Canada. Les œuvres de Roderick Walcott, frère jumeau de Derek, ainsi que les archives de Sir Arthur Lewis, l’économiste de Sainte-Lucie qui a gagné le Prix Nobel des Sciences économiques en 1979 pour sa recherche sur le développement économique des pays émergents, sont également inscrites au Registre régional de la mémoire de l’UNESCO.

26 novembre 2025

Le prix littéraire 30 millions d'amis décerné à Christian Signol pour "D'une beauté sauvage"

Le prix du roman de la Fondation 30 millions d'amis(Nouvelle fenêtre) a été décerné mercredi 26 novembre à Christian Signol pour son livre D'une beauté sauvage(Nouvelle fenêtre), dans lequel il raconte l'affrontement entre éleveurs et défenseurs des loups. À travers le récit du destin d'une meute de loups menacée, l'écrivain "donne la parole à toutes les personnes, qu'elles soient pour ou contre le loup. C'est très important comme démarche", a relevé la présidente du jury Reha Hutin lors de la remise du prix à Paris.

Christian Signol, auteur de plus de 45 romans, a publié celui-ci mi-septembre aux éditions Albin Michel.

Joint par téléphone par le jury composé notamment de l'écrivaine Irène Frain et de l'ancien président de l'académie Goncourt Didier Decoin, l'auteur corrézien s'est dit "ravi" d'apprendre que la récompense lui a été décernée à l'unanimité.

Le Prix 30 Millions d’Amis « Essai » a distingué Sandra Kollender pour l’ouvrage « Snoopy, un chien qui fait du bien » (éd. Solar). « On est en train de monter une étude clinique multicentrique sur l’intégration de chiens auxiliaires de vie comme Snoopy, ou de chiens dit de compagnie dans les chambres de patients, pour la lutte contre le cancer. L’objectif : lever les tabous pour montrer que l’hôpital est ouvert aux 30 millions d’amis », confient l’auteure Sandra Kollender et l’équipe de l’Institut Curie, qui a participé à l’ouvrage. Le jury salue « un récit très émouvant, plein de coeur et d’humanité ». « Grâce à Snoopy, c’est toute l’équipe de soigneurs qui s’est lancée dans une thérapie où ce chien extraordinaire et adopté dans un refuge, intervient auprès de patients pour leur apporter du réconfort et de l’attention », ajoute Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. 

«Malheureusement, le chien ne pouvait pas être avec nous aujourd'hui, il est en thérapie», a lancé Sandra Kollender. Son essai, rédigé avec une équipe de l'Institut Curie, retrace l'histoire d'un chien de refuge devenu membre d'une équipe paramédicale.

Il s'agit de la 43e édition du prix, qui récompense chaque année un roman où l'animal est à l'honneur. Onze romans et neuf essais étaient en lice cette année.

 

27 novembre 2025

"Mise à l'arrêt" de l'édition 2026 du Festival de la BD d'Angoulême en péril

Dans un article publié jeudi 27 novembre, le quotidien Le Monde indique avoir consulté un courriel envoyé par la société privée 9e Art+ qui organise depuis 2007 le Festival international de la BD d'Angoulême, dans lequel elle annonce qu'elle interrompt la mise en œuvre de l'édition 2026 prévue fin janvier. Cette information a été confirmée à franceinfo Culture par une responsable des éditions Dargaud.

"Nous vous informons que la production de l'édition 2026 du Festival d'Angoulême est, à ce jour, mise à l'arrêt" écrit la directrice du protocole, Noémie de La Soujeole, à ses destinataires dans cet e-mail. Nous reviendrons vers vous très prochainement pour vous apporter plus de précisions. Merci de votre compréhension."

De son côté, l'organisation du festival confirme l'envoi du mail et indique à France 3 Nouvelle-Aquitaine qu'"aucune décision n'a été prise de la part de l'organisateur" quant au maintien ou non de la prochaine édition, censée se tenir du 29 janvier au 1er février 2026. Le Monde précise que c'est la première fois depuis le début de la crise qui secoue l'événement charentais que l'opérateur chargé de l'organiser évoque un renoncement, mais que le terme d'annulation n'est pas officiellement utilisé. 9e Art+ a même fait savoir au quotidien du soir qu'aucune décision n'avait été prise de la part de l'organisation.

 

27 novembre 2025

Le Goncourt des Lycéens pour Nathacha Appanah

Après « plus de deux mois de lectures assidues » des 14 romans en compétition, les délégués lycéens de chaque région ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard), déjà récompensé cette année du prix Femina. L'écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu'elle a aussi remporté le 13 novembre le prix Renaudot des lycéens.  La lauréate l’emporte devant les quatre autres romans finalistes : La maison vide de Laaurent Mauvignier (Minuit), L’adieu au visage de David Deneufgermain (Marchialy), La collision de Paul Gasnier (Gallimard), Un frère de David Thomas (L’Olivier).

Depuis sa parution le 21 août, le roman s'est à ce jour écoulé à près de 52 000 exemplaires selon NielsenIQ BookData. La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel l'écrivaine mauricienne livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. L'ouvrage figurait également dans la sélection finale du prix Goncourt, finalement remporté par Laurent Mauvignier. Il occupe aussi la première position du 21ᵉ Palmarès Livres Hebdo des libraires, avec l’excellente moyenne de 3,9/5.

Pour cette édition 2025, près de 2 000 élèves issus d’une cinquantaine de lycées – de la seconde à la terminale – ont travaillé sur une sélection quasi identique à celle du Goncourt. Un seul retrait était en effet à signaler : celui de David Diop, présent dans la première sélection, mais aussi lauréat en 2018 car le règlement du Goncourt des lycéens, comme son pendant adulte, n’autorise pas un auteur à remporter le prix à deux reprises.

Le prix Goncourt des lycéens est organisé par la Fnac, partenaire historique, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et l’Académie Goncourt.

En 2024, c’est Sandrine Collette qui l’avait emporté, récompensée pour Madelaine avant l’aube (JC Lattès). Le roman s’est vendu à 225 000 exemplaires en grand format et paraîtra le 2 janvier en poche au Livre de poche.

1 novembre 2024

Un outil capable de prédire les ventes d'un livre grâce à l'IA

Parlant de l'impact de l'IA sur le monde de l'édition et de la lecture, l'outil de prévision Demandsens de Media Control , qui devrait être lancé à la fin de l'année, serait en effet capable de prédire les ventes d'un livre avec un taux de réussite moyen. 85% et, dans certaines zones, ce pourcentage augmenterait encore (entre 95% et 99%).

Et les experts se demandent déjà : un tel outil serait-il bon ou mauvais pour l'avenir du livre et de la littérature (et de la créativité) ? Règle non écrite chez les éditeurs du monde entier, elle était jusqu'à présent liée à l' imprévisibilité des best-sellers , "presque" impossible à construire sur une planche à dessin.

Or, cet outil pourrait révolutionner les règles du jeu : comme le rappelle le Corriere , depuis des décennies, "une société de statistiques badoise, Media Control, enregistre exactement quel livre est vendu dans quelle librairie en Allemagne et met cette énorme quantité de données à la disposition des libraires et des éditeurs, qui les utilisent largement ». A partir de janvier 2025, ce service supplémentaire serait ajouté, et les maisons d'édition et les librairies allemandes " disposeraient d'un programme - géré par l'intelligence artificielle - capable de prédire les ventes de livres ".

Il faut dire aussi que cet outil, capable de traiter 5 milliards de données en 1,3 seconde, "a été conçu dans un tout autre but", à savoir " gérer les retours ". Derrière sa création, rappelle toujours le Courrier , il y a Bearingpoint , une société de logiciels vers laquelle s'est tourné Media Control de Bade et qui est dirigée par Frank Duscheck. Surtout, la nouvelle version de Demandsens serait capable de prédire le succès (ou non) de livres « non encore publiés , ni même écrits ». La magie de l'IA réside dans le fait que, même basées uniquement sur des exposés, sur des résumés de quelques dizaines de lignes, les prévisions de ventes de Demandsens semblent, ou semblent être, précises".

Comment les maisons d’édition et les librairies vont-elles se positionner ? Et comment les auteurs connus et moins connus vont -ils l’appréhender ?

Source : Il Libraio

5 novembre 2024

Suppression des frais de port pour les livres commandés sur Amazon

Pour contourner la loi sur les frais de port appliquée depuis le 7 novembre 2023, Amazon a trouvé un solution. Pour leurs commandes de livres, les clients choisissent désormais la livraison gratuite. Cela couvre un vaste réseau de plus de 2 500 points de retrait partout en France. Cette option est disponible pour une sélection de points de retrait situés dans des commerces vendant notamment des livres. Plus de 70% de ces points de retrait sont situés dans des zones rurales ou petites villes. Une fois qu’on ajoute un livre au panier, les clients ont désormais la possibilité de sélectionner un point de retrait gratuit. Il est bien sûr également possible de se faire livrer à domicile via nos autres options de livraison.
Autrement dit, il semblerait qu’Amazon face à la perte de clients dans la section livres, décide de régler lui-même les frais de port en points de retrait pour endiguer les pertes.

Source : Idboox

28 octobre 2024

Succès de Hugo Publishing grâce à la new romance

 

Dans le domaine en vogue de la romance, la maison d'édition Hugo Publishing prospère notamment grâce à sa collection « New Romance », sous marque déposée. Une méthode qui porte ses fruits, obligeant le reste de la filière à s'adapter.  La new romance porte une bonne partie de la croissance littéraire française avec une récente explosion. Au cours des 12 derniers mois, un livre sur trois acheté grâce au pass Culture appartenait à ce genre, selon la SAS pass Culture. La romance représente aussi 1,8 % des livres vendus en 2023, soit 6 millions d’exemplaires et 75 millions d'euros de chiffre d'affaires, selon une étude GFK Market Intelligence. En livres audio, elle capte 20% des écoutes sur Nextory, l’un des principaux services européens de streaming. Un filon désiré et exploité dans le milieu de l’édition.

Autre preuve de sa récente popularité, la romancière américaine Colleen Hoover, symbole de la new romance, apparaît dans chaque top 10 des ventes 2023 des différents marchés mondiaux selon GfK. Elle est d’ailleurs publiée chez Hugo Publishing, racheté par le groupe Glénat en 2021, au sein de sa fameuse collection « New Romance », qui a vendu son titre phare Jamais plus, à plus de 840 000 exemplaires en France, tous formats confondus.

Hugo Publishing domine ce prolifique marché en France. En 2014, l'éditeur a décidé de déposer la marque « New Romance » sur sa collection, s'en réservant ainsi l'usage exclusif alors qu’il représente un sous-genre entier de la romance. « Nous avons obtenu une légitimité avec cette marque déposée en 2014. Nous voulions publier avec les codes de la new romance, proposer un gage de qualité et de rigueur », présente Arthur de Saint-Vincent, président d’Hugo Publishing.

Une collection bien protégée qui vend tout aussi bien. La maison d’édition enregistre 60 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2023-2024 avec une cinquantaine de grands formats et une centaine de poches publiés.

S'il est d'origine anglophone, le phénomène s’est fait dépasser pour la première fois chez Hugo Publishing par la « New romance » française, avec en tête d’affiche Morgane Moncomble dans le top 10 des auteurs les plus vendus en 2023. En sortie de Covid, aucune librairie ou grande surface n’avait encore de rayon new romance. Aujourd’hui, c’est l'inverse : rares sont celles qui n’en possèdent pas.

Même si le genre de la new romance est entré dans le langage courant de la filière, Arthur de Saint-Vincent reste attaché à son label : « Pour nous, c’est toujours une marque, un critère et un fer de lance. Dans le domaine de l’édition, ça me gêne que d’autres l’utilisent. J’ai déjà envoyé des lettres recommandées à d’autres maisons d’édition. »
Varier l'expérience du lecteur

Hugo Publishing cible un lectorat précis : les femmes de 16 à 40 ans. L’aspect communautaire est très important et fait partie intégrante de l’écosystème de la new romance. C'est l’un des critères de sélection des éditeurs pour signer un auteur. Hugo Publishing a ainsi lancé sa plateforme d’écriture Fyctia, permettant d’identifier le marché et repérer les autrices. Le public s'informe par Tik Tok, premier convertisseur à la lecture, et utilise massivement le pass Culture.

La collection « New Romance » se développe aussi sur d’autres terrains. « Le métier d’éditeur ne doit pas s’arrêter à la dernière page du livre. L’expérience littéraire doit aller au-delà. Nous varions l’offre et les formats avec une expérience physique grâce au festival de la New Romance, débuté en 2016, et le New Romance magazine lancée cet été ».
Comment classer la new romance ?

Avec cette collection au nom bien gardé, comment les autres éditeurs font-ils pour classer les titres d’un genre littéraire dont l’intitulé est possédé par Hugo Publishing ?

Les analyses de ventes GfK recensent plusieurs milliers de titres de new romance, lesquels enregistrent une croissance constante au fil des années. La catégorie est représentée dans les rapports GfK sous la forme d’un sous-genre qui comprend les œuvres de new romance (dont ceux de la collection d’Hugo Publishing), en compagnie d’autres nouveaux courants comme la romantasy, la dark romance, etc.

La new romance se définit comme une intrigue littéraire centrée sur la relation. Le récit est destiné à un jeune public avec tout de même une ou deux scènes explicites. Le vocabulaire employé et la narration sont davantage sexualisés que les romans sentimentaux.

« Pour l’instant, nous gardons le même nom car cela permet une plus simple compréhension pour la filière », explique Fabien Rondeau, responsable compte clé livre francophone chez GfK. La différence entre le genre et la collection d’Hugo Publishing est connue du secteur, et GfK a besoin d’utiliser des terminologies comprises par tous. Au contraire du grand public, qui ne fera pas forcément la distinction en arrivant au rayon new romance en librairie, mais pourra observer la forte présence d’Hugo Publishing sur les étagères et les présentoirs.
Julienne lectrice
Julienne est une lectrice compulsive. Elle vient d'acheter essentiellement de la romance pour un budget de plus de 200 euros. - Photo OLIVIER DION

« Le terme de "new romance" passe de plus en plus dans le langage commun comme d’autres marques telles que le Webtoon, complète Jessy Haouzi, market data consultant spécialiste chez GfK. Le marché de la romance est en pleine expansion avec une multitude de nouveaux sous-genres qui apparaissent. Il est important pour nous de bien analyser le marché et son évolution pour segmenter et optimiser le classement dans les différentes catégories. Aussi, pour faciliter la compréhension par tous, nous utilisons le terme de "New Romance" comme une partie de la profession, en France comme dans les autres pays. Cela correspond effectivement à une collection de Hugo Publishing et ces derniers n’ont émis aucune objection à cette utilisation »

GfK reste donc à l’écoute du marché : si l’ossature de sa nomenclature est stable, les sous-segments ont régulièrement évolué et peuvent encore le faire pour tenir compte des nouveaux genres littéraires, tout en garantissant la continuité et comparabilité des analyses. « La romance est un milieu en pleine mutation, je pense qu’avec le temps, le terme "New" va disparaitre dans la nomenclature GfK car la romance est destinée à évoluer aussi. De son côté Hugo Publishing gardera probablement sa collection "New Romance". Pour l’instant, cela ne pose pas de problème », considère Fabien Rondeau.

Il existe des acteurs bien ancrés dans ce genre comme HarperCollins, mais aussi de nouveaux labels liés à de grands groupes. C’est le cas de Chatterley au sein du groupe Editis. Lancée en octobre 2023, cette maison est dédiée à tous les genres de la romance, dont la new romance, intitulée « romance contemporaine » dans son catalogue. « On ne le labellise pas "New Romance" mais c’est notre communication autour qui va l’indiquer, précise Julie Cartier, directrice générale de Chatterley. C’est de temps en temps un peu problématique de ne pas pouvoir utiliser le terme mais ça n’empêche pas les lectrices de trouver nos livres. Elles sont plus attirées par les noms des auteurs. »

Si le dépôt de marque pas Hugo Publishing n'a donc pas d'effet paralysant, Julie Cartier s’interroge en revanche sur une répétition de cette pratique de nos jours. « Aujourd’hui, je ne sais pas si l’INPI l’autoriserait. Ce n’était pas encore employé dans le langage commun à l'époque du dépôt de marque. On peut faire la même analyse pour la maison Livre de poche, ça ne passerait plus maintenant. »

Même son de cloche chez BMR, au sein du groupe Hachette Livre, autrefois appelé Black Moon Romance lors de sa création en 2014. « La marque "New Romance" ne nous pose pas véritablement de problèmes, assure Marie Legrand, directrice chez BMR. C’est un mot-valise qui regroupe la romance, ces deux mots se galvaudent. Par contre, on va faire attention à ce que les termes génériques "romantasy" et "dark romance" ne soient pas déposés. »

 Source : Livres Hebdo

26 octobre 2024

Ouverture en 2026 d’une zone consacrée à Naruto au Parc Spirou d’Avignon

Une véritable immersion à Konoha ! Le Parc Spirou Provence, basé à Avignon (Vaucluse), accueillera dès 2026 une zone de 15 000 m2 « entièrement dédiée au plus célèbre des ninjas : Naruto ». Le parc dédié aux bandes dessinées fait ainsi le choix audacieux de s’ouvrir à l’univers du manga.

L’annonce a été faite par Hervé Lux, directeur général du parc. « Nous travaillons sur cette incroyable expansion depuis 4 ans maintenant », a-t-il indiqué à l’occasion de la Première du Ciné Concert Naruto Shippuden Symphonic Expérience au Dôme de Paris. Hervé Lux espère « offrir aux visiteurs une expérience la plus immersive possible pour un parc à thèmes. »

« Êtes-vous prêt à devenir un ninja ? » La zone thématique d’un hectare et demi, « unique en Europe », ouvrira au printemps 2026. Elle « comportera des attractions », indique le parc dans un communiqué de presse, sans en dire davantage. Plus de détails seront dévoilés prochainement, ajoute l’entreprise.

Une saga qui fascine toujours

La saga Naruto, imaginée par Masashi Kishimoto, est devenue un emblème mondial, avec des millions de fans sur tous les continents. Publiée entre 1999 et 2014, l’histoire de ce jeune ninja déterminé à surmonter l’adversité a su captiver des générations, aussi bien par sa profondeur émotionnelle que par ses thématiques universelles comme l’amitié, la persévérance et la quête de soi.

Source : Le Parisien

24 octobre 2024

Le tapuscrit du « Petit Prince » en vente à Abu Dhabi pour au moins 1,25 million de $

Un tapuscrit original du célèbre ouvrage « Le Petit Prince » d'Antoine de Saint-Exupéry, annoté et corrigé par l'auteur lui-même, est mis en vente cette semaine à Abu Dhabi. Proposé par une librairie londonienne spécialisée, ce document rare est estimé à au moins 1,25 million de dollars.

Ce tapuscrit unique contient des dessins originaux ainsi que la célèbre citation : « On ne voit bien qu'avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Il s'agit de l'une des trois versions connues, dont l'une est conservée à la Bibliothèque nationale de France (BNF). Contrairement aux autres, celle-ci était la copie personnelle de travail de Saint-Exupéry, ce qui la rend particulièrement précieuse.

Le livre contient également des passages qui ont été supprimés dans la version finale, renforçant son caractère exceptionnel. Sammy Jay, de Peter Harrington Rare Books, souligne que l'intérêt pour ce tapuscrit est grand et qu'il pourrait rejoindre une collection privée ou un musée, peut-être en Asie ou dans le monde arabe.

Écrit en 1942 aux États-Unis, alors que Saint-Exupéry était en exil, « Le Petit Prince » est aujourd'hui l'un des livres les plus vendus au monde.

Source : Le Petit Journal

 

31 octobre 2024

Le dernier album de la bande-dessinée Spirou retiré de la vente par Dupuis

Coup de tonnerre sur le groom bruxellois. Sortie en 2023, la bande-dessinée «Spirou et la Gorgone Bleue» occupe à nouveau le devant de la scène, pour des raisons bien moins reluisantes que lors de sa promotion. Accusée de caricature raciste des personnages noirs par de nombreux lecteurs, les éditions Dupuis ont pris la décision de retirer l'album de tous les points de vente. Une résolution annoncée ce jeudi via un communiqué sur les réseaux sociaux. Un simple tweet partageant deux cases de la BD avait suffi à déclencler les polémiques. La planche a fait ensuite le tour des réseaux sociaux, et les internautes y ont dénoncé une caricature raciste où les personnages noirs sont, selon les internautes, représentés comme des singes. La dernière édition de la bande-dessinée franco-belge ne s'arrête pas aux accusations de racisme. Certains lecteurs y voient également une image rétrograde et une hypersexualisation de la femme.

Ce n'est pas la première fois qu'un album de Spirou est au coeur de vives polémiques. Dans le 44ème album des aventures du groom, le personnage bruxellois changeait de couleur, devenant noir après une expérience ratée du comte de Champignac.

Source : C News

30 octobre 2024

Du rap au manga : l'incroyable succès de Tiers-Monde et Nako

Le rappeur Tiers-Monde, devenu mangaka (auteur de manga) à succès, a partagé son univers avec les fans havrais lors du festival Un Automne à Buller. Entre exposition et ateliers, les aventures de Nako conquièrent un public toujours plus large. À l'Université du Havre, les aspirants mangakas ont eu l'opportunité unique de participer à un atelier animé par Max, le dessinateur de Nako, et Tiers-Monde, son scénariste. Les participants ont pu bénéficier des conseils avisés des deux artistes pour donner vie à leurs propres personnages et histoires.

Max explique sa méthode : "C'est comme ça, sauf que tu décomposes les mouvements. Cette case, c'est celle-ci, celle-ci c'est celle-ci. Et là on va garder ce que tu as fait." Les jeunes talents ont impressionné les auteurs par leur créativité et leur motivation.

Le Havrais Tiers-Monde, rappeur reconnu, s'est lancé dans l'aventure du manga il y a sept ans. Pour lui, le lien entre ces deux univers est évident : "C'est des univers au final qui sont très liés. C'est le côté narratif que j'aime beaucoup, le côté écriture que j'aime beaucoup aussi car au final, c'est le même métier, c'est de l'expression, c'est de la transmission et c'est du partage."

L'exposition à la bibliothèque Raymond Queneau du Havre permet aux fans de découvrir les planches originales de Nako jusqu'au 30 novembre. Le succès de la série a dépassé toutes les attentes de ses créateurs.

Tiers-Monde raconte : "Honnêtement, on s'attendait dans un premier temps à faire 40 pages, à se dire on va faire 40 pages d’un possible manga. Après, on en a fait 70. Après on a été coup de cœur d’un jury. On a été publié au Japon. Après on a été édité en France. On en est au tome trois donc c'est une belle histoire."

En attendant le tome 4 de Nako, Tiers-Monde a accepté la commande d’une maison d’édition : il a raconté en manga la vie du judoka Teddy Riner. L'album, intitulé "Hajime ", est sorti en septembre.

Source : France 3 Normandie

23 octobre 2024

L’histoire américaine d’un point de vue autochtone : non-fiction ou fiction ?

Au Texas (États-Unis), le comté de Montgomery est au cœur d’une polémique après avoir reclassé un livre historique sur la colonisation des Amérindiens dans la section « fiction » des bibliothèques pour enfants. Le livre Colonization and the Wampanoag Story, écrit par Linda Coombs et publié en 2023, présente aux jeunes lecteurs la colonisation européenne du point de vue des Amérindiens, rapporte BFMTV , relayant un article du Guardian , du lundi 21 octobre 2024. Malgré sa classification en tant qu’œuvre de « non-fiction » par de nombreuses bibliothèques, comme celle de Houston, Austin ou encore Fort Worth au Texas, un comité de citoyens du comté de Montgomery a décidé de le requalifier comme œuvre de fiction. Cette décision, prise sous l’influence de mouvements conservateurs locaux, et sans l’approbation des bibliothécaires, a soulevé l’indignation des groupes de défense des droits civiques et des éditeurs.
Selon Debbie Reese, fondatrice de l’American Indians in Children’s Literature : « Prétendre que ce livre est une fiction revient à rejeter notre point de vue et notre histoire ». Une pétition qui exige de remettre l’ouvrage « à sa place légitime dans la collection de non-fiction pour jeunes de la bibliothèque publique commémorative du comté de Montgomery » a déjà recueilli plus de 34 000 signatures.
Anne Russey, cofondatrice du Texas Freedom to Read Project s’est interrogée : « Si cette décision est maintenue, qu’est-ce qui empêchera les élus, […], de reclasser d’autres livres de non-fiction qui contiennent des perspectives, des faits ou des idées qu’ils n’aiment pas […] ? ». Le débat soulève également la question de la censure dans un État où plus de 1 500 livres ont été interdits depuis 2021. Antonio Diaz du Texas Indigenous Council, a assuré que « le racisme est omniprésent » au Texas. « Ce pays se porterait mieux si nous connaissions tous l’histoire de manière plus éclairée », a également scandé Debbie Reese.

Source : Ouest France

1 février 2024

Lancement d'une nouvelle initiative caritative avec BookTrust par Bookshop.org

Read It Forward

Bookshop.org a lancé une nouvelle initiative caritative avec BookTrust, appelée "Read It Forward", dans le cadre de laquelle 10 % de chaque vente d'un livre pour enfants réalisée en février sera reversée à l'association, tout en soutenant également les librairies indépendantes. Lancée le premier jour du mois, à temps pour la mi-trimestre, cette initiative d'un mois vise à encourager les parents, les enseignants, les tuteurs et les éducateurs à envisager d'acheter des livres sur Bookshop.org. L'objectif est « d'inspirer l'amour de la lecture » aux enfants, l'argent récolté par la campagne Bookshop.org étant destiné au travail de BookTrust visant à inciter les enfants à lire, en particulier ceux issus de familles à faible revenu ou de milieux vulnérables.

Lizzie Catford, directrice des livres pour enfants chez BookTrust, a déclaré : « Nous sommes ravis de nous associer à Bookshop.org dans le cadre de l'initiative Read it Forward, une merveilleuse opportunité pour les lecteurs d'avoir un impact significatif. Cette collaboration ne soutient pas seulement les librairies indépendantes, essentielles piliers de notre communauté littéraire, mais contribue également directement à notre mission de favoriser l'amour de la lecture chez les enfants, en particulier ceux qui font face à des défis.

« Chez BookTrust, nous croyons au pouvoir transformateur de la lecture partagée, et les fonds collectés grâce à cette initiative soutiendront notre travail vital en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Ce merveilleux partenariat met l'accent sur la force collective des lecteurs, des libraires et des organisations caritatives dans la construction d'un un avenir meilleur en matière de lecture pour tous les enfants. » 

Nicole Vanderbilt, directrice générale de Bookshop.org UK, a ajouté : « En février, vous pourrez vous sentir encore mieux en achetant des livres en ligne. Nous sommes extrêmement heureux de lancer une collecte caritative de livres avec BookTrust, marquant notre première collaboration avec eux. Ce mois-ci, nous donnons aux parents et aux éducateurs une raison supplémentaire d'acheter des livres sur Bookshop.org.

"En plus de soutenir les libraires indépendants à travers le Royaume-Uni, nous ferons ce mois-ci un don de 10 % de chaque vente de livres pour enfants à BookTrust, contribuant ainsi à leur mission de développer l'amour de la lecture."

Source : Booktrust

21 décembre 2022

6 mesures en faveur des auteurs

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Les travaux de la  mission de médiation mandatée par le ministère de la Culture ont permis la signature  d’un accord. Il se décline en 6 points importants qui vont faciliter le travail des auteurs.

Les voici :
– la mise en place d’une reddition des comptes semestrielle, qui va permettre d’améliorer l’information des auteurs mais aussi la régularité et la périodicité de leur paiement;

– un nouveau régime, allégé, de reddition des comptes pour les contributions non significatives, celles qui ne concernent pas l’œuvre de manière centrale;

– un meilleur encadrement de la pratique de la provision pour retour d’exemplaires invendus;

– la création d’une obligation d’information à la charge de l’éditeur lorsqu’il procède à une sous-cession de l’œuvre ou d’une partie de celle-ci ou de droits sur l’œuvre, soit toute transmission des droits à un tiers pour l’utilisation de l’œuvre;

– un principe de résiliation du contrat de traduction en cas de disparition du contrat de cession de l’œuvre première et de fin d’exploitation commerciale de la traduction;

– l’amélioration de certains points (pilonnage des stocks, arrêt de la commercialisation, etc.) au moment de la période qui suit la fin du contrat liant l’auteur et l’éditeur.

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