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14 septembre 2024

Fermeture d’une librairie à Shanghai et ouverture d’une autre à Washington

Sujets de société, religion ou démocratie: Yu Miao avait fait de sa librairie à Shanghai un lieu de discussions et d'échanges d'idées. Mais en 2018, il a dû la fermer, vaincu par les pressions administratives. 

En Chine, "il y a des sujets considérés comme tabou et sensibles dans l'espace public", confie-t-il à l'AFP dans la librairie qu'il vient juste d'ouvrir à Washington, JF Books, à 12.000 km de l'ancienne.

Dans les années 2010, alors que le gouvernement chinois se montrait plus strict contre les libraires et les chercheurs universitaires, son établissement de Shanghai, Jifeng, s'est retrouvé dans le collimateur des autorités.  Il lui est devenu de plus en plus dur d'organiser des évènements sur certains thèmes, comme par exemple le féminisme. Les autorités lui ont demandé d'en annuler.

"Mais nous ne voulions pas nous auto-censurer sur certains sujets", explique M. Yu, 52 ans, qui n'a pas laissé ces signes de contrariété modifier ses choix de thèmes.

Les pressions se sont toutefois multipliées et en 2017, la librairie Jifeng a eu du mal à renouveler son bail. M. Yu a compris que son "espace vital rétrécissait". Il avait déjà vu des publications, des médias indépendants ou des institutions culturelles mettre la clé sous la porte.

"Le gouvernement chinois voit tous les lieux qui permettent l'accès à des contenus pouvant être perçus comme +politiquement sensibles+ (...), ou qui permettent de se rassembler pour en discuter, comme de possibles menaces sur son contrôle de l'opinion publique", explique à l'AFP Sarah Brooks, directrice pour la Chine d'Amnesty International.

La veille de la fermeture de Jifeng, le courant a été coupé alors que des gens étaient encore dans la librairie.

"C'était pour les empêcher de se rassembler", juge Yu Miao.

Mais au lieu de quitter les lieux, les clients ont allumé leur téléphone portable et installé des lampes de poche.

Dans les halos de lumière, "les gens ont lu de la poésie, chanté, joué de la guitare et du piano", se souvient le libraire. "C'était un moment émouvant".

Des photos de cette soirée d'adieu sont accrochées dans sa librairie à Washington. Dans l'entrée sont exposés des mots écrits à la main par les clients de celle de Shanghai.  Après la fermeture de Jifeng, M. Yu et sa famille ont émigré aux Etats-Unis, où il a repris des études.

L'idée d'ouvrir une nouvelle librairie lui est venue naturellement: "J'avais toujours ce désir de participer à la marche de la société et j'avais aussi au fond de moi ce regret (d'avoir dû fermer à Shanghai)".

Yu Miao a aussi été encouragé par le constat qu'il n'était pas facile de se procurer des livres en langue chinoise dans la capitale américaine. JF Books propose aussi des oeuvres en anglais sur des sujets relatifs à la Chine ou à l'Asie ainsi que des ouvrages d'auteurs asiatiques.

"En plus de livres publiés en Chine continentale, nous avons des ouvrages publiés à Taïwan et à Hong Kong", détaille-t-il. "C'était difficilement imaginable dans la librairie à Shanghai", à cause des contrôles stricts, poursuit-il.

Plus récemment, les tracasseries ont continué, sous une autre forme: son épouse a été provisoirement empêchée de quitter la Chine après un séjour, dit-il.

"Cette expérience était un cauchemar", souligne-t-il. "Nous chérissons vraiment le fait d'être capables de vivre ensemble librement et sans peur" aux Etats-Unis.

Comme à Shanghai, M. Yu a fait de JF Books un lieu de rassemblement et de partage. Les trois premières conférences qu'il organise en septembre, dont l'une avec le poète et écrivain sino-américain Ha Jin, affichent complet. Rayna Zhang, une Chinoise de 35 ans, a poussé la porte de la libraire après en avoir entendu parler sur les réseaux sociaux.

"C'est une façon de se tenir au courant des tendances et de la culture des jeunes au pays", dit-elle.

Pour William Au, 36 ans, "c'est marrant (de trouver à Washington) un lieu qui a l'air d'avoir tenu une place si importante à Shanghai".

Source : Challenges 

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13 septembre 2024

Rentrée "galère" par manque de livres scolaires en Guadeloupe

"Pour trouver les livres scolaires en Guadeloupe, c’est vraiment la galère!" Anne Saint-Jean, 42 ans, se désespère alors que sa fille aînée a déjà fait sa rentrée en 3e: il lui manque toujours deux ouvrages.

Cette aide-ménagère, qui réside à Pointe-à-Pitre, a pourtant appelé "toutes les librairies" de l’archipel, jusqu'"à Basse-Terre et au Moule" (respectivement en Basse-Terre et Grande-Terre). "Ils sont en rupture de stock ou certains me disent +non on ne fait pas ce livre et on ne peut pas le commander+."

Depuis quelques années en effet, plusieurs librairies de ce territoire ultra-marin ont fermé ou tout simplement cessé de proposer la commande de livres scolaires.

Les difficultés pour les familles commencent parfois dès l’entrée en magasin, comme l’a constaté l’AFP dans une grande enseigne fin août, avec une attente d'au moins 40 minutes. "Et même plus d'une heure l’autre jour", selon Mme Saint-Jean.

Stéphane Meslé, directeur du réseau Cultura en Guadeloupe, l’un des principaux points de vente de l’archipel, situé à Baie-Mahault, reconnaît une "fréquentation beaucoup plus importante" de juin à septembre, depuis la fermeture d’une libraire historique en 2023.

"On a des journées à près de 200 commandes tombées dans la nuit" sur internet et "une fréquentation moyenne d’environ 2.000 clients par jour", explique-t-il.

"Si un ouvrage est en rupture nationale, en réimpression, qu’il est en arrêt de commercialisation, on peut se retrouver avec des retards importants. Certains ouvrages commandés en juillet sont encore en phase de réception et d’autres ne le sont pas encore”, poursuit-il.

Pour les parents, la difficulté "n’est pas tant sur l’approvisionnement en manuels scolaires que sur les fichiers et cahiers d’exercices qui sont parfois à la discrétion des enseignants, sans que cela relève du national", note de son côté Sarah Nirelep, directrice de l’Éducation, de la Jeunesse et de la Vie étudiante à la Région Guadeloupe.

La collectivité ne prend pas en charge ces fichiers et subventionne l’achat des livres scolaires des 24 lycées publics et neuf lycées privés sous contrat de l'archipel, depuis 2019, à hauteur, respectivement, de "213.000 euros et un peu plus de 20.000 euros” selon la même source.

"Nous lançons la campagne de prise en charge des livres depuis le mois de mai", afin d'"éviter que les avances de subventions soient encore attendues en octobre, ce qui est déjà arrivé les années précédentes", mais encore faut-il "que les lycées commandent suffisamment tôt!", souligne Mme Nirelep.

Cette anticipation est aussi primordiale pour Stéphane Meslé: "Si on avait cette visibilité en avril ou en mai, il n’y aurait pas toutes ces difficultés".

Mais "très souvent, le lycée attend les nouveaux professeurs" et "les salons organisés par les éditeurs sont au mois d’avril pour présenter les nouveautés", selon la même source. Et certains parents ne reçoivent la liste demandée qu'en septembre, alors que les conteneurs mettent plusieurs semaines à traverser l'Atlantique.

"La gestion de commande des livres en Guadeloupe, c’est un sujet délicat. On a décidé d’arrêter après seulement un an, on a perdu de l’argent", témoigne Luis Castanheira, directeur de l’enseigne iOBURO, à Baie-Mahault.

Pour les prochaines rentrées, "le président de Région, Ary Chalus, mise sur le numérique (...) avec le déploiement de 650 vidéoprojecteurs interactifs dans les lycées", souligne Mme Nirelep. "Certains enseignants peuvent faire le choix, pour 2025 ou 2026, de proposer des fichiers numériques, le matériel est déjà là."

D’ici là, Anne Saint-Jean s’estime "lésée", tout en se résignant: "Je vais essayer de trouver quelqu’un dans l'Hexagone ou une librairie qui accepte de m’envoyer les livres et payer les frais de port à ma charge, avec l’octroi de mer (taxe spécifique aux départements d'Outre-Mer s'appliquant aux biens importés, NLDR) à l’arrivée".

Source : Guadeloupe la 1ère 

13 septembre 2024

Association du producteur de spectacles Astérios et de s'associe au producteur de spectacles Astérios pour des seuls en scène d'écrivainspour des seuls en scène d'écrivains

Le groupe familial des Gallimard, Madrigall, a indiqué jeudi 12 septembre s'être associé à Astérios, propriétaire de trois salles de spectacles à Paris, pour monter des spectacles "seul en scène" d'écrivains. Les deux sociétés ont annoncé dans un communiqué la création d'une co-entreprise de promotion de spectacles dédiée, baptisée Une bonne compagnie. Astérios Spectacles, producteur de spectacles dirigé par Olivier Poubelle, détient La Maroquinerie, le théâtre des Bouffes du Nord et l'Athénée - il est par ailleurs le promoteur des spectacles d'artistes comme OrelSan, Olivia Ruiz, Thomas Fersen, Feu! Chatterton ou Stephan Eicher. De son côté, Madrigall, troisième groupe éditorial français, détient une vingtaine de maisons d'édition et une douzaine de librairies.
Le projet commun est décrit ainsi : "Proposer à tous les publics, à Paris comme en province, de retrouver (...) les autrices et les auteurs des maisons du groupe, en commençant par le groupe Flammarion, dans des formats seul en scène, accompagnés par une ou un professionnel de la mise en espace".

Les représentations doivent commencer fin 2024. "Grâce à des supports visuels, sonores et à des lectures, ce format innovant permettra de dépasser le seul cadre promotionnel d'un livre pour partager et transmettre du savoir, une expérience, des histoires, de l'émotion", ont précisé Madrigall et Astérios, qui ne se limiteront pas aux salles que détient ce dernier. Face à l'érosion du lectorat, les maisons d'édition cherchent à diversifier au maximum leurs activités, au-delà des débouchés traditionnels que sont les adaptations audiovisuelles et théâtrales, tandis que les auteurs sont de plus en plus souvent rémunérés pour leurs interventions publiques lors de la promotion de leurs livres.

"Les écrivains de fiction comme de non-fiction ont toujours noué des relations directes et chaleureuses avec leurs lectrices et lecteurs dans les salons du livre et en librairies et ils continueront. Il s'agit ici de proposer une expérience supplémentaire", a précisé Madrigall.

Source : France Info Culture 

12 septembre 2024

Les Français et la lecture pendant l'été

Selon le réseau social littéraire Panodyssey, les Français ont lu bien plus pendant leurs vacances d’été, avec une augmentation de 177%. Cette tendance est une excellente nouvelle ! Ce chiffre ne concerne que la start-up mais c’est un bon indicateur. Cet engouement pour la lecture sur la plateforme révèle plusieurs tendances fortes pour cette rentrée littéraire.

1. Le retour en grâce de la poésie. Les jeunes sont particulièrement attirés par les formats courts de la poésie, qu’ils utilisent pour aborder des thèmes contemporains comme l’identité, la justice sociale ou l’environnement. Sur Panodyssey, plus de 35% des publications de fiction sont des poésies, surpassant la romance (15%) et les thrillers (9%).

2. La popularité de la new romance. En 2023, la romance est devenue le genre littéraire préféré des Français, notamment grâce à l’émergence de la New Romance, de la Dark Romance et de la Romantasy. Ces sous-genres, popularisés sur les plateformes de lecture et d’écriture, permettent aux auteurs de toucher rapidement une large audience.

3. La tendance du journaling ou le journal intime 2.0. Ce journal intime moderne associe introspection et soutien communautaire. Il est utilisé comme outil contre l’anxiété. Il permet de partager ses pensées en ligne et de recevoir du soutien. De nombreuses plateformes proposent des guides d’écriture et des espaces sécurisés pour l’échange.

4. Le recours des auteurs aux IA visuelles. Bien que controversée, l’IA enrichit le processus créatif sans remplacer l’écriture. De plus en plus d’auteurs utilisent les IA visuelles pour explorer des concepts abstraits, imaginer des personnages ou des décors tout en conservant leur contrôle artistique.

5. L’émergence des influenceurs littéraires. La littérature devient un contenu à part entière sur les réseaux sociaux. Les influenceurs partagent leurs coups de cœur avec une large communauté, redéfinissant les codes de l’édition. Panodyssey devient ainsi un espace privilégié pour ces nouveaux prescripteurs littéraires.

Un engouement certain
L’été, période propice à la lecture, a permis aux Français de trouver dans la littérature un moyen d’évasion face à un contexte sociétal anxiogène. Cet été, le réseau a vu une augmentation notable de ses utilisateurs, avec plus de 1 500 nouveaux inscrits et une explosion des publications, passant de 500 en janvier 2024 à plus de 1 200 durant la période estivale.

La plateforme aspire à devenir un acteur incontournable pour ceux qui cherchent à s’exprimer à travers l’écriture, tout en s’adaptant aux évolutions du monde littéraire.

En conclusion, un réseau social a toute sa place dans les habitudes culturelles des Français, à condition de proposer un espace transparent, responsable et éthique, au service de l’expression littéraire de tous les talents, professionnels et amateurs.

Source : Idboox

12 septembre 2024

Consultation médico-littéraire au Service des panacées​ ​​ ​

Au Service des panacées, le rendez-vous commence par l’énonciation du trouble d’un ou d’une patiente. Laure Limongi déroule alors sa consultation pendant une vingtaine de minutes. À l’issue de celle-ci, le ou la “malade” reçoit une prescription dans laquelle un traitement lui est proposé : lecture de poèmes, de nouvelles de romans pour guérir le cœur et l’esprit. 
Le Service des panacées a été créé à la Villa Médicis, Académie de France à Rome. Laure Limongi y était pensionnaire en 2023. 

La première séance se déroulera le 13 septembre à 20 h. Les suivantes auront lieu du mercredi 18 au samedi 21 septembre au Centre Pompidou à Paris. Pour prendre rendez-vous avec Laura Limongi, cliquez ici.

Laure Limongi est l’auteur de plusieurs livres : Ton cœur a la forme d’une île (Grasset, 2021), J’ai conjugué ce verbe pour marcher sur ton cœur (L’Attente, 2020)… Son nouveau livre L'Invention de la mer paraîtra en février 2025 aux éditions du Tripode. Laure Limongi a également été éditrice pendant une quinzaine d’années, et après avoir codirigé le Master de création littéraire du Havre, elle enseigne à l’École nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy (Ensapc).

Source : Les Inrockuptibles 

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11 septembre 2024

Enquête sur la lecture au Québec

Comment les personnes qui consomment des livres au Québec découvrent-elles ces produits sur le Web? Quels sont les sources et les moyens utilisés pour découvrir des contenus québécois en français? C’est ce qu’a voulu découvrir l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec dans le cadre de l’Enquête québécoise sur la découverte des produits culturels et le numérique. L’enquête a permis de rassembler les toutes premières données statistiques sur les pratiques de découverte au Québec, et ce, auprès de 2 750 personnes âgées de 15 ans et plus. Elle a été faite durant l'année 2023.

Selon cette enquête, 58% de la population lit des livres, et 25% qui en lit et utilise internet pour les  découvrir.  De ce nombre :

  • 46% utilise les plateformes de service de diffusion ou de vente pour découvrir des livres numériques ou audio;
  • 70% effectue des recherches par mots-clés sur des moteurs de recherche, 66% consulte leur entourage et 64% se déplace dans des lieux physiques tels que les librairies, les magasins ou les bibliothèques afin de découvrir des livres.

Sans surprise, les jeunes de 15 à 29 ans qui consomment des produits culturels et qui utilisent Internet pour en découvrir sont plus actifs dans leurs moyens de découverte en général que les plus âgés. Ils ont davantage tendance que les groupes plus âgés à utiliser des moyens de découverte liés au Web et à consulter leur entourage et les médias sociaux pour découvrir des contenus culturels.

Ces jeunes sont plus nombreux en proportion que les personnes plus âgées à utiliser autant le français que l’anglais pour chercher des contenus culturels sur Internet, alors que les personnes plus âgées sont proportionnellement plus nombreuses à utiliser uniquement le français.  C’est la consultation de l’entourage qui prime sur les moyens de découverte propres à l’environnement numérique pour découvrir des contenus culturels québécois en français.

10 septembre 2024

Une bibliothèque dans une gare en Normandie

Recréer du lien dans un lieu de passage… Avant de prendre son train en gare de Serqueux (Seine-Maritime), vous pouvez désormais emprunter un livre, un CD ou un DVD ou acheter votre carnet de timbres. Une renaissance pour ce bâtiment central où le guichet SNCF était fermé depuis 2019.

Après quelques années de travaux et d’accords signés entre la SNCF et la Poste, ce lieu de vie a ouvert ses portes au public lundi 9 septembre 2024. Des étagères bien fournies. Ici, les habitants de Serqueux et des alentours auront le choix parmi les 1700 références.

Un accès à la culture bien accueilli par Josiane : "J’aime bien lire, donc ça m’arrange. Je n’achète pas de livres vu le prix, je vais dans les boîtes à lire ou dans les foires à tout".

"C’est lumineux, c’est grand... Le fait qu’il y ait l’agence postale intégrée pour moi qui habite en face c’est parfait" se réjouit Pascal.

Ce lieu atypique propose en effet un guichet postal. Pour les deux employées municipales, une formation dispensée par la Poste a été nécessaire :

"On est allées à Forges-les-Eaux en premier lieu, puis deux jours à Argeuil. Là-bas c’était vraiment le lieu d’immersion car ce qu’on trouve ici c’est vraiment ce qu’on trouve déjà à Argueil avec notre collègue" précise Aurélie Creton, responsable du pôle culturel.

Après la fermeture du guichet SNCF en 2019, la municipalité a multiplié les projets pour conserver le site. Une maison d’assistantes maternelles en 2022 « Les p’tits bouts entrain » et désormais donc ce pôle de services.

"On ne pouvait pas se faire à l’idée que le bâtiment soit abandonné voire au pire détruit. La gare est un beau bâtiment imposant et c’est surtout l’histoire de la commune de Serqueux" explique Thomas Hermand, Maire SE de Serqueux.
La connexion est telle que les horaires sont en lien avec ceux des trains. Ainsi le lundi, ouverture dès 6 heures afin d’emprunter un livre avant de sauter dans le train pour Rouen ou Lille.

Source : France 3 Normandie 

9 septembre 2024

Exposition inédite sur les super-héros à Angoulême

Spider-Man, Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Les Quatre Fantastiques, Doctor Strange, les X-Men ou encore la Veuve noire, tout l'univers des super-héros Marvel est présent au musée de la BD d'Angoulême. L'exposition "Marvel, super-héros et Cie" est la première exposition librement inspirée de l’univers Marvel créée au sein de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image. Cette initiative s’inscrit dans la lignée de l’engagement de la Cité internationale de la bande dessinée d’Angoulême à préserver et à promouvoir le patrimoine culturel mondial de la bande dessinée.
De nombreuses planches originales sont exposées dans ce lieu. En 2005, un don de plusieurs milliers d’ouvrages avait été fait au musée de la part des éditions Marvel. Cette exposition a pour but de montrer la diversité des différents personnages qui entoure l'univers de cette entreprise de comics, devenu mondialement connu avec ses nombreux films sortis récemment. 

"Il y a vingt ans, Marvel a fait un don à notre bibliothèque patrimoniale, dont on a un très grand nombre d'exemplaires sur cette exposition. Ils ont ensuite été triés par nos équipes. Aujourd'hui, on a la plus grande collection d'Europe de comics book Marvel", précise Arthur Gatard, médiateur culturel du musée. "C'est l'occasion de montrer du Marvel, en les présentant par thématique, et de montrer comment le monde réel a pu influencer les super-héros. Il y a une vraie réflexion sur le côté presse du comics book, et cette possibilité de réagir à chaud aux actualités."

Pour cette exposition, l'accent a été mis sur les principaux groupes de super-héros tels que les Quatre Fantastiques, Les X-Men et bien évidemment, les Avengers. "Aujourd'hui, il y a pas mal de gens qui connaissent Marvel à travers les films. Souvent, les Avengers sont très connus, mais les Quatre Fantastiques beaucoup moins, notamment chez les plus jeunes", précise-t-il.

Parmi les visiteurs, de jeunes passionnés et des adultes subjugués par la richesse de cette exposition unique crée par le musée d’Angoulême. La visite guidée permet de comprendre certains choix des auteurs, comme l'explique Solal, 13 ans. "Je préfère les comics que les mangas, j'ai plein de comics, j'ai une grande bibliothèque chez moi. Mes préférés sont Spider-Man, les Avengers... L'exposition est vraiment intéressante : elle explique bien certaines choses. J'ai même appris des trucs que je ne savais pas, donc j'ai bien aimé."

Pour que les lecteurs puissent s'identifier un maximum à ces personnages, l’éditeur Marvel n’oublie pas le côté humain de ces super-héros. C’est le cas de Spider-Man, un étudiant qui habite dans la banlieue de New-York. "Dans les années 60, on va avoir une scission entre Stan Lee et Jack Kirby, (les deux plus grands scénaristes et éditeurs de Marvel) le premier étant plus sur le côté urbain, et l'autre sur le côté spatial et très loin de notre vie à nous. Il y a beaucoup de gens qui ont pu se reconnaître là-dedans, et ils ont pu vivre leurs propres aventures, notamment à travers Spider-Man", conclut Arthur Gatard.

L'exposition "Super-héros & Cie, l'art des comics Marvel" est ouvert au musée de la bande dessinée d'Angoulême jusqu'au 4 mai 2025.

Source : France Info

9 septembre 2024

Un ouvrage de la bibliothèque de Marie-Antoinette au Petit Trianon aux enchères

En vente samedi 14 septembre chez Ruellan Auction à Vannes, un Cromwel, tragédie en cinq actes et en vers d’Antoine Maillet du Clairon, publié à Londres en 1764 par Les Libraires Associés. Il s'agit d'un volume In-12). La reliure d’époque est en veau havane moucheté (fendillement partiel aux 2 mors, de menus frottements) avec triple filet d’encadrement et armes centrales de la reine Marie-Antoinette dorées aux plats. Le dos lisse est orné de fers dorés et du chiffre C. T. pour château du Trianon  (pièce de titre maroquin beige). Les tranches esr mouchetées de brun.

Ce livre est estimé entre 1.500 et 2.000 euros, pour une mise à prix à 1.500 euros (plus frais de vente de 25 %). 

8 septembre 2024

Difficultés économiques pour les librairies indépendantes de Strasbourg

Depuis plusieurs années les librairies indépendantes de Strasbourg sont confrontées à de nombreuses difficultés qu’elles peinent à surmonter. Augmentation des charges et baisse de la fréquentation sont autant d'obstacles qui fragilisent ces boutiques de quartier alors que l'Eurométropole a été nommée capitale mondiale du livre.
Depuis son ouverture, il y a cinq ans, la librairie L'Oiseau rare a dû affronter le Covid-19, des travaux interminables sur son bâtiment et l’explosion des charges. Des embûches qui ont creusé ses dettes et qui menacent sa survie.

"On n’a pas réussi à créer une trésorerie solide ce qui aujourd’hui nous fait défaut avec les charges qui augmentent. Nous avons fait des prêts et usé nos découverts, mais nous arrivons à une limite", témoigne auprès de BFM Alsace, Diane Albisser, co-gérante de l’Oiseau rare.

Pour assainir ses finances, la boutique aurait besoin d’environ 25.000 euros. Pour trouver cette somme, les gérantes ont lancé un appel aux dons via une plateforme en ligne. Pour les clients réguliers, la fermeture de la librairie serait une grande perte. "J’aime bien venir ici parce que la sélection des livres a été faite avec beaucoup de cœur", témoigne une habituée.
À quelques pas de l’Oiseau rare, se trouve la librairie La tâche noire. Spécialisée dans le Polar, la boutique était à deux doigts de fermer l’année dernière. Grâce à une collecte de dons, le gérant, Éric Schultz, a réussi à maintenir son activité.

"On va mieux. On n’a plus cette dette qui nous empêchait de fonctionner normalement. Mais on sent tout de même qu’on est toujours à la merci d’une baisse de fréquentation", relate-t-il.

Source : BFM TV

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