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7 novembre 2017

Lauréat du Prix Apollinaire

Prix Apolinaire

Les poètes étaient aussi à l'honneeur hier.  En effet le prix Apolinaire a été décérné à Serge Pey pour Flamenco, Les souliers de la Joselito publié par les Fondeur de Briques. Voici le résumé du livre: « Le flamenco a traversé ma vie comme un fleuve en crue. Guitare, palmas, zapateado, cante jondo : le feu du flamenco a souvent été au carrefour des poèmes que j'ai récités dans les salles clandestines de la poésie. Ma rencontre avec Carmen Gómez, "La Joselito", a inauguré mon afición dans les tablaos toujours vivants de Toulouse. Le son de ses pieds, frappant le sol halluciné du flamenco, me renvoie éternellement aux origines des pieds de toute la poésie.  Le mythe de cette sorcière de la danse, qui prit enfant le nom d'un torero, debout sur une table de Barcelone, a été un des fondements de ma parole. J'entends encore le battement de son coeur et du mien sous la semelle brûlante de ses souliers. Ce recueil rassemble les bâtons-poèmes que j'écrivis dans Tauromagie, Coplas infinies pour les hommes-taureaux du dimanche, monté par le Cornet à dès au début des années quatre-vingt-dix. 

Ces poèmes ont été récités avec Les Aiguiseurs de couteaux, groupe d'action flamenco fondé en hommage à mon oncle qui pratiquait ce métier sur son vélo dans les rues de Toulouse. La Dialectique du compás regroupe une série de nouvelles et d'allégories approchant la symbolique du flamenco à travers les détails d'un quotidien transfiguré. Enfin, les Photos de la voix ont été écrits pour cinquante cantaors qui continuent à déchirer la nuit de toute ma poésie. »

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6 novembre 2017

Lauréat des Prix Renaudot et Goncourt

Prix Gongourt

Prix Renaudot 2017

Olivier Guez a reçu le prix Renaudot 2017, lundi 6 novembre, pour La Disparition de Josef Mengele, publié en août chez Grasset. Best-seller de la rentrée, écoulé à près de 30000 exemplaires selon Gfk, le roman est aussi en course pour le Prix Médicis et le Prix Interallié. . Il raconte le destin de l’ancien médecin SS à Auschwitz Josef Mengele qui prit la fuite pour l’Argentine en 1949. Traqué par le Mossad et par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal, il se réfugie au Brésil où il meurt en 1979. C'est le deuxième roman d'Olivier Guez, après Les Révolutions de Jacques Kostas (Belfond, 2014). Son scénario Fritz Bauer, un héros allemand avait été distingué dans plusieurs palmarès et festivals de cinéma en 2015. (Source: Livres Hebdo)

On remarquera qu'avec le Goncourt pour le roman L'ordre du jour d'Eric Vuillard, c'est un autre roman autour de la seconde guerre mondiale qui est sacré aujourd'hui.  Le roman retrace les événements et les coulisses de l'Anschluss, l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne nazie. Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de cette marche des panzers de la Wehrmacht entrant en Autriche, et l'annexant de facto. L'auteur s'interroge ainsi sur les fondements des premiers exploits de l'armée nazie, entre rapidité, modernité, propagande, marchandages et intérêts.  Né en 1968 à Lyon, Eric Vuillard est écrivain et cinéaste. Il publie son premier roman Le Chasseur en 1999 chez Michalon. Après trois autres romans chez Léo Scheer (Bois vertTohu et Conquistadors distingué par le Prix de l'Inaperçu-Ignatius J. Reilly 2010), Eric Vuillard rejoint Actes Sud en 2012 qui édite notamment La bataille d’Occident et Congo tous deux récompensés par le prix Franz Hessel 2012. Tristesse de la terre: une histoire de Buffalo Bill Cody a reçu de son côté le Prix d'une vie en 2014 et le Prix Joseph Kessel en 2015. En 2017, l’auteur a reçu le prix Alexandre-Vialatte pour son roman 14 juillet (Actes Sud, 2016) et pour l’ensemble de son œuvre. (source: Livres Hedbo)

5 novembre 2017

Ouverture de la bibliothèque multimédia d'Inguimbertine

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Le projet était porté depuis 2002, soutenu par l'ancien maire Jean-Claude Andrieu et aujourd'hui par Francis Adolphe, la bibliothèque multimédia Inguimbertine voit le jour, ouverte depuis samedi au public à Carpentras (Vaucluse). Elle est installée dans l'ancien Hôtel Dieu de la ville, une bibliothèque musée, qui accueille l'héritage de Monseigneur d'Inguimbert, les dons, et tout ce que l'on trouve dans une bibliothèque connectée aujourd'hui. C'est une première partie des travaux de rénovation, dans deux dans ans elle s'étendra sur 10 mille mètres carrés.

Si vous voulez découvir la descriptoin de ce lieu enrengisté par France Bleu Vaucluse cliquez ici.

4 novembre 2017

Un livre jeunesse en tête des ventes d'ebooks

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La Belle Sauvage le livre jeunesse de Philip Pullman s’est directement hissé en tête des ventes de ebooks la semaine de sa sortie au Royaume-Uni, annonce vendredi 3 novembre The Bookseller. Philip Pullman détrône l’Origine de Dan Brown et réalise un exploit: c’est la première fois qu’un titre jeunesse prend la tête des meilleures ventes de livres numériques outre-Manche.
 
La jeunesse semble pourtant être à l’abri de la révolution numérique qui agite le secteur du livre depuis quelques années, comme le montre les records de ventes des trois dernières années. "Le succès numérique de La belle sauvage n’est peut-être pas dû aux enfants mais à la génération Y nostalgique de la trilogie de La croisée des mondes", tempère The Bookseller.

Source: Livres Heddo

3 novembre 2017

Un livre pour soutenir l'association Kalaweit

sauvons les gibbons 2

sauvons les gibbons

Très sensible à la protection de l'environnement, Virginie Dortet-Rouys, une habitante de La Loupe, vient de lancer un projet de financement participatif sur la plateforme internet Ulule pour réunir 8.000 € afin de financer Les Aventures de Kala, Sauvons les Gibbon s, un livre jeunesse illustré qu'elle a imaginé et écrit pour les enfants à partir de 5 ans pour sensibiliser à la protection des gibbons et de la déforestation.

Une partie des bénéfices sera reversée à l'association Kalaweit, qui œuvre depuis 1998 pour la sauvegarde des gibbons et leur habitat en Indonésie. À Bornéo et Sumatra, l'association recueille les gibbons issus des trafics, acquiert des zones de forêt pour les protéger et sensibilise la population. Le livre sera en format A4, environ 36 pages avec une couverture souple.

C'est l'histoire de Kala, un petit gibbon qui a perdu sa maman et qui va rencontrer Timi, un humain. Le livre sera imprimé à Chartres, en novembre et distribué en décembre.

Source: L'Echo Républicain

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2 novembre 2017

Ouverture d'une librairie solidaire aux Mureaux

les mureaux librairie solidaire

A la fin du mois de novembre, à quelques dizaines de mètres de la mairie des Mureaux (Yvelines), une libraire solidaire ouvrira ses portes dans l’avenue Paul Doumer. L’objectif est de « vendre des livres de seconde main à des prix attractifs », détaille le magazine municipal du dernier trimestre. Qui précise également qu’ « un espace pour pouvoir lire sur place sera aussi aménagé et pourrait accueillir à terme des ateliers lectures ».

Cette librairie solidaire fait l’objet d’une convention tripartite entre la Ville, le Département et l’association Aptima, spécialisée dans l’insertion professionnelle. « Les locaux nous sont prêtés par la Ville avec un loyer moindre, explique Alain Dalencourt, président de l’association. Nous avons reçu une quarantaine de livres de la part du Département. »

Pour faire fonctionner le lieu, trois salariés permanents, ainsi que douze personnes en insertion seront présents. « Les recrutements sont en cours, précise Alain Dalencourt. Mais il nous reste quelques travaux à faire, ainsi que la mise en rayon des livres. »

Source: La Gazette des Yvelines

1 novembre 2017

Québec « Ville de littérature » de l'UNESCO

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L’administration Labeaume avait posé sa candidature auprès du Réseau des villes créatives de l’UNESCO, le printemps dernier, afin que Québec y soit admise dans la catégorie « littérature ». Créé en 2004, le Réseau des villes créatives compte 180 membres répartis dans 72 pays. Il reconnaît les municipalités qui mettent la créativité et les industries culturelles au coeur de leur développement. Les villes sont évaluées dans sept domaines différents : artisanat et art populaire, design, film, gastronomie, littérature, musique et arts numériques.

L'objectif du Réseau est de promouvoir la coopération entre les villes et d’encourager leur développement autour de l'élément de créativité qui leur est reconnu. Il y a maintenant 28  « Villes de littérature ». Dans un communiqué de presse, le maire Régis Labeaume a souligné la présence de 200 créateurs littéraires et de plus de 100 organismes, éditeurs et libraires qui oeuvrent dans le milieu de la littérature à Québec. Le rayonnement de Québec en matière de littérature ne faisait aucun doute pour la vice-présidente du comité exécutif de la ville, Julie Lemieux.

« Cette reconnaissance de l’UNESCO confirme le positionnement de Québec comme un chef de file en termes de bibliothéconomie, de technoculture et d’innovation numérique », a-t-elle déclaré.

Québec appuyait sa candidature sur la performance de son réseau de bibliothèques, l'apport de la Maison de la littérature, l'innovation des entreprises numériques dans le domaine du livre ainsi que la présence, sur son territoire, de la Literary and Historical Society of Quebec et des éditions Hannenorak.

Source: Radio Canada

31 octobre 2017

Appel de Viviane Hamy contre Flammarion

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L'éditrice Viviane Hamy, déboutée de son action en contrefaçon contre Flammarion le 5 octobre dernier, à propos de la couverture des romans de Fred Vargas, a décidé de faire appel, a annoncé lundi l'éditrice à l'AFP. Le tribunal de grande instance de Paris avait débouté les éditions Viviane Hamy de leur action en contrefaçon contre Flammarion, à propos de la couverture des romans de Fred Vargas. "La couverture créée par la société VH Editions [Viviane Hamy] n'est pas originale et n'est pas protégeable par le droit d'auteur" avait alors énoncé le tribunal de grande instance de Paris dans un jugement rendu le 5 octobre. Le tribunal avait également rejeté les accusations de concurrence déloyale.

Publiée pendant 20 ans chez Viviane Hamy, l'auteure de romans policiers Fred Vargas est passée chez Flammarion en 2015. Viviane Hamy estime que la couverture de Temps glaciaires, le premier titre de Fred Vargas publié chez Flammarion, reprenait de nombreux éléments de la couverture des ouvrages précédents publiés chez elle. Elle réclamait à Flammarion 330000 euros pour réparation du préjudice subi. Le TGI avait finalement condamné VH Editions aux dépens du procès et à verser à Flammarion 10000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure. 

Source:  Livres  Hebdo

30 octobre 2017

Constitution de la collection de la médiathèque avec la population

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Puisqu’ils devront se l’approprier pour mieux y étudier, échanger, confronter leurs idées, découvrir quelques œuvres nouvelles, apprendre à chercher et dénicher le sésame, autant qu’ils soient à l’origine des collections qui la constituent. Ils, ce sont les 8 000 habitants du quartier de la Patrotte, à Metz (Moselle), que la municipalité consulte actuellement tous azimuts. À quel dessein ? Constituer de manière collective et donc participative, l’ensemble des collections qui enrichiront la nouvelle médiathèque et centre social en construction, la fameuse Agora !

Liliane Werthe, responsable de la bibliothèque de la Patrotte et chargée du projet Agora, recevait dernièrement les représentants du quartier et des centres sociaux, ainsi que des référents familles. Des gens qu’elle connaît bien : « Je vais expliquer à toutes ces personnes que tout le monde est concerné par le choix des collections qui remplieront la future médiathèque. Il est bien évident que ce que nous détenons actuellement à la bibliothèque est insuffisant. Nous avons retenu des thématiques fortes correspondant aux centres d’intérêt des habitants du quartier, comme la cuisine, la déco, les travaux, le recyclage d’objets ou encore la récupération et les langues étrangères… Et c’est avec eux que les choix seront faits. »

En termes de moyens financiers, ce sont 200 000 € qui seront alloués pour l’achat de ces collections de l’Agora. « C’est comme si nous inversions la vapeur, relève Pascale Valentin-Bemmert, directrice des Bibliothèques et médiathèques à la Ville de Metz. Nous travaillons tous ensemble, dans le quartier sur des thématiques précises puis nous achetons ce qui est choisi. Nous ne touchons pas toujours forcément un public de lecteurs alors il faut viser des thématiques précises pour ne pas se tromper. »

L’été prochain, si tout va bien, l’ouverture de l’Agora rimera ainsi avec les fermetures des centres sociaux Les Amis de la Patrotte, celui de Georges-Lacour et la bibliothèque de la rue Chevreux. Du beau monde à caser dans un seul et même endroit et de grands changements d’habitudes en perspective. Animatrice au centre des Amis de la Patrotte depuis cinq ans, Johanna Delauzun sait d’avance que les vieux locaux, aussi vétustes soient-ils ou de plus en plus inappropriés, lui manqueront beaucoup : « Ça fait quand même vingt ans que je vis dans ce quartier alors ces lieux vont me manquer, c’est certain. Mais je sais aussi que ce projet va dynamiser le travail de chacun d’entre nous. » Les deux centres sociaux et les membres de la bibliothèque vont aussi apprendre à travailler de concert. Avec pour écrin, un repère d’espaces et de lumières. Leur entrée dans le XXIe  siècle. D’un même pas.

Source: Le républication Lorrain

28 octobre 2017

Marseille : "Voyage en Alcazarie", chroniques à la Bibliothèque

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José Rose est sociologue et écrivain. C’est aussi un usager de la bibliothèque de Alcazar à Marseille (Bouches-du-Rhône). Des mois durant, il s’est rendu dans la grande bibliothèque de Belsunce comme on se rend dans un pays lointain soudain si familier. Cette exploration est devenue un livre qui vient de paraître aux Ediitions de  L'Harmattan.  Son titre est Scènes de vie ne Bibliothèque Voyage en Alcazarie. En voici un extrait publié sur le site de Marsactu:

Un matin à l’Espace jeunesse. Pour l’instant, ce vaste lieu est plutôt délaissé, école obligatoire oblige. Quand débarque soudain une volée d’enfants bruyants et toniques. Pépiements et caquètements de poulailler, cavalcade et bousculade, cris et coups de pattes : on se croirait à la sortie d’une école un vendredi soir. Pas étonnant, puisque c’est justement une sortie de classe. Les interjections fusent. Ouais ! Des romans ! Super ! Des vampires ! Les râlements aussi : J’ai chaud ! Ça m’énerve, il n’y a que des livres ici ! Et que pour les enfants ! On sent déjà la jeunesse à deux vitesses. Les lecteurs « commencent leur carrière à l’âge où les autres abandonnent la leur : vers huit, neuf ans » écrit Christian Bobin dans Une petite robe de fête. Les uns « se lancent dans la lecture et bientôt n’en finissent plus, découvrent avec joie que c’est sans fin » tandis que les autres… « Dans la lecture, on quitte sa vie, on l’échange contre l’esprit du songe, la flamme du vent. Une vie sans lecture est une vie que l’on ne quitte jamais ».

 Les enfants turbulent ainsi de rayons en rayons, l’un se couche par terre pour feuilleter une BD, un autre cherche ses copains, un autre encore marmonne tout seul : Cherche ! Cherche ! Cherche ! Trouve pas. Trouve pas. Trouve pas ? Un petit groupe s’agglutine autour d’un ordinateur tandis que d’autres s’interpellent. Certains sont couchés sur les banquettes et causent du match de foot de la veille au soir.

L’un d’eux lance fièrement à la cantonade : c’est la première et la dernière fois que je vais dans une bibliothèque ! Une enseignante est assise parmi eux, regard perdu : c’est peut- être une mère accompagnatrice. Une autre les rappelle à l’ordre scolaire : Vous avez échappé à 1 h 30 de français mais on va carburer en rentrant pour rattraper le retard ! … Quel retard ? Bientôt, la lassitude gagne. On y va madame ? … Encore dix minutes et on rejoint le métro… On peut y aller tout de suite si vous voulez, comme ça on sera moins pressés.

« On ne force pas une curiosité, on l’éveille » écrit Daniel Pennac dans Comme un roman. « Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre », ajoute-t-il avant de décliner les droits imprescriptibles du lecteur, ceux de ne pas lire, de sauter des pages, de ne pas finir un livre, de relire, de lire n’importe quoi et n’importe où, de grappiller, de lire à haute voix… et de se taire.

Pour en lire un autre extrait, cliquez ici.

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