Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
17 février 2019

Hausse significative des visites sur le site Bibliothèque et Archives nationales du Québec

BANQ

Le portail internet de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a enregistré 2,6 millions de visites en 2018, une augmentation non négligeable de 40 %. Au chapitre des visiteurs uniques, la hausse est plus forte encore, à 50 %, a précisé l’institution culturelle, par communiqué. Plus de 800 000 documents patrimoniaux ont été téléchargés, encore là en nette croissance, à 65 %, conséquence de la numérisation et de la mise en ligne du patrimoine documentaire québécois, notamment.

Dans le cadre du Plan culturel numérique du Québec, lancé à l’automne 2015, BAnQ mise plus que jamais sur la numérisation pour faire rayonner ses contenus. Elle met d’ailleurs à la disposition du public plus de cinq millions de documents patrimoniaux, plus de 210 000 livres numériques et plus de 200 ressources numériques externes.

«Levier puissant, le numérique permet de montrer et de diffuser les richesses culturelles patrimoniales et actuelles du Québec partout sur le territoire québécois et dans le monde. Je me réjouis de la performance des collègues qui enrichissent en permanence l'offre numérique de BAnQ», a dit Jean-Louis Roy, président-directeur général de BAnQ.

Source: Le Journal de Montréal

Publicité
22 février 2018

Chiffres clés du marché du livre numérique en Belgique

bon-plan-ebook-Cybook-Muse-FrontLight2

Les ebooks ont mis un peu plus de temps à décoller en Belgique qu’en France. Pour autant, le retard est en train d’être rattrapé dans un marché plutôt frileux concernant le livre livre papier. En Belgique les ventes sont en constante augmentation avec une hausse de 43% des ventes et 46% en volume.

Les belges ont tendance à aller vers Amazon pour acheter des livres numériques, c’est le cas pour 60% des lecteurs du pays ayant adopté la lecture numérique. Les autres stores recueillent moins d’engouement : Google (14%), Kobo (13%) et Apple (10%). Pour autant, Primento constate que aussi bien Google qu’Apple stagnent et connaissent une croissance nulle, alors que Kobo (associé à la Fnac en France) parvient dans le même temps à doubler son chiffre d’affaires (+96%). Quant à Amazon, il ne progresse plus que de 28%.

Pour Thibault Léonard CEO de l’entreprise basée en Belgique, cette croissance des ventes s’explique « par l’augmentation des achats des lecteurs existants qui disposent déjà d’un support de lecture dédié (liseuses Kobo ou Amazon) ainsi que par la conquête de nouveaux lecteurs. »

Concernant les plateformes de prêt par abonnement, ce n’est apparemment pas une pratique qui plait au Belges. En effet, 2% des livres lus en numérique le sont via une plateforme de prêt numérique. Amazon Kindle Unlimited s’octroie néanmoins plus de 95% de parts de marché dans le prêt de livres numériques en Belgique.

Source: Idboox

15 août 2017

Tibert Éditions utilise le site de financement participatif Ulule pour se démarquer en librairie

Orgueil et prejugés

Comment faire en sorte que mon ouvrage se démarque au milieu des centaines de livres exposés dans une librairie ? Cette question, chaque maison d'édition se la pose. Pour des débutants, la réponse se traduit – dans le meilleur des cas – par des ouvrages posés sur une table, au milieu d'une masse de concurrents ; ou, pire, par un seul exemplaire placé sur les étagères. Le plus souvent, le résultat est le même : le produit ne se vend pas.

Anciens libraires, François Andrieux et Thibaud Happel se sont associés à une graphiste, Camille Flahault. Ensemble, ils ont opté pour une solution novatrice : mettre l'ouvrage en prévente sur le site internet de financement participatif Ulule. Leur second opus, une réédition d' Orgueil et préjugés, de Jane Austen, illustré par Margaux Motin, vient d'y faire un tabac.  Avant même sa sortie en librairie, prévue le 28 août, 3.500 exemplaires sont déjà vendus. Initialement, le tirage devait se limiter à 2.500 ou 3.000 ouvrages, en incluant ceux destinés à la vente en magasins. Pour ces derniers, 1.500 livres sont en cours d'impression. Ce succès s'explique notamment grâce aux réseaux sociaux. « Nous avons pu compter sur le réseau de Margaux Motin. Elle est suivie par près de 190.000 personnes sur Facebook », explique Camille Flahault.

Tibert Éditions, la société des trois Clermontois, en a profité pour développer sa propre communauté : plus de 1.000 personnes ont déjà aimé la page Facebook. La maison auvergnate a su y expliquer son projet. Les ouvrages qu'elle publie permettent aux illustrateurs de « porter un nouveau regard » sur une œuvre classique ou d'embellir des textes contemporains. Un autre fil rouge guide l'entreprise : il s'agit d'éditions originales, à tirage limité et numéroté. Le produit se démarque avec une couverture cartonnée, s'accompagnant d'un dos toilé. « L'idée, c'est que, tout en gardant des prix abordables, ce soient des objets de collection », résume Thibaud Happel. Le pari fonctionne : après avoir découvert la réédition d' Orgueil et préjugés sur les réseaux sociaux, des lecteurs se sont dirigés spontanément en librairie pour le commander.

Source: La Montagne

 

10 mars 2014

Les manuels scolaires édités par Hachette Education sur tablette

Hachette education tablette

La nouveauté, c'est que les manuels scolaires du groupe Hachatte éducation sont  désormais disponibles en version Ipad, Iphone, Ipod Touch ou Android, sous forme d'app : retrouver tous ses manuels sur un support de quelques centaines de grammes, agrandir les cartes, réécouter les dialogues du cours d'anglais, consulter une vidéo d'archives, avoir toujours ses conjugaisons sous la main… l'éducation s'adapte aux outils d'aujourd'hui. Pour les enseignants, il suffit d’entrer vos identifiants Hachette Éducation (lien : http://www.enseignants.hachette-education.com/ ) pour retrouver l’ensemble des manuels achetés via le Kiosque Numérique de l’Éducation (lien : http://www.kiosque-edu.com ) ou offerts si vous êtes prescripteur ou pour des tests. Pour les élèves, il suffit d’entrer les identifiants de compte fournis par l’administrateur de l’établissement scolaire. 

 

15 novembre 2013

Un nouvel espace numérique à la médiathèque de Strasbourg

visuel-lppli-par-v8-designers

La médiathèque André Malraux de Strasbourg élargit le champ de ses missions et poursuit son développement numérique en inaugurant de nouveaux lieux pour abriter un public toujours plus connecté. Dans une volonté de promouvoir la lecture au sens large et de former l’internaute confirmé comme le débutant, l@ppli met trois lieux à la disposition du public :

  • L@ppli – Le salon : un lieu pour les rencontres et les débats mais également pour la présentation de nouveaux appareils et de nouveaux matériels. En plus de proposer des prêts de liseuses et de tablettes tout comme des points d’accès à internet, ce lieu accueillera aussi des ateliers plusieurs fois par semaine.
  • L@ppli – la salle de formation : équipée de 12 ordinateurs, cette salle permettra au public de suivre des ateliers pour se former au web (réseaux sociaux, informatique, bureautique, réseaux sociaux, blogging, etc.) mais aussi à utiliser internet et l’informatique dans sa recherche d’emploi.
  • L@ppli – Le Gametisch : un lieu consacré aux jeux vidéo qui fait le bonheur des jeunes.

Deux journées inaugurales présenteront ces nouveaux espaces au public les 22 et 23 novembre prochains.

Source: Lettres Numériques.be

Publicité
22 novembre 2024

Un portrait rare de Rimbaud par Verlaine aux enchères chez Drouot

Un portrait d'Arthur Rimbaud, réalisé par Paul Verlaine en juin 1872, sera mis aux enchères à Drouot (Paris) le 2 décembre, avec une estimation comprise entre 100 000 et 200 000 euros. Ce dessin épuré, choisi par Verlaine pour illustrer la première édition des œuvres complètes de Rimbaud en 1895, sera exposé pour la première fois au public lors de la vente de la collection Hugues Gall.

"Ce dessin-là, c'est la pépite de la collection", s'enthousiasme Ambroise Audoin, expert de la vente. Il explique que l’œuvre possède un parcours "typique des objets rimbaldiens", ayant été conservée pendant 130 ans dans des collections privées.

Le portrait, réalisé alors que Rimbaud avait 17 ans, montre le jeune poète de profil : une silhouette dégingandée, cheveux longs coiffés d’un chapeau, mains dans les poches et fumant une pipe. Loin des caricatures contemporaines, Verlaine "présente le jeune Rimbaud tel qu’il était quand il arrive à Paris, les mains dans ses poches crevées", décrit Ambroise Audoin. Ce dessin illustre "l’idée de Rimbaud déambulateur et visionnaire", avec ses jambes "quasiment disproportionnées", une représentation marquante dans "l’histoire rimbaldienne".

"C’est un dessin réalisé à un moment décisif de leur histoire commune, de l’histoire littéraire de Rimbaud", estime l’expert, précisant qu’il date d’une période où le jeune poète "se fait voyant par un dérèglement de tous les sens".

En juin 1872, Rimbaud est déjà introduit, puis rejeté, par les cercles littéraires parisiens, excédés par ses provocations. "C’est à ce moment-là que le destin des deux amants va se lier", poursuit Audoin. Dès juillet, Verlaine et Rimbaud partent en voyage en Belgique, puis à Londres, où ils vivront les instants les plus intenses de leur relation. Celle-ci s’achèvera dramatiquement à l’été 1873, avec le coup de feu tiré par Verlaine sur Rimbaud.

Dans la préface des Poésies Complètes publiées en 1895, quatre ans après la mort de Rimbaud, Verlaine évoque son visage "parfaitement ovale d’ange en exil, une forte bouche rouge au pli amer". "L’image de Rimbaud intéresse beaucoup", souligne Ambroise Audoin, rappelant une phrase d’André Breton écrite à la fin des années 1940 : "Tu ne connaîtras jamais bien Rimbaud."

Source : France Info Culture

7 décembre 2025

Instagram, réseau social le plus influenceur des italiens lors de leur achat de livres

Instagram est le réseau social qui influence le plus les achats de livres des Italiens, mais TikTok est en pleine croissance . Dans le domaine des émissions télévisées, cependant, domine Che tempo che fa  de Fabio Fazio , suivi de Splendida Cornice , de Geppi Cucciari et de Striscia la notizia. Il s'agit du podium délimité sur la carte dressée par l'Observatoire de l'AIE sur la lecture concernant l'influence des médias sur l'achat de livres et présentée lors du programme professionnel de Più libri più liberi , le salon national de l'édition de petite et moyenne taille organisé par l'Association des éditeurs italiens, lors de la rencontre « La forme du livre : bibliothéconomie, collection et nouvelles communautés de lecture ». Animée par Elisa Buletti ( Giornale della Libreria ), cette rencontre a réuni notamment Loredana Baldinucci (Il Castoro OFF), Mario Bonaldi (Blackie Edizioni) et Vincenzo Campo (Edizioni Henry Beyle).

La télévision reste le média le plus influent chez les Italiens âgés de 15 à 74 ans : en effet, 24 % des personnes interrogées ont déclaré avoir choisi au moins un livre à acheter au cours des douze derniers mois suite à des suggestions d'émissions de télévision.

Les libraires et les influenceurs littéraires, ainsi que les autres contenus des médias sociaux, arrivent en deuxième position avec 20 %, suivis des podcasts (15 %), de la radio (15 %) et enfin des journaux et suppléments culturels (13 %). Toutefois, ces moyennes masquent des profils démographiques très diversifiés. La télévision, en particulier, atteint 30 % chez les retraités , les médias sociaux 40 % et les podcasts 31 % chez les moins de 25 ans . 

Parmi ceux qui déclarent avoir acheté au moins un livre au cours de la dernière année sur la base des recommandations télévisées, 40% ont indiqué Che tempo che fa comme programme , 31% Splendida Cornice , 28% Striscia la notizia , 22% La Torre di Babele de Corrado Augias, 20% In Viaggio con Barbero, 19% des programmes d'information consacrés à des livres comme Billy ou Achab , 17% Una Giornata particolare d'Aldo Cazzullo, 17% d'émissions d'actualité politique comme DiMartedì , 15% Milleeunlibro , 13% Passato e presente de Paolo Mieli (plusieurs réponses étaient possibles).

Parmi les personnes ayant déclaré avoir acheté au moins un livre l'année dernière suite à des recommandations sur les réseaux sociaux et en ligne, 53 % ont cité Instagram comme principale source d'influence , 43 % TikTok, 39 % Facebook, 32 % YouTube, 25 % les forums ou communautés de lecture comme Anobii ou Goodreads, 17 % les blogs littéraires et 5 % Twitter. Plusieurs réponses étaient possibles. Instagram et TikTok atteignent tous deux 64 % des utilisateurs chez les moins de 25 ans. Facebook est très populaire chez les 55-74 ans (61 %) et chez les personnes peu scolarisées (51 %). YouTube est surtout populaire chez les hommes (44 %) et les moins de 25 ans (42 %).

Source : Il Libraio

 

6 juillet 2024

Yanbow Al Kitab remporte le Prix BOP 2024

La 61e Foire du livre jeunesse de Bologne a octroyé à la maison d’édition jeunesse marocaine Yanbow Al Kitab, le prestigieux prix BOP à l’échelon du continent Afrique. Cette distinction est décernée en reconnaissance de l’excellence dans l’édition jeunesse.

Le Prix BOP, établi par la Foire du livre pour enfants de Bologne en collaboration avec l’Association des éditeurs italiens (AIE) et l’Association internationale des éditeurs (IPA), vise à reconnaître et à célébrer les éditeurs de livres jeunesse qui se distinguent par leur créativité, leur innovation et la qualité de leurs choix éditoriaux. Yanbow Al Kitab a été sélectionné comme lauréat de l’Afrique parmi une liste impressionnante de candidats. La maison d’édition a su se démarquer par son engagement envers la promotion de la littérature jeunesse et son engagement à offrir des livres de qualité aux jeunes lecteurs du Maroc et au-delà.

Source :  L’Information

 

8 juillet 2024

La littérature jeunesse dans les parcs bruxellois

Du 8 juillet au 23 août, les bibliothèques bruxelloises s’associent dans le cadre de l’opération “Lire dans les parcs”. Du lundi au vendredi, des animateurs conteront des histoires aux enfants dans les espaces verts des 19 communes de la capitale, annonce la Ville de Bruxelles lundi dans un communiqué.

Le temps des vacances, des animateurs, munis de leur sélection de livres du jour, iront rencontrer les enfants de 3 à 10 ans qui jouent dans les parcs, les plaines de jeux ou les bacs à sable pour leur proposer des lectures gratuites. “L’objectif est de susciter la curiosité des enfants et de les reconnecter au plaisir de la lecture”, explique l’échevine de l’Instruction publique et de la Jeunesse de la Ville de Bruxelles, Faouzia Hariche. “En allant à la rencontre de la population, nos équipes veulent toucher un public qui n’est pas accoutumé à la lecture. Or, la lecture est un moyen d’enrichir son vocabulaire (…). C’est un puissant levier d’émancipation et d’ascension sociale”, ajoute-t-elle.

Dans les 19 communes, chaque lieu est parrainé par une bibliothèque publique. En cas de mauvais temps, des solutions de secours seront proposées. Le public est alors invité à contacter la bibliothèque partenaire pour se renseigner. L’opération est organisée par le Centre de Littérature Jeunesse de la Ville de Bruxelles, en collaboration avec le réseau des bibliothèques de la Région de Bruxelles-Capitale. Pour connaître le programme , cliquez ici.

Source : BX 1

5 décembre 2025

Accord sur l'exclusion du livre du règlement européen sur le déforestation

La présidence du Conseil de l'UE et le Parlement sont parvenus à un accord provisoire sur les modifications proposées au règlement européen sur la déforestation. Un communiqué publié hier indique que les deux instances se sont entendues provisoirement sur une révision ciblée du règlement européen relatif aux produits exempts de déforestation (EUDR). L'objectif est de simplifier la mise en œuvre des règles existantes et d'en reporter l'application afin de permettre aux opérateurs, aux négociants et aux autorités de se préparer adéquatement. Cela inclut un report d'un an et l'exclusion de certains produits imprimés – notamment les livres – du champ d'application de la réglementation. L'accord initial d'exempter les livres avait suscité des réserves chez certains acteurs du secteur, mais ce nouvel avis fait désormais l'unanimité.

Selon The Bookseller,  cela signifie que, si la réglementation est approuvée, son entrée en vigueur sera reportée au 30 décembre 2026, offrant ainsi un délai supplémentaire de six mois aux micro-entreprises et aux petites librairies. L'accord prévoit également que les colégislateurs consentent à « exclure certains produits imprimés (tels que les livres, les journaux et les images imprimées) du champ d'application de la réglementation, compte tenu du risque limité de déforestation associé à ces articles ». 

Si l’accord provisoire est approuvé, la Commission européenne devra également procéder à un « examen de simplification » des exemptions, qu’elle devra présenter d’ici le 30 avril 2026. Cette décision fait suite à l'approbation de l'amendement par le Parlement européen la semaine dernière, adopté avec 449 voix pour et 202 contre.

Meryl Halls, directrice générale de l'Association des libraires, a déclaré : « Nous sommes ravis et soulagés par cette décision de l'UE d'exempter les livres et autres produits en papier des dispositions du règlement EUDR. L'impact catastrophique que cela aurait eu sur nos librairies en Irlande nous inquiétait de plus en plus, et nous avons travaillé sans relâche avec nos membres irlandais dans une ultime tentative de lobbying auprès des députés européens et du gouvernement irlandais. Ce travail acharné des libraires a porté ses fruits et nous sommes extrêmement heureux de voir cette menace existentielle pour la librairie irlandaise écartée, juste à temps pour Noël. »   

« C’est aussi un véritable exemple de collaboration internationale : la Fédération européenne et internationale des libraires (EIBF), dont la BA est un membre de premier plan, a réuni des membres de toute l’Europe dans une campagne de lobbying concertée, ciblée et minutieuse, et leur petite équipe mérite une immense médaille. »

La Fédération européenne et internationale des libraires (EIBF) a qualifié l'accord de « victoire historique », ajoutant qu'il reflète une « compréhension claire de la nature particulière des livres et des supports imprimés, qui ne présentent pas de risque de déforestation étant donné que la grande majorité est déjà produite à partir de papier certifié, recyclé et issu de sources durables ».

Dan Conway, directeur général de l'Association des éditeurs, a déclaré : « L'accord d'hier constitue une nouvelle étape majeure dans l'exemption justifiée des livres de la réglementation EUDR. Nous prévoyons une ratification définitive au plus tard le 18 décembre, et probablement le 16. Rien n'est encore joué, mais il serait extrêmement improbable que les institutions adoptent une position différente à partir de maintenant. Je tiens à souligner une fois de plus la coordination européenne entre les associations d'éditeurs et de libraires, qui a permis d'aboutir à ce résultat positif. »

Le président de l'EIBF, Fabian Paagman, a ajouté : « Cet accord représente une victoire majeure pour les secteurs culturels et du savoir en Europe. Il démontre que protection de l'environnement et accès à la culture sont indissociables. En permettant la libre circulation des livres, nous renforçons le pluralisme européen, nos librairies et l'accès des citoyens à l'information et aux idées, tout en réaffirmant l'engagement du secteur en faveur du développement durable. Cette décision reconnaît également les efforts constants du secteur pour améliorer encore sa durabilité, ce qui nous encourage à poursuivre la construction d'un avenir plus vert pour le livre. Nous appelons désormais toutes les institutions de l'UE à confirmer cette correction nécessaire et à garantir sa mise en œuvre rapide et intégrale. »

Par cette décision, l'UE préserve à la fois les forêts et l'accès des citoyens à la littérature, à la diversité culturelle et au savoir. Nous attendons désormais la confirmation formelle de cet accord par le Conseil et le Parlement européen, et espérons que ce processus se déroulera rapidement et sans délai.

26 février 2025

Ventes en 2024 en « léger » recul pour les livres jeunesse en Italie

En 2024, le marché du livre pour enfants et jeunes adultes en Italie représente 258,2 millions d'euros, clôturant avec une légère baisse (-0,2%) après la croissance de l'année précédente . Si l'on considère également les bandes dessinées pour enfants et jeunes adultes, on arrive à une valeur de dépenses de 276,8 millions d'euros, avec une baisse par rapport à l'année précédente de 0,4%. Les exemplaires achetés ont été de 22,9 millions (-0,6%), dont 24,2 en incluant les bandes dessinées (-0,8%).

Derrière ces chiffres, qui confirment la centralité absolue du secteur au sein de l'édition italienne , il y a de profonds changements dans les comportements de lecture et de consommation culturelle des plus jeunes, l'un des sujets de discussion que l'Association des éditeurs italiens entend aborder cette année à la Foire du livre pour enfants de Bologne , prévue du 31 mars au 3 avril dans la capitale émilienne . Confirmé pour la cinquième année consécutive le partenariat pour l'organisation de BolognaBookPlus, l'initiative pour l'édition généraliste qui se déroule les mêmes jours.

« En Europe, comme aux États-Unis, nous assistons à un double mouvement qui remet profondément en question l’industrie du livre et les chercheurs », explique le président de l’AIE, Innocenzo Cipolletta . « D’un côté, une forte diffusion des livres dédiés aux enfants d’âge préscolaire , avec un engagement décisif des adultes de référence pour les accompagner à la lecture dans cette tranche d’âge, de l’autre, une difficulté à maintenir les filles et les garçons ancrés dans le livre dans les années suivantes , lorsqu’ils commencent à lire de manière autonome. ".

Source : Il Libraio

 

9 mars 2015

Bécassine à l'honneur

Bécassine est à nouveau à la mode. La première héroïne de BD, qui a vu le jour il y a 110 ans dans un magazine pour fillettes de la bonne société, fait à nouveau parler d’elle. TF1 a racheté les droits des produits dérivés. Ses albums sont réédités. Elle est actuellement au cœur d’une exposition au musée de la poupée à Paris. D’où peut-être l’intérêt des Picards pour ce personnage qui a souvent été l’objet de moqueries. A l’occasion du centenaire de la guerre 14/18, des BD de Bécassine de cette époque ont été rééditées. Ne soyez pas surpris, si vous voyez une statue de Bécassine à l’entrée de la ville de Noyon, dans l’Oise. Le premier personnage de BD féminin était bel et bien une bonne bretonne  mais le dessinateur qui lui a donné son apparence a séjourné à Noyon. Les parents de Joseph Porphyre Pinchon vivaient à Noyon où ils étaient tanneurs.Non loin de Noyon, à Clairoix, Joseph Porphyre Pinchon avait une demeure qui est aujourd’hui la mairie de la commune. Juste à côté, la Maison du Patrimoine rend hommage au dessinateur à travers une exposition.

Source: Culturebox

24 mars 2024

Incompréhension en Corée du Sud quant à l’interdiction de certains livres dans des États américains

« Violent, anti-police et anti-fasciste », tels sont les arguments avancés par les militants de No Turn Left in Education, une association américaine qui milite contre « l'influence de la gauche dans l'école ».

Ces derniers, et d'autres associations similaires, réclament le retrait des étagères des bibliothèques  du Kentucky ou encore du Missouri et peut-être bientôt de Caroline du Sud   du roman graphique pour adolescent, Le club des livres interdits.

L'un de ses auteurs, Kim Hyun-sook, raconte dans cet ouvrage le combat des Sud-Coréens contre le régime militaire de Chun Doo-hwan dans les années 1980, notamment contre la censure de la littérature. Un sujet parfois encore sensible en Corée du Sud, et pourtant le livre a reçu à sa parution un grand nombre de critiques positives. Succès international et gagnante de prix littéraires, y compris aux États-Unis, Kim Hyun-sook ne comprend pas la censure de son roman.

Son co-auteur Ryan Estreda ironise sur la situation d'une censure d'un livre dénonçant la censure. Les deux auteurs ont fait appel.

Précédemment, d'autres livres sud-coréens traitant par exemple des esclaves sexuelles de l'armée japonaise avaient été et demeurent toujours interdits dans certains États.

Source  : RFI

 

22 mars 2024

Arrivée en France des éditions genevoises Visibles

Lancées en Suisse au printemps 2023 par la chanteuse et animatrice de télévision Licia Chery, les éditions Visibles s’associent à Pollen pour investir le marché français. Jusque-là, seuls Amazon et le centre de distribution suisse OLF diffusaient leur catalogue. Mais, dès le mois de mai, les libraires tricolores pourront proposer les nouveautés de la maison, dont les nouvelles aventures de Tichéri, héroïne de la collection «Mômes d’aujourd’hui».

Les éditions Visibles défendent une ligne éditoriale dans laquelle les enfants sont représentés au maximum. Tichéri, par exemple, est une petite fille noire imaginée par la fondatrice de la maison et par l’illustratrice Queen Mama, en réponse au manque de visibilité de protagonistes «afro-européens» dans la littérature jeunesse. Les aventures de Tichéri permettent d’aborder avec précaution différentes problématiques, des stéréotypes de genre ou ethnique aux abus, en passant par les questions d’immigration ou de harcèlement. La question du handicap sera également abordée avec un poème de Sandrine Bilz, Mes rêves à portée de pieds.

Sur le même registre, la maison lance, pour 2024, la collection «Timoun piti» (littéralement «les tout petits»), pour les enfants de 3 à 5 ans, et qui s’ouvrira sur le titre Un monde en couleurs de Mariam Niagate et Queen Mama. Pour les jeunes de 15 ans, la collection «Tranche de vie», accueillera quant à elle Voyage coloré à travers le cancer de maman, signé Angie Brice Hessbruegge.

Source : Livres Hebdo

11 juin 2024

Plainte déposée pour piratage contre Google par des éditeurs à New York

Les éditeurs Elsevier, Cengage Learning, Macmillan Learning et McGraw Hill ont déposé leur plainte devant le tribunal de New York. Elle concerne la « publicité systémique et omniprésente de Google pour des copies non autorisées et contrefaites ». Il s’agit donc de piratage des livres numériques. Ils affirment que Google ignore leurs plaintes concernant le piratage des livres numériques universitaires et scolaires. 

Dans sa plainte, Cengage Learning Inc affirme « les éditeurs ont signalé une infraction après l’autre à Google, et ces rapports sont ignorés. »

Pire encore, Google continue à promouvoir les œuvres contrefaites.  Ceci en limitant les publicités pour les livres originaux, soutenant ainsi le piratage plutôt que la légitimité, estiment les éditeurs. Le fait que Google ignore purement et simplement les plaintes des éditeurs en ignorant des milliers de plaintes génèrerait des « pertes incommensurables » pour ces maisons d’édition.

Pour eux, c’est une violation manifeste du droit d’auteur et le géant américain continue de tirer profit de la vente de versions numériques piratées de manuels scolaires.

Le géant américain continue de profiter de la vente de versions numériques piratées, au détriment des éditeurs et des étudiants.
Dans un commentaire Mark Bledsoe, avocat des plaignants souligne que non seulement les éditeurs sont lésés mais les étudiants également : "Ceux qui achètent des ressources illégales n’obtiennent souvent rien d’autre qu’une carte de crédit volée, du matériel incomplet et aucun remboursement."

Pour remédier à cette situation, les éditeurs encouragent vivement Google à adopter des politiques équitables et des mesures efficaces pour lutter contre le piratage.
La justice tranchera-t-elle en faveur des éditeurs ? L’affaire est en cours, et il reste à voir si Google sera tenu responsable de ses actions.

Source : Idboox

1 juin 2024

Bataille de bibliothèques pour récupérer un manuscrit breton millénaire mis aux enchères

Un rare manuscrit breton datant de la fin du XIe siècle sera mis aux enchères, le mardi 11 juin, chez Christie’s, à Londres. D’ores et déjà, la bibliothèque des Champs libres de Rennes et la médiathèque de Quimper, ainsi que le Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) de l’université de Brest, se mobilisent pour trouver des mécènes et faire revenir à son lieu d’origine ce témoignage du riche passé monastique de la Bretagne. Une course contre la montre est lancée pour rapatrier sur ses terres d’origine un manuscrit breton millénaire qui sera mis aux enchères, le mardi 11 juin, chez Christie’s, à Londres. Ce manuscrit a été produit vers l’an 1100 pour l’abbaye de femmes de Locmaria, un monastère aujourd’hui disparu qui se situait à Quimper (Finistère). Il est estimé de 300 000 à 500 000 livres sterling, soit 350 000 € à 585 000 €. C’est la copie d’un Commentaire de l’Évangile selon saint Marc dû à Bède le Vénérable, un célèbre moine et lettré anglo-saxon du Moyen Âge.

Eugenio Donadoni, spécialiste du département « manuscrits et livres anciens » chez Christie’s, est enthousiaste : « C’est extraordinaire ! Bien souvent, on trouve des feuillets, des fragments, quatre ou cinq lignes d’un texte de Bède. Là, il est complet. C’est le plus ancien exemplaire vendu aux enchères depuis les années 1960. »

Au Moyen Âge, les manuscrits sont les moyens de diffusion de l’Évangile. « Il y a eu beaucoup d’échanges entre la France et la Grande-Bretagne, précise Eugène Donadoni. On peut parler d’influence insulaire, avec l’Irlande, le Pays de Galles, pour les copistes. On peut très bien imaginer un moine copiste itinérant, un Gallois, ou même un Breton formé à l’étranger. »

En Bretagne, cette pièce rare intéresse tous ceux qui s’intéressent aux manuscrits anciens ayant un lien avec l’histoire de la région. D’ores et déjà, deux bibliothèques à vocation patrimoniale, la bibliothèque des Champs libres de Rennes et la médiathèque de Quimper, ainsi que le Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) de Brest, se mobilisent pour réunir les fonds nécessaires pour enchérir le 11 juin. « Nous pouvons réunir une partie, mais pas la totalité du financement, explique Malik Diallo, directeur de la bibliothèque des Champs libres. Nous avons donc lancé un appel au mécénat d’entreprise et au mécénat privé. »

Le manuscrit breton mis aux enchères chez Christie’s est issu de l’une des collections de manuscrits les plus importantes et les plus complètes jamais réunies, la collection Schøyen. Il n’a rien de spectaculaire. De petit format, de la taille d’un livre de poche actuel, il comporte quatre-vingts feuillets. Il ne comporte pas d’enluminures. Mais sa valeur est indéniable.

« Nous avons peu de manuscrits de cette époque en Bretagne, souligne Malik Diallo. I l est intéressant du point de vue de l’histoire des femmes, de l’identité bretonne et des échanges culturels entre la Bretagne et les îles britanniques au Moyen Âge. »

Autant de raisons qui justifieraient que ce texte ancien revienne à son lieu d’origine. Le texte en latin est rédigé en minuscule caroline de type irlandais. « C’est une écriture typique des manuscrits produits en Irlande, au pays de Galles et en Bretagne, indique Julien Bachelier, enseignant d’histoire médiévale au pôle universitaire de Quimper et chercheur au CRBC. Ce manuscrit a sans doute été copié par un moine de l’abbaye de Landévennec, où se trouvait l’un des plus importants ateliers d’écriture de l’époque. » Sur la dernière page du document, il est écrit en rouge : « Lib [er] S [an] c [t] e Marie S [an] c [t] i Loci », ce qui veut dire « Livre appartenant au saint lieu de Sainte Marie ». Cette mention accrédite le fait qu’il a bien été réalisé pour l’abbaye de Locmaria, l’une des deux seules abbayes de femmes existant en Bretagne à la fin du XIe siècle, avec l’abbaye Saint-Georges de Rennes.

« C’est la première mention connue de Locmaria », signale Julien Bachelier.

La rareté de ce manuscrit fait également sa valeur. « Moins d’une dizaine de manuscrits antérieurs à la première moitié du XIIe siècle sont conservés en Bretagne , précise Julien Bachelier. Ils sont détenus par les archives départementales ou les archives diocésaines. Celui-ci est rarissime. C’est le seul que l’on puisse rattacher à une abbaye de femmes. »

Au total, on connaît pour l’époque antérieure à la première moitié du XIIe siècle l’existence de 225 manuscrits bretons que détiennent bien souvent des institutions étrangères, comme la New York Public Library ou la bibliothèque Bodléienne d’Oxford. La mise en vente de manuscrit du Commentaire de l’Évangile selon saint Marc est donc une occasion unique d’enrichir le patrimoine breton.

Source : Ouest France

29 février 2024

400 livres déposés gratuitement dans le tramway en mars

À l’occasion de la fête du livre de Bron, qui débutera le 8 mars prochain, Sytral Mobilités déposera gratuitement plusieurs ouvrages dans les rames des tramways T2 et T6 le 5 mars. Le 8 mars prochain, la fête du livre de Bron sera lancée à l’hippodrome de Parilly et dans tous les lieux partenaires de l’évènement. Dans un souci de "valorisation de l’art et de la culture"et pour ancrer"le réseau au coeur de la vie des citoyens en lien avec ses valeurs culturelles", Sytral Mobilités, l’autorité organisatrice des transports en commun lyonnais, inaugurera l’évènement le 5 mars en déposant 400 livres en libre-service dans les rames de tramways T2 et T6.

Alors que le baromètre du Centre national du livre publié en 2023 révèle que "63 % des personnes interrogées lisent dans les transports, une augmentation de 15 % depuis 2011", cette opération de "book-crossing" permettra aux lecteurs et aux usagers de lire et de partager plusieurs romans, recueils et nouvelles.

Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et de Sytral Mobilités, a salué cette initiative dans un communiqué publié ce jeudi matin. "La lecture et la littérature sont des invitations inépuisables à l’évasion ; en offrant une pause culturelle et des moments de découverte autour des livres et de leurs auteurs dans les rames du tramway, la Fête du Livre de Bron rejoint SYTRAL Mobilités dans sa démarche de voyage apaisé et de valorisation des arts auprès du plus grand nombre."

Source  : Lyon Capitale

 

13 février 2026

Fête de la librairie indépendante 2026

Le samedi 25 avril 2026, à l’occasion de la 28e Fête de la librairie par les libraires indépendants, plus de 700 librairies en  France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg francophones donnent rendez-vous aux lecteurs et amoureux des livres pour venir à leur rencontre. En ce jour de fête, les libraires indépendants offrent à leurs clients un livre inédit, spécialement édité pour la manifestation : Umberto Saba, poète et libraire à Trieste, d’un tirage exceptionnel de 27 000 exemplaires, en partenariat avec les éditions Gallimard. L'ensemble des publications de l’association Verbes s'efforce d'éclairer et de valoriser l'histoire et la culture du livre en faveur des lecteurs. Les auteurs Samuel Brussell, éditeur-auteur ; Diego Marani, écrivain, traducteur et journaliste ; et Simone Volpato, directeur de recherches en bibliographie et sciences des archives, font découvrir l'histoire de la ville de Trieste, dans une invitation au voyage aux confins de notre Europe aux valeurs humanistes, dont il faut recueillir les étincelles d'espérance enfouies dans son passé et les faire revivre au cœur même de notre présent. François Simon, ce voyageur-écrivain critique gastronomique, ajoute à l’édition inédite de ce livre une flânerie dans le Trieste d'aujourd'hui.

Le livre Umberto Saba, poète et libraire à Trieste est la porte en apparence étroite qui dévoile, par sa mémoire, les grands invariants du métier de libraire. Il sera le fer de lance et le digne messager de la cause des libraires contemporains. Lorsque nous faisons escale dans Trieste, cette ville de la Mitteleuropa qui nous ensorcelle par son éblouissante vie littéraire, où James Joyce vécut 11 ans, mais aussi Italo Svevo, Stendhal, Rainer Maria Rilke, Marcel Proust, Claudio Magris, Roberto Bazlen, Virgilio Giotti, Anita Pittoni, Giani Stuparich, Boris Pahor... Cette librairie légendaire, cœur éternel de cette cité, demeure pour toujours un lieu fascinant.

Ce livre, dans l'esprit de Lettre à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, vous propose de ne pas laisser ce passé à l'abandon. Au moment où notre Europe est éprouvée, nous aimerions vous confier comment les libraires vivent aujourd'hui à travers les livres et pour les livres, mais aussi comment ils inscrivent dans leurs murs la trace indélébile d'un héritage littéraire.

Les lieux des libraires indépendantes sont des sources intarissables de curiosités littéraires. Comme Umberto Saba, les libraires cherchent à outrepasser le réel économique afin de sauvegarder notre appétence pour les mots d'écrivains en un temps qui les nie. 

Cette mobilisation souhaite que le puissant vent triestin de la Bora affranchisse l'esprit des lecteurs de « l'infobésité » ambiante afin qu'ils retrouvent les sentiers inépuisables de l'imaginaire.

La Fête de la Librairie indépendantes par les libraires indépendants est une action soutenue par la Région Île-de-France, les Éditions Gallimard, le CNL, la Sofia, Actes Sud, les Éditions Thierry Magnier, Livres Hebdo, le SLF, Les Librairies Indépendantes, Le Printemps des Poètes, Lire Suisse, l’association Verbes, la Librairie des Abbesses et Un livre une rose.

Source : Creusot Infos
 

17 mars 2026

Plus de quatre millions de livres publiés aux Etats-Unis en 2025

Le nombre total de livres publiés aux États-Unis en 2025 avec un numéro ISBN a bondi de 32,5 % par rapport à 2024, pour atteindre plus de quatre millions d'ouvrages, selon les statistiques compilées par Bowker. Cette augmentation est principalement due aux ouvrages autoédités, dont le nombre de livres imprimés et de livres électroniques (y compris ceux sans code BISAC) a bondi de 38,7 % pour atteindre plus de 3,5 millions, contre 2,5 millions en 2024.  Le nombre de livres publiés de manière traditionnelle en 2025 a augmenté de 6,6 %, passant de 602 428 en 2024 à 642 242. Ce total inclut 310 513 livres publiés avec des codes BISAC, utilisés pour faciliter leur classement par catégorie. L’écart est beaucoup plus faible pour les livres autoédités, ce qui laisse penser que les auteurs autoédités ont bien compris l’importance de l’utilisation de BISAC pour la visibilité de leurs ouvrages.

Andrew Kovacs, responsable marketing produit chez Bowker, a avancé plusieurs facteurs susceptibles d'expliquer la reprise des ventes de livres autoédités en 2025, après une baisse en 2024 par rapport aux niveaux de 2023. Il a notamment avancé que l'une des raisons de cette hausse réside dans la disponibilité et l'adoption croissantes de nouveaux outils au sein de la communauté des auteurs.

« Le fait que chaque aspect du processus d'édition, autrefois disponible uniquement auprès des éditeurs traditionnels, puisse désormais être obtenu auprès des fournisseurs de services d'autoédition avec un niveau de qualité comparable » est probablement le principal facteur d'augmentation de la production, a déclaré Kovacs.

Ces nouveaux outils, a poursuivi Kovacs, aident les auteurs non seulement à écrire et à publier des livres, mais aussi à les distribuer et à les commercialiser. La facilité de publier un même ouvrage sous différents formats – relié, broché ou numérique (chacun nécessitant un ISBN unique) – explique également l'augmentation du nombre de livres publiés, a-t-il ajouté.

Les genres les plus populaires des ouvrages autoédités, dont la grande majorité est publiée en format numérique, restent globalement stables. En 2025, le top 5 était composé des genres suivants : fiction (477 104 livres) ; documentaire jeunesse (401 716 livres) ; jeux et activités (354 684 livres) ; romans jeunesse (265 615 livres) ; et récits de voyage (246 615 livres). Ces catégories, ainsi que les ouvrages de développement personnel, ont représenté plus de la moitié de l'augmentation de la production de livres l'an dernier, a déclaré Kovacs. Du côté de l'édition traditionnelle, le roman pour adultes est resté le genre le plus populaire, avec 39 681 ouvrages publiés en 2025, suivi par la littérature jeunesse, qui a comptabilisé 24 768 titres parus l'an dernier. Les chiffres des deux catégories sont en légère baisse par rapport à 2024. Les cinq premières catégories sont complétées par les ouvrages documentaires pour la jeunesse (21 283 livres) ; les ouvrages sur les affaires et l'économie (18 105 livres) ; et les ouvrages sur la religion (16 095 livres). Dans une perspective à plus long terme, le nombre de livres publiés de manière traditionnelle a augmenté de 10 % entre 2022 et 2025, tandis que le nombre de livres autoédités a bondi de 43,5 %.

Source : Publishers Weekly

5 mai 2026

Plainte contre Meta et Mark Zuckerberg déposée au tribunal de New York par cinq éditeurs américains

Cinq des plus grands éditeurs de livres et de revues du pays se sont associés pour déposer une action collective contre Meta et son fondateur et PDG, Mark Zuckerberg, pour violation délibérée de millions d'œuvres, téléchargées illégalement via des sites pirates, afin de développer les grands modèles de langage Llama de Meta. Les plaignants dans cette affaire – Elsevier, Cengage Learning, Hachette Book Group, Macmillan Publishers et McGraw Hill – publient des livres et des revues couvrant un large éventail de domaines de l'édition. Ils sont rejoints dans cette action en justice par Scott Turow, ancien président de la Guilde des auteurs, qui agira en tant que représentant des auteurs. La plainte, intitulée Elsevier Inc. et al. c. Meta Platforms, Inc. et Mark Zuckerberg , a été déposée auprès du tribunal de district des États-Unis pour le district sud de New York.  Il s'agit de la première action en justice pour violation de droits d'auteur intentée par des éditeurs contre une entreprise spécialisée en intelligence artificielle. Elle vise également à inclure un groupe de titulaires de droits d'auteur ayant des griefs similaires contre Meta et Zuckerberg. Jusqu'à présent, la plupart des poursuites ont été engagées par des auteurs et autres créateurs, comme dans le cadre du recours collectif contre Anthropic. Les éditeurs réclament des dommages et intérêts ainsi qu'une injonction, notamment la destruction de toutes les copies contrefaites en possession ou sous le contrôle de Meta.

« La loi sur le droit d'auteur constitue depuis longtemps le fondement de la protection de la propriété intellectuelle. Cette protection est aujourd'hui plus que jamais nécessaire », a déclaré Jon Yaged, PDG de Macmillan, dans un communiqué expliquant la participation de l'éditeur à la procédure. « Il est inadmissible que l'une des entreprises les plus importantes au monde ait choisi de voler des millions d'œuvres à leurs créateurs pour son propre enrichissement. »

Philip Moyer, président et directeur général de McGraw Hill, a déclaré que si l'éditeur croit au rôle important que jouera l'IA dans l'éducation, « nous croyons également à la protection des droits fondamentaux de propriété intellectuelle des auteurs humains du monde entier qui créent du contenu original. Il existe un marché dynamique pour les entreprises spécialisées en IA souhaitant concéder des licences de propriété intellectuelle, et il est bien établi que des modèles d'IA peuvent être développés et que l'innovation peut prospérer sans enfreindre ces droits. »

La plainte critique les agissements de Meta sur plusieurs fronts liés à la violation du droit d'auteur. Elle allègue que la copie illégale nuit aux efforts déployés par les entreprises d'IA pour conclure des accords de licence avec les éditeurs, et souligne que « Meta a brièvement envisagé de conclure des accords de licence avec de grands éditeurs » et qu'entre janvier et avril 2023, l'entreprise a discuté d'une augmentation de son budget consacré aux licences de jeux de données, le faisant passer de 17 à 200 millions de dollars. Cette idée a cependant été abandonnée lorsque le problème a été porté à l'attention de Mark Zuckerberg, qui a donné l'ordre de mettre fin aux efforts de l'entreprise en matière de licences. La plainte cite un employé de Meta expliquant les raisons de cet abandon : « Si nous accordons une licence pour un seul livre, nous ne pourrons pas nous appuyer sur la stratégie d'utilisation équitable. » La plainte s'étend également à la crainte grandissante que l'IA, notamment Llama, permette de créer des textes concurrents à des œuvres écrites par des humains . Selon la plainte, un utilisateur décrit avoir généré un « roman de 100 chapitres » à partir d'une simple commande avec Llama 3.1 70B. Un autre auteur a publié trois livres en trois mois et a accidentellement laissé dans le texte une commande de l'IA lui demandant de « réécrire » des passages « pour mieux correspondre » à l'œuvre d'un auteur publié, identifié nommément. Une autre auteure prolifique, se présentant comme une auteure à succès internationale et figurant dans le Top 10 des ventes d'Amazon, a publié 171 livres ces sept dernières années et a commis une erreur similaire, due à une commande de l'IA, dans un ouvrage publié.

« L’Association des éditeurs américains soutient avec enthousiasme cette importante action collective qui démontre amplement que Meta a pris des décisions calculées pour s’enrichir grâce à des œuvres littéraires qu’elle n’a pas créées et dont elle ne possède pas les droits, alors qu’elle aurait pu s’associer à des éditeurs et des auteurs », a déclaré Maria Pallante, PDG de l’AAP, qui apporte son aide sur les questions juridiques liées à cette affaire.

Dans un communiqué, la Guilde des auteurs a déclaré qu'elle « félicite les éditeurs et les autres plaignants nommés d'avoir intenté cette action en justice, qui représente une autre étape importante dans la lutte pour tenir les entreprises d'IA responsables du vol à grande échelle des œuvres des auteurs », et qu'elle est « particulièrement reconnaissante » à Turow d'avoir représenté les intérêts des auteurs dans ce procès.

Source :  Publishers Weekly

15 mai 2026

Effet positif sur les librairies de la prime des bibliothèques en Italie

Si,  en 2025  , trois millions de livres imprimés de moins ont été achetés en Italie via les circuits de distribution traditionnels (librairies, vente en ligne et grande distribution), et si l'édition générale (romans et essais confondus) s'est terminée l'année dernière sur une note négative , heureusement, la situation évolue différemment cette année.  En effet, la prime bibliothèque (sur le marché italien du livre général (roman et essai) dans les circuits de distribution traditionnels au cours des quatre premiers mois de 2026) a un impact significatif, ayant stimulé les ventes dans le Sud , dans les librairies indépendantes et chez les petits éditeurs . Comparée à une croissance globale des ventes en valeur de 3,8 % , l'Italie du Sud a enregistré une croissance de 9 % , les librairies indépendantes de 11,3 % et les éditeurs hors groupe de 4,1 % .

« Dans une année qui s'annonce difficile et qui nous inquiète pour l'avenir , la prime aux bibliothèques a permis au marché du livre de progresser au cours des quatre premiers mois. Et ce, malgré la baisse des dépenses des ménages due à l'inflation, alors même que le coût du papier, de l'énergie et du transport réduit les marges des éditeurs. Cette prime bénéficie particulièrement aux entreprises et aux régions du pays qui en ont le plus besoin : c'est pourquoi nous espérons qu'elle sera confirmée et pérennisée à partir de 2027 », a expliqué Innocenzo Cipolletta, président de l'AIE, au Lingotto .

Cipolletta a ajouté : « Les données que nous présentons aujourd’hui montrent également que la fiction est en croissance, notamment la fiction de divertissement, tandis que la non-fiction continue de perdre du terrain : par rapport à 2019, nous accusons une baisse de 11 %, et le secteur universitaire fait encore pire (-7,6 % en 2025 par rapport à 2024). Un savoir fragile se diffuse dans les universités , construit sur l’étude de résumés, de polycopiés et de synthèses générés par l’IA . Nous pensons que le pays doit remettre le droit d’auteur au centre, la diffusion des connaissances doit reposer sur des fondements transparents et des sources vérifiées, et un modèle d’étude et d’analyse approfondies de la réalité s’appuyant sur les livres. »

De janvier à avril, selon les estimations de l'AIE, les achats de bibliothèques auprès des librairies locales se sont élevés à environ 35 millions d'euros , dont une partie seulement a été dépensée dans les circuits de distribution traditionnels (qui excluent les librairies spécialisées, les papeteries et les librairies vendant moins de 1 000 exemplaires par an). Cette impulsion donnée aux ventes ne se fera pas sentir au second semestre , hormis un effet positif lié aux demandes de prolongation des délais d'achat au-delà de fin juin.


Le prix moyen des biens vendus au cours des quatre premiers mois de 2026, égal à 14,97 euros, a augmenté de 1,2 % par rapport à la même période de l'année précédente, malgré une inflation générale plus de deux fois supérieure (2,8 %), confirmant ainsi la pression exercée sur les entreprises par un contexte macroéconomique défavorable qui réduit le pouvoir d'achat des ménages. En termes de genre, les bandes dessinées ont connu la plus forte croissance au cours des quatre mois (14%), suivies par la fiction étrangère (9,4%), la fiction pour enfants et jeunes adultes (9%) et la fiction italienne (7,2%). En revanche, l'ensemble du secteur non-fictionnel est en baisse : les manuels pratiques reculent de 6,2 % , les ouvrages non-fictionnels généralistes de 1 % et les ouvrages non-fictionnels spécialisés de 0,4 % . Cette crise du secteur non-fictionnel s'inscrit dans la durée. De 2019 à aujourd'hui, les genres narratifs ont progressé de 31 %, tandis que le secteur non-fictionnel a reculé de 11 % sur la même période . En fiction, les romans de genre (en hausse de 9,6 %) ont surperformé la fiction littéraire (en hausse de 7 %) en 2026. Les romans d'amour, en particulier, ont connu une progression de 20,3 % de leurs ventes . Dans la littérature jeunesse, la croissance a été tirée par la tranche d'âge des 0-5 ans (en hausse de 11,1 %). Côté bandes dessinées, les mangas ont renoué avec la croissance (en hausse de 14 %), tandis que les romans graphiques ont enregistré d'excellentes performances (en hausse de 24 %). ventes de livres de fiction

La croissance des ventes (en hausse de 3,8 % en valeur) a concerné toutes les catégories d'éditeurs. Les groupes ont progressé de 3,6 %, les éditeurs indépendants réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 5 millions d'euros de 4,8 %, ceux dont le chiffre d'affaires se situe entre 1 et 5 millions d'euros de 2,8 % , et ceux dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1 million d'euros de 3,9 %. Cette tendance générale, plus que positive, est toutefois très inégale au niveau des marques individuelles : 55 % des 1 000 premières marques en termes de ventes ont enregistré une croissance, tandis que 45 % ont connu un recul .

Les librairies indépendantes connaissent un essor fulgurant grâce aux bibliothèques (le commerce en ligne reste stable). Au cours des quatre premiers mois de 2026, les ventes en librairie physique ont augmenté de 7,5 % en valeur, tandis que les ventes en ligne sont restées stables (en hausse de 0,7 %) , tandis que la distribution à grande échelle a diminué de 14,6 %. Parmi les librairies, les librairies indépendantes ont particulièrement bien performé, augmentant leurs ventes de 11,3 %, soit 448 000 exemplaires, ce qui représente plus de la moitié de la croissance globale du marché.
Alors que le président de l'AIE, Cipolletta, prévoit « un second semestre 2026 peu favorable aux ventes de livres », tous les intervenants à la réunion de Lingotto ne partagent pas cet avis. Certains se montrent plus optimistes, comme Renata Gorgani (éditrice d'Il Castoro et présidente du groupe Varia de l'Association italienne des éditeurs) : « Cependant, les données du marché sont mitigées. Et je ne sais pas dans quelle mesure nous pourrons éviter d'augmenter les prix des livres, compte tenu de la hausse des coûts qui se profile… »

De son côté, Maurizio Messina, président du groupe professionnel académique de l'AIE, a souligné la crise du livre universitaire : « Le secteur est en déclin, et l'impact du piratage est d'environ 40 % … » De plus, « par rapport à 2019, le secteur de l'édition universitaire a perdu 35 %… » Et tandis que « de plus en plus d'étudiants utilisent des notes, des diapositives et des résumés générés par l'IA, un déclin démographique se profile également … »

Filippo Guglielmone, de Mondadori, a évoqué l'impact de l'intelligence artificielle (« Même les recommandations de cadeaux de Noël sont de plus en plus influencées par l'IA »), tandis que Stefano Mauri a affirmé : « Lorsqu'on compare des données de différentes périodes, il faut distinguer les facteurs conjoncturels des facteurs structurels . » Par exemple, Mauri a noté que « la croissance de la fiction par rapport à la non-fiction est structurelle, tout comme le succès des romans d'évasion . Il en va de même pour l'essor du marché jeunesse. » Quant à la renaissance du marché de la vente par correspondance, notamment grâce au commerce électronique, « ce n'est pas un chiffre négatif . »

Alessandra Carra a confirmé que « le groupe Feltrinelli publiera moins de livres, ce qui permettra de consacrer davantage de temps aux ouvrages à venir . C’est un travail que nous avons déjà entamé chez Feltrinelli, car le taux de retour doit diminuer. »

Source : Il Libraio

26 mai 2026

Le marché du livre numérique en espagnol en 2025

En 2025, la disponibilité des titres a fait un bond important. Les lecteurs ont eu accès à 8,94 % de titres en ebooks supplémentaires par rapport à 2024. Le catalogue mondial a atteint 222 000 titres, soit une croissance globale de 15,63 % par rapport aux 192 000 titres de l’année précédente.
Ce total de 2025 se compose de 200 000 ebooks (contre 174 000 en 2024) et 22 000 livres audio(contre 18 000 en 2024). Selon les estimations de Bookwire, le marché des livres numériques en langue espagnole dépassera les 279 000 titres. Le nombre total de livres audio dépassera les 46 000. L'Espagne  est le leader avec une hausse de 16,32 % de son catalogue d’ebooks (une nette accélération face aux 10 % de 2024). L'Amérique latine  a une croissance stable, passant de 15 % à 16,30 %. Le Mexique connait une Accélération de l’expansion passant de 12 % à 15,78 %. Contrairement aux États-Unis où il y a un ralentissement du catalogue en espagnol qui passe de 19 % en 2024 à 11,79 % en 2025.

Après des années d’expansion fulgurante (marquées par un record historique de 113 % de croissance pendant la pandémie), le marché de l’ebook entre dans une phase de maturité. Les revenus des ebooks n’ont progressé que de 1,50 % en 2025, contre 10,40 % en 2024 et 8,60 % en 2023. L’Espagne maintient une hausse de ses ventes d’environ 3 % (comme en 2024 où la croissance globale Espagne/USA était de 13 %). En revanche, les États-Unis chutent de 5 % (impactés par le taux de change dollar-euro et la baisse des achats des bibliothèques). Enfin, le Mexique recule de 1 % (après une hausse de 12 % en 2024).
L’Amérique latine modère sa croissance à près de 3 % (contre 5 % en 2024). Les marchés non-hispanophones sortent du lot avec 5 % de croissance. La vente à l’unité reste le modèle roi. Elle représentait déjà 87,55 % du marché en 2024 (en hausse de 5 points). L’abonnement stagne pour l’ebook, et les bibliothèques restent minoritaires après le pic d’achats de licences eBiblio en 2023.

Sur le marché latino-américain,  les éditeurs locaux concentrent 85,20 % de leurs ventes sur le continent américain (en progression par rapport aux 83,10 % de 2024).

Concernant la la distribution,  Le Mexique grimpe de 37,50 % à 38,40 % ; les USA passent de 15,40 % à 15,90 %. À l’inverse, l’Amérique latine baisse de 30 % à 28,80 % et l’Espagne recule légèrement de 17,10 % à 16,90 %.

Les ebooks entre 5 € – 12,99 € sont les rois des ventes. Ce cœur de marché représente désormais 72,86 % des ebooks vendus, contre 63,66 % en 2024. La tranche la plus populaire reste celle de 5 € à 7,99 € (dont le CA avait déjà augmenté de 6,08 % l’année précédente). Le prix moyen d’un ebook a baissé à 7,37 € en 2025 (contre 7,61 € en 2024 et 7,66 € en 2023). Les livres à plus de 15 € se cantonnent aux secteurs académiques et techniques. Pour les éditeurs d’Amérique latine, les ventes dans la tranche 5 € – 12,99 € sont passées de 62,81 % en 2024 à 56,57 % en 2025.
À titre de comparaison, le livre imprimé voit son prix moyen grimper de 3,60 %, atteignant 16,25 € en 2025 contre 15,69 € en 2024.

En Espagne, Lla fiction domine largement à 77 % des parts de marché (contre 76 % en 2024 et 74 % en 2023). Le thriller est en tête, passant de 15 % à 17 % du total grâce aux abonnements. La romance et la science-fiction perdent chacune 1 %. En Amérique latine : La non-fiction prend le dessus et grimpe de 53 % en 2024 à 55 % en 2025, reléguant la fiction à 45 %. La non-fiction générale prend +3 % et le secteur jeunesse +1 %. Aux États-Unis : La fiction pèse pour 59 % des revenus en 2025. Les thrillers gagnent +3 %, le secteur jeunesse +2 % et la science-fiction +1 %. En baisse : la non-fiction (-3 %), la fiction générale (-1 %) et la romance (-1 %).
Si l’ebook se stabilise, le livre audio, lui, ne s’arrête plus. En 2025, ses revenus ont bondi de 11,50 % (bien plus que l’imprimé à +3,80 % selon NielsenIQ Bookdata). Même si le rythme ralentit face aux croissances exceptionnelles de 2024 (+37,80 %) et 2023 (+45,70 %). Le catalogue d’audiolivres distribué par Bookwire est passé de 24 100 titres en 2024 à 34 000 en 2025. Cela représente une hausse de près de 41 %). En 5 ans (depuis les 12 100 titres de 2020), l’offre en espagnol a presque quadruplé (multipliée par 4). Le modèle d’abonnement écrase tout. En effet, il capte 89,50 % des revenus en 2025, après avoir atteint 88 % en 2024 et 56 % en 2023. La vente à l’unité s’effondre à 8 % et les bibliothèques s’établissent à 2,50 % (contre 2 % en 2024). L’Espagne conserve la tête avec 54 % des parts de marché en 2025 (en légère baisse par rapport aux 57 % de 2024). La plus forte progression revient au Mexique. Le pays double sa part de marché en un an, passant de 9% à 18%, notamment grâce à des offres couplées avec les télécoms via la plateforme Skeelo. Les États-Unis (qui avaient 27% et 5 % de croissance en 2024) ainsi que le reste de l’Amérique latine (qui pesait 7 % du marché l’année passée) ont vu leurs parts se réduire en 2025 à cause des fluctuations monétaires.

1 juillet 2026

Don de livres aux bibliothèques de Saint-Denis à la Réunion par la FNAC après sa fermeture

La fermeture de la FNAC à La Réunion permettra finalement à des milliers de livres de poursuivre leur histoire. L’enseigne a fait don d’un important stock d’ouvrages à la Ville de Saint-Denis afin d’enrichir les collections des médiathèques. Dans un premier temps, ces livres seront intégrés au Réseau de Lecture Publique de la commune. Une partie viendra également compléter le fonds jeunesse du dispositif « Silence, on lit ! », destiné à encourager la lecture chez les plus jeunes.

À terme, ces ouvrages pourront aussi être mis à disposition des communes de la CINOR, des mairies annexes, puis d’autres réseaux de lecture de l’île, afin de toucher un public toujours plus large.

La Ville de Saint-Denis salue ce geste de la FNAC, qui permettra à des milliers de livres de continuer à être lus, empruntés et partagés, tout en facilitant l’accès à la culture pour les habitants.

Source : Radio Free Dom

11 juillet 2026

Reprise par la Société des grands magasins des librairies Le Furet du Nord à Reims et Decitre à Grenoble

La Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV, propose de reprendre les librairies Le Furet du Nord à Reims et Decitre à Grenoble, ont appris l'Agence Radio France et ICI Champagne-Ardenne(Nouvelle fenêtre) auprès de la SGM. Cette annonce intervient alors que le groupe Nosoli, propriétaire des librairies Le Furet du Nord et Decitre, prévoit la fermeture de onze établissements.

Sur ces onze établissements, deux sont des "corners" installés dans des établissements de la SGM : une librairie Le Furet du Nord dans le BHV Reims et une librairie Decitre installée au sein du BHV Grenoble. Pour ces deux établissements, la Société des grands magasins indique dans un communiqué avoir "formulé une offre de reprise".

Elle précise à l'Agence Radio France n'avoir pas encore déposé d'offre officielle au tribunal de commerce, mais avoir déjà fait part au groupe Nosoli son souhait de racheter les stocks de ses deux librairies, et de garder "une partie du personnel" pour continuer à assurer la vente dans ces deux endroits. La SGM souhaite ainsi conserver le "rôle de locomotive" des librairies de centre-ville, précise-t-elle.

Un troisième établissement pourrait faire l'objet d'une offre de reprise par la SGM : la librairie Le Furet du Nord de Roubaix, située dans le centre commercial Espace Grand'Rue. Pour cet établissement, les réflexions sont encore en cours, car la librairie est située dans un magasin à part entière, ce qui rend les opérations de reprise plus complexes.

Source :  France Info

 

12 juillet 2026

Les nouveaux accords tarifaires de l'UE, qualifiés de « désastreux » par les les éditeurs et les librairies britanniques

Selon les informations recueillies par The Bookseller , un nouveau tarif douanier européen de 3 € pour les petits colis, introduit pour lutter contre l'afflux d'importations chinoises bon marché sur le marché, pourrait avoir des conséquences potentiellement désastreuses pour les entreprises déjà confrontées à des marges bénéficiaires « faibles » et aux problèmes post-Brexit . À compter du 1er juillet 2026, tous les biens importés dans l'UE seront soumis à des droits de douane de 3 €, mettant ainsi fin à l' exemption de minimis en vigueur depuis longtemps pour les colis d'une valeur inférieure à 150 €. En réaction, les organisations professionnelles du secteur de l'édition, dont la Publishers Association (PA),  ont écrit au gouvernement britannique pour demander aux ministres d'intervenir « d'urgence » auprès de l'UE afin d'obtenir une exemption pour les livres, les revues, les magazines et la presse écrite, car cette nouvelle réglementation rendra l'accès aux marchés européens « d'autant plus difficile, notamment pour les petits éditeurs indépendants ».

L'association professionnelle du secteur de la bande dessinée, Comic Book UK, s'est jointe à l'appel visant à « éviter un préjudice majeur à l'industrie britannique de la bande dessinée ».

Selon Comic Books UK, plusieurs éditeurs de bandes dessinées ont été contraints de suspendre les abonnements à leurs clients européens, « perdant ainsi des milliers de livres sterling de revenus mensuels », tandis que « d'autres ont pris la difficile décision de confier l'impression et la distribution des bandes dessinées destinées aux lecteurs de l'UE à des fournisseurs européens, ce qui entraîne une augmentation des coûts et une perte de clientèle pour les entreprises britanniques ».

Dans un communiqué, l'organisation a déclaré que « les petits éditeurs et les créateurs indépendants qui dépendent des ventes directes aux lecteurs du monde entier doivent faire face à l'impact que les nouveaux frais auront sur des marges bénéficiaires déjà faibles ».

Mark Fuller, directeur général de Comic Book UK, a déclaré : « Les taxes destinées à protéger le marché européen d’un afflux de produits de piètre qualité ont pour conséquence involontaire de nuire à l’un des piliers les plus emblématiques du secteur créatif britannique. Le nouveau régime douanier de l’UE met ce secteur en péril et pourrait avoir des conséquences existentielles pour l’industrie britannique de la bande dessinée. Personne ne souhaite voir des éditeurs disparaître ni des créatifs perdre leur emploi ; nous implorons donc les ministres de tout mettre en œuvre pour inciter l’UE à revoir sa position. »

Il a ajouté que « la mise en place d’une exemption pour les documents publiés permettrait à l’UE d’atteindre ses objectifs sans aller à l’encontre des engagements de longue date visant à ne pas entraver la libre circulation des documents de lecture ».

Tom Dunstan, directeur des ventes du groupe HarperCollins, a déclaré  à The Bookseller : « La suppression par l’UE de l’ exemption de minimis visait à lutter contre les importations massives et potentiellement non conformes du commerce électronique, mais elle porte un coup dur à l’édition britannique. Il en résultera probablement une hausse des prix et un accès réduit aux livres en anglais pour les lecteurs européens. »

Il a poursuivi en indiquant que l'industrie de l'édition britannique contribue à hauteur de 11 milliards de livres à l'économie et exporte plus de livres que tout autre pays. « Le marché européen est un moteur de croissance essentiel et nous soutenons fermement les appels lancés par les associations professionnelles en faveur d'une dérogation sectorielle pour les ouvrages publiés. Cette dérogation est indispensable non seulement pour préserver notre position de leader mondial et notre influence culturelle, mais aussi pour maintenir la libre circulation des livres, principe fondamental de l'Accord de Florence de l'UNESCO de 1950 », a-t-il déclaré.
Kevin Duffy, cofondateur de la maison d'édition Blue Moose Books basée à Hebden-bridge, a décrit ce tarif douanier comme « un autre effet désastreux du Brexit qui frappe aussi bien les petits éditeurs que les libraires ».

« Nous ne vendons pas énormément en Europe continentale, mais nous vendons beaucoup en Irlande, ce qui aura forcément un impact sur les ventes, car les libraires et les grossistes devront commander pour un montant minimum de 150 € afin d'éviter des droits de douane supplémentaires », a-t-il déclaré. « Conjuguée à la bureaucratie accrue nécessaire pour vendre en Europe, cette situation finira par réduire nos ventes globales sur l'un des plus grands marchés du monde. »

Will Dady, éditeur de Renard Press, maison d'édition londonienne, a convenu qu'il s'agissait d'un « exemple classique de mauvaise application d'une bonne législation, un peu comme ce fut le cas pour l'  EUDR l'année dernière, qui a failli être un échec ».

« Les forces dominantes, souvent, soyons honnêtes, impulsées par des entreprises peu scrupuleuses qui privilégient les profits au détriment de la planète, faussent les marchés, et le consumérisme effréné nuit à l'environnement et au commerce de détail. Il est juste que les gouvernements interviennent dans ces circonstances, mais dans leur empressement à freiner le marché, ils risquent de faire plus de mal que de bien aux petites entreprises », a-t-il déclaré à  The Bookseller, ajoutant : « Cela a pour conséquence de faire disparaître les commandes de livres à l'unité et les abonnements, car un livre à 10 £ passe soudainement à 15 £, plus 8 £ de frais de port pour le client, ce qui est excessif. »

Il a poursuivi : « Pour nous, les exportations vers l’UE restent une priorité, mais le coût d’accès augmente d’année en année, et la multiplication des réglementations et des lois à connaître et à respecter exige toujours plus de temps et d’argent de la part d’éditeurs déjà surchargés, ainsi que de partenaires fiables et dynamiques, simplement pour que tout continue de fonctionner. Certains de nos plus importants soutiens parmi les librairies se trouvent sur le continent, et je crains que tous ces obstacles au commerce ne fassent encore chuter les exportations de livres britanniques, décourageant ainsi nos courageux partenaires qui continuent de s’étendre vers nos îles de plus en plus isolées. Je dois bien l’avouer, tout cela évolue à un rythme qu’il est parfois difficile de suivre. »

L’éditeur de Pushkin Press, Adam Freudenheim, a fait écho aux propos de Dady, ajoutant que les répercussions en cascade augurent de difficultés pour les entreprises britanniques « de toutes sortes et de toutes tailles ».

« Envoyer quoi que ce soit vers l'UE est déjà un cauchemar, et ce depuis plus de cinq ans depuis le Brexit. Il serait donc évidemment formidable que le gouvernement fasse une exception pour les livres et, de manière générale, que nous puissions revenir aux règles d'envoi de colis d'avant le Brexit », a-t-il déclaré. 
Ce ne sont pas seulement les éditeurs qui seront touchés, car les librairies britanniques qui expédient vers l'Europe et l'Irlande devraient également être impactées.

Nic Bottomley, de la librairie Mr B's Emporium à Bath, a déclaré au journal The Bookseller que, du fait de l'entrée en vigueur rapide de la nouvelle taxe, leurs abonnements prépayés ont immédiatement impacté son magasin.

Il a déclaré : « Comme ce coût est apparu très rapidement, il sera  directement déduit des bénéfices de ces abonnements, et ce de manière assez préjudiciable. Cela signifie que nous avons immédiatement dû augmenter les prix de nos abonnements pour nos clients de l’UE. »

Il a averti que cela aurait probablement un impact sur les touristes qui visiteraient la boutique et souhaiteraient ensuite commander un livre pour l'Europe.

Bottomley a déclaré qu'ils avaient dû « apporter de nombreuses modifications au site web » pour inclure les 3 € supplémentaires pour les colis expédiés en Europe, qui incluaient déjà la TVA du pays de destination.

Il a toutefois expliqué que ce n'était pas si simple, car certains pays d'Europe ne disposent pas encore de la réglementation nécessaire pour gérer ces frais supplémentaires à l'avance, et que le client devrait payer les frais de douane à la réception du colis.

Il a ajouté : « Il s’agit là d’une autre conséquence du Brexit qui entraîne la fermeture des marchés. Si nous étions encore en Europe, cela n’aurait aucune importance. Nous, les entreprises, devons consacrer davantage de temps et d’argent à la cybersécurité et à d’autres mesures judicieuses, mais nous devons désormais faire face à ces nouveaux problèmes extérieurs. »

« C'est dommage, car chaque coût supplémentaire réduit d'autant les possibilités pour les librairies. Nombre d'entre elles, en Grande-Bretagne, sont très appréciées des étrangers et considérées comme d'excellentes sources de recommandations de livres en anglais. Or, malheureusement, commander auprès de ces librairies s'avère désormais extrêmement difficile pour ces dernières. »

« C'est tout simplement une occasion manquée, et en tant que libraire, on a besoin d'autant d'occasions que possible. »

Publicité