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8 février 2022

Demande d'une aide pour contrer la hausse du prix du papier et de l'énergie par les éditeurs italiens

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La forte flambée des prix des matières premières et de l'énergie met à rude épreuve la stabilité de la chaîne éditoriale : risque de baisse de l'offre de livres et de magazines, retards de livraison, augmentations possibles des prix pour le public des lecteurs, graves problèmes pour édition scolaire. Ce sont  l'Association italienne des éditeurs , l'Association nationale des éditions sectorielles et la Fédération du papier graphique qui, tirent la sonnette d'alarme.,Elles demandent au gouvernement une mesure urgente en faveur de la pérennité de l'industrie de l'édition qui serait un crédit d'impôt sur l'achat de papier graphique à des fins éditoriales. 

«Les hausses des prix de l'énergie mettent déjà certains segments de production comme les magasins d'héliogravure à risque d'être arrêtés. Mais pour tous les secteurs de l'édition et de l'imprimerie commerciale, l'augmentation du coût du papier a pris des proportions telles qu'elle érode toute marginalité, compte tenu des difficultés évidentes à répercuter ces augmentations en avalÀ ce scénario s'ajoutent les problèmes liés à la rareté des matières premières , également en raison du processus en cours de conversion de la production en papier pour l'emballage», explique Emanuele Bona , président de la Fédération du papier graphique.

«Après deux années très positives, l'urgence papier pèse comme une menace sérieuse sur le monde du livre, déclare Ricardo Franco Levi , président de l'AIE. Les hausses de prix insoutenables écrasent les marges de tous les éditeurs, se traduisant pour celles des divers (essais et romans) par le risque d'augmentations du prix des couvertures, un chemin qui n'est même pas praticable pour les éditeurs scolaires soumis aux plafonds de dépenses imposés par la loi. Aux hausses de prix s'ajoutent les difficultés d'approvisionnement qui rendent encore plus difficile la planification de la production et la distribution dans les délais.Là encore, avec une attention particulière à l'édition scolaire engagée à garantir à l'école et aux familles la disponibilité des manuels scolaires dans les délais liés au calendrier de l'année scolaire».

«L'énergie et les matières premières représentent le cœur de la productivité - déclare Ivo Alfonso Nardella , président de l'ANES.  L'augmentation de l'énergie et du papier met également le secteur de la communication technique scientifique et plus généralement le secteur en sérieuse difficulté. En baisse ou pire, l'interruption du flux d'information et de mise à jour professionnelle porte gravement atteinte au tissu industriel et professionnel italien qui commence à se redresser . Couper la culture signifie créer des dommages à la production interne qui a de plus en plus besoin d'être mise à jour pour faire face aux défis que cette ère de transitions nous impose ».

Source: Associazione Italiana Editori

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27 novembre 2021

Forte augmentation des ventes livres audio et de fiction au Royaume-Uni

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Les ventes de livres audio et de fiction ont grimpé en flèche au cours des six premiers mois de 2021, selon de nouvelles données publiées par la Publishers Association (PA). Le rapport PA Sales Monitor est basé sur les données de ses membres, majorées pour représenter l'ensemble du marché par Nielsen. Ses nouveaux chiffres montrent que les revenus des livres audio pour les six premiers mois de 2021 ont augmenté de 71% par rapport à la même période en 2019, passant de 45 millions de livres sterling à 76 millions de livres sterling. En comparaison, les revenus des ventes de livres électroniques grand public ont augmenté de 10 % au cours de la même période, passant de 121 millions de livres sterling à 133 millions de livres sterling, tandis que les impressions grand public ont augmenté de 6 %, passant de 687 millions de livres sterling à 731 millions de livres sterling.  D'autres statistiques clés des données de janvier à juin 2021 montrent que le revenu global des ventes de livres dans les secteurs de la consommation, de l'éducation et des universitaires a augmenté de 4% depuis la même période en 2019, passant de 1,63 milliard de livres sterling à 1,69 milliard de livres sterling. Les revenus des ventes de livres grand public ont augmenté de 10 % par rapport à 2019, passant de 853 millions de livres sterling à 940 millions de livres sterling. La fiction a grimpé de 28%, passant de 265 millions de livres sterling à 340 millions de livres sterling, tandis que les livres pour enfants ont augmenté de 8%, passant de 160 millions de livres sterling à 173 millions de livres sterling, avec une augmentation particulière des exportations (14%) et du numérique (26%).  La non-fiction grand public est restée au niveau des six premiers mois de 2019 à 427 millions de livres sterling, mais la non-fiction numérique grand public est en hausse de 30%, passant de 41 millions de livres sterling à 53 millions de livres sterling. 

Stephen Lotinga, directeur général de la Publishers Association, a déclaré : « C'est fantastique de voir que les livres ont offert aux gens du divertissement et du réconfort en cette période difficile. Les éditeurs britanniques ont continué à publier des livres qui engagent les lecteurs du Royaume-Uni et du monde entier.

« La forte augmentation des livres audio est un développement vraiment intéressant car elle peut suggérer que de nouvelles données démographiques adoptent ce format. Cela soulève la question de savoir pourquoi, contrairement aux livres imprimés et électroniques, les amateurs de livres sont toujours tenus de payer la TVA sur les livres audio et c'est quelque chose que nous continuons de soulever avec le gouvernement.

Source: The Bookseller

 

31 janvier 2022

Plainte contre Cloudflare par quatre maisons d'édition de mangas japonaises

cloudflare piratage mangaLa maison d'édition nippone Kodansha et trois autres - Shueisha, Shogakukan et Kadokawa - accusent l'américain Cloudflare de violation de propriété intellectuelle en tant qu'hébergeur de sites proposant des mangas piratés. Les quatre maisons spécialisées, éditrices entre autres de Fairy Tail, Dragon Ball, L'Attaque des titans, Naruto ou encore de One Piece, vont poursuivre en justice l'entreprise, ont-elles annoncé le 31 janvier.

"Tous les profits réalisés par ces sites pirates vont directement à leurs opérateurs illégaux, ne laissant rien aux librairies, aux éditeurs et aux auteurs de mangas qui consacrent leurs vies à créer ces oeuvres", a dénoncé le porte-parole de Kodansha.

L'un des sites de Cloudfare distribue 4000 mangas piratés et enregistre 300 millions de vues par mois, selon une source proche du dossier. L'organisation de défense de la propriété intellectuelle ABJ estime que le piratage de mangas sur internet serait à l'origine d'un manque à gagner d'au moins 780 milliards de yens (6 milliards d'euros) sur la période janvier-octobre 2021 pour les éditeurs nippons.

Les quatre plaignants vont réclamer au total 400 millions de yens (3,1 millions d'euros) de dommages-intérêts. Sollicité lundi par l'AFP, Cloudflare n'était pas joignable dans l'immédiat pour réagir aux accusations le concernant au Japon.

Source: Livres Hebdo

25 janvier 2022

Barème de rémunération pour les auteurs en dédicace par l'éditeur Auzou

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Une bonne nouvelle pour les auteurs et les illustrateur publiant leur livres chez Auzou. Les dédicaces effectuées dès les premier janvier vont être remuérées. Ils recevront 135€ HT par demi-journée et 200€ HT pour une journée entière. Pour en bénéficier, ils  devront  néanmoins respecter plusieurs conditions : l’éditeur leur demande d’effectuer cinq séances de dédicaces non rémunérées et ne rétribue qu’à compter de la sixième.

«S'ils font 20 séances de dédicaces dans l'année afin de défendre et promouvoir un titre Auzou, ils seront rémunérés pour 15 dédicaces», confirme auprès de Livres Hebdo le service communication d’Auzou.  

 Les séances de dédicaces réalisées dans les grands salons nationaux (Montreuil, Paris, Bruxelles…) et les interventions scolaires sur le territoire de résidence de l’auteur/illustrateur sont exclues du calcul de la remunération . 

«Concrètement, chaque auteur·trice ou illustrateur.trice validera en amont ses séances de dédicaces avec son contact habituel chez Auzou, qui fera un point mensuel sur le nombre de dédicaces réalisées respectant les conditions ci-dessus. Une facture mensuelle sera établie par l’auteur·trice ou l’illustrateur·trice, à valider et régler par Auzou sous 45 jours à réception de facture», explique l'éditeur sur son site Internet.

7 janvier 2022

Grosse baisse de fréquentation pour les bibliothèques françaises en 2021

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À l’heure des bilans, les mauvais chiffres de fréquentation viennent encore assombrir le tableau. Car les bibliothèques n’ont pas retrouvé leurs niveaux de fréquentation d’avant la crise du Covid. Par rapport à 2019, année de référence, les pertes sont lourdes : 50 % de lecteurs en moins dans le réseau de la bibliothèque municipale de Lyon, à la médiathèque de Troyes Champagne Métropole, comme à celle d’Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Moins 38 % à la bibliothèque francophone multimédia (BFM) de Limoges, moins 35 % à la bibliothèque municipale de Grenoble… Certaines bibliothèques rurales, dont les ouvertures au public reposaient sur des bénévoles, n’ont tout simplement pas rouvert depuis le début de la pandémie. Plus inquiétant encore, les prêts d’ouvrages à domicile ont également chuté : – 30 % à Troyes, – 22 % à Lyon, – 10 % à Limoges… Alors que les ventes de livres ont grimpé de 19 % en 2021, ces chiffres sont particulièrement amers. Devant l’ampleur d’un phénomène dont il a tardé à prendre la mesure, le ministère de la culture a prévu une « enquête flash » en janvier. En attendant ses résultats, les responsables d’établissements expliquent ces baisses par la conjugaison d’une multitude de facteurs.

« On constate un phénomène de prudence. Les visites de nos lecteurs semblent plus espacées dans le temps, plus mesurées, plus rationnelles aussi, avec des paniers plus garnis », analyse Julien Barlier, directeur de la médiathèque de Limoges.

Partout, les bibliothécaires interrogés estiment que les habitudes de visite ont été bouleversées par le télétravail et les changements de vie quotidienne liés à la pandémie. « Parfois, les lecteurs n’ont pas pu s’adapter aux changements d’horaires que nous avons dû mettre en place pour maintenir le service », poursuit Julien Barnier. « Beaucoup de nos lecteurs sont dépendants des transports en commun. La crainte des contaminations dans les transports a aussi pu être un frein aux visites », complète Béatrice Pallud-Burbaud, directrice ajointe aux publics à la bibliothèque municipale de Lyon (

Contrairement aux librairies indépendantes, qui ont profité de l’élan vers le commerce de proximité après le premier confinement et vu leur cause bien médiatisée, les bibliothèques ont aussi souffert d’une forme d’invisibilité. « Depuis le début de la pandémie, on a un vrai problème de visibilité et de lisibilité de l’ouverture des bibliothèques, déplore Béatrice Pallud-Burbaud. Les gens ne savent plus bien si on est ouvert et quand. » 

Difficile encore de dire quels lecteurs ont été perdus, mais les professionnels observent souvent les mêmes tendances. « Les lecteurs fidèles sont encore plus fidèles. C’est sans doute sur le terrain de l’élargissement des publics que nous avons perdu des lecteurs », estime Julien Barlier. « Très clairement, nous avons perdu des lecteurs âgés, plus craintifs face au virus, et le public le plus défavorisé, celui qui vient prendre un café, se reposer, brancher son téléphone, indique Justine Duval, directrice de la médiathèque d’Ivry-sur-Seine. Mais nous avons surtout perdu un peu tout le monde ! »

Les plus jeunes semblent plus que d’autres encore manquer à l’appel, « comme les enfants qui venaient seuls avant la pandémie », évalue Isabelle Westeel, directrice de la bibliothèque municipale de Grenoble. « Auparavant, les bibliothèques de quartiers se remplissaient à la sortie du collège, c’est moins le cas maintenant », constate aussi Julien Barlier, à Limoges.

Partout, l’application du passe sanitaire a eu un impact fort sur la fréquentation. Mais elle a aussi provoqué beaucoup de remous dans la profession. « On était persuadé qu’on ne serait pas concerné, d’autant plus que les librairies et les centres commerciaux qui vendent des livres n’y sont pas soumis », se souvient Béatrice Pallud-Burbaud. « Pour toute la profession, l’application du passe sanitaire a été très rude car elle vient contredire le principe de notre ouverture universelle, sans conditions », ajoute Loriane Demangeon, vice-présidente de l’Association des bibliothécaires de France (ABF).

Dans certaines villes, comme à Grenoble, les mouvements de grève du personnel refusant de contrôler les passes ont encore compliqué l’accueil du public. « Les grèves ont duré de l’été jusqu’à la mise en place de bornes d’auto-contrôle des passes en décembre », témoigne Isabelle Westeel, qui souligne combien cette mesure a suscité « incompréhension, désarroi et colère ». « Nous avons été obligés de respecter la loi et nous l’avons fait, cependant nous avons fait le choix de ne pas contrôler le passe des 12-17 ans, comme à Lyon, Villeurbanne ou Strasbourg », précise-t-elle.

Pour contrer les effets du passe sanitaire, certains lieux ont maintenu les prêts à la porte d’entrée des médiathèques, comme à Troyes. « C’était un service très demandé », souligne Catherine Schmidt, directrice. D’autres ont fait le choix inverse. « Avec le click and collect, les bibliothécaires ont eu l’impression d’être chez Amazon et de se transformer en manutentionnaires, note Julien Barlier. Ce service ne pouvait être que temporaire. » 

À l’issue de cette année difficile, l’usure se ressent dans les équipes. « S’y ajoute l’inquiétude que les baisses de fréquentation signalent de vrais changements d’habitude », relève Loriane Demangeon.

Dans ce contexte, la loi sur les bibliothèques, votée à l’unanimité fin décembre 2021, est venue apporter un peu de réconfort. Consensuel, le texte vient combler un vide juridique, « car aussi – curieux que cela puisse paraître –, il n’y avait rien dans la loi concernant les bibliothèques », rappelle la sénatrice Sylvie Robert, rapporteure du texte. Le texte rappelle les principes régissant ces établissements : liberté d’accès, gratuité de la consultation, pluralisme des collections…

« Cette loi est une reconnaissance bienvenue dans une période où le ministère a parfois oublié les bibliothèques dans la gestion de l’épidémie », pointe Loriane Demangeon. Reste la frustration que le principe de libre accès ait été énoncé au moment même de l’application du passe sanitaire. « La loi doit être décorrélée du contexte épidémique, elle est faite pour le temps long », plaide Sylvie Robert, qui souhaite toutefois que « le débat sur le régime d’exception applicable aux bibliothèques » soit lancé dès que la situation épidémique sera plus calme.

Source: La Croix

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5 janvier 2022

Accord des éditeurs et des auteurs contre la fusion entre Vivendi/Hachette et Editis

vivendi_lagardere_editis_hachetteLe rapprochement de vivendi/Hachette inquiète le monde du livre comme le prouve deux textes parus le 4 janvier d'une part  une tribune de dix auteurs publié par le Monde  et d'autre part le communiqué de presse du SNE.

Dans cette tribune, un collectif de dix écrivains dont  Irène Frain, Belinda Cannone, Christophe Hardy et Pierre Jourde alertent leurs lecteurs de cette concentration qui constitue selon eux une menace pour la liberté de création et d’expression. « Lorsque deux groupes s’entre-dévorent, nous ne pouvons rester simples spectateurs face à un étrange et funeste spectacle animalier », écrivent les auteurs signataires. « Aujourd’hui déjà la relation entre l’auteur et son éditeur est très déséquilibrée. Demain, si un seul groupe se trouve en position dominante sur certains segments éditoriaux, elle n’en sera que plus inéquitable », ajoutent-ils.

Rappelant l’implication des auteurs en 2019 lors des débats au Parlement européen sur le projet de directive relative au droit d’auteur, les 10 auteurs se disent déterminés. « Nous appelons à la vigilance de tous, auteurs bien sûr mais aussi vous, lecteurs, pour nous opposer ensemble au remodelage brutal du paysage éditorial autour d’un acteur surpuissant », concluent-ils.

Dans ce communiqué le SNE fort des 720 maisons d’édition qu’il représente écrit ceci: « La préservation d’un accès équitable au marché de détail et au marché des droits, comme aux matières premières et aux médias, est une condition nécessaire au développement équilibré de notre secteur d’activité, porteur de forts enjeux sociétaux, éducatifs et culturels. Il en va de la bonne représentation des œuvres en librairie, et, avec elle, de la libre expression des idées et des imaginaires.

Dans ce même communiqué, le SNE en appelle aux autorités de la concurrence françaises et européennes, qui devraient débuter prochainement l’examen du projet de rachat, afin de prévenir « tout risque d’abus de position dominante et toute dissymétrie portant atteinte au libre-jeu de la concurrence et à la diversité culturelle »..

Celui-ci n'a bien entendu pas été  signé par les groupes Hachette et Editis. En reaction à ce texte, Editis rappelle  cela par communiqué:

«Le projet de renforcement de son actionnaire Vivendi au capital du groupe Lagardère s'inscrit dans un cadre international et européen pour construite un acteur fort dans un marché mondial en plein bouleversement.»

19 novembre 2021

Une nouvelle série télévisée chinoise pour susciter l'amour des livres à l'ère numérique

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A l'ère numérique où le commerce électronique se développe rapidement, les livres ont du mal à survivre. Reflétant le changement sociétal, la série télévisée Bu Huo Zhi Lyu (Un voyage pour trouver la direction de la vie) est diffusée sur Zhejiang Satellite TV et sur plusieurs sites de streaming depuis le 16 novembre.

Sous la direction du réalisateur Han Jie, le série de 40 épisodes met en vedette l'acteur Chen Jianbin, qui est également le producteur exécutif, et l'actrice Mei Ting. Ils représentent respectivement un président de maison d'édition et un professeur de collège. Dans le scénario, l'homme d'affaires, qui fait face à un énorme stress financier pour maintenir sa librairie en activité, et l'enseignant, qui endure la solitude après avoir été trompé par son petit ami, se retrouvent et tombent amoureux. Dans le processus, ils changent le sens de leur vie. Le charme de la lecture est écrit comme un élément important pour pousser l'intrigue. Les producteurs ont révélé que la série faisait référence à des classiques de renommée mondiale, tels que Le Rouge le Noir de l'écrivain français Stendhal et Anna Karénine de l'écrivain russe Léon Tolstoï.

"Le série peut vous faire penser un instant depuis combien de temps vous n'êtes pas entré dans une librairie ou avez fini de lire un livre. Nous espérons que le drame suscitera l'amour de la lecture, qui ne devrait jamais s'estomper à aucune époque", a déclaré le producteur Yang Weihua.

Source : China.org

4 décembre 2021

Réouverture la bibliothèque sise sur la frontière Québec/Etats-Unis

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Cette ligne, rappelle Mélanie Aubé, technicienne et directrice par intérim de la bibliothèque et salle d’opéra Haskell, c’est un simple ruban adhésif noir collé en diagonale sur le plancher du petit établissement de Stanstead, en Estrie, qui a le malheur d’être à cheval sur le Canada et les États-Unis. C’est elle qui marque la frontière entre les deux pays. Ce détail géographique, qui donne un charme pittoresque à la bibliothèque, a été la source d’un cauchemar bureaucratique, quand les règles sanitaires pas toujours cohérentes et les entraves aux mouvements transfrontaliers imposés par les administrations douanières canadienne et américaine ont forcé l’établissement centenaire à fermer ses portes au public jusqu’au 2 décembre. 

«Santé Canada nous empêchait d’ouvrir parce que des Américains et des Canadiens auraient pu se mélanger», explique Caroline Fortier, coordonnatrice à la bibliothèque, qui a perdu deux de ses quatre employés depuis le début de la crise sanitaire, dont son directeur.

«Donc, ça posait un problème. Et ç’a pris du temps…»

Pour comprendre la source des problèmes, il faut avoir une idée de la disposition des lieux. Le gros du bâtiment, espèce de manoir luxueux du XIXsiècle, qui abrite une bibliothèque et une salle de spectacle, est sur le territoire canadien. Mais la façade et la porte d’entrée sont aux États-Unis, plus précisément à Derby Line, village du Vermont de 625 habitants.  Pour accéder à la bibliothèque, les Québécois doivent donc entrer aux États-Unis. Les autorités américaines ont toutefois fait une concession pour leur faciliter la vie : ils peuvent s’y rendre sans formalités s’ils restent sur le trottoir qui mène de Stanstead, au bout de la rue Church, jusqu’à la porte d’entrée de la bibliothèque du côté américain. Mais attention : ils ne doivent pas mettre les pieds dans la rue ! La surveillance est assurée par des caméras de sécurité, perchées au sommet de poteaux d’éclairage, à Derby Line. Mais alors, qu’est-ce que la pandémie a changé ? La bibliothèque est restée fermée pendant les premiers mois de la crise, comme toutes les autres bibliothèques. Même les employés n’avaient pas le droit d’y aller. Mais quand les règles sanitaires se sont assouplies, les règles douanières ont pris le relais.  Les employés pouvaient s’y rendre en passant par la porte de la sortie de secours, du côté canadien, mais pas les usagers parce qu’ils devaient passer par la porte d’entrée principale, située aux États-Unis, et que la frontière terrestre canado-américaine était fermée. Lorsque la bibliothèque a été finalement rouverte aux voyageurs non essentiels pleinement vaccinés, le 8 novembre, les citoyens auraient pu, en principe, y retrouver leur accès. Mais non, parce que les Canadiens revenant d’un séjour aux États-Unis devaient fournir un test PCR pour rentrer au pays. Résultat : la bibliothèque est restée fermée ! Un service gratuit de livraison de livres, de magazines, de DVD et de livres audio a toutefois été offert aux membres pendant la fermeture.  N’aurait-elle pas pu être accessible aux Américains, tout en étant fermée aux Canadiens ? À nouveau, non, mais cette fois en raison de la bureaucratie américaine. Les autorités ne voulaient pas permettre à leurs citoyens d’entrer en contact avec des Canadiens. Il n’y en avait pas, direz-vous, puisque ces derniers n’avaient pas le droit d’y mettre les pieds. Mais il y avait les employées, qui sont toutes deux canadiennes.

« Il aurait fallu que les employés soient américains », confirme Mélanie Aubé.

Et c’est ainsi que la bibliothèque, fondée en 1904 pour encourager les rapprochements entre les deux peuples, n’a pu accueillir ses membres pendant 20 mois. Depuis jeudi, l’établissement, qui dessert notamment les villes de Stanstead, de Canton de Stanstead, d’Ogden, de Way’s Mills, d’Hatley et de Bolton, du côté québécois, est enfin rouvert aux usagers, membres en règle doublement vaccinés. Lors de sa première journée, il a reçu 21 personnes.

Source: La Presse

31 octobre 2021

“Donnez à lire” en Savoie : une opération des librairies et du Secours populaire

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Jusqu’au 20 novembre, dans le cadre d’un partenariat entre le Secours populaire français (SPF) et les librairies indépendantes, les clients sont invités à rajouter un livre jeunesse à leurs achats. Ce livre, remis au libraire, sera ensuite offert à un enfant ou à un jeune accompagné par le Secours populaire français. Cette 6e édition de l’opération “Donnez à lire” est bien plus qu’une simple collecte de livres, elle est aussi un moment de partage et de découverte autour de la lecture. En 2020, sur la Savoie, dans un contexte particulièrement difficile, une centaine de livres avaient été ainsi collectés par trois librairies. En 2021, sur le département, cinq librairies participent à cette opération:

  • Garin et Jean-Jacques Rousseau à Chambéry,
  • Les Danaïdes à Aix-les-Bains,
  • Librai’bulles à Aime-la-Plagne, 
  • Des livres et vous à Saint-Jean-de-Maurienne.

Pour la seconde année consécutive, le journaliste et animateur de télévision François Busnel est le parrain de cette opération.

Source: Le Dauphiné Libéré

25 octobre 2021

Réduction pour l'achat de livres numériques et audio publié par Penguin Random House pour les bibliothèques

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La pandémie de Covid-19 ayant toujours un impact sur les bibliothèques et les écoles américaines, Penguin Random House a annoncé cette semaine que la maison d'édition va  prolonger ses conditions de vente  temporaires aux  bibliothèques pour les livres numériques ainsi que ses autorisations temporaires pour l'heure du conte. Elles seront valable jusqu'au 31 mars 2022. Aux termes de ses programmes, PRH continuera d'offrir aux bibliothèques (en partenariat avec desgrossistes) l'option d'une  licence pour une durée d'un an à un prix calculé au prorata de 50% comme alternative à la durée standard de deux ans (pour les livres électroniques) ou en accès perpétuel (pour les livres audio). Un modèle de coût par circulation est également disponible.Tous les titres de PRH sont éligibles pour les programmes (les best-sellers, titres de fiction et de non-fiction pour adultes et enfants, ainsi que les titres publiés par les éditeurs clients DK et Penguin Random House Publisher Services). Les programmes temporaires sont entrés en vigueur pour la première fois au printemps 2020 au tout début de la crise de Covid-19 et seront en vigueur pendant deux ans complets au moment de leur nouvelle expiration, s'ils ne sont pas prolongés.

 Les bibliothécaires ont déclaré PW  que les termes temporaires au prorata leur ont offert beaucoup de flexibilité nécessaire dans la gestion de leurs budgets numériques. Les prêts numériques onr augmenté de 40% tandis que les bibliothèques et les écoles à travers le pays ont d'abord été contraints de fermer  ou de fonctionner à peu capacité. Maintenant, au cours de la deuxième année de la pandémie, les écoles et les bibliothèques ont largement rouvert, mais les bibliothécaires affirment que la demande de ressources numériques reste nettement supérieure aux niveaux d'avant la pandémie.

Source: Publishers Weekly

21 octobre 2021

Préférence des européens pour le livre papier

étude livre papier livre numérique

Les écrans ont pris le pouvoir, mais pas partout. C’est notamment le cas en littérature, sachant que la pandémie de Covid-19 et les restrictions subies ont poussé de nombreuses personnes à lire davantage. Comme le montre l'infographie de Statista ci-dessous, qui s’appuie sur les données de son enquête globlale  effectuée auprès des européens de juillet 2020 à septembre 2021, la version papier reste privilégiée dans les pays d’Europe. Mais certains sont-ils plus attachés aux « vrais » livres que d’autres. 

C’est en Espagne  et en It​alie que les ebooks sont les plus développés. 40 % des espagnols en ont lu au cours des douze derniers mois, contre 56 % pour le papier et 35% des italiens ont en lu contre47% pour le paier . Quant au  Royaume-Uni,  un rapprochement entre les deux supports de lecture s'oppèrent (30% contre 45%). La version numérique est bien moins développée en Allemagne (26% contre 42%) et en France (18 % vs 53 % pour le papier) .

13 novembre 2021

Hausse des ventes pour Groupe Arnoldo Mondadori Editore en Italie et en Espagne

Groupe Arnoldo Mondadori Editore Berlusconi

"Ce moment de grâce dans le livre réchauffe le cœur. Je ne parle pas seulement en tant qu'éditeur et lecteur, mais en tant que citoyen de ce pays. Car, malgré que le virus reprend de la vigueur, c'est l'un des signes qui autorisent la confiance et l'optimisme dans une Italie qui à son tour vit un moment de grâce", déclare Marina Berlusconi, la precidente du Groupe Arnoldo Mondadori Editore au Corriere della Sera.

 "En 2021, nous nous attendons à une marge nettement meilleure pour Mondadori également en 2019 - déclare-t-elle- et, net des acquisitions, aucune dette, en effet, des liquidités en caisse. "

Les excellents chiffres des neuf premiers mois viennent d'être publiés, ainsi que ceux de Mediaset, qui en Italie et en Espagne a beaucoup progressé en termes de revenus et de bénéfices, prévoit une année record et a réussi à lancer le projet paneuropéen ». Il revient sur "l'année inoubliable du livre", qui au printemps 2000 était en fait à zéro vente, puis s'est lancé dans une étonnante reprise et clôturera une très forte hausse en 2021. 

Un résultat qui « récompense la stratégie de Mondadori, de plus en plus centrée sur le cœur de métier. Les entreprises investissent et nous avons encore beaucoup investi dans le livre cette année, à commencer par l'acquisition de De Agostini Scuola que l'Antitrust vient d'approuver ». Mais Marina Berlusconi va plus loin. « Oui, je crois que ce nouveau printemps du livre représente quelque chose d'important pour tout le monde. Bien sûr, les chiffres doivent être pesés, certaines analyses sont contradictoires. Mais dans tous les cas, un pays qui lit plus est un pays qui a plus d'avenir".

2 novembre 2021

Lauréats des Prix littéraire des Inrockuptibles 2021

Prix littéraire des Inrockuptibles

Le Prix littéraire des Inrockuptibles récompense cinq ouvrages dans cinq catégories. Voici les lauréat·es de cette deuxième édition parrainée par Eric Reinhardt. Quand nous avons créé notre prix en 2020, notre souhait était de récompenser et de mettre en valeur une autrice ou un auteur dont le livre n’avait pas reçu un accueil à sa mesure ou un prix littéraire alors qu’il le méritait. Nous pensions notamment à une écrivaine comme Christine Angot, qui après avoir publié pendant trente ans des textes qui ont refaçonné le visage de la littérature française contemporaine, n’avait toujours pas reçu de grands prix. Pourquoi ? Parce qu’il nous a semblé nécessaire d’insister sur l’importance du Voyage dans l’Est. Un texte essentiel par son propos (transmettre ce qu’est véritablement l’inceste) et par sa forme (un tour de force littéraire éblouissant), et pour le courage d’Angot, qui n’a jamais cessé de dire cette vérité même si, parfois, elle n’était pas entendue. Nous voulions aussi saluer notre histoire commune : depuis ses débuts, en 1990, Les Inrockuptibles n’ont jamais cessé de suivre cette autrice qu’il est grand temps de reconnaître comme majeure.

Ocean Vuong, auteur d'Un bref instant de splendeur  paru chez Gallimard et  raduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marguerite Capelle reçoit le prix du roman étranger. Seon le jury, ce livre est n ne magnifique révélation. Sous la forme d’une lettre adressée à sa mère, qui travaille dans un bar à ongles, un narrateur, Vietnamo-Américain, fouille la mémoire d’une famille déplacée, émigrée, et les traces traumatiques que la guerre du Vietnam a laissé sur lui-même, installé aux USA, et les siens. Un texte envoûtant, d’un jeune poète né au Vietnam et émigré en Amérique avec sa famille.

Dimitri Rouchon-Borie  reçoit le prix du premier roman pour Le Démon de la colline aux loups  publié  par Tripode.  Selon le jury, cette oeuvre est un tour de force littéraire. il raconte d'un homme incarcéré pour meurtre se souvient de sa propre enfance maltraitée.

Réinventer l’amour. Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles édité par Zones/La Découverte) de Mona Chollet  est couronnée par le prix de l'essai. Selon le jury, c’est le livre-somme qu’on attendait depuis longtemps, un essai brillant sur la façon dont le patriarcat s’invite dans notre intimité pour mieux la détruire et rendre difficiles, parfois impossibles, ou trop souvent fatales (sous la forme de féminicides) les relations amoureuses entre hommes et femmes. Un texte important, en partie basé sur le vécu de Mona Chollet à qui l’on aussi doit Sorcières  sorti en 2018.

 

1 novembre 2021

Une valise pleine de livres jeunesse autour de Santa Margherita Ligure

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Si les enfants ne peuvent pas aller à la bibliothèque... elle vient jusqu'à eux. La réglementation Covid rend difficile la visite des locaux de la bibliothèque de Santa Margherita Ligure près de  Gênes. Donc les bibliothécaires ont rempli une valise de livres.  

« Il en faut très peu pour créer une petite bibliothèque itinérante - expliquent la conseillère Beatrice Tassara et la responsable des services de bibliothèque Marina Marchetti - juste une valise à roulettes, un chariot. L'important est de les remplir de nombreux livres: un peu de polars, horreur, fantastique, aventures et bandes dessinées d'auteur". 

Les lieux de ces « rencontres littéraires » sont les plus variés. "Santa Margherita Ligure est si belle que nous n'avons que l'embarras du choix - continuent Tassara et Marchetti (au parc de la Flûte enchantée, sur la Piazza del Sole, sur la plage de Ghiaia, à la Villa Durazzo, etc. Et s'il pleut, il y a l'auditorium du collège. "

L'initiative durera toute l'année scolaire et s'adresse principalement aux écoles qui, les années précédentes, prévoyaient des visites à la bibliothèque mais avec l'entrée en vigueur des restrictions dues aux règles sanitaires, elles avaient suspendue leurs visites.

Source : Ansa

6 octobre 2021

Deux lois concernant le monde du livre adoptées à l'assemblée nationale

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L'Assemblée nationale a adopté mercredi à l'unanimité une proposition de loi qui fait la guerre aux frais de livraison de livres au rabais pratiqués par les grands acteurs du e-commerce en instaurant le principe d'un prix-plancher. Dans le viseur du législateur, les pratiques des géants du commerce en ligne comme Amazon, qui fixe systématiquement au seuil légal de 0,01 euro les frais de port, un tarif sur lequel les autres acteurs de la filière du livre (éditeurs et libraires) sont incapables de s'aligner au risque de réduire à peau de chagrin des marges déjà très faibles. Les députés ont approuvé par 58 voix cette proposition de loi initiée par la sénatrice Laure Darcos (LR) et adoptée en première lecture en juin au Palais du Luxembourg. Amazon tord le nez face à cette mesure qui a reçu un franc soutien de l'exécutif. Sa direction française a appelé mardi à éviter "l'inflation" des frais de port en estimant qu'ils pénaliseront les habitants des petites villes et des zones rurales.

Ce texte "bienvenu" "s'inscrit pleinement dans le souhait de retrouver un prix unique du livre en égalisant le prix de l'expédition", a rappelé la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot.

La Loi Lang du 10 août 1981 qui a fixé le prix unique du livre a joué "un rôle essentiel dans le maintien de la diversité des réseaux du livre", or, celle-ci est "fragilisée par le développement de certaines pratiques (...), il faut donc les encadrer", a expliqué Mme Bachelot qui a taclé "l'étrange générosité" du e-commerce. Droite et gauche ont apporté leur soutien au texte.

"Protégeons l'exception culturelle française et notre économie", a souligné le LR Julien Ravier qui a pointé le "coût économique et environnemental" des pratiques des géants de la vente en ligne.

"Amazon pratique une concurrence déloyale", a fustigé la communiste Elsa Faucillon tandis que Michel Larrive (LFI) a regretté que la taxation des profits du groupe américain ne soit pas débattue à l'occasion de cette proposition de loi.

La rapporteure du texte, Géraldine Bannier (MoDem), a souligné que la mesure devra faire l'objet d'une évaluation dans deux ans pour bien mesurer ses "répercussions sur la vie réelle".

"L'imagination des Gafam dépasse largement le domaine fiscal", a-t-elle grincé, relevant par ailleurs que le prix-plancher "trop faible, n'aidera pas les librairies" et trop élevé pourrait entraîner une "perte sèche pour l'ensemble de la filière".

Quatre mois après le Sénat, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la proposition de loi relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique. Ce texte, déposé par Sylvie Robert (PS, Ille-et-Vilaine), propose notamment d'inscrire dans le code du patrimoine les missions et grands principes qui régissent les bibliothèques municipales et intercommunales: liberté et gratuité d'accès, neutralité du service public et pluralisme des collections. Les députés ont également renforcé leur action dans la lutte contre l'illettrisme qui touche 7% de la population adulte. Et à l'heure où l'illectronisme affecte 17 % de la population, les bibliothèques seront amenées à aider les usagers à se servir d'outils informatiques courants. Pour la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin, ce texte vise à "faire entrer pleinement les bibliothèques dans le droit".  Les députés ont adopté un amendement d'Erwan Balanant (MoDem, Finistère) demandant que les bibliothèques "participent à la diffusion et à la promotion du patrimoine linguistique", en référence aux langues régionales. Une commission mixte paritaire doit désormais chercher une version commune avec les sénateurs. 

 

5 octobre 2021

Accessibil’histoire : 50 000 € pour soutenir une littérature jeunesse adaptée

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Lucie Care, fonds de dotation créé par l'UNADEV, l'Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels, a créé en 2021 Accessibil’histoire, un appel à projets destiné à soutenir le développement d'une littérature jeunesse adaptée au handicap visuel. 6 projets ont été choisis et bénéficieront d'une partie de l'enveloppe mobilisée, d'un montant total de 50.000 €:

  • L'Image au Bout des Doigts pour  la conception, l’impression et l’édition d’un manga en relief,
  • Creative Handicap pour la création d’un livre jeunesse à partir de 4 ans, illustré et mis en voix par les apprenants en situation de handicap de la formation C.I.A.R.A ( Création, Intelligence Artificielle, Réalité Augmentée) pour des enfants déficients visuels,
  • Le Centre de Transcription et d’Édition en Braille pour la  saga des livres  Disney, 
  • Les doigts qui rêvent pour l’édition de 3 nouveaux albums tact’illustrés, 
  • Les petits débrouillards pour l’adaptation du conte scientifique « La forêt merveilleuse » à un public déficient visuel,
  • Voir Ensemble/SAFEP pour l’adaptation de 12 livres issus de l’Ecole des Loisirs et plus particulièrement de Claude  Ponti.
13 septembre 2021

Hausse spectaculaire des ventes de mangas en France au premier semestre 2021

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Jamais le manga ne s'est aussi bien porté en France. Pour la première fois depuis son arrivée dans nos librairies, il y a 30 ans, la BD japonaise représente plus de la moitié des ventes du marché de la BD. Bénéficiant d'une offre toujours plus diversifiée, d'un lectorat au goût plus développé qu'il y a quelques années et d’une plus forte exposition médiatique, le manga semble vivre un nouvel âge d'or en France. Un âge d’or dont Livres Hebdo avait annoncé les prémices dès 2018. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon l’institut d’études GFK, il s'est vendu en France entre janvier et juillet 2021 25,1 millions de mangas, pour un chiffre d'affaires qui avoisine les 186 millions d'euros. En août, selon un rapport de GFK publié jeudi dernier, la croissance se poursuit avec 28,9 millions de tomes vendus. A titre de comparaison, il s'était vendu sur l’ensemble de l’année 2020 un peu plus de 22 millions de tomes, pour un chiffre d’affaires de près de 80 millions d’euros. Les éditeurs sont les premiers surpris.

"Je ne sais plus où donner de la tête", confie Bruno Pham, directeur éditorial d'Akata. "Nos ventes ont bondi. Ça explose à tous les niveaux!" "On réédite des titres comme cela ne nous était jamais arrivé de toute l'histoire de Kana", renchérit Christel Hoolans, la directrice générale de la maison d’édition de Naruto. "On réimprime par millions chaque mois. Je ne sais pas où ça va s'arrêter."

Les confinements successifs de 2020 n’ont pas freiné les ventes, au contraire: "On a eu peur lorsque les librairies ont fermé, mais très rapidement le dynamisme des ventes s'est poursuivi, sans s'affaiblir", se souvient Masahiro Choya, responsable de la collection manga de Panini. "Le lectorat, habitué à des rythmes de parution réguliers et à la commande en ligne, nous est resté très fidèle", poursuit Stéphane Ferrand, directeur éditorial de Véga Dupuis.

Les libraires aussi ont dû s’adapter très vite à cette situation inédite. "En un an, malgré trois mois de fermeture pour cause de Covid, mon secteur manga a quasi doublé. Ça s'est vraiment accéléré sur le second trimestre, avec des mois doubles, voire triples", confirme celui qui se fait appeler sur les réseaux sociaux Le Libraire se cache.

Le phénomène touche toutes les enseignes, même celles qui vendaient peu de mangas. Le manga est aussi boosté par l’émergence de "librairies dans des lieux incongrus grâce à des gens qui ont grandi avec et qui ont moins d’a priori", remarque Stéphane Duval, le fondateur du Lézard Noir, qui édite notamment La Cantine de minuit. Des points de vente qui avaient abandonné le manga, comme les grandes surfaces alimentaires, se sont enfin "redécouvertes une âme de vendeur de livres après le premier confinement, parce que c’était le seul lieu où on pouvait en acheter", ajoute Ahmed Agne, fondateur de Ki-oon. De mémoire d'éditeurs et de libraires, le milieu n'a pas connu pareil dynamisme depuis une vingtaine d'années. "Les chiffres ne sont pas les mêmes, mais on a déjà vécu ce schéma de démultiplication des ventes au début des années 2000", rappelle Stéphane Ferrand. "Il y avait alors peu d’éditeurs et tout d’un coup ça avait explosé avec l'arrivée d'une masse de titres de très bonne qualité comme Yu Gi Oh! (janvier 1999), One Piece (septembre 2000), Naruto (mars 2002), Hikaru no go (octobre 2002), Bleach (mai 2003)..."

Si les éditeurs ont tous constaté ces cinq dernières années un fort renouvellement avec l'arrivée de shōnen d’un nouveau genre comme L'Attaque des TitansThe Promised Neverland, Jujutsu KaisenMy Hero Academia ou encore Demon Slayer et Chainsaw Man, la situation actuelle n'est pas réellement comparable à celle du début des années 2000: "La croissance était structurelle. Il fallait rattraper le marché japonais et développer un catalogue. On a imprimé en France en une décennie l’équivalent de tous les succès japonais des quarante dernières années!", détaille Virginie Daudin Clavaud, directrice générale déléguée de Pika.

Toujours dominé par Glénat (Dragon BallOne Piece), Pika (L’Attaque des Titans), Kana (Naruto) et Ki-oon (Jujutsu KaisenMy Hero Academia), le marché connaît un tel dynamisme que même les éditeurs indépendants (Akata, IMHO, Le Lézard Noir) et les nouveaux venus (Mangetsu, Noeve Graphx) bénéficient de l'embellie actuelle. Tous ont déjà rempli leurs objectifs annuels et doublé leurs chiffres d'affaires. Seul un éditeur est en recul, Ankama.

Cette embellie n’est pas liée au Pass Culture, prévient Ahmed Agne: "L’industrie du manga se porte très bien depuis très longtemps. On vient d’enchaîner six années consécutives avec des croissances à deux chiffres. C’était déjà le secteur le plus porteur du milieu de l’édition. Le pass culture, c’était un bonus sur le bonus. On était déjà à 100% de croissance avant sa généralisation."

La remontada la plus spectaculaire concerne Panini. Longtemps en déshérence, la maison doit sa réussite à Demon Slayer, écoulé à plus de 2 millions de tomes en un an.

La maturité et la stabilité du lectorat est l’une des clefs de ce nouvel âge d’or du manga, souligne Satoko Inaba, directrice éditoriale de Glénat Manga: "La plupart des lecteurs ont à présent déjà lu un manga dans dans sa vie, ce qui n'était pas forcément le cas il y une dizaine ou une vingtaine d'années". Si le cœur de cible reste jeune, aucune génération de lecteurs de mangas n’a décroché, abonde Ahmed Agne: "Ça nous donne un public très complémentaire avec des goûts et des envies de lecture très différents."

Les libraires ont ainsi vu débarquer un public de quadragénaires lecteurs de mangas depuis l’enfance et désireux d’explorer de nouveaux segments du marché, plus adultes, comme le seinen, "qui a augmenté de 25% sur la dernière décennie", note Stéphane Ferrand. À ces lecteurs historiques s'ajoutent "certains parents curieux de comprendre l'engouement de leurs enfants pour le manga, et en librairie nous les orientons vers du contenu seinen", confirme Le Libraire se cache.

Il ne faut pas négliger l'importance auprès des plus jeunes lecteurs des réseaux sociaux (Twitter, Instagram, TikTok), désormais aussi prescripteurs que les libraires, estime Satoko Inaba: "Il y a des influenceurs et des créateurs de contenu spécialisés dans le manga qui font découvrir à toute une génération de lecteurs des séries qu'ils n'auraient pas lues."

Les plateformes de streaming (Netflix, Wakanim, Crunchyroll, ADN) ont enfin créé un cercle vertueux avec les maisons d’édition. "C'est l'avènement du 360", résume Christel Hoolans: "Vous regardez l'anime, puis en attendant l'épisode suivant vous lisez le manga, puis vous enchaînez avec le spin-off. Et c’est la boucle magique qui se met en route." L’Attaque des TitansJujutsu Kaisen et plus récemment Tokyo Revengers en ont tous bénéficié. Chainsaw Man, déjà un gros succès, s’apprête à y faire son entrée.

Le confinement a bien entendu renforcé la position de ces best-sellers. Naruto (boosté par une offre découverte à 3 euros), One Piece (porté par l’excellent arc actuel du "Pays des Wa") et Berserk (marqué par la mort brutale de son créateur Kentaro Miura en avril dernier) continuent de se vendre comme des petits pains. "Beaucoup de personnes qui avaient entendu parler en bien de ces séries et qui n'osaient pas se lancer l'ont fait pendant le confinement", constate Satoko Inaba. Mais l'engouement est tel que tous les types de mangas sont touchés, appuie Ahmed Agne:

"On a énormément de titres atypiques qui arrivent quand même à tirer leur épingle du jeu, comme Les Carnets de l’apothicaire. En période de pandémie et de dépression nationale, on a même réussi à faire un succès avec My Broken Mariko, un one-shot sur le deuil et le suicide. Il y a une appétence pour les titres qui sortent du blockbuster shonen classique. Les lecteurs sortent plus facilement de leur zone de confort. Et ça, c’est quelque chose de nouveau par rapport au marché du début des années 2000."

Autre différence avec le premier âge d'or: les séries du fond de catalogue tiennent la dragée haute aux nouveautés. Pika obtient autant de succès avec les classiques (Fairy TailSeven Deadly Sins et L'Atelier des sorciers) qu'avec ses dernières pépites (Toilet-bound Hanako-kunBlue Lock et Kaguya-sama). Même son de cloche chez Delcourt avec Alice in Borderland et chez Kana avec La Voie du Tablier et Otaku Otaku, "des séries assez improbables qui seraient passées inaperçues il y a quelques années", estime Christel Hoolans.

Même un auteur aussi confidentiel que Inio Asano, maître contemporain des tranches de vie, voit ses ventes exploser chez IMHO avec La Fille de la plage et chez Kana avec Goodnight Punpun et Nijigahara Holograph, dont la réédition s'est écoulée à 3.700 exemplaires en douze semaines: "On n'a jamais fait ça. Certainement pas pour un Asano, et encore moins avec une réédition", se félicite Christel Hoolans. Elle y voit la naissance d’un nouveau marché "très excitant", qui va l'inciter à redonner sa chance à "des auteurs encore peu disponibles en France".

Longtemps synonymes de ventes décevantes, les mangas du patrimoine (EdenBanana FishTomie) sont enfin plébiscités. "Je vends de nouveau énormément de 20th Century Boys, par exemple, ou d'Akira", confirme Le Libraire se cache. La réédition des huit premiers tomes de la saga de Naoki Urasawa totalisent les 70.000 exemplaires vendus, et celles des quatre premiers tomes de Banana Fish les 50.000. Du jamais vu. "Ce retour en force du patrimoine est pour moi l'élément le plus marquant en termes de contenu éditorial cette année", glisse Virginie Daudin Clavaud.

Cet âge d’or n’est pas près de se terminer. "On a recruté une nouvelle génération, et plus fortement que jamais", applaudit Christel Hoolans. "Comme toute personne accro aux mangas, ils ne vont pas s'arrêter d’en lire du jour au lendemain." "Je ne pense pas qu'on soit encore à l'apogée. Ça va continuer à monter", acquiesce Satoko Inaba.

Parmi les futurs blockbusters figurent en octobre Kaiju n°8 (le plus gros lancement du manga en France avec 250.000 exemplaires selon son éditeur Kazé) et un Goldorak made in France (Kana annonce une mise en place de 165.000 exemplaires). Glénat dévoilera début 2022 Sakamoto Days, nouvelle bombe du Shōnen Jump, tandis que Pika prépare pour la même période "de nouvelles éditions très attendues".

Grâce aux produits dérivés, le manga sera enfin bientôt très présent dans notre quotidien: "On est en train de signer un nombre colossal de contrats", annonce Christel Hoolans. "Vous allez retrouver Naruto partout: sur vos vêtements, dans votre cuisine, sur votre skate." Certains redoutent néanmoins un éclatement de la bulle. "Ce qui est certain, c’est qu’il va y avoir un problème logistique", alerte Bruno Pham, qui craint un "engorgement de la production, avec le manque de matière première, les limites de budget chez les lecteurs et la place en librairie de plus en plus réduite".

 "Pour les Japonais, la France est un peu la poule aux œufs d’or. Ils s’étonnent même de certaines séries vendues chez nous. Les éditeurs français achètent énormément, et des choses qu’ils n’auraient pas achetées avant", alerte Stéphane Duval. "Et personne ne va pouvoir faire la promotion de manière équivalente de tous ces titres. Des séries risquent de passer à la trappe et de ne pas se vendre." Et de ne plus être commercialisées, comme ce fut le cas après le premier âge d’or.

Source: BFM TV

28 août 2021

Chute de 5% des ventes de livres en juin

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Selon les données de Livres Hebdo/Xerfi/I+, le marché du livre se contracte de 5 % en juin par rapport à juin 2020, qui avait enregistré une dynamique exceptionnelle (+22%), avec la réouverture des librairies fermées durant le premier confinement. Mais, par rapport aux six premiers mois de 2019, le cumul exercice s’établit au-delà de +5 %, et par rapport aux six premiers mois de 2020, le bond est de 23,4%.

Sur douze mois, la tendance annuelle continue d’afficher une augmentation vigoureuse pour l’ensemble du marché : +11,1%. Entre juin 2020 et juin 2021, tous les circuits de distribution sont en régression, seules les grandes surfaces culturelles tendent vers une certaine stagnation (-1 %). Les librairies voient leurs ventes reculer à un an d’intervalle de -8 % pour le 1er niveau et -5% pour le 2nd niveau. Rapportée aux résultats d’avant crise, l’activité des librairies reste sur une belle dynamique sur l’ensemble du premier semestre 2021 : +8,2 % pour le 1er niveau et +19,7 % pour le 2nd niveau comparé à 2019.

Les hypermarchés sont à un an d’intervalle à -13 %, mais le rythme d’évolution demeure à la hausse pour le cumul exercice 2021 comparé au cumul exercice 2019 (+1 %).  Si les librairies de 1er niveau connaissent une baisse de leur activité de -8 % en juin par rapport à juin 2020 où elles étaient à +37 % après le premier confinement, la tendance annuelle s'établit à +19,9 %. Même courbe du côté des librairies de 2nd niveau en juin: les ventes en euros courants baissent de 5 % à un an d'intervalle mais la tendance annuelle atteint +26,4 %.  Les grandes surfaces culturelles enregistrent une diminution de 1 % de leur activité en juin par rapport à juin 2020. La tendance annuelle s'établit à +8 %. 

Pour ce deuxièmre trimestre, les ventes enregistrent une forte croissance de 27% en euros courants et de 26% en volume, par rapport à la même époque l’an dernier. Les librairies de 1er niveau et celles de 2e niveau enregistrent une hausse de leur activité respectivement de + 37,1 % et + 46,1 %. Le rayon livres des grandes surfaces culturelles progresse dans de moindres proportions + 25,5 % tout comme celui des hypermarchés + 3,4 %.

Source: Livres Hebdo

9 septembre 2021

Pénurie de papier pour les éditeurs tchèques et québecois

Antonín Kočí

Selon éditeurs tchèques interrogés par l’Agence de presse tchèque CTK, le problème de pénurie de papier concerne toute l'Europe et est probablement aussi lié au marché chinois. Pour les grands éditeurs, le problème signifie une perte dans les ventes de l'ordre de millions de couronnes.

Le groupe Euromedia, qui est l'une des plus grandes entreprises opérant sur le marché du livre en République tchèque, est un de ceux qui sont confrontés à ce problème. L'entreprise fait face à la capacité limitée des imprimantes, à la hausse des prix du papier et aux longs délais de livraison après la commande d'impression. « Même les dates de livraison confirmées pour certains titres sont retardées de plusieurs semaines ou mois. Par exemple, les imprimeurs signalent une pénurie de carton, qui est utilisé pour fabriquer les couvertures de livres », relève Antonín Kočí, directeur d'Euromedia Group Publishing.

Par exemple, nous avons un livre, dont on estime la vente à des dizaines de milliers d'exemplaires, et qui sera mis sur le marché un mois plus tard que le délai normal d'impression d'un livre en noir et blanc. Ce seul et unique cas représente pour nous des millions de ventes perdues », explique Antonín Kočí avant de noter : « Nous ne sommes pas en mesure de publier tous les livres que nous aimerions publier cette année. Il se peut que nous ne puissions pas imprimer certains best-sellers avant Noël. »

Ulrika Horáková, du département marketing de la maison d'édition Argo, signale également le report de la sortie de certains titres prévus pour l'automne.

Chez les producteurs de papier, on est plus nuancé sur la situation. « Cette concernant une pénurie de papier d'impression me semble très peu probable », a déclaré à ČTK Miloš Lešikar, de l'Association de l'industrie tchèque du papier. Selon lui, la consommation de papier suit une tendance à la baisse depuis plusieurs années, avec une grosse chute en 2020 en raison de la réduction du besoin des imprimeries. « Cette année, au premier semestre, la consommation de papier et de carton a au contraire augmenté de 7 % en glissement annuel pour atteindre 221 992 tonnes », précise-t-il au journaliste de Radio Prague.

Selon lui, la grande majorité des papiers d'impression du pays sont couverts par les importations. « Les importations sont principalement réalisées par les grossistes en papier. Le problème aujourd'hui réside plutôt dans le fauit que les prix du papier et du carton, qu'ils soient pour l’impression ou d'emballage, ont récemment augmenté », souligne Miloš Lešikar.

Le 19 août, le journal Le Devoir relatait que les éditeurs québécois souffrait d'une explosions des prix de papiers mais également de carton et d'encre. Mais il y a aussi une hausse des coût de  livraison pour les impressions faites en Asie et en Europe. Pour toutes ces raisons, certains éditeurs ont déjà commençé à augmenter leurs comme La Pastèque:

« C’est déjà commencé : j’ai augmenté quelques titres de 1 ou 2 $. Rien de radical — je veux garder des prix très compétitifs — , mais le coût du transport est doublé présentement. Le papier a augmenté. L’impression aussi, c’est phénoménal. Tout a augmenté… »

13 août 2021

Appel aux dons de livres pour les Bibliothèques belges sinistrées par les inondations

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Suite aux inondations dévastatrices qu'a connu la Belgique mi-juillet, les bibliothèques des communes de Pepinster, Theux, Fraipont et Chenée ont tout perdu. Plusieurs écoles se retrouvent également, à l’aube de la rentrée scolaire, sans aucun livre, tout comme de nombreuses familles dont les enfants sont aujourd’hui privés de lecture. Afin de venir en aide aux familles et bibliothèques sinistrées de la Vallée de la Vesdre, la Ville de Braine-le-Comte lance un appel aux dons de livres et bandes dessinées Jeunesse.
Cette collecte sera orgnisée du mardi 17 août au samedi 21 août durant les heures d'ouverture de la bibliothèque communale de Braine-le-Comte soit de 14h à 17h  les mardi,  vendredi / de de 10h à 12h et de 14 heures à17h le jeudi et de 10h à 12h et de 14h à 16h le samedi. 

Les dons seront ensuite acheminés au Centre de Pepinster où ils seront redistribués, notamment durant une journée d’animation pour enfants organisée le 27 août prochain.  Plusieurs caisses de livres issus du stock communal de la Bibliothèque partiront également vers la Vallée de la Vesdre pour redonner le sourire et un peu d’évasion aux enfants des familles sinistrées.

21 mai 2021

25 000 visites virtuelles à la fête du livre de Bruxelles

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Contrainte de s'adapter aux mesures Covid, la Foire du Livre de Bruxelles - qui se tenait du 6 au 16 mai - s'était muée en foire virtuelle pour l'occasion. Une réussite pour les organisateurs puisque l'événement a attiré plus de 25.000 visiteurs  sur le site internet de la Foire, comptabilisant près de 50.000 vues pour les vidéos proposées sur les différents réseaux sociaux.

"Nous ne nous étions pas fixé de chiffres", explique Marie Noble, Commissaire générale de la Foire du Livre. "C'était une aventure laboratoire et nous voulions voir ce qui allait fonctionner ou non."

"Quand nous organisons la foire en présentiel, nous accueillons 70.000 visiteurs mais nous n'avons pas autant de personnes qui assistent à des rencontres. On a désormais ce moyen numérique qui permet d'avoir plus de spectateurs pour les rencontres numériques que ce qu'on aurait pu imaginer en présentiel", précise Anne Lemaire, trésorière de la Foire du Livre.

Le constat est donc plus que positif pour cette édition, alors que la foire attire traditionnellement des milliers de personnes sur le site de Tour & Taxis. "Ce qui est aussi un succès et qu'on retiendra pour le futur, c'est la notion d'hybridation des rencontres, de cette relation entre numérique et la présence réelle", ajoute Tanguy Roosen, président du Conseil d'administration de la Foire du Livre.

"On s'est invité chez les gens, avec des débats, on a initié des podcasts, des performances de rue, et nous avons réussi en essayant de se rapprocher des publics mais aussi en termes de collaboration avec nos partenaires, les librairies."

Forte de cette expérience numérique, la Foire du Livre 2022 tiendra compte des succès de cette édition virtuelle.

"Nous avions envie de sortir et de nous ouvrir. Les circonstances nous ont forcés à saisir cette opportunité, d'aller plus loin et de décentrer la foire. L'idée d'avoir le territoire de Bruxelles comme terrain de jeu, d'avoir des lieux prestigieux, insolites et des librairies, cela restera au coeur de notre projet l'an prochain. On verra où mettre le curseur, en gardant ce qui marche bien dans une foire classique et en prenant ce qu'il y a eu de bon cette année", détaille Marie Noble.

Durant 11 jours, la Foire du Livre a accueilli quelque 250 auteurs au cours de rencontres littéraires qui étaient - et qui le sont toujours - accessibles sur le site internet de la foire (www.flb.be). Des dédicaces d'auteurs ont aussi été proposées dans de nombreuses librairies, partenaires du projet.

Quant à savoir si la Foire du Livre 2022 se tiendra sur le site de Tour & Taxis, Tanguy Roosen se montre plus prudent.

"Notre volonté reste d'organiser un grand événement où toute la chaîne du livre peut se rencontrer à un endroit. Personnellement, je souhaiterais que cela puisse se faire à Tour & Taxis mais c'est encore trop tôt pour en parler.

Source: Le vif

 

18 mai 2021

Un financement participatif pour la création d'une bibliothèque scolaire

bookend-cottage-ecole-livres-enfants-60a38c1707266524506381L'école primaire Carr de York au Royaume-Uni lance un appel au don. Ces fonds serviront à la création d'une bibliothèque scolaire.  Pouvant accueillir jusqu'à 30 enfants, elle accueillera des cours en classe complète et offrira une expérience aux petits groupes, aux familles et aux particuliers pour qu'ils découvrent et apprécient la lecture à leur rythme.  L'extérieur saisissant attirera les enfants vers la bibliothèque.

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Une fois à l'intérieur, on sera plongés dans une ambiance enchanteresse semblable celles des livres.  En outre, l'installation serait à la disposition de toute la communauté pour des activités de lecture, offrant un espace dans lequel les résidents locaux pourraient se réunir, se connecter et s'épanouir. Grâce à la bibliothèque, nous nous efforcerions de lutter contre les inégalités et les obstacles à la lecture, fournissant un atout précieux non seulement pour nos élèves, mais pour tout le monde dans la région, indépendamment de leur origine ou de leur situation. 

Pour l'instant, ils ont récolté 685£ sur les 10000 dont ils ont besoin pour réaliser leur projet. Si vous voulez participer rendez-vous sur le site crowdfunder.uk.

12 mai 2021

Deux auteures jeunesse récompensées par la reine Letizia

Prix littéraire jeunesse Espagne

Mardi 11 mai,  la reine Letizia d’Espagne s'est rendue à la Casa de America de Madrid pour remettre les prix de littérature jeunesse «El Barco de Vapor» et «Gran Angular», dotés chacun de 35.000 euros. Lesquels ont été respectivement décernés, pour cette 43e édition, à Beatriz Osés pour «Un bosque en el aire» (Une forêt dans l’air) et Chiki Fabregat pour «El Cofre de Nadie» (Le coffre de Nadie).

Grande lectrice elle-même, l’épouse du roi Felipe VI a commencé son discours en soulignant «l’émotion de la lecture et le pouvoir réparateur d’un bon livre». Ensuite, après avoir félicité les deux auteures, elle a assuré qu’«en ces temps où le combat pour attirer l'attention des plus jeunes s’intensifie, s'arrêter, s'asseoir et ouvrir un livre (et le lire!) est un gage de concentration, d'approfondissement et de compréhension». «Réfléchissez avant de parler et lisez avant de penser, dit Fran Lebowitz», a-t-elle poursuivi, avant de conclure en exprimant sa gratitude «à toutes les personnes qui, durant ces mois de pandémie, ont contribué à nous faire sentir mieux grâce aux livres: éditeurs, auteurs, illustrateurs, libraires, à vous tous qui travaillez dans l’industrie culturelle du livre».

Le jury du prix SM El Barco de Vapor 2021 a choisi «Une forêt dans l'air», de Beatriz Osés, comme la meilleure œuvre de littérature jeunesse, car «elle mêle une réalité proche et actuelle à des histoires pleines d'imagination, c'est engagé dans un effort collectif pour retrouver le lien avec la nature et nous montre des personnages de différentes générations qui, comme des arbres d'espèces différentes, vivent et grandissent ensemble ».

La décision du jury d'attribuer le prix SM Gran Angular 2021 à l'œuvre littéraire jeunesse «El cofre de Nadie», de Chiki Fabregat, se fonde sur le fait que «c'est une histoire de découvertes, d'affections et d'engagements racontée dans une perspective optimiste, diversifié et multiculturel. De plus, il offre une vision fraîche et actuelle de la réalité contemporaine, avec un rythme agile et une construction impeccable, dans laquelle toutes les pièces s'emboîtent parfaitement. Et, enfin, il propose une réflexion sur l'identité qui nous invite à écrire notre propre histoire ». Nobody's Chest est une histoire de recherche et de découverte, celle d'une adolescente se demandant comment être elle-même.

11 mai 2021

Un peintre breton représentant Tintin sur ses toiles relaxé

Justice art Tintin

Hier, le tribunal de Rennes a débouté la société belge Moulinsart, représentante des ayants droits d'Hergé, qui poursuivait l'artiste d'Auray, Xavier Marabout pour contrefaçon et atteinte au droit moral du créateur en ayant reproduit et adapté l’univers de Tintin sans le consentement de ses ayants droitdans 53 toiles peintes depuis 2012.  La justice estime qu'une exception de parodie est constituée et que l'artiste a voulu faire œuvre d'humour de façon décalée. Il n'y a aucun risque de confusion entre les œuvres d'Hergé et celle de Xavier Marabout. Dans les peintures du peintre breton conçues sur le style de l'artiste américain Edward Hopper, Tintin apparait avec des femmes parfois en pleine opération de séduction. De plus, le tribunal estime que la société Moulinsart a « injustement dénigré Xavier Marabout », en contactant des galeries pour empêcher l’exposition des œuvres. Elle devra verser 10 000 € de dommages et intérêts à Xavier Marabout, auxquels le tribunal ajoute 20 000 € en remboursement des frais de procès.

Un jugement exemplaire pour maitre Bertrand Ermeneux, l'avocat rennais de Xavier Marabout.

Justice art Tintin 1

"Ma parodie est reconnue, mon activité d'artiste est reconnue. Je suis pleinement satisfait. C'est important de sourire de la création d'un artiste tout en respectant profondément l'œuvre d'Hergé, déclare Xavier Marabout à France Bleu Breizh Izel,"

Un autre artiste, le scupteur provençal  Peppone est porsuivi par Moulinsart. Le jugement sera rendu le 17 juin par le tribunal de Marseille (pour en savoir plus vous pouvez lire l'article suivant en cliquant ici).

8 avril 2021

Des livres audio par des jeunes et pour des jeunes

enregistrement livre jeunesse luxembourg

Depuis 2016, la bibliothèque communale de Nassogne  dans la province du Luxembourg en Belgique participe au projet Éléonore. Le but est simple: permettre à des jeunes aveugles ou malvoyants de voter comme n’importe quel autre participant pour le Prix Farniente, un prix littéraire décerné par les jeunes. Chaque année, une dizaine de livres audio sont enregistrés dans le cadre de ce concours. D’habitude, la bibliothèque de Nassogne réalise l’un d’eux. Cette année, ce sont trois livres audio qui ont été enregistrés par les Nassognards.

«Pour un gros livre, on compte environ soixante heures d’enregistrement», explique Amélie Dumont, bibliothécaire et porteuse du projet à Nassogne. Outre la gestion des enregistrements, elle s’occupe aussi d’un premier montage des bandes sonores. Cette année, l’expérience a rassemblé près de quarante participants. Les livres audio contiennent donc de multiples voix, et différents niveaux de lecture, aussi.

«Le livre est découpé et les jeunes reçoivent leurs pages un peu à l’avance. Ils se préparent chacun à leur manière. Le groupe est composé en grande partie d’adolescents mais les plus jeunes sont âgés de 10 ans et il y a aussi des jeunes adultes de 20 ans qui ne veulent pas s’arrêter», explique Amélie Dumont. Les séances d’enregistrement se passent à la bibliothèque, pendant le week-end ou après l’école. «Certains sont angoissés face au micro mais ils se détendent très vite. Ça finit souvent en rires », se souvient Amélie.

Noé, 13 ans, participait au projet pour la première fois. Grand amateur de lecture, c’est naturellement qu’il s’est lancé dans l’aventure «pour aider les autres, ceux qui ne peuvent pas lire, à écouter une histoire.» Partager le plaisir de découvrir de nouveaux livres et rendre service, faire une bonne action, c’est ce qui motive les jeunes participants. «Au départ, on ne reçoit que le texte que l’on doit enregistrer, explique Noé. Donc on ne comprend pas toujours toute l’histoire. Moi, j’avais la fin. J’étais assez curieux de savoir ce qu’il se passait avant. Depuis, j’ai pu lire le livre en entier.» Son meilleur souvenir? Les ratés lors de l’enregistrement. «Tout se passe dans une bonne ambiance et quand on rate, c’est plutôt drôle», raconte-t-il. Parfois, ce sont le chien du voisin, l’alarme incendie ou un coup de téléphone qui obligent les lecteurs à réenregistrer.

Une fois finalisés, les livres audio sont prêtés aux jeunes aveugles ou malvoyants par les bibliothèques spécialisées de la Ligue Braille et de l’ASBL «La Lumière». Ils ont quelques mois pour les découvrir et voter pour celui ou ceux qu’ils préfèrent.

Source: Le JDE

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