L'écrivaine coréenne Han Kang fait un carton en librairie dans son pays depuis qu'elle a obtenu le a obtenu le Nobel de littérature jeudi 10 octobr de littérature jeudi 10 octobre. En moins d'une semaine, ses livres se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires localement, ont indiqué mercredi matin 16 octobre trois grandes librairies et détaillants de Corée du Sud, Kyobo, Aladin et YES24.
"Les livres de Han Kang font l'objet de ventes sans précédent. C'est une situation que nous n'avons jamais vu auparavant", a confié à l'AFP Kim Hyun-jung, le porte-parole de Kyobo, la plus importante chaîne de librairies du pays. Des médias locaux rapportent que certaines imprimeries ont tourné à plein régime, notamment pendant le week-end, pour répondre à la demande.
Première femme asiatique à remporter ce prix littéraire, la romancière de 53 ans a été récompensée "pour sa prose poétique intense qui affronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine".
Elle est surtout connue à l'étranger pour son roman La Végétarienne, qui a remporté le Man Booker Prize en 2016, et qui narre le changement radical d'habitudes alimentaires d'une femme après des cauchemars violents, avec des conséquences désastreuses sur sa vie de couple et sa santé mentale.
Selon l'enseigne spécialisée dans la vente de livres neufs et d'occasion Aladin, le Nobel de Han Kang a multiplié par 1 200 les ventes de ses propres livres par rapport à la même période l'an dernier, et par 12 la littérature sud-coréenne dans son ensemble. "Je n'ai jamais été aussi occupé depuis que j'ai rejoint l'entreprise en 2006", a confié à l'AFP un employé d'Aladin.
Dur dur d'être jurés, quand il faut départager 79 dossiers proposés par 29 bibliothèques candidatant pour le Prix des bibliothèques Livres Hebdo-la Sofia, car toutes s'inscrivent dans l'ambitieux sillage du Manifeste de l'Unesco, qui proclame la bibliothèque comme porte d'accès à la connaissance et à l'épanouissement spirituel par la discussion et l'art. Cela sans barrières commerciales, juridiques ou technologiques, et en s'adressant à toute personne, quels que soient son âge, sa langue, son statut social, sa religion. Au contraire, plus il y a de diversité, mieux c'est. Dans ce contexte, les médiathèques ne se sont plus contentées de prêter des livres mais sont devenues des agoras fourmillantes d'animations culturelles. C'est pour mettre en avant ce dynamisme que Livres Hebdo a créé ce prix voilà bientôt quinze ans. Des prix, il y en a neuf. Pour ceux de l'accueil, de l'animation, du service innovant, de l'innovation numérique ou de la communication, nous récompensons aussi bien une action ponctuelle qu'une philosophie globale. Ces catégories peuvent être renforcées par l'agencement spatial de la bibliothèque, qui fait l'objet d'un prix dédié. Les bibliothèques francophones à l'étranger et les établissements de moins de 500 m2 peuvent également prétendre à un trophée spécial.
Enfin, le Grand Prix distingue un établissement ou un réseau exemplaire sur plus d'un aspect : souci des personnes porteuses d'un handicap, co-construction de la vie de la bibliothèque-terrain de jeu avec les citoyens éclairés… C'est aussi eux qu'il faut applaudir.
Voici le palmarès complet du Grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques 2024 :
Grand prix 2024 pour les bibliothèques de Rouen,
Prix de l’Animation 2024 pour la médiathèque Le Trente de Vienne,
Prix de l’Accueil 2024 pour la médiathèques ludothèque Taïga à Sèvremoine,
Prix de l’Espace intérieur 2024 pour la ludo-médiathèque L’Echappée d’Herblay-sur-Seine,
Prix de l’Innovation numérique 2024 pour le Learning Centre Claude Oytana à Besançon,
Prix de la Communication 2024 pour les médiathèquesles de la ville et de l’Eurométropole de Strasbourg,
Prix du Service innovant 2024 pour la bibliothèque départementale de Loire Atlantique à Nantes,
Prix de la Petite Bibliothèque 2024 pour la médiathèque de Bazouges la Pérouse,
Prix de la Bibliothèque francophone Hors de France 2024 pour le centre de ressources du B3 à Liège en Belgique.
Une mention spéciale Bibliothèque Hors de France 2024 pour Kitabus, la Bibliothèque mobile de l’Institut Français à Bukavu en RDC.
Le jury a également remis un coup de cœur au Réseau des bibliothèques de la maison d’arrêt de Paris La Santé (Paris) En parallèle, nos lecteurs ont été invités à voter en ligne pour leur bibliothécaire favori parmi cinq professionnels prometteurs repérés par la rédaction. Résultat : ils ont en majorité en majorité la bibliothécaire de l’année 2024 Mélanie Loriot, directrice de la bibliothèque du CHU de Lille. Cette année, le jury était composé de Christine Desmares (directrice de la librairie Le Plateau), Claude Poissenot (sociologue, maître de conférences, université de Lorraine), Claire Gourdon Baillet (directrice de la ludo-médiathèque de Bordères-et-Lamensans), Laurent Binet (président du jury et écrivain), Dorothée Cunéo (directrice des éditions Denoël), Carole Zalberg (vice-présidente de la Sofia), Jacques Braunstein (rédacteur en chef de LH), Fanny Guyomard (journaliste à LH) et Marc Martinez (directeur de la bibliothèque de Sciences Po et président de l'ADBU).
De nombreux livres anciens vont être mis en vente aux enchères à Morlaix ce mardi 15 octobre. Quelque 358 ouvrages au total, qui proviennent de la collection personnelle de la famille Le Goaziou, qui a tenu des librairies à la pointe bretonne sur quatre générations entre 1862 et 1995, à Guingamp, Morlaix puis Quimper. Et la star de cette vente, c'est un des tout premiers livres imprimés en langue bretonne : Cathechism, publié en 1576. Ce "petit catéchisme" de 79 pages a été traduit du latin du jésuite néerlandais Pierre Canisius en breton par Gilles de Kerampuil, alors curé de Cléder-Poher (Finistère). Il fait partie des premiers ouvrages connus imprimés en langue bretonne.
"C'est un livre rare, une chose extraordinaire", confirme Ronan Calvez, enseignant-chercheur au Centre de recherche bretonne et celtique à Brest.
Yves Salmon, l'expert en livres anciens qui a préparé cette vente pour la maison Dupont & Associés, l'a estimé entre 5.000 et 10.000 euros.
"C'est une pièce unique. En faisant des recherches, on n'a trouvé aucun autre exemplaire complet. Il y a un exemplaire à l'abbaye de Landévennec, un à la bibliothèque diocésaine de Quimper et probablement un autre à la Bibliothèque nationale de France. Mais ils sont tous incomplets. Celui-ci est le seul complet."
Il était une fois, une application de musique à la conquête du monde de l’audio. Après avoir lancé le concept en anglais en 2021, Spotify présente ce lundi son service de livre audio en France, ainsi qu’aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg.
Pour ce lancement, les utilisateurs du service dans ces pays auront accès à 15.000 références, en français, néerlandais, flamand, indique Spotify. Ces références viennent des catalogues d’Hachette, Editis ou Madrigall. Les abonnés premium à l’application bénéficient de douze heures d’écoute, et peuvent prolonger ce crédit par tranche de dix heures pour dix euros. Les utilisateurs gratuits, eux, achèteront les livres audio à l’unité.
« L’envergure de Spotify a le potentiel d’augmenter considérablement la taille de l’industrie [du livre audio] en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, revendique la plateforme dans un communiqué. Le tout en ouvrant la voie à des innovations futures pour le format des livres audio grâce aux outils de découverte et éditoriaux. […] Avec plus de 246 millions d’abonnés dans le monde, et plus de 626 millions d’utilisateurs mensuels dont 28 % se trouvent en Europe, l’impact de cette nouvelle fonctionnalité est d’autant plus prometteur. »
Les volumes de livres à couverture rigide vendus au cours de la première semaine de publication par certains auteurs à succès sont en baisse par rapport à leurs titres précédents, même si dans certains cas les revenus sont restés stables ou ont légèrement augmenté, révèle l'analyse des données de Bookscan. Certains acteurs du secteur de l'édition attribuent cette tendance à la hausse des prix des livres à couverture rigide, ce qui fait grimacer les clients aux caisses. Le quatrième roman très attendu de Sally Rooney, Intermezzo (Faber), a été publié en septembre, avec 41 607 exemplaires écoulés au cours de sa première semaine de publication, soit une baisse de 10 % par rapport aux 46 065 exemplaires du roman de 2021 de l'auteure irlandaise Beautiful World Where Are You (Faber). Malgré cette baisse de volume, les revenus générés par les premières ventes de livres cartonnés de Rooney sont restés à peu près les mêmes pour les deux titres, ayant augmenté de 0,3 % pour Intermezzo. De même, le dernier livre de cuisine de Jamie Oliver, Simply Jamie (Penguin Michael Joseph), a généré 1,2 % de revenus de plus que 5 Ingredients Mediterranean (PMJ) paru en 2023, malgré des ventes en baisse de 5 %. Le dernier roman de l'auteur à succès pour enfants Rick Riordan, Wrath of the Triple Goddess (Puffin), s'est vendu à 9 % d'exemplaires en moins au cours de sa première semaine que son dernier volet des aventures du demi-dieu adolescent. Ailleurs dans Greek Myths, l'Odyssée de Stephen Fry (PMJ) s'est vendue à 30 % d'exemplaires de moins au cours de sa première semaine par rapport à son récit de Troie de 2020. Pendant ce temps, le best-seller numéro un Richard Osman a vu le volume des ventes de livres cartonnés de son dernier roman, We Solve Murders (Viking) , baisser de 30 % par rapport aux ventes de livres cartonnés de The Last Devil to Die ( 2023 ), et les recettes ont chuté de près de 32 %. Le premier s'est écoulé à un peu plus de 100 000 exemplaires au cours de sa première semaine à la mi-septembre, contre près de 150 000 exemplaires pour le second la première semaine de l'année dernière. Cette tendance s'est répétée avec les ventes de livres cartonnés de Jeffrey Archer pour An Eye for An Eye (HarperCollins) qui ont chuté de plus de 30 % par rapport aux performances de la première semaine de Traitor's Gate .
Ross Bradshaw, propriétaire de la librairie Five Leaves Bookshop à Nottingham, estime que le prix joue un rôle important dans la baisse des ventes. « Nous avons vu des gens grimacer devant le prix des livres cartonnés. Les romans à 20 ou 22 £ sont difficiles à vendre, mais aussi les ouvrages de non-fiction populaires à 30 £ ( The Golden Road de William Dalrymple , par exemple). Nous devons prendre des décisions de stockage et de réapprovisionnement que nous n'aimons pas prendre, tout en ressentant le besoin d'avoir ces titres en stock », a-t-il déclaré à The Bookseller.
Selon lui, les supermarchés ou d'autres points de vente comme The Works, qui peuvent vendre à des prix inférieurs, ont également un impact. « Nos ventes d' Intermezzo ont sans aucun doute été affectées par sa disponibilité chez The Works », a-t-il déclaré.
« Nous prévoyons maintenant de demander aux représentants si leurs titres seront disponibles [chez The Works] et nous prendrons des décisions de stockage en conséquence. C'était déjà assez difficile avec [Richard] Osman et Heartstopper , mais si de plus en plus de titres de première qualité sont disponibles à des prix de fin de série, les librairies indépendantes vont vraiment souffrir. »
Cathryn Summerhayes, agent chez Curtis Brown, a déclaré qu'il existe toujours un fort appétit pour la lecture des dernières sorties, mais que les ventes sont plus lentes parce que les gens ont moins d'argent ou qu'ils changent de format.
Summerhayes a déclaré à The Bookseller : « Il y a des aspects négatifs et positifs. Du côté positif, nous constatons une augmentation massive des ventes de livres audio. De nombreux lecteurs se tournent simplement vers un autre format plus abordable, notamment grâce à Spotify. Ils n'ont peut-être pas le temps d'aller se coucher avec un lourd livre relié, alors ils font leur ménage et écoutent un livre audio. »
Elle ajoute : « Ce qui nous inquiète, c’est évidemment la perte de revenus, et je pense que les gens réfléchissent vraiment avant d’investir dans un livre relié. Nous avons des discussions plus approfondies avec les éditeurs sur les premiers formats, ce qui est compliqué en raison des marges de coût… Peut-être que les acheteurs attendent parce qu’ils espèrent qu’il y aura des remises importantes à l’approche de Noël et sur Amazon. Nous disions autrefois qu’il y avait un marché totalement différent pour les livres reliés et les livres de poche, mais je ne pense pas que ce soit le cas aujourd’hui. Les gens qui auraient traditionnellement été des lecteurs de livres reliés sont prêts à attendre le livre de poche. »
Si les auteurs à succès voient leurs ventes de livres cartonnés diminuer, les inquiétudes grandissent pour les nouveaux auteurs qui n’ont pas encore de lectorat. Summerhayes explique que les éditeurs répondent à ce défi en modifiant le design des livres cartonnés. « Je pense qu’environ 50 % des nouveaux livres cartonnés de début de carrière avaient des bords peints cette année », a-t-elle déclaré. « Historiquement, il y en avait peut-être un ou deux par an. Cela vise en partie à encourager les ventes au prix fort. Deuxièmement, les éditeurs sont très conscients du fait que si un livre est d’une beauté absolue, il sera partout sur Instagram et BookTok. Ils investissent donc de l’argent dans le design, mais cet investissement s’accompagne d’une augmentation du prix de détail. »
Molly Murray, propriétaire de la librairie Seahorse, dans le North Ayrshire, en Écosse, convient que les éditions spéciales et les exemplaires signés sont le moyen de garantir que les livres à couverture rigide quittent rapidement la boutique.
Murray a déclaré à The Bookseller : « Nous vendons très peu de romans à couverture rigide, par rapport à 2021, lorsque nous avons ouvert nos portes. L’augmentation du prix de couverture a réduit ces ventes de manière drastique. Nous évitons de commander des romans à couverture rigide maintenant, car le prix de couverture est prohibitif pour beaucoup de nos lecteurs, surtout lorsque les mêmes éditions sont généralement deux fois moins chères dans les supermarchés, mais nous avons tendance à vendre beaucoup de livres à couverture rigide qui traitent de passions de niche, comme des livres de cuisine intrigants ou des passe-temps très spécifiques. »
« Les gens commandent également beaucoup de ces livres, que nous ne proposons généralement pas en rayon, simplement parce que le sujet est généralement obscur et que le prix rendrait difficile de les vendre. Les livres cartonnés que nous vendons sont des éditions spéciales et des exemplaires signés, du genre qui font bonne figure sur une étagère et qui sont porteurs de souvenirs et de signification. »
« Ce livre a été écrit par un humain », c’est le nouveau label qui sera bientôt disponible pour les 15 000 membres de la Authors Guild, l’association professionnelle représentant les romanciers et auteurs de non-fiction publiés aux États-Unis. L’organisation entend ainsi proposer une sorte de label éthique pour mieux protéger les créateurs.
Concrètement, tout reposera dans l’immédiat sur du déclaratif en l’absence d’outil de détection fiable des IA. Citée par Marketplace.org, Mary Rasenberger, PDG de Authors Guild, souligne ainsi : « Nous ne pourrons pas vérifier d’emblée si ce qu’ils disent est vrai ou non. Cependant, ils doivent certifier qu’il s’agit d’un écrit humain. »
La dirigeante ajoute : « L’IA générative est là pour rester et il ne semble pas que tous les livres sur lesquels les modèles de langage ont été formés puissent être efficacement purgés. Nous devons de toute urgence redonner le contrôle aux auteurs et à leurs éditeurs, et l’octroi de licences est le moyen d’y parvenir à l’avenir ».
Ce label devrait surtout servir pour les livres électroniques. On sait d’ailleurs que les productions générées par IA pullulent en ligne. « Je pense que c’est plus important sur des marchés comme le marché Kindle, où vous verrez de nombreux livres générés par l’IA. Les intrigues sont un peu bizarres, il y a des dédoublements », poursuit Mary Rasenberger.
De fait, il n’y a pas que les auteurs qui se tournent vers ce type de labellisation. Récemment, l’organisme à but non lucratif Credo 23, dirigé par l’actrice et réalisatrice Justine Bateman a lancé une certification destinée aux films et aux séries qui s’engagent à une pas utilisation l’IA dans leur production.
On l’aura compris, alors que ces technologies promettent d’être utilisées à foison dans les mois et les années à venir, l’aspect humain d’une création prendra une importance capitale et pourrait même devenir un vrai argument de vente.
Et si cela ne suffisait pas, la Author Guilds a déjà su montrer ses crocs par le passé. L’organisation a par exemple lancé une plainte collective à l’encontre d’OpenAI pour violation du droit d’auteur l’an dernier.
Ces préoccupations ne sont pas sans rappeler l’engagement des auteurs et des dessinateurs de BD contre les IA génératives. Dans un précédent article, nous revenions d’ailleurs sur ce sujet qui est en train de rebattre les cartes dans ce secteur. Pour en savoir plus, c’est par ici.
Les différents jurys du prix Lire en poche 2024 ont distingué un lauréat dans les catégories littérature française, littérature traduite, littérature jeunesse et polar. Ceux-ci ont été officiellement annoncés lors de la cérémonie d’ouverture du festival Lire en poche, ce 11 octobre au Théâtre des 4 Saisons à Gradignan.
Le jury de la catégorie littérature française est composé de dix lecteurs de la médiathèque de Gradignan. Cette année, ils ont choisi de récompenser Avril Bénard pour son ouvrage À ceux qui ont tout perdu (J’ai lu). Ce premier roman suit l’histoire de plusieurs personnages devant quitter leur logement à la suite d’une guerre civile. Il était en lice avec Feurat Alani pour Je me souviens de Falloujah (LGF) et Hadrien Bels pour Tibi la Blanche (Proche) qui figuraient parmi les finalistes.
Le prix de littérature traduite récompense, quant à lui, le traducteur et l’éditeur d’un roman étranger publié en français et en version poche. Le jury, composé de libraires exposants au salon Lire en poche, a décerné le prix éponyme à Mona de Pracontal pour sa traduction du roman américain L’odyssée de Sven de Nathaniel Ian Miller paru chez J’ai lu. Celui-ci raconte l’histoire d’un jeune suédois en quête d’un lieu de retraite en Arctique après avoir été défiguré par un accident. Carine Chichereau, traductrice du roman anglophone de Lauren Groff, Matrix (Points) et Rania Samara, traductrice de l’arabe (Liban) du roman d’Elias Khoury, La Porte du soleil (Babel) étaient, elles aussi, sur les bancs des finalistes.
Du côté de la littérature jeunesse, c’est Jean-Luc Marcastel qui s’impose avec son ouvrage Le retour de la bête, illustré par Cécile Marty et Lionel Marty et publié chez PKJ. Le lecteur suit le quotidien d’un village français sous l’Occupation entre l’apparition de la bête du Gévaudan et les arrestations perpétuées par les SS. Le jury, composé de quinze classes de CM1, CM2 et 6e de la commune a préféré ce livre à celui d’Alice Butaud, Les Filles montent pas si haut d’habitude (Folio junior), illustré par François Ravard et celui d’Alexandre Chardin, Le Goût sucré de la peur (Le Livre de Poche jeunesse).
Enfin, entre le 30 avril et le 2 juillet 2024, les internautes ont pu voter pour leur polar préféré sur le site de Lire en Poche et du journal Sud Ouest. Ils ont distingué Morgan Audic pour Trop de morts au pays des merveilles (LGF Policier), un thriller qui suit l’enquête de Diane Kellerman tentant de retrouver Alice Andersen.
La maison d'édition Gallimard, qui publie un roman de Kamel Daoud dont le contenu est illégal en Algérie, a été priée de ne pas venir au Salon du livre d'Alger en novembre, a-t-elle indiqué jeudi 10 octobre à l'AFP. "Il nous a été interdit de venir, sans qu'on nous ait donné de raison", a précisé une porte-parole de la maison d'édition.
Jeudi après-midi, aucune confirmation ni commentaire n'a été obtenu du côté d'Alger. La 27e édition du Salon du livre d'Alger, au Palais des expositions des Pins maritimes, est programmée du 6 au 16 novembre.
Le roman phare de Gallimard lors de cette rentrée littéraire est Houris, du Franco-Algérien Kamel Daoud, fiction qui revient sur la guerre civile en Algérie, entre 1992 et 2002, également appelée "décennie noire".
Or, comme l'écrit l'auteur dans son roman, la loi algérienne interdit toute évocation dans un livre des événements sanglants de cette époque, ce qui empêche que Houris y soit publié ou même importé.
Au site internet ActuaLitté, qui avait révélé l'affaire, le PDG Antoine Gallimard a précisé que les autres maisons d'édition de son groupe, Madrigall, ne se rendraient pas non plus à ce salon, par solidarité.
Quant aux raisons de cette interdiction, "il est permis de tout imaginer, attendu que leur courrier (celui des organisateurs) ne donne pas de précisions", a commenté Antoine Gallimard.
Les éditeurs français solidaires de Gallimard
Kamel Daoud avait déploré l'interdiction de son livre en Algérie devant le public du festival littéraire Correspondances de Manosque fin septembre. Mais, relevait-il, "mon livre est lu en Algérie parce qu'il est piraté. Il n'est pas édité, malheureusement. Mais il est critiqué, il est commenté. Et, c'est un travers de notre époque, il l'est même par des gens qui ne l'ont pas lu".
L'organisation professionnelle des éditeurs français a exprimé sa solidarité avec Gallimard dans un communiqué publié jeudi. "Le Syndicat national de l'édition et ses membres regrettent vivement cette exclusion. La circulation des livres et de leurs auteurs est une préoccupation constante entre la France et l'Algérie", lit-on dans ce communiqué
Le prix Nobel de littérature 2024 est décerné à l’auteure sud-coréenne Han Kang, «pour sa prose poétique intense qui confronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine».
Dans son œuvre, Han Kang affronte les traumatismes historiques et les ensembles de règles invisibles et, dans chacune de ses œuvres, expose la fragilité de la vie humaine. Elle a une conscience unique des liens entre le corps et l’âme, les vivants et les morts, et dans son style poétique et expérimental, elle est devenue une innovatrice de la prose contemporaine.
« Son roman Le végétarien (2015) lui a permis de faire une percée internationale majeure », détaille l’institut. « Écrit en trois parties, le livre dépeint les conséquences violentes qui s’ensuivent lorsque sa protagoniste Yeong-hye refuse de se soumettre aux normes de l’alimentation. Sa décision de ne pas manger de viande suscite des réactions diverses et variées. »
« Écrit en trois parties, le livre dépeint les conséquences violentes qui s’ensuivent lorsque sa protagoniste Yeong-hye refuse de se soumettre aux normes de l’alimentation. Sa décision de ne pas manger de viande suscite des réactions diverses et variées. »
Pour la Fédération internationale des bibliothèques, le bâtiment pékinois fait figure de "paradis du livre" et incarne les bibliothèques du futur.
Un an après avoir ouvert ses portes au public, la bibliothèque de Pékin accède déjà au titre prestigieux de bibliothèque publique de l'année 2024 décerné par la la Fédération internationale des bibliothèques (Ifla). Erigée dans le district de Tongzhou (sud-est de Pékin), elle est le fruit d'une collaboration entre les agences d'architecture Snøhetta (Norvège) et ECADI (Chine).
Dotée d'une superficie de 75 000 m², "la bibliothèque de Pékin se distingue par son côté dynamique et accueillant, son offre riche et ses solutions durables impressionnantes" explique Jakob Guillois Lærkes, président du jury de l'Ifla qui "a été particulièrement impressionné par la manière dont les gens, les livres et la nature sont connectés dans toute la conception et la programmation du bâtiment. C'est vraiment un excellent exemple de bibliothèque du futur."
Selon les architectes de l'agence Snøhetta, la bibliothèque pékinoise possède le plus grand espace de lecture climatisé du monde et le plus grand système de verre porteur de Chine. "La bibliothèque de Pékin est envisagée comme un nouveau centre d'apprentissage, de culture et de communauté. La conception met l'accent sur l'aspect physique du livre et sur l'acte de tourner une page en tant qu'expérience primaire dans un cadre pittoresque de collines, d'arbres et de la rivière Tonghui."
Sans surprise, le volet environnemental a joué en faveur du bâtiment qui a obtenu le label chinois GBEL Three Star, la norme de durabilité la plus élevée du pays. Un dispositif de récupération de l'eau de pluie a été mis en place ainsi que des panneaux photovoltaïques pour la production d'énergie renouvelable. Cette année, 16 bibliothèques de 10 pays étaient en lice pour le prix. Outre Pékin, trois autres établissements étaient présents dans le tableau final : la Bibliothèque et Galerie Yellamundie (Australie), la Bibliothèque publique du comté de Kaunas (Lituanie) et la Bibliothèque de Shenzhen Nord (Chine).