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23 août 2019

Un lexique pour aider les bibliothécaires à accueillir les malentendants

lexique LSF Bibliothèques

Savez-vous signer ? Comment dire "Bonjour", "au revoir", "carte de bibliothèque" ou "prolongation d'emprunt" en langue des signes française (LSF) ? Pratiquée par plus de 100 000 personnes en France, la LSF est une langue à part entière. Pourtant, à quelques exceptions près, rares sont les bibliothécaires à la maîtriser. Voire même à en connaître quelques notions. Pour y remédier, la bibliothèque municipale de Sotteville-lès-Rouen a créé, en partenariat avec le lycée Marcel Sembat de la ville, un lexique en image de 64 mots ou expressions utilisés en bibliothèque avec leur traduction en LSF baptisé "Signes de bibliothèque" (aussi disponible ci-dessous).  5 millions. C'est l'estimation du nombre de Français sourds ou malentendants, soit environ une personne sur 14. Bien que la LSF ait été reconnue en 2005 comme une langue à part entière, que des "pôles sourds" aient été créés dans cinq bibliothèques parisiennes et bien que les bibliothécaires à se former à la LSF soient de plus en plus nombreux, l'accueil et l'accessibilité des personnes sourdes et malentendantes en bibliothèque reste un enjeu de poids.  Bien sûr, l'exemple des cinq bibliothèques labellisées "pôles sourds" de la Ville de Paris est exemplaire : au moins l'un des bibliothécaires de chaque établissement est lui même sourd ou malentendant, les autres professionnels y sont formés pour accueillir les publics en LSF et des animations accessibles y sont proposées. Mais ailleurs en France ? Si de très belles initiatives ont heureusement fleuri sur le territoire, et notamment en région Lorraine, difficile pour les petits établissements de proposer un accueil spécifique au public sourd (les formations pour maîtriser la LSF sont généralement longues et onéreuses pour qu'un professionnel maîtrise l'ensemble de la langue).  Bien sûr, l'exemple des cinq bibliothèques labellisées "pôles sourds" de la Ville de Paris est exemplaire : au moins l'un des bibliothécaires de chaque établissement est lui même sourd ou malentendant, les autres professionnels y sont formés pour accueillir les publics en LSF et des animations accessibles y sont proposées. Mais ailleurs en France ? Si de très belles initiatives ont heureusement fleuri sur le territoire, et notamment en région Lorraine, difficile pour les petits établissements de proposer un accueil spécifique au public sourd (les formations pour maîtriser la LSF sont généralement longues et onéreuses pour qu'un professionnel maîtrise l'ensemble de la langue).  "Signes de bibliothèque", le lexique créé part la bibliothèque municipale de Sotteville-lès-Rouen et le lycée Marcel Sembat de la ville, a donc sa place dans toutes les bibliothèques et médiathèques. De quoi permettre à tous les établissements, même les plus petits, de faciliter le contact des personnes sourdes ou malentendantes avec les agents de la bibliothèque et de manifester leur accueil et leur ouverture à tous. 

Source: Archimag

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17 septembre 2019

Erreur de collage d'autocollant sur le livre The Testaments de Margaret Atwood

Erreur The Book Prize

Sur Twitter, Matt Sperling, écrivain et conférencier a partagé une photo où l'on voit  la converture du  livre de  Margaret Atwood  The Testaments avec l'autocollant  indiquant  «Winner - The Booker Prize 2019»  alors que les autres livres porte des autocollants indiquant qu'ils figuraient sur la liste des candidats présélectionnés.  La légende est: "Ne pensez pas que vous étiez censé utiliser ces autocollants pour l'instant,les gars..." 

Les organisateurs du Booker Prize ont nié que le résultat soit déjà été connu. Un porte-parole a déclaré au Telegraph: «Nous pouvons confirmer que le lauréat du Booker Prize 2019 n'a pas encore été choisi et qu'il ne le sera pas avant la réunion des jurés le 14 octobre 2019."

«Au stade de la sélection du The Booker Prize, des kits de présentation comprenant des feuilles d'autocollants de liste restreinte et une feuille d'autocollant  gagnant sont fournis aux libraires et aux bibliothèques du Royaume-Uni. Il semble que, dans ce cas, qu'un de celui-ci  ait été collé   sur  le livre The Testaments de  Margaret Atwood à la place de celui " Shortlist the Booker  Prise" 

9 septembre 2019

Manuels scolaires numériques pour la majorité des lycéens en PACA

manuels numériques lycée PACA

A partir de ce lundi, la majorité des lycéens de seconde et de première de la région Sud Paca vont recevoir une tablette numérique. Pour ces élèves, le bon vieux livre en papier, c'est terminé. Le Conseil régional fournit le matériel et le contenu gratuitement. Il s'agit d'une tablette de la marque Lenovo d'une valeur de 280 euros, négociée à 180 euros par la Région. Le lycéen en restera le propriétaire. Les manuels numérisés y sont installés. Les textes vont peuvent être annotés, zoomés et parfois enrichis de vidéos, de sons et d'animations. En 2018, le Conseil Régional avait demandé au conseil d'administration de chaque établissement de choisir entre les manuels traditionnels et les livres numériques. A la rentrée scolaire, 86 % des établissement ont accepté de renoncer au papier. 

"On s'attendait au maximum à 65 % de lycées favorables à la tablette, déclare Renaud Muselier, président LR du Conseil Régional Sud Paca  à France BleueC'est une bonne nouvelle donc, car tous les quartiers n'ont pas accès au numérique. On ne peut plus former la jeunesse à l'ancienne". 

Outre la consultation des manuels, la tablette permet aussi de lire le journal le Monde avec un abonnement offert, de naviguer sur internet et d'accéder à l'encyclopédie Universalis. Les élèves n'auront plus à se déplacer avec leurs livres dans le sac. Cette tablette pèse moins de 700 grammes contre 3,5 kilos de manuels. 

30 août 2019

Un jour en hommage à Tomi Morrison dans l'Ohio

tomi morrison

Joe Miller (Amherst) et Stephanie Howse (Cleveland), représentants démocrates de l'État de l'Ohio, ont présenté un projet de loi cette semaine en l'honneur de l'auteur Toni Morrison, décédé  le 5 août à l'âge de 88 ans.  Miller et Howse veulent  que l'anniversaire de Morrison , le 18 février, soit désigné comme "Toni Morrison Day" dans l’Ohio. Leur projet de loi est maintenant en route vers le comité de la Chambre et devrait renvoyer prochainement devant la  une commission. 

Morrison est né et a grandi à Lorain dans Ohio (Etats-Unis). Elle a remporté les prix Nobel et Pulitzer pour ses romans révolutionnaires relatant l'expérience afro-américaine avec sagesse et force émotionnelle.   Les représentants Miller et Howse estiment que le fait de marquer une journée en l'honneur de Morrison encouragera une nouvelle génération d'écrivains à raconter leurs histoires, des histoires qui célèbrent la "belle diversité de l'humanité". 

«Dans la région de Lorain, Toni Morrison est depuis longtemps une source d’inspiration pour nos jeunes», a déclaré la représentante Miller dans une déclaration aux médias. «Son héritage en est un  mélange de persévérance, de dévouement à l’éducation et de leadership exemplaire. J'espère que la désignation de Toni Morrison Day rappellera à tous les habitants de l'Ohio d'apprendre du corpus de travaux qui ont inspiré tant de gens de son vivant. "La  représentante Howse a ajouté:" La vie et l'écriture de Toni Morrison illustrent bien son don unique de créer une œuvre passionnée et élégante et une littérature intemporelle chérie par les habitants de l’Ohio et les peuples du monde entier. Son travail a ému nos âmes, mis notre conscience au défi de faire face aux injustices et encouragé le reste du monde à faire de même. " 

Source: Scène 

27 juin 2019

Le marché de l'édition française à la peine

marché du livre

Selon le rapport annuel du Syndicat national de l'édition (SNE) publié jeudi 27 juin. Les chiffres de l'année 2018 ne sont pas bons. Les ventes de livres enregistrent un nouveau déclin. Le chiffre d'affaires des éditeurs a baissé de 4,38% l'an dernier à 2,67 milliards d'euros. Le nombre d'exemplaires vendus est passé de 430 millions en 2017 à 419 millions en 2018, soit une baisse de 2,52%. Si l'on exclut les cessions de droits à des éditeurs étrangers pour ne retenir que le produit des seules ventes de livres, le chiffre d'affaires des éditeurs français a même reculé de 4,88% entre 2017 et 2018.

"L'année 2018 reste une année en demi-teinte", estime le SNE dans son rapport. "La rentrée littéraire n'a pas su pleinement rencontrer les attentes du public", avance le syndicat professionnel des éditeurs avant de pointer du doigt, sans le nommer, le mouvement des "gilets jaunes".

"Les mouvements sociaux de la fin d'année et les divers blocages qu'ils ont entraînés ont freiné l'achat de livres, à une période où les ventes sont traditionnellement fortes", souligne le rapport.

"Il est probable que le livre souffre de la baisse du temps que le lecteur a à lui consacrer, face à la concurrence des nouveaux modes de consommation des loisirs culturels (jeux vidéo, séries, etc.) et à l'émergence des réseaux sociaux", a également reconnu le SNE.

Même le marché du livre en format de poche est à la baisse. Le chiffre d'affaires de ce segment a reculé de 0,63% et les ventes de livres en format poche ont accusé un recul de 1,06%. Malgré tout, le poche (porté par des écrivains populaires comme Guillaume Musso ou des "long-sellers" du type "L'amie prodigieuse" de l'Italienne Elena Ferrante) demeure un secteur "stratégique" pour les maisons d'édition en raison de sa capacité à résister "mieux que la moyenne".

Concernant l'offre, les lecteurs ont bénéficié d'un large choix. En 2018, plus de 106.000 titres ont été publiés dont près de 45.000 nouveautés. Le SNE souligne cependant que le nombre de nouveautés a significativement baissé par rapport à 2017 (-5,40%) tandis que les réimpressions ont augmenté de 8,22%.

Face à l'érosion du marché, les éditeurs ont également fait le choix d'imprimer moins d'exemplaires. Les tirages moyens des nouveautés ont baissé de 5,18% et ceux des réimpressions de 0,46%. Le tirage moyen global d'un titre est d'environ 4.700 exemplaires.

Si la littérature demeure le fer de lance du marché du livre (22,5% de parts de marché), l'année 2018 a été marquée par une nette progression du segment des essais et documents d'actualité parmi lesquels le SNE classe "Le lambeau" du journaliste de Charlie Hebdo Philippe Lançon, livre couronné notamment par le prix Femina..Le succès du livre "Devenir" de Michelle Obama, les ouvrages de type "Mémoires" qu'il s'agisse de celles de François Hollande ("Les leçons du pouvoir"), Ségolène Royal ("Ce que je peux enfin vous dire") ou Jean-Marie Le Pen ("Fils de la Nation") ont également contribué à la progression du segment, un des rares à enregistrer une hausse de ses ventes.  Concernant les habitudes de lecture, le SNE se félicite par ailleurs de la hausse du marché de l'édition numérique. En 2018, le marché de l'édition numérique, tous supports et toutes catégories éditoriales confondus, a généré un chiffre d'affaires de 212,6 millions d'euros, en progression de 5,1% par rapport à 2017. Cela ne représente seulement qu'un peu plus de 8% du chiffre d'affaires total des ventes des éditeurs mais "cette progression est notable, dans un contexte où le chiffre d'affaires total des éditeurs sur leurs ventes de livres est en baisse", met en avant le SNE. Concernant l'export, le livre français se vend assez bien à l'étranger mais à condition d'être traduit. Le chinois reste la principale langue de traduction des ouvrages français. Les ventes de livres en français sont par contre en recul y compris dans certains pays francophones comme la Belgique ou le Liban.

Source: Challenges

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14 août 2019

Une bibliothèque de l'écologie va t-elle voir le jour dans la Drôme?

bibliothèque écologie drôme

Le projet est porté par la communauté de communes Val de Drôme à Eurre. Elle se porte acquéreur d'un fond de 100 000 documents sur la nature et veut en faire une bibliothèque numérique et physique.  Le fond de documents vient d'un passionné d'Arles. Il avait 50 000 livres, et 50 000 parutions, thèses, journaux, sur l'écologie mais pas d'espace pour créer une bibliothèque. Il a contacté la Biovallée.  

Jean Serret, président de la communauté de communes Val de Drôme, et les élus, ont vu le potentiel : "on s'est rendu compte que des maîtres d'ouvrages, pour réaliser leurs études d'impacts avant chantier, avaient besoin de renseignements sur les végétaux, les animaux, les insectes, et que c'était difficile pour eux parce qu'ils devaient lire énormément de parutions. Donc on s'est dit qu'il y avait une vraie économie là."

Il s'agirait de numériser les ouvrages, permettre des recherches par mots clés, et vendre ces données. L'idée c'est aussi d'offrir un accès grand public aux documents et d'ouvrir une vraie bibliothèque, physique.  Mais que peut-on apprendre dans des documents vieux de deux siècles pour certains ? 

"C'est vrai que dans certains domaines, la connaissance a progressé" souligne Jean Serret, "mais par exemple, l'abeille maçonne a disparu en France en 1970 et elle est en train de revenir sur notre territoire, dans le Diois. Ces documents permettent d'avoir une culture sur plusieurs siècles, plusieurs années, d'espèces qui nous concernent maintenant." 

Le fond de documents est racheté 60 000 euros. Pour le reste, la communauté de communes cherche encore des financements : les élus sont allé défendre le projet au ministère de la culture et doivent rencontrer la Bibliothèque Nationale de France. 

Le projet n'est donc pas encore abouti, mais s'il se fait, la numérisation des documents prendra 2 ans. La bibliothèque physique, elle, est à horizon 5/10 ans. Des bibliothèques privées s'intéressent au projet du Val de Drôme et pourraient céder des documents. Les documents stockés pour l'instant dans un bâtiment de l'Ecosite d'Eurre.

Source: France Bleu Drôme Ardèche

10 août 2019

Suppression de la contribution économique territoriale pour les librairies de la métropole lyonnaise

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La Métropole de Lyon a décidé d'exonérer l'ensemble des établissements de l'ancienne taxe professionnelle : la contribution économique territoriale. Des économies pour toutes les librairies indépendantes. Jusqu'ici, l'exonération de la contribution économique territoriale profitait seulement aux librairies indépendantes de référence (LIR). Au total dans la Métropole de Lyon, 69 magasins sont concernés par cet allègement fiscal.

Libraire chez Raconte-moi la Terre à Bron, Cyrielle Fayet affirme que "c'est très important puisque c'est plusieurs milliers d'euros qui vont être en moins à payer chaque année".

Ce budget va permettre de faire "vivre la librairie" avec "davantage de travaux, d'animations, ce qui va nous permettre peut-être de recevoir plus d'auteurs", se réjouit la salariée de Bron. 

Les librairies indépendantes souffrent également de la concurrence avec Internet. C'est pourquoi "diffuser l'idée que le prix du livre est unique en France, en ligne, en grande surface ou en librairie indépendantes" est enfin primordial pour Cyrielle Fayet.

Pour bénéficier de cette exonération, plus de la moitié du chiffre d'affaires doit être réalisé avec la vente de livres neufs au détail.

Source: Radio Scoop

4 juillet 2019

Les dessins de Plantu à la BNF

don dessin Plantu

C’est à la Bibliothèque nationale de France que Plantu a choisi de confier des milliers de dessins publiés dans de nombreux journaux depuis plus de 50 ans. Cet ensemble exceptionnel sera bientôt accessible sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. Le fonds confié par Plantu à la BnF comprend un don de 500 dessins. Quelques 20 000 pièces font également l’objet d’un dépôt. Réalisés du début des années 70 à aujourd’hui, ils couvrent l’ensemble d’une carrière prolifique : parus pour l’essentiel dans le journal Le Monde mais aussi dans une quarantaine d’autres titres, depuis La vie du Rail ou Bonne soirée, qui marquent les débuts, en passant par Pèlerin et L’Express, ces dessins constituent une véritable illustration de l’actualité française et internationale de ce demi-siècle écoulé. L’ensemble comprend aussi de nombreux projets non publiés, des études et croquis préparatoires ainsi que des impressions couleurs. Cette collection unique permet de plonger dans l’œuvre de Plantu, de voir naître et s’affirmer un style, des thématiques, des figures et un bestiaire devenus emblématiques. Déjà entièrement numérisés et indexés, les dessins de Plantu seront versés prochainement dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. Après la mise en ligne en 2019 de plus de 1000 dessins de Wolinski, l’arrivée dans Gallica de la collection de Plantu marque une étape décisive : elle consacre la place du dessin de presse contemporain dans les collections de la BnF, à la fois comme patrimoine artistique et comme source d’informations inépuisable pour étudier l’esprit de notre époque.

15 juillet 2019

George Sand et Lewis Caroll à l'honneur à Avignon

spectacle George Sand

"George Sand, une femme libre", création d'Yves Michel est  jouée au théâtre du Tremplin à Avignon  (7 rue du Bon Pasteur ), jusqu'au dimanche 28 juillet (jours pairs) à 17 h (pour reserver cliquez ici).  

"George Sand" est une pièce dans l’air du temps. La femme vit sa liberté sexuelle comme elle l’entend. Sans interdit ni préjugé. Cette création d’Yves Michel, mise en scène par Pascal Joumier, nous plonge dans un univers d’époque où la romancière jouée par Jacqueline Passemard, se plaît à raconter à son ex-amant, retrouvé 30 ans plus tard, Jules Sandeau, ses amours successifs. Dans un franc-parler, aussi sémillante que lorsqu’elle écrit, elle évoque ses relations avec Musset, Chopin, Marie Dorval et autres.

Jules, interprété par Christian Luciani, se veut conciliant au début mais les confidences de son ex finissent par le rendre jaloux. Dans ce combat « pour le destin des femmes  qui ont aussi du pouvoir », les réparties croustillantes ne sont pas rares.

Lorsque les deux amants se souviennent de leurs ébats amoureux Aurore (George Sand) lance «  Si tu veux tout savoir, je n’ai pas grimpé au plafond. Mais ça allait ! ».

Dans "Georges Sand une femme libre", il y a de la sensualité, une réalité d’aujourd’hui que toute femme peut s’approprier selon  le Midi Libre.

Lewis versus Alice

Au théatre de la Fabrica à 18h c'est un autre autre auteur qui est mis à l'houneur grâce à  la pièce musicale Lewis versus Alice écrite par Macha Makeïeff .  L’accent est mis sur son auteur, Lewis Carroll, sa vie, son œuvre, son univers, ses mondes. Dans des décors merveilleux, des costumes splendides, sur des musiques et chants où le lyrique s’allie à l’électro-gothique : une approche décoiffante, ébouriffante. Macha Makeïeff a conçu une scène encombrée comme un cabinet de curiosités. Avec au centre une bâtisse toute en ombre chinoise et transparence, où l’on monte à l’étage par l’escalier ou à l’échelle. De façon éparse, sont disposés fauteuils, chaises et canapés, une grande table, un piano, un harmonium, des animaux empaillées. Des bêtes anthropomorphes traversent constamment le plateau sous des lumières changeantes, deux miroirs sales, parfois habités d’un portrait, encadrent ce lieu étrange, des objets hétéroclites descendent et montent des cintres…  Nous sommes dans la tête de Lewis Carroll (1832-1898), pseudonyme de Charles Lutwidge Dogdson, romancier, essayiste, mathématicien photographe, fils de pasteur anglican et enseignant à Oxford. Drôle d’oiseau que ce Lewis Carroll, au carrefour des mathématiques et du nonsense britannique dont il est l’incarnation la plus achevée. Un paradoxe à lui tout seul, comme il aimait tant les manier. Toujours en quête de jeux entre signifiants et signifiés avec ses charades, devinettes et énigmes, les plus fameuses étant celles qui n’ont pas de solution.

Pour cette évocation de Lewis Carroll, plus que pour celle de son œuvre, Macha Makaïeff visualise un labyrinthe mental chatoyant et inquiétant, en se servant des créations de leur auteur. Des épisodes et personnages emblématiques de ses contes traversent la pièce : le chapelier fou, le lièvre de Mars et leur thé de non-anniversaire, le chat du Cheshire, le Snark, la chenille au narguilé, la reine et le roi de cœur…

Ponctué de musiques et chants étranges, dans un décor de fantaisie baroque, Lewis versus Alice évoque les spectacles féériques du théâtre victorien, avec ses effets spéciaux scéniques, ses tours de magie et projections lumineuses. L’art des peintres préraphaélites contemporains qu’affectionnait Lewis Carroll sont du voyage. L’on reconnaît avec délectation la berceuse chantée par la toute jeune Pamela Franklin dans Les Innocents de Jack Clayton, d’après Le Tour d’écrou de Henry James. Lewis versus Alice est un bonheur des sens à la gloire du nonsense. (Source: France Info culture).

10 juillet 2019

Publication du 8ème Observatoire du dépôt légal

dépôt légal bnf

Dans un comminuqué de presse publié hier, la Bibliothèque nationale de France annonce la  publication de la 8e édition de l’Observatoire du dépôt légal. Ce document offre chaque année un éclairage précieux sur la production culturelle française. Avec 82 313 livres imprimés, 219 766 fascicules de périodiques et 106, 46 téraoctets de sites web, cette édition 2018 témoigne des volumétries impressionnantes de la production culturelle française collectées par la BnF pour être mises à disposition des lecteurs et chercheurs. Ces chiffres donnent également à voir la diversité typologique et thématique de la collection patrimoniale de référence. Ils fournissent des éléments sur la chaîne de production de ces documents, de l’auteur à l’imprimeur puis au distributeur.

On retient particulièrement cette année dans ces données établies par la BnF : La délocalisation des activités d’impression de livres comme le développement de l’auto-édition dans le domaine du roman, de la partition, du livre d’artiste ou de la musique. La collecte des sites web, effectuée depuis 2006, fut en 2018 la plus volumineuse jamais réalisée par la Bibliothèque. Plusieurs collectes thématiques ont été effectuées au cours de l’année sur les « gilets jaunes », le référendum en Nouvelle-Calédonie ou encore le centenaire de l’armisitice de 1918. La part importante du roman dans la production de livres édités en France (22%) L’augmentation croissante du nombre de microsillons déposés : 10 fois plus qu’il y a 10 ans ! Le dépôt à la BnF de la 1ère revue intéractive : elle associe texte, sons et vidéos dématérialisés ! En écho à la programmation culturelle de la BnF, qui organise notamment l’exposition Ne les laissez pas lire ! Polémiques et livres pour enfants du 17 septembre au 1er décembre, l’observatoire propose un focus sur la production à destination de la jeunesse dont on constate, depuis une dizaine d’années, une hausse significative de la volumétrie des livres puisqu’ils représentent aujourd’hui 13% du total des livres reçus

17 juin 2019

Exposition virtuelle de la maison d'Anne Frank sur Google

anne-frank(1)

La nouvelle exposition en ligne de Google  vous transporte dans la maison d’enfance d’Anne Frank à Amsterdam. Toutes les salles sont visibles dans leur style des années 1930, a déclaré le géant de la recherche dans un blog mercredi.

L'exposition a été dévoilée à l'occasion du 90e anniversaire d'Anne Frank. Frank est connue pour son journal intime, qui décrit sa vie avant d'être envoyée dans un camp de concentration nazi, où elle est morte du typhus à l'âge de 15 ans. 

Frank, née en Allemagne, a vécu neuf ans dans l'appartement d'Amsterdam avec sa famille avant de se cacherpendant la Seconde Guerre mondiale. La famille juive avait initialement quitté l'Allemagne pour les Pays-Bas en raison d'un antisémitisme croissant. 

"Tout est léger, confortable et chaleureux", a expliqué Edith Frank, la mère d'Anne, à un ami à propos de la maison, selon l'exposition. 

L'exposition présente la chambre qu'Anne Frank a partagée avec sa soeur, Margot, ainsi que des photographies illustrant son enfance. De plus, vous pouvez visionner la seule vidéo connue d’Anne Frank, filmée un an avant de se cacher.

"Nous sommes honorés d'avoir collaboré avec la maison d'Anne Frank afin d'éclairer la vie d'Anne au Merwedeplein 37-2 Amsterdam, afin que tout le monde puisse explorer une exposition en ligne et des images intérieures de Street View de la maison d'enfance d'Anne, actuellement fermée au public. public ", a déclaré Liudmila Kobyakova, chargée de programme chez Google Arts & Culture, dans un communiqué.

Source: Cnet

6 juillet 2019

Le camion qui livre de plage en plage

Pour sa sixième édition, Le Camion qui livre (opération organisée par le Livre de poche) reprend la route de vos vacances. Il circule de plage en plage et vous propose une sélection de livres pour tous les goûts : littérature, polar, imaginaire, jeunesse ainsi que des livres audio. C’est l’occasion de se retrouver dans un lieu convivialet de partager son amour de la lecture.   En 2019, 11 libraires aux quatre coins de la France recevront Le Camion qui livre crée l’événement à chaque étape : 
• Des dédicaces d’auteurs 
• Un atelier d’écriture à chaque étape. Ces ateliers seront animés par des auteurs de premier plan tels que Katherine Pancol, Sophie Tal Men, Valérie Perrin, Julien Sandrel, Baptiste Beaulieu, Niko Tackian … 
• Des rencontres à l’initiative des libraires-partenaires. 
• Une ouverture en nocturne.

Son pacours débutera au Lavandou  le lundi 8 juillet et se terminera au Touquet le samedi 17 août. Pour savoir s'il s'arrête sur une plage près de chez vous, decouvrez ses étapes en consultant la carte suivante:

carte-parcours

 

Chaque jour  sur la caîne franceinfo partenaire de l'evènement, vous découvrez les coup coeurs des libraires à 13h55 et 15h21  (du 8 au 12 juillet) et à 13h21 et 15h21 (du 15 juillet au 16 août).

3 juillet 2019

Retour de l'opération Sacs de pages dans les centres de vacances et de loisirs

sac de plage

Tout l’été, les bénévoles de Lire et faire lire offriront des lectures aux enfants dans les centres de vacances. L’opération « Sacs de pages », initiée en 2005, permet aux enfants de partager avec les bénévoles de l’association Lire et faire lire le plaisir de la lecture dans les centres de vacances et de loisirs. Dès juillet, les enfants découvriront une sélection de livres sur « On a marché sur la lune », thème de l’année 2019. L’association Lire et Faire Lire apportera 2910 livres dans 333 centres d’accueils collectifs de 66 départements et 26 maisons d’édition jeunesse: Actes sud Junior, Albin Michel, Atelier du poisson soluble, Auzou, Belin, De La Martinière jeunesse, Didier Jeunesse, Ecole des loisirs, Elan vert, Fleurus, Gallimard, Gulf Stream, Hatier, Kilowatt, Magnard, MeMo, Mijade, d’Orbestier-Rêves bleus, Père castor-Flammarion, Pommier, Rageot, Ricochet, Sarbacane, Seuil Jeunesse, Thierry Magnier, Tom Poche. Grâce à la générosité des maisons d’éditions, 58 albums et romans jeuneusse sont répartis en fonction des âges des enfants bénéficiaires (2 – 5 ans, 6 – 12 ans ou 2 –12 ans). 

En 2019, le ministère de l’Education nationale (DJEPVA et le Centre national du livre (CNL), Etablissement public du ministère de la Culture, soutiennent « Sacs de Pages ». Avec l’opération « Sacs de Pages », Lire et faire lire est partenaire de la 5ème édition de la Fête du livre jeunesse « Partir en livre » proposée par le Centre national du Livre du 10 au 21 juillet. 

26 juin 2019

Plus de film en streaming pour les usagers des bibliothèques de New York

Kanopy

Les trois réseaux de bibliothèques de la ville de New York (les bibliothèques publiques de New York , de Brooklyn et du Queens) mettent fin à leur partenariat avec Kanopy le 1er juillet ce qui signifie la fin  de l'accès à des films gratuits en  streaming pour leurs usagers. 

«La bibliothèque a pris cette décision après un examen attentif et approfondi de ses offres et priorités en matière de diffusion en continu», a écrit Caryl Matute, le resposable de la  NYPL  dans un message publié sur  le site Internet de l'instution. "Nous pensons que Kanopy coûte trop cher et que nos ressources seront mieux utilisées en achetant davantage de livres et des livres électroniques."

Un porte-parole de la NYPL a déclaré à Gizmodo que l'adhésion à une autre plateforme de diffusion en continu était à l'étude sans qu'une decisiion été prise pour remplacer Kanopy. 

«Bien que Kanopy ait été un excellent partenaire et une excellente ressource pour nos usagers, nous avons malheureusement dû prendre la décision difficile d'interrompre l'utilisation en raison du coût croissant du système», a expliqué Fritzi Bodenheimer, attaché de presse de la Bibliothèque publique de Brooklyn. 

La bibliothèque publique de Queens a déclaré à Gizmodo que «le coût croissant de Kanopy et la nécessité de consacrer ses ressources à d'autres services et matériels prioritaires qui sont plus demandés, tels que des livres, des livres électroniques et des DVD, le rendent insoutenable».  La QPL affirme que Kanopy avait l'intention d'augmenter ses redevances et que, sur le million de New-Yorkais qui  utilisent leur site Internet,  moins de 1% regardaient les films disponibles sur cette plateforme.

 

4 juin 2019

Mobilisation des profs contre les manuels numériques

manifestation contre livre numérique

Le numérique à marche forcée dans les lycées du Grand Est, quelques enseignants disent « non. » Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sous les fenêtres de l’hôtel de Région Grand Est  à Strasbourg lundi soir pour protester contre le programme « lycées 4.0 » de la collectivité, qui prévoit de remplacer tous les manuels scolaires par leurs équivalents numériques.

« Nous ne voulons pas de cerveaux plats », pouvait-on lire sur un carton repeint en poste de télévision qu’un participant enfile sur sa tête. « Prof, je ne suis pas un numéro IP », clame un autre écran plat dessiné au feutre.

La fronde ne date pas d’hier. En 2017, la Région Grand Est a sélectionné 50 lycées, dont 13 en Alsace, pour tester la numérisation des manuels scolaires. À l’époque, l’expérimentation interrogeait déjà une partie des enseignants et des parents d’élèves. Après deux ans d’expérimentation et malgré un certain scepticisme, le dispositif doit être élargi à toute les classes de seconde dès la rentrée 2019. Plus de 24 millions d’euros ont été programmés afin de commander 100 000 ordinateurs qui pourront être mis à la disposition des lycéens. Selon Lilla Merabet, vice-présidente de la Région Grand Est en charge du numérique, c’est un gain pour les familles :

« Les livres changent tout le temps, il faut toujours en acheter de nouveaux et cela a un coût énorme. Là, le matériel informatique est pris en charge par la collectivité et c’est une chance notamment pour les familles qui n’ont pas de gros moyens. »

Pour le syndicat FO, représenté par son secrétaire Hervé Gourvitch, tout mégaphone dehors, la décision de généraliser la numérisation des manuels est inacceptable :

« Nous demandons l’arrêt complet de cette expérimentation du numérique dans les lycées. Aucun bilan n’en a été tiré avant qu’elle soit généralisée à tous les établissements de façon autoritaire. »

Beaucoup d’enseignants affirment n’avoir jamais été consultés suite à l’expérimentation et n’ont trouvé personne à qui adresser leurs conclusions. Séverine Charret, responsable au syndicat SNES-FSU, déplore un manque de consultation et un « dialogue de sourds » :« Au début de l’expérimentation, nous avons demandé à y être associés, nous avons envoyé des lettres, envoyé des interpellations, boycotté des réunions… mais nous n’avons eu de réponses ni de la part de la Région ni de la part du Rectorat. »

D’autres personnes présentes pointent également les risques sur la santé et sur la concentration des élèves. Elles s’attristent également de la disparition du papier. Lilla Merabet tient à rassurer :

« On va vers une dématérialisation des livres. Les élèves auront toujours leurs cahiers et continueront à prendre des notes, à rendre leurs devoirs à l’écrit. »

Les élèves, eux, ont l’air plutôt sceptiques. Louise, élève de seconde au lycée Marie-Curie aborde fièrement un badge Youth For Climate Strasbourg. Pour elle, l’impact environnemental du numérique mérite que l’on s’y attarde d’avantage avant de clamer « que c’est plus écolo que le papier ». Elle pointe aussi un autre risque pour les élèves en possession d’un ordinateur ou d’une tablette:

« Je le sens, beaucoup se mettront au fond de la classe et regarderont leurs séries ! »

Adèle et Guillemette, en première au lycée Marie-Curie, s’indignent :

« Personne ne nous a demandé notre avis. On nous a juste dit : “l’an prochain, vous aurez des ordis !” Mais… non… moi je n’ai pas envie ! Et malgré tous nos arguments, écologiques notamment, on nous l’impose. »

Source: Rue 89 Strasbourg

23 mai 2019

Collecte de livres par la FNAC pour Bibliothèque sans Frontières

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À l’occasion de la semaine du développement durable, la Fnac organise la nouvelle et septième édition de la Grande Collecte Nationale de livres, du 31 mai au 10 juin, en partenariat avec Bibliothèques Sans Frontières. Notre objectif ? Un million de livres collectés !  Mais une fois collectés par notre équipe, où vont-ils ?

« Les ouvrages collectés sont destinés à créer ou à approvisionner les bibliothèques partenaires de l’association, en France ou à l’étranger. Tous les livres ne sont pas envoyés indistinctement : ils sont sélectionnés par notre équipe, appuyée par des bénévoles, afin de répondre au mieux aux besoins et aux attentes des structures d’accès à la lecture, dans les camps de réfugiés au Burundi ou dans les écoles camerounaises. » explique Corentin, responsable de la mission collecte à Épône.

Lorsqu’ils ne correspondent pas au besoin des populations locales, certains ouvrages sont susceptibles d’être vendus lors de braderies solidaires, organisées tous les premiers samedis du mois, de 10 à 17h, dans notre centre de collecte de livres à Épône. L’intégralité des bénéfices issus de ces ventes sont consacrés aux programmes de solidarité internationale de l’association, permettant notamment d’acheter des livres aux éditeurs locaux. Depuis six ans, grâce à cette Grande collecte nationale, ce sont ainsi plus de 840 000 livres qui ont été rassemblés et acheminés par Bibliothèques Sans Frontières, notamment pour la mise en place de bibliothèques dans des lieux d’accueil pour personnes en grande précarité, dans les hôtels du Samu Social à Paris. Cette année, dépassons le million de livres collectés !

Source: Bibliothèque Sans Frontières

 

29 mai 2019

Une oeuvre exceptionnelle exposée par la Bibliothèque Nationale d'Espagne

El Cantar del Mio Cid

"Les yeux sont si forts, pleurant / tournant la tête et les regardant. "El Cantar de Mío Cid ", sommet de l'épopée médiévale, l'une des plus anciennes œuvres littéraires écrites en castillan, n'a pas à l'origine commencé par ces vers. Mais avec eux commence le seul témoignage direct, plus ou moins proche de la date de rédaction, qui nous est parvenu: un codex du XIVe siècle de 74 pages de parchemin (il manque quatre de l’original, dont le premier), conservé à la Bibliothèque nationale d'Espagne. Ce manuscrit sera présenté pour la première fois au public à partir du 5 juin  lors l'exposition  Dos españoles en la historia: el Cid y Ramón Menéndez PidalIl s'agit d'un joyau bibliographique (mémoire des origines de la littérature en espagnol, mais aussi de l'histoire de la philologie) si délicat qu'il ne sera exposé au siège de la bibliothèque à Madrid que pendant les 15 premiers jours de l'exposition. Il sera ensuite remplacé par un fac-similé jusqu’à sa conclusion, le 22 septembre, bien que l’institution analyse la possibilité de le supprimer également le dernier jour. La directrice de l’institution, Ana Santos, explique que les rapports techniques ont conclu qu’il n’y avait "aucun problème pour que son exposition maintienne les mêmes valeurs de conservation que celle qu’elle conserve dans le caveau où elle est conservée", pour laquelle "une vitrine a été commandée" spécial, complètement hermétique ", dans lequel le document sera affiché pour les feuilles en bon état. 

Parce que le parchemin est épais, très fort, probablement en peau de chèvre, il est endamagé non seulement à cause de son âge mais aussi pour une série  de degradations (y compris des réécritures, des annotations et l’application de produits chimiques facilitant la lecture de certains passages). Certaines des réécritues l'ont  presque transformé en roman d’aventures, jusqu’à ce qu’il soit offert en décembre 1960 à la Bibliothèque nationale par la Fondation Juan March, qui venait de l’acheter pour 10 millions de pesetas (aujourd’hui environ 2,2 millions millions d’euros) aux héritiers du marquis de  Ramón Menéndez Pidal , professeur d'études poétiques, dont le 150e anniversaire de naissance est célébré cette année.

Les premières données historiques concernant le codex font état d'une copie faite au XIVe siècle d'un original signé en 1207 par Per Abat. Celle-ci  st conservé dans les archives du conseil de  la ville de Vivar (Burgos) qui a pris son nom de Rodrigo Diaz, le protagoniste historique des exploits chantés par les ménestrels. Ce chant   avait été fixé par écrit entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle,, explique le professeur de l'Université de Saragosse, Alberto Montaner, l'un des les principaux spécialistes du poème. Dans cette municipalité de Burgos, le document est resté pendant environ deux siècles, dans les archives puis dans le couvent des religieuses de Santa Clara, d'où un responsable du secrétaire d'État, Eugenio Llaguno Amírola, l'a pris vers 1775. L'idée était que le philologue et historien Tomás Antonio Sánchez la prenne pour une édition de la chanson et, une fois prête, la restitue. Mais ce dernier ne s'est pas produit et les descendants de Llaguno ont fini par le vendre des décennies plus tard au bibliophile Pascual de Gayangos, qui l'a à son tour vendu vers 1858 au premier marquis de Pidal.

Source: El Pais

24 mai 2019

Publication des podcast d'histoire pour enfant de France Inter aux éditions Michel Lafon

Une histoire et oli Michel Lafon

Les éditions Michel Lafon ont été choisies pour publier les albums des podcasts de France Inter "Une histoire et… Oli", des histoires originales d’une dizaine de minutes pour les 4-7 ans.   Lancés en septembre 2018, les podcasts de la première radio de France, gratuits, dépassent le million de téléchargements. Une vingtaine d’histoires et de contes, écrits par des écrivains prestigieux comme Leïla Slimani, Katherine Pancol, Yannick Haenel, Alex Vizorek, Alice Zeniter, Tatiana de Rosnay, sont actuellement disponibles sur le site "Une histoire et…Oli". France Inter mettra les prochains en ligne pour les vacances de la Toussaint.

Michel Lafon lancera le 17 octobre, en coédition avec Radio France, les quatre premiers titres, totalisant un tirage de 100 000 exemplaires : L’invisible Max, écrit et illustré par Zep ; Nadine et Robert, les poissons rouges, de Delphine de Vigan ; Les bonnes résolutions du père Noël, de François Morel, illustré par Lilli la Baleine,et Olga, le canard et le petit garçon battu, de Geneviève Brisac, illustré par Laetitia Le Saux. L’éditeur les accompagne d’une importante PLV. Il prévoit huit nouveautés en 2020, et huit autres en 2021 et en 2022.  

"Nous allons en faire la vedette de notre catalogue jeunesse. Ecrits par des plumes, les contes sont chouettes et traitent de thèmes importants. Il y a longtemps que nous voulions une offre cohérente et puissante sur ce segment des albums où nous avons déjà Paddington et où nous publierons en septembre le livre de Paul McCartney", commente Elsa Lafon, directrice générale de Michel Lafon Publishing à Livres Hebdo.

25 avril 2019

Fort succès de la bibliothèque de Loos auprès des enfants de moins de 12ans

Loos_ À la bibliothèque, près d’un lecteur sur deux a moins de 12 ans

« Nous venons souvent. Une fois par semaine en moyenne. Et j’accompagne toujours mes enfants, dit Adeline en désignant du menton ses deux fils, Noé et Arthur, en train de faire leur choix aux rayons BD, fantasy et littérature jeunesse fantastique. Bon, ils sont grands et ils pourraient se débrouiller tout seuls. Mais je viens aussi parce que je lis aussi beaucoup ! ».

« La très forte fréquentation de la bibliothèque par les jeunes habitants  de la ville de Loos (Nord) est sans doute une des spécificités de notre bibliothèque, commente Brigitte Martel, adjointe au maire chargée de la culture, nous confirmant le bilan qu’elle a présenté il y a quelques semaines en séance du conseil municipal. Les enfants de moins de 12 ans représentent 46 % des inscrits ». « Ce qui, complète Valérie Demol, la directrice, explique que les ouvrages jeunesse représentent 63 % des prêts ».

Si les enfants sont tellement nombreux à être abonnés à la bibliothèque, c’est qu’ils ont pris l’habitude de s’y rendre dans le cadre scolaire. « Chaque jour, il y a au moins une classe d’école primaire ou maternelle qui franchit la porte, explique la directrice. Et en plus nous faisons de nombreuses actions spécifiques avec les écoles maternelles, mais aussi la halte-garderie, les crèches, l’accueil parents-enfants. Avec des séances d’heure du conte, notamment ».

Source: La Voix du Nord

16 avril 2019

Forte hausse des ventes du roman "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo

Notre dame de Paris Victor Hugo

Selon  le site  Boursorama, au lendemain de l'incendie qui a sévèrement endommagé la cathédrale la plus célèbre de France, le roman de Victor Hugo, qui met en scène les aventures de Quasimodo et Esmeralda, se classe en tête des ventes sur Amazon. 

Sans surprise la tendance se vérifie en librairie où ces titres sont particulièrement demandés. Kléber à Strasbourg, Mollat à Bordeaux et le Furet du Nord à Lille annoncent tous les trois avoir vendu l’intégralité de leurs exemplaires de Notre-Dame de Paris, toutes collections confondues. 

 Selon un article paru dans Livres Hebdo, Amandine Ardouin (Librairie Saint-Pierre de Senlis) et Antoine Bonnet (Librairie Michel à Fontainebleau) ont décidé d'apporter leur pierre à la reconstruction de l'édifice. Ils ont lancé un appel auprès de tous leurs confrères français afin qu'ils reversent, dans la cagnotte nationale qui sera dédiée au monument, leur part de revenus tirée des ventes du roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris

 

1 mai 2019

Difficulté des livres francophone à intéresser les éditeurs anglophone au Canada

edition Canada

En général, le milieu de l’édition anglophone du pays se tourne rarement vers la littérature francophone, notent les éditeurs acadiens. À moins d’un prix littéraire du Gouverneur général du Canada ou d’un auteur vedette, peu d’ouvrages de la francophonie canadienne sont traduits en anglais.

Lorsque la traductrice Jo-Anne Elder de Fredericton approche un éditeur anglophone pour soumettre un projet de traduction, elle a plus de difficulté à faire passer sa proposition que si l’idée vient de la maison d’édition.

«C’est encore plus difficile de publier une traduction parce que c’est moins rentable du point de vue financier. Les traductions en général vendent moins bien que des livres originaux.»

Selon le directeur des Éditions Perce-Neige, Serge Patrice Thibodeau, seulement quelques ouvrages de leur collection ont été traduits en anglais. Or, le Conseil des arts du Canada tente de peine et de misère de renverser la vapeur.

«Le Conseil des arts du Canada chauffe les oreilles des éditeurs anglophones parce qu’il y a beaucoup d’argent pour la traduction littéraire au Conseil des arts du Canada et ce ne sont que les éditeurs francophones qui font traduire des livres de l’anglais au français, mais l’inverse ne se produit pas. C’est vraiment un gros défi. C’est comme si on n’existait pas et qu’ils (éditeurs) n’étaient pas du tout intéressés à la littérature de langue française au Canada et il y a même très peu de littérature québécoise publiée en anglais», a partagé l’éditeur de Moncton.

Chaque année, le Conseil des arts du Canada organise une foire de la traduction afin de rapprocher les éditeurs francophones et anglophones. Serge-Patrice Thibodeau estime que les lecteurs anglophones auraient tout à gagner à avoir accès à des traductions pour découvrir la littérature canadienne-française.«Les lecteurs francophones des Maritimes vont lire la version originale en anglais, mais comme beaucoup d’anglophones ne lisent pas le français, ils auraient tout à gagner des traductions pour découvrir la littérature acadienne et québécoise. On dirait qu’il n’y a aucun intérêt de la part des éditeurs anglophones à moins que le livre ait reçu un prix du gouverneur général. Là, les éditeurs anglophones vont se garrocher dessus.

Les maisons d’édition Goose Lane au Nouveau-Brunswick, Nimbus Publishing à Halifax et Guernica à Toronto figurent parmi les éditeurs qui publient des traductions de livres acadiens. Certaines traductions anglaises ont aussi été réalisées par les éditeurs francophones eux-mêmes. C’est le cas des Éditions La Grande Marée et de Bouton d’or Acadie qui publient parfois les versions françaises et anglaises de certains de leurs ouvrages quand le sujet s’impose.»

D’après la directrice des Éditions Bouton d’or Acadie, Marie Cadieux, qui arrive de la Foire du livre jeunesse de Bologne, il y a encore beaucoup de chemin à faire en matière de traduction. La maison d’édition jeunesse a réussi à vendre les droits pour quelques-uns de ses livres, dont le roman jeunesse à succès de Diane Carmel-Léger, La Butte à Pétard.

«L’espoir est que ça augmente du côté francophone. Il n’y a pas autant d’intérêt du côté anglophone pour la traduction des francophones. Je pense que la connaissance des auteurs n’est pas là. Des auteurs comme Michel Tremblay ont été traduits rapidement à cause de leur notoriété. Les auteurs acadiens, même l’Acadie elle-même n’est pas sur la carnet des choses hot du côté anglophone ou rarement. Ça fait que l’appétit du public n’est pas aiguisé de la même façon.»

L’éditrice de Moncton considère que les éditeurs doivent établir des liens de confiance avec les entreprises d’éditions anglophones. Des efforts sont déployés dans ce sens à la mesure de leurs moyens.

«Pour les auteurs et pour le rayonnement de la culture acadienne quant à moi il faut absolument que les livres circulent. Le fait d’être traduit confirme le travail d’un auteur et ça ouvre sur tout un nouveau marché (…). Il reste que ce n’est pas évident et facile à vendre. Les éditeurs anglais vont rentrer dans des librairies et il vont voir des livres en anglais. Ils ne sont pas en contact avec ce que l’on fait. C’est à nous aussi de faire le travail.»

À la Grande Marée, ce sont surtout les essais historiques qui ont suscité de l’intérêt de la part du milieu anglophone.

«Ça arrive, mais c’est rare. En ce qui nous concerne, c’est surtout de l’essai historique qu’on va faire traduire. Ça arrive de temps en temps qu’on publie des manuscrits en anglais qui ont été traduits en français.» 

La version anglaise du livre Histoire des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick sera bientôt publiée afin d’être distribuée dans les écoles anglophones de la province à la demande du ministère de l’Éducation.Le plus récent ouvrage du folkloriste et historien Georges Arsenault fera également l’objet d’une traduction qui sera publiée par Nimbus.

 Source: Acadie Nouvelle

24 mars 2019

L'inondation, un livre insubmersible

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Elle en avait rêvé, Manuela Morgaine, artiste, cinéaste et écrivain, depuis 25 ans au moins, quand, lisant dans son bain, en bateau, sur la plage, elle voyait la couverture, les pages quasi chaque fois mouillées, trempées, voire inondées. Quand le livre ne finissait pas, plouf, tout simplement dans la piscine, réduit à un objet gonflé, boursouflé, et bientôt illisible même une fois sec, avec ses feuilles toutes collées…

Elle en rêvait et en parlait autour d'elle quand la bonne rencontre a lieu avec les bons éditeurs qui lui prêtent oreilles attentives et se proposent de tenter l'aventure en mai 2018 dans leur toute jeune maison d'édition, Adespote. Un livre insubmersible ? Oui, le rêve était réalisable, il fallait songer à utiliser la feuille de pierre, un papier minéral 100 % hydrofuge. Ce qui fut fait et validé par l'imprimerie Floch, qui dut toutefois revoir sa copie en sous-traitant le brochage afin d'obtenir une colle elle aussi résistante à l'eau. Pour voguer à la hauteur de l'innovation, deux textes furent choisis, tous deux intitulés L'Inondation. L'un d'Émile Zola, l'autre du Russe Evgueni Zamiatine. Il sera en librairie au prix de 25 euros. Pas donné, mais avouons que le plongeon les vaut ! Du succès de ce premier double titre (recto verso) dépend le développement d'une collection des « insubmersibles », avec une petite anthologie de la poésie de l'eau, et, plus tard, le projet d'une partie du journal de Christophe Colomb. On se prend à rêver de lire dans son bain en toute sécurité « Le bateau ivre » ou l'Odyssée, et si la lecture vous tire des larmes, personne n'en saura plus rien.

Il sera en librairie au prix de 25 euros. Pas donné, mais avouons que le plongeon les vaut ! Du succès de ce premier double titre (recto verso) dépend le développement d'une collection des « insubmersibles », avec une petite anthologie de la poésie de l'eau, et, plus tard, le projet d'une partie du journal de Christophe Colomb. On se prend à rêver de lire dans son bain en toute sécurité « Le bateau ivre » ou l'Odyssée, et si la lecture vous tire des larmes, personne n'en saura plus rien.

Source: Le Point

12 avril 2019

Restitution de livres à la Bibliothèque universitaire et régionale de Bonn

Livres retrouvés Bonn

Des centaines de manuscrits inestimables et de documents qui auraient été pillés par des soldats belges dans une bibliothèque allemande à la fin de la seconde guerre mondiale ont été restitués jeudi. Ces œuvres, dont on pensait qu’elles avaient été irrémédiablement perdues, comprenaient de rares manuscrits médiévaux, des estampes du début du XVe siècle, des cartes historiques et des livres d’oiseaux illustrés du XIXe siècle dans la bibliothèque du célèbre ornithologue et explorateur allemand Maximilian de Wied-Neuwied.

Michael Herkenhoff, conservateur des manuscrits et des livres anciens à la Bibliothèque universitaire et régionale de Bonn  (Allemagne), a décrit le retour des œuvres comme «une énorme surprise». Il s'agit du plus grand retour de livres perdus au cours des 200 ans d'histoire de la bibliothèque, ainsi que de l'un des plus importants retours d'objets culturels perdus pendant la guerre.

«Nous devons nettoyer beaucoup d’œuvres, les réparer et les cataloguer à nouveau, mais c’est un défi de luxe à relever, car nous n’avions vraiment jamais pensé revoir ces volumes», a déclaré Herkenhoff.

Les 600 œuvres ont été découvertes après leur mise en vente par la Belge Tania Grégoire. Son père, adepte des livres, avait été affecté à Bonn en tant que soldat pendant l'occupation d'après-guerre et, bien que les circonstances demeurent incertaines, aurait été impliqué dans le transport des livres en Belgique . Grégoire a offert les articles à la succursale londonienne de la maison de ventes Sotheby's à l'automne 2017.

«Notre équipe de spécialistes a immédiatement reconnu, au début de ses recherches dans la collection, que celle-ci avait quelque chose de louche, car il existait des livres sans reliures, des pages de titre déchirées et des timbres de bibliothèque effacés, dans une tentative évidente de dissimuler leurs origines, ”A déclaré Lukas Baumann, assistant au catalogage dans le département des livres de Sotheby's, qui a aidé à découvrir la provenance de la collection. 

«Ils ont découvert des marques d'étagère et des signatures qui n'avaient pas été enlevées, ce qui a permis d'établir qu'ils appartenaient à l'ULB.»

Contactée par Sotheby's, la bibliothèque a fourni un inventaire complet des objets perdus, que la plupart des institutions culturelles ont compilé après la seconde guerre mondiale et à partir duquel une correspondance a été établie.Selon Baumann, les livres, qui représentent le plus grand retour d'objets de l'histoire de Sotheby's, doivent être restitués à la bibliothèque en présence d'historiens et de personnalités de la culture. Grégoire, qui a reçu un paiement compensatoire non divulgué, dit être considérablement inférieure à la valeur des livres, selon la fondation culturelle des États allemands en reconnaissance de sa volonté de rendre les livres à leur propriétaire légitime, sera également présente.

«Elle a montré une approche morale à la question dès le début, après avoir été assez choquée de découvrir comment les livres lui étaient parvenus et avait peine à nous traiter équitablement», a déclaré Herkenhoff.

"Nous avons eu une chance improbable", a-t-il ajouté. «Tout d'abord, ce n'est pas si habituel dans notre expérience qu'une maison de vente vous contacte pour vous faire savoir qu'elle a trouvé quelque chose à vous. Ensuite, chez Madame Grégoire, nous avons eu quelqu'un avec qui nous pourrions dialoguer correctement. . "

Monika Grütters, ministre allemande de la Culture, a qualifié l'affaire de "résolution exemplaire" de l'un des nombreux cas de restitution de la Seconde Guerre mondiale, dont la plupart sont beaucoup moins simples.

L'ULB a évacué son contenu dans des stockages souterrains en 1943. Ils ont été renvoyés à Bonn en 1946, à la fin de la guerre, mais stockés dans d'anciens abris antiaériens car la bibliothèque avait été détruite par un bombardement. Ce n’est que lorsque les livres ont été rendus à une bibliothèque nouvellement construite en 1951 que les bibliothécaires ont pris conscience de l’ampleur du trou béant de leurs collections, représentant une perte d’environ 180 000 volumes. Beaucoup ont été perdus lorsque le bâtiment a été bombardé par un bombardement, mais un grand nombre d'entre eux ont également disparu à la fin de la guerre et immédiatement après et ont été supposés être détruits, perdus ou volés.

 

Source: Le Guardian

28 février 2019

Cession des éditions Kaléidoscope à l'Ecole des loisirs

éditions Kaléidoscope école des loisir

Aujourd’hui, Isabel Finkenstaedt a décidé de prendre sa retraite en cédant sa maison d’édition à l’école des loisirs, son partenaire et diffuseur historique, qui a déjà repris de nombreux titres de Kaléidoscope dans sa collection d’albums poche les Lutins

Créées en 1989 par Isabel Finkenstaedt, les éditions Kaléidoscope ont réussi à forger un catalogue prestigieux d’ouvrages pour les enfants, leur permettant de s’identifier, de s’évader ou de retrouver des situations familières. Pendant ces trente années, Kaléidoscope a permis de faire connaître en France de nombreux auteurs anglo-saxons (dont Anthony Browne, Oliver Jeffers, Emily Gravett ou David McKee…). La maison a aussi accompagné dans leur parcours de nombreux auteurs français comme Geoffroy de Pennart, Marianne Barcilon, Christine Naumann-Villemin, Kris Di Giacomo, Michaël Escoffier… Chaque œuvre est un coup de cœur que la maison a su installer et défendre avec passion.

Source: L'école des loisirs

13 mars 2019

Toujours autant de lecteurs en France

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Alors que le marché du livre est en berne, les Français lisent toujours autant et aimeraient même lire davantage s'ils en avaient le temps, relève mercredi l'étude bisannuelle du Centre national du livre (CNL) sur "Les Français et la lecture". Selon cette étude, publiée deux jours avant l'ouverture du Salon Livre Paris et réalisée par l'institut Ipsos, 88 % des personnes interrogées se déclarent spontanément lecteurs (contre 84 % en 2017). Plus de neuf Français sur dix (92 %) ont lu au moins un livre, quel que soit son genre littéraire, au cours des 12 derniers mois. En moyenne, au cours des douze derniers mois, les Français ont lu 17 livres au format papier et 4 livres au format numérique. Le nombre de livres lus au format papier ou au format numérique est resté stable par rapport à l'enquête de 2017. "La lecture de livres numériques évolue de manière marginale et ne cannibalise pas le format papier", indique notamment l'étude. Les plus grands lecteurs (qui lisent au moins 20 livres par an) sont d'abord des femmes et des personnes âgées d'au moins 65 ans. Si 50 % des personnes interrogées affirment lire "tous les jours ou presque", ce taux monte à 59 % pour les femmes et à 67 % pour les personnes âgées d'au moins 65 ans.

Les romans, les livres pratiques et les BD, notamment les mangas, sont les trois grandes catégories de livres les plus lus. Mais, dans le détail, le marché du livre semble se redessiner (via les 15-24 ans et les femmes). Les Français ont lu une plus grande variété de genres littéraires qu'en 2017, dont trois sont en nette progression: les mangas-comics, les romans de science-fiction et les livres sur le développement personnel.

Si la lecture reste avant tout une activité de loisirs et de découvertes, la recherche d'épanouissement progresse de manière affirmée. Ainsi, 73 % des personnes interrogées estiment qu'il est "important de lire" pour "être heureux et épanoui".

Comme en 2017 et 2015, l'étude montre que les Français aimeraient lire davantage. Le manque de temps et la pratique d'autres loisirs (surtout pour les hommes et les jeunes) sont présentés comme les premiers freins. Un autre frein est l'absence de librairie près de chez soi ou le sentiment d'un manque de disponibilité des ouvrages recherchés en rayon. Alors que la loi sur le prix unique du livre est en vigueur depuis 1981, 29 % de Français refusent encore d'acheter des livres en librairie en arguant, à tort, que le prix des livres est plus élevé en librairie qu'ailleurs. L'étude montre une progression de l'achat de livres d'occasion (notamment chez les 65 ans et plus) et de la vente de livres sur internet. Enfin, si les lecteurs sont tendanciellement plus nombreux à emprunter des livres en bibliothèque, ils ne s'y rendent néanmoins pas plus régulièrement qu'auparavant même si la plan bibliothèque lancé il y a un an a permis l'extension des horaires d'ouverture dans un peu plus de 200 bibliothèques municipales.

Source: Le Point

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