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9 septembre 2014

Pour chaque livre acheté, 3 repas distribués par les Restos du Coeur

livre

Les éditions Pocket publieront le 6 novembre au profit des Restos du Coeur un recueil de treize nouvelles inédites signées par treize auteurs français parmi les plus connus : pour chaque livre acheté, trois repas seront distribués par l'association.

Toute la chaîne du livre s'est mobilisée autour de ce projet entièrement bénévole, dont les profits seront reversés aux Restos du Coeur. Notre souhait est d'atteindre 300.000 exemplaires vendus et de distribuer ainsi un million de repas", précise Pocket. Les écrivains engagés dans ce livre solidaire sont Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Perier, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Weber. 

Le projet sera présenté le 4 novembre par les auteurs et l'équipe des Restos du Coeur à la Maison des Métallos, à Paris.

Source: Culturebox

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26 mai 2014

Marketing sur les réseaux sociaux pour Hachette UK

Buyapowa

Au  Royaume-uni, Hachette a décidé d'utiliser les réseaux sociaux pour toucher ses fans et les passionnés des livres. Ces campagnes marketing en partenariat  toucheront tous les type de  livres vendus par la maison d'édition. Elle permettront aux fans de co-créer les éditions des prochaines sorties ou des classiques.  Pour encourager les gens à participer Hachette propose aux fans d'avoir leur noms imprimés dans le futur livre de leur auteur favori.   Elles seront disponible par une série de fenêtres pop-up sur les principaux réseaux sociaux (Facebook, Google +, Twitter) .

Damian Horner déclare ceci au site Retail-digital.com: «Tout le monde sait qu'en publiant  la meilleur façon pour vendre ou présenter un auteur à travers la passion  des ses fans. Grâce à Buyapowa,  nous pouvons maintenant atteintre le coeur de la base de nos fans et ensuite de les encourager  à en parler  leur amis».

12 avril 2014

Le Prix international du marketing dans les bibliothèques de l'Ifla récompense un projet innovant

bibliothèque tram CJO

Pour sa douzième édition, et après avoir étudié une trentaine de dossiers d’une rare diversité et venus des quatre coins du monde, le jury du Prx international du marketing dans les bibliothèque de l'IFLA a choisi de récompenser le projet "Library in the Tram – Tram to the library". Ce projet  est celui de la bibliothèque municipale de Brno, la capitale de la Moravie et deuxième plus grande ville de République Tchèque.

Ringardisant le bibliobus, l’équipe de Libuše Nivnická a développé un concept de bibliothèque 2.0 itinérante, au sein d’une rame de tramway sillonnant la ville sur les 70 kilomètres de son célèbre réseau. "En tant que tram, la bibliothèque accompagne la ville de Brno et ses habitants dans leur vie quotidienne, apporte la paix et l'optimisme dans les rues, et motive les gens à visiter à nouveau ou même à venir pour la première fois à la bibliothèque, explique le projet marketing ; l’environnement confortable du tramway invite des milliers de passagers à la bibliothèque, à stimuler leur désir d'apprendre et à mieux connaître le monde mystérieux de la littérature". Monter à bord de la Bibliothèque dans le tram, c'est embarquer pour un voyage où la lecture et le numérique s'entremêlent dans un programme culturel de sensibilisation des (futurs ?) lecteurs. En plus des ouvrages répartis sur les sièges de la rame, les passagers profitent, à la place des plans de la ligne sur les murs, de recommandations et d'extraits de livres. De plus, des QR codes disséminés sur les parois leur permettent de télécharger des ebooks en quelques secondes. "Le désir de savoir est l'un des besoins humains primaires allant de pair avec la nécessité intérieure d'avoir des racines personnelles, quelque part, d'identifier le lieu où l'on vit, et de ne pas se perdre dans l'anonymat de la grande ville et les réseaux virtuels. Aujourd'hui , la bibliothèque et son tramway est un lieu chargé de potentiel" poursuit la présentation du projet. A partir du site internet de la société de transports en charge du réseau de tramways, il est même possible de suivre en temps réel sur une carte interactive le trajet de la rame bibliothèque dans les rues de Brno (voiture 1077 de la ligne 4). Embarquement immédiat !

Source: Archimag

6 mars 2014

Une exposition de photos étonnante au Royaume-Uni

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Si vous passez vos vacances de Pâques ou d'été au Royaume-uni plus présisément à Oxford. Je vous conseille de visiter l'exposition "26 characters celabrating childwood Heroes"  qui se tiendra au Story Museum du 5 avril au 2 novembre 2014 (prix de l'entrée: 7£50 et 5£ pour les - de 18 ans, les étudiants et le + de 60 ans). Elle plaira surument à vos enfants car elle leur montra leur personages de romans préférés sont les traits d'écrivains connus.  En effet, 26 ecrivains sont déguisés en différents personnages de la littérature jeunesse et se sont faits prende en photo Cambridge Johns.  Parmi ceux-ci se trouvent Malorie Blackman en Wicked Witch of the West, ou encore Terry Pratchett hors-la-loi dans le rôle de Just William. 

27 février 2014

Un conte lu en langue des signes

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Afin de favoriser la fréquentation par les sourds et malentendants des lieux culturels en général et des bibliothèques en particulier, la Bibliothèque de Toulouse a instauré une programmation culturelle de contes en Langue des Signes Française. Cette animation s'est déroulée le mercredi 26 février à 15h, dans le grand auditorium de la Médiathèque José Cabanis.  Émilie Rigaud et Alicia Guichou, comédiennes de l’association ACT’S, content des histoires en langue des signes avec les bibliothécaires du pôle Jeunesse. Les illustrations des albums contés sont projetées simultanément sur grand écran. Ce conte est accessible aux adultes et enfants à partir de 5 ans, pour les sourds, malentendants et entendants.

 

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13 novembre 2012

Pef et Gallimard Jeunesse fêtent la lecture

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Vous aimez lire et vous avez rigolé en lisant les aventures du prince de Montordu. Cochez la date du 16 novembre dans vos agendas. A cette date, en rentrant dans une librairie participant à la fête de la lecture avec vos enfants, vous resortirez avec le premier volume des aventures de ce célèbre Prince.  c'est un événement organisé par Gallimard Jeunesse. en partenariat avec le Parisien /Aujourd'hui  en France.

12 novembre 2015

Une favela de Rio envahie par... des conteurs d'histoires

Favelas Conteurs Brèsil

Ils ont envahi une favela de Rio mais ce n'était ni la police, ni les trafiquants de drogue: des dizaines de conteurs d'histoires ont fait du porte-à-porte pour remettre des livres aux habitants et encourager la lecture dans un territoire où elle est loin d'être une habitude.  Ce n'est pas seulement dans cette favela qu'on ne lit pas mais dans tout le Brésil où l'on recense 13 millions d’illettrés, 8% de la population. Et 17,8% des 204 millions d'habitants sont analphabètes fonctionnels, ne comprenant pas ce qu'ils lisent. Selon un sondage de l'institut Ibope de 2011, 85% des Brésiliens regardent la télévision pendant leur temps libre, seuls 28% lisent la presse ou des livres.

Ana Livia Farias, 11 ans, qui habite la favela Babilonia sur les hauteurs de Copacabana, fait partie de la majorité. "Je ne sais pas, je n'aime pas lire. Je préfère regarder la télé", confie-t-elle à l'AFP. Mais en passant devant plusieurs caisses de bois remplies de livres, elle ne résiste pas à la tentation d'y jeter un oeil. Ils sont gratuits pour les habitants de Babilonia, qui accueille depuis quatre ans la Foire Littéraire des périphéries (FLUPP). 

Julia Sabina, 11 ans elle aussi, tient à la main 'Minha Querida Assombraçao' (Ma chère maison hantée) de Reginaldo Prandi et 'O Beco de Sete Facadas' (La ruelle des sept coups de couteau) de Carlos Mero. "Un ami savait que je voulais les lire et me les a mis de côté. J'ai commencé le premier aujourd'hui. Je suis "accro" à la lecture, je dévore les livres", dit la fillette émue qui est une exception à la règle. Ana Livia repart aussi avec un livre : "Je vais le lire!", promet-elle.

La FLUPP est organisée dans les favelas de Rio, dont certaines sont en processus de "pacification" depuis l'installation en 2008 d'une police de proximité. Cette police a repris le contrôle de ces quartiers aux mains des trafiquants de drogue qui y faisaient la loi depuis des décennies. La Foire encourage de nouveaux auteurs comme Raquel de Oliveira, qui vient de publier un roman autobiographique sur ses trois ans en tant que femme d'un puissant 'capo' du narcotrafic dans les années 80, jusqu'à ce qu'il soit abattu par la police.

"Il existe une littérature noire, féminine, gay qui surgit dans les banlieues et c'est important parce que cela apporte de nouvelles voix et renouvelle la littérature brésilienne comme un tout", explique Ecio Salles, l'un des fondateurs.

Julia Sabina, 11 ans elle aussi, tient à la main 'Minha Querida Assombraçao' (Ma chère maison hantée) de Reginaldo Prandi et 'O Beco de Sete Facadas' (La ruelle des sept coups de couteau) de Carlos Mero.

"Un ami savait que je voulais les lire et me les a mis de côté. J'ai commencé le premier aujourd'hui. Je suis +accro+ à la lecture, je dévore les livres", dit la fillette émue qui est une exception à la règle. Ana Livia repart aussi avec un livre : "Je vais le lire!", promet-elle.

La FLUPP est organisée dans les favelas de Rio, dont certaines sont en processus de "pacification" depuis l'installation en 2008 d'une police de proximité. Cette police a repris le contrôle de ces quartiers aux mains des trafiquants de drogue qui y faisaient la loi depuis des décennies.  Bruno Silva de Fonseca, 21 ans, bénévole du groupe de conteurs d'histoires d'une université de Rio, grimpe un escalier de la favela pour aller chez Aurea Elis da Silva, 12 ans, qui vit ici depuis six mois avec sa famille venue du nord-est pauvre du Brésil. La maison est située au fond d'une ruelle sombre et humide. En entrant dans la salle exiguë, Bruno est accueilli par la télévision qui braille. Ils l'éteignent, le bruit est remplacé par la lecture d'une poésie enfantine. Même le chien 'Floquinho' (petit flocon) se tient tranquille, attentif au récit de Bruno. Puis c'est au tour d'Aurea : "Lis d'abord à voix basse, calmement, et après petit à petit, démarre à voix haute", lui conseille le bénévole.

"J'adore les rimes", dit Aurea.

Les conteurs sont allés dans 450 maisons de la favela. Avant de partir de chez Aurea, Bruno lui fait cadeau du livre.

Source: Boursorama

2 octobre 2013

Concours permettant aux auteurs de promouvoir leur livres

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La maison d'édition Edilivre organise un concours étonant. Il est réservé aux auteurs ayant publié un livre entre le 1er janvier et le 30 juin 2013. Il consiste à récolter le plus de J'aime sur la page Edilivre dédiée à son livre. Pour cela l'auteur devra partager l'URL de la page sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook)  ou par mail pour inciter un maximum de personne à cliquer sur ce bouton. Chaque "J'aime" sera directement crédité en temps réel à un compteur situé à droite de votre bouton.

Les participants devront communiquer le résultat par mail avant le 31 octobre 23 heures 59 à l'adresse mail suivante marketing@edilivre.comLe  mail devra obligatoirement avoir pour objet (titre) « Mon score au Concours de J'aime » et contenir :
- le titre de votre livre
- la date de publication de votre livre
- le nombre de « J'aime » que vous avez reçu
- l'adresse URL de la page web de votre livre sur Edilivre.com

Les récompenses:

  1. dix exemplaires de son livre, un lot de 8 affiches A3, un lot de 100 cartes de visite ainsi que la réalisation dela bande-annonce de son ouvrage pour le gagnant 
  2. cinq exemplaires de son livre, un lot de 8 affiches A3 et un lot de 100 cartes de visite pour le deuxième,
  3. trois exemplaires de son livre et un lot de 8 affiches A3 pour le troisième,
  4. 2 exemplaires de leur livre pour les quatrièmes et cinquième.

 

18 novembre 2025

Des livres audios sur Spotify disponibles en Scandinavie

Il est désormais confirmé que la plateforme de streaming musical Spotify va lancer son offre de livres audio en Suède, selon plusieurs médias. 

Spotify avait déjà introduit les livres audio au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France. Outre la Suède, l'offre sera également déployée au Danemark, en Finlande et en Islande. Les utilisateurs abonnés à Spotify bénéficieront de 12 heures d'écoute de livres audio par mois sur la plateforme, rapporte Dagens industri.

Suite à cette annonce, le spécialiste du livre audio Storytel chute d'environ 7 % en bourse.

Source : Zone Bourse

2 septembre 2022

Réorganisation de l'édition face à la crise du papier

Comment l'édition se réinvente0

Gare à la surchauffe. Avec une progression de leur chiffre d'affaires de 9,7 % en 2021 par rapport à 2019, selon les statistiques annuelles du Syndicat national de l'édition (SNE), les éditeurs français devraient avoir le sourire. Mais la crise du papier, qui perturbe depuis plus d'un an leurs capacités d'approvisionnement, assombrit singulièrement le tableau. Plus chère, plus rare, plus longue à arriver, la matière première est aujourd'hui l'objet de toutes les convoitises. La crise est plurifactorielle. Elle s'explique pour une large part par le net regain de la production éditoriale. En 2021, le nombre de nouveautés et de nouvelles éditions a rebondi de 12,6 %, à 68 189 titres d'après nos données Livres Hebdo/Electre Data Services. Avec les réimpressions, et notamment celles de séries entières de mangas dopées par le Pass Culture, la progression est encore plus importante en nombre d'exemplaires. D'après le SNE, 554 millions d'ouvrages ont été imprimés l'an dernier, contre 456,7 millions en 2020, soit une hausse record de + 21,3 %. Par son ampleur inattendue, la reprise des achats de livres a créé un déséquilibre entre une offre et une demande habituées à évoluer depuis quinze ans dans un écosystème décroissant. Après avoir atteint son plus haut en 2007 avec près de 50 000 tonnes, la production de papiers graphiques ne cessait depuis lors de reculer, pour tomber sous les 25 000 tonnes en 2019. En toute logique, les papetiers en avaient tiré les conséquences en réorientant une partie de leurs capacités de production vers des segments plus porteurs, comme les papiers et cartons destinés à l'emballage ou le papier pour étiquette.

La crise sanitaire de 2020, en causant le ralentissement général de l'économie et de la production, a perturbé les équilibres en place. Surtout, les acteurs n'avaient pas anticipé l'importance de la reprise de 2021 : exceptionnellement faste en librairie, la première année post-Covid a eu pour conséquence, dans le monde entier, la sursollicitation des filières de papeterie et d'imprimerie graphique. « De surcapacitaire, le marché des papiers graphiques est devenu sous-capacitaire », résume Paul-Antoine Lacour, délégué général de l'Union française des industries du papier, carton et de la cellulose (Copacel).

Le marché paie aujourd'hui les conséquences des réductions passées de capacité de production, la concentration du segment de l'imprimerie entre les mains d'un nombre restreint d'acteurs n'ayant fait qu'amplifier la crise. « Beaucoup de petits imprimeurs avec lesquels nous étions en encore relation au début des années 2010 ont aujourd'hui disparu, note Yannick Dehée, dirigeant de Nouveau Monde. En période de forte demande, les acteurs en place ne peuvent pas absorber l'impression de tous les livres. »

À ces effets de marché sont venus se combiner des facteurs économiques (essor de l'e-commerce très consommateur en carton, forte reprise de la consommation mondiale de bois), mais aussi géopolitiques : la désorganisation du transport maritime international pour cause de Covid-19 a dans un premier temps entraîné l'explosion du coût du container. La hausse du coût de l'énergie, aggravée par le déclenchement de la guerre en Ukraine et la fermeture du robinet de gaz russe, a aussi entraîné avec elle celle du prix de la pâte à papier. Asphyxiés, les imprimeurs répercutent les hausses sur leurs clients éditeurs. Ceux-ci n'ont, à leur tour, d'autre choix que de relever leurs prix, de réduire leur production ou de repenser la fabrication de leurs ouvrages. Matérielle et économique, la crise est aussi humaine : en début d'année, une dizaine d'usines du groupe papetier finlandais UPM ont cessé de tourner, paralysées par une grève historique dans le secteur. Plus structurellement, les transporteurs routiers manquent de chauffeurs et les imprimeurs d'ouvriers qualifiés. Aubin Imprimerie a par exemple produit 7,5 millions de mangas en 2021. Malgré une pénurie de main-d'œuvre, la volumétrie devrait encore augmenter cette année, mais l'entreprise peine à suivre le rythme de la demande. « Aujourd'hui les compétences manquent. Pour tourner à plein régime, nous avons besoin de recruter sept ou huit conducteurs de machine », explique Emmanuel Melki, directeur commercial.

L'enjeu pour le marché de l'édition est maintenant de retrouver son rythme de croisière. Le ralentissement du début de l'année après la période d'euphorie post-Covid est une première étape en ce sens. Selon l'observatoire du Syndicat de la librairie française, les ventes de livres en librairie indépendante ont chuté de 11,7 % au cours des six premiers mois de 2022. Mais le ralentissement, bien réel, reste à relativiser car ces résultats restent en progression de 10,9 % par rapport à la même période en 2019. Faut-il pour autant s'attendre à une reprise durable de la production de papiers graphiques ? À la Copacel, Paul-Antoine Lacour n'y croit pas : « Même si la consommation de livres est dynamique, la tendance demeure structurellement décroissante pour les papiers graphiques dans leur ensemble (presse, publicités, bureautique...). Aucun imprimeur n'est prêt à investir 300 millions d'euros dans une nouvelle machine aujourd'hui. »

Plus que l'appareil industriel, ce sont les manières de travailler que la crise est en train de changer. Les tonnages de papiers étant désormais soumis à des quotas stricts par les papetiers européens, les éditeurs diversifient le profil de leurs fournisseurs. Interrogé par Livres Hebdo, Hachette Livre indique procéder à des approvisionnements complémentaires en Amérique et en Asie. « Des délocalisations de production de livres sont aussi possibles pour soulager le marché », détaille le Groupe.

La fabrication évolue elle aussi. « Les grands groupes sont aujourd'hui dans une logique de révision des prix, mais aussi des grammages de leurs papiers. Il y a des livres qui seront fondamentalement différents demain », affirme Dominique Bordes, fondateur de Monsieur Toussaint Louverture. Last but not least, l'allongement des délais d'approvisionnement, couplé à l'inflation galopante, perturbe le travail des diffuseurs. « Il est compliqué d'anticiper la mise en place d'un livre dont l'éditeur n'a pas déterminé le prix de vente parce qu'il ignore encore, à ce moment, combien lui coûtera le papier », décrypte Charles Candellier, responsable relation éditeur chez UP Diffusion.

1 septembre 2022

Organisation de la 10ème braderie solidaire par la FNAC

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Du 16 septembre au 8 octobre 2022, la Fnac s’engage une nouvelle fois aux côtés de Bibliothèques Sans Frontières avec l’opération « Grande collecte solidaire ». Pour cette dixième édition, 165 magasins Fnac en France deviennent des points de collecte de livres pour BSF. Romans, bandes dessinées, littérature jeunesse… le public est invité à venir déposer ses livres en bon état dans le magasin partenaire le plus proche de chez lui. Cette année, la Grande Collecte Solidaire prend de l’ampleur avec le déploiement simultané de l’opération en Suisse !

L’objectif de cette collecte : donner une seconde vie aux livres, en alimentant des bibliothèques au service de populations défavorisées et éloignées de la culture en France et dans le monde. En neuf ans, ce sont près de 2 millions de livres qui ont été collectés grâce à ce partenariat, soit l’équivalent d’une pile de livres haute comme 145 Tour Eiffel ! Il s’agit de la plus grande collecte de livres de France ! Les livres collectés sont triés puis référencés par BSF en fonction de leur état et de leur sujet avant d’être acheminés en France et dans le monde, vers des bibliothèques, écoles et associations qui n’ont pas les moyens de s’équiper par le biais des circuits traditionnels.

« En France, la Grande collecte solidaire a permis de créer près de 200 bibliothèques au pied des immeubles dans les quartiers populaires, dans des centres d’accueil pour mineurs isolés, dans des associations qui luttent contre l’illettrisme dans les territoires ruraux, ou encore dans des prisons.

Après une année sous le signe de la lecture comme « Grande cause nationale », nous devons poursuivre nos efforts pour permettre à tous de rêver, d’apprendre et de créer du lien grâce à la lecture. » Corentin Poirret, responsable de la « Mission Livres » de BSF.

Lorsqu’ils ne correspondent pas aux besoins des projets de l’association, les livres sont revendus sur le marché de l’occasion. Les bénéfices réalisés participent au financement du tri et de l’envoi de livres sur le terrain, mais aussi au soutien de l’économie locale du livre dans les pays où BSF est amenée à intervenir, grâce à l’achat de livres sur place. BSF renforce le pouvoir d’agir des populations vulnérables en leur facilitant l’accès à l’éducation, à la culture et à l’information. En France et dans plus de 30 pays, l’association crée des espaces culturels et éducatifs innovants qui permettent aux personnes touchées par les crises et la précarité de s’instruire, de se divertir, de créer du lien et de construire leur avenir.

23 avril 2020

San Jordi virtuelle (2)

san jordi 2019

Aujourd'hui, la Journée mondiale du livre vivra son jour historique le plus paradoxal: ce sera la première édition virtuelle, avec les librairies fermées et sans personnes dans les rues à la recherche du dévouement de leurs auteurs préférés, une carte postale particulièrement douloureuse en Catalogne, où la fête de Sant Jordi surpasse les villes et il a une forte charge symbolique. Le confinement  à cause  du coronavirus a interdit le rituel de la marche et l'achat de la rose, du livre et des signatures. Pour pouvoir renconter les ecrivains, il y a néanmoins les réseaux sociaux  grâce auxquels les éditeurs et les libraires essaient de maintenir l'esprit du jour, reproduisant même les horaires traditonnels (de 9h30 à 22h), mais ce sera Instagram qui concentrera plus d'activités, en grande partie parce que C'est là que les deux grands labels espagnols y sont présents Penguin Random House et la  maison d'édition Planeta  

Ainsi, Penguin Random House  mobilise environ 80 auteurs pour  des interviews, des conférences et de tombolas, dont l'une permettra une rencontre numérique limitée à cinq personnes avec, entre autres, Bernardo Atxaga et Eva Baltasar. Un Facebook Live par Isabel Allende  à 21h30  fermera les événements virtuels.

Tandis que dédicaces,  téléchargement gratuit du premier chapitre du livre et d'instructions sur la façon de faire des roses en origami, sont également proposées par les éditeurs de la maison d'édition Planeta. 200 auteurs participeront à cette journée. Certains raconteront des anecdotes d'événements tels que aujourd'hui ... réel, mais d'autres années.  le téléchargement gratuit du premier chapitre du livre qui a commencé hier  a été un vrai succès. En effet  selon el Pais, parmi les 70 auteurs catalans de l'éditeur, 3 000 téléchargements avaient été comptabilisés en 24 heures.

Conversations entre auteurs et éditeurs sur les sites Web des éditeurs, caricaturistes montrant leurs processus créatifs sur YouTube ou librairies qui permettent  à un écritvais différent toutes les heures d'écrire sur leur compte Twitter. Ces activités sont proposés  par Roca Editorial, Nordic ou La Calders. La police catalane a aussi décidé de parciper à cette journée. En effet les Mossos liront des contes pour enfants sur leur page Instagram.

Pour avoir des renseingnents sur l'opération  #TuEtsSantJordi # ménée par les librairies  barcelonaises cliquer ici.

16 avril 2018

Polémique autour d’un manuscrit inédit du Mont-Saint-Michel vendu aux enchères

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« C’est un peu la sensation de celui qui découvre un trésor ». Maître Patrice Biget ne se remet par de cette bonne surprise. Il y a quelques mois le propriétaire de ce manuscrit, résidant dans le grand ouest et souhaitant rester anonyme, amenait au commissaire-priseur d’Alençon (Orne) , spécialisé dans la vente d’objets religieux, ce manuscrit du XIIe siècle.

Il s’agit d’un ensemble de textes rédigés à plusieurs mains entre le début du XIIe siècle et le XIIIe siècle au sein du scriptorium du Mont-Saint-MichelOn y trouve la prose en latin de Saint-Aubert, l’Evêque d’Avranches et fondateur de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, un poème, un traité de géographie, ainsi qu’un traité de musique. Le tout dans un état de conservation exceptionnel. L’adjudication devait avoir lieu le 5 mai prochain à l’étude d’Alençon. Une vente exceptionnelle, aucun manuscrit du Mont n’ayant été cédé depuis 150 ans. Le prix d’appel était de 50 000 euros, mais aurait-dû atteindre quelques centaines de milliers d’euros en raison de sa rareté. Seulement voilà…l’Etat a montré les dents. Maître Biget a reçu un courrier recommandé émanant du ministère des affaires culturellesqui interdit la vente. Pour le ministère, ce manuscrit appartient à l’Etat comme les autres manuscrits du scriptorium. Mais selon les experts en histoire de l’art, et maître Biget, ce n’est pas si simple. Car, après recherches, ce manuscrit n’a pas été tamponné comme les autres au moment de la Révolution française. De plus, il n’apparaît pas dans les inventaires ultérieurs de 1801 et 1820. Il aurait donc été substitué avant, et légalement ne ferait pas partie du domaine public.

Source: France 3 Normandie

29 avril 2017

Des contes à partager en famille

conte langues entrangères

Ils s’avancent plus ou moins timidement. Seuls, à deux, trois, ou plus, ils font face à une centaine de camarades rassemblés dans la salle d’activités de l’école Michel-Colucci de Metz (Moselle). Ils sont Turcs, Roumains, Arméniens, Maliens… et se présentent dans leur langue natale. Un préambule émouvant à l’inauguration d’un beau projet pour l’établissement : le sac à histoires.

« Il nous a été proposé par Catherine Bertolotti, chargée de mission au Casnav (Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones issus de familles itinérantes et de voyageurs), et sa pertinence nous a immédiatement paru évidente », indique Agnès Pierre, la directrice. « Nous sommes une école un peu particulière. Nous recevons un flux incessant d’enfants qui vont et viennent. De toutes les nationalités. De toutes les cultures. Chacun avec sa personnalité. Et nous sommes chaque jour face à un défi : transmettre les richesses de la France, sans renier les différences. »

Les enseignants ont choisi quatre albums de littérature jeunesse : Les trois brigands de Tomi Ungerer pour les CP, La brouille de Claude Boujon pour les CE1 et CE2, L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau de Philippe Corentin pour les CM1, et Le voyage d’Oregon de Louis Joos pour les CM2. L’objectif était de les faire traduire dans toutes les langues parlées par les enfants de l’école. « Cela n’a pas été évident, raconte Agnès Pierre. Demander aux parents était compliqué, car la plupart ne maîtrisent pas assez bien le français pour proposer une traduction fidèle des textes. Alors nous avons tous activé nos réseaux : familles, amis, connaissances… Ce travail réalisé, les pères et les mères se sont prêtés avec joie à l’enregistrement audio des contes (téléchargeable sur le site des Rep +, NDLR) ». Ainsi, les livres peuvent être lus et/ou écoutés. « Et nous avons réalisé quatre jeux de société en lien avec les histoires. »

Une rotation va être planifiée, afin que chaque élève puisse repartir chez lui régulièrement avec un sac à histoires. Puis le troquer pour un autre. « Nous souhaitons ainsi proposer aux familles de se retrouver autour d’un livre, d’un jeu », indique Agnès Pierre. « C’est un éveil aux langues aussi intéressant pour les enfants francophones natifs, qu’allophones, ajoute Catherine Bertolotti. Nous savons que plus ils sont confrontés tôt à différentes sonorités, mieux ils apprennent les langues. Et il est bon de rendre explicite que les objets, les actions peuvent être nommés différemment. »

Jusqu’à la fin de l’année scolaire, les livres vont voyager entre l’école et les familles. Ils continueront à la rentrée. « Nous pourrions imaginer ajouter un album, ou une ou deux traductions supplémentaires, nous verrons », indique Agnès Pierre. « Le sac à histoires pourrait être proposé à d’autres écoles de Metz, comme Jean-Moulin, La Seille, ou à Borny », note Danielle Bori, adjointe au maire de Metz en charge de l’éducation. Car on ne copie que les bonnes idées…

Souce:  Le Républicain Lorrain

28 septembre 2025

L’Abo, une offre de location de livres en librairie destinée aux 9-11 ans

Il aura fallu près d'un an au Bureau des Acclimatations et à ses partenaires pour mettre au point « L'Abo ». Testée à partir du 1er octobre par trois librairies – Des rires et des Livres (Montreuil), Libr’enfant (Tours) et Larcelet (Saint-Dizier) – cette formule d'abonnement destinée aux 9-11 ans permet aux clients d'accéder à une sélection de 29 titres, pendant une année scolaire, pour 29,90 euros. Contrairement à l'emprunt en bibliothèque, avec lequel l'offre se veut complémentaire, les jeunes n'ont pas de délai pour rapporter le livre et peuvent conserver leur ouvrage préféré à la fin de la période d'abonnement.

« On a pris du temps pour regarder tout ce qui a existé par le passé et tout ce qui existe aujourd'hui, en France et dans le monde, autour de la lecture sans transfert de propriété privée », explique Fanny Valembois, consultante au Bureau des Acclimatations, un collectif qui accompagne les acteurs de la filière du livre dans leur transformation écologique.

Objectifs de l'expérimentation : réduire l’impact environnemental en limitant la quantité d’exemplaires fabriqués ; améliorer la rémunération de l’ensemble des acteurs, les librairies reversant une part du chiffre d’affaires de l’abonnement aux éditeurs et aux auteurs ; encourager la découverte avec une sélection diversifiée qui va du roman au documentaire, en passant par la BD et le théâtre.

Initiés en novembre 2024, les travaux autour de ce modèle locatif ont d'abord consisté à trouver des partenaires aussi bien en librairie que du côté des maisons d'édition. Ces dernières sont finalement dix, françaises et suisses, à embarquer dans l'aventure : Dada, les éditions théâtrales, Gulf Stream, Helvetiq, La joie de lire, MeMo, Milan (Bayard), Panthera, PKJ et Poulpe Fictions (Editis). Soit sept structures indépendantes, et trois appartenant à des groupes.
Pour encadrer juridiquement cette offre, deux vagues de contractualisation ont été nécessaires. « Les maisons ont contractualisé avec les auteurs sous forme d'avenant au contrat d'édition. Ensuite, il y a un contrat entre chacune des maisons d'édition, chacune des librairies, et le Bureau des Acclimatations comme tiers de confiance », détaille Fanny Valembois.

« On lance la commercialisation comme un test. La prochaine étape est un gros travail d'analyse juridique. Il faut mettre tout le monde autour de la table, notamment les syndicats et les organisations professionnelles », poursuit-elle. De fait, cette offre d'abonnement soulève des questions sur les droits d'auteur ainsi que sur le prix unique du livre.

Si l'expérimentation doit permettre d'évaluer le potentiel commercial de l'offre et d'en tirer des conclusions économiques, « la librairie ne perd pas d'argent à partir de 15 à 20 abonnements vendus, selon les remises dont elle bénéficie avec les éditeurs », précise d'ores et déjà Fanny Valembois. « Et à partir de 50 abonnements, tout le monde gagne plus que sur la vente de livres neufs », complète-t-elle. Rendez-vous courant 2026 pour le bilan de l'opération.

Source  : Livres Hebdo

2 juillet 2025

Une « bulle » d'aides aux librairies pendant le COVID critiquée par le Sénat

Dans un rapport intitulé "Soutien de l'État au secteur du livre" présenté par  Claude Raynal, président de la commission des Finances, et Jean-Raymond Hugonet au sénat aujourd'hui, le soutien est  jugé « massif », « pas indispensable » et entraînant « une surrentabilité temporaire » des librairies.

Les données analysées dans ce  rapport montrent que le Centre national du livre (CNL) a doublé ses aides pendant la pandémie de COVID, passant d'environ 22 millions d'euros annuels à 43 millions d'euros d'aides exceptionnelles distribués sur trois ans. Cette mobilisation s'est déployée en trois phases : un plan d'urgence dès le printemps 2020, un plan de soutien jusqu'en 2021, puis un plan de relance en 2021-2022. Les librairies ont été les principales bénéficiaires de ce dispositif. Le fonds d'aide exceptionnelle de 25 millions d'euros a concerné 1 904 établissements, tandis que le fonds de modernisation de 13,3 millions d'euros a accompagné leur transformation numérique et leurs investissements. Résultat : 42 % des librairies ont perçu au moins une aide en 2020, contre 7 à 9 % en période normale.

À l'inverse, les éditeurs ont été moins soutenus, avec seulement 9 % d'entre eux bénéficiant d'aides spécifiques en 2020, soit deux à trois points de plus qu'habituellement. Et l'analyse marque une asymétrie : là où les librairies ont subi des pertes importantes, les éditeurs ont mieux résisté, bénéficiant parfois même d'un report de consommation vers le livre. L'impact économique de ces aides publiques s'avère spectaculaire mais éphémère. Le rapport identifie une « surrentabilité temporaire des librairies » imputable aux dispositifs d'urgence, mais pas seulement. Le parlementaire l'explique également par la conjonction de plusieurs facteurs : en plus des aides spécifiques au secteur, les dispositifs généraux (chômage partiel, fonds de solidarité, PGE), et surtout une hausse conjoncturelle des achats de livres pendant les confinements ont permis d’accroître les revenus des librairies, sur une courte durée. Dès 2022 en effet, « le secteur de la librairie est redevenu moins dynamique que l'ensemble des commerces de détail », note le rapport, signant la fin brutale de cette « bulle » liée notamment aux aides exceptionnelles.

Les acteurs de la filière reconnaissent l'efficacité du soutien : « sans ces aides, de très nombreuses librairies auraient été contraintes à la fermeture », selon le Syndicat de la librairie française (SLF) cité dans le rapport. Le mécanisme d'aide exceptionnelle aux librairies est salué pour son caractère « massif » et son « mécanisme simple d'utilisation ».

Trois ans après, la normalisation reste incomplète. Si les dispositifs d'urgence se sont éteints en 2023, le niveau global des aides CNL demeure supérieur de 3 millions d'euros à celui d'avant-crise. Certains dispositifs temporaires ont été pérennisés, comme « Jeunes en librairies », désormais budgétisé à 2 millions d'euros annuels.

Une préoccupation émerge : le remboursement des prêts garantis par l'État. Alors que les ventes de livres ralentissent, les professionnels s'inquiètent des échéances de remboursement des PGE. Le ministère de la Culture étudie la possibilité de remobiliser un dispositif d'avances remboursables via l'IFCIC (Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles) pour étaler ces remboursements.

Au-delà de l'épisode Covid, le rapport met en lumière les défis structurels de la filière. Avec un taux de marge des librairies limité à 2 % selon le CNL, et un poids salarial représentant 62 % de la valeur ajoutée (contre 55 % pour le commerce de détail), les marges de manœuvre restent étroites.

Source : Livres Hebdo

23 avril 2025

Un livre jeunesse pour aider à la reconstruction des bibliothèques touchées par les inondations dans la région de Valence

Vendredi dernier, le 28 mars, cinq mois après la tragédie des inondations qui ont touchées la communauté autonome de Valence en Espagne, Demà seà una cançó publié Maison d'édition Andana, a été présenté à Algemesí , l'une des villes les plus touchées par la catastrophe. Il s'agit d'un livre pour enfants qui vise à se souvenir de cet événement traumatisant et, surtout, à aider les nouvelles générations à en tirer des leçons afin que, si cela se reproduit, cela ne fasse pas de victimes. Et il le fait à travers des histoires, des poèmes et des illustrations. « Nous pensons que quelque chose doit rester de tout cela, et je crois que c'est le rôle des livres, qui sont les gardiens de la mémoire, surtout pour les générations futures », explique à El Pais Ricard Peris, rédacteur en chef d'Andana.

La Bibliothèque Publique d'Algemesí, qui est en cours de reconstruction, a rouvert temporairement pour la présentation. Le titre, Mañana será una canción en espagnol (bien qu'il n'ait pas encore été traduit), vient d'un poème du poète valencien Vicent Andrés Estellés.

« De tout ce que nous vivons, nous pouvons composer une chanson, un poème, une histoire ou un dessin. Les mots, la musique et les illustrations nous aident à nous souvenir ; ils nous permettent d'organiser nos pensées et nos émotions. La mémoire nous permet de distinguer le bon du mauvais. C'est ainsi que nous apprenons et que nous construisons l'avenir », écrit Gonçal López-Pampló, coordinateur du livre et, pendant de nombreuses années, directeur littéraire des maisons d'édition valenciennes Bromera et Algar, dans l'introduction du livre.

Le livre, qui a été écrit par de nombreux conteurs (Enric Lluch et Fani Grande), poètes (Marc Granell et Aina Garcia-Carbó) et illustrateurs (Cristina Duran, Lirios Bou et Miguel Ángel Giner Bou) parmi les plus renommés de Valence, est également à la hauteur de son titre dans sa composition en trois parties. Le premier est consacré aux faits. Le deuxième, à la solidarité et à l’effort collectif qui caractérisent la reprise. « Mais un peuple qui s’éveille / que ses morts n’oublieront pas / espère comme un drapeau / pour toujours aller de l’avant », peut-on lire dans les vers émouvants du poème Sempre endavant, de Marc Granell. « La tragédie a aussi apporté des choses merveilleuses, comme la solidarité. Tous ceux qui se sont mobilisés, l'aide qui est arrivée, les jeunes… J'en ai encore la chair de poule quand j'y repense », confie Peris, visiblement ému. Le troisième, enfin, est celui de l’espoir et se concentre sur les leçons à tirer de la catastrophe.

Je pense que tout cela a marqué un tournant, un point sur lequel nous, et surtout les générations futures, devons réfléchir. Car nous avons déjà subi cette tragédie, mais que pouvons-nous faire pour éviter qu'elle ne se reproduise demain ? ajoute l'éditeur. « C’est un peu l’idée du livre », poursuit-il, « de sensibiliser les enfants et les jeunes pour que, dans quelques années, lorsqu’ils pourront exercer leur opinion publique ou avoir voix au chapitre, ils soient conscients que le changement climatique ne peut être nié, qu’il faut faire quelque chose, que nous ne pouvons pas laisser cette planète telle que nous la laissons. »

Un avis partagé par Gonçal López-Pampló, qui fait appel à l'esprit des muixeranga , les tours humaines traditionnelles de nombreuses fêtes valenciennes : « Pour construire une muixeranga, il faut une base solide et diversifiée, composée de personnes de tous horizons et de toutes conditions, pour permettre à un garçon ou une fille d'atteindre le sommet et de regarder vers le ciel, c'est-à-dire vers l'avenir. Ce livre défend la nécessité d'une société civile forte et unie, qui se respecte, qui s'écoute et qui donne la parole à chacun. Nous sommes convaincus qu'une telle société est bien mieux préparée à affronter tout défi ou tragédie. »

Outre celle d'Algemesí, 11 autres bibliothèques publiques municipales de toute la province de Valence ont subi les effets de la catastrophe dans une plus ou moins grande mesure. Les bénéfices de la vente de Demà seà una cançó seront entièrement consacrés à l'achat de livres pour récupérer ses fonds.

« Nous pensons que les bibliothèques seront des endroits qui auront beaucoup plus de mal à se rétablir, donc chaque année nous investirons les bénéfices générés par ce titre pour fournir des livres à l'une d'entre elles », explique Peris. « Au sein du réseau d'infrastructures, j'oserais dire que les bibliothèques publiques sont essentielles au tissu démocratique », ajoute López-Pampló, qui voit ces espaces comme un refuge à l'heure des algorithmes, de l'intelligence artificielle, de la vitesse et de la désinformation. « Ils offrent un espace où se concentrer, où être calme », poursuit López-Pampló, « où accéder aux connaissances accumulées sans que des algorithmes ou une intelligence artificielle nous disent où aller et sans que notre interprétation soit ainsi conditionnée. »

10 décembre 2024

Acheter moins pour vendre mieux, le pari gagnant de la « trêve des nouveautés »

Moins acheter ne veut pas dire vendre moins. C'est l'une des conclusions éclairantes tirées par l'Association pour l'écologie du livre dans son retour sur la « trêve des nouveautés ». Conduite entre janvier et juin 2024, cette recherche-action visait à « créer une respiration forte pour les librairies participantes, grâce à la mise à l’arrêt partielle ou totale des achats d’office ». Ce faisant, l'association entendait ouvrir un espace de réflexion collective sur la dépendance de la librairie indépendante aux flux de nouveautés. Pour ce coup d'essai, une vingtaine de librairies, en France et en Belgique, ont ainsi répondu à l'appel, sous des modalités diverses (trêve intégrale, trêve du superflu, trêve mois pairs/impairs…). Parmi leurs inquiétudes initiales, celle de perdre du chiffre d'affaires semble balayée par les résultats de l'expérience, présentés le 9 décembre par l'Association pour l'écologie du livre. Au global, les ventes au comptant de la cohorte « trêve » ont en effet augmenté de 1,7 % sur la période de janvier à juillet 2024 par rapport à l’année précédente, contre +0,1 % pour l'ensemble des librairies de France et de Belgique (chiffres issus de l’Observatoire de la librairie du SLF).

Par ailleurs, si les librairies participantes ont réduit de 16,9 % leurs achats d'office sur la période (contre -3,5 % au niveau national), les achats d’autres nouveautés ont augmenté de 7,8 % et les achats du fonds de 4,9 %. Le chiffre d'affaires sur les nouveautés « fraîches » (de 0 à 3 mois) a baissé, quand celui des nouveautés de plus de 3 mois et du fonds a augmenté, les pauses sur les offices permettant de consacrer plus de temps et d'espace sur les tables à ces deux catégories.
Échanges parfois « rugueux » avec la diffusion

Du côté des réactions, « ces trêves sont passées très inaperçues auprès de la clientèle », commente Mathilde Charrier, libraire et coordinatrice de l'Association pour l'écologie du livre.

Si une partie importante, voire majoritaire, des représentants a bien accueilli l’opération, des tensions fortes sont apparues avec certains d'entre eux. 

«Les relations se sont dégradées avec certains représentants au point qu'ils ne viennent plus, mais c'est une conséquence de la trêve qui finalement nous soulage», a témoigné Olivier Verschueren du Livre aux Trésors (Liège, Belgique).

Informées de la trêve, certaines directions commerciales ont parfois eu des réactions « rugueuses » vis-à-vis des librairies participantes, « posant à demi-mots des menaces sur les remises, ou n’envoyant pas d’invitation pour une réunion de rentrée littéraire », cite le rapport en exemple.

Malgré les difficultés parfois rencontrées, « pour les librairies trêveuses, c'est compliqué de retourner à la normale », affirme Mathilde Charrier.

Afin de continuer à tester collectivement cette autre manière de faire, l’Association pour l’écologie du livre appelle donc les libraires et tous ceux qui le désirent à expérimenter la trêve de mars à avril 2025. Elle espère un doublement au moins du nombre de participantes.

« Nous allons créer des espaces d'échange avec la diffusion et l'édition pour discuter de ce que soulève cette trêve », annonce aussi Anaïs Massola, libraire et présidente de l'Association pour l'écologie du livre, prenant soin de préciser que les enjeux de surproduction sont essentiellement dus « à des logiques de grands groupes éditoriaux et de grosses diffusions ». Un travail collectif est également prévu en interprofession « autour d’une idée de contrat commun, juste et équitable », qui pourrait lier les acteurs des mondes du livre.

Source : Livres Hebdo

 

9 décembre 2024

Un appel aux dons de livres lancé par la mairie de Nouméa

C'est une des conséquences directes des émeutes de mai dernier. Des milliers de livres ont été détruits en même temps que les bâtiments de deux médiathèques de la ville, à Kaméré et à Rivière-Salée. Spontanément sur les réseaux, des familles, très émues, avaient proposé des dons de livres pour tenter de reconstituer un fonds. Mais les équipes avaient dans un premier temps besoin de faire un état des lieux.

Dix mille ouvrages, composés de livres, de CD et de DVD ont en effet pu être sauvés. En partie grâce à une famille courageuse qui en a récupéré des centaines au cœur des violences.

Aujourd'hui, les bibliothécaires de Nouméa sont installées dans la maison des associations, à l'Orphelinat. Un local beaucoup plus petit, où elles proposent de nouveau un service d'emprunt avec les livres rescapés, basé sur le "Click and collect". "Certains des livres appartenaient à des séries aujourd’hui incomplètes, explique la mairie. Elles recherchent des ouvrages bien spécifiques pour remplacer ceux détruits lors des récentes émeutes et compléter ses collections."

BD, mangas ou romans en plusieurs tomes, leurs besoins sont très variés. Et pour faciliter la tâche des généreux donateurs, les agents ont constitué plusieurs listes. Cinq précisément : les BD, les mangas et les romans adolescents ainsi que les BD et les romans adultes. Dans ces listes, on retrouve par exemple : le volume 1 de Ça écrit par Stephen King, le premier opus de la série Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson, La guerre et la paix, volume 2, de Léon Tolstoï. Ou encore en bande dessinée, plusieurs volumes des Cahiers d'Esther, de Riad Sattouf, même chose pour Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney.  Toujours pour les adolescents, mais du côté des romans, les médiathécaires recherchent également Révélation de la série Twilight, écrite par Stephenie Meyer ou Percy Jackson et Olympiens de Rick Riordan. Les listes complètes des ouvrages recherchés sont consultables en ligne.

Si vous avez un de livres recherchés et que vous souhaitez l'offrir à la médiathèque, il suffit de vous rendre à la maison des associations (1 bis, Côte Amiral-Halsey, à l'Orphelinat) du mardi au vendredi de 10h à 16h30 et le samedi de 9h à midi.

Source : 1ère Nouvelle-Calédonie

8 décembre 2024

Don de 122 livres aux Restos du cœur de Guéret par une librairie

Cette année, l’antenne des Restos du cœur de Guéret s’est associée avec la librairie Au Fil des pages pour offrir 122 livres aux enfants des bénéficiaires à l'occasion de Noël.  Sous leur sapin ce Noël, les enfants auront des jouets mais aussi un livre. C’était un souhait de l’équipe bénévole de l’antenne des Restos du cœur de Guéret. « On voulait leur offrir un cadeau. Et je trouve que les livres pour les enfants, c’est merveilleux. Dans tous les sens du terme », sourit Céline Manaud, bénévole des Restos du cœur de Guéret. Un souhait qu’ont exaucé les libraires d’Au Fil des pages, Fabien et Julia Giraud. Quand elle est venue les trouver, ils ont tout de suite accepté d’offrir autant de livres que d’enfants bénéficiaires à Guéret, soit 122. 

« On a gratté dans notre trésor de guerre, c’est-à-dire des livres qui font partie de notre stock ou qu’on nous donne en présentation, c’est un trésor qu’on constitue au fur et à mesure de nos plus de 20 années d’existence », sourit Fabien Giraud, ravi d’avoir pu réunir ces 122 livres, « en respectant les niveaux et les tranches d’âge ».
De l’album au roman en passant par les textes illustrés, « on a passé les deux jours du week-end à sélectionner les livres, à écarter ceux qu’on ne considérait pas de grande qualité littéraire ou d’illustration, ajoute Julia Giraud. On a vraiment fait un travail de libraire, c’est-à-dire qu’on a donné des livres qui nous plaisaient, de beaux livres… » « De vrais livres ! », rebondit Fabien Giraud. Qui quitteront les bibliothèques de la librairie pour rejoindre celle des enfants. « C’est un vrai bien précieux qui va être gardé dans la maison, à soi, qu’on pourra partager, lire, relire, transmettre », se réjouit Julia Giraud.

« C’est une très grande fierté de participer à cette opération », confient les deux libraires pour qui elle représente un investissement conséquent. « 122 livres, avec une moyenne de 13-14 euros, je ne suis pas bon en maths mais oui, c’est un beau budget », reconnaît Fabien Giraud. Mais l’objectif leur tenait à cœur pour illuminer le Noël des enfants des Restos du cœur.

« Quand un livre rentre dans un foyer, j’ai l’image d’une lumière. C’est-à-dire que ça éveille, ça permet d’échanger, ça permet de rêver, ça permet de partir dans un ailleurs. Ça permet de se rassurer aussi, de se construire. Une libraire ne peut que vous dire qu’un livre, ça nourrit et que c’est l’essentiel » selon Julia Giraud, libraire d'Au Fil des pages.
Parmi les plus de 400 foyers bénéficiaires des Restos du cœur de Guéret, on compte une centaine d’enfants qui, pour la plupart, n’ont pas forcément accès à l’univers des livres. « C’est tout l’intérêt parce qu’ils n’ont pas tellement l’habitude ni qu’on leur en offre, ni qu’on les emmène dans des lieux où il y en a », observe Céline Manaud.

Certains ne rencontrent le livre qu’à travers l’école ou à l’école mais Sylvie Lemaire insiste, « ce n’est pas qu’un outil d’école. C’est un outil de connaissance et de joie aussi. Pour un certain nombre de familles, c’est quelque chose qui n’existe qu’en dehors de la maison donc faire rentrer le livre à la maison, c’est très important. ».

Éveiller à la lecture, donner l’envie de plonger dans le monde des livres, de les manipuler, de les partager avec les autres membres de la famille, créer un espace un peu hors du temps dans un quotidien souvent plus compliqué que celui d’enfants plus privilégiés, leur donner aussi, des clés, pour appréhender le monde qui les entoure, autant d’objectifs que souhaitent atteindre les Restos du cœur avec ce cadeau surprise.

« Par les livres, par les contes, les enfants s’ouvrent à des situations qu’ils vont rencontrer dans leur vie. En même temps, c’est aussi un échange, parce que la lecture peut se faire seul devant un livre mais aussi dans le partage », avec un parent, un frère, une sœur. « Et puis c’est aussi une ouverture à différentes cultures, différentes situations sociales, différents pays », détaille Sylvie Lemaire, animatrice du centre de Guéret. Et au rêve.

« C’est quelque chose qu’on ne mesure pas bien quand on vient d’un milieu plus privilégié, ça paraît comme quelque chose de normal. Mais prendre un livre, c’est aussi pouvoir s’enfermer dans un monde à part. Et quand on est un enfant plongé dans un livre, on n’entend plus ce qui se passe autour de nous, on vit vraiment dans un autre monde et offrir ça à ces enfants, c’est vraiment très important » selon Céline Manaud, bénévole aux Restos du coeur, antenne de Guéret)
Pourquoi ne pas décliner l’opération auprès des onze autres antennes des Restos du cœur du département l’an prochain ? « On lance le défi aux librairies du département », sourit Fabien Giraud qui « a pris conscience de l’immensité des besoins » pour les enfants des familles bénéficiaires. D’autant que les bénévoles des Restos insistent : « Il n’y a pas que Noël pour offrir des livres aux enfants ».

« Beaucoup de nos centres ont des petits coins bibliothèques où les enfants et les adultes, peuvent regarder les livres pendant la distribution. D’ailleurs, quand un enfant s’intéresse vraiment à un livre qu’il y a dans la bibliothèque, on lui donne. » Tous les dons de jouets ou de livres peuvent ainsi être réalisés tout au long de l’année auprès du centre départemental qui se trouve à Guéret (31, route de Cher du Prat), qui les répartit ensuite sur toute la Creuse.

L’équipe des Restos du cœur de Guéret remettra la centaine de livres lors de l’arbre de Noël qu’elle organise dans la grande salle de la mairie, le 17 décembre (à partir de 16 h 30). « L’année dernière, on n’avait ouvert ce moment qu’aux familles et aux enfants mais cette année, c’est ouvert à tous les bénéficiaires des Restos », précise Céline Manaud. Un spectacle est également prévu ainsi qu’un concert de la chorale de Pontarion. 

Source : La Montagne

21 septembre 2022

Plainte contre Mardigall déposé par Payot en Suisse

Payot plainte FNAC Suisse

Pascal Vandenberghe, le P-DG de la première chaine de librairies romandes Payot a déposé plainte lundi 20 septembre auprès de la Comco, l’autorité de la concurrence suisse, contre Madrigall. Il accuse le groupe français de ne pas respecter la loi sur les cartels, modifiée depuis le début de l’année. Deux révisions de cette loi concernent directement l’économie des ventes de livres en Suisse romande, dont 90 % proviennent de France avec cinq principaux diffuseurs, dont Madrigall. Ces modifications ciblent « la discrimination de partenaires commerciaux en matière de prix ou d’autres conditions commerciales » ainsi que « la limitation de la possibilité des acheteurs de se procurer à l’étranger, aux prix du marché et aux conditions usuelles de la branche, des biens ou des services proposés en Suisse et à l’étranger ».

En clair, il est dorénavant interdit pour un fournisseur étranger de favoriser une entreprise suisse par rapport à une autre sur un même marché. L’achat à l’étranger par une entreprise suisse de produits en vente en Suisse est également régulé. Avec cette plainte, le PD-G de Payot cible les accords commerciaux entre les diffuseurs et son concurrent direct, la Fnac Suisse, filiale à 100 % du groupe français Fnac-Darty.

Selon Pascal Vandenberghe, « la Fnac Suisse importe les livres directement depuis la France et bénéficie de prix d’achat français très inférieurs aux nôtres, alors que son poids sur le marché́ suisse est incomparablement plus faible que celui de Payot ». Dans ses 13 librairies, dont une grande partie se trouve en zone frontalière avec la France, les livres sont vendus jusqu’à 80 % plus cher que dans l’Hexagone. « Avec l’effet mécanique de la hausse du taux de change entre le franc suisse et l’euro et le tourisme d’achat, nos librairies sont sur le fil du rasoir », déplore le dirigeant.

Depuis décembre 2021, le P-DG des librairies Payot exhorte ses fournisseurs français à se plier à la nouvelle règlementation suisse, en vain. « L’objectif de la plainte n’est pas la condamnation de Madrigall, assure-t-il, mais doit permettre à tous les diffuseurs leur mise en conformité avec la loi. » Pascal Vandenberghe sera d’ailleurs à Paris mercredi 21 septembre pour rencontrer deux diffuseurs, espérant ne pas devoir lancer de nouvelles actions judiciaires à leur encontre.

Si la plainte de Payot contre Madrigall est jugée recevable par la Comco, le groupe français sera mis en demeure de se mettre en conformité avec la loi. La décision est attendue dans les prochaines semaines.

Source: Livres Hebdo

7 septembre 2016

La SNCF lance des distributeurs d’histoires courtes dans ses gares

Distrubuteur histoire SNCF

La SNCF "Gares et connexion" innove. Pour rendre plus agréables les moments passés dans ses gares, elle a mis en place des distributeurs d'histoires.

Les gares de TGV de Nice, Marseille, Aix et Avignon sont les premières à tester ce dispositif.  Pas de billets imprimés mais des récits d'une, trois ou cinq minutes, selon le temps d'attente. Et l'histoire est éditée sur un papier original qui donne envie de le conserver. Proposition amusante, presqu'insolite et le design est sympa. A essayer si vous reconnaissez le distributeur.Une initiative qui semble plutôt convaincre les usagers.

Source: Erope 1 et France 3 Provence Alpes

 

21 juin 2015

On lit moins mais plus numérique en Belgique

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Pour la troisième année consécutive, l’Association des éditeurs belges a demandé à l’institut de sondage Ipsos de cerner le Belge francophone, ses habitudes de lecture et ses canaux d’accès aux livres. Une enquête qui reflète les changements que connaît actuellement le marché du livre. Si on prend en compte la population francophone belge alphabétisée, 84% ont lu au moins un livre dans les douze derniers mois. Parmi ces 84%, 48% ne lisent que des ouvrages imprimés, 5% exclusivement des livres numériques et 47% les deux. La part numérique augmente chaque année. Qui est ce lecteur numérique? Le plus souvent un homme, de 15 à 44 ans, habitant Bruxelles et diplômé de l’enseignement supérieur.

Le lecteur est d’abord une lectrice, 51% de femmes contre 49% d’hommes. Un lecteur francophone sur quatre habite Bruxelles; 34% le Hainaut et le Brabant-wallon et 41% Liège-Luxembourg-Namur. On constate un bel équilibre (20%) côté âge avec juste une petite augmentation du taux (22%) chez les 35-44 ans et une petite diminution (18%) chez les 55-64. En revanche, plus la classe sociale est élevée, plus le taux de lecteurs grimpe. Près d’un lecteur sur deux appartient aux classes sociales les plus élevées. Corollaire, 52% des lecteurs ont un diplôme de l’enseignement supérieur alors qu’on retrouve seulement 2% de lecteurs chez les non-diplômés (ou juste l’école primaire). Six lecteurs sur dix travaillent et ce sont majoritairement des employés.

 

C’est d’abord pour son plaisir que le Bruxellois ou le Wallon lit. Et surtout des livres imprimés. La part du numérique augmente lorsqu’on lit dans le cadre du travail ou des études (donc surtout chez les jeunes). En moyenne, le lecteur a lu 16 livres imprimés et en a acheté 10. En revanche, pour le numérique, les lecteurs ont lu, en moyenne, un peu moins de neuf livres dont trois seulement ont été achetés. Dans l’absolu, le nombre de livres lus par personne a tendance à baisser. Le budget livre du Wallon et du Bruxellois s’élève, en moyenne, à 126€ par an pour les livres imprimés et à 67€ pour l’achat de livres numériques. Le livre papier est d’abord acheté en librairie mais elles sont suivies de près par les grandes surfaces. L’achat en ligne devient aussi important, 41% des lecteurs avouent avoir acheté un ou des livres imprimés via l’e-commerce. Le livre numérique est quant à lui principalement acheté sur Amazon, IBooks et Google books. Amazon se taille la part du lion. Curieusement, les classes supérieures achètent leurs livres numériques de préférence sur Amazon, les inactifs sur iBooks et les diplômés du secondaire sur Google books… 26% des lecteurs reconnaissent aussi avoir téléchargé (ou lu en streaming) illégalement des livres numériques! L’achat de livres numériques devrait augmenter dans le futur puisque tous les lecteurs (et même les non-lecteurs) envisagent d’en augmenter l’usage.

Plusieurs supports sont utilisés par le lecteur numérique. Si l’ordinateur reste le principal, son usage diminue chaque année. Actuellement, c’est la tablette qui a la cote, suivie de loin par le smartphone et la liseuse. Sans surprise c’est en format PDF que le livre est le plus souvent téléchargé. On constate aussi une augmentation du livre lu en ligne via le streaming. omme pour le livre imprimé, c’est d’abord de la littérature générale qui est lue numériquement. Curieux, le lecteur numérique achète plus de romans qu’il n’en lit. L’effet «je remplis ma bibliothèque»?

Source: L'avenir

 

 

11 février 2025

Une rare collection de lettres et de dessins de l’auteur de Winnie l’ourson trouvée dans un grenier

Une collection de lettres et de dessins échangés entre l’auteur Alan Alexander Milne, l’auteur J. R. R. Tolkien, l’illustrateur Ernest Howard Shepard et l’éditeur Frederick Muller a été retrouvée dans un grenier. Ces documents portaient sur Winnie l’ourson. Notons qu’Alan Alexander Milne était l’auteur des histoires de Jean-Christophe ; histoires dans lesquelles apparaît le personnage de Winnie l’ourson. Celui qui a trouvé ces trésors est un dénommé Simon Smith. Il était en train de nettoyer le grenier de son défunt père lorsqu’il est tombé sur un sac en plastique rempli de papiers.

En parcourant les papiers, il a été étonné de constater qu’il s’agissait de Winnie l’ourson. Ne sachant pas trop quoi faire de cette découverte extraordinaire, Simon Smith a confié ces précieux documents à la maison de vente aux enchères Fieldings. Les experts de l’entreprise ont confirmé que ces documents étaient authentiques. Ils ont également déterminé que la collection appartenait à feu Leslie Smith, fondatrice de la maison d’édition Cressrelles. Sa société avait racheté une autre maison d’édition qui avait été dirigée par la famille de Frederick Muller, éditeur de Winnie l’ourson, laissant les lettres de Muller en possession de Smith. Certains de ces documents n’avaient été vus par personne depuis 1926.

Après que l’authenticité de ce lot de 34 documents a été confirmée, ils ont été mis en vente aux enchères au prix indicatif de 15 000 livres sterling (environ 18 000 euros). Mais son prix de vente réel a été beaucoup plus important puisque dans l’ensemble, ces documents ont été vendus pour 95 000 livres sterling (environ 114 000 euros).

Source : Daily Geek Show

14 mars 2024

Fétons les librairies indépendantes le 27 avril

Le samedi 27 avril 2024, dans toute la France – mais également en Belgique et en Suisse – aura lieu la 26e édition de la Fête de la librairie indépendante durant laquelle plus de 500 librairies offriront à leurs visiteurs une rose ainsi qu'un recueil de poèmes de Jacques Roubaud.

Réalisé en partenariat avec les éditions Gallimard, cet ouvrage inédit illustré par le peintre Edi Dubien est tiré à 25 000 exemplaires. Il rassemble une vingtaine de poèmes issus des Animaux de personne (Seghers Jeunesse) et Les animaux de tout le monde (Seghers).

Organisée en France par l'association Verbes et la librairie parisienne des Abbesses, cette fête est une déclinaison de la Sant Jordi en Catalogne, journée durant laquelle les Catalans s’offrent un livre et une rose.

Pour savoir la librairie la plus proche de chez vous qui  y participe, consultez la carte suivante en cliquant ici.

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