Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
14 décembre 2022

Deux tomes uniques de « Don Quichotte » aux enchères

Don Quichotte Enchères

La précieuse bibliothèque du collectionneur bolivien Jorge Ortiz Linares va passer sous le marteau de Sotheby’s aujourd'hui à Paris. Parmi les 87 lots mis en vente, les deux tomes du grand roman épique de Miguel de Cervantès (1547-1616), Don Quichotte, font figure d’exception : il est très rare qu’une édition complète du roman soit mise en vente.

« On voit des exemplaires de ce calibre-là tous les trente ou quarante ans », estime Jean-Baptiste de Proyart, expert en livres anciens. Le lot – composé d’une troisième édition du livre I parue en 1608 et d’une édition originale du livre II parue en 1615, toutes deux imprimées à Madrid par Juan de la Cuesta et reliées au XVIIIe siècle – est estimé entre 400 000 et 600 000 euros.

Six ans plus tard, le téléphone retentit dans son hôtel particulier de l’avenue Foch. Maggs a déniché les deux tomes du Don Quichotte. Jorge Ortiz ­s’empresse de monter dans l’avion et, le 21 décembre 1936, débourse 100 livres de l’époque pour acheter la première partie et 750 livres pour la seconde, en ­édition originale.

Dès la parution du premier livre, au début du XVIIe siècle, l’ouvrage a contribué au rayonnement culturel du royaume d’Espagne en se diffusant jusqu’au Pérou et au Mexique, où des cargaisons de Don Quichotte ont été attestées.

La rareté de ce roman universel s’explique aussi par son succès : lus et relus, les exemplaires ont beaucoup circulé, ce qui a entraîné leur usure et leur disparition au fil des siècles. Si la première partie de Don Quichotte acquise par Jorge Ortiz est une réédition de 1608, elle n’en est pas moins rare. Dernière édition imprimée du vivant de Cervantès, c’est aussi « la dernière corrigée par l’auteur, dont partent de nombreuses traductions aujourd’hui », souligne Anne Heilbronn, directrice du département livres et manuscrits de Sotheby’s.

Source : Le Monde Le Mag

 

Publicité
13 décembre 2022

Publication par Flammarion d'un livre suspendu par Editis

Flammarion Editis Publication livre

Coup de tonnerre. Plusieurs mois après la décision d’Editis, groupe d’édition contrôlé par Vincent Bolloré, de ne pas publier le nouveau livre de l’humoriste Guillaume Meurice, coécrit avec l’autrice Nathalie Gendrot, Télérama a révélé ce lundi 12 décembre qu’une porte de sortie a été trouvée.

Et c’est aux éditions Flammarion que le livre, intitulé Le fin mot de l’histoire : 201 expressions pour épater la galerie, verra finalement le jour, au mois de mars 2023, apprend-on dans les colonnes de l’hebdomadaire culturel. Une information confimée par la maison d’édition au HuffPost.

En septembre dernier, soit quelques semaines avant la date de sortie initiale, les éditions Le Robert, propriété du groupe Editis, avaient suspendu la parution du livre en raison de problèmes juridiques. Lors de l’examen du texte par le service juridique, celui-ci avait pointé quinze passages problématiques, dont sept à haut risque de poursuites judiciaires pour diffamation ou injure.

Comme l’a précédemment indiqué Le Monde, l’un de ces passages visait Vincent Bolloré, cible régulière de piques de Guillaume Meurice à l’antenne de France Inter, une information par la suite confirmée par Editis. Et les six autres, de grandes entreprises connues pour leur attention à leur image de marque. Louboutin figure notamment parmi elles.

Parce que Guillaume Meurice s’est refusé à les modifier, Editis s’est, elle, décidée à ne pas le publier. « Ça veut dire que d’un trait de plume, un type peut décider de ne pas publier un livre qui lui a déplu, dénonce l’auteur chez TéléramaLe message envoyé aux auteurs et autrices est assez terrible : tenez-vous à carreau sinon votre livre ne sortira pas.»  (pour en savoir plus,  cliquez ici).

13 décembre 2022

Une campagne publicitaire original dans les hypermarchés Bennet en Italie

bennet-libri-3

"La nourriture nous nourrit, la culture nous rend humain" . Avec ce slogan dans les hypermarchés et centres commerciaux italiens  Bennet ont décidé d' exposer de vrais livres dans les rayons dédiés aux produits frais : « Chez Bennet, nous sommes convaincus que les besoins des gens vont au-delà des besoins de base. La pensée, les émotions, les connaissances, les relations sont ce qui nous distingue le plus des autres espèces et nous identifie en tant qu'êtres humains. Et pour nourrir cette partie de nous, il existe une nourriture universelle, que nous appelons la culture. Parmi toutes ses expressions, le livre est certes la plus classique et la plus répandue, mais aujourd'hui aussi la plus en crise" : sur le site de l'entreprise, fondée en 1964 à Côme, le projet "Hungry for Culture" est présenté ainsi , uncampagne de sensibilisation à la consommation culturelle qui vise à remettre la lecture au centre de la vie quotidienne , et "qui a vu nos magasins se remplir de livres précisément là où l'attention de chacun se concentre le plus : au milieu de la nourriture".

Ainsi, "entre viandes, poissons et légumes, nous avons invité les gens à réfléchir sur la nécessité de nourrir non seulement le corps, mais l'esprit et l'âme , la partie la plus importante de chacun de nous, chaque jour".

La campagne est en cours non seulement dans les magasins physiques, mais aussi en ligne, pour ceux qui font leurs courses sur le site .

Source: Il Libraio

12 décembre 2022

Création de deux nouvelles maisons d'édition une au Québec et une au Sénégal par Editis

Editis Sénégal

Le géant français de l'édition Editis a annoncé lundi le création d'une maison à Dakar, au Sénégal:  Saaraba. Elle « lancera des ouvrages qui reflèteront les aspirations et centres d'intérêt des Sénégalais », a indiqué Vincent Barbare, futur président de l'entreprise, cité dans un communiqué. Avec quatre premiers titres parus au début du mois de décembre  (Les contes de El Hadj Leeboon, Yulu au pays de la Teranga de Roxane Dogan, Mon cahier ma peau saine et belle, au naturel de Aminata Thior, ainsi que deux cahiers de coloriage, J’apprends les chiffres et J’apprends les lettres), un objectif de 15 à 20 livres par an est envisagé, « avec une diffusion au Sénégal mais aussi en France » dans tous les domaines, y compris la bande dessinée. 

Cette nouvelle structure renforce la présence d'Editis après la création de Nimba en 2020, autre maison d'édition située à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Pour rappel, le Sénégal est le pays d'une maison d'édition qui avait remporté le prix Goncourt 2021, Jimsaan, en co-éditant La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr.

Le groupe a également indiqué lundi avoir fondé au Canada la maison Gründ Québec. Celle-ci doit éditer « des livres pour enfants québécois avec des histoires locales, des créations originales, écrites et illustrées par des talents de la province ».

En parallèle, la filiale du groupe Vivendi, qui appartient au milliardaire Vincent Bolloré, est en cours de cession, avec le nom d'un repreneur qui doit être annoncé prochainement.

 

10 décembre 2022

Difficultés pour payer les droits d’auteurs pour les Éditions Kiwi

200902083_267717861732662_2949636560519353160_n

Payez vos autrices ! » ; « L’auteure est-elle payée pour ce livre ? » Les interpellations de ce genre reviennent en boucle sur les dernières publications Instagram des éditions Kiwi. Elles mettent en lumière les difficultés récentes de cette maison indépendante basée à Paris, fondée en 2018 et dirigée par Édouard Frison-Roche. « J’étais mécontent de la façon dont Kiwi accompagnait la sortie de mon livre, confie à Livres Hebdo un auteur dont le premier roman est paru récemment. En discutant avec d’autres autrices et illustratrices, je me suis aperçu que plusieurs d’entre elles étaient dans le même cas et surtout qu’elles étaient nombreuses à ne pas avoir touché leurs droits. Nous avons monté un groupe de discussion pour échanger sur nos problèmes et tenter de trouver des solutions. Aujourd’hui encore, certains auteurs n’ont pas été payés, et ceux qui l’ont été ont parfois dû recourir à des lettres d’avocats. »

Interrogé par Livres Hebdo, Édouard Frison-Roche concède traverser une période « très difficile. » « Le point central cette année a été l’explosion des taux de retour, précise-t-il. De 26,1 % en 2021, nous sommes passés à un taux de retour de 41,5 % cette année, ce qui a effectivement entraîné des problèmes de trésorerie et des retards de paiement. »

En 2021, Kiwi avait un volume expédié d’1,3 million d’euros, pondéré par 330 000 euros de retours, soit un peu plus de 900 000 euros de chiffre d’affaires sur l’année. « En 2022, à ce jour, nous conservons le même volume expédié, mais amputé cette fois de plus de 500 000 euros de retours », détaille le dirigeant. Les ouvrages les plus concernés par les retours sont ceux portant sur les sujets de société et plus généralement les livres engagés. Les libraires en ligne (Amazon, Fnac.com) affichent quant à eux des taux de retour moyens de près de 60 %.

Malgré ces difficultés Kiwi, qui publie entre 150 et 200 titres par an sous les marques Kiwi, Petit Kiwi et son label de littérature blanche Frison-Roche Belles-lettres, lancé en février 2021, prévoit néanmoins de maintenir son programme de parutions en 2023, son dirigeant comptant sur un retour progressif à la normal. « Aujourd’hui, nous avons payé 90 % des droits d’auteur, affirme-t-il. Et nous serons en mesure de payer les 10 % à partir du 15 décembre. »

Kiwi, qui compte aujourd'hui neuf collaborateurs, a connu une vague de départs en novembre, cinq éditrices et responsables communication ayant opté pour une rupture conventionnelle. Au sortir de l’été dernier, les salariées s’étaient mises en grève pendant une semaine pour protester contre le retard de paiement de leurs salaires. Elles avaient ensuite repris normalement le travail.

 

Publicité
9 décembre 2022

Les Français et la lecture sur les liseuses Kobo

Lecture Kobo France

Rakuten Kobo fait son bilan annuel sur la lecture et les français qui utilisent ses liseuses. Il en ressort des tendances intéressantes, notamment en ce qui concerne l’autoédition. Tout d’abord, la plateforme note une augmentation du temps de lecture sur ses liseuses et son application. Ce chiffre est hausse de 21% versus 2021. Si on agrège le temps de lecture de tous les usagers Kobo cela représente plus de 3900 ans consacrés à la lecture numérique.

La mort de la Reine Elizabeth II a favorisé les lectures sur la royauté avec un pic de 2065% vs 2021 sur cette thématique. Parmi le top des livres achetés on trouve : L’affaire d’Alaska Sanders de Joël Dicker, Le grand monde de Pierre Lemaitre et Trois de Valérie Perrin.

L’autre donnée intéressante concerne l’autoédition avec Kobo Writing Life. L’autoédition est le 4ème « éditeur » représenté sur Kobo. En 10 ans, plus de 100 000 ebooks ont été publiés par des auteurs indépendants. La France est le second pays derrière les USA en nombre de titres publiés et d’auteurs.  Kobo constate aussi une hausse de 25% du nombre d’auteurs inscrits à KWL depuis 2020. Cela montre notamment que les auteurs démultiplient leur présence sur les plateformes d’autoédition ne se cantonnant plus exclusivement à Kindle Direct Publishing, la plateforme d’Amazon.

Source: Idboox

8 décembre 2022

7 000 £, le revnu médians des auteurs au Royaume-Uni

Revenus auteurs Royaume-UniLes revenus médians de l'écriture seule ne sont plus que de 7 000 £, selon un nouveau rapport sur les revenus des auteurs commandé par la Authors' Licensing & Collecting Society (ALCS).   Le rapport met en évidence une profession "souvent dépendante de la volonté des écrivains de travailler pour des récompenses modestes, motivés principalement par leur amour du travail et dépendant du soutien financier d'autres sources de revenus".  L'enquête, menée par le Centre CREATe de l'Université de Glasgow, a demandé des informations pour les années d'imposition 2019/20 (pré-Covid) et 2020/21 (affectée par Covid) et a été envoyée à environ 60 000 auteurs. Au total, 2 759 réponses ont été reçues.  

On a constaté une baisse soutenue des revenus en termes réels des écrivains professionnels provenant de l'écriture au cours des 15 dernières années d'environ 60%, ramenant les revenus médians aux niveaux du salaire minimum. Il a enregistré une baisse des revenus médians (typiques) de l'écriture indépendante parmi les auteurs de la profession principale de 38,2% (en termes réels) depuis la dernière enquête en 2018, passant de 11 329 £ à 7 000 £.

Elle a également révélé une baisse rapide du nombre d'auteurs professionnels à temps plein de 40 % des personnes interrogées en 2006, à 28 % en 2018, et maintenant à 19 % à partir de 2022. L'écart entre les sexes se creuse, les hommes gagnant généralement 41 % de plus que les femmes (contre 33 % en 2016/17). Le salaire des auteurs noirs et multi-patrimoniaux est inférieur de 51 % (en termes réels) à celui de leurs homologues blancs. 

L'enquête a également montré que les 10 % des meilleurs auteurs gagnent environ 47 % du revenu total de la population. Pourtant, malgré ces défauts, le rapport a souligné la "contribution vitale" que la profession d'écrivain apporte à la santé continue des industries créatives du Royaume-Uni qui, avec une valeur ajoutée brute (VAB) estimée à plus de 100 milliards de livres sterling, reste un élément résilient de la une économie capable de générer une croissance future.

Le rapport a montré un changement dans les accords contractuels et la manière dont les affaires sont menées à la fois dans l'audiovisuel et dans l'édition, soulevant une question spécifique concernant les retours des écrivains de l'industrie du streaming en plein essor. Il suit également la baisse soutenue et à long terme des revenus des écrivains, par rapport aux changements fondamentaux dans la manière dont leurs œuvres sont distribuées, partagées et consommées, changements qui ont permis aux entrants sur le marché d'engranger des bénéfices importants. 

Les avances se font de plus en plus rares, près de la moitié des auteurs n'ayant jamais reçu une telle rémunération. Les contrats de rachat, en revanche, deviennent de plus en plus courants, passant de 25 % dans l'enquête de 2018 à 32 % en 2021. 

Amy Thomas, chercheuse principale à CREATE, a déclaré : « Ce rapport soulève de sérieuses questions sur la durabilité de la profession d'écrivain au Royaume-Uni. De manière constante, nous constatons que les revenus tirés de l'écriture diminuent et que le travail créatif est dévalué. Alors que beaucoup de nos répondants ont parlé de leur amour de la création et de leur passion pour l'écriture, compter sur leur altruisme a été utilisé pour justifier un salaire de plus en plus invivable.

Barbara Hayes, directrice générale d'ALCS, a ajouté : « Le rapport et l'analyse CREATe révèlent des tendances profondément inquiétantes pour les écrivains, travaillant dans une industrie qui a connu des changements sismiques au cours des 15 dernières années. Compte tenu de la contribution évidente des écrivains à l'économie et à la société dans son ensemble, leur travail devrait être correctement valorisé et récompensé ; pour trop d'écrivains professionnels, ce n'est tout simplement pas le cas actuellement. L'ALCS, aux côtés d'organisations similaires représentant notre main-d'œuvre créative, continuera de plaider en faveur de conditions de travail fondées sur des valeurs fondamentales telles que l'équité et l'inclusivité. L'alternative, comme le suggère le rapport, conduit à une profession diminuée incapable de soutenir la contribution vitale que les écrivains apportent à la société et à notre économie.

Nicola Solomon, directeur général de la Society of Authors, a qualifié les résultats de "décevants mais pas surprenants". Elle a déclaré: «Au cours d'une année où les éditeurs ont réalisé des bénéfices records, le chiffre des revenus médians de l'écriture indépendante de 7 000 £ pour les écrivains de la profession principale ne se rapproche même pas d'un salaire vital. La baisse de la proportion d'auteurs qui tirent tous leurs revenus de l'écriture — de 40 % en 2006 à 28 % en 2018, et maintenant 19 % en 2022 — est sans ambiguïté. Cela signifie que presque toutes les personnes dont la créativité et la passion rendent possible l'existence de l'industrie ne peuvent en faire partie de manière réaliste qu'avec d'autres emplois, ou lorsqu'elles sont soutenues par d'autres, ou grâce à la richesse personnelle. Cela brosse un tableau d'une profession d'écrivain inaccessible et insoutenable pour trop de gens. 

« Nous avons vu de nombreuses initiatives pour diversifier les voix et les histoires qui sont publiées, et pour faire en sorte qu'une carrière d'auteur ne soit pas l'apanage de quelques privilégiés. Les chiffres d'aujourd'hui montrent à quel point nous sommes loin d'y parvenir. Il est plus difficile aujourd'hui de gagner sa vie en tant qu'auteur qu'au moment de la dernière enquête ALCS sur les revenus en 2018, lorsque le revenu médian déclaré était 50 % plus élevé. J'espère que le rapport 2022 sera un signal d'alarme pour l'industrie afin d'assurer un meilleur accord pour les auteurs - grâce à des contrats plus équitables, des avances plus élevées, de meilleures conditions de paiement et un examen de l'économie de l'édition d'aujourd'hui, qui fonctionne clairement pour certains, pour garantir ils travaillent pour des créateurs.

Dan Conway, PDG de la Publishers Association, a déclaré : « Les auteurs sont au cœur de notre industrie et les éditeurs travaillent sans relâche pour s'assurer que le travail des écrivains qu'ils publient atteigne un public aussi large que possible. Ils veulent que les auteurs trouvent le succès pour leur travail et récoltent ses nombreuses récompenses. 

« Comme le montre cette enquête, il existe de nombreux types d'écrivains et une multitude d'expériences. Comme pour tous les emplois créatifs, c'est une profession populaire et extrêmement compétitive à poursuivre. Les gains ne sont pas linéaires et sont souvent à leur plus haut dans les premières années de publication. 

« Nous soutenons pleinement que les auteurs soient équitablement rémunérés pour leur travail et les éditeurs "traditionnels" paient plus que jamais - un revenu global estimé à environ 1 milliard de livres sterling par an. Nous sommes d'accord avec l'observation selon laquelle les nouveaux entrants sur le marché doivent également payer équitablement les écrivains.

Source:   The Bookseller

7 décembre 2022

Publication de son premier recueil de poésie à 90 ans

Juan arias poete

"Vaut mieux tard que jamais", pourrait se dire le poète Juan Arias. En effet, comme le souligne le journal El Pais, celui qui est né  en 1932  à Arboleas en  Espagne publie son premier recueil de poésie à 90 ans.

 « J'ai commencé à écrire de la poésie il y a longtemps, pour plaisanter. Je les montrais à Roseana sans lui dire qu'ils étaient à moi », explique Arias, faisant référence à sa femme, la poétesse et écrivaine Roseana Murray, avec qui il vit depuis des années à Saquarema, une ville qui surplombe l'Atlantique près de Rio de Janeiro. 

C'est l'auteure brésilienne qui a pris l'initiative de publier ce volume dans lequel, comme elle l'explique dans le prologue, Arias « parle de l'insaisissable, du provisoire, du fini, de l'infini. Ça parle de la douleur d'être trop humain.»

L'auteur explique lors d'une conversation téléphonique sur WhatsApp (il  utilise à merveille avec les nouvelles technologies) pourquoi cette incursion dans la poésie désormais :  « Je suis amoureux des mots. J'ai passé des saisons entières à ne lire que le dictionnaire et les étymologies. J'ai étudié la philologie comparée, et j'ai l'impression qu'on perd des mots. Je pense qu'avec la poésie on peut refaire le sens des mots ».

 Arias est un andalou né pendant la guerre civile espagnole, une bataille qui l'a laissé avec une déchirure qui a guidé sa vie riche et sa carrière professionnelle. Il a consacré près d'un demi-siècle au journal El pais, dans les pages duquel il écrivaitt depuis 1977. Aujourd'hui, il publie des chroniques d'opinion du Brésil , mais avant cela, il était presque tout dans le journal, y compris un correspondant à Rome et au Vatican ou responsable du supplément culturel Babelia . Il a publié une vingtaine de livres traduits en plusieurs langues.

Il dit que le recueil de poèmes récemment publié a été écrit il y a environ 15 ans. Une fois que les idées mûrissaient, il tapait les versets dans l'ordinateur. Et, entre colonne et colonne sur l'actualité trépidante du Brésil, ils en sont restés là sur l'ordinateur. Heureusement, à un moment donné, il les a rassemblés dans un seul fichier et leur a donné un titre. Cela lui a permis de localiser et de sauver ces vers qu'il définit en riant comme « ces folies de la jeunesse ». Sa femme l'a encouragé à les publier en raison du bon accueil qu'ils ont eu parmi les premiers lecteurs, amis et parents.

6 décembre 2022

Une pétition pour une place véritable des littératures en langues régionales à l'école

Pétition langues régionales manuels scolaires

Le Collectif pour les littératures en langues régionales à l'école a mis en ligne une pétition qui réclame à ce qu'une vraie place soit faite aux littératures en langues régionales à l'école.

En effet, aujourd’hui, les programmes scolaires ne laissent quasiment aucune place aux œuvres des auteurs écrivant en breton, en corse, en basque, en créole...

Selon ce collectif, il est temps d’accorder une vraie place aux littératures issues des langues régionales dans les manuels scolaires. Tous les élèves de France doivent savoir qu'il existe, en France, quantité d'auteurs qui se sont exprimés et s'expriment encore dans d'autres langues que le français, y compris un prix Nobel de littérature.

Parmi les 2200 signataires de cette pétition, il y a l’historienne Mona Ozouf, les écrivains Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, Ananda Devi, Didier Daeninckx, Carpanin Marimoutou, les cinéastes Gérard Mordillat et Eugène Green, les chanteurs Francis Cabrel, Alan Stivell, I Muvrini, La Féline, le linguiste Bernard Cerquiglini, le journaliste Jean-Régis Ramsamy, le député Paul Molac, ainsi que par detrès nombreux universitaires, enseignants, associations… demande donc au ministère de l’Éducation nationale d’enrichir ses programmes pour faire enfin une place, au côté des littératures en français, aux autres littératures de France.

Si vous souhaitez signer cette petition, cliquez ici.

4 décembre 2022

Les bénéfices d'une vente de livres pour acheter de la nourriture pour les Restos du Cœur et le Secours populaire

solidar-livres-

Une librairie géante est installée à Antibes (Alpes-Martimes), aux Espaces du Fort Carré, au pied de l’édifice signé du marquis de Vauban. Solidar’Livres réunit cette année entre 40.000 et 50.000 livres à la vente, des livres d’occasion vendus à des prix défiants toute concurrence : un euro l’ouvrage, 2 euros les 3, ou 5 euros les 10. L’opération à vocation caritative a ses fidèles

"J’essaie de venir chaque année pour trouver des livres à petits prix, comme je suis étudiante, c’est très pratique. C’est très bien, et en plus c’est redonné à une association, c’est génial" confie Emma, une étudiante en droit.

Ces tarifs très attractifs permettent également de satisfaire l’appétit des plus voraces des lecteurs. Pour Marie-Jo, qui dévore quant à elle une cinquantaine d’ouvrages chaque année, cette foire aux livres est une aubaine pour satisfaire ses envies de lecture. De Harlan Coben à Guillaume Musso - l’auteur antibois-, elle est particulièrement en quête de romans. 

Du 1er jusqu’au 4 décembre, ce sont plus de 40.000 références qui sont proposées par Solidar’Livres cette année. De quoi s’offrir une importante bibliothèque à moindre coût, et surtout de quoi remplir ses étagères avec des ouvrages de diverses catégories. "Je vois des rangées d’histoire, de géographie, politique, régions, flore ou animaux… Il y a des romans, des "poche". Un peu de tout" confie Olivier Riouffe, le président de l’association Culture Loisirs Antibes, organisatrice de cet événement.

L’an passé, cette opération a permis de récolter 15.000 euros. L’argent obtenu cette année permettra d’acheter des denrées alimentaires aux Restos du Cœur et au Secours populaire.. Il ne reste plus que quelques heures donc, pour les amateurs de lecture, pour se rendre aux Espaces du Fort Carré et allier générosité et culture.

Source: France  3 Provence Alpes Côte d'Azur

Publicité