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14 décembre 2021

Bibliothécaire, un métier digne de confiance pour les Britanniques

Confiance bibiothécaire RU

Peu de métiers font l'unanimité auprès du grand public. Au Royaume-Uni, celui de bibliothécaire remporte de nombreux suffrages selon un récent sondage d'Ipsos. Une tendance qui montre le rôle essentiel qu'ont eu les personnes travaillant dans des bibliothèques durant la pandémie. Les bibliothécaires ont fait une entrée fracassante dans le classement annuel d'Ipsos répertoriant les métiers qui inspirent le plus confiance aux Britanniques. L'institut de sondage a interrogé plus de mille habitants du Royaume-Uni concernant les professions auxquelles ils accordent le plus de crédit. Il s'avère que 93 % d'entre eux estiment que les bibliothécaires sont dignes de confiance. Seuls les infirmières et infirmiers les dépassent dans le classement avec 94 % des suffrages. Ce score est d'autant plus admirable pour les personnels des bibliothèques que c'est la première fois qu'ils apparaissent dans le sondage d'Ipsos.  Les bibliothécaires rencontrent une forte adhésion des Britanniques, quels que soient leur niveau d'étude, genre et même affiliation politique. Il faut dire que les bibliothèques ont joué un rôle déterminant durant la pandémie, alors que l'accès aux livres était restreint par la fermeture prolongée des écoles et des librairies. En septembre 2020, la London Library a signé un partenariat avec le service de prêt numérique OverDrive pour permettre à ses adhérents de louer des livres numériques dans le cadre de leur abonnement.

"La crise du coronavirus a également accentué l'importance de proposer du contenu numérique, d'autant plus quand il est difficile d'avoir accès aux collections physiques. Nos journaux en ligne et autres ressources digitales sont déjà très utilisés par nos membres", avait alors déclaré l'institution dans un communiqué. 

De nombreuses bibliothèques se sont aussi efforcées de maintenir un lien avec les populations les plus vulnérables. Selon un rapport de l'association Libraries Connected, 130 d'entre elles ont passé plus de 130.000 appels téléphoniques à leurs adhérents pour lutter contre l'isolement social et la solitude durant la pandémie. De quoi valoriser la profession de bibliothécaire auprès du grand public.

Source: MSN

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8 décembre 2021

Lire en situation de handicap : vers un portail national de l’édition accessible

table_ronde_accessibilite_Qu’elles souffrent de troubles cognitifs, de handicap visuel, intellectuel, moteur ou de surdité, les personnes en situation de handicap (10 % de la population française) rencontrent énormément de difficultés pour accéder à la lecture. Les causes sont multiples : la pauvreté de l’offre dans des formats accessibles (braille, livre audio, livres en gros caractères…), le manque de formation des personnels en médiathèques et bibliothèques, mais aussi l’absence de structure recensant les moyens existants à l’échelle nationale… S’il n’est guère réjouissant, le constat général dressé ce 6 décembre lors d’une rencontre des journées professionnelles du Salon de Montreuil intitulée « Accessibilité à la lecture et handicaps » appelle aussi à l’action. Devant un public nombreux, Vanessa Van Atten, chargée de mission au ministère de la Culture, a profité de la rencontre pour détailler les ambitions d’une étude interministérielle en cours qui vise à améliorer l’accessibilité à la lecture des personnes handicapées. Élaborée dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte européen d’accessibilité des produits et des services pour les personnes handicapées et âgées, cette étude prévoit notamment le développement d’une offre commerciale numérique nativement accessible. Elle entend aussi promouvoir et développer l’usage du format epub3 comme format par défaut. Une étude de faisabilité pour la création d’un service en ligne national de l’édition accessible est également à l’œuvre, avec en ligne de mire la définition d’un plan de production de documents adaptés. Les objectifs poursuivis sont la simplification des démarches des personnes handicapées pour repérer et se procurer des ouvrages accessibles tout en augmentant significativement l’offre existante de contenus. A ce titre, l’importance du principe de l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes handicapées a été rappelée avec force : sous l’égide de la Bibliothèque nationale de France (BnF), tiers de confiance entre éditeurs et organismes habilités, des œuvres sous droit peuvent être adaptées librement et sans contrepartie financière. La BnF gère la plateforme Platon pour l’échange des fichiers numériques source des éditeurs. Le rôle de l’étude est notamment de préciser, à travers plusieurs scénarios, les modèles de gouvernance, les contours et les fonctionnalités du service, ou encore ses coûts d’investissement et de fonctionnement.

« Les premiers arbitrages seront rendus début 2022 par le Premier ministre », a annoncé Natacha Van Atten.

Source: Livres Hebdo

31 décembre 2021

Une année « historique » avec une progression des ventes proche de 20% pour les libraires espagnols

Hausse ventes libraires 2021 Espagne

Le 17 décembre deernier, lors du lancement de la campagne de Noël, La Confédération espagnole des guildes et associations de libraires (Cegal) esperait terminer l'année 2021 avec une "hausse historique" d'environ 20 % des ventes.

Le porte-parole de la Cegal, Álvaro Manso, a expliqué à Europa Press que cette augmentation était "impensable" les autres années. Manso a souligné que cette croissance n'est pas due à une année 2020 "faible" -malgré la fermeture survenue en raison de la pandémie-, puisque les chiffres de l'année pandémique se sont améliorés 

A l'occasion de la Journée des bibliothèques du 11 novembre, Cegal a fourni des données sur les ventes de livres dans les petites et moyennes librairies : jusqu'à ce mois-là, elles avaient augmenté de 13 % par rapport à 2020, et il est prévu que l'année se terminera par un croissance de plus de 15 %, un pourcentage qui va enfin s'améliorer. Manso a expliqué que déjà dans la dernière ligne droite de 2020, les clients réguliers des librairies ont augmenté la fréquence d'achat. "La question était de savoir si en 2021 cela continuerait d'être comme ça et la réponse a été oui", a-t-il souligné, mettant en avant quelques actions "indicatifs" cette année.

« La Journée du livre, qui était encore affectée par des restrictions de capacité dans la plupart des provinces, était quelque chose d'historique en termes de ventes, il a été noté qu'il y avait beaucoup d'intérêt à récupérer cette proximité. Avec la plupart des foires les mêmes, peut-être que Madrid n'a pas obtenu les chiffres des autres années, mais la réalité est que les gens se pressaient dans les files d'attente : ils ont tous été de très bons événements ", a-t-il reconnu.

Cependant, la situation de la librairie indépendante reste « fragile ». Selon la dernière Carte des Librairies établie par Cegal, près de la moitié des 3 208 librairies inscrites ont un chiffre d'affaires du livre inférieur à 90 000 euros, ce qui les place à la limite de la survie. Manso a expliqué qu'en 2021, il y a eu une augmentation des librairies, en particulier dans les grandes villes, alors qu'en 2020 la croissance était « zéro » entre les établissements fermés et ouverts. "En 2021 ce sera positif, mais pas beaucoup plus non plus : c'est quand même une bonne nouvelle", a-t-il souligné.

Pour 2022, il considère que "tous les signes sont positifs", de la mise en place d'un Plan Lecture de la Culture à une augmentation prévisible des dépenses d'achats des bibliothèques. "On est tous dans l'idée de profiter de ce moment, j'ai du mal à croire que les chiffres de croissance vont se répéter, il y aura une modération, mais avec de bonnes perspectives", a-t-il souligné.

Manso a évoqué un moment "d'opportunité" pour les librairies, avec la possibilité de "fixer la population de lecteurs ". "C'est maintenant le moment de le faire et nous pouvons nous y impliquer", a-t-il soutenu, avant d'aborder la pénurie actuelle de papier due à la crise d'approvisionnement.

28 décembre 2021

Le Festival de BD d’Angoulême encore reporté

Festival Angoulême repport

Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême n’aura pas lieu comme prévu du 27 au 30 janvier. Prenant acte des nouvelles mesures sanitaires en pleine cinquième vague de Covid-19 (notamment le retour des jauges en intérieur),  le directeur général du FIBD, Franck Bondoux, a annoncé à Libération que l’événement, quasiment prêt, serait reporté, probablement de trois mois.

Le festival est actuellement en discussion avec tous les acteurs impliqués pour convenir d’une nouvelle date, peut-être fin mars, «dans un vallon de contamination plutôt qu’en plein pic comme aujourd’hui».

Il dit aussi que « compte tenu de l’état d’avancement du festival et des sommes engagées au moment de décider d’un report, le futur du FIBD est menacé si l’Etat n’aide pas la manifestation ».

En effet le FIBD traverse une période difficile. Seule une déclinaison numérique a minima et presque à huis clos s’était déroulée fin janvier 2021. L’événement devait se tenir à la fin juin 2021. Il n’a finalement pas eu lieu. L’édition à venir, la quarante-neuvième, dont la sélection a été dévoilée le 23 novembre 2021 à Paris, doit mettre Chris Ware et René Goscinny à l’honneur.

25 novembre 2021

Un club de lecture dans un supermarché italien

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Pourquoi ne pas mettre un livre dans le panier ainsi que les produits habituels ?   C'est ce que propose le Comité Coop Membres de Varese Malnate (Italieorganisant un groupe de lecture du nom propre au lieu :  Letture nel Carrello. Le lieu de rencontre du groupe est en effet l'espace Scopri Coop, situé à l'étage supérieur du magasin de la via Daverio à Varese. 

Qu'est-ce qu'un groupe de lecture ? C'est un groupe de personnes qui aiment lire et souhaitent partager leurs opinions et impressions sur le même livre lu personnellement avant la rencontre.   Pour permettre à chacun de pouvoir exprimer son point de vue, le groupe sera composé d'un nombre maximum de 12 personnes, choisies selon l'ordre d'inscription. Les lectures qui seront proposées abordent des thèmes qui nous concernent de près avec un regard ironique et positif. 

 L'adhésion est gratuite et il n'est pas nécessaire d'acheter les livres qui seront fournis par le magasin Coop de Varèse. Le premier livre pourra être retiré à l'espace d'information du magasin via Daverio, après confirmation de l'inscription, tandis que les autres seront livrés lors de rendez-vous ultérieurs.  Pour plus d'informations et pour les inscriptions, qui doivent être reçues avant le 30 novembre, écrivez à l'e-mail suivant :  soci.varesemalnate@partecipacoop.org .

Source: Partecipacoop

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22 décembre 2021

Création d'une force de vente commune pour la librairie religieuse par 3 éditeurs français

Equipe commune librairie religieuseL’union fait la force. Quatre représentants des groupes Bayard, Elidia et Hachette Livre vont constituer dès janvier 2022 une équipe de vente commune dédiée au marché de la librairie religieuse. Nommée « H + Spiritualité », cette équipe commercialisera les catalogues de deux des principaux éditeurs chrétiens, Artège et Bayard, qui coéditaient déjà chaque année le Missel du dimanche, ainsi qu’une partie du catalogue Hachette Livre.

Les représentants visiteront « régulièrement les librairies religieuses de toutes tailles, de la Procure à Paris aux points de vente d'abbaye » en vue de leur apporter « le conseil, le service et l’accompagnement commercial correspondant à leur spécificité éditoriale », détaillent les trois partenaires dans un communiqué.

« Les librairies religieuses répondent à des attentes croissantes de sens et de spiritualité, il nous semblait primordial de les doter d’une force commerciale à la hauteur de ces enjeux », a commenté Jean-Marie Montel, directeur général, Groupe Bayard. Bruno Nougayrède, président du Groupe Elidia, a pour sa part déclaré : « Plusieurs de nos maisons d’édition, Artège, Desclée de Brouwer ou Le Sénevé, ont noué des liens forts avec les librairies spécialisées autour du christianisme. Cette nouvelle équipe de diffusion, au sein du groupe Hachette, permettra de renforcer encore cette collaboration fructueuse par une présence en magasin renforcée, un suivi commercial de proximité et une attention particulière à la spécificité éditoriale de ces librairies. ».

Enfin, Fabrice Bakhouche, directeur général délégué d’Hachette Livre, s’est félicité « d’accompagner Bayard et Elidia dans la mise en place de cette équipe qui aura pour mission de répondre aux besoins spécifiques des librairies religieuses, à une époque où la recherche de transcendance est essentielle pour de nombreux lecteurs ».

Source: Livres Hebdo

17 décembre 2021

80% de jeunes visiteurs à la Bienale du livre de Rio

Succès biénamal livre rio

La traditionnelle Biennale du livre de Rio de Janeiro, qui vient de fêter sa vingtième édition, a été une surprise pour ses organisateurs et pour la société en général car elle a réfuté bon nombre des mythes actuels, comme celui selon lequel les jeunes ne sont plus attirès par les livres papier . Ils ne seraient que des enfants de l'ère numérique. Les chiffres de cette Biennale sont surprenants, la première à se tenir en présentiel et virtuellement. Bien qu'il n'ait pas été facile d'accéder au site de la foire, dans le quartier de Tijuca, 250 000 personnes y ont assisté, dont 80 % de jeunes entre 18 et 25 ans. Deux millions de livres ont été vendus. « Les ventes ont été surprenantes », se réjouit Marcos Veiga Pereira, du SNELL (Syndicat national des éditeurs de livres). Il y avait plus d'un million de personnes qui ont assisté aux événements en face à face avec les auteurs. La Biennale a été suivie par près de 750 000 personnes, pour la plupart des jeunes. Tous les auteurs soulignent « l'enthousiasme des gens à toucher le livre physique » et à pouvoir connaître personnellement les écrivains. L'un des espaces les plus visités était celui dédié aux nouveaux titres de la littérature LGBTI. 70 000 élèves des écoles publiques avec 5 000 enseignants y ont participé. 

Les chiffres sont étonnant  car le Brésil vit un moment tragique de la culture provoqué par un président, Jair Bolsonaro, qui n'accorde pas d'importance au savoiret même le méprise. Il y a quelques jours, Bolsonaro a donné un exemple de plus du peu d'appréciation qu'il professe pour la culture et surtout la lecture. En conversation avec un groupe de ses disciples les plus fanatiques, l'un d'eux lui a offert un livre. Le président l'a rejeté et a déclaré : « Je ne lis pas de livres. Je n'ai rien lu depuis trois ans ». 

En fait, il parle et écrit mal même en portugais. Les livres et leur force culturelle ont été exprimés par tous les grands penseurs depuis l'Antiquité. La haine des livres et de la culture de tous les tyrans de l'histoire est unanime et significative. La célèbre phrase du poète allemand Heinrich Heine "où les livres sont brûlés, les hommes finissent par être brûlés", comme dans les feux de joie faits avec des livres qui ont précédé l'Holocauste,

Les jeunes d'aujourd'hui qui se sont enthousiasmés pour la Biennale du livre de Rio et semblent avoir découvert la tactilité du livre papier, peut-être que dans quelques années ils ne pourront plus toucher à un exemplaire car le papier pourrait cesser d'exister, mais ils n'oubliez jamais le bonheur de caresser le livre physique, de demander un autographe à son auteur. Et surtout le plaisir de lire qui ouvre l'esprit et permet de découvrir les replis les plus cachés de l'âme humaine.

Source: El Pais

 

15 novembre 2021

Impact de la pandémie sur le marché de l'édition

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Dans une étude mondiale dont les résultats préliminaires viennent d’être dévoilés, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a compilé l’ensemble des données économiques de 23 marchés de l’édition mondiale. Le but : « montrer la façon dont l’industrie du livre mondiale s’en est sortie pendant l’année de crise 2020 ».

Premier enseignement : l’impact sur les revenus a été mitigé. Les 23 pays ont généré un chiffre d’affaires combiné de 64,4 milliards de dollars en 2020. Nombre d’entre-eux ont enregistré des baisses de revenus par rapport à 2019. Par exemple, le chiffre d’affaires de l’édition a baissé de 31,6% en Turquie, 18,2% au Brésil, 7,3% en Suède, 5,6% en Colombie et 2,2% en Irlande. De l’autre côté, d’autre nations affichent une croissance de leurs revenus éditoriaux en 2020 : notamment le Japon (+10,7%), l’Italie (+8,6%), la Norvège (+4,2%), la Finlande (+3,8%), la Nouvelle-Zélande (+2,5%), le Royaume-Uni (+2%). A noter que la France n’apparaît pas dans le Top 5 des pays ayant enregistrés les ventes les plus importantes (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Italie). Signalons aussi que les deux tiers des pays cités dans l’étude ont connu une diminution de leurs revenus ainsi que du nombre de titres publiés.

Autre enseignement : la part des ventes en ligne a grimpé sur les marchés mondiaux du livre. Au Royaume-Uni, elles ont généré plus des deux tiers du total de l’industrie de l’édition, à 69,6%. Le chiffre s'élève à 38,7% au Brésil, 37,8% à Malte, 44,1% en Turquie et 37,3% aux Etats-Unis. Cependant, les ventes directes en librairies physiques continuent de générer l’essentiel des recettes du secteur en Espagne (79,2%), en Italie (62,9%) ou encore en Nouvelle-Zélande (61,2%). « Les comparaisons directes avec 2019 ne sont possibles que pour quelques pays, et indiquent tous une augmentation de la part des ventes en ligne », précise l’étude de l’OMPI. A savoir : +6,6% aux Etats-Unis, +7,3% en Norvège, +13,4% au Royaume-Uni ,voire même +43% en Turquie. « Bien que ces augmentations reflètent une tendance à plus long terme, la pandémie et les mesures de confinement ont probablement accéléré cette tendance et peut-être changé les habitudes d’achat de façon permanente », commente l’OMPI.

Dernière observation de l’étude : seulement deux tiers des pays ont enregistré une baisse du nombre de titres publiés en 2020 par rapport à 2019. Parmi ceux-ci, l’Espagne a enregistré la plus forte baisse (-12,8%) devant la France (-9,2% à 97 327 titres publiés), le Royaume-Uni (-7,9%) et la Turquie (-5,8%). A l’inverse, l’Italie a connu une croissance de 25,6%. A noter enfin, qu’à l’exception de la Turquie, tous les pays ont vu la part des publications numériques augmenter.

Source: Livres Hebdo

25 novembre 2021

Le Goncourt des lycéens 2021 à Clara Dupont-Monod pour son roman « S’adapter »

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Le roman S’adapter  de  Clara Dupont-Monod  à été  couronné par le prix Goncourt des lycéens, après le Femina il y a quelques semaines, est presque une plus belle consécration encore. En direct de Rennes, comme il est d’usage, les délégués régionaux représentants les lycéens de toute la France ont choisi de remettre cette année leur prix à la journaliste et romancière Clara Dupont-Monod, 48 ans, pour S’adapter (Éditions Stock).

Paru le 25 août, le roman, qui figure parmi les recommandations les plus chaleureuses de La Croix cette année, a déjà été distingué cet automne par le prix Femina et le prix Landerneau.

Il raconte avec délicatesse et poésie la vie d’une famille des Cévennes confrontée à la naissance d’un enfant lourdement handicapé, la modification des relations entre les membres, notamment la fratrie, et l’évolution de leurs personnalités et caractères au long de leurs vies. Lors de l’attribution de son prix Femina, le 25 octobre dernier, Clara Dupont-Monod avait souhaité se tourner vers « tous les êtres différents, qui sont quand même 12 millions en France », en dédiant également sa récompense « à toutes leurs fratries, tous ceux qui s’en occupent ». «Quand un jury décide de s’adapter à un inadapté, eh bien on se dit que c’est presque gagné», avait-elle poursuivi, en un clin d’œil au titre et à la réflexion sur l’adaptation portée par son roman.

Source : La Croix

18 novembre 2021

Lauréate du prix Renaudot des Lycéens

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Le Prix Renaudot des lycéens a été décerné à Anne Berest pour son roman La Carte postale, paru aux Éditions Grasset. Le jeune jury a rendu son verdict jeudi 18 novembre au lycée Marc-Godrie de Loudun,  dans l'après-midi. En effet,  les résultats étaient très serrées aura fallu un deuxième tour de vote pour déclarer le lauréat de cette 30e édition. Il ne restait que cinq romans sur six en compétition, Amélie Nothomb ayant reçu le Prix Renaudot n’était plus en lice.
La Carte postale est un livre autobiographique qui retrace une enquête familiale minutieuse autour de quatre ancêtres, des disparus de la Shoah, morts dans le camp de concentration nazi d’Auschwitz en 1942.

Pour la plus grande joie de tous, la proclamation du Prix Renaudot des lycéens s’est déroulée en présentiel cette année. Sur les quinze lycées qui ont participé au prix, treize étaient présents à Loudun jeudi et deux en visio, avec deux jurés par lycée. Et preuve que le prix rayonne au-delà de l’académie de Poitiers, un lycée de Belgique et un autre de Roumanie se trouvaient parmi eux. La proclamation s’est déroulée en direct sur la chaîne Youtube du Renaudot des lycéens et de la médiathèque de Loudun, en présence de la rectrice de l’académie de Poitiers, Bénédicte Robert, de Pierre Ducrot, adjoint municipale à la culture, des membres de l’association Les Amis de Théophraste Renaudot et de nombreux partenaires, notamment la Région, représentée par Emmanuel Charré et la Délégation académique à l’action culturelle, avec Annie Matthieu et Claire Simon. L’annonce a été faite conjointement par la présidente et la vice-présidente du jury, Ambre Froideval et Solange Rauch. Elles ont ensuite appelé en direct Anne Berest pour lui annoncer la bonne ouvelle. Cette dernière s’est déclarée « honorée et heureuse ». Elle a manifesté sa joie et sa hâte de venir en décembre à la rencontre des lycéens.

Source: La Nouvelle République

12 novembre 2021

Acquisition de Findaway par Sportify

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Après une diversification entamée dans le podcast, Spotify franchit une nouvelle étape dans son développement en prenant le contrôle d'une entreprise basée dans l'État de l'Ohio et grand spécialiste mondial du livre audio anglophone. Fondé en 2005, Findaway détiendrait aujourd'hui le plus important catalogue de livres audio au monde, et se taillerait une belle part du gâteau que représente le marché mondial du livre audio, estimé par le cabinet de recherche Omdia à 4,8 milliards de dollars en 2021. Il devrait doubler d'ici 2026. En tant que grossiste, producteur et éditeur de contenus audio, Findaway fournit des livres audio aux diffuseurs de référence que sont Amazon (Audible), Apple et Google. Annoncée le 11 novembre, l'acquisition de Findaway par Spotify devrait être finalisée d'ici la fin de l'année, pour un montant qui n'a pas été communiqué.

Dans un communiqué, Spotify indique que cette acquisition "va accélérer [son] entrée dans l'industrie des livres audios, en croissance rapide". L'opération va permettre "de proposer des livres audios à des centaines de millions d'utilisateurs de Spotify" et à la plateforme suédoise de "développer rapidement son catalogue". De quoi rivaliser avec l'offre de livres audio des d'Apple ou d'Amazon.

"Cette acquisition met Spotify en position de révolutionner cet espace à l'instar de la musique et du podcast", a avancé le service de streaming audio par abonnement.

Spotify avait fait des incursions dans le livre audio et propose déjà, sur sa plateforme, de nombreux titres, qui ne sont pas vendus séparément. En 2020, il avait mis en ligne gratuitement une version audio du premier tome de la série littéraire Harry Potter, lue par des célébrités, notamment l'acteur Daniel Radcliffe, qui a incarné le sorcier à lunettes au cinéma.

Source:Chalenges

29 octobre 2021

Palmarès du Grand prix des bibliothèques francophones 2021

bib_lechapeeLe Grand prix Livres Hebdo de bibliothèque doté de 5000 € a été remis à L’Echappée, dans la métropole lyonnaise. Selon le jury, c'est une médiathèque qui trouve l’équilibre entre culture académique et émergente, accompagnement et participation des usagers, beauté des lieux et fonctionnalité.  Le Grand prix Livres Hebdo des bibliothèques a pour partenaires Ammareal, Asler, Bibliotheca, Infor et la Sofia. Il est soutenu par l'ABF, l'ADBGV, l'ADBU, et l’Alca. Le jury a également remis des récompenses à d'autres bibliothèques:

  • la bibliothèque universitaire d’Angers (Maine-et-Loire, Pays de la Loire) vainqueur  du Prix de l'accueil,
  • la médiathèque de Moulins communauté (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes)vainqueur du Prix de l'animation,
  • la bibliothèque du Palais - Université Jean Moulin Lyon 3 (Rhone, Auvergne-Rhône-Alpes) vainqueur  du Prix de l'espace intérieur
  • la bibliothèque départementale de la Meuse (Grand Est) vainqueur  du Prix du service innovant ,
  • la médiathèque de Languidic (Morbihan, Bretagne) vainqueur  du Prix de l'innovation numérique
  • la médiathèque de Fontaine-Étoupefour (Calvados, Normandie) vainqueur du Prix de la Petite bibliothèque,
  • la bibliothèque de Brossard Georgette-Lepage (Montérégie, Canada) vainqueur du Prix de la bibliothèque hors-de-France.

Le Coup de cœur du jury va à  la médiathèque de la Canopée-la fontaine (Paris).
« Ce qui traverse tous les prix, c’est la prise en compte des usagers », indique Claude Poissenot, membre du jury présidé par la l’auteure de bande dessinée Catherine Meurisse. Quelle est sa bibliothèque idéale ? « Une bibliothèque dans les arbres, en hauteur, pour allier culture et nature. Une bibliothèque qui coure dans les branches centenaires, sans fin, pour lire et rêver en plein air, avec les oiseaux et les grillons, dans les odeurs de campagne. »

Les lecteurs ont eux élu leur bibliothécaire de l’année, parmi les cinq proposés par la rédaction : le duo Charlène Rodrigues et Magali Vonesch, alias @leslecturesdechamallow. Ces bibliothécaires jeunesse de la médiathèque de Cavalaire-sur-mer (Var) vulgarisent leur métier et la littérature sur les réseaux sociaux.

4 septembre 2021

Demande de la nationalité irlandaise par romancière britannique Hilary Mante

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La romancière britannique Hilary Mantel a dit vouloir demander la citoyenneté irlandaise et "redevenir Européenne", quittant ainsi le Royaume-Uni qui est sorti de l'Union européenne le 31 janvier 2020. Critiquant la monarchie, qui la "laisse perplexe", l'écrivaine a affirmé qu'elle se "sent mieux dans une république", dans une interview publiée samedi par le journal italien la Repubblica. 

"J'espère pouvoir faire bientôt le parcours inverse de ma famille et devenir Irlandaise", a expliqué Mme Mantel, d'origine irlandaise par ses grands-parents.

Ce projet a été "freiné" par le Covid, a expliqué la romancière de 69 ans, qui a gagné deux fois le prestigieux prix littéraire Booker prize pour les deux premiers tomes de sa trilogie sur Thomas Cromwell, ministre du roi d'Angleterre Henri VIII. Même si elle dit apprécier l'endroit où elle vit, "au bord de la mer" dans le sud-ouest de l'Angleterre, la romancière explique qu'elle "ressent le besoin de faire (ses) valises le plus rapidement possible. Et devenir de nouveau Européenne". Elle a aussi décrit le Royaume-Uni comme "une construction artificielle et précaire". "Ce n'est pas sacré, et ce n'est même pas vieux. Enfant, je n'ai rien appris sur l'histoire des autres parties de ces îles", a-t-elle déclaré. Dans la même interview, elle critique le Premier ministre Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit, qu'elle dit avoir rencontré plusieurs fois.

"Il ne devrait pas être dans la vie publique. Et je suis sûr qu'il le sait", a-t-elle affirmé, exprimant sa "honte de vivre dans une nation qui a élu ce gouvernement".

Elle a aussi qualifié les pro-Brexit d' "opportunistes immatures, hypocrites et sournois et souvent ridicules".

Le Brexit a provoqué un afflux de demandes de la nationalité irlandaise de la part de Britanniques ayant des origines dans ce pays, pour conserver la liberté de circulation dans l'Union européenne.

Le maître du roman d'espionnage, John Le Carré, farouchement opposé au Brexit, avait pris la nationalité irlandaise peu avant sa mort en décembre 2020, avait révélé l'un de ses fils en avril.

1 octobre 2021

Bilan contrasté pour l’édition espagnole en 2020 et 2021

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L'année 2020, l'année de la pandémie et des mois de confinement à domicile, de couvre-feux et de capacités réduites et de réunions limitées, a été paradoxale pour le secteur de l'édition en Espagne. D'une part, elle a perdu 26% de ses exportations, qui vont surtout vers l'Amérique latine, région durement touchée par la crise, passant de 530 millions à 391 millions de ventes à l'étranger en un an. Mais en revanche, les ventes de livres sur le marché espagnol ont progressé de 0,8%, atteignant 2 439 millions d'euros, malgré les mois de fermeture des librairies, qui constituent le principal canal de commercialisation. Et jusqu'à juin 2021, les ventes en Espagne ont connu une surprenante croissance de 15%, c'est la plus élevée depuis longtemps. Cela prouve qu'en plus de la réouverture des librairíes et l' augmentation de  2% des indices de la lecture, que lire est à la mode.

Ce sont les chiffres que le président de la Fédération des éditeurs d'Espagne, Patrici Tixis, a dévoilé aujourd'hui à Madrid lors de la présentation du salon Liber, la grande vitrine du secteur du livre espagnol, qui se tiendra du 13 au 15 octobre dans le Pavillons Ifema - l'année dernière il n'y avait qu'une édition en ligne - et dans lesquels, rappelons-le, un tiers des exportations annuelles sont joués, c'est donc, dit-il, "la grande opportunité dans le secteur de l'édition étrangère et ainsi consolider la reprise à l'intérieur " .

"En 2020 avec trois mois d'économies fermées et d'isolement absolu du commerce international, le commerce extérieur a chuté de 26%, nous avons beaucoup souffert, il faut essayer de reprendre ce pouls. C'est vrai que sur le marché intérieur les choses se sont très bien passées pour nous, mais l'exportation est essentielle pour maintenir le pouls de l'industrie de l'édition. » Et il remarque que l'édition virtuelle de 2020 leur a montré que la numérisation leur a donné la possibilité d'accéder à beaucoup plus de professionnels et cette année une partie importante du salon sera également numérique.

"Le rythme des exportations de ces premiers mois reprend le pouls des mêmes mois de l'année 2019, nous pouvons probablement clôturer 2021 conformément à cet exercice", a déclaré avec optimisme le président de la Fédération des corporations d'éditeurs, qui voit encore quelques nuages. dans la hausse des coûts des transports de fret, qui ont crû de 33 % et qui, admet-il, « risquent de retarder un peu cette reprise ».

C'est pourquoi n'oubliez pas qu'ils travaillent avec l'ICEX, l'organisme gouvernemental de promotion des exportations, pour explorer de nouveaux marchés et participeront à la Foire de Sharjah, aux Émirats arabes unis, la plus grande foire du livre pour enfants et adolescents en Asie, et explorent « La Marché indien et marchés asiatiques pertinents". "18% de nos exportations se font déjà en dehors de l'Union européenne et de l'Amérique latine, vendant des droits sur ce que nous faisons. Il y a une créativité très importante dans l'industrie de l'édition espagnole, les éditeurs et les auteurs ont un très haut niveau de compétitivité qu'il doit permettre à l'export de s'étendre », a conclu Tixis.

Source : La Vanguardia

26 septembre 2021

Confinement en Nouvelle-Calédonie : quinze minutes de lecture par téléphone

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« Quel plaisir, de croiser ce papillon… » Marie Murtini, artiste Calédonienne, ne boude pas son plaisir, à la lecture de L’esprit papillon, un ouvrage de littérature jeunesse de Catherine C. Laurent. Une lecture ponctuée de chansons, qu’elle offrira désormais aux Calédoniens par téléphone, grâce au projet « Allo à lire ». 

"C'est une bulle d'air, mais c'est aussi un moyen d'avoir des ressources, parce qu'en ce moment on ne peut pas exercer notre métier. C'est vraiment bien de pouvoir avoir un travail. En plus, comme c'est nouveau, c'est très intéressant. J'ai fait des recherches, parce qu'il y aura sûrement des questions des jeunes auditeurs, explique-t-elle à Alix Madec, journaliste à La 1ère Nouvelle-Calédonie." 

Une initiative lancée par la Maison du livre, qui réunit sept comédiens ou artistes locaux. Pendant 15 minutes chaque jour, chacun d’entre eux partagera avec le public par téléphone. Au programme : cinq ouvrages de littérature jeunesse et cinq œuvres de littérature adulte, toutes calédoniennes. Une aubaine pour les artistes en temps de confinement, comme Olivia-Manissa Panatte. "C'était une évidence pour nous acteurs de la culture de saisir cette opportunité, autant pour promouvoir les ouvrages calédoniens, mais aussi pour aller à la rencontre des spectateurs. Avec un autre rapport cette fois-ci, plus oral."

Des rendez-vous singuliers, gratuits et pour tout public, à partir de 6 ans. L’occasion d’échanger de vive voix, tout en respectant les distanciations sociales, de rigueur. Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

10 septembre 2021

Lauréate du Grand Prix de l’illustration jeunesse 2021

Le Grand prix de l'illustration jeunesse Sénégal

Le Département de l’Allier décerne chaque année, depuis 2008, le Grand Prix de l’illustration jeunesse, qui récompense un illustrateur ou une illustratrice pour un album destiné à la jeunesse. Il a pour objet de récompenser un ouvrage dont la singularité esthétique et la force créative sont distinguées tout d’abord par un comité de présélection puis par un jury de professionnels de la littérature jeunesse : médiathèques, librairies, associations, personnalités du monde de l’illustration... Le jury, réuni cette deuxième semaine de septembre au Musée de l'illustration jeunesse à Moulins, a départagé les seize ouvrages finalistes, parmi les cinquante-cinq présélectionnés au départ. 

La lauréate 2021 est l'illustratrice polonaise Joanna Concejo. L'ouvrage ? Sénégal, sur un texte d’Artur Scriabin traduit de l’espagnol par Rafael Concejo, publié à L’atelier du poisson soluble, en 2020.  Il s'agit d'une rêverie mélancolique autour des souvenirs d’enfance. Il a neigé ce jour-là au Sénégal, mais c’est l’émotion du chant d’une mère qui resurgit derrière l’anecdote.

Née en 1971 à Slupsk en Pologne, Joanna Concejo est une illustratrice et plasticienne diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Poznan. C’est là qu’elle a été lauréate du 2e festival de l’Académie des Beaux-Arts. Elle a reçu le prix Calabria Incantata et le prix de la recherche stylistique Stephan Zavrel. D’illustration en illustration, des livres sont nés, avec des feuilles, des fleurs, des arbres. Au point que ça a débordé jusque sur les murs d’une galerie à Bologne. Parallèlement à son activité d’illustratrice, l'artiste travaille dans le domaine des arts plastiques et de la sculpture. Après avoir expérimenté de nombreuses voies et techniques, elle s’est tournée vers la production d’albums illustrés depuis 2007. Elle vit en France depuis 1994. 

Source: La Montagne

5 août 2021

Réduction des inégalités d’accès à la culture grâce à un voilier-bibliothèque

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C’est ce qui s’appelle une bibliothèque sans frontière. Nichée dans un voilier de dix mètres, elle transporte des histoires de ports en ports, acheminées par deux corsaires de la culture : Marion Langevin et Manon Guilbaud, toutes deux âgées de 28 ans. La première, capitaine du vaisseau, avait quitté sa Bretagne natale pour enseigner le français dans un collège de région parisienne. Elle aime le kouign-amann, la vapeur du café dans le carré du bateau, l’odeur des sous-bois en automne, les nouvelles personnes et "les chèvres"La seconde, cuistot et gestionnaire d’origine vendéenne, éditait des manuels scolaires chez Hachette. Son plaisir à elle : "brailler des chants de marin à la barre de Kannjawou". Kannjawou, le nom de leur association et de leur bibliothèque océane.

Lorsque la journaliste  de Livres  Hebdo, Fanny Guyonard les rencontre en visio en ce début août, trois semaines après leur départ de Plouër-sur-Rance (Côtes-d’Armor), elles sont en escale dans le port espagnol de Le Corogne. Avec des cris de mouettes en fond sonore, elles montrent une peau vaguement hâlée, des visages rayonnants et une petite mine. Les nuits sont courtes, fractionnées en quarts de trois heures, bercée par une houle de deux à trois mètres.

"On est en phase de rodage", sourit Marion Langevin, qui tient la barre, entraînée depuis son enfance au large de Saint-Malo.
 
Après une autre escale à Porto, l’équipage devrait arriver en novembre à Djirnda, au Sénégal, "même si pour l’instant, les frontières maritimes ne sont pas encore ouvertes en raison du Covid, pointe Manon GuilbaudMais nous sommes en contact avec des associations pour avoir une dérogation".

L’une de ces associations, c’est Femmes Plus, engagée dans la scolarisation des enfants. Il y a aussi Bibliothèques sans frontières (BSF) qui les accompagne pour installer un Ideas cube, un hotspot wifi qui donnera accès à une médiathèque numérique avec tablettes et vidéoprojecteur.
 
"Le collège de ce village sénégalais n’a pas de CDI. L’ideas cube y sera donc installé, mais tous les habitants pourront consulter ses ressources. L’idée est de créer du lien social", indiquent-elles. Après ces deux mois d’escale, ces "bibliothémers" resteront en contact avec les usagers pour enrichir la base de textes et d’idées d’animations. Puis direction la Guyane, pour se greffer à une action de BSF déjà en cours. L’arrivée est prévue pour mars "en avançant à 10 km/h en moyenne !", précise la capitaine.

 
Depuis toutes ces années, elles rêvaient de prendre l’horizon. "A la condition de faire profiter de nos humbles compétences littéraires", souligne Marion Langevin. Il leur a fallu économiser pendant six ans et trouver des partenaires. Elles transportent aujourd’hui une cinquantaine de livres à bord, qui pourront être échangés au gré des escales et des rencontres, au Brésil, peut-être en Polynésie, à Madagascar, en Afrique du Sud… Ils sont pour le moment fournis par des proches, qui ont donné les ouvrages qui les ont personnellement marqués. Un cadeau d’au-revoir avant, peut-être, trois années de voyage et leur but ultime : la Nouvelle-Zélande.

Pour suivre leurs aventures en direct : http://kannjawou.com/

31 août 2021

Des bibliothèques dans des laveries aux Etats-Unis

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Toucher les publics éloignés de la lecture et du numérique tel est le crédo des professionnels du livre. Bibliothèques sans Frontières est un acteur important en ce qui concerne l’alphabétisation. BSF a mis en place le programme Wash and Learn. Objectif limiter la fracture numérique et donner accès à la lecture.

L’un des défis majeurs auquel cette organisation s’attaque actuellement concerne les effets de la pandémie. Cette initiative découle d’un besoin de fournir un accès numérique et littéraire aux américains qui ont du mal à accéder à leurs bibliothèques locales. L’objectif est de transformer plus de 30 000 laveries automatiques aux États-Unis en communautés d’apprentissage.  Pourquoi des laveries automatiques ? La raison est évidente. Ces familles n’ont souvent pas de machines à laver à la maison. Elles vont donc régulièrement au Lavomatic pour laver les vêtements. De plus, l’attente est longue plus d’une heure trente en moyenne. Autre élément important, les laveries sont ouvertes 7/7 et 24h sur 24. Enfin, les adultes y vont souvent accompagnés des enfants.

Le programme pilote Wash and Learn donne de bons résultats. Selon les constats des bibliothécaires, les enfants sont 30 fois plus intéressés aux livres et ont trouvé un intérêt à lire pendant ce moment. Les parents ont du temps, donc ils se sont aussi intéressés aux activités des enfants.

Dans le comté de Shakopee, BSF s’est associé à la bibliothèque locale. Ils proposent dans les laveries, des livres pour enfants en plusieurs langues, des ordinateurs portables et des points d’accès Internet pour les clients.

Source: Idboox

25 août 2021

Des livres d'Epicure vendus dans certaines pharmacies italiennes

leggi-che-ti-passaDes dizaines de pharmacies italiennes appartenant au réseau de l'Académie des pharmaciens ont tenté de suivre la devise « lire qui vous dépasse » en plein été, dépoussiérant la pensée « curative » d'Épicure sur la façon d'éliminer la douleur. D'une part, poussé par la demande accrue de médicaments à base de benzodiazépines, d'autre part soutenu par la recherche neuroscientifique qui démontre la validité des arts, y compris la lecture, pour améliorer la santé et apporter le bien-être. ( Https://www. dors.it /documentation/text/202108/report2019OMSartisalute_20210727.pdf )

Et ainsi de suite de nombreux comptoirs, de Rovereto à Palerme en passant par Bologne, Viareggio et Fiumicino (pour ne citer que quelques villes) , une nouvelle édition de la célèbre "Lettre sur le bonheur" dans laquelle le philosophe décline en quatre maximes clés les soi-disant "tétra-drogue" pour vaincre les grandes peurs de l'homme et vaincre la douleur. Une version de l'épître ancienne, soigneusement révisée et rendue accessible à tous, qui comprend également un « Journal du Bonheur » où vous pourrez lister votre liste de petits moments heureux ou de raisons de l'être au quotidien, sur 21 jours.

L'initiative unique, en Versilia et au-delà, a été accueillie avec une curiosité et un intérêt inattendu. Des réactions très positives qui, en août, en pleine saison touristique, ont surpris les deux propriétaires de la pharmacie « Buon Consiglio » au point de faire rebondir leur expérience encourageante de pharmaciens-libraires sur les pages des médias locaux. Tons enthousiastes et bons résultats en termes de ventes (de médicaments et de livres) également pour les autres pharmacies qui ont rejoint le projet et continueront - annoncent-elles - à proposer de la " bibliothérapie ", ou de bonnes lectures à prix modéré, car des économies de escalier, dans des lieux sans doute différents des librairies traditionnelles .

"Nous, pharmaciens - dit le Dr Lorenza Soave, propriétaire de la pharmacie du même nom à Rovereto - écoutons continuellement nos clients et exerçons une influence positive sur eux : l'initiative des livres dans la pharmacie a été un grand succès partout".

En essayant de comprendre combien de pharmacies et parapharmacies en Italie - sur les plus de 300 qui font partie du groupe Academy - ont effectivement rejoint le projet et vendent encore la "Lettre sur le bonheur" jusqu'à épuisement des stocks, nous trouvons la confirmation que l'idée de promouvoir La « bibliothérapie » en tant que « médecine de l'âme » vient de plus loin : elle est sans doute attribuable aux effets secondaires psychologiques de la pandémie, mais aussi à une série de stratégies marketing prudentes (proposées par l'Académie elle-même) pour encourager les ventes et attirer personnes à la pharmacie, quel que soit leur besoin réel de médicaments.

Déjà en 2020, après les données inquiétantes d'Aifa sur la consommation d'anxiolytiques en deuxième phase pandémique - avec la hausse des ventes en moyenne en 2020 de 12% par rapport à 2019 et des poussées de plus de 60% dans certaines régions ( https://www. aifa .gov.it / monitoring-use-drugs-during-epidemic-covid-19 ) - de nombreuses pharmacies du groupe avaient réédité et distribué, toujours au prix symbolique d'un euro, un grand classique tel que " Le Petit Prince" par de Saint-Exupéry . Le succès est immédiat : 20 000 exemplaires papier et 200 000 e-books téléchargés dans toute l'Italie. Et puis les pharmacies relancées en avril dernier, à l'occasion de la Journée mondiale du livre de l' Unesco ( https://www.farmacista-vincente.it/farmacisti-per-unesco/) proposant cette fois ' Alice au pays des merveilles' , un autre roman "adapté à la période difficile que nous vivons". Le virus, en effet, a rendu tout le monde plus fragile et désorienté et alors « pourquoi ne pas vaincre vos peurs en volant avec votre imagination, comme Alice l'a fait dans le terrier du lapin ? », suggère un autre pharmacien de Torchiarolo (Brindisi).

Le cauchemar de la variante Delta aurait pu contribuer à soutenir les ventes d'anxiolytiques même pendant ces vacances d'été puisque Aifa a enregistré de nouveaux rebonds, quoique plus modérés, des ventes de ce type de médicaments depuis mai dernier. Une raison de plus, en somme, pour tenir la promesse de publier et de distribuer un autre best-seller « convenable » en pharmacie comme « Lettre sur le bonheur ».

Nul doute que la lecture, surtout le soir, est capable de concilier sommeil, favorise la détente et, en général, est bonne pour la santé. Mais, pour éviter tout doute, il ne doit pas y avoir de doute sur la différence thérapeutique, loin d'être marginale, entre médicament et livre ou sur la différence entre opérations marketing et initiatives véritablement associatives. Parce que l'Académie des pharmaciens ( https://www.farmacista-vincente.it/ ) née en 2017, est avant tout une école pour apprendre à développer commercialement des pharmacies qui s'est fait connaître dans toute l'Italie pour une formation en ligne sur la façon d'augmenter les ventes " avec des astuces simples" et sans avoir besoin de gros investissements publicitaires.

Dès lors, les lectures qui nous incitent à adopter une bonne approche philosophique de la vie sont les bienvenues (certainement préférables à se gaver de médicaments !) ou le syndrome anxieux.

Source: Fortuneita

7 septembre 2021

Des livres brûlés dans des écoles canadiennes dans une démarche «de réconciliation avec les Premières Nations»

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Les écoles du Conseil scolaire catholique Providence ont détruit près de 5000 livres jeunesse évoquant les peuples autochtones au Canada. Selon Radio-Canada, qui révèle l’information ce mardi 7 septembre, ce groupement d’écoles, qui regroupe 30 établissements francophones du Sud-Ouest de la province de l’Ontario, a éliminé ces ouvrages dans une démarche «de réconciliation avec les Premières Nations». Le groupement scolaire accueille plus de 10'000 élèves. En 2019, une trentaine d’ouvrages bannis des bibliothèques de ces écoles ont été brûlés et les cendres ont servi d’engrais à un arbre planté pour transformer «le négatif en positif». «Nous enterrons les cendres de racisme, de discrimination et de stéréotypes dans l’espoir que nous grandirons dans un pays inclusif où tous pourront vivre en prospérité et en sécurité», explique une vidéo destinée aux élèves. D’autres cérémonies du même genre auraient dû avoir lieu, mais elles ont été reportées par la pandémie de Covid-19.Tous ces ouvrages ne sont pas destinés à être brûlés, même s’il s’agissait de l’idée initiale, la majorité d’entre eux ont été recyclés ou doivent l’être précise une porte-parole du Conseil scolaire catholique Providence au média canadien. Cette dernière précise que les ouvrages retirés des bibliothèques comportaient «un contenu désuet et inapproprié». 

Parmi les livres bannis des rayons, des bandes dessinées comme certains tomes de Tintin (Tintin en AmériqueLe temple du soleil), de Lucky Luke ou encore Astérix et les Indiens. Des ouvrages encyclopédiques sur les populations autochtones font aussi partie de ce tri. Au total 155 œuvres différentes ont été retirées, 152 ont été autorisées à rester en place et 193 sont en évaluation actuellement. Au total 4716 livres ont été retirés des bibliothèques du conseil scolaire, dans 30 écoles, soit une moyenne de 157 livres par école. Dans un document que s’est procuré Radio-Canada, les raisons du retrait de ces ouvrages sont détaillées. Par exemple pour Tintin en Amérique, paru en 1932, le Conseil scolaire estime que la bande dessinée contient «un langage non acceptable», des «informations erronées», une «présentation négative des peuples autochtones» et une «représentation fautive des autochtones dans les dessins».

Pour sélectionner les ouvrages à retirer, les écoles se sont appuyées sur un comité composé de plusieurs personnes, dont Suzy Kies, à l’origine de la vidéo présentant la démarche aux élèves. Cette dernière est présentée comme une «gardienne du savoir» autochtone, et est aussi coprésidente de la Commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada, celui du premier ministre Justin Trudeau, depuis 2016.Si certains de ces livres sont datés, des ouvrages récents ont aussi été retirés. Aucun des auteurs joints par Radio-Canada n’a été mis au courant de cette mesure et certains dénoncent une censure. Interrogé par le média canadien, le philosophe spécialiste de l’éducation Normand Baillargeon estime «que le moment soit venu de repenser ce que l’on enseigne sur l’Histoire autochtone, c’est normal et sain», mais «que l’on brûle des livres me semble extrêmement troublant, ça a des relents historiques que je n’aime pas du tout.»Pour sa part, le ministère de l’Éducation de l’Ontario précise qu’il revient à chaque conseil scolaire de choisir les livres présents dans ses bibliothèques. Il a aussi réfuté toute participation de ses membres au comité mis en place par le Conseil scolaire catholique Providence.

12 juillet 2021

Des autotests Covid dans les bibliothèques françaises

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Un arêté paru aujourd'hui dans le Journal Officiel prévoit que des opérations de dépistage collectif seront  mises en place, afin, entre autres, « de promouvoir l'accès à la culture et au sport ». Les bibliothèques et centres de documentation, en tant qu'établissements recevant du public, sont concernées. Les organisateurs de manisfestations littéraires (salon et festival) sont également consenés par cette disposition. Voici les premières modalités de la mise en place de ces distributions:

«La distribution d'autotests s'effectue à titre gracieux par une ou plusieurs personnes formées à cet effet. À l'exception des médecins, infirmiers, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et des médiateurs de lutte anti-covid-19 (..), une formation sera dispensée aux personnes chargées de cette distribution.»  Pour pratiquer ces tests devra être mis « un espace en plein air ou un espace suffisamment grand et pour lequel une aération est possible », et des mesures de précaution seront respectées, notamment pour le traitement des autotests usagés, négatifs comme positifs. 

Les autres seront sans doute précisées par l'interprofession, après discussion avec les représentants des ministères concernés.

21 août 2021

Appel au don de bandes dessinnées par le Yorkchire Comic Festival

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Thought Bubble, un festival de bandes dessinées se déroulant dans le Yorkshire en Angleterre invite tous les fans de bandes dessinées, les collectionneurs, les créateurs, les éditeurs et les magasins de bandes dessinées à faire don de bandes dessinées neuves et d'occasion, afin de contribuer à notre objectif ambitieux ; pour mettre les bandes dessinées entre les mains de plus de gens que jamais !

Les ouvrages seront collectés et distribués à des écoles, des bibliothèques et des organisations caritatives à travers le Royaume-Uni. Chaque don est grandement apprécié. Le drive est ouvert jusqu'à fin 2021, et vous pouvez faire don de vos bandes dessinées pré-aimées ou nouvelles aux points de dépôt, et à la Think Bubble Comic Convention, ainsi que par courrier.

Les dons peuvent apporter à plusieurs point dans plusieurs villes d'Angleterre dans les boutiques Travelling Man à Leads, Manchester, York et Newcatle upon Thyme Aainsi que la boutique Destination Venus à Harogate.

18 août 2021

Une lettre d'auteurs et d'illustrateurs britanniques demandant aux éditeurs d'agir pour le climat

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Plus de 100 écrivains et illustrateurs britanniques, dont Cressida Cowell, Dara McAnulty et Piers Torday (photo),  ont signé une lettre ouverte aux éditeurs et agents littéraires britanniques les appelant à s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre conformément à l'Accord de Paris. La lettre ouverte, publiée par Torday sur Medium , indique que le rapport du GIEC de la semaine dernière a clairement indiqué que "l'humanité est au seuil d'un changement catastrophique et irréversible" après avoir connu neuf des 10 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 2005. Cependant, la lettre est écrit que  les signataires étaient "consternés" que "si peu d'éditeurs et d'agences littéraires britanniques aient souscrit à la Science Based Targets Initiative (SBTi) financée par le WWF et l'ONU pour fournir aux entreprises une voie clairement définie pour réduire les émissions conformément à la objectifs de l'Accord de Paris".

On peut aussi y lire la phrase suivante: "Nous avons la responsabilité envers nos lecteurs et nos communautés de publier de manière durable et éthique en ce moment de crise. Nous ne pouvons pas simultanément profiter de la résolution de notre plus grande crise tout en la perpétuant". 

Torday a déclaré à The Bookseller qu'il préparait la lettre aux côtés des auteurs Hannah Gold et Nicola Penfold depuis un certain temps, et que bien que de nombreuses grandes institutions médiatiques telles que la BBC et Channel 4 se soient inscrites à la SBTi , il n'y avait pas beaucoup d'éditeurs commerciaux. sur la liste—seulement Bloomsbury, Bonnier, Bertelsmann (PRH) et News Corp (HarperCollins).

"Dans une énorme industrie qui ne fait que gratter la surface", a-t-il déclaré. "J'ai écrit beaucoup de livres sur le changement climatique et l'édition n'est pas une entreprise si respectueuse de l'environnement parce que nous abattons des arbres pour imprimer des livres et nous les transportons partout dans le monde. C'est pourquoi j'étais très enthousiaste à l'idée que l'édition que j'ai il n'y a pas de scellant sur la couverture, il n'y a pas de papier d'aluminium, il n'y a pas de plastique dans l'emballage, il y avait un tirage très limité, le papier est recyclé. "Ce que ces lettres peuvent apporter, je l'espère, est un signal d'alarme [...] Je ne pense pas que nous puissions publier des livres sur l'environnement et en tirer de l'argent tout en perpétuant le problème. Certains éditeurs l'avaient depuis contacté en privé pour lui dire qu'ils avaient des projets en cours pour être plus durables. "Cette lettre n'est pas pour faire honte aux gens, c'est pour les obliger à rendre des comptes et leur dire:

" Bien, bien, les bonnes intentions sont fantastiques et très appréciées et nous les partageons, mais nous devons maintenant commencer à voir des propositions concrètes sur la façon dont nous pouvons publier et distribuer, emballer et stocker des livres de la manière la plus neutre en carbone possible'", a-t-il déclaré. 

"L'édition n'obtient pas de laissez-passer simplement parce que ce n'est pas une mine de charbon [...] il y a d'énormes quantités de carbone impliquées dans le transport, le stockage, les bureaux, le processus d'impression." Cependant, Torday pense qu'il y a « la volonté et la technologie » pour améliorer la situation. Il a déclaré que sa propre expérience avec l'équipe de production chez Hachette était "brillante" et que les imprimeurs étaient "totalement prêts à trouver des solutions", mais qu'il fallait faire davantage dans l'édition pour instaurer un "changement structurel". Il a juré de « revenir avec autre chose » s'il ne voit pas de résultats.  

14 août 2021

Un roman interdit d’être publié à la demande de la famille de l’auteur

interdiction publication livre France

La justice a interdit aux éditions Robert Laffont de publier le roman « Fatum » de Pascal Herlem, accédant à la demande d’une partie de la famille de l’auteur qui dénonçait une « atteinte à sa vie privée », a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Dans cet ouvrage, à paraître le 19 août dans la collection Bouquins de Robert Laffont, Pascal Herlem, un psychanalyste, retrace la vie de son frère aîné en relatant notamment des « faits d’attouchements sexuels dont il a été victime de la part de sa grande sœur lors de son enfance », selon l’ordonnance de référé du tribunal de Paris rendue le 9 août, et révélée par le site d’information littéraire ActuaLitté.

L’ex-épouse du frère de l’auteur et ses enfants ont saisi la justice, considérant que le livre portait atteinte à l’intimité de leur vie privée. Selon les juges, « il résulte que des pans entiers de la vie privée et familiale (du frère de l’auteur) et des demandeurs, clairement identifiables, sont évoqués dans les moindres détails » et qu’« un tel récit est de nature à porter atteinte » à sa vie privée et familiale. La divulgation de tels détails créerait un « dommage irréparable », ajoute l’ordonnance, selon laquelle l’ouvrage «Fatum » constitue un « abus de liberté d’expression et de création ».

Source: Ouest France

11 août 2021

Forte hausse des bénéfices chez HarperCollins

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HarperCollins a enregistré un bénéfice record et 19% de croissance du chiffre d'affaires de l'exercice 2021, selon la société mère résultats annuels Nouvelles Corp . L'éditeur a déclaré des revenus de 1,98 milliard de dollars américains (2,7 milliards de dollars australiens) au cours de l'année se terminant le 30 juin, en hausse de 319 millions de dollars américains par rapport à l'année précédente. Les acquisitions d'un éditeur européen et du segment Livres et médias de Houghton Mifflin Harcourt (HMH) ont contribué respectivement 32 millions de dollars américains  et 23 millions de dollars américains à la croissance des revenus. Les ventes numériques, qui représentent 22 % des revenus grand public, sont en hausse de 16 %.

L'EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) a augmenté de 42 % à 303 millions de dollars américains, principalement en raison de la hausse des revenus, et partiellement compensée par des coûts de personnel plus élevés et les coûts associés à l'acquisition de HMH.

Localement, Jim Demetriou, PDG de HarperCollins ANZ, a déclaré à Books+Publishing : "HarperCollins ANZ a connu une année exceptionnelle en ligne avec l'activité mondiale et a été couronnée par le prix ABIA Book of the Year with Phosphorescence by Julia Baird".

À l'international, « la croissance du chiffre d'affaires est principalement due à de fortes ventes en backlist, notamment la série de titres « Bridgerton » de Julia Quinn, The Guest List de Lucy Foley et The Boy, the Mole, the Fox and the Horse de Charlie Mackesy, et le succès de nouveaux titres tels que The Order de Daniel Silva et Code Name Bananas de David Walliams », a déclaré News Corp.

Source: Books and Publishing

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