Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
8 mai 2019

Lauréate à 12 ans du prix de la Société des poètes français

prix poésie

Voici quelques vers du poème intitulé ""La nouvelle France" qui a gagné le premier prix de la Société des poètes français:

"Je rêve des déserts blancs de l'hiver
Un joyau sauvage aux aurores de lumière
Où arfangs des neige et fous de bassan
Nous emmènent au nord du monde tremblant." 

Son  autrice est Lauralie Alfonsi  agée   de 12 ans, élève dans un collége de Gap.  C'est d'ailleus Audrey Sanchez, sa professeure de français, qui repère le talent de la jeune fille.

"Un talent à l'état brut", comme elle le qualifie.

Elle s'empresse d'en parler à sa mère afin de ne pas laisser dormir les mots de Lauralie.

C' est un rêve pours la jeune fille. Elle souhaite maintenant devenir écrivain.

"Je suis aux côtés de mes personnages dans les histoires et je m'éloigne dans un autre monde qui m'apporte beaucoup de bonheur",  confie Lauralie à une  journaliste de France Info culture.

Publicité
7 mai 2019

Remise des prix Goncourt du premier roman, de la nouvelle et de la poésie

Court vêtue

Nous sommes à la lisière

Marie Gauthier a reçu le Goncourt du premier roman pour "Court vêtue" (Gallimard), un court récit, troublant et sensuel, sur le désir.

L'écrivaine belge Caroline Lamarche a reçu de son côté le Goncourt de la nouvelle pour "Nous sommes à la lisière" (Gallimard), un ensemble de textes sur la relation entre l'homme et l'animal. Yvon Le Men a obtenu pour sa part le Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son œuvre publiée aux éditions Bruno Doucey.

"Court vêtue", publié en janvier, se déroule le temps d'un été dans un bourg poussiéreux et écrasé de chaleur. Félix, un adolescent de 14 ans en apprentissage, est hébergé par son patron dont la fille Gil (pour Gilberte), 16 ans, aime les hommes sans s'attacher à aucun.

"Elle se tenait droite, s'habillant court et clair, des vêtements simples qui n'entravaient pas son corps. Il n'y avait plus qu'à le laisser faire, l'offrir puisque la vie c'était ça. Elle voulait sentir les regards posés sur elle, être alerte, disponible. Il fallait que le désir ne s'arrête jamais", écrit Marie Gauthier.

Avec Gil, Félix connaîtra "une nuit magique, entre toutes. Une nuit qui ne se dit pas". A la fin de l'été, ne restera que le souvenir d'un moment qu'on croyait éternel.

L'an dernier, le Goncourt du premier roman avait été attribué à Mahir Guven pour "Grand frère" (Philippe Rey) et le Goncourt de la nouvelle à Régis Jauffret pour "Microfictions 2018" (Gallimard). Le Goncourt de la poésie avait été attribué à la Luxembourgeoise Anise Koltz.

Source: France Info Culture

4 mai 2019

Edition d'un-Bookster "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo au profit de BSF

Bookster_Notredame_web_1024x1024

Le 15 avril 2019, la flèche et la charpente de la Cathédrale Notre-Dame de Paris partaient en fumée, provoquant une immense émotion à travers le monde. Le patrimoine historique, culturel et littéraire est notre identité, notre humanité.

“Parce que nous partageons avec la maison d’édition Bookster les mêmes valeurs sur l’accès à la culture et l’éducation des personnes les plus démunies, nous collaborons depuis plusieurs mois sur différents projets. Grâce à ce livre-affiche, nous offrons un regard insolite sur le monument et l’œuvre de Victor Hugo.” – Jérémy Lachal, directeur général de BSF

Le Bookster Notre-Dame de Paris permet de rendre hommage à la complexité de l’architecture exceptionnelle de la Cathédrale en l’utilisant comme grille typographique. Il s’inspire notamment d’archives photographiques des différentes façades du bâtiment.

“Nous avons cherché à recréer un alphabet à partir des courbes, des lignes et des perspectives de la cathédrale pour réaliser le titre de l’œuvre. La façade occidentale cache par exemple les dessins d’un E ou d’un M.” souligne Pierre Busson, directeur artistique en charge de la création du Bookster Notre-Dame de Paris.

Ce produit-partage est disponible sur la boutique en ligne de Bookster

Source: Carenews

3 mai 2019

Imaginez Strasbourg en 2099 en créant un livre audio

strasbourg-2099-livre-audio

Rendez-vous les 11 et 12 mai au  Shadok à Strasbourg  (Haut-Rhin) pour créer un livre audio intitulé Strasbourg 2099. Durant ces deux journées chaque personne de plus de 16 ans peut s'inscrire à des ateliers (en cliquant ici) animés par l'écrivain Joachim Séné  qui permettront  de participer  soit à l'écriture soit au doublage soit  à la compisition musicale.

C'est un projet audio, participatif et collectif de récit d’anticipation proposé dans le cadre du cycle Hier c’était demain : science-fiction et imaginaires collectifs. Le but est de proposer, via une application mobile utilisant la géolocalisation, un parcours sonore déambulatoire à écouter sur smartphone à la découverte de différents lieux de Strasbourg, au fil d’un récit imaginant la ville du futur.

Le livre  audio interactif et collaboratif créé lors de ces ateliers  sera publiée le 7 juillet 2019.

 

2 mai 2019

Baisse spectaculaire des ventes de livres en mars

caisseenregistreuse

Le reflux est général sur l'ensemble des circuits de ventes même si les grandes surfaces culturelles sont les moins affectées avec une baisse de 5 %. Par rapport à un très bon mois de mars 2018 (+ 6,5 %), le marché du livre accuse un repli brutal en mars 2019 : - 6,5 % en euros courants (- 3 % en données corrigès des jours ouvrables).


Bien qu’amplifiée par le jeu calendaire (mars 2019 compte un jour de semaine de moins que mars 2018), cette évolution provoque une nouvelle dégradation de la tendance annuelle à - 3 %, soit - 3,9 % en volume compte tenu de l’évolution de l’indice Insee des prix des livres.

Tous produits confondus, l'activité chute aussi en mars (-4 %). Sur le marché du livre, le reflux est général. Les grandes surfaces culturelles sont les moins affectées (- 5 %). Les 1er et 2e niveaux enregistrent une évolution proche (- 5,5 %). Les hypermarchés décrochent à - 12 %.

Sur les douze derniers mois, les évolutions par circuits s’échelonnent de - 7,3 % pour les hypermarchés à - 1,5 % pour les grandes surfaces culturelles.

Source: Livres Hebdo

Publicité
1 mai 2019

Difficulté des livres francophone à intéresser les éditeurs anglophone au Canada

edition Canada

En général, le milieu de l’édition anglophone du pays se tourne rarement vers la littérature francophone, notent les éditeurs acadiens. À moins d’un prix littéraire du Gouverneur général du Canada ou d’un auteur vedette, peu d’ouvrages de la francophonie canadienne sont traduits en anglais.

Lorsque la traductrice Jo-Anne Elder de Fredericton approche un éditeur anglophone pour soumettre un projet de traduction, elle a plus de difficulté à faire passer sa proposition que si l’idée vient de la maison d’édition.

«C’est encore plus difficile de publier une traduction parce que c’est moins rentable du point de vue financier. Les traductions en général vendent moins bien que des livres originaux.»

Selon le directeur des Éditions Perce-Neige, Serge Patrice Thibodeau, seulement quelques ouvrages de leur collection ont été traduits en anglais. Or, le Conseil des arts du Canada tente de peine et de misère de renverser la vapeur.

«Le Conseil des arts du Canada chauffe les oreilles des éditeurs anglophones parce qu’il y a beaucoup d’argent pour la traduction littéraire au Conseil des arts du Canada et ce ne sont que les éditeurs francophones qui font traduire des livres de l’anglais au français, mais l’inverse ne se produit pas. C’est vraiment un gros défi. C’est comme si on n’existait pas et qu’ils (éditeurs) n’étaient pas du tout intéressés à la littérature de langue française au Canada et il y a même très peu de littérature québécoise publiée en anglais», a partagé l’éditeur de Moncton.

Chaque année, le Conseil des arts du Canada organise une foire de la traduction afin de rapprocher les éditeurs francophones et anglophones. Serge-Patrice Thibodeau estime que les lecteurs anglophones auraient tout à gagner à avoir accès à des traductions pour découvrir la littérature canadienne-française.«Les lecteurs francophones des Maritimes vont lire la version originale en anglais, mais comme beaucoup d’anglophones ne lisent pas le français, ils auraient tout à gagner des traductions pour découvrir la littérature acadienne et québécoise. On dirait qu’il n’y a aucun intérêt de la part des éditeurs anglophones à moins que le livre ait reçu un prix du gouverneur général. Là, les éditeurs anglophones vont se garrocher dessus.

Les maisons d’édition Goose Lane au Nouveau-Brunswick, Nimbus Publishing à Halifax et Guernica à Toronto figurent parmi les éditeurs qui publient des traductions de livres acadiens. Certaines traductions anglaises ont aussi été réalisées par les éditeurs francophones eux-mêmes. C’est le cas des Éditions La Grande Marée et de Bouton d’or Acadie qui publient parfois les versions françaises et anglaises de certains de leurs ouvrages quand le sujet s’impose.»

D’après la directrice des Éditions Bouton d’or Acadie, Marie Cadieux, qui arrive de la Foire du livre jeunesse de Bologne, il y a encore beaucoup de chemin à faire en matière de traduction. La maison d’édition jeunesse a réussi à vendre les droits pour quelques-uns de ses livres, dont le roman jeunesse à succès de Diane Carmel-Léger, La Butte à Pétard.

«L’espoir est que ça augmente du côté francophone. Il n’y a pas autant d’intérêt du côté anglophone pour la traduction des francophones. Je pense que la connaissance des auteurs n’est pas là. Des auteurs comme Michel Tremblay ont été traduits rapidement à cause de leur notoriété. Les auteurs acadiens, même l’Acadie elle-même n’est pas sur la carnet des choses hot du côté anglophone ou rarement. Ça fait que l’appétit du public n’est pas aiguisé de la même façon.»

L’éditrice de Moncton considère que les éditeurs doivent établir des liens de confiance avec les entreprises d’éditions anglophones. Des efforts sont déployés dans ce sens à la mesure de leurs moyens.

«Pour les auteurs et pour le rayonnement de la culture acadienne quant à moi il faut absolument que les livres circulent. Le fait d’être traduit confirme le travail d’un auteur et ça ouvre sur tout un nouveau marché (…). Il reste que ce n’est pas évident et facile à vendre. Les éditeurs anglais vont rentrer dans des librairies et il vont voir des livres en anglais. Ils ne sont pas en contact avec ce que l’on fait. C’est à nous aussi de faire le travail.»

À la Grande Marée, ce sont surtout les essais historiques qui ont suscité de l’intérêt de la part du milieu anglophone.

«Ça arrive, mais c’est rare. En ce qui nous concerne, c’est surtout de l’essai historique qu’on va faire traduire. Ça arrive de temps en temps qu’on publie des manuscrits en anglais qui ont été traduits en français.» 

La version anglaise du livre Histoire des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick sera bientôt publiée afin d’être distribuée dans les écoles anglophones de la province à la demande du ministère de l’Éducation.Le plus récent ouvrage du folkloriste et historien Georges Arsenault fera également l’objet d’une traduction qui sera publiée par Nimbus.

 Source: Acadie Nouvelle

30 avril 2019

4.368 librairies en Italie

librairies Italie

Si parcourir de longues distances ouvre l'appétit, cela devrait provoquer une véritable fringale de lecture dans la Botte : 60 % de la population italienne se trouve à une demi-heure d'une librairie… en voiture. C'est ce que met en évidence une étude de l'université romaine La Sapienza baptisée « Book desert ». Seules 4.368 librairies résistent dans la péninsule face à l'avancée du désert culturel et à la menace de l'ennemi Amazon. Celui-ci, bouée de sauvetage pour ceux qui ne veulent pas renoncer à la lecture, a toutefois aussi du mal à atteindre certaines zones isolées, également privées des « routes numériques » indispensables pour les désenclaver. Selon Eurostat, dans les communes les plus densément peuplées, on retrouve une librairie pour 7.000 habitants et tous les 5 km2. Dans celles où la densité de population est la plus faible, ces chiffres tombent à une librairie pour 20.000 habitants tous les 250 km2. Les librairies disparaissent dans les zones rurales et rapetissent dans les zones urbanisées, se transformant de plus en plus en simples papeteries. 

Plus globalement, c'est la désertification commerciale de la province italienne qui est lentement à l'oeuvre. Elle a bondi de 30 % ces cinq dernières années avec 350 centres urbains qui n'ont plus une seule boutique - y compris une pharmacie, un bureau de poste ou un bar tabac. Et 500 qui n'en comptent plus qu'une… qui risque bientôt de fermer.

Source: Les Echos

25 avril 2019

Fort succès de la bibliothèque de Loos auprès des enfants de moins de 12ans

Loos_ À la bibliothèque, près d’un lecteur sur deux a moins de 12 ans

« Nous venons souvent. Une fois par semaine en moyenne. Et j’accompagne toujours mes enfants, dit Adeline en désignant du menton ses deux fils, Noé et Arthur, en train de faire leur choix aux rayons BD, fantasy et littérature jeunesse fantastique. Bon, ils sont grands et ils pourraient se débrouiller tout seuls. Mais je viens aussi parce que je lis aussi beaucoup ! ».

« La très forte fréquentation de la bibliothèque par les jeunes habitants  de la ville de Loos (Nord) est sans doute une des spécificités de notre bibliothèque, commente Brigitte Martel, adjointe au maire chargée de la culture, nous confirmant le bilan qu’elle a présenté il y a quelques semaines en séance du conseil municipal. Les enfants de moins de 12 ans représentent 46 % des inscrits ». « Ce qui, complète Valérie Demol, la directrice, explique que les ouvrages jeunesse représentent 63 % des prêts ».

Si les enfants sont tellement nombreux à être abonnés à la bibliothèque, c’est qu’ils ont pris l’habitude de s’y rendre dans le cadre scolaire. « Chaque jour, il y a au moins une classe d’école primaire ou maternelle qui franchit la porte, explique la directrice. Et en plus nous faisons de nombreuses actions spécifiques avec les écoles maternelles, mais aussi la halte-garderie, les crèches, l’accueil parents-enfants. Avec des séances d’heure du conte, notamment ».

Source: La Voix du Nord

24 avril 2019

Ida Vitale, cinquième femme à recevoir le Prix Cervantes

4741463-le-roi-felipe-vi-et-la-reine-letizia-d-e-950x0-1

Hier, le couple royal  (Felipe VI et Letizia ) s'est rendu à l'auditorium de l'Université Alcala de Henares, dans le nord de Madrid, pour remettre le prix Miguel de Cervantes à la poétesse uruguayenne Ida Vitale.

Bon pied bon oeil du haut de ses 95 ans et accompagnée par sa fille et deux de ses petites-filles, la native de Montevideo a reçu avec un plaisir non dissimulé le fameux prix littéraire récompensant un auteur en langue espagnole dont l'oeuvre a significativement enrichi le patrimoine littéraire hispanophone. Il ne manquait à son bonheur, comme elle l'a évoqué, que son époux Enrique Fierro, décédé en 2016.

"Il m'a aidée, sans lui il y a bien des choses que je n'aurais pas faites, c'est lui qui m'a poussée et encouragée à les faire", a-t-elle ainsi déclaré au cours de la cérémonie. 

Déjà auréolée en Espagne du Prix Reina Sofía de poésie ibéro-américaine, Ida Vitale s'est vu remettre solennellement la médaille de Cervantes, oeuvre du sculpteur Julio López, par le roi Felipe VI d'Espagne, qui, sous les yeux de son épouse la reine Letizia dans un ensemble Carolina Herrera, a assorti ce geste de louanges inspirées par sa passion pour l'oeuvre du créateur de Don Quichotte. À l'issue de la cérémonie, le couple royal s'est plaisamment entretenu avec la très souriante nonagénaire, dont Felipe a galamment porté la canne.  Le roi Felipe et la reine Letizia doivent convier aujourd'hui, comme le veut la tradition, la lauréate ainsi qu'un collège de personnalités des belles lettres à un banquet à l'occasion du prix Cervantes. 

Comme le souligne le magazine Pure People, Ida Vitale est la cinquième femme à se voir décerner le prix Cervantes – et ses 125 000 euros de dotation – après la Mexicaine Elena Ponatiowska en 2013, l'Espagnole Ana Maria Matute en 2010, la Cubaine Dulce Maria Loynaz  en 1992 et l'Espagnole Maria Zambrano en 1988.

22 avril 2019

Le commissaire Maigret de retour à l'occasion d'une réédition de 103 ouvrages

antologie Maigret

Omnibus (groupe Editis) a pris l'initiative de rééditer (à 30.000 exemplaires) "Tout Maigret", en l'occurrence quelque 103 romans et nouvelles de Simenon - disparu il y a bientôt 30 ans - réunis en dix volumes avec des couvertures illustrés par Loustal. Au cinéma, le réalisateur Patrice Leconte dirigera cet automne Daniel Auteuil qui jouera le rôle du commissaire dans un film inspiré du roman Maigret et la jeune morte. Enfin, de nouveaux livres audio de Maigret sont annoncés. 

"Chez Simenon, tout est bon", soutient l'académicien Goncourt Pierre Assouline. "On devrait ceindre son oeuvre d'un bandeau intitulé La condition humaine et tant pis si c'est déjà pris."

Son collègue de l'académie Goncourt Philippe Claudel renchérit : "Il n'y a pas de petits romans de Simenon, de même qu'il n'y a pas de petites pensées de Pascal."

Pierre Assouline, auteur d'une biographie de référence de Georges Simenon (Simenon, Folio) et Philippe Claudel signent chacun une préface d'un des volumes de l'anthologie d'Omnibus aux côtés d'autres écrivains, dont l'Académicien français Dominique Fernandez, le réalisateur Bertrand Tavernier et l'acteur Bruno Solo. 
Le nom de Maigret a surgi pour la première fois en 1929 sous la plume de Simenon (qui signe alors sous le pseudonyme de Georges-Martin Georges) dans le roman sentimental Une ombre dans la nuit, mais c'était sous les traits... d'un médecin. Médecin ou commissaire ? Dans sa biographie de Simenon, Pierre Assouline note que le commissaire Maigret reconnaîtra plus tard être un médecin raté. En fait, Jules Maigret, le policier que des millions de lecteurs connaissent est apparu pour la première fois ès qualités en 1930 dans Train de nuit (signé Christian Brulls, autre pseudo de Simenon). Mais il ne tient encore qu'une place secondaire dans le roman. Le premier "vrai" Maigret aurait pu être celui qui enquête dans La maison de l'inquiétude, or Simenon estima que ce roman était raté et refusa de l'intégrer dans sa série. Le premier Maigret "officiel" est Pietr-le-Letton, le premier livre que Simenon signe de son nom. Il est publié en 1931 mais Simenon racontera plus tard l'avoir rédigé d'un jet en septembre 1929 au cours d'un séjour à Delfzijl aux Pays-Bas. Ce premier Maigret est déjà familier. Simenon le décrit comme "énorme et osseux" d'une "charpente plébéienne""la pipe rivée dans la mâchoire"...

 Le premier éditeur de Simenon, Arthème Fayard, n'est guère convaincu par ce commissaire bourru et cérébral. C'est "impubliable", dit-il à Simenon avant d'affirmer, rappelle Assouline, que les Maigret n'auront "aucun succès"

Face à son jeune auteur (Simenon a 27 ans) l'éditeur soupire : "Nous allons perdre beaucoup d'argent mais je veux tenter l'expérience." On connaît la suite.

Depuis 1931, 600 millions de livres de Simenon se sont écoulés dans le monde car Maigret dépasse largement l'espace du monde francophone. L'auteur belge est le troisième auteur de langue française le plus traduit dans le monde. Le rythme de parution est frénétique. Entre 1931 et 1934, dix-neuf Maigret sont publiés (le dernier le sera en 1972). Le commissaire Maigret devient une figure familière d'autant que le cinéma se met de la partie. Dès 1932, Julien Duvivier réalise LaTête d'un homme, avec Harry Baur dans le rôle du commissaire. Jean Renoir dirige son frère Pierre dans La Nuit du carrefour. Jean Tarride, son père Abel dans Le Chien jaune...

Source: France Info Culture

Publicité