« Je savais que je trouverai des livres du XVIIIe ou du XIXe siècle, mais je ne m’attendais pas à découvrir un livre aussi ancien en lien avec l’histoire de la Bretagne ! », s’exclame Laure Welschen, bibliothécaire des archives départementale du Finistère, qui s’est occupée de la bibliothèque de Théodore Hersart de La Villemarqué à l’occasion de la valorisation de son fonds d’archives qui s’est déroulée à Quimper de 2018 à 2021.
Un lettré, né à Quimperlé (29) en 1819 et décédé en 1895, spécialiste de la culture bretonne. Il a notamment écrit le « Barzaz Breiz » qui reste un monument de la littérature orale bretonne. Parmi les 1 650 livres et les 40 titres périodiques, soit 41 m linéaires, elle a mis la main sur l’ouvrage « Coutumes générales du païs et duché de Bretagne » édité en 1542 et écrit en caractères gothiques.
« D’après mes recherches, il n’existe plus que trois exemplaires. Et c’est celui-ci qui est le mieux conservé. »
D’ailleurs, dans le livre, la bibliothécaire a retrouvé un petit mot de La Villemarqué attestant de sa rareté : « Édition fort rare. La Bibliothèque nationale n’a gardé que des fragments très incomplets ».
Dans l’ouvrage, la bibliothécaire a retrouvé un petit mot de La Villemarqué attestant de sa rareté : « Édition fort rare. La Bibliothèque nationale n’a gardé que des fragments très incomplets ». (Le Télégramme/Enora Heurtebize) Dans l’ouvrage, elle découvre aussi de nombreuses annotations qui retracent la vie du livre comme, par exemple, le nom d’un avocat de Quimperlé en date de 1787. « C’est sûrement par son biais qu’il est arrivé dans la bibliothèque de Villemarqué ». Pour l’anecdote, dans plusieurs livres, en plus des annotations, elle a aussi retrouvé des petites fleurs séchées. Symbole, elles aussi, de l’histoire.
Le classique de la littérature allemande est revisité à la lumière de la réalité virtuelle et propose aux visiteurs un parcours aux résonances contemporaines. Vous n'avez jamais lu le Faust de Goethe ? La Bibliothèque nationale allemande (DNB) vous propose de découvrir ce classique de la littérature d'outre-Rhin grâce à une exposition en réalité virtuelle. "Goethe VR" se déroule dans un paysage désertique dont l'immensité minimaliste devient une scène qui symbolise également l'exploitation de la nature par l'homme" explique la DNB ; "l'expérience de réalité virtuelle se concentre sur les aspects contemporains. Elle fait référence à des passages des textes sources qui peuvent être interprétés comme une réflexion sur l'existence humaine à notre époque".
Présentée sur deux sites (Leipzig et Francfort), cette exposition a été conçue avec le Musée allemand du livre et de l'écriture et ZDF Digital. Munis d'un casque de réalité virtuelle, les visiteurs peuvent accéder à sept scènes interactives de l'oeuvre de Johann Wolfgang von Goethe (programme disponible en neuf langues).
Faust est le héros d'un conte populaire allemand qui a fait l'objet de plusieurs interprétations aussi bien dans les domaines du théâtre et du cinéma que dans celui de la musique.
Avec l’avènement des plateformes de streaming, la consommation de séries TV est devenue addictive. Nombreux sont les téléspectateurs à attendre impatiemment la sortie du prochain épisode ou de la saison suivante de leur série favorite. Un phénomène généré par des codes scénaristiques précis, garants du succès tel que le suspense, les cliffhangers (technique narrative qui consiste à couper l’action en deux pour attiser la curiosité), les points de vue multiples, les intrigues épisodiques… Des méthodes qui n’ont pas échappé au Toulousain Aurélien Verdun, le fondateur de Trilogie Éditions, qui a lancé un nouveau concept, celui de la série… littéraire. Il s’agit là d’un format réellement innovant. L’ambition ? « Offrir des récits haletants et mémorables pour recréer le rendez-vous d’un fan avec sa série, les personnages et l’histoire afin de la savourer petit à petit ! » L’idée est donc de remettre au goût du jour les “romans-feuilletons” qui paraissaient dans les journaux du XIXe siècle, en s’inspirant des normes de la série TV. Le mélange des deux genres donnant naissance à une véritable révolution dans le monde de l’édition. Le principe est simple : après s’être abonné à une série littéraire (49,90€), le lecteur reçoit, chaque mois, un volume de la saison en cours. Une fois le tome terminé, il devra attendre le mois prochain pour découvrir le suivant et donc, la suite de l’intrigue. « Chaque épisode est une opportunité d’en apprendre plus sur le récit, sur le passé, le présent et l’avenir des personnages », explique la maison d’édition. Et tout comme une série TV, une fois les épisodes sortis, les fans pourront se les procurer en une seule fois. Ainsi, si vous souhaitez expérimenter le concept au maximum, il vous faudra vous abonner avant la parution du premier tome d’une série : vous recevrez ainsi un livre tous les mois. Sinon, les volumes déjà parus vous seront envoyés dans un premier colis avant de reprendre le rythme mensuel de la série. De même, vous ne pourrez prétendre à une expédition épisodique que sur la série en cours, les précédentes étant ensuite lancées sur le marché de la vente directe. La série “Duality” par exemple, a débuté en septembre 2024 et se décline en 10 épisodes. Elle marque le lancement officiel du concept de série littéraire par abonnement.
Aurélien Verdun, qui en est l’auteur, en raconte le synopsis : « À la suite d’une série de bombardements sans précédent, les États-Unis ne sont plus qu’une vaste zone sinistrée. Livrés à eux-mêmes, les survivants s’organisent et se regroupent au sein de camps, dont l’unique critère d’accès est le sexe biologique. Du fait d’un inexplicable revirement des choses, hommes et femmes sont désormais ennemis et s’affrontent dans une guérilla sans merci ni pitié. Dans ce nouveau monde, au désordre le plus total et où n’importe qui est une menace, quelques solitaires tentent de survivre par leurs propres moyens et, surtout, de trouver une issue à ce cauchemar… Si tant est qu’il en existe une. »
Derrière une trame narrative captivante, l’auteur explore, souvent avec des situations poussées jusqu’à l’exagération, les dysfonctionnements et contradictions des sociétés occidentales, qu’ils soient d’ordre social ou politique. L’œuvre interroge la condition humaine : l’individu est-il intrinsèquement autonome ou façonné par les cadres imposés par la société ? Quand ces structures disparaissent, que reste-t-il de nous ? Une série post-apocalyptique dans laquelle « la diversité des personnages est l’une des forces du récit. Ils sont nombreux à avoir survécu au drame qui a bouleversé le pays et, si chacun a son passé et ses propres buts, tous n’ont pas forcément d’avenir » révèle l’auteur. Mais attention, comme dans toutes séries à succès, des passages de violence et de sexe émaillent les pages. “Duality” verra le dernier épisode de la saison 1 paraître en juin prochain. Mais que les passionnés se rassurent, la saison 2 est d’ores et déjà en préparation.
De même qu’une nouvelle série. Mais l’équipe éditrice tient le secret : « Ce sera peut-être du polar, de la new romance, de l’enfance ou même de la petite enfance… Les possibilités sont infinies. »
L'année 2024 a été marquée par une dynamique de croissance et de créativité pour les plateformes d'autoédition. Celles-ci enregistrent dans l'ensemble des résultats financiers positifs et une forte augmentation du nombre de publications. Amazon Kindle Direct Publishing (KDP), Kobo Writing Life (KWL), Librinova, Bookelis ou encore BooksOnDemand (BoD) ont su s'adapter aux nouvelles attentes des auteurs et des lecteurs, en offrant des services de plus en plus diversifiés. La médiation des auteurs et la recherche de nouveaux talents restent des enjeux majeurs pour ces acteurs du secteur.
Dans l'ensemble, l'année 2024 a été fructueuse pour les différentes plateformes d’autoédition. Selon Lara Boso manager chez KWL, la plateforme clôt l'exercice avec une augmentation de 9 % de son chiffre d'affaires par rapport à 2023. À l’échelle internationale et à périmètre constant (sans ajouter les nouveaux pays dans lesquels la plateforme a été lancée en 2024), KWL enregistre une croissance de 16 %.
Avec un chiffre d'affaires en forte progression, atteignant 2,5 millions d’euros pour 2024, tous les feux sont également au vert pour Librinova. Un bilan que Charlotte Allibert, la directrice générale, se réjouit de partager : « Cette année a été particulièrement marquante pour nous, car elle a célébré les 10 ans du lancement de Librinova et a confirmé que l'autoédition est plus que jamais un secteur en plein essor. »
Bookelis, de son côté, affiche une stabilité notable par rapport à l'année dernière, avec un chiffre d'affaires global comparable à celui de 2023. Amazon KDP n'a pas souhaité communiquer sur l’évolution de son chiffre d'affaires, tout comme BoD, qui note cependant un grand nombre de nouvelles parutions, bien qu’il reste identique à celui l’année précédente.
En 2024, BoD enregistre 2 500 nouveaux titres (hors livres à titre privé sans ISBN). Un chiffre stable par rapport à 2023, contrairement à la tendance générale des plateformes qui connaissent une forte augmentation du nombre de nouvelles créations. De son côté, KWL a accueilli 5 000 nouvelles publications, ce qui représente une hausse de 20 % du nombre d'œuvres créées. Bookelis constate également une forte croissance de la création de titres, avec 3 350 ouvrages autoédités en 2024 (+8 %).
De son côté, Librinova connaît une croissance significative du nombre de nouveaux titres (+20%) mais observe en parallèle une diminution des ventes en librairie. Une baisse compensée par une augmentation importante des impressions d'exemplaires d’auteurs (+30 %) vendus lors d’événements publics de plus en plus fréquents, ainsi que par forte hausse des ventes de services de communication (+25 %), analyse Charlotte Allibert. À l'inverse, chez Bookelis, Émilie Le Coguiec responsable marketing/communication, signale une nette progression des ventes en librairies pour certains auteurs.
En 2024 le défi des plateformes est resté le même : trouver de nouvelles plumes et faciliter leur mise en avant, comme l’explique Géraldine Codron, responsable de la catégorie livres, chez Amazon : « Nous souhaitons également valoriser le travail d'auteurs indépendants à travers le concours d’écriture annuel Les Plumes Francophones, qui récompense le meilleur de l'autoédition en langue française ». Fin 2024, Léonie Bloom a reçu le prix des Plumes francophones ainsi qu’une dotation de 10 000 euros pour son roman Le Petit Vieux qui a fait le tour du monde (3 fois).
Une stratégie partagée par la plateforme Kobo. Cette dernière a relancé en novembre dernier « Le mois de l'écriture », un défi de 21 jours accompagné d'un appel à manuscrits.
Si la créativité est au beau fixe dans l’autoédition, certains genres dominent le marché. Parmi les plus populaires, la romance s'impose chez Kobo, Bookelis et Amazon KDP. On note également une surreprésentation du thriller et du roman feel-good chez Kobo et de la fantasy chez Bookelis.
Des tendances corroborées par Géraldine Codron, chez Amazon KDP : « En France, les auteurs indépendants qui écrivent dans les genres fantasy, romance et thriller continuent de gagner en popularité dans notre classement des meilleures ventes. Des auteurs tels que Jupiter Phaeton, Laurence Chevallier et Sébastien Theveny figurent parmi les auteurs les plus lus qui publient dans ces genres via KDP ».
Pour maintenir leur progression et attirer de nouveaux talents, les plateformes s’accordent à choyer leurs auteurs. Géraldine Codron souligne : « Les auteurs qui publient via KDP conservent leurs droits d'auteur, gardent le contrôle créatif, distribuent leurs ouvrages dans le monde entier et en plusieurs langues, en version numérique et imprimée, et perçoivent des redevances pouvant atteindre 70 %. ». En effet, depuis 2014, les auteurs utilisant KDP et ayant choisi de rendre leurs livres disponibles via Kindle Unlimited ont cumulé plus de 3,5 milliards de dollars de revenus via la lecture de leurs ouvrages.
Émilie Le Coguiec, chez Bookelis, évoque quant à elle les bénéfices de la participation de la plateforme à la conférence des auteurs indépendants organisée par Jupiter Phaeton le 12 et 13 novembre 2024 à l’espace Saint-Martin à Paris. Un événement qui a permis selon elle des échanges fructueux avec les auteurs.
Pour 2025, Noémie Machner, en charge du marketing et de la communication chez BoD, souhaite de son côté « proposer un accompagnement personnalisé et optimisé pour les auteurs à fort potentiel commercial ». À l’image de Bookelis qui a établi cette année « un partenariat proposant un service de promotion des livres avec une approche plus professionnelle et accessible », développe Emilie Le Coguiec responsable Marketing/Communication de la plateforme.
Pour assurer la médiation de leurs œuvres, les plateformes ont, cette année encore, mis en place plusieurs actions. En 2024, KWL a mené trois opérations promotionnelles, avec des listes de nouveautés envoyées par e-mail aux lecteurs. La plateforme a également lancé Kobo Plus en Suisse au printemps dernier, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les titres autoédités.
Chez Librinova, la médiation a permis à la plateforme de signer d'importants contrats avec de grands éditeurs. En 2024, Jardin nomade de Claire Elder, lauréate du prix des Étoiles, signait chez JC Lattès, Les cerisiers fleurissent aussi la nuit de Garance Solveig chez Charleston, et La douceur du piment rouge de Laurie Heyme chez Michel Lafon, entres autres.
Cette année, plusieurs évolutions ont permis de maintenir le cap. BoD a ainsi opéré un profond remaniement de ses services, avec la refonte totale de son site Internet et l'optimisation de ses formules « Impression », « Publication », « Plus » et « Premium ». Depuis 2024, la plateforme propose également des services de jaspage sur demande, particulièrement populaires dans les genres fantasy, young adult et romance. Par ailleurs, « BoD accompagne désormais les auteurs dans la production et la diffusion de livres audio, et prévoit de poursuivre ses efforts pour réduire les délais d'impression et améliorer ses capacités de production », développe Noémie Machner.
En parallèle, de nouvelles initiatives ont été lancées en 2024. Librinova, par exemple, a développé des ateliers d’écriture animés par des auteurs à succès tels que Laura Manel, Carène Ponte et Sophie Astrabie. De son côté, Bookelis se concentre sur le renforcement de sa stratégie de vente de livres numériques. Enfin, d'autres comme KWL souhaitent « pérenniser les succès de 2024 », comme l'explique Lara Boso, chez KWL. La plateforme mise en partie sur son expansion à l’international pour y parvenir.
Pendant toute la durée du confinement et des fêtes, les 25000 habitants de la ville de Béthune ont accès gratuitement à l’application Rocambole, un « Netflix de la lecture » qui regroupe déjà 60 séries littéraires. Mis en place pour favoriser l’accès à la culture aux Béthunoises et Béthunois, cette offre est "un service culturel complètement innovant et Made in France qui offre du divertissement numérique à l’ensemble des habitants" explique François Delporte, cofondateur de Rocambole.
Le partenariat entre dans le cadre de Smart city, un projet ayant pour but de renforcer le lien entre la commune et ses habitants grâce aux nouvelles technologies Rocambole est spécialisé dans les lectures courtes (5 minutes) sur smartphone. Voici la démarche pour en profiter:
1 - Téléchargez l’application Rocambole (disponible sur Google Play ou App store), 2 - Créez votre compte, 3 - Renseignez le code LECTURE62400 dans la rubrique “Mon compte”, 4 - Profitez de l’application gratuitement et en illimité pendant 2 mois.
Christian Hermann et France Bleu Lorraine Nord s'associent dans un projet ambitieux. Celui de faire participer vos enfants à l'élaboration d'un roman jeunesse. Pour cela, les enfants peuvent écrire l'histoire en suivant les consignes que donne l'écrivain ou créer des dessins qui deviendront les illustations du futur livre. A noter que les noms de ceux dont les idées auront été retenues figuront dans le livre à parraître. Il sera mis en vente au profit l'association messine La Pédiatrie Enchantée.
Les enfants doivent un minimum le français donc ce projet s'adresse des enfnats à partir du CE2. Si vos enfants veulent participer ils doivent d'abord lire le début de l'histoire du Grand voyage de la poule Zotte (en cliquant ici). ils doivent imaginer le départ de Zotte en repondant aux questionss suivantes:
Dit elle adieu à quelqu’un ?
S’en va-t-elle discrètement voire en cachette ?
Quel animal va-t-elle rencontrer en premier?
Leur texte de 6 lignes doit étre tapé ou leur illustration doit être téléchargé sur cette page.
«Jugés sacrilèges», des livres de la série Harry Potter et Twilightont été brûlés par des prêtres catholiques de la ville de Koszalin, au nord de la Pologne. Selon ces religieux issus du groupeSMS des Cieux, les sagas font la promotion de la sorcellerie. La cérémonie, photographiée et publiée sur Facebook, suscite de vives réactions. On y voit trois prêtres qui portent un panier d’ouvrages, dont certains épisodes des aventures d’Harry Potter de J.K. Rowling et celles du vampire Edward Cullen, écrites par l’américaine Stephenie Meyer. On peut également apercevoir d’autres objets, notamment un masque de style africain. Une cérémonie durant laquelle les prêtres récitent des prières, tout en observant le panier se consumer avec un parapluie Hello Kitty et une figurine hindoue.
Un passage, qui exhorte les croyants à détruire les «ennemis de Dieu», comprend à cet égard la phrase suivante: «Vous brûlerez au feu leurs idoles», extraite du Deutéronome, un des livres de l’Ancien Testament. «Nous obéissons à la parole divine», se sont contentés d’expliquer sur la page Facebook du groupe religieux SMS des Cieux,les auteurs de cet autodafé. (Source: Le Figaro)
Lundi soir, le porte-parole de l'évêché de Koszalin, d'où vient la fondation "SMS des Cieux", a condamné l'acte de brûler des livres, tout en dénonçant "les dangers spirituels liés à l'occultisme et à la magie" qui ont "un impact destructeur sur de nombreuses personnes". "Brûler des livres, je trouve cela inapproprié", a déclaré à l'agence de presse PAP le père Wojciech Parfianowicz. (source: MSN)
George Orwell est mis à l’honneur outre-Manche. Le Royaume-Uni célèbre le 75ᵉ anniversaire de la mort de l’auteur. Pour lui rendre hommage, une nouvelle pièce de deux livres est mise en circulation par la monnaie royale britannique à parti de ce lundi 13 janvier. Sur l’une des faces, on peut lire 1984, le titre de l’un de ses romans les plus célèbres. Sur l’autre : George Orwell accompagné de l’expression culte de sa nouvelle "1984 : Big Brother is watching you" ("Big Brother vous regarde", ndlr). Depuis 1988, plus 50 motifs différents faisant référence à des auteurs ont été imprimés sur les pièces de deux livres sterling.
L’œuvre littéraire de George Orwell s’appuie sur ses engagements, fruits de son expérience personnelle. C’est ainsi qu’il se positionne contre l'impérialisme britannique, et ce, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie. De même, il milite pour la justice sociale et le socialisme après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris.
Selon l’étude, menée par Booknet Canada, 54% des éditeurs publient ou ont l’intention de publier des ebooks enrichis. Le Top 5 des plateformes les plus utilisées par les éditeurs place Kobo en tête avec 98%, Amazon arrive juste derrière avec 94%, suivis de Apple 88% , Google 54% et Barnes&Noble 67%. En ce qui concerne les ventes unitaires de livres au Canada, 18,6% des achats en 2017 étaient des livres numériques.
C’est une légère augmentation par rapport à 2016, où les ventes de livres électroniques numériques avaient une part de 16,9% pour les achats.
Dans le même temps, le nombre d’éditeurs produisant des ebooks a également augmenté: 94% des éditeurs ont déclaré produire actuellement des livres numériques, en hausse de 3% par rapport à 2016.
65% des éditeurs ont indiqué que les ventes d’une année sur l’autre augmentent (lentement ou rapidement), citant des efforts de marketing et / ou un marché en pleine maturité en fonction. A noter que les éditeurs constatent que 30% des livres numériques publiés n’avaient pas de ventes au Canada en 2017, alors que 46% n’avaient pas de ventes en 2016.
Les livres audio continuent de prospérer, la production au Canada ayant connu une croissance continue au cours des trois dernières années. En 2015, seulement 16% des entreprises produisaient des livres audio numériques, alors qu’en 2017, ce nombre atteignait 61%. Le nombre de livres audio actifs atteint les 9 215 numéros ISBN, les éditeurs de petite et moyenne taille ont en moyenne neuf numéros ISBN sur ce segment.
Emprunter un livre en France et le rendre en Belgique, c’est désormais possible ! Et ce, grâce au nouveau Réseau de lecture public, baptisé Médi@’Pass, qui vient de voir le jour dans le Sud-Avesnois grâce à la communauté de communes éponyme (CCSA). « C’est un travail de longue haleine, précise son président, Jean-Luc Pérat. Au final, neuf médiathèques et bibliothèques font partie de ce réseau : Anor, Eppe-Sauvage, Féron, Fourmies, Glageon, Trélon, Wallers-en-Fagne et Wignehies. Ainsi que celle de Momignies en Belgique. Cette spécificité transfrontalière est unique »
Cela ne regroupe pas moins de 57 000 documents (livres, magazines, CD, DVD…) – le fonds appartient dorénavant à la CCSA mais les communes conservent les murs, le fonctionnement et le personnel – pour quelque 3 200 adhérents. Mais à quoi va servir ce réseau ? « Il va permettre de proposer un service gratuit aux habitants de l’intercommunalité, répond Quentin Simon, qui vient d’être recruté en qualité de coordinateur. Une fois la carte Médi@’Pass acquise (1), il est possible d’emprunter, par exemple, un livre à la médiathèque de Fourmies et de le rendre à la bibliothèque de Momignies en Belgique. Ou bien de le réserver à la bibliothèque d’Eppe-Sauvage pour se le faire livrer à la médiathèque de Wignehies ». Pour ce faire, la communauté de communes a pu acheter un véhicule électrique, financé par l’Europe, pour effectuer les parcours entre les différents établissements. Sachant que, d’ici à la fin de l’année, il sera même possible de réaliser ces opérations, de chez soi, sur un site Internet dédié. « Ou, à l’avenir, de rendre ce service de mise à disposition de documents aux patients du centre hospitalier, résidants des maisons de retraite… », souligne encore M. Pérat.
D’autres actions seront proposées par le réseau : « Bébés lecteurs » (formation de parents ou de professionnels de la petite enfance à la lecture pour les tout-petits), Quinzaine du conte (avec le contrat territoire lecture), « Goûtez au numérique » (20 tablettes disponibles pour les seniors), Prix des Incorruptibles, « Jardins partagés » et expositions itinérantes.
(1) Où se procurer la carte Médi@’Pass ? Dans les neuf médiathèques ou bibliothèques du réseau ou bien au siège de la communauté de communes Sud-Avesnois (PIDE de Fourmies). Cette carte est gratuite pour les habitants de l’intercommunalité (5 € pour les extérieurs). Elle donne accès à l’ensemble des documents que vous pouvez découvrir sur le site Internet http://ccsa.reseaubibli.fr.
Lieu de rencontres, d’épanouissement et de bien-être, le jardin s’inscrit au programme de la 10eédition des Insolivres du conseil départemental. Dans le cadre de cette animation, et pour marquer son 10e anniversaire, la bibliothèque de Haselbourg (Moselle) a aménagé un jardin expérimental derrière le bâtiment de l’ancienne école, qui abrite à présent la bibliothèque.
« Qui plante un jardin, plante le bonheur », peuvent lire les visiteurs sur une pierre. C’est précisément l’objectif recherché par Véronique Bour, la responsable et son équipe, comme elle l’a rappelé lors d’une courte allocution avant l’inauguration officielle par le maire Michel Wittmann, et la conseillère départementale, Mme Pierrard. « Nous avons pu concrétiser ce projet grâce au concours des bénévoles, des enfants du périscolaire et des entreprises (Holtzinger et Reko) ».
Les lieux étaient encore en friches il y a deux mois. Aujourd’hui, nettoyées, désherbées, les allées sont bien tracées et recouvertes de copeaux. Quelques tables, des bancs viennent faire de cet espace un endroit accueillant, bien exposé avec une vue imprenable sur la vallée. Les radis côtoient les salades, les tomates cohabitent avec les plantes aromatiques, le persil, la sauge, la menthe et quelques fleurs… Un braséro est prévu au fond du jardin pour y installer un barbecue. Un petit jardin extraordinaire ouvert au public, riverains, promeneurs, à toute personne en recherche d’un peu de tranquillité, de bien-être.
C’est dans ce « lieu enchanteur » comme l’a fait remarquer le maire, que la conteuse Norvène Galliot a présenté son spectacle intitulé Et l’arbre se mit à chanter. Elle a emmené les participants à la découverte de la naissance du monde (Mère Soleil) à celle du feu (la petite fille qui aimait son peuple). Un bon moment qui s’est prolongé jusqu’à la tombée de la nuit et avant le verre de l’amitié offert par la bibliothèque.
A l’occasion de la fête du livre, la bibliothèque universitaire de Salamanque a mis en place une expérience pour promouvoir sa bibliothèque de livres numériques. Pour donner plus de visibilité à la plateforme CIELO (Contenidos Informativos Electrónicos, Libros y Objetos digitales) et informer les étudiants des livres numériques mis à leur disposition, des fiches imprimées et munies d’un QR code ont été disséminées dans les rayonnages des livres physiques. Médecine, philosophie, éducation, chaque rayonnage a maintenant une ou plusieurs fiches qui permettent au lecteur de télécharger directement le livre qui pourrait les intéresser au format numérique.
Ces fiches indiquent la couverture, un résumé, pour donner toute l’information nécessaire avant le téléchargement. 5 500 ebooks sont proposés et le catalogue devrait augmenter rapidement. C’est une idée simple, originale et peu coûteuse qui pourrait être déployée dans bons nombres de bibliothèques universitaires ou municipales.
Pour la deuxième année consécutive, Toshikazu Kawaguchi a remporté la première place de notre classement annuel Fiction Heatseekers, en tête d'une liste remplie de romans japonais et coréens et de romances et romantismes boostés par BookTok. Les Fiction Heatseekers, qui figurent dans la couverture hebdomadaire des classements de The Bookseller , sont les titres les plus vendus d'auteurs qui n'ont jamais atteint le Top 50 officiel britannique. La liste tend à pencher vers les écrivains en début de carrière et émergents, mais comprend souvent aussi des romanciers littéraires sous le radar (en particulier après avoir remporté un prix ou avoir été présélectionnés) et des auteurs numériques avec une empreinte imprimée de plus en plus large, ainsi qu'une poignée d'auteurs classiques dont l'apogée a précédé le lancement du Total Consumer Market de Nielsen BookScan en 1998.
Si les principales listes de best-sellers de fiction ont tendance à se concentrer sur des mastodontes comme Richard Osman et Colleen Hoover, il convient de noter que ceux qui opèrent en dehors du Top 50 contribuent grandement au marché. En 2024, 37 % (soit 205 millions de livres sterling) des ventes record de fiction de TCM provenaient d'auteurs qui n'avaient jamais figuré dans le Top 50.
Kawaguchi s'empare du sommet avec Before the Coffee Gets Cold (traduit par Geoffrey Trousselot), qui s'est écoulé à près de 81 000 exemplaires, soit un volume total presque identique aux performances du titre en 2023. Le livre de l'écrivain né à Osaka a été publié pour la première fois au Royaume-Uni en 2019 et est le porte-étendard de la vogue actuelle du cosy fantasy/magical realist japonais et est-asiatique, une tendance qui tend à mettre en scène une combinaison de chats, de librairies ou de cafés. Le schéma de vente hebdomadaire de Before the Coffee Gets Cold a été remarquablement constant au cours des trois dernières années, se vendant normalement entre 1 200 et 1 600 unités avec des pics occasionnels ; en 2024, ce zénith a été une récolte de 3 405 unités au cours de la période de sept jours précédant Noël. Ce rythme soutenu porte ses fruits : Kawaguchi a gagné 4,6 millions de livres sterling grâce au TCM depuis 2019 pour Before the Coffee Gets Cold et ses quatre séries suivantes, dont 2,9 millions de livres sterling proviennent de ses débuts au Royaume-Uni.
Deux des compatriotes de Kawaguchi, dont les romans se situent à peu près dans le même espace cosy, se classent dans le top 5 des Heatseekers, avec What You are Looking For is in the Library de Michiko Aoyama (traduit par Alison Watts) en quatrième position avec 52 835 exemplaires vendus, suivi par la traduction par Eric Ozawa de Days at the Morisaki Bookshop de Satoshi Yagisawa avec ses 50 171 exemplaires vendus. Pendant ce temps, la traduction par Shanna Tan de Welcome to the Hyunam-dong Bookshop de l'auteur coréen Hwang Bo-reum se classe à la 14e place avec près de 37 000 exemplaires vendus.
Kawaguchi est en tête, mais Geneva Lee remporte une entrée sur cinq dans le Top 20 des Heatseekers avec sa série Filthy Rich Vampires, « entre Twilight et Gossip Girl », boostée par BookTok. Au total, l'écrivaine américaine a vendu près de 170 000 exemplaires via BookScan en 2024, bien que cela ait été aidé par des remises importantes, ses quatre livres ici frôlant le seuil de 74,5 % de réduction du prix de vente conseillé par The Bookseller pour être inclus dans nos classements.
Le moteur principal d'au moins la moitié du Top 20 des Heatseekers 2024 a été TikTok ; sept des romans ont en fait les mots « TikTok » ou « BookTok » dans les métadonnées de leur titre. Il s'agit notamment des entrées évidentes comme Mile High, sur le thème des ennemis du hockey sur glace devenus amoureux, de Liz Tomforde et la romance cow-boy « torride » Done and Dusted de Lyla Sage (félicitations à l'éditeur britannique de Sage, Quercus, pour avoir conservé les couvertures astucieuses et rétro de Dial Press US qui brisent les genres).
Il y a aussi les bénéficiaires moins évidents de BookTok, comme Fiodor Dostoïevski. Nous l'avions déjà signalé dans notre Bilan de l'année 2023, mais les Nuits blanches du grand auteur russe ont été pris au sérieux par la plateforme au cours des deux dernières années. Les utilisateurs ont vanté l'histoire d'amour tragique de la nouvelle sur la plateforme, mais les acheteurs de livres ont sans aucun doute également été attirés par le prix de 3 £ des Penguin Little Black Classics, l'édition traduite par Ronald Meyer s'étant écoulée à plus de 54 000 exemplaires l'année dernière. Cette explosion de BookTok a fait sortir Dostoïevski de son total annuel habituel d'environ 500 000 à 750 000 £, ses ventes de TCM dépassant le million de livres en 2024 pour la première fois depuis le début des relevés.
BookTok a également découvert Moi qui n'ai jamais connu d'hommes de Jacqueline Harpman , la dystopie post-apocalyptique de la regrettée auteure belge, initialement publiée en 1995. La dernière édition de Vintage, traduite du français par Ros Schwartz, est sortie en 2019 et a enregistré des ventes TCM de 60 730 exemplaires depuis, dont 71 % ont été générés en 2024, près de 90 % au cours des 18 derniers mois.
Le Festival de la BD d'Angoulême, très critiqué pour ne pas avoir sélectionné de femmes pour le Grand Prix 2016, explique son choix exclusivement masculin et annonce ce mercredi qu'il ajoutera des auteures à la liste. La grogne a finalement payé. Le Festival d'Angoulême critiqué et boycotté pour l'absence de femmes parmi les 30 auteurs sélectionnés pour son Grand Prix fait marche arrière. Dans un long communiqué de presse ce mercredi, il s'explique sur sa décision initiale et annonce aussi l'ajout d'auteures dans la liste des sélectionnés. Mardi, de nombreuses personnalités comme Riad Sattouf, primé en 2015, avaient demandé à être retirées de cette sélection, tant qu'elle ne serait pas "plus paritaire".
Dans son communiqué intitulé "Le Festival d'Angoulême aime les femmes... mais ne peut pas refaire l'histoire", l'équipe du festival explique que le Grand Prix, qui "vient couronner un.e auteur.e pour l'ensemble de son oeuvre et sa contribution à l'évolution de la bande dessinée" serait l'équivalent d'un "César d'honneur" pour les personnalités du monde de la BD reconnues qui "réalisent des créations depuis des décennies". Or, "force est de constater qu'il y a très peu d'auteures reconnues", souligne le communiqué. Il précise: "il est objectivement beaucoup plus rapide de compter leurs auteures (presque sur les doigts de la main) que leurs auteurs."
Le Festival estime qu'il ne peut donc pas "refaire l'histoire" et affirme avoir mis en avant nombre de créatrices. "Pour l'édition 2016 de l'événement, celle-ci fait apparaître des créatrices dans une proportion tout à fait significative (25% des livres alors que la représentation de celles-ci parmi l'ensemble des auteur.e.s est inférieure à 15%)".
Surtout, le Festival se défend de tout machisme ou sexisme. Au contraire, il estime être très engagé sur la question des auteures, en ayant notamment "joué un rôle important dans l'émergence d'auteures comme Marjane Satrapi ou Julie Maroh". Il se présente comme "un acteur volontariste de la cause des auteures", qu'il ne veut pas néanmoins "desservir en les catégorisant ou en s'inscrivant dans une discrimination positive, qui n'aurait pas de sens en matière artistique." Cela dit, pour faire avancer le débat, il a accepté d'intégrer des femmes à la liste des sélectionnés pour le Grand Prix. Sans manquer de rappeler qu'en 2014 Marjane Satrapi et Posy Simmonds, avaient recueilli très peu de votes et étaient "arrivées les dernières".
« J'ai interdit la traduction espagnole du livre. Par contrat. Je ne veux pas contribuer à la bilinguisation de la littérature catalane». Júlia Bacardit, une écrivaine catalane qui a défendu dans une interview publiée cette semaine qu'elle n'avait opposé son veto qu'à l'espagnol et à aucune autre langue, dans son dernier ouvrage, "Un dietari sentimental", s'est montrée aussi directe.
Bacardit, qui est également co-auteur du podcast 'Les golfes', avait été précédemment publié en espagnol. En fait, dans l'interview publiée dans Elnacional.cat, elle souligne que son livre "Le prix d'être mère", qui était un essai sur le don d'ovules et tout ce que cela implique, s'est vendu davantage en espagnol qu'en catalan . "C'était un livre plus journalistique, ça ne me dérangeait pas d'être traduit", dit-elle.
Au contraire, Bacardit souligne que 'Un dietari sentimental' est, comme son nom l'indique, beaucoup plus personnel et "ça me rend encore plus clair [l'interdiction de la traducción au Castilian]". "Aussi pour le moment où nous sommes, dans un recul très net du catalan ", précise l'écrivain.
"Pour le moment, la décision que j'ai prise est assez ferme", réitère l'écrivain lors de l'entretien, tout en insistant sur le fait que "cette décision, ce refus, est une petite chose que nous, écrivains, pouvons faire pour notre langue". « La seule contribution que je puisse apporter, la seule petite victoire , c'est que mes amis hispanophones me lisent en catalan, au lieu de me lire traduit. Et ce n'est pas par supériorité morale : si je le fais, c'est parce que pour moi c'est très important, c'est personnel et ça me fait vraiment mal », se défend-t-elle.
Dans ce livre, Bacardit réfléchit à la première personne sur certaines de ses expériences intimes mais aussi sur la littérature ou le journalisme et parle explicitement de la « douleur du langage ». En ce sens, il réitère que ses sentiments sur la langue pourraient être compris par « les basques, les galiciens et les autres personnes bilingues de l'État espagnol ».
Désormais, les vendeurs en ligne ne pourront plus vendre d’ebooks pour adultes avant 22 heures. Cette restriction est l’extension d’une loi de 2002 destinée à empêcher les enfants d’acheter des magazines, des BD ou des livres pour adultes. Les livres numériques sont maintenant inclus dans cette loi.
Les ebooks avec du contenu considérés comme érotiques ou non adapté aux mineurs devront être identifiables. Pour cela les éditeurs ou les auteurs auto-édités devront intégrer ce marquage dans les metadonnées.
Les livres numériques pourront ainsi être repérés et isolés par les revendeurs en ligne. Ils devront rendre les ebooks visibles dans leur librairie uniquement entre de 22 heures à 6 heures du matin. Les éditeurs et les libraires qui ne respecteront pas cette loi encourent une amende de 500 000€.
Amazon, Kobo ou encore Tolino devraient effectuer les modifications nécessaires pour être en conformité avec cette nouvelle loi.
Un nouvel établissement germanophone, baptisé tout simplement Librairie allemande, ouvre ses portes mardi 19 mai à Paris, dans le 5e arrondissement, au 5, rue Frédéric-Sauton. Occupant un local de 40 m2, il proposera des livres en VO d’auteurs allemands, suisses et autrichiens, mais aussi des traductions en français d’auteurs de langue allemande.
A l’origine du projet, Iris Mönch-Hahn, libraire depuis 25 ans (en Allemagne, en Suisse puis en France), explique vouloir combler le vide laissé par la disparition en janvier de la principale librairie allemande de la capitale, Marissal Bücher.
Consciente que le prix de vente des ouvrages importés est un problème pour les librairies à l’heure d’internet, la nouvelle directrice entend proposer ses livres au même prix qu’en Allemagne. Pour ce faire, elle s’appuie sur des niveaux de remise structurellement plus élevés outre-Rhin qu’en France. Elle compte aussi sur le soutien de ses fournisseurs, qu’elle connaît bien, pour obtenir des conditions intéressantes.
Janaki Karmacharya a attendu deux jours avant d'oser se rendre sur les ruines de la Kaiser Bibliothèque à Katmandou (Népal), dont elle est la directrice. "Je suis restée muette pendant un certain temps, a-t-elle expliqué à l'AFP, tant il était difficile pour moi de croire à l'étendue des dégâts".
En effet, près d'un tiers des 28 000 ouvrages que contenait la superbe bibliothèque se dressant autrefois au coeur de Katmandou, juste en face de la porte ouest du Palais Royal de Narayanhiti, a été détruit lors du séisme qui a frappé le Népal le 25 avril dernier et tué plus de 7 800 personnes. "Dieu merci, le tremblement de terre a eu lieu un samedi, ajoute-t-elle ; il n'y avait pas de lecteurs à l'intérieur".
Construite il y a 120 ans et offerte à la nation par Kaiser Shumsher, un descendant de la dynastie Rana qui a régné au Népal jusqu'en 1951, la bibliothèque attirait jusqu'au mois dernier nombre d'étudiants et d'intellectuels népalais friands de livres rares, de cartes et de manuscrits anciens. Kaiser Shumsher l'avait érigée près de son palais de Katmandou et enrichie de sa propre collection d'ouvrages, accumulés notamment lors de ses voyages en Angleterre du début du 20ème siècle.
"Les dégâts dans la Kaiser Bibliothèque représentent une énorme perte pour nous car en plus d'être une maison pour les livres, elle abritait également les archives d'écrits historiques d'une importance archéologique inestimable, a déclaré à l'AFP Dev Labha Awasthi, co-secrétaire au ministère de l'Education du Népal.
"Nous sommes préoccupés par la sécurité des livres, des peintures et d'autres objets antiques conservés jusqu'ici dans la bibliothèque", ajoute-t-il. En effet, en plus des nombreuses destructions consécutives au tremblement de terre, de profondes fissures fragilisent les éléments de la structure encore debout ; auxquels s'ajoutent les risques inhérents aux répliques quotidiennes du séisme.
our des raisons de sécurité, le personnel de la bibliothèque a donc désormais l'interdiction d'entrer dans l'établissement. Et le ministère de l'Education a déclaré chercher d'urgence un endroit sûr pour stocker les documents qui y étaient autrefois conservés. Bien qu'il soit prévu de réhabiliter prochainement les murs de la Kaiser Bibliothèque de Katmandou, il est probable que les livres transférés n'y reprennent pourtant jamais leur place d'autrefois, celle-ci devant être finalement transformée en galerie d'art.
Voici une vidéo permettant de découvrir cette bibliothèque avant le séisme:
Et si, sous ses airs bourrus, la Commission européenne avait bon fond ? C'est peut-être ce que vont finir par se dire les acteurs du livre électronique et de la presse en ligne, à qui Bruxelles promet désormais un cadeau fiscal inespéré : une baisse du taux de TVA à un niveau similaire à celui du livre papier et de la presse écrite. Exactement ce que l'exécutif européen leur refuse pourtant depuis des années, au point d'avoir saisi la Justice européenne pour les mettre au pas !
Ce revirement apparent a été dévoilé par Jean-Claude Juncker lui-même, dans une annonce passée relativement inaperçue : le président de la Commission a rencontré la semaine dernière l'association des éditeurs de presse allemands et leur a promis au premier semestre 2016 une réforme des règles européennes sur la TVA qui permette de réduire le taux appliqué au livre numérique et à la presse en ligne. « Nos règles doivent être technologiquement neutres », a expliqué le dirigeant luxembourgeois, selon le script de son discours. Jean-Claude Juncker - qui se décrit lui même comme un « anti-geek » et se flatte d'utiliser encore un téléphone Nokia rudimentaire - dit « vouloir prendre en compte la révolution numérique dans le cadre législatif ». « Cela ne devrait pas être différent de lire les nouvelles sur un journal papier ou sur une tablette », a-t-il ajouté.
“Qui veut la peau de Roger Rabbit?” de Gary K. Wolf a été publié aux USA en 1981. Ce polar à succès a inspiré le film culte éponyme en 1988. Là encore, ce fut un carton ! Pour la première fois en France, les éditions Ynnis publient la version en français du roman de Gary K. Wolf ! “Qui veut la peau de Roger Rabbit?” mélange habilement les genres du polar noir et de la comédie loufoque. Il se déroule dans un univers où les humains et les Toons (personnages de dessins animés) coexistent. Wolf crée un monde riche et détaillé où les Toons interagissent avec les humains de manière totalement crédible et amusante. Roger Rabbit est un personnage adorable et farfelu. En contrepoint, le détective Eddie Valiant apporte un contraste intéressant avec son attitude cynique et dure. La dynamique entre eux est l’un des points forts du livre. L’auteur réussit à équilibrer parfaitement l’humour décalé des Toons avec le suspense propre au genre du roman noir. Cela rend la lecture à la fois divertissante et palpitante.
Pour les fans du film, certaines différences entre le livre et l’adaptation cinématographique peuvent être déroutantes ou décevantes. Le ton du roman est légèrement plus sombre et moins comique que celui du film.
Voici le résumé du livre :
L’heure est grave : quelqu’un a tenté d’étouffer le célèbre lapin de bande dessinée Roger Rabbit. Eddie Valiant, un détective privé bourru embauché pour une simple affaire de contrat, se retrouve donc à se poser des questions sur la sécurité de son client. Mais alors qu’il est sur le point de clore son enquête et de partir le plus loin possible de l’étrange milieu des toons, ces personnages dessinés qui vivent parmi nous, un double meurtre le remet sur la piste d’un complot aux ramifications insoupçonnées… aux côtés d’un allié improbable. Quel est le rôle de Jessica Rabbit, le grand amour du lapin, dans cette affaire ? Pourquoi est-ce que tout le monde souhaite s’emparer d’une simple bouilloire de cuisine ? Et surtout : qui veut la peau de Roger Rabbit ?
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Après les montréalais et les lillois, c'est au tour des moscovites de pouvoir télécharger des livres numériques dans les transports en commun. En effet, une bibliothèque est disponible. Elle propose plus de 100 titre de littérature classique russe. Par exemple, ils pouront télécharger des livres de Gogol, Dostoïevski, Pouchkine, Tchekhov, Gorky, Tourgueniev ou encore Tolsto. Tout ces titres sont disponible gratuitement en scannant un code. Le service de bibliothèque complet est déjà en ligne, mais le projet est actuellement seulement être lancé dans quelques-unes des 195 stations du métro de Moscou pour un essai, avant d'être déployé dans toute la ville.
Ainsi pour Tanya Kerekelitsa : « L'idée est excellente. C'est très facile à utiliser dans le métro parce qu'on n'a pas besoin de s'inscrire. Le choix est encore assez limité pour l'instant, mais, si on pouvait ajouter certains auteurs modernes ou étrangers, cela serait tout simplement génial. Je serais même prête à payer un peu d'argent. »
“Une position dominante sur le marché et les circuits de distribution ne doit pas menacer notre diversité culturelle”, a déclaré Monika Grütters, ministre allemande de la Culture, à propos des pressions qu’Amazon exerce sur le groupe d’édition Bonnier, selon l’AFP.
La ministre “approuve et soutient” la pétition des auteurs de langue allemande. Ceux-ci ont dénoncé dans une lettre ouverte les retards de livraison et la manipulation des listes de recommandations à laquelle se serait livré le vendeur au détriment du groupe suédois, propriétaire de plusieurs maisons d’édition en Allemagne, dans le but d’obtenir de meilleures remises de sa part.
“Si des titres sont retirés des listes de recommandations et si les livraisons sont retardées dans le but d’obtenir des rabais des éditeurs, c’est totalement inacceptable”, a affirmé la ministre, ajoutant que les livres sont à la fois des “produits économiques» et des “biens culturels”.
“La littérature, les livres, les maisons d’édition sont à la base de notre vie culturelle”, a insisté Monika Grütters. “Ils ne doivent pas être soumis aux seules lois du marché. Traiter ces valeurs avec discernement est une question d’éthique. Ceci concerne tout le monde, y compris Amazon”, a-t-elle poursuivi.
En fin de journée, le 21 août, peu après les déclarations de la ministre, la pétition avait été signée par 1544 auteurs.
Alors que La Réunion affiche une bonne densité de librairies, 7 Réunionnais sur 10 n’ont pas acheté de livre en 2014. L’enquête réalisée par l’Observatoire de l’économie du Livre, le syndicat national du Livre et l’INSEE souligne également que les librairies sont inégalement réparties sur le département puisque "60% d’entre elles sont concentrées sur les seules villes de Saint-Denis et de Saint-Pierre". Par ailleurs, "huit entreprises concentrent près de 90% du marché du livre".
La part de la population âgée de 15 ans et plus ayant acheté au moins un livre au cours de l’année est de 30%. Par conséquent, 70% des Réunionnais (de + 15 ans).
Ce qui est très inférieur au taux observé en métropole puisque dans l’Hexagone, la part de la population âgée de 15 ans et plus ayant acheté au moins un livre au cours de l’année est de 52%. Le taux enregistré à La Réunion est aussi inférieur à celui obervé dans d’autre DOM, comme en Martinique (48%) ou en Guadeloupe (43%). Mais attention : cette enquête souligne que le taux enregistré sur l’île intense est forment corrélé à la proportion de la population de moins de 20 ans dont le taux est de 34% à La Réunion.
Avec 16,7 millions d’euros de chiffres d’affaires éditeurs en 2013, le département est le premier marché du livre dans les DOM (en terme de chiffres d’affaires). Mais tout comme en Martinique ou en Guadeloupe, on note "une baisse des ventes de livres après un pic observé en 2008". Cette baisse s’est accentuée sur ces trois dernières années avec en moyenne -6% par an et "une baisse plus importante de -9,5% en 2013 par rapport à l’année précédente". Cette observation doit toutefois être liée à plusieurs évènement survenus ces dernières années : "mise en liquidation en 2009 et 2010 de l’enseigne Virgin à Saint-Denis et de la librairie Autrement, également au centre-ville de Saint-Denis. Seule la librairie Autrement a fait l’objet d’une reprise, accompagnée financièrement par les pouvoirs publics. Un des magasins de la chaîne Agora a également fermé ses portes fin 2013". Il faut aussi souligner que la répartition des achats de livres sur le territoire de La Réunion continue de "privilégier la librairie qui arrive au premier rang dans la répartition des lieux d’achats avec 42,9% des déclarations d’achats". Au 2ème rang, ce sont les clubs de livres qui captent près de 20% des achats. Les ventes sur Internet représentent 14,4% de la répartition des achats, ce qui n’est pas négligeable.
Fleur Pellerin, Ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique a inauguré le premier parcours digital en gare de Paris-Montparnasse. Youboox, la plateforme de livres numériques y participe dans l’objectif de démocratiser toujours plus la lecture numérique.
A l’aide d’un QR-code placé dans les espaces d’attente de Paris Montparnasse, Youboox propose à tous les voyageurs d’accéder gratuitement à une bibliothèque numérique directement depuis des panneaux d’affichage disposés dans ces lieux. Les usagers vont bénéficier ainsi d’un accès complet au service Premium payant de Youboox pendant une journée mais également au service Freemium (lecture numérique gratuite en illimité avec affichage de publicités).
Chacun pourra ainsi lire des ebooks pendant les trajets que ce soit pour aller en banlieue ou pour de plus grands périples via sa tablette ou son smartphone. Pour l’occasion, les versions iPhone et Android en version beta test a été déployée proposant un nombre restreints de livres numériques.
Après la mise en ligne d'un Don Quichotte electronique par la BNE, le Centre d'études cervantines et la Bibliothèque vitruelle Miguel de Cervantès vont mettre en ligne une plateforme proposant toute l'oeuvre de l'ecrivain espagnol le plus connu dans le monde Cervantés. Sur cette plateforme, on trouvera l'encyclopédie cervantine qui regroupe plus de 6000 pages imprimés et la Banque d'Image de Don quichote qui contient plus de 17000 images tirèes des diffrentes éditions de ce livre de 1605 à 1905 . Il y aura aussi des traductions des oeuvres de Cervantès dans différentes langues ainsi que des textes inspiéres par la vie ou l'oeuvre de cet auteur comme El Quijote de los niños" (1861), "Capítulos que se le olvidaron a Cervantes", del ecuatoriano Juan Montalvo, "La ruta de Don Quijote", de Azorín, o "Mito", de Antonio Buero Vallejo.