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23 septembre 2021

Librairies, participez à l’édition 2021 de « Lisez-vous le belge ? » !

Lisez vous le belge

Du 1er novembre au 6 décembre 2021, la campagne Lisez-vous le belge ? invite à nouveau les lecteurs et lectrices à fêter le livre belge francophone. À cette occasion, le PILEn, en partenariat avec le Syndicat des Libraires francophones de Belgique (SLFB), lance un appel aux librairies de Wallonie et de Bruxelles souhaitant se joindre à l'opération, que ce soit en arrangeant leurs vitrines aux couleurs de la campagne ou en proposant une activité spéciale à leurs clients et clientes. Vous pouvez y participer si vous êtes librairies en Wallonie et à Bruxelles faisant partie du réseau des librairies indépendantes francophones de Belgique et/ou étant labelisées par le Service général des Lettres et du Livre de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou si  vous gérez un lieu de vente de livres qui ne correspond pas à l'un de ces deux critères et que vous souhaitez participer, nous vous invitons à nous contacter directement par mail à l'adresse info@pilen.be afin de trouver une solution.

Vous engagez à consacrer un espace du lieu (table, présentoir, partie du comptoir) à la mise en valeur d'un assortiment de livres belges francophones, c'est-à-dire édités par une maison d'édition belge et/ou publiés par un auteur ou une autrice belge.

 Vous êtes invitez évidemment à mettre en place d'autres initiatives, dont le choix vous appartient. Il peut s'agir aussi bien d'événements autour du livre belge (dédicaces, rencontres, conférences) que de mises en valeur d'auteurs/autrices et maisons d'édition belges via des sélections préparées pour l'occasion sur des tables, en vitrine, ou même en ligne via le blog de la librairie par exemple. Vous  êtes encourager  par ailleurs à organiser des actions en synergie avec les bibliothèques voisines, mais aussi les autres lieux du livre. 

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22 septembre 2021

Ouverture d'une bibliothèque consacrée à l'écrivain Haruki Murakami à Tokyo

bibliothèque Haruki Murakami Tokyo

Les nombreux fans de l'oeuvre de l'écrivain japonais Haruki Murakami pourront bientôt se rendre dans la bibliothèque qui lui sera consacrée à Tokyo, un espace rassemblant les archives littéraires et la discothèque du plus illustre auteur nippon contemporain. Officiellement baptisé Maison internationale de la littérature de l'Université Waseda où l'écrivain, aujourd'hui âgé de 72 ans, a fait ses études dans la capitale nippone, le lieu dévoilé mercredi et déjà surnommé "bibliothèque Haruki Murakami" doit ouvrir au public le 1er octobre. Agencée en partie comme un café littéraire, cette bibliothèque, qui sera également vouée à l'étude de la littérature japonaise mais aussi internationale, contient notamment une réplique du bureau de l'écrivain et un studio de radio.

Elle est située sur le campus de Waseda dans un bâtiment abritant autrefois des amphithéâtres et dont la reconversion a été confiée à l'architecte japonais de renommée mondiale Kengo Kuma, à l'origine du bâtiment du Musée d'art Suntory à Tokyo, du Fonds régional d'art contemporain (FRAC) de Marseille ou plus récemment du Stade olympique des Jeux de Tokyo-2020.

Vêtu de manière décontractée d'une veste bleue marine sur un t-shirt jaune et d'un pantalon beige, l'écrivain, qui ne se montre d'habitude quasiment jamais en public - et a refusé d'être filmé - a évoqué ce lieu chargé de souvenirs pour lui. Racontant comment il séchait les cours à l'époque des manifestations étudiantes qui ont secoué le Japon à la fin des années 1960, il a fait le voeu que cette bibliothèque puisse aussi servir de lieu d'échange entre le monde académique, les étudiants et le grand public.

"Les enseignants enseignent, et les étudiants reçoivent cet enseignement", a-t-il déclaré. "C'est important. Mais j'espère malgré tout que les étudiants se sentiront libres d'exposer leurs propres idées et de les développer sous forme de projets concrets."

"Honnêtement, j'aurais aimé que (ce bâtiment, NDLR) soit construit après ma mort. Maintenant qu'il est fini alors que je suis toujours en vie, je suis un peu nerveux. Et si je commets un crime? Cela causerait du tort" à l'université, a-t-il ajouté en plaisantant.

21 septembre 2021

Le livre d'un compagnon d'une jurée dans la sélection du Goncourt

téléchargement

Ce mardi 21 septembre, révélé par la journaliste Ilana Moryoussef a révélé sur France Inter que François Noudelmann, l’un des 16 auteurs sélectionnés dans la première liste du prestigieux prix Goncourt, n’est autre que le compagnon de Camille Laurens. cette  écrivaine est aussi jurée dudit prix Goncourt depuis 2020. Faute d’un « Voici » ou d’un « Gala » du monde des lettres, ce lien nous avait échappé. Mais apparemment, ça commençait à jaser dans le petit milieu de l’édition, où l’expression « conflit d’intérêt » s’était mise à circuler.  L’affaire a donc fini par éclater au grand jour. Une partie des jurés Goncourt pensait pourtant qu’elle ne sortirait pas des murs de Drouant, le restaurant où les membres de l’Académie se réunissent pour délibérer. Le 7 septembre, quand le jury s’est retrouvé pour établir sa première sélection, le cas François Noudelmann a été abordé. Que faire du premier roman du philosophe, « Les Enfants de Cadillac » (Gallimard), dédié à un(e) certain(e) « C.L. » , sachant que l’auteur est en couple avec Camille Laurens ? Fallait-il le maintenir sur la liste en ne considérant que sa qualité littéraire ? Ou bien l’exclure d’office pour éviter tout soupçon de favoritisme ?

Les jurés ont décidé de voter pour prendre une décision. Malgré les réticences et les mises en garde de certains membres, la majorité a estimé qu’il n’y avait aucun problème. Le jour même, le nom de François Noudelmann s’est donc retrouvé sur la très attendue première liste du Goncourt, au côté de quinze autres auteurs dont Christine Angot, Sorj Chalandon, Agnès Desarthe ou encore Anne Berest. Et c’est là que l’histoire devient franchement compliquée, voire un peu glauque.

Pour Didier Decoin, président de l’Académie Goncourt, la relation entre François Noudelmann et Camille Laurens, ne constitue pas réellement un problème. « Ils ne sont même pas mariés ! Il vit à New York, elle à Paris.

Source: Bibliobs

19 septembre 2021

Rentrée littéraire : 300 livres adaptés en audio et braille

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Pour faire face à la pénurie de livres accessibles, l'association Valentin Haüy en adapte 300 au format audio et braille afin de permettre au public "empêché de lire" d'accéder gratuitement aux nouveautés littéraires 2021 en même temps que les autres. « La lecture est un droit », revendique l'association Valentin Haüy (VH) en cette rentrée littéraire. Pourtant de nombreuses personnes déficientes visuelles, intellectuelles ou encore « dys » n'y ont toujours pas accès. Et pour cause... Seuls 8 % des ouvrages édités chaque année en France font l'objet d'une adaptation. Pour permettre aux publics dits « empêchés de lire » de découvrir, en même temps que tout le monde, les nouveautés littéraires 2021, l'association met à disposition gratuitement plus de 300 livres au format audio et braille numérique. Poèmes, documentaires, livres jeunesse, nouvelles, romans policiers, historiques... Un catalogue complet pour tous les goûts et tous les âges !

« C'est la seule et unique occasion de l'année où nos bénéficiaires disposent d'un livre le même jour que leurs proches. Cette immédiateté et cette simultanéité n'ont pas de prix ! », estime Céline Bœuf, responsable adjointe de la Médiathèque VH. En tant qu'éditeur spécialisé, l'association est partenaire de l'opération « Rentrée littéraire accessible » organisée par le Syndicat national de l'édition avec le soutien du Centre national du livre. Elle est ainsi autorisée à récupérer en amont les fichiers des ouvrages à paraître pour les adapter en version accessible audio (voix de synthèse ou humaine) et braille intégral et abrégé (numérique ou papier). Une fois le livre adapté, les abonnés de la médiathèque peuvent en disposer en téléchargement via la plateforme Eole (en lien ci-dessous) ou, à leur convenance, sous forme de CD expressément gravés pour eux. Le Centre d'enregistrement et de production sonore de l'association participe également à cette rentrée littéraire en présentant, le jour de leur sortie en librairie, neuf titres lus par des donneurs de voix bénévoles. En 2020, 1 600 livres ont ainsi été adaptés en voix humaine.

Source: Handicap.fr

18 septembre 2021

Deux bibliothèques de Saint-Denis fermées faute d’employés titulaires d’un passe sanitaire

fermeture bibliothèque Passe sanitaire

Lorsqu’un établissement public qui exige un passe sanitaire à ses usagers est contraint de fermer parce que son propre salarié en est dépourvu.  C’est ce qui se passe, en ce moment, à la bibliothèque de Bois-de-Nèfles à Saint-Denis sur l'île de La Réunion. Bérangère, une habitante du quartier, qui y emmène, régulièrement, ses filles n’a pas pu le faire à sa grande surprise.

"Je me suis aperçue que la dame est toujours à l’intérieur mais les portes sont fermées. On ne peut pas accéder à l’intérieur de la bibliothèque, elle est fermée au public". regrette t-elle.

A l’entrée, un carton est installé destiné aux retours des bouquins empruntés. L’agent d’accueil présent sur place ne peut pas entrer en contact avec le public car il n’est pas vacciné. Pour rappel, depuis le 30 août, les salariés des lieux de culture, de loisirs et sportifs doivent justifier d’un pass sanitaire, qu’ils soient salariés, bénévoles, prestataires, intérimaires ou sous-traitants. Et bien avant cette date, dès le 21 juillet, toutes les personnes majeures souhaitant accéder à ces établissements doivent également disposer d’un schéma vaccinal complet. D'où l'incompréhension de Bérengère.

"Ce que je remets en cause, c’est le fait que le choix personnel de cette personne impacte sur la fermeture d’un service public, qu’on ait plus accès à cette bibliothèque, c’est quelque chose que je ne comprends pas".

Une autre bibliothèque au moins serait dans la même situation, cette fois-ci, dans la quartier du Chaudron car la Mairie n’aurait pas les moyens de remplacer ses personnels non vaccinés. Une situation absurde pour Bérangère. "On parle d’illettrisme à La Réunion, on nous empêche d’accéder dans ces lieux importants pour la Réunion."

La Mairie de Saint-Denis en charge de ces bibliothèques ne peut-elle pas remplacer les agents non vaccinés à leur poste pour garantir la continuité de service ? Stéphane Hoarau, directeur du service culturel de la mairie précise "qu'on est dans des equipements, dans des  annexes qui ont peu d’agents, deux agents, en général. Pas possible d’ouvrir ces équipements publics avec un seul agent et difficile de trouver des solutions de remplacement"

Pour l'heure, la bibliothèque de Bois-de-Nèfles et celle du Chaudron fonctionnent comme une pharmacie de garde. Stéphane Hoarau, directeur du service culturel de la mairie explique à La 1ère: "les usagers doivent se rendre dans ces établissements avec la liste des ouvrages qu'ils souhaitent emprunter. Ils peuvent consulter et faire leur choix en ligne sur le portail numériue du réseau. Les agents d'accueil présents effectuent leur prêt à travers la porte".

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17 septembre 2021

Un atelier destiné au peuple brésilien Xakriabá pour publier ses propres livres

Création de livres Brésil

Lors de l'atelier KMÃNÃÑ HÊSUKA (« Faire des livres »), les Xakriabá du centre du Brésil ont appris les étapes du processus d'édition afin de créer leurs propres publications ; imprégner les livres d'une voix autochtone était l'objectif du projet. Les Xakriabá, qui comptent quelque 9 000 individus, sont la plus grande population autochtone de l'État de Minas Gerais, vivant sur deux terres autochtones au nord. Cinq livres seront publiés cette année à la suite du projet. Les sujets comprennent des chants de cérémonie, l'histoire orale, les techniques de travail du bois et une biographie du chef Rodrigão, l'un des principaux dirigeants de Xakriabá.

Le chef Rodrigão aura bientôt un livre écrit sur sa vie. L'histoire, qui a été racontée, illustrée et imprimée, est en phase finale de production à la maison d'édition du peuple Xakriabá, Cela survient alors qu'ils approchent de la fin d'un projet appelé KMÃNÃÑ HÊSUKA («Fabriquer des livres» dans la langue maternelle Xakriabá), qui devrait sortir cinq titres d'ici la fin de cette année sur des sujets allant du travail manuel aux traditions ancestrales. D'autres parleront des Loas, ou les chants de mariage traditionnels Xakriabá ou reprendront les  des fables de la tradition orale.

« Nous avons toujours voulu travailler avec des livres. Cela a été très agréable d'en apprendre davantage sur le processus de publication, en particulier lorsque nous interagissons avec des personnes d'âges différents », déclare l'enseignant autochtone Joel Xakriabá, l'un des créateurs de l'atelier de publication. « Nous avons géré le financement pour construire notre maison d'édition grâce à une loi fédérale qui favorise les projets culturels. Nous imprimerons les livres ici même », ajoute Joel.

Une fois terminés, les livres seront disponibles  dans les bibliothèques scolaires du village. Joel envisage également de créer un site Web afin que les personnes en dehors du territoire de Xakriabá puissent apprendre les histoires de son peuple.

Selon l'enseignante indigène et spécialiste de la linguistique Diana Pereira, le transfert de l'histoire orale dans un livre  est une tâche importante pour la préservation culturelle. « J'étais chargée d'analyser les textes tout au long du processus pour m'assurer que les manières traditionnelles de parler et de raconter des histoires sur notre territoire étaient respectées », explique-t-elle sur le site Mongabay, notant que l'échange culturel qui s'est produit pendant le travail sur le terrain pour collecter des histoires et créer les textes a également servi de pont entre l'ancienne et la nouvelle génération.

 

16 septembre 2021

Restrictions sanitaires : quels effets sur la fréquentation des bibliothèques?

fréquentation bibliothèques restristions sanitairesOn le sait, les bibliothèques ont traversé deux années de restrictions sanitaires : d’abord une fermeture complète au printemps 2020, puis l’application de jauges jusqu’à l’obligation pour les plus de 18 ans de présenter un passe sanitaire. Mais quelles sont les retombées concrètes sur leur fréquentation ?
A Lyon, en comparant janvier-août 2019 (avant la pandémie) à la même période en 2021, la fréquentation dans l’ensemble du réseau a diminué de 52%, et les prêts de 21%. Si l’on compare juillet 2020 et 2021, avec « des horaires d’ouverture d’été à peu près identiques », précise la Ville, la bibliothèque centrale de la Part-Dieu voit sa fréquentation baisser de 15%. C’est 3% pour les prêts. Parallèlement, les bibliothèques de quartier enregistrent une hausse de 7% de la fréquentation et de 4% des prêts par rapport à juillet 2020. Est-ce un effet du passe sanitaire ? Il est devenu obligatoire à partir du 21 juillet à la Part-Dieu, quand les bibliothèques de quartier sont restées à une jauge de cinquante usagers autorisés à entrer. Le 17 août, nouveau contexte : tous les établissements lyonnais passent sous le régime du QR code qui atteste que le visiteur est totalement vacciné ou négatif au Covid. La fréquentation baisse de 32% sur la Part-Dieu et de 25% sur les bibliothèques des territoires par rapport à l’année précédente.
« Cette baisse très importante peut s’expliquer par la généralisation du passe sanitaire, ainsi que par l’ouverture moindre des bibliothèques liée à des mouvements sociaux », analyse la Ville.
Le 18 août et le 28 août notamment, des agents ont en effet fait grève contre l’obligation de présenter un passe en bibliothèque. Le 8 septembre, Laurent Bosetti, l’adjoint au maire, est allé dans leur sens en demandant au gouvernement, dans un tweet, « une exonération du passe sanitaire pour les bibliothèques municipales. »

A Strasbourg, il y a eu davantage de visiteurs cet été par rapport au précédent. Presque 8000 entrées en plus en juillet et un petit 1400 en août. Le 10 août, le passe sanitaire s’étendait à tout le réseau.

«La mise en place du passe sanitaire n’a pas suscité l’effondrement auquel on aurait pu s’attendre », estime Bertille Détrie, responsable du département médiation et communication des médiathèques de la métropole. Quant aux prêts, à Strasbourg, on  remarquait qu’ils n’étaient pas proportionnels à la baisse de la fréquentation : « Les usagers ont continué à emprunter lorsque cela était possible. »
A Nantes, l’activité estivale de prêt reste inférieure à celle de 2018 ou 2019 « d'environ 20% », indique la directrice de la bibliothèque municipale, Agnès Marcetteau à Livres Hebdo. Pourtant, de mars à juin, les prêts physiques avaient rattrapé ceux d'avant Covid (593 487 prêts en 2019 contre 562 920 cette année). Le passe aurait-il plombé les chiffres de prêts ? Elle reste prudente. « Les animations culturelles ont repris cet été ont toutes atteint leur jauge complète », avance-t-elle. Mais c’est mieux que l’été dernier.  L’été 2020, c’était juste après le premier choc de la Covid : les gens n’avaient aucune assurance sanitaire, pas de vaccin, pas de passe, donc évitaient d’aller dans des espaces publics », retrace la directrice. Concernant les prêts, les ressources numériques se sont partiellement substituées aux prêts physiques pendant les périodes de fermeture : la consultation a augmenté de 1,5 à 4 fois en 2020, recense Agnès MarcetteauMais cette année, on revient à une pratique des ressources numériques d’avant Covid. Le public qui vient en bibliothèque aime venir et est très attaché à des documents papiers.»

Les habitudes ne sont pas toujours revenues. Certes, les Bordelais retrouvent leurs bibliothèques : le réseau de Bordeaux a accueilli deux fois moins de visiteurs par rapport à 2019, mais en cette rentrée, c’est seulement 15% de moins dans les établissements de proximité. La reprise contrastée se voit notamment sur la bibliothèque centrale, Mériadeck qui accuse une baisse toujours importante, d’environ 40% : 1 700 visiteurs en moyenne les samedis de septembre en 2019, contre 1 000 depuis la rentrée », décompte Yoann Bourion. Les espaces internet d'habitude bondés sont beaucoup moins remplis. »

Selon  le directeur Yoann Bourion, les familles et les enfants reviennent malgré le passe sanitaire.  Le problème est que le public relevant de l'exclusion sociale est beaucoup moins visible et un gros travail devra être mené du point de vue partenarial. Une solution serait  pour lui  une grande campagne de communication pour rappeler ‘le réflexe bibliothèque.

Selon les chiffres du syndicat Sud donnés dans Archimag, les médiathèques de Brest auraient perdu 33% de leurs usagers en passant de de 54 169 entrées en juillet 2019 à 35 950 entrées en juillet 2021.

15 septembre 2021

Saehan Parc, révélation « Livre Jeunesse »

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La Révélation « Livre Jeunesse » de l’ADAGP a été créée en partenariat avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Elle vise à mettre en lumière et soutenir le travail d’artistes émergents complets, auteurs à la fois des textes et des dessins.Cette année, pour la quatrième édition de la Révélation Livre Jeunesse, le jury, co-présidé par Jean-Michel Alberola (artiste) et Joan Punyet Miro (succession Miró), était composé de Gaëtan Dorémus (auteur illustrateur), d'Anne-Hélène Dubray (lauréate de la Révélation 2019), de Marine Planche (Centre national de la littérature pour la jeunesse, BnF), de Claire Schvartz (lauréate de la Révélation 2018) et de Sophie Van der Linden (journaliste et critique spécialisée). En 2021, le jury a choisi de récompenser : Saehan Parc pour « Papa Ballon », paru aux éditions 2024.

 

 «Un livre bourré d’humour, étonnant, joyeux, très réussi, irrévérencieux. Un livre authentiquement enfantin, à la fois profond et très léger. Un livre qui parle de la famille et d’amour filial avec une profonde émotion. Un texte impeccable, en parfaite harmonie avec le dessin et la mise en page.  Une esthétique simple, mais chargée de détails.»

 Saehan Parc bénéficiera d'une dotation de l'ADAGP de 5 000 euros et d’un portrait filmé et diffusé sur le site d’Arte. Elle sera également mise à l’honneur sur les cimaises de l'ADAGP lors d’une présentation consacrée à son travail.

14 septembre 2021

Dix éditeurs accusés de fraude de manuels scolaires dans trois villes camerounaises

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Ils sont dix au total, les éditeurs menés de poursuite judiciaire par le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (Cnamsmd). Parmi les fauteurs, huit sont basés à Douala (Littoral) et deux à Yaoundé (Centre) et Buea (Sud-Ouest) Il leur est en effet reproché d’« introduire frauduleusement des titres et cahiers d’activités non agréés dans les listes des manuels scolaires exigés aux parents et élèves », peut-on lire dans le communiqué signé le 8 septembre 2021, le président du Cnamsmd, Jean-Paul Komon.

En cette rentrée scolaire 2021-2022, le Cnamsmd rappelle que « seuls les manuels scolaires inscrits sur les listes officielles sont exigibles et utilisés dans les établissements scolaires du Cameroun ».

Or, il est établi que l’organe que les éditeurs accusés de fraudes sont de connivence avec des chefs d’établissements, foulant au pied, la politique nationale du livre telle que prônée par les pouvoirs publics avec pour conséquences directe, une concurrence déloyale aux éditeurs agrées assortie des dépenses imprévues par les parents d’élèves. Dans l’optique de mettre fin à ce fléau, Jean-Paul Komon invite les parents à vérifier les listes des manuels rendus officiels et à dénoncer tout cas de fraude constaté à leur niveau.

Source: Le Bled Parle

13 septembre 2021

Hausse spectaculaire des ventes de mangas en France au premier semestre 2021

Chiffre affaire manga france 2021

Jamais le manga ne s'est aussi bien porté en France. Pour la première fois depuis son arrivée dans nos librairies, il y a 30 ans, la BD japonaise représente plus de la moitié des ventes du marché de la BD. Bénéficiant d'une offre toujours plus diversifiée, d'un lectorat au goût plus développé qu'il y a quelques années et d’une plus forte exposition médiatique, le manga semble vivre un nouvel âge d'or en France. Un âge d’or dont Livres Hebdo avait annoncé les prémices dès 2018. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon l’institut d’études GFK, il s'est vendu en France entre janvier et juillet 2021 25,1 millions de mangas, pour un chiffre d'affaires qui avoisine les 186 millions d'euros. En août, selon un rapport de GFK publié jeudi dernier, la croissance se poursuit avec 28,9 millions de tomes vendus. A titre de comparaison, il s'était vendu sur l’ensemble de l’année 2020 un peu plus de 22 millions de tomes, pour un chiffre d’affaires de près de 80 millions d’euros. Les éditeurs sont les premiers surpris.

"Je ne sais plus où donner de la tête", confie Bruno Pham, directeur éditorial d'Akata. "Nos ventes ont bondi. Ça explose à tous les niveaux!" "On réédite des titres comme cela ne nous était jamais arrivé de toute l'histoire de Kana", renchérit Christel Hoolans, la directrice générale de la maison d’édition de Naruto. "On réimprime par millions chaque mois. Je ne sais pas où ça va s'arrêter."

Les confinements successifs de 2020 n’ont pas freiné les ventes, au contraire: "On a eu peur lorsque les librairies ont fermé, mais très rapidement le dynamisme des ventes s'est poursuivi, sans s'affaiblir", se souvient Masahiro Choya, responsable de la collection manga de Panini. "Le lectorat, habitué à des rythmes de parution réguliers et à la commande en ligne, nous est resté très fidèle", poursuit Stéphane Ferrand, directeur éditorial de Véga Dupuis.

Les libraires aussi ont dû s’adapter très vite à cette situation inédite. "En un an, malgré trois mois de fermeture pour cause de Covid, mon secteur manga a quasi doublé. Ça s'est vraiment accéléré sur le second trimestre, avec des mois doubles, voire triples", confirme celui qui se fait appeler sur les réseaux sociaux Le Libraire se cache.

Le phénomène touche toutes les enseignes, même celles qui vendaient peu de mangas. Le manga est aussi boosté par l’émergence de "librairies dans des lieux incongrus grâce à des gens qui ont grandi avec et qui ont moins d’a priori", remarque Stéphane Duval, le fondateur du Lézard Noir, qui édite notamment La Cantine de minuit. Des points de vente qui avaient abandonné le manga, comme les grandes surfaces alimentaires, se sont enfin "redécouvertes une âme de vendeur de livres après le premier confinement, parce que c’était le seul lieu où on pouvait en acheter", ajoute Ahmed Agne, fondateur de Ki-oon. De mémoire d'éditeurs et de libraires, le milieu n'a pas connu pareil dynamisme depuis une vingtaine d'années. "Les chiffres ne sont pas les mêmes, mais on a déjà vécu ce schéma de démultiplication des ventes au début des années 2000", rappelle Stéphane Ferrand. "Il y avait alors peu d’éditeurs et tout d’un coup ça avait explosé avec l'arrivée d'une masse de titres de très bonne qualité comme Yu Gi Oh! (janvier 1999), One Piece (septembre 2000), Naruto (mars 2002), Hikaru no go (octobre 2002), Bleach (mai 2003)..."

Si les éditeurs ont tous constaté ces cinq dernières années un fort renouvellement avec l'arrivée de shōnen d’un nouveau genre comme L'Attaque des TitansThe Promised Neverland, Jujutsu KaisenMy Hero Academia ou encore Demon Slayer et Chainsaw Man, la situation actuelle n'est pas réellement comparable à celle du début des années 2000: "La croissance était structurelle. Il fallait rattraper le marché japonais et développer un catalogue. On a imprimé en France en une décennie l’équivalent de tous les succès japonais des quarante dernières années!", détaille Virginie Daudin Clavaud, directrice générale déléguée de Pika.

Toujours dominé par Glénat (Dragon BallOne Piece), Pika (L’Attaque des Titans), Kana (Naruto) et Ki-oon (Jujutsu KaisenMy Hero Academia), le marché connaît un tel dynamisme que même les éditeurs indépendants (Akata, IMHO, Le Lézard Noir) et les nouveaux venus (Mangetsu, Noeve Graphx) bénéficient de l'embellie actuelle. Tous ont déjà rempli leurs objectifs annuels et doublé leurs chiffres d'affaires. Seul un éditeur est en recul, Ankama.

Cette embellie n’est pas liée au Pass Culture, prévient Ahmed Agne: "L’industrie du manga se porte très bien depuis très longtemps. On vient d’enchaîner six années consécutives avec des croissances à deux chiffres. C’était déjà le secteur le plus porteur du milieu de l’édition. Le pass culture, c’était un bonus sur le bonus. On était déjà à 100% de croissance avant sa généralisation."

La remontada la plus spectaculaire concerne Panini. Longtemps en déshérence, la maison doit sa réussite à Demon Slayer, écoulé à plus de 2 millions de tomes en un an.

La maturité et la stabilité du lectorat est l’une des clefs de ce nouvel âge d’or du manga, souligne Satoko Inaba, directrice éditoriale de Glénat Manga: "La plupart des lecteurs ont à présent déjà lu un manga dans dans sa vie, ce qui n'était pas forcément le cas il y une dizaine ou une vingtaine d'années". Si le cœur de cible reste jeune, aucune génération de lecteurs de mangas n’a décroché, abonde Ahmed Agne: "Ça nous donne un public très complémentaire avec des goûts et des envies de lecture très différents."

Les libraires ont ainsi vu débarquer un public de quadragénaires lecteurs de mangas depuis l’enfance et désireux d’explorer de nouveaux segments du marché, plus adultes, comme le seinen, "qui a augmenté de 25% sur la dernière décennie", note Stéphane Ferrand. À ces lecteurs historiques s'ajoutent "certains parents curieux de comprendre l'engouement de leurs enfants pour le manga, et en librairie nous les orientons vers du contenu seinen", confirme Le Libraire se cache.

Il ne faut pas négliger l'importance auprès des plus jeunes lecteurs des réseaux sociaux (Twitter, Instagram, TikTok), désormais aussi prescripteurs que les libraires, estime Satoko Inaba: "Il y a des influenceurs et des créateurs de contenu spécialisés dans le manga qui font découvrir à toute une génération de lecteurs des séries qu'ils n'auraient pas lues."

Les plateformes de streaming (Netflix, Wakanim, Crunchyroll, ADN) ont enfin créé un cercle vertueux avec les maisons d’édition. "C'est l'avènement du 360", résume Christel Hoolans: "Vous regardez l'anime, puis en attendant l'épisode suivant vous lisez le manga, puis vous enchaînez avec le spin-off. Et c’est la boucle magique qui se met en route." L’Attaque des TitansJujutsu Kaisen et plus récemment Tokyo Revengers en ont tous bénéficié. Chainsaw Man, déjà un gros succès, s’apprête à y faire son entrée.

Le confinement a bien entendu renforcé la position de ces best-sellers. Naruto (boosté par une offre découverte à 3 euros), One Piece (porté par l’excellent arc actuel du "Pays des Wa") et Berserk (marqué par la mort brutale de son créateur Kentaro Miura en avril dernier) continuent de se vendre comme des petits pains. "Beaucoup de personnes qui avaient entendu parler en bien de ces séries et qui n'osaient pas se lancer l'ont fait pendant le confinement", constate Satoko Inaba. Mais l'engouement est tel que tous les types de mangas sont touchés, appuie Ahmed Agne:

"On a énormément de titres atypiques qui arrivent quand même à tirer leur épingle du jeu, comme Les Carnets de l’apothicaire. En période de pandémie et de dépression nationale, on a même réussi à faire un succès avec My Broken Mariko, un one-shot sur le deuil et le suicide. Il y a une appétence pour les titres qui sortent du blockbuster shonen classique. Les lecteurs sortent plus facilement de leur zone de confort. Et ça, c’est quelque chose de nouveau par rapport au marché du début des années 2000."

Autre différence avec le premier âge d'or: les séries du fond de catalogue tiennent la dragée haute aux nouveautés. Pika obtient autant de succès avec les classiques (Fairy TailSeven Deadly Sins et L'Atelier des sorciers) qu'avec ses dernières pépites (Toilet-bound Hanako-kunBlue Lock et Kaguya-sama). Même son de cloche chez Delcourt avec Alice in Borderland et chez Kana avec La Voie du Tablier et Otaku Otaku, "des séries assez improbables qui seraient passées inaperçues il y a quelques années", estime Christel Hoolans.

Même un auteur aussi confidentiel que Inio Asano, maître contemporain des tranches de vie, voit ses ventes exploser chez IMHO avec La Fille de la plage et chez Kana avec Goodnight Punpun et Nijigahara Holograph, dont la réédition s'est écoulée à 3.700 exemplaires en douze semaines: "On n'a jamais fait ça. Certainement pas pour un Asano, et encore moins avec une réédition", se félicite Christel Hoolans. Elle y voit la naissance d’un nouveau marché "très excitant", qui va l'inciter à redonner sa chance à "des auteurs encore peu disponibles en France".

Longtemps synonymes de ventes décevantes, les mangas du patrimoine (EdenBanana FishTomie) sont enfin plébiscités. "Je vends de nouveau énormément de 20th Century Boys, par exemple, ou d'Akira", confirme Le Libraire se cache. La réédition des huit premiers tomes de la saga de Naoki Urasawa totalisent les 70.000 exemplaires vendus, et celles des quatre premiers tomes de Banana Fish les 50.000. Du jamais vu. "Ce retour en force du patrimoine est pour moi l'élément le plus marquant en termes de contenu éditorial cette année", glisse Virginie Daudin Clavaud.

Cet âge d’or n’est pas près de se terminer. "On a recruté une nouvelle génération, et plus fortement que jamais", applaudit Christel Hoolans. "Comme toute personne accro aux mangas, ils ne vont pas s'arrêter d’en lire du jour au lendemain." "Je ne pense pas qu'on soit encore à l'apogée. Ça va continuer à monter", acquiesce Satoko Inaba.

Parmi les futurs blockbusters figurent en octobre Kaiju n°8 (le plus gros lancement du manga en France avec 250.000 exemplaires selon son éditeur Kazé) et un Goldorak made in France (Kana annonce une mise en place de 165.000 exemplaires). Glénat dévoilera début 2022 Sakamoto Days, nouvelle bombe du Shōnen Jump, tandis que Pika prépare pour la même période "de nouvelles éditions très attendues".

Grâce aux produits dérivés, le manga sera enfin bientôt très présent dans notre quotidien: "On est en train de signer un nombre colossal de contrats", annonce Christel Hoolans. "Vous allez retrouver Naruto partout: sur vos vêtements, dans votre cuisine, sur votre skate." Certains redoutent néanmoins un éclatement de la bulle. "Ce qui est certain, c’est qu’il va y avoir un problème logistique", alerte Bruno Pham, qui craint un "engorgement de la production, avec le manque de matière première, les limites de budget chez les lecteurs et la place en librairie de plus en plus réduite".

 "Pour les Japonais, la France est un peu la poule aux œufs d’or. Ils s’étonnent même de certaines séries vendues chez nous. Les éditeurs français achètent énormément, et des choses qu’ils n’auraient pas achetées avant", alerte Stéphane Duval. "Et personne ne va pouvoir faire la promotion de manière équivalente de tous ces titres. Des séries risquent de passer à la trappe et de ne pas se vendre." Et de ne plus être commercialisées, comme ce fut le cas après le premier âge d’or.

Source: BFM TV

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