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24 octobre 2025

Miss Marple et Hercule Poirot adapté en Monsieur Madame

La plus grande autrice d’enquêtes policières s’invite chez les plus petits. Pour la première fois, Agatha Christie va voir quatre de ses plus célèbres romans policiers être adaptés pour les enfants. Pour ce faire, les romans vont être adaptés dans l’univers des Monsieur Madame. 

Pour cela, les personnages iconiques de l’univers de Roger Hargreaves vont s’associer aux deux célèbres enquêteurs Hercule Poirot et Miss Marple issus de l’imagination de l’écrivaine britannique. Les deux premières adaptations sont disponibles dans les librairies britanniques ce jeudi 23 octobre et les deux autres le seront en février 2026 ; à ce stade, aucune traduction française n’est pas encore annoncée.

Miss Marple : Muddle at the Vicarage (Miss Marple : Confusion au presbytère) et M. Poirot : Mischief on the Nile (M. Poirot : Malice sur le Nil) sont deux histoires inédites évidemment inspirées de Meurtre au presbytère et Mort sur le Nil, deux œuvres parmi les plus connues d’Agatha Christie. Ces nouvelles versions s’adaptent à leur public, ajoutant une touche humoristique et un ton bien plus léger afin de plaire aux jeunes enquêteurs. Il n’y a évidemment aucun meurtre dans ces deux volumes, de quoi rassurer les parents.

James Prichard, l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie et également président et directeur général de la succession d’Agatha Christie, s’est réjoui de cette collaboration avec la BBC : « Ces réinterprétations intelligentes et très drôles des histoires de mon arrière-grand-mère, qui incluent certains de mes personnages préférés (dans des circonstances plutôt suspectes !), raviront certainement les fans des deux auteurs », confie-t-il.

Adam Hargreaves, le fils du créateur des Monsieur Madame, est en charge de cette drôle de collaboration. Celui qui a repris le flambeau en 1998 à l’illustration et à la réalisation des problèmes s’est également réjoui de cet improbable crossover : « Ce fut un réel plaisir et un défi fascinant de réunir les mystères intemporels d’Agatha Christie avec le monde ludique des Monsieur Madame. »

Ce partenariat entre les deux univers fait partie du programme d’anniversaire d’Agatha Christie Limited, société en charge des droits littéraires de l’autrice britannique. L’année 2026 marquera notamment les 50 ans de la mort de l’écrivaine, mais également d’autres dates clés comme les 100 ans de la publication du roman de Hercule Poirot, Le Meurtre de Roger Ackroyd, ou encore les 50 ans de la sortie de Meurtre au sommeil, l’ultime roman publié par Agatha Christie.

Source : Huffpost

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21 octobre 2025

100 000 dollars pour la Library Foundation of Los Angeles

Le célèbre cinéaste Guillermo Del Toro s’est joint à la Library Foundation of Los Angeles pour une soirée mémorable en l’honneur du pouvoir de la narration et de l’importance des bibliothèques publiques. Le film Frankenstein : Guillermo Del Toro en conversation avec Ken Sanders à Union Station a attiré des amoureux des livres, des cinéphiles et des sympathisants des bibliothèques pour une nuit de conversation, d’inspiration et de passion partagée pour la littérature. Cette soirée faisait partie du Rare Books LA Weekend, un événement de deux jours célébrant les livres anciens, les cartes, les gravures et les arts du livre à Union Station Los Angeles. Présentée par Netflix en partenariat avec Rare Books LA et la Library Foundation, la soirée a mis en lumière l’esprit de collaboration des communautés littéraires et artistiques de Los Angeles.

Lors de l’événement, Del Toro a parlé de sa profonde admiration pour Frankenstein de Mary Shelley, qui a inspiré son adaptation cinématographique à venir, qui sortira au cinéma le 17 octobre et sur Netflix le 7 novembre. Il a évoqué le pouvoir durable des livres et des bibliothèques en tant que sanctuaires de l’imagination et de la mémoire, soulignant leur rôle dans l’épanouissement de la créativité, de l’empathie et de la communauté.

M. Del Toro a annoncé un don personnel de 50 000 dollars, ce qui a permis à la soirée de bienfaisance, qui s’est déroulée à guichets fermés, de récolter un total de 100 000 dollars au profit de la bibliothèque publique de Los Angeles. Ces fonds serviront à soutenir la mission de la Fondation de la bibliothèque, qui consiste à renforcer les bibliothèques de la ville, et notamment à assurer le rétablissement à long terme de la Palisades Branch Library, qui a été détruite lors des incendies de forêt de janvier.

Source  : Secret Los Angeles

29 décembre 2024

Anne Loyer, prix Vendredi 2024 du jury des jeunes

Anne Loyer a remporté cette année le prix Vendredi 2024 du jury des jeunes, pour son roman Charbon bleu, paru aux éditions D²Eux. L'histoire se passe au XIXe siècle, et dans la noirceur de la mine et de la vie des enfants de cette époque, qui devaient renoncer à leur rêve, il y a quand même de la lumière. Cette lumière c'est la rencontre entre deux innocents, Hermine et Firmin, des jeunes gens, qui grâce à leur imagination et à la poésie vont parvenir à s’extraire de leur quotidien tragique et connaître leurs premiers émois. Anne Loyer signe un très beau texte, très fort. En le lisant, on pense à Zola et à Germinal. C’est cela aussi la force de la littérature jeunesse actuelle, donner envie de lire les classiques : 

"Je pense et j'espère que c'est une ouverture vers le texte d'Emile Zola, parce qu'on est à la même époque, on est dans les mêmes conditions. C'est un texte que j'ai voulu très réaliste comme le sien, où on est vraiment plongé dans les difficultés quotidiennes d'une classe sociale, et les conditions de vie sont particulièrement difficiles."

Il faut aussi attribuer une mention spéciale pour l'illustrateur, Gérard Dubois. Ses dessins sont de magnifiques linogravures, blanches et noires, comme le charbon.

Il s'agit de La dernière fois qu'on s'est aimés, de Marie Boulic, aux éditions Sarbacane :

"Un roman d'amour où on a une plume et un style absolument très fort. Et c'est magnifiquement décrit, on entend les battements des cœurs, on entend les pensées, les souvenirs."

Source :  France Info Culture

12 octobre 2025

Une bibliothèque flambant neuve au Muséum d'Orléans pour la biodiversité et l'environnement

Au premier étage du bâtiment, à quelques mètres seulement d'animaux empaillés, un nouveau lieu est lui aussi au centre de l'attention. En plein cœur du  Muséum d'Orléans pour la biodiversité et l'environnement , une bibliothèque a été inaugurée hier.

"Ce n'est pas une bibliothèque de chercheurs, même si bien entendu, les chercheurs sont les bienvenus. On voulait vraiment que ce soit ouvert à tous les publics. Et pour cela, cette bibliothèque est entièrement gratuite. Il y a environ 10.000 livres, des albums jeunesse mais aussi beaucoup de beaux livres, de vulgarisation, sur le vivant et sur toutes les sciences représentées au muséum", explique Dominique Jeuvrey, bibliothécaire et documentaliste du MOBE à Ici Orléans.

Il est possible d'emprunter ces livres avec la même carte que celle utilisée dans le réseau de bibliothèques publiques de la ville. La bibliothèque du MOBE est ouverte les mêmes jours et aux mêmes horaires que le muséum.

18 octobre 2025

Des livres "rares et précieux" du XVe siècle exposés pour la première fois à Grenoble

Bibles, récits de voyage, pièces de théâtre… La Bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble dévoile au public, depuis le 20 septembre et jusqu'au 22 mars 2026, quelques-uns de ses ouvrages les plus rares et exceptionnels. Elle expose une cinquantaine d’incunables, ces livres imprimés avant 1501, soit quelques décennies seulement après l’invention de l’imprimerie par Gutenberg.

"Avant, vous aviez des livres manuscrits qui répondaient à certains codes et avec très peu d’images. Et puis d’un coup, les imprimeurs ont découvert les possibilités offertes par l’imprimerie. Et voyez : il y a un travail de composition sur la page qui associe de l’image et du texte", explique Floriane Wanecq, responsable de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine.

Ils sont précieux non seulement parce qu’ils sont rares, mais aussi parce que c’est un témoignage de la vie d’une époque, explique Floriane Wanecq, responsable de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine.
Ces ouvrages, jamais présentés auparavant, retracent la véritable révolution qu’a représentée l’apparition du livre imprimé dans la seconde moitié du XVe siècle.

"L’imprimerie apparaît à une époque où l’on va connaître de grands bouleversements et des découvertes. Il y a Christophe Colomb qui découvre l’Amérique en 1492. La société est mouvante, et l’imprimerie fait partie de ce changement", souligne Morgane Geffroy, chargée d’action culturelle.

La collection d’incunables, conservée à Grenoble, est l’une des plus importantes de France. Plus de la moitié des ouvrages proviennent du monastère de la Grande Chartreuse, confisqués lors de la Révolution française.

"Ils sont précieux non seulement parce qu’ils sont rares, mais aussi parce que c’est un témoignage de la vie d’une époque et de la façon de penser des hommes du XVe siècle. C'est aussi pour cela qu'ils sont notre patrimoine", ajoute Floriane Wanecq.

À l’issue de l’exposition prévue le 22 mars 2026, ces livres retourneront dans les réserves pour plusieurs décennies, afin de garantir leur préservation.

Source : France 3 Rhône-Alpes

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17 octobre 2025

Carton pour le nouveau roman de Freida McFadden

L’autrice à succès Freida McFadden frappe fort une nouvelle fois. Son dernier roman Le Boyfriend, sorti en librairie mercredi 8 octobre 2025, affiche déjà plus de 56 000 ventes en seulement quatre jours, d’après les chiffres GfK relayés par Le Parisien .

Dans cet ouvrage, l’écrivaine américaine délaisse Millie, l’héroïne de La Femme de ménage, et nous présente Sydney. « Célibataire, Sydney n’a jamais eu vraiment de chance en amour. Jusqu’au jour où elle rencontre Tom. Il est charmant, séduisant, et médecin dans un hôpital. C’est l’homme idéal et Sydney est conquise », décrit le résumé en quatrième de couverture.

Au même moment, plusieurs femmes trouvent la mort à New York. Le suspect : « un homme mystérieux qui entretiendrait une relation avec ses victimes avant de les assassiner. » Sydney commence alors à douter de Tom, qui n’est peut-être pas si parfait qu’elle le croit. Ce nouveau roman, qui promet comme les autres d’être addictif, pourrait lui aussi devenir un best-seller. Comme l’indiquent nos confrères, Freida McFadden a réussi à placer six de ses ouvrages dans le classement des dix livres les plus vendus en France du 6 au 12 octobre. Pour Frédéric Thibaud, le fondateur de City Éditions, le succès de ces livres repose notamment sur le fait que tous les romans de l’écrivaine « mettent en scène des héroïnes de caractère, des femmes très fortes. Il y a toujours ce désir de revanche sociale des femmes sur les hommes ».

Le livre La Femme de ménage va d’ailleurs être adapté au cinéma. Le film sortira le 24 décembre 2025. Sydney Sweeney, Amanda Seyfried et Brandon Sklenar font notamment partie du casting.

Source  : Ouest France 

16 octobre 2025

Une remise de 5% sur les livres neufs à une condition sur Amazon

À compter d'aujourd'hui, Amazon propose une nouvelle option permettant aux clients d'économiser tout en bénéficiant d'un accès simple et pratique à leur prochaine lecture. Les clients peuvent simplement sélectionner un point de retrait éligible lors du paiement sur Amazon.fr pour bénéficier d'une remise de 5 % sur le prix de vente, en plus de la livraison gratuite, pour leurs achats de livres neufs en format papier. Cette option est disponible pour les livres neufs vendus par Amazon et expédiés vers une sélection de points de retrait situés dans un vaste réseau de plus de 3 000 points de retrait éligibles partout en France, situés dans des commerces qui vendent des livres. Plus de 70 % de ces points de retrait sont situés dans des zones rurales ou des petites villes, ce qui rend ces bénéfices accessibles aux lecteurs de communes comme Mernel (Ille-et-Vilaine), Courrieres (Pas-de-Calais), Soual (Tarn), Drumettaz-Clarafond (Auvergne-Rhône-Alpes) et de nombreuses autres petites villes et villages français. La majorité de ces points de retrait sont des comptoirs d'accueil et des guichets de commerces locaux explique  Amazon dans un communiqué de presse.

Dans un contexte où la lecture connaît une forte baisse en France (-6 % par rapport à 2023 selon le Centre National du Livre), Amazon défend un accès facile et équitable à la lecture. Selon une récente enquête Ifop, les Français reconnaissent la contribution d'Internet à leur accès aux livres : 72 % considèrent qu'ils ont accès à une plus grande diversité de livres qu'auparavant et 71 % qu'il est plus facile d'accéder aux livres qu'ils souhaitent lire.

« Depuis 25 ans, Amazon s'engage à offrir à tous les lecteurs en France un accès simple et large aux œuvres littéraires. Nous sommes ravis de proposer désormais ce double avantage d'une remise de 5 % et de la livraison gratuite dans un vaste réseau de points de retrait à l'échelle nationale. Cette initiative reflète notre engagement à long terme pour rendre les livres plus accessibles à tous les lecteurs, où qu'ils se trouvent », a déclaré Géraldine Codron, responsable de la catégorie Livres, Amazon.fr.

 

5 octobre 2025

Blues des librairies spécialisées en manga, victimes d'une baisse des ventes en 2024

C'est la 38e édition du salon Paris Manga, événement qui a désormais élargi son horizon à d'autres phénomènes de pop culture – il y aura par exemple des animations Harry Potter et Jurassic Park – même si ce sont toujours les BD japonaises qui passionnent en premier lieu les visiteurs. Et c'est aussi l'occasion de s'attarder sur ce secteur du manga. Après une explosion post-Covid, les ventes ralentissent à nouveau depuis un an, avec des conséquences difficiles pour les librairies spécialisées.

Ce n'est pas qu'il n'y ait plus personne en librairie. Constantin en sort avec deux volumes sous le bras. "J'ai acheté les tomes 10 et 11 de Blue Lock, lance-t-il. Ça coûte relativement cher, mais ça nous arrive d'en acheter de temps en temps." Mais si vous allez à la sortie d'un lycée, vous aurez d'autres réponses. "Je les achète, mais maintenant on a des mangas sous format numérique, note cet élève. Donc lire des mangas sur Internet, c'est beaucoup plus fréquent."
Plus fréquent, moins cher surtout. Michaël Hé tient la librairie Manga Evasion à Dijon. "Je le vois avec mes clients fidèles, ils continuent toujours à venir, mais leur panier moyen a baissé. Et aujourd'hui, les loisirs ne sont plus une priorité pour beaucoup de gens." Il parle d'une baisse de 30% des ventes, certains mois. Au pire moment, celui du remboursement des prêts contractés pendant les confinements.

"Ce sont des charges qui se sont accumulées, on a eu des rattrapages d'Urssaf après le Covid, et tout ça est arrivé au mauvais moment, où il y a eu une baisse d'activité, poursuit-il. Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut dire que le manga n'a plus d'avenir. Je pense que ça reste cyclique."

Stéphane Sokolowski est libraire chez Bulles de Salon à Paris. "Depuis plus d'un an, on constate une forte diminution, observe-t-il. Un très grand nombre de nouveautés qui nous sont proposées ne trouvent pas preneur. Les séries qui marchaient très bien continuent de marcher très bien. Mais pour les autres séries annexes, c'est beaucoup plus compliqué pour nous." D'autant plus compliqué quand des titres emblématiques comme Naruto s'arrêtent. Et pour ne rien arranger, le pass Culture, qui portait les ventes a été sensiblement réduit.

"Les gens venaient claquer carrément leurs 300 euros en mangas, maintenant c'est moins le cas. Le prix du manga va continuer d'augmenter, comme le prix du livre en règle générale., déclare à franceinfo  Stéphane Sokolowski, libraire à Paris
Des librairies ferment à Brive, à Belfort, au Creusot. Le Dijonnais Michael Hé a dû lancer une cagnotte en ligne pour rembourser ses dettes. "Ça m'a permis de négocier avec les différents créanciers, de régler une partie de mes retards. Je me donne comme objectif de payer le reste de mes dettes d'ici la fin de l'année." Et si les ventes baissent, le nombre de parutions continue d'augmenter. Quitte à rendre chaque titre moins visible. Plus de 3 200 mangas sont parus en France en 2024 (+5%), alors que les ventes baissaient de 9%.

10 octobre 2025

Un nombre record d'inscrits dans les bibliothèques françaises

6 967 989, c'est le nombre d'usagers inscrits dans les bibliothèques publiques en 2025 selon le ministère de la Culture. Soit une hausse de 11 % par rapport à 2024 et un  record battu par rapport à l'année 2003 où 6,93 millions d'inscrits avaient alors été enregistrés. "Cette poussée intervient après une première forte augmentation de 7 % enregistrée entre 2023 et 2024" estime la Banque des territoires ; "en deux ans, les bibliothèques publiques comptent ainsi plus d'un million d'inscrits supplémentaires."

Les bibliothèques universitaires et autres établissements culturel et scientifique, quant à eux, comptent désormais 1 014 545 inscrits soit une baisse de 1 % par rapport à 2024. De leur côté, les autres bibliothèques accueillant du public pour le prêt recensent 278 720 usagers inscrits.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce regain d'inscriptions notamment l'extension des horaires d'ouverture dans plus de 710 communes. Plusieurs grandes villes ont ainsi décidé d'ouvrir leurs bibliothèques le dimanche attirant ainsi un public qui ne peut s'y rendre pendant les autres jours de la semaine. Autre facteur d'augmentation, la multiplication de dispositifs de prêts et de retours ou la possibilité de rendre les ouvrages dans n'importe quel point du réseau. "À Nantes, où toutes ces mesures ont été mises en place, la hausse de la fréquentation a été de plus de 55 % en deux ans" précise la Banque des territoires.
Les bibliothèques publiques engrangent également un succès après l'opération "Biblis en folie" lancée pour la première fois en 2024 à destination du public le plus large possible. "Premier service culturel de proximité" comme le rappelle le ministère de la Culture, les 16 500 bibliothèques et points d'accès à la lecture gérés par les collectivités irriguent le territoire national. 

37 % des Français de plus de 15 ans déclarent s'être rendus en bibliothèque en 2024 contre 30 % en 2023. Plus de 258 millions de prêts ont été enregistrés en 2024 soit 10 millions de plus qu'en 2023. 

Source : Archimag

26 septembre 2025

Le retour de la Ligue de l'imaginaire pour un recueil caritatif au profit du Centre de transcription et d'édition en braill

La Ligue de l’Imaginaire vous donne rendez-vous pour un Noël de sueurs froides et de frissons  ! Onze auteurs s’engagent et offrent dans ce recueil des histoires riches en sensations fortes et en émotions. Certaines vous feront peur ou douter de la réalité, d’autres vous couperont le souffle ou vous glaceront le sang… Vous êtes prévenus, ce sera le pire des Noëls ! Ce livre  publié par Le  Livre de Poche paraîtra le 1er novembre.
En achetant ce livre, vous soutenez l’action du CTEB qui favorise l’accès au livre et à la culture des aveugles. Le Centre de transcription et d’édition en braille est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, parrainée par l’écrivain Bernard Minier. Elle agit depuis 37 ans pour adapter l’actualité littéraire en braille et tous types de projets à la déficience visuelle.

22 septembre 2025

La Bande dessinée exposée au musée de Grenoble

Le musée de Grenoble présente, en partenariat avec le Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture, une vaste exposition dédiée à la bande dessinée du 22 novembre jusqu’au .19 avril 2016. Celle-ci  s’intitule ÉPOPÉES GRAPHIQUES Bande dessinée, comics, manga et réunit plus de 400 planches majeures de 200 artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans.

L’exposition s’ouvre sur le début du XXe siècle avec Gédéon ou Bécassine en France et Little Nemo ou Krazy Kat aux États-Unis et se termine au début du XXIe siècle avec les œuvres de Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi ou encore Art Spiegelman. Si la bande dessinée des premiers jours est née pour divertir, faire rire et voyager, de nouveaux genres vont lui succéder : la science-fiction, le polar, la fantasy, l’horreur, l’érotisme, le romanesque, le récit intime ou encore l’autobiographie vont se développer en fonction de l’évolution de l’âge du lectorat, des préoccupations et des évolutions des sociétés. Ces différents genres sont incarnés dans l’exposition par les planches de dessinateurs d’Europe, des États-Unis et du Japon, les trois principaux foyers de création. Certains artistes tels que Moebius, Enki Bilal ou Philippe Druillet feront l’objet de focus. Aujourd’hui la bande dessinée s’empare de tous les genres traditionnels, les mêle les uns aux autres pour former des œuvres innovantes, complexes et fortes, aux formes graphiques toujours plus libres. Le XXe siècle a été celui de cette maturation, les artistes s’autorisant de très nombreuses expérimentations formelles, débouchant sur l’exceptionnelle diversité contemporaine.

 

23 septembre 2025

L’affaire Babelio : un auteur soupçonné de saboter ses confrères en écrivant de faux avis

Plusieurs écrivains se sont vu attribuer de mauvaises notes sur le site Babelio, où les lecteurs peuvent partager leur avis, alors même que leurs livres n’étaient pas encore en vente. Parallèlement, un autre écrivain de la rentrée recevait, lui, d’excellentes notes… Et serait l'auteur des avis. Le plus curieux, c'est que les comptes d’utilisateurs à l’origine de ces notes remonteraient tous à la même adresse IP : précisément celle de l’écrivain aux excellentes notes. L'affaire pourrait paraître anecdotique, mais elle a installé une très mauvaise ambiance dans le milieu de l'édition depuis plusieurs semaines.

Tout commence au début de l'été, quand plusieurs auteurs de la rentrée s'aperçoivent qu'ils récoltent de mauvaises notes Babelio. Pourtant, les livres concernés ne sont alors pas encore en vente. Nicolas Gaudemet est l’un d’eux, il attendait la sortie de son deuxième roman : "Au mois de juillet, bien en amont de la sortie des livres de la rentrée littéraire, on est un certain nombre à avoir eu la mauvaise surprise de voir des comptes de lecteurs sur Babelio qui se sont mis à mettre de très mauvaises notes. Et on s'est rendu compte que ces lecteurs-là avaient aussi tendance à mettre des notes extrêmement bonnes à une autre personnalité de la rentrée littéraire."

"On a signalé ça à Babelio", poursuit Nicolas Gaudemet. "Ils ont confirmé que ces différents comptes émanaient de la même personne." L’adresse IP de son ordinateur aurait permis d’identifier cette personne, qui nie toute implication.

"Des auteurs ont très mal vécu cette situation"
Toujours est-il que l’affaire jette un froid, et même plus, dans le milieu des écrivains. "Ça a créé un malaise sérieux", explique Juliette Joste, directrice éditoriale des éditions de L’Iconoclaste. "Il y a chez nous et ailleurs des auteurs qui ont très mal vécu cette situation, dans ce  moment délicat qu'est la rentrée [littéraire]. C'est également très néfaste pour la réputation de Babelio, partenaire de nombreux éditeurs."

Babelio ne souhaite pas communiquer sur cette affaire en particulier. Mais l'un de ses cofondateurs, Pierre Fremeaux assure que le système de validation des notes vient d'être amélioré : "Depuis une semaine, pour contrôler des excès éventuels, on a introduit un nouveau système qui permet d'identifier si c'est un lecteur occasionnel qui a envie de falsifier une note, ou un lecteur fiable, actif depuis longtemps, etc."

La plateforme revendique 4 millions de visiteurs uniques par mois. Dans cette affaire, elle joue aussi sa crédibilité.

Source : France Inter

13 septembre 2025

Une matinée de fermeture en plus, 15% d'effectifs en moins pour les bibliothèque de Toulouse

Depuis le 2 septembre, les bibliothèques et la médiathèque de Toulouse ferment une matinée de plus par semaine, à cause de coupes budgétaires. En cette rentrée, beaucoup moins de contractuels ont été renouvelés. Entre la fin décembre 2024 et la fin juin 2025 : les bibliothèques ont été fermées plus de 1.400 heures, par manque de personnels, selon la CGT.
La médiathèque José Cabanis ferme donc le vendredi matin et les bibliothèques de quartier le mardi matin. Difficile de s'y faire pour les habitués de la médiathèque, nombreux à s'être déplacés pour rien ce vendredi matin.

"Je n'étais pas au courant, je ne comprends pas, vu le prix des livres, c'est dommage", déplore Guy, son sac chargé de livres à rendre.

"C'est du jamais vu, nous, on fait une rentrée avec 15% d'effectifs en moins, ce qui impacte l'accueil des usagers et nos conditions de travail", explique Nicolas Rebier, il travaille à la médiathèque, et est l'un des représentants CGT. "Forcément quand on est en sous effectif et exposés à des usagers moins bien accueillis, les arrêts maladies augmentent et comme ils ne sont pas remplacés, c'est un cercle vicieux."
Le budget du fonctionnement des bibliothèques est amputé d'1 million d'euros cette année selon la CGT, budget qui provient en grande partie de la mairie, et aussi de la métropole. Un million, c'est 64% du budget qui permet d'embaucher des contractuels qui vont remplacer les titulaires, budget qui permet aussi d'organiser des événements, des conférences etc.

Les employés qui sont en arrêt maladie ou congé maternité notamment, ne peuvent donc plus être remplacés, il ne reste qu'une poignée de contractuels.
Cinq bibliothèques de quartier ont été menacées de fermeture le samedi et la moitié des petites vacances scolaires : Bonnefoy, Pont des Demoiselles, Duranti et Ancely. La mobilisation de personnels et d'usagers à Bonnefoy notamment a payé. Avec Ancely, elles restent ouvertes le samedi et Pont des Demoiselles un samedi sur deux.

Quatre à cinq bibliothèques pourraient fermer définitivement, selon la CGT. Ce n'est pas pour l'instant envisagé, répond la mairie. Elle dit avoir été privée en tout de 28 millions d'euros de la part de l'État, et faire au mieux pour maintenir ce service public avec son réseau de 22 bibliothèques à Toulouse.

Source : Ici Occitanie

19 septembre 2025

Plainte contre l’IA Perplexity par l’encyclopédie Britannica

"Perplexity prétend être le "premier moteur de réponse au monde", mais les réponses qu'il fournit aux consommateurs sont souvent celles de Britannica", a déclaré Jorge Cauz, PDG du groupe Britannica.

Le site anglophone Encyclopædia Britannica poursuit en justice Perplexity, la start-up de San Francisco basée sur l’intelligence artificielle.  Le groupe Britannica, qui possède également Merriam-Webster, le dictionnaire américain de référence, accuse l’IA d’avoir copié massivement ses articles sans autorisation ni attribution, voire même pour de la désinformation. La plainte a été déposée le 11 septembre 2025 devant le tribunal fédéral du district sud de New York : Britannica demande une injonction pour interdire l’usage non autorisé de ses contenus ainsi qu’un montant de dommages non précisé.  Selon la plainte, Perplexity aurait systématiquement aspiré le contenu des sites Britannica.com et Merriam-Webster.com pour générer ses réponses, privant les éditeurs d’une partie de leur trafic et de leurs revenus. La société aurait utilisé les marques "Britannica" et "Merriam-Webster" pour légitimer des réponses parfois créées de toutes pièces - des hallucinations -, ce qui constituerait aussi une violation de marque déposée.
Les signaux d’alerte s’accumulent autour de la fiabilité de Perplexity. En août 2025, un audit mené par la start-up américaine NewsGuard a révélé que Perplexity, qui avait réussi l’exploit de réfuter 100 % des fausses affirmations testées un an plus tôt, a vu son taux d’erreurs bondir à 46,67 % et se trouve donc désormais fragilisé par une dépendance accrue à des sources en ligne peu fiable.

Source : Archimag

10 septembre 2025

1 200 livres offerts par le Département au Centre Hospitalier du Mans

Après une première dotation en 2024, le Département réitère l’expérience avec de nouveaux ouvrages pour animer les espaces de lecture de l’hôpital, au Pôle Femme-Mère-Enfant du Centre Hospitalier du Mans. Véronique Rivron, présidente de la commission Vie associative, Sport, Tourisme, Culture et Patrimoine, Marie-Thérèse Leroux, présidente de la commission Solidarité, Autonomie et Santé, ont présenté les actions du Conseil départemental en faveur de la lecture publique, aux côtés de Guillaume Laurent, directeur général du CHM. Après un tri minutieux, une partie des livres, endommagés ou au contenu obsolète sont destinés à être recyclés. Les documents toujours en bon état et qui répondent toujours à une demande du public peuvent être offerts et sont donc amenés à vivre une « seconde vie » hors des murs des bibliothèques, grâce à des partenariats avec des associations ou des entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire qui se chargent de leur trouver un nouveau public. 

Guillaume Laurent, directeur général du CHM : « Les équipes soignantes se sont pleinement appropriées l’opération. Pour nos enfants, c’est important, qu’ils passent seulement quelques heures aux urgences ou plusieurs jours loin de l’école et de leurs familles. »

Dr Margaryan : « Je remercie le Département pour son action auprès des enfants en danger et pour son accompagnement dans les initiatives culturelles. »

Madame Dumont, directrice déléguée du Pôle Femme Enfant : « Parfois, ici, le livre représente pour les enfants leur tout premier contact avec la lecture. Et ce premier contact, dans le contexte médical, peut être déterminant pour les familles. »

Pour poursuivre le développement de cette promotion de la lecture et favoriser la présence de livres dans les familles, une dotation complémentaire est aujourd’hui effectuée au bénéfice des publics du Centre Hospitalier du Mans :

  • pour les Services pédiatriques (consultations, urgences, unités d’hospitalisation) des  albums, BD, romans, documentaires,
  • pour les Services gériatriques sur les sites du Mans et d’Allonnes des livres en gros caractères et livres audio.

Source : Département de la Sarthe

 

5 septembre 2025

Ouverture d’une cité immersive Jean de Ia Fontaine à Paris

C’est un espace de plus de 1 000 m2 dans une galerie accolée aux Champs-Élysées, à Paris, qui offre une plongée dans l’univers de Jean de La Fontaine.

Au début de ce parcours d’environ 1h30, on retrouve l’homme de lettres du XVIIe siècle, interprété par Laurent Stocker de la Comédie Française, dans son bureau, en train de préparer son discours d’entrée à l’Académie française. Le module vidéo prend à partie le public, le personnage s’insurgeant qu’on ne retienne de son œuvre que ses fables (au nombre de 243), plutôt que ses contes ou romans tels que Les Amours de Psiché et de Cupidon.

S’ensuit une pérégrination ludique, pédagogique et immersive dans l’univers du fabuliste, jusqu’à cette pièce aux murs vivants façon Atelier des lumières (Paris XIe) nous plongeant dans trois fables de Jean de la Fontaine avec les codes, visuels et narratifs, des jeunes d’aujourd’hui. Le parcours s’est appuyé sur un comité scientifique dirigé par Tiphaine Rolland, docteure et maître de conférences en littérature française du XVIIe siècle à la Sorbonne, avec Patrick Dandrey, président de la Société des Amis de Jean de la Fontaine et Didier Foucault, historien.

L'objectif dépasse la simple visite. « On se considère comme des passeurs, comme une porte d'entrée dans la culture qui mène vers d'autres chemins », explique à Livres Hebdo Jean Vergès, président et cofondateur de Cité Immersive. « Le but de cette exposition, c'est de donner aux gens l'envie de redécouvrir l'œuvre de La Fontaine et d'acheter en librairie des fables de La Fontaine ».
D’une version poche à 3 euros à des beaux livres à plus de 40 euros en passant par des livrets de coloriages, une sélection d’une vingtaine d’ouvrages est proposée dans la boutique, illustrant le dynamisme éditorial autour de l’œuvre de La Fontaine . Ce modèle économique mise sur l'effet multiplicateur culturel. « Lorsqu'on a consommé un bien culturel, ça n'épuise pas notre besoin. Au contraire, ça ne fait que le décupler », théorise Jean Vergès. Il inaugure ce 6 septembre son deuxième établissement après le succès de la cité des Vikings à Rouen, ouverte en 2024. « Plus de 120 000 visiteurs » ont fréquenté le site normand, devenu « le lieu culturel payant le plus visité de la ville de Rouen », selon l'entrepreneur.

L'entreprise fonctionne exclusivement sur fonds privés (parmi les investisseurs figure notamment l'homme d'affaires Pierre-Édouard Stérin). « On n'a bénéficié d'aucune subvention à ce jour », précise Jean Vergès. « Les projets sont financés à travers des investisseurs privés et des financements bancaires. On fonctionne comme une entreprise privée avec une grosse prise de risque », raconte-t-il.

Le ticket d'entrée s'établit à 19,90 euros plein tarif, 13,90 euros pour les enfants, gratuit pour les moins de six ans. La cité parisienne vise une clientèle mixte : 15 à 20 % de groupes scolaires, 10 à 15 % de public international pour le reste composé de familles françaises et de curieux.
« Les fables de La Fontaine font partie de ces madeleines de Proust qui parlent à tout le monde, qui sont absolument universelles », justifie Jean Vergès. L'entrepreneur mise sur cette notoriété internationale. « Dans les salles de classe d'Iran, de Chine, des États-Unis, du Vietnam, on apprend les fables de La Fontaine », affirme-t-il.

Le concept vise surtout les publics qui « ne se rendent pas classiquement dans les musées ». « Il faut savoir qu'il y a 60 % des Français qui ne vont pas régulièrement au musée. Mais ils viennent chez nous », observe-t-il.
Cité Immersive développe un modèle de franchise sur différents patrimoines locaux. « On travaille déjà sur la cité du champagne à Reims, la cité des Ducs de Bourgogne à Beaune », détaille Jean Vergès, qui ne s’arrête pas là. « On peut imaginer plein de projets : Surcouf à Saint-Malo, le cinéma à Caen, Jeanne d'Arc à Orléans… »

Cette expansion répond à une logique de déconcentration culturelle. « Les thématiques sont illimitées et pas seulement en France », projette l'entrepreneur.

Le projet parisien a été lancé en janvier, avec une production des vidéos en mai et l’installation de décors à partir de fin juin. La cité ouvre pour « une période minimale d'un an » mais Jean Vergès envisage « de rester de manière permanente », et de le développer en itinérance en France et en Europe. Le parcours, traduit en français et anglais, pourrait être décliné dans d'autres langues selon l'affluence touristique.

Source  : Livres  Hebdo 

8 septembre 2025

Lancement de la première édition du Prix du livre pour les bébés au ministère de la Culture

Rachida Dati, ministre de la Culture, annonce la création d’un Prix du livre pour les bébés du ministère de la Culture, récompensant un livre parmi la production de littérature jeunesse destinée aux moins de trois ans. Ce nouveau prix sera remis pour la première fois en novembre prochain lors d’une cérémonie organisée au ministère de la Culture, qui deviendra un rendez-vous annuel mettant à l’honneur la créativité des auteurs et des éditeurs de littérature pour les tout-petits. Conçu comme une invitation pour chacun et chacune à manipuler des livres avec des enfants dès le plus jeune âge, ce prix récompensera un ouvrage qui encourage une interaction entre un bébé et un adulte ou un enfant plus âgé, par son texte, ses illustrations, sa fabrication ou tout autre élément.

Avec l’initiative « Ma première carte de bibliothèque », qui invite les maires à remettre aux jeunes parents une carte de bibliothèque au nom de l’enfant lors de la déclaration de naissance à l’état-civil, et la demande d’inscription de la promotion active des bénéfices de la lecture dans le carnet de santé, cette mesure veut encourager les familles à faire découvrir aux enfants la lecture dès le plus jeune âge.

Le jury, nommé pour deux ans, réunira des personnalités dont le parcours, les fonctions ou les qualités permettront de choisir un lauréat. Il s’appuiera sur les sélections du Centre national de lecture pour la jeunesse de la Bibliothèque nationale de France. Sera éligible tout ouvrage paru dans l’année civile de la remise du prix.

Rachida Dati, ministre de la Culture, déclare dans un communiqué de presse : « Il n’est jamais trop tôt pour découvrir les livres et je suis fière de créer ce prix qui associe sans hésitation les bébés et les livres ! Ils sont un formidable vecteur de lien, d’émotion, d’éveil et de transmission. Dès la toute-petite enfance, manipuler des livres apporte des bénéfices pour la plasticité cérébrale, l’empathie, la concentration, et l’exposition au langage, qui est un facteur important d’égalité des chances. Je me réjouis d’avance de découvrir le livre lauréat. »

5 septembre 2025

Baisse des ventes de livres jeunesse au Royaume-Uni durant l’été 2025

Les observateurs attentifs des classements auraient pu s'attendre à une forte hausse des ventes de livres pour enfants tout au long de l'été. Après tout, les nouveautés de Katie Kirby , Jamie Smart et Lauren Roberts ont dominé les classements, tout comme les livres de coloriage de Coco Wyo et la solide performance continue du dernier roman de Hunger Games . Mais, selon les données du Total Consumer Market (TCM) de NielsenIQ BookScan pour les 12 semaines jusqu'au 23 août, les ventes totales pour l'ensemble de la catégorie enfants s'élevaient à 83,9 millions de livres sterling, soit une baisse de 8,4 % par rapport à la période équivalente en 2024, lorsque la catégorie avait généré 91,6 millions de livres sterling, enregistrant ainsi l'été le plus pauvre depuis 2019, lorsque seulement 80,7 millions de livres sterling avaient été dépensés en livres pour enfants. Il faut noter que techniquement, avec deux semaines manquantes dans les données en raison du confinement national, la performance de 2020 a été inférieure, avec un chiffre d'affaires de 78,7 millions de livres sterling. Cependant, la moyenne hebdomadaire pour cette période est comparable à celle des étés 2021-2024, ce qui suggère que la catégorie était en bonne voie pour un été à plus de 90 millions de livres sterling. La baisse de 8,4 % en 2025 pourrait être attribuée à un été sec, certaines régions du Royaume-Uni ayant connu quatre vagues de chaleur. Mais cela n'a pas affecté les autres catégories, avec une baisse de 1,6 % du TCM global, soit une perte de 5,8 millions de livres sterling, largement compensée par les 7,7 millions de livres sterling non dépensés en livres pour enfants. Cela ne semble pas poser de problème en première position (les ventes des 50 premiers titres ont augmenté de 1,6 %, générant 119 374 £ supplémentaires par rapport à l'année précédente), mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan si l'on considère le marché dans son ensemble. Les catégories les plus importantes – livres d'images, fiction jeunesse et livres de nouveauté et d'activités – sont toutes en baisse de 8 % à 10 % par rapport à l'été 2024, contribuant à hauteur de 4,4 millions de livres sterling à cette baisse, tandis que les ventes de toutes les catégories de manuels scolaires pour enfants ont subi une baisse de 20,6 %, soit un peu plus de 2,1 millions de livres sterling.


Le titre le plus populaire des mois de juin, juillet et août 2024 a été la biographie Little People BIG DREAMS de Taylor Swift, parue à l'occasion de la tournée britannique de la mégastar. L'annualisation a conduit à un été cruel pour la série biographique de Maria Isabel Sánchez Vegara, avec une chute de 61,8 %, entraînant la plus forte baisse des ventes de tous les auteurs, avec une chute des ventes absolues de 712 320 £.

Cette baisse se reflète dans une hausse de 85,1 % pour Katie Kirby, ce qui représente 729 661 £ supplémentaires pour l'auteur de Lottie Brooks ; elle occupe la première place du classement de l'été 2025, l'édition cartonnée de Lottie Brooks vs the Ultra Mean Girls s'étant vendue à 84 048 exemplaires et totalisant 763 583 £, soit une croissance de 65,1 % par rapport à The Majorly Awkward BFF Dramas of Lottie Brooks de 2024. Les ventes de fonds de catalogue de Kirby ont également augmenté de 108,6 % par rapport à l'été précédent. Kirby va à contre-courant, tandis que d'autres auteurs et marques ont vu leurs ventes baisser en raison de la chaleur. Julia Donaldson – toujours la plus grande figure du livre jeunesse – a chuté de 3,8 %, suivie de Fiona Watt, qui a enregistré une baisse légèrement plus marquée avec 4,9 %, tandis que J.K. Rowling a perdu 22,3 % de ses ventes, David Walliams a enregistré une baisse de 61,8 % et même les ventes de titres attribués au chiot Blue Heeler australien, Bluey, ont chuté d'un peu moins d'un quart. Tout n'est pas négatif, cependant, puisque les ventes de deux catégories ont progressé d'année en année. Sans surprise, l'une d'elles est celle des romans graphiques et bandes dessinées jeunesse, qui a connu une hausse de 16,9 %, ajoutant 750 000 exemplaires supplémentaires,   dont environ la moitié grâce à Dav Pilkey et sa série Dog Man.

Mais comment expliquer que la catégorie Loisirs et Intérêts Généraux Jeunes Adultes ait connu une hausse de 183 %, générant un gain de 894 254 £ ? Tout cela est logique quand on sait que c'est là que les ventes des livres de coloriage Coco Wyo, Cozy Corner et Cozy Cuties, ont été enregistrées. 140 585 exemplaires des deux livres ont été vendus, pour un total combiné de 720 508 £, soit un peu plus de la moitié des ventes totales de la sous-catégorie.

Source  : The Bookseller

6 septembre 2025

1,5 milliard de dollars payés par Anthropic pour éviter un procès sur le téléchargement illégal de livres

La start-up américaine d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a accepté de verser au moins 1,5 milliard de dollars (environ 1,28 milliard d’euros) à un fonds d’indemnisation d’auteurs, ayants droit et éditeurs qui poursuivaient l’entreprise pour avoir téléchargé illégalement des millions de livres, selon un document de justice publié vendredi 5 septembre. Cet accord amiable, d’un montant colossal, constitue une étape marquante dans le débat sur l’utilisation de données pour développer et entraîner les grands modèles d’IA générative. 

Un trio d’auteurs – la romancière de thrillers Andrea Bartz et les écrivains de non-fiction Charles Graeber et Kirk Wallace Johnson – a intenté une action en justice l’an dernier et représente désormais un groupe plus large d’écrivains et d’éditeurs dont les livres auraient été téléchargés par Anthropic pour entraîner son chatbot, Claude.

A la fin de juin, le juge californien saisi du dossier avait néanmoins estimé que le fait d’alimenter un logiciel d’IA générative avec des œuvres en théorie protégées par le droit d’auteur ne constituait pas une infraction. Il avait seulement retenu contre Anthropic le téléchargement et le stockage de livres issus de librairies pirates en ligne, reconnaissant la société californienne coupable de ne pas avoir acheté ces ouvrages.

Le montant sur lequel se sont accordées les parties sera au minimum de 1,5 milliard de dollars et pourrait augmenter si la liste définitive des livres concernés, qui n’est pas encore arrêtée, dépassait 500 000, auquel cas Anthropic verserait 3 000 dollars (environ 2 500 euros) supplémentaires par ouvrage.
Vendredi, Mary Rasenberger, directrice générale de l’Authors Guild, a qualifié l’accord d’« excellent résultat pour les auteurs, les éditeurs et les titulaires de droits en général, envoyant un message fort à l’industrie de l’IA : il y a de graves conséquences lorsqu’elle pirate les œuvres des auteurs pour entraîner ses intelligences artificielles, privant ainsi de revenus ceux qui peuvent le moins se le permettre ».

L’accord doit encore être homologué par le juge fédéral William Alsup. Une audience est prévue, lundi, au tribunal fédéral de San Francisco. Cette transaction permet à Anthropic d’éviter un procès, qui devait commencer au début de décembre pour déterminer le montant des dommages et intérêts.

La start-up risquait d’être condamnée à débourser une somme bien supérieure à celle qui a été décidée avec les détenteurs de droit, au point de mettre en péril son existence même.

De nombreux autres dossiers sont encore en cours devant des tribunaux américains, lancés par des écrivains, des musiciens ou des éditeurs de presse pour utilisation non autorisée de leur production. Vendredi, deux écrivains ont lancé un recours, qu’ils souhaitent collectif, contre Apple, accusant le géant de la Silicon Valley d’avoir utilisé des œuvres contenues dans des bibliothèques pirates pour entraîner les modèles d’IA intégrés dans ses appareils.

La plupart des grands acteurs de l’IA générative s’appuient sur la notion juridique d’utilisation équitable (fair use en anglais), susceptible de limiter l’application du droit de propriété intellectuelle.
Dans sa décision de juin, le juge Alsup avait estimé qu’en entraînant ses modèles d’IA avec des milliers de livres Anthropic s’inscrivait dans le cadre de l’utilisation équitable. « Le principe juridique selon lequel le développement de l’IA sur des œuvres protégées relève d’une utilisation équitable demeure intact », a souligné une porte-parole d’Anthropic. Cet accord « ne fait que régler un différend sur la façon dont certains documents ont été obtenus », a-t-elle poursuivi. « Nous pensons que cet accord nous permettra de nous concentrer sur notre mission essentielle, plutôt que sur un long contentieux », a-t-elle ajouté.

En juin, dans une autre affaire de ce type, concernant Meta, devant la même juridiction, un autre magistrat fédéral avait donné raison au géant des réseaux sociaux, mais tout en 

Source : Le Monde

11 septembre 2025

Les emprunts dans les bibliothèques françaises en 2024

Le ministère de la Culture a publié son Baromètre annuel des prêts et des acquisitions en bibliothèque. Pour l’année 2024, il révèle une offre et une demande réparties sur une grande diversité de titres, avec une forte préférence pour la littérature jeunesse et la bande dessinée.
13,5 millions de prêts et 567 744 ISBN distincts : le nouveau Baromètre 2024 du ministère de la Culture des prêts et des acquisitions, publié le 2 septembre et basé sur les données de 427 bibliothèques représentatives, confirme la diversité des pratiques de lecture en bibliothèque. Dix ans après sa première édition, ce rapport met en lumière la dispersion massive des emprunts et des acquisitions, révélant un paysage documentaire qui échappe aux logiques de concentration du marché du livre.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les dix titres les plus empruntés en 2024 ne représentent que 0,3 % de l’ensemble des prêts, tandis que les dix plus acquis ne pèsent que 1 % des achats. Même en élargissant l’analyse aux 10 000 titres les plus empruntés ou acquis, ceux-ci ne représentent pas plus de la moitié du total. La majorité des lectures et des achats se disperse donc sur une immense variété d’ouvrages, un phénomène déjà relevé les années précédentes et lié aussi aux contraintes du prêt (durée limitée, nombre d’exemplaires disponibles).
Presque sans évolution depuis 2023, le classement des genres de prédilection des prêts place toujours la littérature jeunesse sur la plus haute marche du podium, avec 39 % des prêts, suivie de près par la BD (33 %). La fiction adulte représente 20 % des emprunts, tandis que les ouvrages documentaires plafonnent à 8 %. Les acquisitions, elles, reflètent un équilibre plus net entre fiction adulte (27 %), jeunesse (37 %) et BD (26 %), avec une place encore significative accordée aux documentaires (10 %). La vitalité du secteur jeunesse et la montée en puissance du manga confirment par ailleurs des tendances structurelles observées sur la dernière décennie.

En filigrane, le Baromètre rappelle la spécificité du rôle des bibliothèques : concilier l’achat de nouveautés attendues (rentrée littéraire, prix, séries en cours) et la valorisation de collections de long terme, dont les usages révèlent un intérêt soutenu du public pour des ouvrages parfois.

Source : Archimag

27 août 2025

Un livre blanc sur l'utilisation de l'IA pour les éditeurs allemands

De nombreux éditeurs se trouvent pris entre scepticisme et pression pour agir face à l'intelligence artificielle. Un livre blanc de Stefanie Herr () et Okke Schlüter (HdM Stuttgart) propose des recommandations pratiques et des exemples de bonnes pratiques, spécifiquement destinés aux petits et moyens éditeurs. L'étude d' IG Digital de l' Association allemande des éditeurs et libraires montre :

  • 84 % des éditeurs interrogés s’attendent à ce que l’IA soit un facteur de succès décisif dans cinq ans , mais seulement 9 % y attachent actuellement une grande importance.
  • L'industrie est en phase de transition et aborde l'IA avec prudence . Les principales raisons en sont les incertitudes juridiques , notamment en matière de droits d'auteur , de protection des données et d'acceptation par les lecteurs .

De nombreux employés du secteur de l'édition craignent que l'utilisation de l'IA puisse enfreindre le RGPD ou perdre le contrôle des contenus protégés par le droit d'auteur. Les ressources humaines et financières sont également citées comme des obstacles : « Le principal défi réside dans le manque de ressources (coûts et personnel) des petites entreprises pour utiliser les outils et les processus de manière ciblée. Les applications potentielles [...] sont considérables » (citation d'un participant à l'étude).
Malgré le scepticisme, les exemples de bonnes pratiques démontrent le potentiel de l'IA dans l'édition. Les grandes entreprises de médias utilisent l'analyse prédictive pour aligner plus précisément la diffusion sur la demande. Dans la gestion des métadonnées , l'IA permet de créer automatiquement des fiches d'information, de nommer des catégories thématiques et de générer des mots-clés. Sur les réseaux sociaux, les outils d'IA permettent d'automatiser la création de publications, d'analyser les publics cibles et d'optimiser les délais de publication. L'utilisation de modèles de génération augmentée par récupération (RAG) est particulièrement innovante : les systèmes d'IA sont enrichis par le contenu actuel des éditeurs pour faciliter la recherche ou la sélection de sujets, par exemple.
Pour les éditeurs ayant peu ou pas d’expérience avec l’IA, le livre blanc recommande une approche étape par étape et fournit des conseils sur la manière de démarrer immédiatement et sur la marche à suivre :

  • Formation d’un groupe de travail sur l’IA composé d’employés dédiés qui développeront une expertise interne en IA et surveilleront les tendances.
  • Prévoyez du temps pour l'expérimentation : les employés doivent être encouragés à tester régulièrement de nouveaux outils d'IA. Ils doivent prévoir du temps pour cela dans leur agenda.
  • Définir des objectifs : Établir des lignes directrices et des objectifs clairs pour l’utilisation de l’IA en interne.
  • Proposer des formations pour acquérir une compréhension de base des applications de l'IA. Les premiers points de contact sont le Digital Knowledge Hub de la Börsenverein et le Media Campus Frankfurt.
  • Vérification de la structure des données : vos données sont-elles lisibles par machine ? C'est la base de la réussite des applications d'IA.
  • Lancer des projets pilotes : sélectionner un cas d'utilisation identifié et développer un prototype simple. Même les petits succès, comme la création automatisée de comptes rendus de réunion ou de textes de newsletter, doivent être mis en avant et célébrés.

Le livre blanc souligne l'importance d'agir rapidement et stratégiquement. L'expérience montre que les entreprises qui hésitent le plus longtemps parviennent rarement à mettre en place leurs propres modèles économiques ou à nouer des collaborations significatives. Les auteurs recommandent également de revoir régulièrement sa propre stratégie d'IA, d'impliquer les employés et d'en mesurer la réussite. Les collaborations avec des partenaires du secteur peuvent également favoriser la mutualisation des ressources et le partage d'expériences. « Mieux vaut faire que réussir » : selon le livre blanc, la rapidité et la volonté d'apprendre sont essentielles pour garder une longueur d'avance sur les concurrents extérieurs à votre secteur.

Source : Börsenverein

30 août 2025

Un festival littéraire suisse dans un train

Ça commence par le coup de la panne. Ou plutôt de La Panne, pour être précis, faux procès et vrai chef-d’œuvre signé Friedrich Dürrenmatt, dont le traducteur genevois Alexandre Pateau proposera une relecture bouffe extraordinairement savoureuse le jeudi soir, à l’Hôtel du Mont-Blanc. Puis ça démarre sur les quais, mais pour une fois ceux de la gare, les traditionnelles croisières lacustres ayant été supprimées par la CGN: c’est donc dans une rame historique reliant Morges à Apples que les participants du festival  Livre sur les quais pourront naviguer. Le temps de suivre les rails du polar avec les routiniers Nicolas Feuz et Marc Voltenauer, ou d’emprunter quelques voies de traverse avec Javier Cercas, Caroline Lamarche et Valentin Decoppet.

Mais que l’on se rassure, c’est bien sur les rives du lac que se tiendra, comme de coutume, le Livre sur les quais fleuris de Morges. Une nouvelle édition qui ambitionne de faire rimer populaire et littéraire – libre à chacun de juger dans quelle catégorie se rangent l’éditeur invité Albin Michel, sa locomotive Amélie Nothomb (qui fait son éternel retour avec un récit intitulé Tant mieux), et ces animations qui vont de l’atelier olfactif au book-pong et du speed-booking à la dégustation de chocolat.

Pour tous les goûts donc, car chacun devrait y trouver son compte dans les nombreuses rencontres, lectures et dédicaces où l’on croisera une pléiade d’auteurs, dont une moitié de Suisses. Parmi les figures attendues, Emmanuel Carrère y présentera Kolkhoze, saga familiale centrée sur la figure de la mère, Giuliano da Empoli viendra évoquer le désordre mondial, tandis qu’Anne Berest, très remarquée pour La Carte postale, viendra ouvrir les horizons avec Finistère. Côté romand, Joseph Incardona, Raluca Antonescu, Ed Wige, Eugène ou Antoinette Rychner font partie des incontournables, tout comme Zep et Christine Pompéï au rayon jeunesse.

En tout, quelque 160 auteurs se retrouveront à Morges, sous la présidence d’honneur de Sorj Chalandon, grand reporter devenu grand romancier, qui publie avec Le livre de Kells un retour intime à ses erratiques années de jeunesse. Embarquement du 5 au 7 septembre.

Source : La Liberté 

23 août 2025

Des boites à livres solaires au Cameroun

Portée par l’association Open Education, présidée par un passionné de lecture et d’inclusion, cette initiative vise à rendre le savoir accessible à tous — même là où les livres et l’électricité manquent cruellement.  La Solar Book Box s’adresse aux populations marginalisées, qu’elles vivent en zones rurales ou urbaines. Élèves, étudiants, enseignants ou simples curieux : tous peuvent y trouver des livres physiques ou des livres audio, gratuitement. L’objectif est clair : démocratiser la lecture, là où elle est souvent un luxe.
Chaque boîte est équipée d’un panneau solaire. Une fois la nuit tombée, elle éclaire les lecteurs qui n’ont pas la chance d’avoir l’électricité chez eux. Ce dispositif ingénieux permet aux jeunes de lire, réviser ou rêver, même après le coucher du soleil.
Dans un entretien, Gérard Emile, président de l’association, nous explique comment il voit l’avenir. “Déjà une dizaine de box ont été déployées au Cameroun. Et l’ambition ne s’arrête pas là : l’association envisage d’étendre le concept à d’autres pays, pour que cette lumière — à la fois physique et intellectuelle — rayonne bien au-delà des frontières.”

La Solar Book Box n’est pas qu’un meuble rempli de livres. C’est un symbole d’espoir, une passerelle vers l’éducation, une invitation à la découverte. Grâce à elle, le soleil ne se couche jamais vraiment sur les rêves des lecteurs.

Source : Idboox

28 août 2025

Sauvtage des livres de la destruction par l'ESAT de Sézanne dans la Marne en le vendant sur Vinted

Depuis juin 2025 à Sézanne, l’Esat vend des livres d’occasion sur la plateforme Vinted. Un projet écologique et solidaire, porté par les travailleurs de l’établissement, qui redonne une seconde vie aux ouvrages. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

Depuis le mois de juin 2025, l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) de Sézanne a ouvert une boutique en ligne… sur Vinted ! Le but étant de vendre des livres sur cette plateforme d’achat d’occasion. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

« Cela m’embêtait de voir des livres tout neufs, parfois même encore sous blister, partir à la destruction », confie-t-elle. Face à ce constat, elle a proposé de leur offrir une seconde vie via la vente en ligne. L’idée a séduit le directeur Mickael Barbier et a rapidement pris forme.
Les travailleurs de l’Esat participent à toutes les étapes : tri des ouvrages, vérification des pages, nettoyage, prise de photos, rédaction des descriptions, classement par genre, jusqu’à l’emballage et l’expédition des commandes. « C’est très valorisant pour eux. Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail », souligne Mélodie Lescuyer.


Depuis le mois de juin 2025, l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) de Sézanne a ouvert une boutique en ligne… sur Vinted ! Le but étant de vendre des livres sur cette plateforme d’achat d’occasion. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

« Cela m’embêtait de voir des livres tout neufs, parfois même encore sous blister, partir à la destruction », confie-t-elle. Face à ce constat, elle a proposé de leur offrir une seconde vie via la vente en ligne. L’idée a séduit le directeur Mickael Barbier et a rapidement pris forme.
Les travailleurs de l’Esat participent à toutes les étapes : tri des ouvrages, vérification des pages, nettoyage, prise de photos, rédaction des descriptions, classement par genre, jusqu’à l’emballage et l’expédition des commandes. « C’est très valorisant pour eux. Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail », souligne Mélodie Lescuyer.

« Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail »
Mélodie Lescuyer, encadrante
Au-delà de la dimension sociale, cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire. Les livres proposés à prix abordables permettent de limiter le gaspillage tout en rendant la lecture accessible au plus grand nombre.
Le projet en est encore à ses débuts, mais les ventes progressent doucement. Les particuliers peuvent également contribuer en déposant leurs ouvrages directement à l’Esat de Sézanne, qui dispose déjà d’un espace de collecte pour le papier, le carton, le matériel électronique et les métaux.

Source :  L'Union

 

22 août 2025

Un jour des écrivains organisé par le musée d’Orsay

Après Le jour des peintres en 2024, le musée d’Orsay fait cette année sa rentrée avec les écrivains. Rendez-vous le 18 septembre pour entendre résonner les mots de notre temps au cours d’une soirée exceptionnelle. De 17h à 21h30 écrivains contemporains liront au milieu des œuvres quelques pages spécialement choisies de leurs textes, en résonance avec le musée, la peinture, l’art. Un « Jour des écrivains » inédit qui, en conviant au cœur du musée ceux qui écrivent et en y faisant entendre leur voix, sera aussi l’occasion de célébrer la lecture par un autre biais : celui, magnifiquement inspirant, de l’art. Lors de cet événement seront présents  : Christine Angot, Pierre Assouline, Nathalie Azoulai, Bertrand Belin, Anne Berest, Claire Berest, Enki Bilal, Arnaud Cathrine, Sarah Chiche, Philippe Claudel, Charles Dantzig, David Foenkinos, Dan Franck, Adrien Goetz, Patrick Grainville, Yannick Haenel, Lola Lafon, Marie-Hélène Lafon, Camille Laurens, Maria Larrea, Diane Mazloum, Véronique Olmi, Christophe Ono-dit-Biot, Véronique Ovaldé, Sylvain Prudhomme, Atiq Rahimi, Éric Reinhardt, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Lydie Salvayre, Jean-Philippe Toussaint, Éric Vuillard et Alice Zeniter.

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