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21 novembre 2020

Dédicaces devant une librairie à Paris

Dédicace soutient librairie

Paris, ce vendredi 20 novembre, autour de 13 heures, trois des lauréats du prix littéraire des Inrockutibles ont répondu présent·es à l’initiative du journal : ils vont signer, pendant une heure, leurs livres sur le trottoir devant une librairie, en soutien au "click & collect" et à la librairie indépendante. Eric Reinhardt pour Comédies Françaises (Gallimard), Fatima Daas pour La Petite Dernière (Notabilia/Noir sur blanc) et Florence Dupré La Tour avec Pucelle (Dargaud).

Ils sont une vingtaine à faire le pied de grue, boulevard Poissonnière (dans le IXe arrondissement de Paris), devant la librairie ICI. Ils attendent que leurs auteur·ices favori·tes soient prêt·es. Delphine s’enthousiasme de discuter avec Eric Reinhardt, qu’elle lit depuis des années. Elle a été prévenue, comme tout le monde, "par le bouche-à-oreille". Tout se déroule bien sûr dans le respect des consignes sanitaires, distanciations, masques. Jusqu’au choix de s’installer dehors, au grand air.   Sans les piles de livres posés sur les tables, cela pourrait presque ressembler à une de ces pauses que s’offrent étudiant·es et employé·es pour le déjeuner, un peu partout sur le boulevard, dans ce quartier où l’on vient surtout pour travailler en journée. Eric Reinhardt (lauréat ex-aequo avec Constance Debré de la catégorie roman ou récit littéraire français), Fatima Daas (lauréate premier roman ou récit littéraire) et Florence Dupré La Tour (lauréate bande dessinée) sont bien là, installés, visiblement heureux de pouvoir retrouver enfin leurs lecteurs.

Bientôt, ils et elles sont rejoint·es par Christophe Honoré, parrain de la première édition de notre prix littéraire, et le musicien Chassol qui passait par là, en voisin, et s’est arrêté pour discuter avec eux. On devine, sous le masque, leur sourire. La fenêtre de temps autorisé dehors expire…. Déjà, il faut repartir.

Source: Les inrockuptibles

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20 novembre 2020

Niveau des ventes maintenu pour la librairie Mollat durant le confinement

librairie mollat vente confinement

Des rideaux baissés, des clients absents mais des libraires au travail. Malgré le confinement, l'activité continue dans les murs de la librairie Mollat et son labyrinthe de 2.500 mètres carrés en centre-ville. « Nous enregistrons 1.000 à 1.500 commandes par jour sur Internet qui nous permettent de maintenir l'activité des jours de semaine », assure Denis Mollat. Un petit tiers des ventes s'effectue grâce au click and collect avec des clients venant chercher leurs livres dans une boutique proche de l'entrée principale et dédiée depuis des années aux ouvrages commandés. Le reste des commandes est expédié par La Poste. La situation est bien différente de celle du premier confinement quand les masques et le gel hydroalcoolique manquaient, que l'on maîtrisait mal les gestes barrières et que La Poste voyait son activité limitée.

La librairie a aussi dû se transformer en véritable entreprise d'e-commerce. Les 104 employés sont devenus « polyvalents ». La petite équipe installée au troisième étage, qui avant la crise expédiait 200 commandes, a été renforcée. Les six postes de travail permettant la préparation des colis sont désormais desservis par un miniconvoyeur à rouleaux. Avec à la clé un gain de productivité de 30 %. Et au rez-de-chaussée, ce sont désormais les cinquante libraires qui récupèrent eux-mêmes les ouvrages sur les dix-huit kilomètres de rayonnages du magasin. Ce stock étant réalimenté en permanence par des cartons qui, en l'absence de clients, trônent dans les allées.

Le nerf de la guerre commerciale reste pourtant le Web et le contenu, sur lesquels Denis Mollat a parié depuis deux décennies . Une bonne partie des clients arrivent sur le site Mollat.com depuis la chaîne YouTube de la librairie qui compte près de 50.000 abonnés et qui diffuse des interviews d'auteurs. Des entretiens, comme ceux avec Ken Follett ou Martin Hirsch, souvent réalisés depuis le bureau parisien de l'entreprise qui s'est doté d'un outil vidéo professionnel. En temps normal, la librairie diffuse également les rencontres avec les lecteurs, lesquelles se déroulent à la Station Ausone , un ancien garage situé à deux pas de la libraire, reconverti en centre de conférences.

La librairie Mollat aura sans doute du mal à atteindre le chiffre d'affaires de 26 millions d'euros réalisé l'an dernier. « Nous verrons comment se déroulent les ventes de fin d'année. On observe déjà une augmentation du panier moyen », insiste Denis Mollat. Pour doper les ventes, la librairie va transformer « Station Ausone » en magasin éphémère qui présentera les 600 livres les plus demandés, dont une partie sera déjà en paquets cadeaux.

Source: Les  Échos 

19 novembre 2020

Rocambole gratuit pour les habitants de Béthune

Rocambole livre numérique BéthunePendant toute la durée du confinement et des fêtes, les 25000 habitants de la ville de Béthune ont accès gratuitement à l’application Rocambole, un « Netflix de la lecture » qui regroupe déjà 60 séries littéraires. Mis en place pour favoriser l’accès à la culture aux Béthunoises et Béthunois, cette offre est "un service culturel complètement innovant et Made in France qui offre du divertissement numérique à l’ensemble des habitants" explique François Delporte, cofondateur de Rocambole.

Le partenariat entre dans le cadre de Smart city, un projet ayant pour but de renforcer le lien entre la commune et ses habitants grâce aux nouvelles technologies Rocambole est spécialisé dans les lectures courtes (5 minutes) sur smartphone.  Voici la démarche pour en profiter:

1 - Téléchargez l’application Rocambole (disponible sur Google Play ou App store),
2 - Créez votre compte,
3 - Renseignez le code LECTURE62400 dans la rubrique “Mon compte”,
4 - Profitez de l’application gratuitement et en illimité pendant 2 mois.

18 novembre 2020

Une dédicace dans une librairie de Cagnes malgré le confinement

Aucun risque de contagion et un ouvrage signé par l’auteur. Voilà ce que promet la librairie La Pléiade à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Martimes). Ce samedi, neuf écrivains et illustratrices azuréennes se succéderont pour dédicacer leurs livres.

"La séance se déroulera à huis clos, rappellent Aurélie et Virginie au journaliste de Nice Matin, les deux gérantes, aucun visiteur n’est admis dans les locaux." Et toutes les conditions sanitaires "seront respectées à la lettre".

dédicace librairie Cagnes

Une nouvelle astuce pour permettre à leur commerce de fonctionner, malgré le confinement. Virginie et Aurélie sont habituées aux séances de dédicaces. Elles en organisent très souvent à La Pléiade. Crise sanitaire ou pas, hors de question pour elles de priver leurs habitués de ce petit plaisir. "Nous aimons accueillir nos écrivains coups de cœur et nous voulions rester fidèles à ces traditions."

Puis, juste avant les fêtes, ce rendez-vous tombe à pic pour les idées cadeaux.

Comment cet évènement peut-il être autorisé ? "Les auteurs reçoivent de leur employeur une attestation pour déplacements professionnels." Logique.

Les deux femmes insistent : "Chaque artiste sera installée sur une table individuelle dans un lieu aéré, avec un masque en permanence et du gel hydroalcoolique à portée de main."
Les clients, eux, passeront récupérer leurs commandes dédicacées lorsqu’elles seront prêtes. "Sans pénétrer dans la boutique."

Neuf auteures et illustratrices seront présentes samedi à La Pléiade. Elles dédicaceront les ouvrages suivants:

  • A Sylvie T. : Mon histoire de France aux enfants, de la Préhistoire à la Révolution, 20 euros ; Nice la belle à colorier, 9,90 euros .
  • William Navarrete : Divine Italie, 15 euros .
  • Pierre Bignami : Le tour du monde en 80 saveurs, 19 euros .
  • Malou Ravella : Une énorme faim de loup, 6,90 euros ; Au galop, Oréo !, 12 euros ; Félix au cirque, 12 euros .
  • Florence Schump : Au galop, Oréo ! (illustratrice), 12 euros .
  • Catherine Caroff : Félix au cirque (illustratrice), 12 euros .
  • Clarisse Sabard : Et nous danserons sous les flocons, 19 euros .
  • Caroline Audibert : Nés de la nuit, 17 euros .
  • A Tamara Balliana : N’oublie pas les chocolats, 7,60 euros .
17 novembre 2020

Bilan des ventes de livres au Royaume-Uni au premier semestre 2020

livre-generique-goncourt-confinement

L’Association des éditeurs (PA) a dévoilé des chiffres intéressants prenant en compte la période de confinement. Selon le rapport Sales Monitor de PA de janvier à juin, la valeur totale facturée des ventes des éditeurs britanniques tous formats, est de 1,5 milliard£, contre 1,7 milliard £ à la même période l’année dernière. Pour le seul marché britannique, les ventes totales ont baissé de 6% à 837 millions£, tandis que les exportations ont chuté de 17% à 653 millions£.  Les ventes de livres imprimés ont chuté de 17% à 1,1 milliard£, versus une augmentation de 13% des formats numériques à 351 millions £. La récession globale a été tirée par de fortes baisses dans le secteur de l’éducation et des livres professionnels où les ventes estimées ont chuté de 1/6 à 638 millions £. Cependant, les ventes aux clients ont également reculé de 6% à 852 millions£, avec respectivement des baisses de 16% et 7% pour les livres non fiction et pour enfants, contrebalançant une augmentation de 13% des ventes de fiction. Les ventes de livres universitaires ont chuté quant à elles, de livres et les universitaires de 17%.

Dans le pays, Les ventes de livres numériques ont augmenté de 26% à 125 millions £, avec des hausses de 24% et 25% respectivement pour la fiction et la non-fiction, parallèlement à un bond de 50% pour les livres numériques pour enfants. PA a déclaré que l’industrie serait sur la bonne voie pour atteindre des ventes numériques record cette année si le rythme se poursuit. Au total, les ventes de livres audio au Royaume-Uni, ont augmenté de 47% (39 millions £). La valeur des ventes d’ebooks a augmenté de 18% à 86 millions£. Stephen Lotinga, PDG de la Publishers Association commente ces chiffres : « Au cours d’une année difficile pour le secteur de l’édition britannique, la croissance du numérique a contribué à contrebalancer les baisses des livres imprimés »

Source: Idboox

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16 novembre 2020

Création d'une maison d'édition par des auteurs de BD

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L'auteure de BD Lisa Mandel a eu une idée plutôt ingénieuse : face à la précarité des auteurs de bande dessinée, elle propose «Exemplaire», une nouvelle maison d'édition hybride, plus juste dans la répartition des recettes générées par la vente des albums. Après avoir auto-édité son «Année exemplaire» grâce au principe du «crowdfunding» (une campagne de financement participatif sur Internet), comme le font désormais de nombreux dessinateurs et scénaristes de BD - dont quelques-uns avec succès comme Margaux Motin - l'autreure a expliqué ce nouveau projet via Instagram.

Selon Lisa Mandel, cette «structure éditoriale alternative à cheval entre l'édition et l'auto-édition» permet de mettre les auteurs au centre de leur production, avec des droits «4 à 5 fois supérieurs» à ceux versés par les maisons d'éditions classiques, mais aussi des contrats transparents offrant plus de liberté à ces auteurs. D'autre part, le nombre de livres imprimés sera, comme dans l'auto-édition, évalué en fonction des commandes et non l'inverse, afin de se placer dans une démarche plus écologique. Enfin, chaque créateur pourra choisir, ou non, de s'occuper de la maquette, du stock des livres ou même du service après-vente. Lisa Mandel a imaginé pour cela un site Internet qui simplifierait la tache aux auteurs qui feraient partie de l'aventure, grâce à une équipe d'experts à leur service.

Ensuite, chaque livre sera confectionné grâce à un financement participatif et chaque personne ayant travaillé sur le livre sera payé en fonction des pré-ventes. Le financement de cette future maison d'édition hybride est également participatif et connaît un grand succès puisque déjà près de 200 % du montant visé a déjà été atteint sur Ulule.

L'auteure des «Nouvelles de la jungle» part du triste constat que «36 % des auteurs vivent sous le seuil de pauvreté», et explique ainsi qu'il y a désormais dix fois plus de nouveautés par an qu'il y a trente ans. Résultat : les 8 ou 10 % de droits que les auteurs touchent ne suffisent plus à les rémunérer convenablement, puisque le nombre de lecteurs n'a lui pas augmenté. Ce projet fait écho aux revendications des auteurs qui alertent depuis plusieurs années sur leurs rémunérations. Durant le dernier Festival International de BD d'Angoulême, les auteurs avaient par ailleurs manifesté, et certains avaient déjeuné avec le président de la République, de passage dans la capitale charentaise pour réclamer entre autres de meilleures conditions de travail pour les créateurs de bande dessinée. Une dizaine de créateurs de BD ont rejoint Lisa Mandel dans cette aventure. Parmi eux, le dessinateur de presse Soulcié, Guillaume Long, devenu notamment célèbre grâce à son blog «A boire et à manger», le très reconnu Charles Berberian («Monsieur Jean») ou encore Théo Grosjean, jeune auteur aux 130 000 abonnés sur Instagram.

Source: Cnews

15 novembre 2020

Remise sur le fonds de le Dilettante en librairie à partir de 2021

reduction fonds dilettante

Afin de privilégier les librairies « physiques » par rapport aux revendeurs en ligne, le Dilettante a passé un accord avec UD Union Distribution, son distributeur en France et en Belgique. Dès le 1er janvier 2021, l’ensemble des titres de la maison datant de plus de deux ans bénéficieront d’une remise de 50 %.  Cette remise entre dans le cadre d’un double constat issu du premier confinement : celui que l’impératif de la nouveauté n’en fut pas un et que la période fut un temps propice à la mise en avant du fonds des éditeurs.  Cette remise privilégiée est autorisée par l’article sur le prix unique du livre. 
 
Le Dilettante a également rappelé qu’il est « indispensable que les libraires s'unissent par groupement ou coopérative, se regroupent par quartiers ou par ville, voire se fédèrent par région » tout en proposant l’intitulé « La livrairie » pour l’éventuel futur drive des libraires.  

Source: Livres Hebdo

14 novembre 2020

Plus de click and collect pour la librairie Les Volcans à Clermont-Ferrand

Abandon click and collect les volcans

Devant la librairie des Volcans, sur le boulevard François Mitterrand, à Clermont-Ferrand, la file d'attente s'allonge ce vendredi après-midi. Les clients viennent retirer leurs commandes, les toutes dernières. La librairie a décidé d'arrêter le click and collect. Trop compliqué et surtout trop coûteux. La situation est paradoxale. Le click and collect fonctionne plutôt bien, avec plusieurs centaines de commandes qui arrivent tous les jours à la librairie. Mais pour traiter les demandes, il faut du monde. Martine Lebeau, gérante de la coopérative, explique : "On est obligé de faire venir la quasi-totalité du personnel et le montant du chiffre d'affaire ne couvre pas la totalité des salaires, c'est la moitié des salairesContinuer, ce serait creuser encore le déficit de l'entreprise". Le premier confinement avait coûté 850.000 euros. En ce mois de novembre, la SCOP Les Volcans perd 500.000 euros

Dans la librairie, tout est sens dessus-dessous. Il a fallu réorganiser les rayons : "C'est un travail de Titan. Imprimer des commandes, sortir des livres, les préparer, envoyer des sms aux clients etc... je pense qu'une petite librairie peut s'en sortir. Nous sommes en train de réfléchir à la librairie de Riom, la deuxième librairie des  Volcans, est-ce qu'on va arrêter ou pas ? Elles sont moins nombreuses à travailler. On peut peut-être encore aller chercher un service qui ne coûte pas trop cher, mais pour les Volcans ce n'était pas possible" conclut Martine Lebeau qui compte sur la compréhension des clients.

Devant la librairie, ils sont une vingtaine à faire la queue. Ils sont accueillis un par un, pour respecter les consignes sanitaires. Claire fait partie des fidèles : "On peut comprendre leur décision, dans la mesure où le modèle économique n'est pas satisfaisant. Je trouve que c'est dommage, j'avais plein de projet de lectures. Mais je comprends tout à fait".

A partir de la semaine prochaine, une petite dizaine de salariés, sur les 42 de la librairie, va continuer à travailler. Il faut réceptionner les livres envoyés par les éditeurs, et préparer la réouverture, si tout va bien, début décembre. C'est un mois crucial pour la librairie, il représente 1,2 million de chiffre d'affaire. 

Source: France Bleu Pays d'Auvergne

13 novembre 2020

Proclamation du prix Goncourt le lundi 30 novembre

Anonce date remise Goncourt

L'Académie Goncourt annonce dans un communiqué daté du vendredi 13 novembre, qu'elle proclamera le Prix Goncourt 2020 lundi 30 novembre. Les Académiciens qui se sont réunis ce 13 novembre par visioconférence ont pris cette décision «suite aux propos du Premier Ministre de la veille».

Ils ajoutent qu'ils tiennent «à ce que chacune et chacun puisse acheter des livres pour les fêtes de fin d'année. Cette date du 30 novembre, qui devrait précéder-enfin-la réouverture essentielle des librairies, permettra aux libraires d'être approvisionnés à temps.» Et les Académiciens de conclure leur communiqué : «En attendant, merci aux lecteurs de privilégier pour leurs achats de livres, le click and collect des librairies.»

Quinze jours donc après avoir décidé de reporter la proclamation de son prix tant que les librairies ne seraient pas ouvertes, l'Académie Goncourt met une forte pression sur le Gouvernement tout en prenant acte du fait qu'une partie des ministres- dont Bruno Le Maire -est favorable à une réouverture permettant aux commerçants lourdement pénalisés par le confinement de réaliser des ventes juste avant la période de fête.

Cette annonce devrait de facto entraîner la remise du prix Renaudot décerné systématiquement le même jour que le Goncourt.
Source: Le Figaro

 

13 novembre 2020

La Grande Ourse 2020 à Marie Desplechin

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Après Gilles Bachelet l’an dernier, c’est Marie Desplechin qui revêt en 2020 le costume de “la Grande Ourse”. Écrivaine, scénariste, journaliste, militante, et merveilleuse ambassadrice de la littérature jeunesse,on lui doit de nombreux classiques, mais si elle devait choisir elle n’hésiterait pas ! Elle écrirait pour la jeunesse et renoncerait au roman pour adultes. En lui décernant la deuxième Grande Ourse, l’équipe du Salon vient célébrer une œuvre pleine d’humour et d’humanité, de tendresse et d’engagements, dont l’écriture explore avec brio, différents styles littéraires. Le roman historique avec Satin grenadineSéraphine et en 2020 La Capucine (en lice pour les Pépites dans la catégorie Fiction juniors) avec pour thèmes le XIXe siècle et l’émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine avec VertePomeMauve ; les récits sur l’adolescence d’aujourd’hui dont notamment Le journal d’Aurore ; le fantastique et l’étrange avec Le Monde de Joseph et Elie et Sam.

Avec des livres qui s’adressent tour à tour aux petits et au plus grands, l’écrivaine, fait de sa part d’enfance le moteur de sa création, car pour elle l’enfance c’est, comme elle dit : « La “matière” de l’homme. Tout ce qui constitue un homme ou une femme prend sa source dans l’enfance. On n’en finit jamais avec elle. J’ai depuis longtemps le sentiment de voir chez les adultes les enfants qu’ils ont été. Et, plus le temps passe, plus ça me semble flagrant, pour ce qui me concerne comme pour les autres. Certains, évidemment, ignorent ce lien avec leur enfance, ils semblent s’en être coupés. ils ne se rendent pas compte à quel point elle transparaît pourtant dans tout ce qu’ils font […]. »

Source: SLPJ plus

 

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