Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
27 mai 2026

La future bibliothèque Trump à Miami contestée en justice

L’association Constitutional Accountability Center (CAC) a déposé devant le tribunal fédéral du district sud de la Floride une plainte contre Donald Trump, le gouverneur Ron DeSantis, Miami Dade College (MDC) et plusieurs responsables de l'État de Floride. Le recours vise à faire annuler la cession d'une parcelle publique d’1 hectare en plein cœur du centre ville de Miami, d'une valeur estimée à plus de 300 millions de dollars (260 millions d’euros), cédée gratuitement à la fondation présidentielle de Trump, en violation de la Domestic Emoluments Clausede la Constitution américaine. La plainte repose intégralement sur ce moyen, une disposition constitutionnelle méconnue qui précise que le Président  « ne recevra pas, pendant la période pour laquelle il aura été élu, d'autre émolument des États-Unis ou de l'un quelconque d'entre eux ». La plainte cite également un avis du bureau du Conseil juridique de 1981 qui assimile explicitement le transfert de titre à un président en exercice à une situation relevant de ce moyen.Les défendeurs pourraient objecter que la fondation, et non Trump personnellement, a reçu le terrain. L’assignation anticipe cet argument en invoquant la théorie de la « réception constructive ». La Trump Library Foundation est dirigée exclusivement par Eric Trump (fils du Président), Michael Boulos (gendre du Président) et James D. Kiley (avocat du Président), de sorte que Donald Trump exerce un contrôle de fait sur ses activités. Si les dons pouvaient transiter par des entités contrôlées par le Président pour échapper à la clause, l'interdiction constitutionnelle serait aisément contournée. </p><p>En septembre 2025, le bureau du gouverneur de Floride a demandé au conseil d’administration du Miami Dade College de céder le terrain au conseil des administrateurs du fonds foncier public de Floride. Le MDC a approuvé la cession. Mais avant que la transaction ne soit formalisée, la Floride avait aménagé son cadre juridique. En décembre 2024, des parlementaires floridiens avaient déposé un projet de loi pour empêcher toute collectivité locale de réglementer les bibliothèques présidentielles. Signé par le gouverneur en juin 2025, la loi supprime les règles locales d’urbanisme, de hauteur et de stationnement applicables aux autres promoteurs et crée un régime d’exception taillé sur mesure pour la bibliothèque Trump. Au-delà de la valeur foncière, l’assignation soulève la question de l'exonération fiscale. La Trump Library Foundation, enregistrée comme association à but non lucratif, bénéficie d'une exemption d'impôts fonciers sur le MDC Parcel au titre d'une finalité éducative, ce qui lui évite de verser plus d'un million de dollars (860 000 euros) par an en taxes foncières au comté de Miami-Dade. Cette économie fiscale constitue selon les demandeurs un émolument supplémentaire.

Dans le même temps Chicago s’apprête à inaugurer l eCentre présidentiel Obama. Contrairement à la bibliothèque Trump, bâtie sur un terrain d'État obtenu gratuitement, le Centre Obama a été financé par des donations privées, sans transfert de propriété foncière à la fondation. La ville de Chicago a conclu avec l'Obama Foundation un accord d'utilisation de 99 ans pour un loyer symbolique de 10 dollars (8,5 euros), mais les terrains restent la propriété de la municipalité. Le Centre Obama n’avait cependant pas non plus été épargné par les recours judiciaires. L’association Protect Our Parks avait déposé plusieurs plaintes alléguant que la cession de terres publiques violait la doctrine du « public trust », qui interdit aux villes de céder des espaces publics sans bénéfice public démontré. Ces recours avaient échoué, un tribunal fédéral jugeant que le Centre Obama relevait bien de l’intérêt public.

Source : Le Journal de l'Art

Publicité
28 mai 2026

Le Petit Nicolas de retour le 7 novembre

Le Petit Nicolas, œuvre emblématique de la littérature enfance et jeunesse, fera son retour à la rentrée 2026 dans un nouvel ouvrage composé de 12 histoires inédites, écrites par Anne Goscinny et Jean-Philippe Arrou-Vignod et illustrées par Fursy Teyssier, a appris jeudi 28 mai France Inter auprès des éditions Imav Editions. Ces "12 nouvelles histoires, fidèles à l’esprit des créateurs, paraîtront le 8 octobre prochain", précise le communiqué de presse.

"On y retrouve tout l'humour, toute la candeur, toute la fraîcheur, tout ce qui fait le succès du Petit Nicolas, qui s'exprime à la première personne", explique sur France Inter Aymar du Chatenet, directeur d'Imav Editions, qui publie Le Petit Nicolas.

Créé dans les années 1950 par René Goscinny et Jean-Jacques Sempé, Le Petit Nicolas est entré au fil des années dans le patrimoine culturel, au travers de 222 histoires. Plus de 15 millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde, selon les chiffres du site officiel. Les aventures du Petit Nicolas ont aussi été adaptées plusieurs fois au cinéma.

Pour les nouvelles histoires à paraître à la rentrée, les éditeurs promettent "un subtil mélange d’humour, de tendresse et de poésie". "Les lecteurs retrouveront les personnages emblématiques qui ont fait le succès de la série : la maîtresse, le Bouillon, papa, maman, mémé et bien sûr, le chouette tas de copains de Nicolas, Alceste, Agnan, Eudes, Clotaire et les autres", poursuivent-ils dans leur communiqué.
"Le petit Nicolas est un héros extraordinaire. Sempé avait une formule. Il disait que Le Petit Nicolas est indémodable, parce que lorsque nous l'avons créé, il était déjà démodé", raconte Aymar du Chatenet. Selon lui, Sempé voulait dire que "cette description de l'enfance, de ces ressorts d'affection dans une famille d'autorité, de respect, de camaraderie, sont universelles et intemporelles".

"C'est un défi pour des auteurs de succéder à René Goscinny et Jean-Jacques Sempé, souligne l'éditeur. Mais ce qui a été extraordinaire, c'est la complicité entre Anne Goscinny et Jean-Philippe Arrou-Vignod qui ont écrit les textes. C'est comme un concert. Il faut accorder ses violons, il faut trouver la bonne note", confie Aymar du Chatenet. Tout cela "relève d'un échange d'une rare intensité", salue le directeur d'Imav Editions.

Source : France Info Culture

30 mai 2026

Des aires d'autoroutes transformées en bibliothèque à ciel ouvert, des livres à récupérer gratuitement tout l'été

Du 3 juillet au 8 août 2026, la Fondation VINCI Autoroutes relance son opération estivale et culturelle "Lire, c’est voyager ; voyager, c’est lire", avec 20.000 ouvrages offerts sur douze aires du réseau autoroutier, transformées en "bibliothèques à ciel ouvert" pour l'occasion. Cette opération se déroulera  sur  l'aire VINCI Autoroutes de Port-Lauragais (Avignon-et-Lauragais, en Haute-Garonne) d'où  tous les samedis de 9 heures à 15 heures,  les voyageurs pourront  repartir avec un livre offert. 

Pour cette 8e édition, le parrain et écrivain Hervé Le Tellier - auteur et lauréat du prix Goncourt 2020 pour son roman L’Anomalie - a imaginé une sélection de 14 livres, dont deux ouvrages jeunesse (Le piratosaure et Salami docteur teckel) ou  Le Tour de la prison de Marguerite Yourcenar, Les Voyages de Gulliver de Swift, Le Paradis du Kilimandjar de Joseph Kessel ou encore J'irai jusqu’au rivage du soleil de Forough Farrokhzâd , accompagnés de conseils et de notices de lecture rédigées spécialement pour cette opération. 

31 mai 2026

Retrait de la vente de « Careless People » pour permettre à l'auteur de faire une apparition au Hay Festival

Le Hay Festival a annoncé le retrait de la vente du livre de Sarah Wynn-Williams, « Careless People », pendant sa participation au festival. Cette décision fait suite à une lettre adressée au festival par les avocats de l'auteure demandant le retrait du livre afin de ne pas enfreindre une injonction lui interdisant d'en faire la promotion.

Dans une lettre consultée par The Bookseller et envoyée le samedi 30 mai, la veille de sa participation à une conférence intitulée « Le pouvoir de la technologie » aux côtés du chercheur Tim Wu et de la journaliste Carole Cadwalladr, les avocats de Wynn-Williams exhortent Hay à « prendre toutes les mesures raisonnables » pour empêcher la vente de son livre dans les librairies du festival et sur les sites de vente en ligne, afin d'éviter que les ventes ne soient imputées à sa présence. Ils précisent que cette demande vise à garantir la participation de Wynn-Williams au Hay Festival dans le respect de l'ordonnance temporaire.

Un porte-parole du Hay Festival a déclaré à  The Bookseller que l'organisation se conformerait aux souhaits des avocats. Julie Finch, directrice générale de la Fondation Hay Festival, a déclaré : « Notre librairie du Hay Festival ne vendra pas * Careless People* à la demande de l'équipe juridique de l'auteur. Nous restons attachés à la liberté d'expression de l'auteur sur la scène du festival. En tant qu'association caritative, nous avons pour mission de soutenir le libre échange des idées et nous nous opposerons à toute pression contraire. »

Depuis la publication de son roman « Careless People » en mars 2025 aux éditions Macmillan, Wynn-Williams fait l'objet de poursuites judiciaires et n'est plus autorisée à en faire la promotion. Meta a en effet porté plainte contre elle devant un tribunal d'arbitrage, l'accusant d'avoir enfreint un accord de non-dénigrement signé lors de son départ de la maison d'édition. Elle s'expose à une amende de 50 000 $ à chaque infraction.

En mars 2026, Meta a déposé une requête en sanctions, arguant que Wynn-Williams violait l'ordonnance chaque fois qu'elle apparaissait en public dans un lieu où elle était censée savoir que son livre était disponible à la vente et où sa présence était susceptible d'attirer l'attention sur celui-ci, par exemple dans une librairie. Selon l'avocat, la requête de Meta citait expressément sa participation prochaine au Hay Festival comme exemple de comportement justifiant une sanction formelle.

Ce récit autobiographique a récemment remporté le prix de la liberté de publication lors des British Book Awards 2026, ex aequo avec  *Nobody's Girl* de Virginia Roberts Giuffre (Doubleday). Lors de la cérémonie de remise des prix, qui s'est tenue à Londres le lundi 11 mai 2026, l'auteure, The Bookseller, a flouté l'image de la couverture du livre à la demande de son éditeur. 

Meta a fait valoir que sa présence au Hay Festival constituerait une violation de l'ordonnance, car les supports promotionnels du Hay Festival incluent un lien direct vers « Parcourir la librairie du festival », qui propose à la vente le livre « Careless People ».

La lettre concluait ainsi : « Soyons clairs : nous ne formulons pas cette demande parce que nous pensons que Meta a un quelconque fondement légitime pour réduire Mme Wynn-Williams au silence ou contrôler les actions des organisateurs du Hay Festival. Nous la formulons parce que nous pensons que Meta exploitera le moindre prétexte pour s’en prendre davantage à Mme Wynn-Williams et parce que l’interprétation de l’ordonnance provisoire par l’arbitre, que nous jugeons vague et inapplicable, fait courir le risque que, si elle ne prend pas de mesures raisonnables pour se dissocier de toute action visant à promouvoir les ventes de son livre par des tiers lors du Hay Festival, Meta parvienne à son objectif de réduire Mme Wynn-Williams au silence. »

Mike Harpley, éditeur de non-fiction chez Pan Macmillan, a déclaré : « Dans une tentative glaçante de sanctionner Sarah Wynn-Williams, Meta a explicitement ciblé sa participation au Hay Festival parce qu’elle partage la scène avec Carole Cadwalladr, « la journaliste d’investigation britannique principalement connue pour ses articles négatifs sur [Meta] », et « un autre critique notoire », Tim Wu. Ils ont même prétendu que le simple fait d’assister à un festival où son livre, Careless People , est vendu, constitue une infraction. Dans un pays qui est censé chérir la liberté d’expression, il est profondément troublant que Sarah soit empêchée de s’exprimer et même d’être à proximité de son propre livre, sur la base d’une décision extrajudiciaire des États-Unis, orchestrée par une multinationale. »

Source  : The Bookseller 

 

3 juin 2026

Campagne mondiale pour promouvoir le livre audio lancée par Audible

Intitulée « There’s more to imagine when you listen », cette offensive internationale vise à harmoniser la voix de la marque à travers ses différents marchés mondiaux.  Lancée simultanément dans 10 pays clés, dont la France, cette campagne d’envergure cherche à instaurer une identité visuelle et narrative cohérente sur l’ensemble des plateformes de la filiale d’Amazon. Le concept créatif repose sur la façon dont l’écoute de contenus audio transforme la routine quotidienne. Cette opération de comm’ illustre comment le riche catalogue d’Audible stimule l’imagination et permet de s’évader du quotidien.

« Nous avons créé un positionnement de marque unique qui illustre les qualités de l’écoute sur Audible», explique Susan Jurevics, Directrice chez Audible.

Témoignant de cette ambition globale, les tournages ont été orchestrés sur trois continents (Brésil, Thaïlande et Royaume-Uni). C’est le réalisateur français Antoine Bardou-Jacquet qui pilote ces créations. L’agence créative Fold7 a piloté la conception, épaulée par Lightfarm Studios pour les visuels clés et Wavemaker pour l’achat média. Avec cette stratégie unifiée, Audible entend accompagner l’essor mondial de l’audio narratif et s’imposer comme le compagnon incontournable de millions d’auditeurs. Un aperçu dans la vidéo ci-dessous !

Source : Idboox

Publicité
2 juin 2026

100 000 livres offerts aux futurs CP par les éditions Auzou

La maison d’édition jeunesse Auzou lance une opération nationale de promotion de la lecture pour la rentrée 2026 : offrir un livre de sa collection « Les Héros du CP » à tous les enfants entrant en classe de CP. Intitulée « La lecture, c’est ton super-pouvoir ! », cette initiative vise à encourager le goût de la lecture dès les premières années de scolarité, dans un contexte marqué par la baisse du temps consacré aux livres chez les plus jeunes. Pour Gauthier Auzou président du groupe Auzou interrogé par Livres Hebdo, l’enjeu est clair : «Il faut que nos enfants sachent lire et prennent du plaisir à lire. C’est notre mission d’éditeur », souligne-t-il, rappelant également l’action de l’association Lire Demain, que le groupe mobilise dans les établissements scolaires. Pour mener à bien cette campagne, Auzou a choisi de s’appuyer sur un réseau de librairies partenaires. Plus de 1 200 points de vente sont déjà mobilisés sur l’ensemble du territoire, un chiffre qui pourrait encore augmenter. «On ne refuse aucune librairie qui souhaiterait participer à l’opération», précise Gauthier Auzou, qui voit dans ce dispositif un moyen de renforcer le rôle des libraires dans la chaîne du livre. Les familles seront invitées à se rendre en magasin pour récupérer l’ouvrage offert. La distribution débutera à partir du 25 juin et se poursuivra jusqu’à épuisement des stocks, soit plus de 100 000 exemplaires imprimés. L’éditeur n’exclut pas une augmentation du tirage afin que « tous les enfants puissent partir en vacances avec un livre ». Pour accompagner cette initiative, une campagne de communication sera déployée dans 43 villes avec environ 2 600 panneaux d’affichage, entre fin juin et début juillet.

L’opération représente un investissement global estimé à plus de 250 000 euros, incluant l’impression des ouvrages, la communication et l’affichage. Un coût assumé par la maison d’édition, qui ne bénéficie d’aucune subvention publique.

« On n’a jamais eu de subvention, on est très mauvais pour ça », ironise son président.

Au-delà de l’aspect financier, l’initiative s’inscrit dans une volonté de rapprocher l’éditeur de son réseau de libraires et de soutenir un marché du livre jugé difficile.Si cette campagne s’inscrit dans une logique de promotion de la lecture, elle reflète aussi l’ancrage historique de l’éditeur dans les ouvrages éducatifs. Le groupe rappelle que le parascolaire représente une part limitée de son activité, « moins de 10 % du chiffre d’affaires </em>», mais qu’il constitue un segment structurant de son identité. « Mon père avait développé le dictionnaire Auzou, ça fait partie de notre ADN , souligne Gauthier Auzou. L’éditeur insiste également sur son expertise dans les cahiers de vacances et de soutien scolaire.    Dans ce paysage, la collection Les Héros du CP occupe une place centrale. Lancée en 2020 et forte d’une quarantaine de titres, elle est aujourd’hui présentée comme « leader du groupe sur le segment des premières lectures». « C’est une collection qui nous ressemble, ludique et pédagogique », résume Gauthier Auzou.

Le livre offert, Le Trésor des pirates, est issu de la collection « Les Héros du CP », écrite par un ancien enseignant, Maxime Gillio, et illustrée par Joëlle Dreidemy. Structuré en quatre niveaux progressifs, l’ouvrage met en scène trois jeunes personnages dotés de « super-pouvoirs » leur permettant de résoudre des situations du quotidien. Si le livre offert est une édition spéciale, il s’agit bien d’un ouvrage à part entière, destiné à être prochainement commercialisé en librairie dans une version légèrement remaniée.

Avec cette première opération nationale d'ampleur, Auzou espère inscrire son initiative dans la durée. Un bilan sera réalisé à l’issue de l’opération afin d’en mesurer l’impact et d’envisager une reconduction annuelle. « Si nous sommes soutenus par des partenaires institutionnels, cela nous permettra de faire encore plus », confie Gauthier Auzou.

6 juin 2026

Des travailleurs de bibliothèques scolaires mis à pied

Des travailleurs de bibliothèques scolaires du Nouveau-Brunswick (Canada) ont reçu un nouvel avis du gouvernement qui réduit leurs heures de travail à zéro pour la prochaine année scolaire, selon Theresa McAllister, présidente de la section locale 2745 du SCFP du N.-B., qui représente ces travailleurs. C’est peut-être le dernier épisode d’une longue saga de relations de travail qui découle de la décision du gouvernement Holt de couper une partie du financement des districts scolaires en 2025. Les districts anglophone Sud, anglophone Ouest et francophone Sud ont alors mis à pied une partie ou une totalité des travailleurs de bibliothèques scolaires.
«Les Néo-Brunswickois ont clairement indiqué que nous devons changer notre façon de faire pour améliorer les résultats en lecture et en mathématiques et réduire l'absentéisme chronique. Pour ce faire, le ministère de l';Éducation et du Développement de la petite enfance a demandé aux districts de présenter un plan visant à consacrer davantage de ressources à la stabilisation de nos salles de classe. Ces plans n'incluent pas les employés des bibliothèques, car ceux-ci n'apportent pas de soutien direct aux élèves», avait indiqué le ministère des Finances en août 2025.Vendredi, le ministre des Finances et du Conseil du Trésor, René Legacy, a dit qu’il n’était pas surpris d’entendre la nouvelle. Il a dit que les districts avaient déjà communiqué qu’ils n’allaient pas renouveler ces postes après la signature de la dernière convention collective, et que ces travailleurs n’auraient pas d’emploi l’an prochain.

«La chose qui a changé, c’est que nous avions dit que nous allions laisser cette année se terminer sans perturber quoi que ce soit, mais c’était tout à fait prévisible.»

Theresa McAllister, présidente de la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique du N.-B. qui représente les travailleurs de bibliothèques scolaires, dit qu’environ 80 travailleurs de bibliothèques scolaires demeurent dans le système et auraient reçu ces licenciements.

«Ce n’est pas la fin, pas selon moi», dit-elle. Elle dit que le syndicat prévoit encore faire pression sur le gouvernement, mais probablement pas par la voie des tribunaux. Il s’agira plutôt de manifestations ou de campagnes de conscientisation, puisque ces employés ont leur rôle à jouer pour améliorer les taux de littératie dans la province, selon elle.
«Nous allons quand même nous rallier pour les besoins des travailleurs de bibliothèques scolaires.»

Elle dit que «maintenant, avec les effectifs de fin d’année», le syndicat a moins de pouvoir pour faire bouger les choses sur le plan juridique.

Source : Acadie Nouvelle

7 juin 2026

Le plus grand livre pop-up du monde bientôt exposé à la bibliothèque de Los Angeles

À partir du 11 juillet, l’emblématique Rotonde de la Bibliothèque centrale de Los Angeles accueillera « Luceros y Penumbras : le plus grand livre pop-up du monde ». Il s’agit d’une nouvelle installation artistique gigantesque conçue pour battre le record mondial actuel du plus grand livre pop-up jamais créé.

Créée par l’artiste et graveur de Los Angeles Daniel González, cette œuvre monumentale est l’un des événements phares célébrant le 100e anniversaire de la Bibliothèque centrale. Ça a l’air tout aussi magique que tu peux l’imaginer.

L’installation se déploie sur deux immenses pages pop-up qui alterneront chaque semaine tout au long de l’exposition. L’une présente une interprétation imposante de la Bibliothèque centrale s’élevant sous un ciel étoilé, inspirée des souvenirs d’enfance et des histoires familiales de González. L’autre s’articule autour d’un « Arbre de la sagesse » élaboré, rempli de symboles de culture, de patrimoine, d’animaux, de mythologie et des nombreuses communautés qui façonnent Los Angeles.  Plus que de simples pages surdimensionnées, l’œuvre explore la mémoire, l’identité, la curiosité et le rôle que jouent les bibliothèques dans le façonnement de nos vies. González, qui a grandi à Boyle Heights, explique que la bibliothèque elle-même est devenue un lieu de découverte pendant son adolescence et a directement influencé son parcours artistique.

Créer un livre pop-up de cette envergure n’est pas vraiment un travail qu’on peut faire tout seul. Ce projet ambitieux rassemble l’ingénieur du papier Matthew Reinhart, les spécialistes de la fabrication scénique Goodnight & Co., la conceptrice d’expositions Ann Marshall, ainsi qu’une équipe créative plus large travaillant à la croisée de l’art, de l’ingénierie, de la narration et de l’architecture.

Les visiteurs pourront également découvrir des documents rares issus de la Toy Movable Collection de la bibliothèque, des archives contenant plus de 2 000 livres interactifs et pop-up. De plus, des activités gratuites seront proposées au public, notamment des ateliers, des heures du conte et des activités de papier-mâché. L’inauguration coïncide avec la célébration du 100e anniversaire de la Bibliothèque centrale. L’exposition ouvre le même jour que l’immense Festival du Centenaire de la Bibliothèque centrale, une journée de festivités avec de la musique, des rencontres d’auteurs, des expositions, des ateliers, des activités communautaires, des cadeaux et des animations pour toute la famille. Et l’entrée est entièrement gratuite !

Source : Secret Los Angeles

 

11 juin 2026

Lauréats du Prix UNICEF de littérature jeunesse 2026

Pour ses 10 ans, le Prix UNICEF de littérature jeunesse confirme la place de la lecture comme outil de sensibilisation aux droits de l’enfant, avec une participation record de 45 250 enfants et jeunes de 3 à 15 ans. Voici les lauréats 2026 du Prix UNICEF de littérature jeunesse :

  • pour la catégorie 3-5 ans, Loujain rêve des tournesols de Lina Alhathloul, Uma Mishra-Newbert et Rebecca Green publié   par Les 400 coups,
  • pour la catégorie 6-8 ans, Qui s’occupe de Martha ? d’Emmanuelle Toussaint et Cécile publié par Utopique,
  • pour la catégorie  9-12 ans, La jungle de Sarah Lecoq et Sandrine Deloffre publié par Dargaud,
  • pour la catégorie 13-15 ans, Ratures indélébiles d’Aurelle Gaillard et Camille K. publié par Jungle.

« Depuis dix ans, le Prix UNICEF de littérature jeunesse s’appuie sur la force des mots et des images pour aborder, avec sensibilité, des réalités souvent complexes. Il fait de la lecture un formidable outil d’éducation aux droits, de dialogue et d’engagement citoyen », déclare Julie Zerlauth, Responsable de la sensibilisation à l’UNICEF France.

Cette annonce intervient dans un contexte où les droits de l’enfant restent encore trop souvent absents du débat public, alors qu’ils sont mis à l’épreuve par les conflits, les crises humanitaires, les inégalités persistantes et les difficultés d’accès à la protection et à l’éducation.

Avec Laetitia Colombani comme marraine, cette édition anniversaire a permis de mettre en lumière l’importance de transmettre aux jeunes générations leurs droits fondamentaux et le goût de la lecture. La mobilisation s’est également traduite par l’engagement de Mouhamadou (le Prof), membre du jury de sélection aux côtés de l’UNICEF France, ainsi que par la participation de Maurice Barthélémy et Brigitte Lecordier, qui ont prêté leurs voix aux ouvrages proposés en audiodescription. Accessibles gratuitement, ces contenus contribuent à élargir l’accès à la lecture, notamment pour les enfants en situation de handicap visuel.

16 juin 2026

Les librairies Sauramps placées en redressement judiciaire

Après Gibert et les enseignes Furet du Nord et Decitre, la chaîne de librairies Sauramps, qui devrait fêter cette année ses 80 ans, se trouve à son tour en grande difficulté. À la demande de son actionnaire François Fontès, également à la tête de la société immobilière Amétis (groupe Hugar), le tribunal de commerce de Montpellier a validé, lundi 15 juin, la procédure collective de placement en redressement judiciaire du groupe, assortie d'une période d'observation. Une prochaine audience, attendue avant le 15 juillet, période de vacation judiciaire, devrait être fixée afin de déterminer les grandes lignes de la restructuration de l'enseigne montpelliéraine.

Cette démarche, portée à la connaissance de la soixantaine de collaborateurs du groupe dès le 22 mai par un courrier de la direction, est intervenue au terme de plusieurs tentatives pour maintenir l'activité et trouver de nouveaux investissements. Or, selon le directeur du groupe, David Lafarge, la combinaison de « loyers trop élevés »et d’une fin d'année « en dessous des prévisions », a immanquablement « précipité les choses ».

« Avec ce statut d'entreprise en redressement judiciaire, nous sommes protégés des créanciers, et cela permet d'envisager un retournement de situation. C’est en tout cas le souhait de l’actionnaire », a-t-il poursuivi auprès de Livres Hebdo.

En quelques années, l’activité du réseau a fortement reculé. D’après nos données, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires sur le livre de 7,4 millions d’euros en 2025, contre 8,8 millions l'année précédente. Un chiffre loin des performances passées puisque quatre ans plus tôt, la seule librairie Comédie atteignait près de 16 millions d’euros, figurant alors à la <a href="https://www.livreshebdo.fr/article/sauramps-comedie-dans-le-top-5-des-premieres-librairies-francaises 4ème place du top 400 des librairies française établi par Livres Hebdo.

En interne, certains évoquent même « un effondrement du chiffre d’affaires, divisé par deux en quatre ans », et qui a rendu impossible la couverture des charges fixes. Au-delà de cet effet ciseau bien identifié et d’un contexte économique marqué par le recul du marché du livre et l’érosion du pouvoir d’achat, les librairies Sauramps ont également souffert d’une concurrence qui s’est progressivement intensifiée.

À Montpellier, le vaisseau amiral du groupe situé dans le centre commercial Triangle a notamment pâti des performances du magasin Gibert, place des Martyrs de la Résistance. Lequel, en développant une offre d'occasion conséquente, a capté une clientèle budgétairement plus contrainte et a, de ce fait, échappé au placement en redressement judiciaire qui a touché des autres points de vente du réseau. À Alès, la situation de la librairie Sauramps s’est également dégradée avec l’arrivée successive de nouvelles enseignes culturelles, parmi lesquelles Fnac et plus récemment Cultura, installé en périphérie en avril dernier.

À ces difficultés se sont ajoutées la fermeture en 2025 de la librairie située au cœur du musée Fabre, engagé dans un vaste plan de travaux de deux ans, ainsi que la fermeture définitive de la librairie Sauramps Odyssée, située en zone commerciale, en janvier 2026. En interne, les problématiques évoquées concernent aussi la baisse des achats qui a progressivement appauvri l’offre en magasin. « C’est un cercle vicieux : moins d’achats implique moins d’offre, ce qui implique moins de clients », explique un salarié, évoquant une érosion d'environ 15 % des ventes annuelles. Le segment des collectivités, historiquement important, n’a d'ailleurs pas permis d’inverser la tendance. Confrontées à des grossistes plus rapides et mieux organisés, les librairies ont eu de plus en plus de mal à honorer certaines commandes importantes.

« Les ventes aux collectivités n’ont pas été un levier suffisamment fort pour tracter la machine », regrette-t-on en interne.

La période de Noël, habituellement décisive, s’est également révélée décevante, en particulier pour la librairie Comédie, affectée par d’importantes inondations. Le poids du loyer du site, estimé à 1,5 million d’euros par an, soit environ 18 % du chiffre d’affaires du groupe, a également pesé lourd.  Diffusée en avril, une pétition alertait par ailleurs sur l’état de dégradation du local et sur son manque d’accessibilité, sans qu’un accord n’ait pu être trouvé depuis avec le propriétaire.

« C’est surtout très difficile pour les collaborateurs, commente David Lafarge.

Ils sont partagés entre une forme de soulagement, suite à la situation qu’ils traversaient depuis plusieurs mois, mais aussi par une grande tristesse. Beaucoup de gens travaillent à Sauramps depuis 25 à 30 ans et nombre d’entre eux ont déjà connu un redressement judiciaire en 2017. C’est donc le deuxième de leur carrière et c’est psychologiquement difficile ».

S’il admet que la fin d’année et le premier semestre 2026 ont été « très inquiétants pour l’ensemble de la chaîne du livre », le directeur des librairies Sauramps se veut néanmoins rassurant, établissant un lien entre la crise actuelle et celle du début des années 2010 « À l’époque, de nombreuses librairies ont disparu et les questionnements étaient nombreux. Seize ans plus tard, nous sommes toujours là. Tâchons de rester optimistes et espérons que le livre continuera de résister dans ce pays.

  En 2017, les librairies Sauramps étaient placées en redressement judiciaire. À l’époque, la justice avait accordé son feu vert pour que le réseau, alors composé de cinq magasins (Sauramps Comédie, Polymômes, Sauramps Odyssée, librairie du musée Fabre, Sauramps Cévennes) soit repris par le promoteur François Fontès, président du groupe Hugar, via sa société immobilière Amétis. Une offre préférée par la Cour d’appel à celle du Furet du Nord, qui s’était également positionné. L’accord juridique prévoyait alors le maintien de l’ensemble des salariés pour une durée de quatre ans.

17 juin 2026

Appel aux dons lancé par La Bibliothèque Ronde

Depuis 6 jours, La petite bibliothèque ronde, association de Clamart  qui fait entrer le livre jeunesse dans le quotidien des enfants dès leur naissance et des celles et ceux qui les accompagnent, quel que soit leur rapport à la lecture a lancé au don. Elle a besoin de vous pour  face à des charges conséquentes, notamment en termes de loyers.
En soutenant La Petite Bibliothèque Ronde, vous inscrivez dans la durée :
‣ Un lieu de vie unique à l’échelle d’un quartier
‣ Un espace de rencontres autour du livre jeunesse et de ses médiations
‣ Un laboratoire de pratiques innovantes qui nourrit la réflexion de nombreux professionnels.

Pour les aider, vous pouvez faire vos dons en allant sur le site  Hello Asso jusqu'au 30 septembre. Pour le moment, l'association a récolté 1225€.

17 juin 2026

Une bibliothèque éphémère installée durant le festival Solidays par la Fnac

Afin de proposer une virgule de respiration, les équipes du festival Solidays ont souhaité créer le Green Corner, un espace préservé, pensé comme une parenthèse au cœur de l’effervescence musicale. C’est dans ce cadre dédié à la détente que la Bibliothèque Fnac x Solidays propose aux festivaliers un lieu de découverte et de lecture. Ouverte pendant toute la durée du festival, la bibliothèque offre un accès libre à une sélection d’environ 600 ouvrages, soigneusement choisis par les équipes éditoriales de la Fnac, autour des grandes thématiques portées par Solidays – engagement, jeunesse, société, musique. Romans, bandes dessinées, livres jeunesse ou essais : chacun peut s’approprier cet espace pour lire sur place, prendre un temps de pause ou simplement découvrir de nouvelles œuvres.

Avec cette bibliothèque, la Fnac et Solidays souhaitent créer un espace propice à la réflexion et aux échanges, au cœur d’un événement dont l’ADN dépasse le simple rendez-vous musical pour offrir une véritable expérience humaine et collective, vecteur d’émotions, invitant le public à vibrer ensemble et à nourrir sa réflexion.

Avec cette bibliothèque installée au cœur de Solidays, la Fnac poursuit une ambition forte : remettre la lecture au centre des expériences du quotidien, partout et pour tous. Dans le cadre de sa campagne de marque « Une autre addiction est possible », en faveur de la lecture, la Fnac œuvre à réaffirmer le rôle essentiel du livre comme source d’émotions, de compréhension du monde et de lien social. Ainsi, en investissant un lieu aussi emblématique et vivant que le festival Solidays, la Fnac souhaite aller au-devant des  publics transgénérationnels pour leur offrir une nouvelle manière de se reconnecter aux livres.

La Bibliothèque Fnac x Solidays ouvrira à l’espace Green Corner du 26 jusqu'au 28 juin de 14h à 22h.

Source : Fnac Darty

19 juin 2026

Découverte d'un manuscrit inédit de Mozart à La BNF

La Bibliothèque nationale de France a identifié un manuscrit inédit de Wolfgang Amadeus Mozart. 38 pages de musique pour flûte et harpe, composées à Paris en 1778. À quoi ressemblent-elles ? Et que représente cette découverte ?

Pour mesurer l’ampleur de la découverte, révélée par France Musique, nous nous rendons à la Bibliothèque nationale de France, sur le site historique Richelieu. Nous entrons dans la salle de lecture du département des manuscrits. Entre ses murs boisés et les 10 000 volumes qu’elle conserve, Gilles Pécout nous y attend. Il est le président de la Bibliothèque nationale de France : « Nous sommes ici pour célébrer un évènement, parce que la découverte d’un autographe de Mozart est toujours un évènement. C'est un évènement pour les spécialistes de Mozart, pour les musicologues, pour les historiens, notamment tous les historiens qui s’intéressent à la circulation culturelle à la fin du XVIIIe siècle et c’est un évènement pour le public et les mélomanes ».

Le manuscrit nous est apporté, avec précaution, par François-Pierre Goy. Conservateur au département de la Musique, c’est à lui que l’on doit cette découverte. Il dépose, devant nos yeux, le document : « C’est un cahier d’une quarantaine de pages, qui contient les leçons de composition que Wolfgang Amadeus Mozart a données de mai 1778 au début du mois de juillet 1778 à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, fille du duc de Guînes, commanditaire du concerto pour flûte et harpe. Il y a dans ce cahier à la fois des exercices d’harmonie et sept pièces pour flûte et harpe qui sont en partie de la main de Mozart et en partie de celle de mademoiselle de Guines ».

Il y a quelques mois, avant de prendre sa retraite, François-Pierre Goy décide d’étudier une vingtaine de manuscrits anonymes des XVIIe et XVIIIe siècles, conservés par la BNF. Le 2 février, il ouvre donc ce cahier et progressivement, quelque chose dans l’écriture du maître lui rappelle des manuscrits pédagogiques de Mozart qu’il vient d’examiner. Il commence donc son enquête : « J’ai comparé notamment la dernière pièce qui est un thème et variations avec un autre document dont nous possédons l’autographe, et là, les clefs, les accolades, le texte aussi, la manière de faire les barres de reprise, les points d’orgue à la fin qui sont une caractéristique de ses manuscrits, ça m’a paru vraiment très ressemblant. Le soir, en rentrant chez moi, j’étais dans un drôle d’état ».

Source : France Musique

23 juin 2026

Retour de lire à la plage durant l'été

Cette année, Lire à la plage fête ses 20 ans ! Du 4 juillet au 23 août, les cabanes de l’opération Lire à la plage s’ouvrent aux visiteurs pour un moment de détente, en lecture. Katherine Pancol sera la marraine de cette édition. Dans ces maisonnettes blanches et bleues, 13 000 livres sont mis à disposition du public par la Médiathèque départementale de la Seine-Maritime.  Dans chaque cabane Lire à la plage, le prêt de livre est libre et gratuit. Une agréable terrasse et ses chaises longues attendent les lecteurs pour un moment de détente, à savourer seul ou en famille. 

L’opération se tient tous les jours, week-ends et jours fériés inclus, de 11h à 19h dans 13 communes :

  • Criel-sur-Mer,
  • Dieppe,
  • Étretat,
  • Fécamp,
  • Le Havre,
  • Le Mesnil-sous-Jumièges,
  • Le Tréport,
  • Sainte-Adresse,
  • Saint-Aubin-sur-Mer,
  • Saint-Jouin-Bruneval,
  • Saint-Valery-en-Caux,
  • Veules-les-Roses,
  • Yport.

Lire à la plage est aussi une opération qui permet de ne pas s’ennuyer : chaque cabane propose ainsi son lot d’animations, tout au long de l’été.

2 juillet 2026

Acquisition pour 9 millions d'euros du fonds Camus par la BNF

Des manuscrits originaux, des essais, des lettres, des photographies... Le remarquable fonds d'archives consacré à Albert Camus a fait son entrée en grande pompe, jeudi 2 juillet, dans les collections nationales. "Ce qui rend le fonds extraordinaire, c'est son volume, 250 boîtes soit 50 mètres linéaires, et la qualité des documents qu'il conserve", a souligné Guillaume Fau, directeur du département des manuscrits à la Bibliothèque nationale de France (BNF). "Le deuxième trésor du fonds, après le manuscrit de L'Etranger, c'est celui du Premier Homme, retrouvé dans la voiture où Camus a trouvé la mort", poursuit-il.

Le fonds d'archives comporte aussi des œuvres théâtrales, des agendas, des articles de presse et une partie de la correspondance privée de l'écrivain, notamment avec André Malraux et Simone de Beauvoir. Des documents qui révèlent, par exemple, sa surprise lorsqu'il reçoit le prix Nobel en 1957. Des trésors jusqu'ici conservés par la bibliothèque municipale Méjanes, à Aix-en-Provence, depuis la signature d'une convention de dépôt des archives d'Albert Camus, en avril 2000. La fille de l'écrivain, Catherine Camus, y a régulièrement fait des ajouts, notamment d'éditions traduites en langues étrangères. L'Etat souhaitait depuis longtemps acquérir ces archives.

"C'est un moment particulièrement important et émouvant. C'était une priorité que ce fonds reste en France", a déclaré la ministre de la Culture, Catherine Pégard, lors d'une conférence de presse. "Cette acquisition, pour le montant de 9 millions d'euros, représente l'une des plus importantes dans le domaine littéraire", a-t-elle ajouté.

Le fonds, accessible dès maintenant aux chercheurs, sera présenté au public lors d'une exposition prévue en mars 2027 à la BnF pour célébrer le 70e anniversaire du prix Nobel d'Albert Camus. Le président de la BNF, Gilles Pécout, a annoncé qu'un travail de numérisation du fonds serait réalisé afin de le valoriser et de le rendre accessible au plus grand nombre.

Source : France Info Culture

5 juillet 2026

Fermeture définitive de la FNAC de Bagnols-sur-Cèze ses portes à la fin de l’été

C'est un secret de Polichinelle depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, les Bagnolais relayaient des rumeur sur une possible fermeture de la boutique de La Fnac. La nouvelle est désormais officielle le franchise; baissera définitivement le rideau le 31août prochain. Une information confirme par le groupe Fnac-Darty. A la sortie du centre commercial, plusieurs clients habitués ou occasionnels, ne cachaient pas leur déception.

"Chaque année, je commande les livres scolaires de mes enfants. C'est pratique car il y avait du choix et les livraisons étaient toujours rapides", regrette Florence, un catalogue des articles soldés de la Fnac glissé sous son bras gauche. Maintenant, je vais me retrouver à commander sur Amazon, ce que je voulais à tout prix éviter."

Source : Midi Libre

13 juillet 2026

Déploiement d’une solution clé en main et gratuite par Recyclivre pour le livre d’occasion proposée aux libraires

En France, l’occasion est devenue un réflexe de consommation. Pourtant, estimer, stocker et gérer la logistique d’ouvrages usagés s’avère complexe pour une boutique indépendante. Le nouveau dispositif de Recyclivre élimine ces contraintes en automatisant tout le processus. Le fonctionnement est d’une grande simplicité.

D’abord, le particulier scanne les codes-barres de ses livres sur l’application Recyclivre puis obtient une offre de rachat instantanée et choisit une librairie partenaire pour le dépôt comme les librairies Eyrolles à Paris, Expérience à Lyon ou Siloé à Angers.

En librairie, le commerçant valide le dépôt sur un simple navigateur web en moins de deux minutes.
Recyclivre prend l’intégralité de l’intendance à sa charge. Dès que trois cartons sont accumulés, une collecte automatique est déclenchée, sans aucun frais pour le libraire.

Le client reçoit immédiatement un bon d’achat valable exclusivement dans la librairie, ce qui stimule directement les ventes de livres neufs.
Au-delà de l’atout commercial, cette démarche s’inscrit dans l’ADN de la plateforme. Fondée en 2008, a déjà remis en circulation 15 millions de livres et reversé plus de 1,5 million d’euros à des associations. Avec cette offre, elle poursuit sa mission : faire circuler la culture et rappeler qu’un livre n’est jamais un déchet.

15 juillet 2026

Emprunter les livres d'une bibliothèque dans une librairie

On comptait 12 300 librairies au Japon durant de l'exercice 2020, mais ce nombre est tombé à moins de 10 000 au cours des cinq dernières années. Dans un contexte économique difficile, les librairies lancent de nouvelles initiatives pour tenter de survivre. Kumido, une librairie située à Machida, dans la préfecture de Tokyo, a lancé un service unique permettant aux clients d'emprunter et de rendre des livres de bibliothèque directement dans le magasin.

 Il s'agit de livres et de magazines qui peuvent être empruntés dans les huit bibliothèques de la ville et autres établissements similaires. Les utilisateurs peuvent réserver des livres via le site web de la bibliothèque, recevoir une notification lorsque les livres sont prêts et les récupérer dans cette librairie. Pour retourner un article, il suffit de le déposer dans la boîte prévue à cet effet au comptoir ou à l'entrée du magasin.

Source  :  Ashahi TV

17 juillet 2026

La Bamboche des librairies, un succès dopant les ventes des librairies indépendantes

Organisée samedi 11 juillet, la Bamboche des librairies a, le temps d’une journée, redonné des couleurs à un secteur sous tension. Lancée en ligne le 30 juin dernier par l’illustratrice lyonnaise Céline Chapdelaine (alias Céline dessine n’importe quoi), en soutien à la librairie indépendante, l’opération a rencontré un écho d’ampleur auprès des professionnels du livre comme des lecteurs, venus en nombre dans leur librairie de quartier. Si aucun bilan chiffré n’a pu être consolidé à ce stade, les témoignages des premiers concernés évoquent une fréquentation soutenue et un panier moyen d’achat en nette hausse.

« J’ai reçu énormément de messages de libraires qui m’ont dit avoir fait un chiffre du mois de décembre », indique Céline Chapdelaine  à Livres Hebdo.

« Les librairies étaient hyper contentes qu’on pense à elles, et que les gens répondent présents », poursuit l’illustratrice, évoquant l’émotion d’une salariée de la librairie Traits d’Union à Lyon, dont elle est proche, qui assistait  «un flux continu de personnes », dès le début de la matinée    
« La clientèle s’est saisie de la Bamboche de manière très active » abonde Alexandre Cotte cogérant de Traits d’Union, évoquant un « événement festif » et « une belle fréquentation ». « On n'en attendait pas tant pour le deuxième week-end de juillet »,</em> poursuit-il. Pour marquer le coup, la librairie avait mis en place plusieurs animations et prévu de quoi grignoter : « On avait prévu un petit-déjeuner qui s’est finalement transformé en apéritif, lui-même transformé en dessert puis en goûter ! »

Il insiste également sur l’atmosphère de la journée :« Au-delà de la fréquentation, il y avait une ambiance incroyable, on a pu se consacrer 100 % aux clients ». Et constate, à la clé, des résultats enthousiasmants, assurant avoir L« multiplié par deux et demi le chiffre d’affaires qu’on avait prévu de faire ce jour-là ».

Autant d’externalités positives que le libraire conçoit comme un « vrai levier pour renflouer la trésorerie et assumer les factures d’août » dans une période où le chiffre d’affaires est d’ordinaire plus bas. « On va donc pouvoir partir en vacances plus sereins ! », se réjouit-il.

Un constat partagé par la librairie Eureka Street à Caen. « Pour nous, ça s’est très bien passé ! De nombreux clients pas forcément disponibles le samedi sont même venus à la librairie dès le vendredi après-midi pour reprendre des livres, alors même qu’ils étaient déjà venus la semaine passée pour faire le plein », témoigne Pierre Thomine, son cogérant. Le libraire assure également avoir réalisé un chiffre d’affaires de 4 200 euros TTC en deux jours, dont environ 2 000 euros qu’il attribue directement à l’événement.

20 juillet 2026

Lauréat du prix littéraire le plus prestigieux de Chine après avoir écrit 6 000 poèmes

Le parcours exceptionnel de Wang Jibing, livreur,  l'a conduit à recevoir l'une des plus hautes distinctions de la littérature chinoise :  le prix Lu Xun dans la catégorie poésie qui célèbre cette année sa neuvième édition. L'anthologie, intitulée « Low Flight » (« Di chu fei xing », dans sa langue originale), a pour thème principal les moments que les travailleurs du secteur ont passés à attendre des commandes de nourriture, des ascenseurs et des clients pendant leurs journées de travail.

Avec sa poésie, Jibing parvient à saisir les « réalités brutes et les subtilités émotionnelles » de sa vie en tant que l'un des « plus de 10 millions de livreurs de repas du pays », selon l'agence de presse chinoise CGNT.

Jibing a commencé à travailler comme livreur en 2019. Depuis, il a parcouru plus de 150 000 kilomètres et écrit plus de 6 000 poèmes inspirés par ses livraisons et sa vie. Grâce à ses écrits, il a rapidement acquis une certaine notoriété sur les réseaux sociaux. Le lauréat fait partie d'un groupe d'écrivains salués pour leurs œuvres littéraires, qui offrent un aperçu des pressions auxquelles est confrontée la culture économique du travail temporaire en Chine . Pour Jibing, ce prix, dont la valeur n'est pas publique (bien que les médias chinois l'estiment à 100 000 yuans, soit 12 948,08 euros, en 2014), est l'aboutissement de décennies de galère et de petits boulots . L'écrivain a quitté l'école à l'adolescence en raison de difficultés financières familiales. Depuis, il a exercé divers métiers, notamment dans le bâtiment, la collecte des ordures et la vente ambulante, selon la BBC.

Après avoir remporté le prix, Jibing a été clair avec les médias quant à ses projets d'avenir. « Financièrement, je n'ai pas besoin de ce travail pour gagner ma vie, mais j'adore l'ambiance et cela me permet de rester en forme », a-t-il déclaré au Global Times.

Quant à l'impact de cette reconnaissance sur lui, il a été ferme : « Je veux une vie simple et ce prix ne changera jamais qui je suis. »

D'autres ouvrages similaires ont déjà rencontré un vif succès au sein de la société chinoise. On peut citer, par exemple, « Je livre des colis à Pékin » , les mémoires de Hu Anyan, ancien coursier, parus en 2023, qui ont figuré parmi les meilleures ventes du pays et ont également bénéficié d'une importante couverture médiatique à l'étranger.

Source : ABC

21 juillet 2026

Approbation finale d’un règlement de 1,5 milliard de dollars pour Anthropic par la juge Araceli Martínez-Olguín

Après une période d’attente plus longue que prévu, la juge Araceli Martínez-Olguín a donné son approbation finale au règlement historique de 1,5 milliard de dollars dans le cadre du recours collectif intenté contre Anthropic en 2024 pour avoir enfreint le droit d’auteur afin de construire ses grands modèles de langage.

Dans sa décision, Martínez-Olguín a estimé que l’accord « offre un soulagement significatif au groupe de règlement compte tenu de la gamme raisonnable de récupérations possibles des membres du groupe, d’autant plus que d’autres litiges seraient probablement complexes, coûteux, longs et risqués. »

Elle a également noté que le paiement estimé par œuvre d’environ 3 000 $ « est quatre fois le montant minimum légal des dommages-intérêts pour contrefaçon volontaire », et « quatre fois le minimum légal pour la contrefaçon ordinaire, qui est aussi la plus courante dans les affaires de droits d’auteur, soit 750 $. » Le juge a estimé que le règlement « apporte des avantages substantiels à la classe à la lumière des revendications nouvelles avancées », et que « le succès au procès n’était pas garanti, et qu’une perte aurait laissé la classe sans recours. »

La décision initiale du juge fédéral William Alsup — qui a pris sa retraite fin 2025, ce qui a poussé Martínez-Olguín à prendre la relève — a conclu que, bien qu’Anthropic ait utilisé des livres protégés par le droit d’auteur légalement acquis pour entraîner de grands modèles linguistiques constitue un usage équitable, le téléchargement de copies piratées de ces livres pour un stockage permanent viole la loi sur le droit d’auteur. Anthropic avait reconnu avoir utilisé des livres piratés téléchargés depuis Library Genesis et Pirate Library Mirror.

Anthropic a téléchargé illégalement environ 500 000 titres, et 92 % des personnes éligibles à un prix — auteurs et éditeurs ayant droit à un paiement — avaient choisi de rejoindre le recours collectif. Martínez-Olguín a refusé toutes les demandes sauf deux de se retirer de l’accord.

« Nous saluons l’approbation finale de ce règlement par la cour, qui représente une victoire importante dans la bataille plus large visant à tenir les grandes entreprises technologiques responsables de leur appropriation sans scrupules de propriétés intellectuelles et créatives qui appartiennent clairement à des auteurs et éditeurs », a déclaré Maria Pallante, présidente et directrice générale de l’Association of American Publishers, dans un communiqué.

Pallante a salué la cour pour avoir reconnu que le téléchargement depuis des sites pirates « n’est pas un choix que nous devrions simplement accepter comme une efficacité pour le contrevenant ; au contraire, c’est un comportement abominable qui ne devrait jamais être normalisé. » Elle a également soutenu que l’usage loyal ne devrait pas être étendu pour permettre aux entreprises technologiques de copier des contenus protégés par le droit d’auteur, et que les géants de la tech devraient envisager des accords de licence pour entraîner leurs modèles d’IA.

Source : Publishers Weekly

27 juillet 2026

Livre numérique et audio en 2026 : une consommation ancrée mais persistance du piratage

Selon la dernière étude publiée par l’Arcom en juillet 2026, le marché de la lecture numérique en France affiche une maturité.  Celle-ci est à la fois due à la fidélité de ses adeptes et aux défis persistants liés au piratage. 

La part des internautes français âgés de 15 ans et plus ayant consommé un livre audio ou numérique au cours des 12 derniers mois s’est stabilisée à 13 % en 2026, un chiffre qui reste quasi inchangé sur les cinq dernières années (elle était de 14 % en 2022). Si le vivier global de consommateurs n’augmente plus, les habitudes de lecture, elles, s’intensifient de manière significative. En effet, près de 6 consommateurs sur 10 (61 %) consultent désormais des livres dématérialisés au moins une fois par semaine, marquant une progression notable de 7 points par rapport à 2025 (54 %). Le livre numérique reste le format roi : 83 % des usagers consomment des livres numériques (dont 47 % exclusivement). Le livre audio séduit quant à lui 53 % des consommateurs (dont 17 % exclusivement). A noter que 36 % jonglent habilement entre les deux formats. Le smartphone s’impose en tête. Il est le support de lecture privilégié par 66 % des utilisateurs, devançant les liseuses (43 %), les tablettes (40 %) et les ordinateurs (31 %).
Concernant le choix des plateformes, les lecteurs privilégient largement les plateformes spécialisées dans le livre numérique (43 %), suivies des plateformes généralistes (34 %), des réseaux sociaux (35 %) et des bibliothèques gratuites (22 %) ou publiques (19 %).
Ainsi, 14 % des consommateurs de livres numériques ou audio (soit environ 900 000 individus) utilisent un logiciel d’aide à la lecture adapté aux troubles DYS.

À l’échelle de l’ensemble de la population, cela représente 2 % des internautes français qui s’appuient sur ces technologies pour lire.
L’un des enseignements du rapport de l’Arcom concerne la consommation illicite. Si les trois quarts (75 %) des lecteurs naviguent exclusivement dans l’offre légale, 25 % des consommateurs d’ebooks ou audio avouent avoir recours au piratage (dont 2 % uniquement de manière illégale et 3 % généralement de manière illégale).  Cette tendance globale au piratage reste stable depuis 2022 (où elle oscillait entre 23 % et 25 %).
Néanmoins, une analyse à long terme montre que la consommation illicite régulière a progressé de 6 points depuis 2019. Il touche désormais 12 % des consommateurs en 2026. Parmi l’ensemble des internautes français, les utilisateurs illicites représentent au global 3% de la population.

Quels canaux pour consommer des contenus piratés : 
1. Les sites de téléchargement direct restent le moyen d’accès privilégié, plébiscité par 40% des pirates;

2. Les réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéos combinés représentent une part massive. En effet, 45 % des consommateurs illicites transitent par ces espaces (avec respectivement 27 % pour le partage vidéo et 25 % pour les réseaux sociaux);

3. Les autres moyens incluent les sites de streaming (25 %), les services de Cloud (23 %). Sans oublier les sites de scans de mangas (21 %) et le peer-to-peer / torrent (18 %);

L’Arcom note également une hausse significative de l’utilisation d’Usenet et des newsgroups (15 %, +4 points). Face à ces chiffres, l’enjeu pour l’industrie du livre reste double en 2026 : continuer à valoriser une offre légale de plus en plus plébiscitée par les lecteurs réguliers. Il faudrait aussi renforcer la lutte contre de nouveaux modes de distribution illicite très agiles, notamment sur les réseaux sociaux.

Source  : Idboox

31 juillet 2026

Hommage rendu à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine à Taïwan

Les autorités de Taïwan ont rendu hommage à Lam Wing-kee, un libraire de Hong Kong réfugié dans l'île, décédé début juillet, pour sa "résistance" contre le régime communiste chinois, lors d’une cérémonie commémorative vendredi. Lam Wing-kee, 70 ans, est décédé à Taïpei le 2 juillet après un combat contre le cancer.

La vie de Lam était "une histoire de lutte, de résistance et de défiance contre le Parti communiste chinois", a déclaré le Premier ministre taiwanais Cho Jung-tai devant une centaine de personnes réunies dans une église presbytérienne de Taïpei, dont plusieurs hauts responsables du régime.

"Une dictature peut bien fermer les portes de la librairie (de Lam), elle ne pourra jamais enfermer son âme éprise de liberté", a affirmé M. Cho après avoir remis à titre posthume une décoration au libraire, reçue par son fils.

"Bien que (M. Lam) soit voûté, il était toujours droit pour défendre la liberté", a déclaré Tseng Chien-yuan, directeur exécutif de Citizen Congress Watch, un groupe de la société civile basé à Taïpei.

M. Lam était l'un des cinq libraires de Hong Kong "disparus" fin 2015 après avoir vendu des ouvrages critiques envers Pékin. Ils avaient été emprisonnés en Chine où ils avaient été contraints à des "aveux" télévisés. Leur disparition avait été vivement condamnée par la communauté internationale.

Autorisé à revenir à Hong Kong en 2016, il avait à nouveau bravé les autorités chinoises en tenant une conférence de presse pour dénoncer son enlèvement et sa détention.

En 2019, M. Lam avait fui à Taïwan après que Hong Kong eut annoncé un projet de loi permettant les extraditions vers la Chine, une mesure qui avait déclenché des mois de gigantesques manifestations pro-démocratie.

M. Lam avait rouvert une librairie, Causeway Bay Books, à Taïpei en 2020 et exhortait fréquemment la population à protéger le système démocratique de l’île.

Les relations entre Taïwan et Pékin sont glaciales, Pékin menaçant régulièrement d'annexer l'île, qu'elle revendique.

Source : La Provence

13 février 2024

Rachat du diffuseur numérique e-Dantès par Albin Michel

20240213_082600

Le diffuseur numérique e-Dantès intègre le groupe Albin Michel. Il apportera son expertise en diffusion aux maisons d’édition d’Albin Michel mais continuera aussi d’accompagner ses clients éditeurs actuels comme Bragelonne, L’Atalante, Métailié, Anne Carrière, MxM Bookmark ou encore Alter Real. « Ce rachat va permettre une accélération de notre développement digital en lien avec Adilibre, notre filiale de distribution numérique », se projette Gilles Haéri, directeur général du groupe Albin Michel. 

Fondé en 2012 par Alain Nevant et Stéphane Marsan, e-Dantès compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2023. Maintenant dirigé par Émilie Mathieu et Alexandre Levasseur, le diffuseur numérique se spécialise dans de multiples segments comme l’imaginaire, la romance, le thriller, le développement personnel, l’ésotérisme ou le parascolaire. « Cette étape passionnante marque un moment clé dans la déjà riche histoire d’e-Dantès. Elle consolide notre présence sur le marché de l’édition, renforce notre détermination à investir dans de nouvelles initiatives sur le marché numérique eBook et Audiobook, tout en affirmant notre engagement envers nos différents clients et partenaires », analyse Émilie Mathieu

« Ce rapprochement est une opportunité pour e-Dantès. Il permet de nous maintenir à la pointe de l’innovation sur des enjeux majeurs du futur du livre comme l’IA, l'e-commerce et les nouvelles technologies appliquées au secteur de l’édition. De quoi contribuer activement à l’avenir de notre secteur », complète Alexandre Levasseur.

Source  : Livres Hebdo 

24 janvier 2024

Un chèque de 400 000 euros à l’UNICEF France remis par Mélissa Da Costa

Melissa Da Costa Chèque UNICEF

Depuis maintenant 7 ans, l’UNICEF France et Le Livre de Poche unissent leurs forces pour lever des fonds en faveur de l’éducation des enfants, une mission primordiale pour l’avenir de notre monde. Dernière initiative en date : pour chaque exemplaire vendu de « La Faiseuse d’étoiles », deux euros sont directement versés à l’UNICEF. Grâce à ce partenariat et à la générosité et la fidélité des lecteurs de Mélissa Da Costa, depuis la parution du livre, le 7 juin 2023, la somme exceptionnelle de 400 000 euros a déjà été rassemblée. Ces fonds joueront un rôle déterminant dans le soutien des actions de l’UNICEF, notamment pour le développement de deux écovillages à Madagascar .

« Depuis 7 ans, l’UNICEF France et Le Livre de Poche se sont associés pour publier des ouvrages qui tout en procurant du plaisir permettent de collecter des fonds en faveur des enfants partout dans le monde. Aujourd’hui, nous célébrons une belle aventure humaine. Ce chèque de 400 000 euros est bien plus qu’une somme d’argent ; c’est une lueur d’espoir pour des milliers d’enfants. Nous sommes infiniment reconnaissants envers Mélissa Da Costa et Le Livre de Poche pour leur engagement exceptionnel dans cette cause cruciale », explique Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France.

La romancière de 33 ans, qui avait conquis son public en 2019 avec son premier livre « Tout le bleu du ciel » suivi, depuis, de six autres romans, devient aujourd’hui l’autrice la plus lue en France. Son texte « La Faiseuse d’étoiles », rédigé avec une grande sensibilité, plonge les lecteurs dans une aventure émotionnelle, explorant les thèmes universels de l’enfance, de l’espoir et de la résilience.

« Ce court texte, que j’avais écrit à la naissance de mon fils, s’est transformé en une ode à l’enfance, à l’innocence, à l’insouciance. Il exprime la capacité d’une maman à préserver les rêves d’enfant face aux drames. Quand Le Livre de Poche m’a parlé de ce projet avec l’UNICEF, c’était comme un signe du destin. Ce texte, il n’est pas né pour rien. Il prend aujourd’hui une dimension universelle, symbolisant la protection des petits garçons et des petites filles contre la malnutrition, le manque de soins, l’absence d’accès à l’éducation, contre les conflits qui les menacent dans le monde », explique Mélissa Da Costa.

« Nous partageons totalement les valeurs de l’UNICEF et nous sommes nous aussi engagés depuis des années en faveur de l’éducation des enfants. Rendre les livres accessibles au plus grand nombre grâce à leur prix et à leur format est notre mission depuis plus de 70 ans. Toute l’équipe du Livre de Poche est fière et heureuse que le talent et la générosité de Mélissa Da Costa aient pu donner naissance à ce projet ambitieux », se réjouit Béatrice Duval, directrice générale du Livre de poche.

« Nous vous remercions de tout cœur, au nom des enfants, Mélissa et toutes les équipes du Livre de Poche pour cette contribution exceptionnelle. Aujourd’hui, nous célébrons le pouvoir de l’écriture et de la solidarité. Nous sommes très fiers à l’UNICEF du chemin parcouru par « La Faiseuse d’étoiles ». La force de ce texte si bouleversant et si poétique continuera, j’en suis certaine, à toucher et encore très longtemps un très large public. L’avoir associé à l’UNICEF est une chance inestimable pour nous et dans le contexte actuel nous avons besoin de preuves d’engagement comme celles-ci, pour montrer que construire un monde meilleur pour les enfants est possible », déclare Ann Avril, directrice générale de l’UNICEF France.

« Pour moi, soutenir ce partenariat est bien plus qu’un devoir, c’est une responsabilité envers les générations futures. L’idée qu’un livre puisse contribuer de manière aussi significative à changer des vies est une source d’inspiration continue. Remettre ce chèque à l’UNICEF a été un moment de grande émotion », conclut Mélissa Da Costa.

Source : UNICEF

Publicité