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23 juillet 2018

Des salles de lecture dans le magasin Ikea de Wembley

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Se situuant dans le magasin IKEA de Wembley  à Londres, les salles de lectures offriront aux visiteurs l'opportunité unique de venir découvrir les meilleures œuvres de fiction du Royaume-Uni dans les environnements les plus relaxants. Les visiteurs pouonnt  lire un exemplaires  d'un livre de la liste du Man Booker Prize 2018  pendant une heure. S'ils ne l'ont pas ternimé, ils  pouront également emporter avec eux et se détendre dans un merveilleux état d'évasion dans leur propre salon confortable et personnel.

Ces salles de lecture ovriont le 31 juillet à 10 heures et le 5août à 17h.    Donc, si vous voulez vous éloigner de l'agitation du monde extérieur, alors réservez votre emplacement gratuit aujourd'hui en cliquant ici.

 

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16 juillet 2018

Françoise Nyssen, Subvention généreuse à son ancienne maison d'édition

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En 2017, l'éditeur Actes Sud a touché 101.415 euros du Centre national du livre alors que la ministre de la Culture, qui exerçait une tutelle sur l'établissement, n'était autre que... son ex-présidente, Françoise Nyssen. Elle a de plus conservé certains intérêts dans l'entreprise. Drôle de mélange des genres...

C'est un scénario gênant pour celle qui a fait de la littérature son métier. Selon les informations de Marianne, la maison d'édition Actes Sud a touché plus de 100.000 euros de subventions du Centre national du livre (CNL) en 2017, alors que la ministre de la Culture s'appelait François Nyssen. Or, cette femme de lettres, qui disposait alors d'une tutelle sur l'établissement, détient encore des intérêts importants dans la société qu'elle présidait entre 1987 et mai 2017. Ce conflit d'intérêts patent pose de nombreuses questions, y compris pénales.

Pour bien comprendre la situation dans laquelle s'est empêtrée la ministre, il faut revenir au décret du 9 juillet dernier. Par le biais de cet acte administratif en apparence anodin, le Premier ministre retire à Françoise Nyssen son autorité sur les questions touchant à l'édition littéraire. En réalité, cette décision a été prise sur demande de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), après un échange de courriers de plus d'un an avec la ministre, destiné notamment à connaître l'étendue des intérêts conservés par la ministre dans le milieu de la Culture. 

Cette décision semble en tout cas logique, dans la mesure où Françoise Nyssen conserve certains intérêts dans l'entreprise fondée par son père Hubert en 1978. Elle en a transmis la direction à son époux Jean-Paul Capitani et dispose toujours de l'usufruit de la société SAS Le Rosier, détentrice de 96% d'Actes Sud. Concrètement, la femme de lettres conserve la possibilité de percevoir des revenus de la maison d'édition. La nue-propriété a quant à elle été cédée aux enfants de la ministre.

Le décret du 9 juillet fait surtout tomber la tutelle de Françoise Nyssen sur le Centre national du livre (CNL). Et c'est bien au sein de cette instance qu'un conflit d'intérêts pour le moins gênant pour la locataire de la rue de Valois s'est noué. Chaque année, cet établissement public attribue des subventions à des maisons d'édition afin de soutenir certains projets, sur proposition de commissions thématiques, avalisées par son président. Actes Sud est fréquemment candidat à l'octroi de ces subsides qui permettent d'adoucir les bilans comptables des éditeurs. En 2017, le CNL a versé pas moins de 111.505 euros de subventions à la société très proche de la ministre, pour divers projets de publication de livres jeunesse, de livres étrangers, de traduction d'ouvrages ou participant au développement numérique de l'entreprise.

Marianne s'est procuré le détail de ces subventions. Il apparaît que sur cette somme, pas moins de 101.415 euros ont été attribués à Actes Sud tandis que Françoise Nyssen était la ministre chargée de la tutelle du CNL. Cette somme est allée garnir le budget de la maison d'édition et... et donc celui de l'entreprise-coquille de la membre du gouvernement. Les bénéfices d'Actes Sud lui reviennent en effet à hauteur de 96%, sous forme de dividendes versés à sa société Le Rosier. Les subventions concourent de facto à la formation des bénéfices, comme pour toute entreprise.

Une telle situation, révélatrice d'un conflit d'intérêts important, est particulièrement ennuyeuse pour elle. Pourrait-elle aller jusqu'à constituer une prise illégale d'intérêts ? Ce délit, passible de cinq ans de prison et de 500.000 euros d'amende maximum, est caractérisé par "le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique (…), de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration". En l'espèce, Françoise Nyssen exerçait bien sa tutelle sur le CNL, dont elle devait nommer le président, les présidents de commission, et dont le conseil d'administration est composé de huit membres provenant de son administration (sur 19), notamment le secrétaire général du ministère de la Culture. Des membres du ministère de la rue de Valois siègent par ailleurs au sein de certaines commissions. C'est le cas de Johann Gillium, un des six membres de la commission Economie numérique, laquelle a versé 39.794 euros à Actes Sud en 2017.

"Comme avant, ni plus, ni moins"

Contacté, Vincent Monadé, le président du CNL explique avoir décidé de maintenir les subventions de son établissement à Actes Sud à leur niveau habituel après la nomination de Françoise Nyssen. Il assure que la ministre n'est jamais intervenue auprès de lui sur cette question et que son cabinet lui a conseillé de "continuer comme avant, ni plus, ni moins". Il est vrai qu'Actes Sud a touché plutôt moins en 2017 qu'en 2016, année particulièrement faste pour la maison d'édition qui avait alors reçu 264.167 euros du CNL. Cette manne recouvrait toutefois un versement exceptionnel de 114.699 euros pour la numérisation de son catalogue, auquel un éditeur ne peut prétendre tous les ans.

Dans l'entourage de Françoise Nyssen, on insiste sur la bonne foi de la ministre, qui a échangé pendant un an sur la question avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Interrogée par Mariannece vendredi 13 juillet, la ministre a assumé le versement d'aides publiques à Actes Sud, en affirmant que son ex-maison d'édition n'était pas mieux servie que les autres : "Oui, Actes Sud bénéficie d’aides, tout comme bien d’autres maisons d’édition, et plutôt bien inférieures aux montants d’autres maisons ! Mais quoi qu’il en soit, je ne m’occupe plus d’Actes Sud". En 2017, l'éditeur arlésien a tout de même été le huitième plus grand bénéficiaire des aides du CNL.

En creux, la ministre a également tourné en dérision sa perte de tutelle sur le milieu de l'édition, en suggérant qu'avoir des intérêts dans ce monde est inévitable après une vie consacrée aux livres : " J’ai consacré quarante années de ma vie à la culture. Et dans tellement de domaines qu’on aurait pu me dessaisir d’autres secteurs aussi !". Interrogée par le site spécialisé ActuaLitté trois jours plus tôt, Françoise Nyssen a de la même façon insisté sur l'incongruité d'une telle décision, qui aboutit à faire de son point fort - la connaissance du milieu de l'édition - un handicap : "C’est une évidence que l’on conserve des liens. C’est logique pour toute personne venant de la société civile et particulièrement dans mon cas : on peut se douter que tout ne disparaît pas du jour au lendemain. (…) C’est pour cette raison - quarante années de travail dans le privé ou l’associatif - que l’on est venu me chercher".

Ce paradoxe, qui veut que la ministre soit privée du secteur qu'elle connaît le mieux, est également pointé par Guillaume Fraissard, chef du service Culture du Monde, dans une chronique publiée ce vendredi. " C’est un peu comme si le ministère des Armées perdait la main sur la marine ou si l’agriculture voyait le secteur laitier lui échapper… Impensable". C'est vrai. Mais la ministre avait une solution toute trouvée pour éviter de se retrouver dans cette situation poisseuse : vendre définitivement ses parts dans la société qu'elle a si longtemps dirigée, sans y conserver le moindre intérêt. Elle n'a manifestement pas pu s'y résoudre.

Source: Marianne

21 avril 2018

Don de livres d'écrivains pour les victimes incendies de Tathra

don livre australie

La légende littéraire Jackie French, samedi, fera don de 200 de ses livres pour aider à réapprovisionner les bibliothèques des résidents de Tathra qui ont perdu leurs maisons dans le feu de brousse du mois dernier. Elle n'est pas la seule, avec les auteurs de Canberra et la communauté en général à faire don de nouveaux livres pour le livre Love Love for Tathra organisé par l'auteur de la côte sud, Melissa Pouliot.

«Tathra a perdu environ 70 maisons, si nous estimons que dans chaque maison il y a vait 100 livres - j'en ai beaucoup plus que ça - c'est environ 7 000 livres de notre petite communauté», a déclaré Melissa.

Les livres récoltés seront distribués à l’Hôtel East, ce samedi.

«Les auteurs individuels ont été incroyablement généreux: l'une des premières boîtes à arriver a été 50 livres pour enfants d'un auteur basé à Washington, heureusement relativement indemne, même si nous savons tous à quel point nous sommes arrivés à la perdre. dit-elle.

"Puis Jackie French, l'une de mes Australiennes préférées, qui fait don de plus de 200 livres à Tathra, ainsi qu'un nombre croissant d'auteurs de Canberra qui contribuent, Jackie est si incroyablement humble. 

Parmi les autres auteurs qui ont donné des livres, mentionnons LJM Owen, Craig Cormick, Robert Macklin, Jack Heath, Anna Snoekstra, Robyn Cadwallader, Kerry Malone, Cate Whittle et Tania McCartney.

Source: The Sydney Morning Herald

9 novembre 2017

Une websérie événement de la Charte

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Forte du succès de la campagne  d'affichage "Dans la peau d'un auteur jeunesse" (plus de renseignement en cliquant ici), la Charte récidive avec une websérie ! Fidèle à ses principes de communication, l’humour et la pédagogie, la Charte montre sans fard la réalité des créateurs. À la manière de la célèbre émission Zone interdite, la websérie, Dans la peau d’un auteur jeunesse, reprend les codes de la télé : voix off au ton dramatique, musique grandiloquente, propos caricaturaux. À l’arrivée, trois vidéos au ton décalé qui tordent le cou aux idées reçues sur les aspects sociaux et économiques du métier :

  • Riche et célèbre (de la rémunération des auteurs)
  • Libre comme l’air (de la liberté relative de l’artiste auteur)
  • Contrat de confiance (de la négociation avec l’éditeur)

On participait à ce tournage: 

  • Une comédienne de renom, Anne-Elisabeth Blateau : l’héroïne de Scènes de Ménage (M6) affiche son soutien au combat des auteurs en participant bénévolement à la campagne.
  • Un réalisateur habitué des webséries, Clément Vallos. Auteur entre autres du très remarqué La loove, sur France 4.
  • Deux scénaristes, également membres de la Charte, Nicolas Digard et Guillaume Nail

Traditionnellement, c’est fin novembre/début décembre, avec le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, que la littérature jeunesse bénéficie d’une attention forte. La Charte s’appuie sur cette dynamique pour lancer sa campagne :

  • Dès le 9 novembre, teasers photos et vidéos sur Facebook et Twitter.
  • 15 novembre, diffusion de la 1ère vidéo Riche et célèbre
  • 22 novembre, diffusion de la 2e vidéo Libre comme l’air
  • 29 novembre, diffusion de la 3e vidéo Contrat de confiance le jour inaugural du SLPJ de Montreuil.

Source:  La Chartre des auteurs et illustrateurs jeunesse.

24 juin 2017

Des livres comme des petits pains

Lire c'est partir

En ce dimanche d'un week-end prolongé de printemps, les petits parisiens du XVIIIe arrondissement se bousculent dans la bibliothèque Jacqueline-de-Romilly pour accéder aux piles de livres qui s'entassent sur le stand de Lire c'est partir, dans le cadre du Salon du livre jeunesse solidaire. Difficile de se frayer un chemin jusqu'aux ouvrages, tant les enfants se jettent dessus. Sans attendre, Sophie s'est plongée dans Neige-Blanche et les sept géants. Paul fait la queue pour faire dédicacer son exemplaire de L'Apprenti mousquetairepar son illustrateur. «Monsieur, je n'ai que deux euros, je reviens avec 40 centimes pour en avoir un troisième!». À 80 centimes d'euro pièce, c'est une aubaine. Dans les foyers de ce quartier à quelques encablures du périphérique, à la frontière de Saint-Ouen, une banlieue défavorisée, Vincent Safrat a fait plus d'un heureux.  chaque salon, environ 2 000 exemplaires s'arrachent. Cet éditeur qui fraye peu avec le milieu littéraire germanopratin a ainsi vendu 2,5 millions de livres en 2016. Le secret de ce trublion de l'édition? Son prix unique défiant toute concurrence, le prix moyen d'un ouvrage jeunesse étant de 7 euros. Ce qui ressemble à un tour de force relève pour lui d'une équation très simple: «60 % du prix d'un livre sert à la distribution.» En se passant des circuits traditionnels et en assurant lui-même la distribution, Vincent Safrat fait chuter drastiquement ses frais. L'impression? Elle coûte 30 centimes pour des livres de poche à couverture souple de moins de 160 pages… Quant à la marge de l'éditeur (15 % en moyenne), elle est inexistante chez Lire c'est partir. Car pour le fondateur de l'association, «tout bénéfice est une escroquerie».

Étrange personnage que ce thaumaturge des lettres qui vend les livres comme des petits pains, au prix du pain. C'est que, pour cet autodidacte d'une banlieue de l'Essonne, la lecture, découverte sur le tard avec L'Éducation sentimentalede Flaubert, a été une véritable révélation. «J'ai l'impression que la lecture peut remplacer les études. D'où mon idée de faire lire ceux qui ne lisent pas.» Après une première expérience dans l'édition, Vincent Safrat commence en 1992 à faire quotidiennement la tournée des maisons d'édition pour récupérer leurs invendus destinés à être détruits. Et les distribue gratuitement tous les week-ends en porte-à-porte dans les cités.«Les remerciements des parents pour leurs enfants me frappent alors. Pour eux, les livres sont synonymes de réussite à l'école.»

Malgré le soutien de certains grands noms du milieu, comme Robert Laffont, les éditeurs demeurent difficiles à convaincre. Quand, en 1998, un ami soldeur lui explique qu'un livre de poche ne coûte guère qu'un franc à fabriquer, Vincent Safrat n'hésite pas une seconde et décide d'imprimer lui-même ses ouvrages. Ce RMiste prend alors le risque de commander 400 000 exemplaires qu'il doit écouler en quatre mois. «Un imprimeur m'a fait confiance et n'a pas eu à le regretter: je n'ai pas eu de retard de paiement!» se souvient l'audacieux entrepreneur. Deuxième déclic lorsqu'il réalise que les écoles manquent de moyens pour s'équiper: elles seront son principal circuit de vente. Il a l'ingénieuse idée, pour contacter les enseignants, de passer par les inspecteurs de l'Éducation nationale, qui, séduits par l'idée, se montrent très coopératifs. Libre aux écoles d'acheter des ouvrages pour leurs élèves ou d'organiser des ventes ouvertes aux parents.

En permanence sur les routes de France, cet entrepreneur hors normes livre lui-même ses cartons pendant cinq ans dans les zones défavorisées, urbaines ou rurales, bénévolement. Ses auteurs, eux, y trouvent leur compte grâce à des tirages importants. Car les œuvres originales, «souvent plus faciles d'accès» (la majorité du catalogue de 130 titres) sont privilégiées par rapport aux classiques libres de droits, qui coûteraient pourtant moins cher.

Non content de son impact social, Vincent Safrat organise aussi des ateliers pour enfants autour d'un ouvrage dans la Cité rose, dans le XIXe arrondissement de Paris, sur le site d'un de ses dépôts ouverts au public. «Il a révolutionné l'économie du marché, car il raisonne autrement», dit de lui, fasciné, l'écrivain Alexandre Jardin, cofondateur de l'association Lire et faire lire. Aujourd'hui, alors que l'association tourne avec douze personnes et six camionnettes, Vincent Safrat se verse enfin un salaire. Sans jamais avoir demandé la moindre subvention aux pouvoirs publics.

Source: Le Figaro

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13 janvier 2016

Don de 10 000 £ de James Patterson pour les librairies britanniques touchées par les innondations

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L'écrivain de Best-seller de James Patterson donne 5.000 £ à  deux libriairies innonnondées au mois de décembre  The Book Case à Hebden Bridge près de Leeds (Grande Bretagne) et The New Bookshop à Cockermouth.

Kate Claughan, le propriétaire de The Book Case, remercie "le grand homme" Patterson pour le don, tandis que The New Bookshop a tweeté que le £ 5,000 signifiera qu'il "refaire la section du livre pour  enfants très spécial à nouveau quand nous rouvrirons plus tard cette année". 

"Nous avons été submergés par le soutien que nous avons reçu depuis le Boxing Day de toutes les sections de l'industrie du livre," écrit Claughan sur Facebook,détaillant comment le déluge "complètement anéanti" sa boutique avec de l'eau de plus de cinq pieds de profondeur. 

Source: The Guardian

12 juillet 2015

Des livres pour financer des travaux au Prieuré

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Le livre Le Prieuré Clunisien de Charolles, écrit et édité par Suzy et Jacques Plat, et paru en décembre 2014, est ce qu’on appelle un bel ouvrage. En 184 pages et 138 illustrations en couleur, Il retrace l’histoire du Prieuré de Charolles, allant du Xe au XVIIIe siècle. Ses origines clunisiennes et les vestiges archéologiques, ainsi que la restauration suivie de la transformation du Prieuré en musée. Suzy et Jacques Plat ont souhaité faire don de 400 exemplaires de leur livre à la municipalité de Charolles. Ainsi, mardi, dans la salle des conseils de l’Hôtel-de-Ville, une convention a été signée entre le maire, Pierre Berthier, et Suzy et Jacques Plat, en présence de Jean Drevon, maire honoraire de Charolles, de Mme Terrier, en charge de la commission culture, et d’invités.

Cette convention stipule notamment que le montant des recettes, perçues par la vente de ce livre, entrera dans le financement prévu pour la réfection de la façade est du Prieuré, conformément à ce qui avait été annoncé en décembre 2014.Réfection de la façade est “Le Prieuré Clunisien de Charolles” est en vente à Charolles : au musée du Prieuré, à l’office de tourisme, à la Maison de la Presse et à la librairie papeterie Le Parchemin au prix de 36 €.

Source:  Le jsl

10 septembre 2014

75 livres de la rentrée littéraire disponibles pour les personnes aveugles ou malvoyantes

Bibliothèque Numérique Francophone Accessible

La Bibliothèque Numérique Francophone Accessible (BNFA) a mis en ligne 75 livres au format numérique pour les personnes atteintes de déficience visuelle. Les personnes handicapées peuvent donc lire les derniers titres de la rentrée littéraire publiés par exemple par : Gallimard, Albin Michel, Grasset etc. Ces ouvrages peuvent être lus en braille grâce à des appareils spécialisés, en gros caractères sur écran et peuvent aussi être écoutés grâce à une voix de synthèse. D’autres livres suivront dans les prochaines semaines avec pour objectif de rendre accessibles autant de livres que possible parmi les 607 qui arriveront en librairie jusqu’en octobre 2014. Selon la BNFA, 8% des livres disponibles en librairies existent dans une version adaptée aux besoins des aveugles et des malvoyants. L’accès à ces ouvrages est entièrement gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le site et de justifier de son handicap en envoyant par exemple, une carte d’invalidité. Pour accéder à ces contenus, cliquez ici De plus, la BNFA a mis en ligne une sélection de livres pour la jeunesse à l’occasion de la rentrée scolaire. Ces ouvrages les aideront à mieux prendre le cap pour une rentrée réussie.

Source: Idboox

19 septembre 2015

Lucerne aidera des écrivains

Lucerne

La Suisse fait désormaipartie des pays accueillant des écrivains et des journalistes persécutés: dès le mois d’octobre, un atelier-appartement sera à leur disposition à Lucerne («LL» du 24 mai 2014). «Nous avons signé le contrat avec le Réseau international des cités refuges, l’ICORN, en mai dernier», se réjouit Adi Blum, coordinateur du projet pour le DeutschSchweizer PEN Zentrum (DSPZ), la branche alémanique du PEN, une association d’écrivains internationale, apolitique et non gouvernementale. L’hôte des lieux n’a pas encore été choisi: les procédures de sélection sont menées avec le PEN international, qui dispose d’une liste de quelque 800 écrivains et journalistes menacés pour leurs positions politiques dans leur pays.

La ville de Lucerne soutient le projet. Le DSPZ louera les lieux et aidera l’auteur à affronter les problèmes de la vie quotidienne. La personne sera accueillie pendant une année ou deux, et bénéficiera d’une bourse. Elle s’engagera aussi à participer à la vie littéraire suisse. Le DSPZ est en contact avec Genève et Zurich, qui pourraient également devenir des cités refuges, actuellement au nombre de 50. A Genève, la Maison Rousseau et de la littérature prépare un projet de résidences d’artistes.

Source: La Liberté

26 février 2016

Simon & Schuster lance un label pour les enfants musulmans

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La maison d’édition américaine Simon & Schuster a annoncé le 24 février qu’elle lancerait, en 2017, un nouveau label de livres imprimés, Salaam Reads, spécialement destiné aux enfants d’origine musulmane et à leur famille. "Il y a 3,3 millions de musulmans aux Etats-Unis, 1,6 milliard dans le monde, et ils sont bien trop peu représentés sur le marché littéraire", déclare Jon Anderson, directeur de l’édition jeunesse chez Simon & Schuster, dans un communiqué.
Salaam Reads a pour vocation de permettre aux jeunes musulmans de se voir représentés dans des figures positives, à travers des livres et des histoires originales, qui seront entièrement dédiés à leur culture, leur religion, leur quotidien. Simon & Schuster affirme que ce label parlera aussi bien aux enfants, avec la publication de livres illustrés, qu’aux adolescents avec des titres young adult. L’ambition de l’éditeur américain avec cette nouvelle marque réside également dans le fait de "proposer des livres qui soient enrichissants pour une large audience non musulmane", dans l'idée de faire mieux connaître cette religion aux enfants. Simon & Schuster s'est fixé l'objectif de 9 publications pour chaque tranche d’âge, chaque année. 

Source: Livres hebdo

21 janvier 2012

Documentaire: Atlas plus

atlas-plus Auteur: Stéphane Batigne

 Illustratrices:  Amandine Labarre,Lucie Rioland et Lise Herzog

Editeur: Milan

Nombre de pages:  36

Date de sortie : 21 mars 2012

ISBN: 978-2-7459-5268-4

Prix:  17,90 €

Présentation du livre

Un atlas visuel en grand format pour découvrir le monde : géographie, économie, on y retrouve les grandes thématiques d’un atlas classique mais aussi l’essentiel sur la nature, la culture, la vie des hommes. Mais cet atlas n’est pas un livre comme les autres : il devient interactif avec un iPhone ou un iPod Touch ! Téléchargez l’application « Atlas plus Wapiti nature » dans l’App Store. Posez l’appareil sur le livre : comme par magie, l’extrait de la page sur laquelle il est posé apparaît à l’écran. Choisissez le sujet qui vous intéresse en l’effleurant du doigt : photos, vidéos, animations, infos surgissent à l’écran…

 

16 mars 2018

Le livre numérique en bibliothèque

livres numériques biblio

En janvier 2018, Prêt numérique en bibliothèque (PNB), dispositif par lequel les bibliothèques peuvent, sous forme contractuelle, acheter aux éditeurs des livres numériques et les prêter à leurs usagers, comptait 157 réseaux de lecture publique clients, soit plus de 3 900 établissements. Ces données font partie de la synthese annuelle publiée vendredi 16 mars par le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture, basée sur les chiffres fournis par Dilicom, l’opérateur technique de PNB faisant l'interface entre éditeurs, libraires et bibliothèques. Ce chiffre est en augmentation puisque seuls 117 réseaux étaient raccordés en mars 2017, date de la précédente enquête. 146 réseaux se trouvent en France, répartis entre 79 réseaux municipaux, 42 intercommunaux et 24 départementaux auxquels s’ajoute l’Institut français. Les autres réseaux se trouvent en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et à Monaco.

Le nombre d’éditeurs présents dans PNB, quant à lui, est passé de 1097 en mars 2017, à 1 248 en janvier 2018. Le Service du livre et de la lecture estime cependant qu’après un travail de dédoublonnage des marques éditoriales, le nombre d’éditeurs présents dans PNB peut être estimé à 960. L’ensemble des titres disponibles pour les collectivités locales représente 55,3% des titres disponibles pour le grand public, 66,2% si on tient compte uniquement des éditeurs présents dans PNB. Cette proportion est relativement stable depuis deux ans. En 2016, l’offre éditoriale aux collectivités était constituée de 106 216 titres sur les 207 999 titres proposés aux particuliers. Les nouveautés représentent 10% des titres disponibles dans PNB. L’offre éditoriale se répartit entre 49,8% pour la littérature générale, 37,5% pour les documentaires, 2,4% pour la bande dessinée et 5,8% pour la jeunesse. 

Le nombre d’acquisitions par les bibliothèques a connu une nette augmentation, passant de 39 066 acquisitions en 2016 à 47 471 en 2017. La répartition par catégories éditoriales des achats par les bibliothèques diffère nettement de celle de l’offre disponible dans PNB : en 2017, elles ont porté à 73,7% sur la littérature générale, 10% sur les documentaires, 3,2% sur la jeunesse. 64,4% des achats concernent les nouveautés. Les prêts par les usagers ont connu une très forte hausse entre un an, passant de 342 088 prêts en 2017 à 620 136 en 2017, soit 81% d’augmentation. Près de 45% des emprunts portent sur les nouveautés. La répartition des emprunts par catégories éditoriales diffère elle aussi de celles de l’offre du catalogue PNB et des acquisitions des bibliothèques. 81,4% des emprunts concernent la littérature générale, 6,8% les documentaires, 3,6% la bande dessinée, 5,2% la jeunesse.

Source: Livres Hebdo
23 février 2024

Au Québec, des livres prescrits à l'hôpital pour se soigner

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Prescrire un livre en guise de remède. L’idée peut paraître idéaliste, et pourtant elle ne découle pas d’un récit utopique. Le CHU de Québec a lancé début février la deuxième phase de son projet pilote en partenariat avec la bibliothèque de Québec. L’idée est simple : proposer, en complément d’une démarche médicale, des suggestions de lectures adaptées à la situation médicale du patient. Une façon d’aller plus loin dans l’accompagnement et d’aider les patients à se repérer dans la grande quantité de livres spécialisés.

Pour faciliter la démarche des médecins, le CHU a réalisé une sélection préalable de 45 ouvrages dans un carnet nommé “remèdes littéraires”. À l’issue d’une consultation médicale, le patient reçoit, en plus d’une prescription classique, le carnet où sont cochées les propositions de lecture. Il peut ensuite se rendre en bibliothèque pour retrouver les titres.

La sélection a été découpée en quatre grands domaines : nutrition, pédiatrie, psychologie et “soins spirituels”. On y retrouve des ouvrages didactiques et des conseils comme :

  • Oscar et la dame rose d'Éric-Emmanuel Schmitt,
  • Le monde d'Éloi – Une histoire sur... l'autisme de Sophie Martel,
  • Sauver la planète une bouchée à la fois – Trucs et conseils de Bernard Lavallée,
  • Le Guerrier pacifique, de Dan Millman,
  • Le Fou – À la découverte du monde invisible, Lucie Mandeville et Christine Michaud  (pour découvrir les autres livres proposés, consultez le catalogue en cliquant ici).

Le CHU précise que la lecture de ces ouvrages n’est pas un substitut au diagnostic, au traitement ou à la prestation de services par un professionnel de la santé.

La Maison de la littérature ainsi que les bibliothèques Marie-Claire-Blais, Saint-Albert, Monique-Corriveau, Collège-des-Jésuites et Gabrielle-Roy prennent part à ce projet puisqu'elles sont situées à proximité de certains centres de soins du CHU.

22 février 2024

Déboutement des auteurs dans le procès contre OpenAI en Californie

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Un juge californien a partiellement rejeté les plaintes de plusieurs auteurs contre OpenAI, la société à l’origine de la création de ChatGPT. Les auteurs réclament justice autour de six réclamations :

  • violation directe du droit d’auteur,
  • infraction indirecte,
  • violation du Digital Millennium Copyright Act (DMCA) en supprimant les informations de gestion des droits d’auteur,
  • concurrence déloyale,
  • négligence,
  • enrichissement sans cause.

OpenAI a demandé le rejet de tous les chefs d’accusation, à l’exception de la principale plainte : la violation directe du droit d’auteur.

Le juge a rejeté les plaintes pour violation indirecte du droit d’auteur, violations du DMCA, négligence et enrichissement sans cause.

Le tribunal n’a pas rejeté les allégations des plaignants concernant des pratiques commerciales illégales et des comportements frauduleux liés à une concurrence déloyale. Donc, il confirme, l’allégation de concurrence déloyale selon laquelle OpenAI n’avait pas demandé leur autorisation pour utiliser leur travail à des fins commerciales.

Les auteurs ont jusqu’au mois de mars pour déposer une plainte modifiée. D’autres procès sont en cours dans d’autres États américains, mettant en cause OpenAI mais aussi l’IA de Meta LLAMA2.

Source : Idboox

21 février 2024

Amélie Nothomb, présidente du Grand prix poésie RATP 2024

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Pour ses dix ans, le Grand prix poésie de la RATP, concours d'écriture poétique, sera présidé par la romancière Amélie Nothomb« figure incontournable du paysage éditorial français, icône des rentrées littéraires depuis plus de 30 ans », indique le réseau de transports dans un communiqué.

Destiné à révéler les poètes amateurs, le concours est ouvert à tous. Quel que soit leur âge, Franciliens et Français pourront donc, dès le 27 février et jusqu’au 1ᵉʳ avril, déposer leurs poèmes sur le site de la RATP dans les catégories « Enfants », « Jeunes » ou « Adultes ». Les poèmes des dix lauréats, sélectionnés par la présidente du prix et un jury de passionnés, seront affichés du 19 juin au 31 juillet sur les lignes de métro et de RER de la capitale, et accessibles à plus de six millions de lecteurs. 

Cette année encore, le champ de création est totalement libre pour les poètes en herbe. Toutes les formes poétiques et toutes les tailles (jusqu’à 14 lignes) sont acceptées. Le public sera également convié, début avril, à voter pour élire son poème préféré.

Depuis la parution de son premier roman Hygiène de l’assassin (Albin Michel) en 1992, Amélie Nothomb a enchaîné les succès et conquis le grand public. Véritable star des rentrées littéraires, « la dame au chapeau » a présenté en 2023 Psychopompe (Albin Michel), récit autobiographique dans lequel morts et vivants se rencontrent.

Source : Livres Hebdo

11 janvier 2024

Une victoire majeure dans un procès contre la censure de livres jeneusse en Floride

Interdiction livre Jeunesse Floride

Un juge fédéral a rejeté une requête visant à rejeter un procès alléguant que le district scolaire du comté d'Escambia (Floride) avait violé le droit à la liberté d'expression en supprimant et en restreignant les livres de la bibliothèque scolaire. Le procès, intenté par PEN America, Penguin Random House, cinq auteurs et sept parents du comté d'Escambia, demande que tous les livres de bibliothèque contestés et interdits soient remis sur les étagères des bibliothèques.

Lors d'une audience mercredi au palais de justice fédéral de Pensacola, le juge de district américain T. Kent Wetherell II a entendu les arguments des deux parties sur les raisons pour lesquelles l'affaire devrait ou ne devrait pas être rejetée. Wetherell, expliquant sa décision de laisser l'affaire avancer, a déclaré que même si le conseil scolaire se réserve le pouvoir de retirer des livres du district pour des raisons légitimes, il ne peut pas les retirer parce qu'ils ne correspondent pas à leurs croyances morales. Même si la bibliothèque scolaire doit être diversifiée sur le « marché des idées », c'est en fin de compte aux parents de décider ce qui est approprié pour leur propre famille, a-t-il déclaré. 

Les écoles publiques du comté d'Escambia et le conseil scolaire du comté d'Escambia ont 28 jours pour déposer une réponse à la décision du juge. La décision de Wetherell signifie que l'affaire peut avancer vers un éventuel procès devant jury. Les plaignants ont demandé une injonction exigeant que le district scolaire restitue les livres retirés aux bibliothèques et l'empêche de retirer et/ou de restreindre l'accès aux « livres ciblés ». Les plaignants demandent également le remboursement des frais de justice, des honoraires raisonnables d'avocat et d'autres dépenses.

Parmi les plaignants figurent George Johnson, l'auteur de « All Boys Aren't Blue » et Kyle Lukoff, auteur de « When Aidan Became a Brother », qui étaient tous deux des défis littéraires très controversés dans le comté d'Escambia. Les deux ont finalement été retirés de toutes les bibliothèques de district en février par le conseil scolaire.

Le procès allègue que le district scolaire du comté d'Escambia a décidé d'exclure certaines idées de ses bibliothèques scolaires en supprimant ou en restreignant les livres pour des périodes de temps indéterminées. Le procès est le premier du genre à contester la censure illégale, selon le site Internet de PEN America. Le procès affirme non seulement que les étudiants sont limités dans leur exposition à divers points de vue, mais affirme également que l'ECPS viole les premier et 14e amendements.

Le 14e amendement interdit à un gouvernement de refuser à toute personne relevant de sa juridiction l'égale protection de la loi. Wetherell a déclaré que PEN America pouvait aller de l'avant avec la revendication du premier amendement, mais a déclaré que la revendication du 14e amendement n'était pas applicable.

Lors d'une conférence de presse tenue après la décision du juge, Katie Blankenship, directrice du PEN America Florida, a déclaré : « Dans l'ensemble, pour le cas du comté d'Escambia aujourd'hui, il s'agit d'une victoire majeure. C'est une victoire majeure pour les étudiants d'Escambia. Comté. C'est une victoire majeure pour les professionnels embauchés et les spécialistes des médias pour déterminer quels livres sont adaptés à l'âge et les meilleurs pour nos enfants, et c'est un bon jour pour la Constitution et la démocratie. Nous sommes donc vraiment ravis de voir cela notre plainte va continuer comme elle devrait l'être."

Une enseignante du comté d'Escambia régulièrement mentionnée nommément dans le procès est Vicki Baggett, qui est responsable des premiers défis de plus de 100 livres en 2022. Les critiques de Baggett sont citées dans le procès, y compris ses demandes de retrait de livres parce que sur la base de leur « introduction LGBTQ », « l'agenda LGBTQ », « le contenu LGBTQ » et « l'anti-blancheur ». Dans plusieurs cas, le conseil d'administration s'est rangé du côté de sa recommandation en supprimant le livre.

Le procès note également que sur les 154 livres qui ont été supprimés ou restreints, environ 60 % abordent des thèmes liés à la race ou à l'identité LGBTQ, ou mettent en vedette des personnages importants non blancs et/ou LGBTQ.

"Les livres contestés qui reconnaissent simplement l'existence de relations homosexuelles ou de personnes transgenres sont soumis à un accès restreint pendant la période de révision - souvent indéfinie -", indique le procès.

Le procès affirme que la Floride est devenue l'épicentre de ces efforts de suppression, avec plus de 500 livres supprimés définitivement ou temporairement d'ici juin 2022, avec le comté d'Escambia au cœur. Dans une requête de 36 pages demandant que l'affaire soit rejetée , le district scolaire a fait valoir qu'il avait le pouvoir de décider quels livres seraient autorisés dans les écoles et qu'une nouvelle loi de l'État – la Florida HB 1069, qui établit des pratiques et des politiques à l'échelle de l'État concernant le contenu des livres de la bibliothèque scolaire – contribue à la protéger des allégations.

Une partie de ce qui a donné le feu vert à PEN America pour aller de l'avant avec l'affaire était son affirmation selon laquelle des enfants étaient intéressés à découvrir certains des titres restreints dont l'accès avait été refusé. Cependant, à mesure que l'affaire progresse, Wetherell a averti que les enfants allégués dans le procès devront, sous serment, soutenir ces allégations. 

Wetherell s'est dit sceptique quant au fait que lorsqu'un enfant de 7 ans prendra la parole, il pourra dire qu'il cherchait à lire un livre sur les arrangements familiaux non traditionnels – contrairement à ce que ses parents lui suggèrent de le lire – comme le prétend le procès. .

Les avocats de PEN America ont déclaré que les parents plaignants étaient « pleinement conscients » qu’ils devraient prouver que leurs enfants étaient réellement intéressés à lire les livres avant de s’inscrire.

Wetherell a déclaré que les seuls livres dont l'accès aux étudiants devrait être restreint pendant leur examen sont ceux à contenu sexuel, et le district scolaire n'a pas suivi ses propres politiques. Le reste des livres qui ne sont pas pornographiques mais qui entrent dans la catégorie « éveillé » devraient toujours être disponibles pour que les étudiants puissent les consulter pendant leur évaluation, a-t-il déclaré.

Étant donné que le délai du processus d’évaluation n’est pas précisé dans la politique du conseil scolaire, les livres soumis à l’évaluation finissent au « purgatoire ».

Wetherell a déclaré qu'il espérait que les deux parties puissent travailler ensemble pour remettre les livres non sexuels sur les étagères des écoles et des élèves. 

Les procureurs du district scolaire ont prévenu que le district scolaire allait « foncer tête première » sur le HB 1069 si le groupe de PEN America obtenait son souhait de remettre dans les rayons tous les livres interdits et restreints. La loi, entrée en vigueur le 1er juillet, établit des pratiques et des politiques à l’échelle de l’État concernant le contenu des livres des bibliothèques scolaires et vise à interdire les documents contenant un « comportement sexuel ».

Les avocats de PEN America ont fait valoir que les livres à caractère sexuel ne sont pas intrinsèquement considérés comme « nuisibles aux mineurs », ce qui est l’un des critères pour qu’un livre soit considéré comme pornographique.

Wetherell semble être d'accord, notant qu'il y a une différence entre le sujet du viol abordé dans "To Kill A Mockingbird", un classique de la littérature américaine moderne au mérite important, et un livre sur la façon de pratiquer le sexe oral.  

Source : Pensacola News Journal

5 février 2024

L'écrivain australien Yang Jun condamné "à mort avec sursis" en Chine

Condanation mort Yang Jun Chine

L'écrivain et universitaire australien Yang Jun, emprisonné en Chine depuis 2019 pour des accusations d'espionnage qu'il conteste, a été condamné à mort avec sursis dans ce pays, a annoncé, lundi 5 février, l'Australie qui a exprimé sa consternation.

"Le gouvernement australien est effaré par cette décision", a indiqué la ministre des Affaires étrangères Penny Wong lors d'une conférence de presse, soulignant que Canberra réagirait "dans les termes les plus forts".

Yang Jun, né en Chine en 1965, a été jugé à huis clos en 2021. Ce procès, pour lequel aucun verdict n'avait été rendu public, a été vivement critiqué par les défenseurs des droits humains. L'écrivain, également connu sous le nom de Yang Hengjun, avait affirmé en mai 2021 avoir été torturé dans un lieu tenu secret pendant sa détention, craignant que des aveux forcés ne soient utilisés contre lui. Pékin avait rejeté ces accusations.  En août 2023, Yang Jun avait dit craindre pour sa vie en détention en raison d'un gros kyste sur un rein.

Penny Wong a précisé lundi que Canberra avait convoqué l'ambassadeur de Chine en Australie.

"Je tiens à souligner la détresse aiguë que le Dr Yang et sa famille doivent ressentir aujourd'hui, après des années d'incertitude", a déclaré la ministre.

"Tous les Australiens souhaitent que le Dr Yang puisse retrouver sa famille", a souligné Penny Wong.

Domicilié aux États-Unis, Yang Jun avait été arrêté lors d'un retour en Chine en janvier 2019. Il est l'auteur d'une série de romans d'espionnage ainsi qu'un blog populaire en langue chinoise. Cette condamnation, qui n'a pas immédiatement été confirmée par Pékin, intervient à un moment où les relations sino-australiennes apparaissaient en voie d'amélioration, avec notamment la libération en octobre dernier du journaliste australien Cheng Lei, également emprisonné en Chine pour des accusations d'espionnage. 

Source : France 24

3 février 2024

Retrait de la vente d'un ouvrage de Planeta pour avoir créé sa couverture avec l'intelligence artificielle

Couverture IA

Une nouvelle controverse liée à l’utilisation de programmes d’intelligence artificielle (IA) pour créer des images secoue aujourd’hui le monde de l’illustration et, accessoirement, également le secteur de l’édition. Cette fois en couverture de l'édition espagnole du roman historique Jeanne d'Arc, de Katherine J. Chen, publié par Destino, le label du groupe Planeta. Plusieurs librairies ont décidé de retirer le livre de leurs rayons et de le rendre à l'éditeur après mercredi dernier l'illustrateur David López , qui a travaillé pour Marvel et DC en tant que dessinateur de bande dessinée pour les séries Captain Marvel et Catwoman , publiées sur le réseau social X. (anciennement Twitter) un message en huit points censé démontrer que la couverture a été conçue par une IA. Il a pointé, par exemple, un perfectionnisme extrême et des incohérences anatomiques. Contacté par ce journal, Planeta assure que la couverture « a été réalisée par une équipe de designers utilisant des programmes de conception courants qui contiennent depuis longtemps des utilitaires d'IA ».

« Il y a beaucoup de preuves. Toutes les images réalisées par l'IA se ressemblent beaucoup, avec un dessin photoréaliste avec des personnes indescriptibles qui répondent à des canons stricts de beauté : petits nez, pommettes saillantes, cous incroyablement longs et les yeux proviennent de deux personnes différentes. De plus, l'IA a beaucoup de problèmes pour dessiner les parties où les cheveux interagissent avec les oreilles. Le visage a une finition très parfaite, mais l'arrière-plan est flou et il n'y a aucune trace de coup de pinceau", explique David López à ce journal. "Cela semble injuste et pernicieux pour les artistes qui sont déjà écrasés, nous n'allons pas l'accepter", a déclaré Alberto Haj-Saleh, libraire de Casa Tomada, l'un de ceux qui ont rejoint la cause avec La Llama Store, Nuevo Nueve, LES Editorial, Fandogamia ou La Imprenta, entre autres.

Au-delà de l'appréciation esthétique de la couverture, ce que dénoncent les illustrateurs, c'est la décision de l'éditeur de se passer d'illustrateur pour la réaliser avec une machine . "Vous nuisez au travail de beaucoup de professionnels, vous les précarisez, vous les sous-estimez parce que vous préférez une solution qui n'a aucune cohérence par rapport au travail d'un professionnel", explique Carla Berrocal , une illustratrice qui invite les autres artistes à ne pas le faire. travailler avec le label jusqu'à ce qu'il ne s'engage pas à abandonner cette pratique.

"Que l'un des éditeurs avec le chiffre d'affaires le plus élevé décide de faire réaliser ses couvertures par une IA n'est pas éthique", ajoute Berrocal. López ajoute à ce sujet : « Je peux comprendre qu'une personne s'auto-édite pour le publier sur Amazon, je comprends dans une certaine mesure qu'elle utilise cette méthode, mais un éditeur comme celui-ci, avec un lancement puissant, pourquoi faites-vous que?"

La rédaction de Planeta assure cependant que son département art et design est composé de plus de 30 professionnels : « Derrière toutes nos couvertures il y a et il y aura toujours une équipe humaine de designers et de rédacteurs qui travaillent et supervisent les idées. , conception et réalisation des couvertures.”

L'autre gros problème pointé par les professionnels du secteur est que les images générées par l'IA sont nourries par le travail des illustrateurs . Grâce à un robot (algorithme utilisé pour analyser le code d'un site Web à la recherche d'informations), l'intelligence artificielle collecte toutes les informations publiées sur Internet, à partir des images qu'un illustrateur télécharge sur sa page pour se promouvoir auprès des produits du domaine public. « En plus de la précarité, nous avons un problème juridique, ces images n'ont pas de droit d'auteur. Beaucoup de gens vont devoir quitter la profession », déclare López. Berrocal, qui ajoute qu'il s'agit d'un « plagiat » car il n'a pas le consentement des auteurs et leur travail est copié pour obtenir un gain financier. 

Le dessinateur et animateur David Rubín , nominé quatre fois pour le prix Eisner, avance le même argument : « C'est une façon de s'entraider dans le secteur et de faire pression pour que cela n'arrive pas, ou qu'au moins il y ait un prix pour l'éditeur qui décide de retirer l'IA", a-t-il écrit sur son compte X , célébrant la décision des librairies de retirer le livre.

Quant aux libraires, ils précisent qu’ils ne sont pas contre l’IA et comprennent que c’est un outil comme l’était Photoshop en son temps . Leur principal problème, disent-ils, est l'utilisation non rémunérée du travail des artistes : « L'intelligence artificielle s'est nourrie du travail de milliers d'illustrateurs pour générer des pastiches imparfaits sans payer de droits d'auteur. Pourra-t-on détecter les livres écrits par ChatGPT ? Non, de la même manière que nous ne pourrions pas détecter un roman plagié... mais s'il devenait public qu'il a été plagié, nous le retirerions de notre magasin", déclare Kike García, de La Llama Store . L'édition de Destination de Jeanne d'Arc n'a pas l'auteur de la couverture en première page, comme le fait habituellement l'éditeur, dénonce Haj-Saleh : « C'est difficile d'identifier couverture par couverture, mais si les alarmes se déclenchent et que cela n’a pas d’auteur accrédité, nous ne garderons pas le livre.

Source : El Pais

16 janvier 2024

Nuit Harry Potter dans les librairies françaises et belges

Visuel

Du 1er au 4 février prochains, il y aura des lectures, des jeux-concours, des activités magiques, des animations dans des tonnes de librairies françaises, Luxembourgeoiseet belges.Voici qelques libbrairies  qui participent à cette évenement: le Furet du Nord, La Lison, les Quatre Chemins, The Wizard's Shop à Lille, Cultura Villeneuve-d'Ascq, Alfa BD à Nice, Cultura Nice,  la FNAC à Cagnes, la Librairie Arts et Livres à Grasse, à la librairie Ernster Cloche d'Or à Luxembourg etla librairie La Folie Douce (Sud, Délivrez-vous) àSambreville en Belgique ... Si vous vous connître les autres enseignes y participant en cliquant ici pour accéder à la carte.

La Nuit des Livres Harry Potter ne se contente pas d’organiser plein d’activités trop chouettes ! Comme il est désormais de coutume, l’évènement va permettre à d'heureux gagnants de remporter des billets pour un voyage à Londres et, bien sûr, visiter les studios Harry Potter !Une belle occasion de s’immerger dans l’univers de Poudlard, né de l’imagination de l’autrice J.K. Rowling. Recherche de passages secrets, dessin d’une carte de maraudeur, quiz, parcours dans un labyrinthe… Mais également un kit pour recréer le passage vers la voie 9 ¾ , un buffet et bien plus encore !

 Selon la Gazette du Sorcier, voici le déroulé du concours : "Gallimard Jeunesse fournira aux libraires en ayant fait la demande un quiz officiel pour organiser le Grand Tournoi de la Nuit des Livres Harry Potter. Celui-ci permettra, dans chaque librairie participante, de sélectionner 2 gagnants qui remporteront un exemplaire du livre « Une année de magie ». Ensuite, l’éditeur choisira 20 librairies sur base de leur dossier (décorations, animations, costumes des participants…). Les 2 gagnants du quiz dans ces librairies, ainsi que le ou la librairie, seront invités à Paris le 15 juin prochain pour participer à la Grande finale, qui consistera en un nouveau quiz de 28 questions. A l’issue de celui-ci, la meilleure équipe remportera, pour chacun de ses membres, un voyage à Londres pour deux personnes et deux entrées pour le Studio Tour Harry Potter."

25 décembre 2023

Aux ux Etats-Unis, 3.362 livres interdits et retirés des écoles, facs et bibliothèques

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Aux Etats-Unis, la censure des livres n'a jamais été aussi importante. Au cours de l'année scolaire 2022-2023, plus de 3.000 titres ont été retirés des bibliothèques scolaires, universitaires, mais aussi des établissements publics. Une tendance qui inquiète au pays de la liberté d'expression. A la manoeuvre, on retrouve un groupe ultra conservateur, Moms for Liberty. Des mères de familles qui ne veulent pas que leurs enfants soient exposés à des ouvrages qu’elles jugent pornographiques. Elles font donc pression sur les districts scolaires pour faire interdire les titres qui les dérangent. C’est quasiment devenu systématique, ce qu’explique Déborah Caldwell-Stone, de l’associations des bibliothécaires américains.

 "Nos données montrent que 40% des demandes de censure concernent plus d’une centaine de titres à chaque fois", lance-t-elle

Les ouvrages les plus censurés parlent de race, de genre ou d’orientation sexuelle. Les Moms for Liberty sont souvent soutenues par les dirigeants des états républicains. Mais la censure est une arme utilisée quelle que soit le bord politique, comme le rappelle Nadine Strossen, juriste et militante de la liberté d’expression.

"La vérité, c’est que la gauche et la droite essayent de supprimer les discours et les idées avec lesquels elles ne sont pas d’accord",  affirme-t-elle.

Là où les conservateurs légifèrent, les progressistes tendance woke agissent en amont via l’autocensure, la réécriture, ou l’intimidation. Le résultat est le même : la liberté d’expression est en danger aux Etats-Unis.

Source : Europe 1

2 janvier 2024

« Le voyage de Shuna », traduit en France après 40 ans

« Le voyage de Shuna »

Le réalisateur japonais Hayao Miyazaki a publié «Le voyage de Shuna», une fable inspirée d’un conte folklorique tibétain, en 1983. Quarante ans plus tard, elle est pour la première fois traduite en France aux éditions Sarbacane… Un événement et un petit bijou d’album. Non, ce n’est pas le livre tiré du film d’animation Le garçon et le héron . Ni un manga. Le voyage de Shuna s’apparente plutôt à un récit illustré, ce que les Japonais nomment emonogatari. Il s’agit surtout d’une pépite signée Hayao Miyazaki, publiée en 1983 au Japon, pour la première fois traduite en français.

"Et c’est déjà un succès en librairie.  Nous sommes déjà à plus de 100 000 exemplaires vendus. C’est énorme  ", s’étonne encore Frédéric Lavabre, fondateur et directeur des éditions Sarbacane. 

Pourquoi le studio Ghibli a choisi Sarbacane pour sa version française ?  C’est un mystère… admet Frédéric Lavabre. Mais c’est surtout un honneur, et un joli signe, de publier un monstre sacré l’année de nos 20 ans.  Une grande responsabilité, aussi. Le résultat est un bel objet livre qui capte le regard avant même sa prise en main et qui se lit à la japonaise, de droite à gauche, et de haut en bas. 

Le voyage de Shuna est aussi  l’adaptation visuelle , selon les mots de Miyazaki, du conte folklorique tibétain Le prince qui fut changé en chien, une histoire à la fois étrange et lumineuse. Celle de Shuna, le prince d’une contrée pauvre, qui décide de partir en quête d’une graine miraculeuse pour ne plus voir son peuple souffrir de la faim. La graine proviendrait d’un pays lointain, à l’Ouest, d’où personne ne revient… L’aventure, les épreuves et les rencontres rythment ce voyage initiatique et fantastique qui se déroule dans des décors à l’aquarelle somptueux.  Toutes les questions que la fable aborde – l’écologie, le rapport au pouvoir, l’esclavagisme – sont complètement actuelles et ça, c’est troublant , remarque l’éditeur, en rappelant que Miyazaki l’a publiée il y a quarante ans.

 Source : Ouest France

14 décembre 2023

Prix Nansen 2023 pour les réfugiés : Abdullahi Mire, l’homme aux 100 000 livres

Prix Nansen 2023 pour les réfugiés

C’est l’histoire d’un ancien réfugié de retour dans son camp, les bras chargés de milliers de livres pour les enfants exilés. L’histoire vraie d’Abdullahi Mire, un journaliste et humanitaire somalien de 36 ans, décoré fin novembre du prestigieux prix Nansen du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui salue chaque année le dévouement d’individus et d’organisations qui œuvrent à leur protection. Le lauréat doit recevoir sa distinction dans la soirée de ce mercredi 13 décembre à Genève, lors d’une cérémonie clôturant le premier jour du Forum mondial sur les réfugiés.

Via son association dirigée par des réfugiés, le Refugee Youth Education Hub, Abdullahi Mire a permis d’offrir une éducation à nombre de jeunes réfugiés dans des camps au Kenya, grâce à l’acheminement de 100 000 livres et à l’ouverture de trois bibliothèques publiques. «Un livre peut changer l’avenir de quelqu’un», a-t-il affirmé lors d’un entretien à l’AFP fin novembre, lorsqu’il a reçu son prix, assurant vouloir que «chaque enfant déplacé ait la possibilité de s’instruire». Il est «la preuve vivante que des solutions innovantes peuvent naître au sein même des communautés déplacées», a assuré de son côté le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi. Fuyant la guerre civile en Somalie, la famille d’Abdullahi Mire est contrainte de se réfugier au Kenya en 1991. Alors âgé de 3 ans, il restera vingt-trois ans de plus dans l’immense camp de Dadaab, l’un des plus grands camps de réfugiés au monde, dans l’est du pays. Construit dans les années 90, ce complexe tentaculaire abrite aujourd’hui près de 370 000 personnes, contre une capacité d’accueil de 90 000, selon l’ONU. Malgré des obstacles de taille, le jeune Abdullahi Mire y mène à bien ses études primaires et secondaires. Jusqu’à décrocher, en 2013, un diplôme en relations publiques et en journalisme, avant de travailler ponctuellement pour l’Agence France Presse. Dans la foulée, Abdullahi Mire rejoint l’Europe et réussit à s’installer en Norvège. Avant de rapidement retourner au Kenya. 

«L’Europe est belle et sûre, mais tout dépend de ce que vous voulez dans la vie, a-t-il déclaré depuis Nairobi à l’AFP. Quelque chose me disait que je pouvais avoir plus d’impact ici qu’à Oslo.» De retour au camp kényan de Dadaab en 2017, cette fois-ci pour un reportage dans une école, une jeune fille demande au journaliste de l’aider à trouver un livre de biologie. Elle veut être médecin. Mais dans son école, il n’y a qu’un manuel de biologie pour quinze élèves. L’ancien réfugié lui achète le livre. «Ce fut le début de ma vocation», poursuit Abdullahi Mire. L’adolescente d’alors est aujourd’hui infirmière stagiaire à la maternité de l’hôpital principal du camp, poursuivant son rêve de devenir médecin. 

Le journaliste décide alors de créer son association Refugee Youth Education Hub pour sensibiliser aux difficultés d’accès à l’éducation pour les réfugiés et obtenir des dons de livres. C’est ainsi qu’il achemine des dizaines de milliers d’ouvrages dans les camps du Kenya. Le programme permet aussi d’aider toujours plus de réfugiés à accéder à l’enseignement supérieur. «Je connais des dizaines de filles qui voulaient devenir enseignantes et qui le sont aujourd’hui, se réjouit Abdullahi Mire. Les livres donnent la possibilité de rêver et de réfléchir à une carrière, à la manière de devenir un meilleur citoyen de ce monde.» Selon un rapport 2023 du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, plus de la moitié des 14,8 millions d’enfants réfugiés dans le monde en âge d’aller à l’école, soit plus de 7 millions, n’y mettent pas les pieds. 

Aux côtés d’Abdullahi Mire, quatre lauréats régionaux – représentant les Amériques, l’Asie-Pacifique, l’Europe et le Moyen-Orient/Afrique du Nord – recevront également la distinction du HCR pour leur travail exceptionnel auprès des réfugiés, des personnes déplacées dans leur pays et des apatrides. Il s’agit d’Elizabeth Moreno Barco, militante défenseuse des communautés affectées par la guerre civile colombienne ; du quatuor Abdullah Habib, Sahat Zia Hero, Salim Khan et Shahida Win pour leur création de contenus sur la minorité des Rohingyas en Birmanie ; du couple polonais Lena Grochowska et Wladyslaw Grochowski pour les hébergements et formations professionnelles qu’ils proposent aux réfugiés ; et enfin d’Asia Al-Mashreqi, directrice d’une fondation ayant fourni une assistance humanitaire à près de 2 millions de personnes au Yémen.

Source : Libération

12 décembre 2023

Succès de vente pour les boîtes à histoires en France

succès Conteuse d'histoires

À l’approche de Noël, la boîte à histoires devient, un peu plus chaque année, une star sous le sapin. Avec plus de 800 000 ventes cette année pour ces petites enceintes audios diffusant contes et chansons pour enfants, le marché actuel pèse désormais 30 millions d’euros avec une croissance de 48% sur trois ans à fin mai. « Lorsque nous avons lancé notre Fabrique à histoires (64,90 euros), l’idée était vraiment d’éloigner à tout prix les enfants des écrans et revenir à la tradition orale du conte », expose Igor Krinbarg co-fondateur de Lunii, la première conteuse sur le marché. Elle collabore depuis maintenant 10 ans avec des maisons d’éditions telles que Gallimard Jeunesse, Nathan Jeunesse ou Larousse pour transmettre un total de 384 contes interactifs aux plus jeunes de 3 à 7 ans. Aujourd’hui selon Igor Krinbarg, Lunii représente 63% des ventes de conteuses sur le marché français avec 1,6 million d’enceintes audio vendues depuis 2016. De nombreuses maisons d’éditions veulent aussi se lancer sur le marché, dont l’École des loisirs avec le récent Max (59,90 euros) sorti le 27 septembre et diffusé à 40 000 exemplaires. Bookinou (64,99 euros), labellisé par l’Éducation nationale, présente des contes des éditions Didier Jeunesse, l’Elan vert et encore une fois l'École des loisirs. Adressée au tout petit, cette boîte est un allié pédagogique pour les 15 000 enseignants qui l’utilisent. Autre exemple, l’enceinte Merlin (84,90 euros), une boite à histoires issue d’un partenariat entre l’éditeur Bayard Jeunesse et Radio France. La conteuse Merlin propose en exclusivité près de 300 contes dont les plus célèbres collections sonores de Bayard comme Petit Ours BrunSamSamMortelle Adèle et de nouveaux contenus importables en continu sans coût supplémentaire. Tout nouvel arrivant et fraîchement sortie de son carton le 8 novembre, la console sans écran Bugali. Elle nécessite des livres adaptés à son support qui, une fois posés, deviennent tactiles et sonores pour une immersion complète. Bugali s’est associée à plusieurs maisons d’éditions telles que Fleurus, Albin Michel Jeunesse ou Kaléidoscope, entre autres.

Toutes ces marques françaises font toutefois face à un adversaire de taille : l’Allemand Tonies avec sa Toniebox (84,99 euros) et ses figurines (14,99 euros) à acheter pour activer chaque comptine. L'entreprise allemande compte plus de 5 millions de conteuses vendues dans le monde et un chiffre d’affaires de 256 millions d’euros en 2022.

Source: Livres Hebdo

2 décembre 2023

Plainte déposée par la fille d'Uderzo pour empêcher la vente d’un dessin d’Astérix à Bruxelles

MILLONBelgique_ Bande-Dessinée-Estimation

La fille du dessinateur Albert Uderzo a déposé plainte pour empêcher la vente d’une célèbre planche d’« Astérix et Cléopâtre » jugeant douteuses les conditions d’acquisition de l’oeuvre par le vendeur, a-t-on appris samedi auprès de son avocate. Le dessin original de la couverture d’« Astérix et Cléopâtre » devait être mis en vente à Bruxelles le 10 décembre par la maison d’enchères Millon. La valeur de cette gouache de 32x17 cm, datant de 1963, est estimée de 400.000 à 500.000 euros. Elle est vendue par un particulier qui affirme la détenir depuis « plus de 50 ans ». Uderzo l’avait offerte « lors d’un dîner entre amis », avait affirmé Millon fin novembre dans un communiqué.

« L’objectif c’est à court terme d’empêcher la vente, en tout cas d’avoir le temps de faire le plus de lumière possible sur les circonstances de la détention de cette planche et peut-être même de la récupérer à terme », a expliqué à l’AFP Me Orly Rezlan, avocate de Sylvie Uderzo, confirmant une information du quotidien Le Figaro.

La plainte a été déposée pour recel d’abus de confiance ou de vol. L’avocate souligne qu’Albert Uderzo avait l’habitude de dédicacer les planches qu’il offrait, or celle-ci ne l’est pas.

Arnaud de Partz, directeur général de Millon Belgique, a indiqué à l’AFP avoir été informé de la plainte sans l’avoir encore reçue. Il reconnaît que la vente est désormais « incertaine ».

Selon lui, le dessin a bien été offert par Albert Uderzo à un ami, dont le fils veut désormais le vendre. « Il y a beaucoup de planches qui ont été données et n’ont pas été dédicacées », affirme Arnaud de Partz, soulignant qu’à l’époque ces originaux n’avaient « pas de valeur ».

Source : Le Soir

15 novembre 2023

Distribution de livres jeunesse lors des concert de Pink en Floride

Pink Distribution Livres Concert Floride

La chanteuse Pink a destribué hier et distribura aujourd'hui gratuitement 2 000 exemplaires de livres "interdits" par certaines écoles en Floride à ses fans lors de ses concerts à Miami. La star s'est immiscée dans la controverse sur certaines bibliothèques et salles de classe retirant des livres avec un contenu sexuel ou des thèmes de sexualité, d'identité de genre et de race.

"C'est confus, c'est exaspérant, c'est de la censure", a-t-elle déclaré.

Les autorités de Floride affirment qu'elles veulent restreindre le matériel inapproprié et nuisible mais qu'elles n'interdisent pas les livres. Pink s'est associée à Pen America, un groupe de campagne qui défend la liberté d'expression pour les auteurs. Il affirme que la Floride a interdit plus de livres que tout autre État américain, représentant plus de 40 % de tous les exemples documentés. "Les livres ont eu une joie particulière pour moi depuis mon enfance, et c'est pourquoi je refuse de rester les bras croisés pendant que des livres sont interdits par les écoles", a déclaré Pink dans un communiqué publié par le groupe.

"C'est particulièrement odieux de voir les autorités s'en prendre aux livres sur la race et le racisme et aux auteurs LGBTQ et de couleur. Nous avons fait tant de progrès vers l'égalité dans ce pays et personne ne devrait vouloir voir ces progrès inversés." a-t-elle déclaré. 

Des exemplaires de quatre livres, que Pen America dit avoir répertoriés dans son Index des livres interdits, seront distribués lors de ses spectacles à Miami mardi et à Sunrise mercredi. Il s'agit de :

  • “Beloved” de Toni Morrison - Roman lauréat du prix Pulitzer en 1987 sur les horreurs et l'héritage de l'esclavage, "interdit" dans neuf districts scolaires de Floride, selon Pen America,
  • “The Family Book” de Todd Parr - Livre pour enfants sur les différentes familles, y compris les parents de même sexe,
  • “The Hill We Climb” de Amanda Gorman - est un poème de la poétesse américaine Amanda Gorman révélé par sa créatrice lors d'une lecture publique pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis le 20 janvier 2021. Il est partiellement écrit en réaction à l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump,
  • “Girls Who Code” de Reshma Saujani - L'organisation “Girls Who Code” s'efforce de combler l'inégalité des genres dans les métiers de la technologie, et de changer l'image du développeur en informatique. Girls Who Code propose un programme d'immersion de sept semaines en été, un programme universitaire spécialisé de deux semaines, des clubs parascolaires et une série de 13 livres à succès.

Près de la moitié des districts scolaires de Floride ont eu des "cas d'interdiction de livres", selon Pen America. Aux États-Unis, les suppressions de livres scolaires ont augmenté d'un tiers au cours de la dernière année, a-t-il déclaré. En mars, le commissaire à l'éducation de la Floride, Manny Diaz Jr, a tweeté : "Les élèves devraient passer leur temps à l'école à apprendre des matières académiques de base, et non à être gavés d'idéologie radicale de genre et de sexualité."

Source : Télé 7 jours

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