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7 septembre 2024

Guillaume Meurice libraire d'un jour à Rennes

Licencié par France Inter en juin pour « faute grave » après des propos polémiques sur Benyamin Netanyahou, Guillaume Meurice va rebondir sur l’antenne de Radio Nova où il animera chaque dimanche l’émission La dernière en direct et en public.

Désormais installé à Rennes depuis quelques mois, l’humoriste peut aussi compter sur la solidarité locale pour retrouver le monde du travail. En bonne samaritaine, la librairie La nuit des temps, située sur les quais de la Vilaine dans le centre-ville, accueillera ainsi Guillaume Meurice le temps d’une journée le vendredi 27 septembre.

« Il passera la journée à découvrir le métier de libraire (qu’il connaît déjà un peu) et pourra vous conseiller, vous encaisser et emballer vos livres », indiquent les deux gérantes de la librairie sur les réseaux sociaux. « Venez le voir, aidez un homme à retrouver le chemin de l’emploi », concluent-elles pleines d’ironie.

Source : 20 Minutes

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6 septembre 2024

Appel au don pour l’acquisition de la bande dessinée historique "La bête est morte !" par la BnF

La Bibliothèque nationale de France (BnF) a annoncé, vendredi 6 septembre, un appel aux dons pour l'acquisition des planches originales d'un trésor de la bande dessinée, La bête est morte !, écrite sous l'Occupation nazie. Le prix d'achat est de 875 000 euros.

Cette BD en deux tomes, le premier de 32 pages paru en août 1944, le second de 48 pages publié en juin 1945, est l'œuvre de Calvo, avec les scénaristes Victor Dancette et Jacques Zimmermann. Les planches, couvertures comprises, sont "exécutées à la plume et au pinceau à l'aide d'encre de Chine et de gouaches". 

Des animaux représentent les belligérants
Edmond Calvo (1892-1957), caricaturiste et illustrateur autodidacte qui fut à l'époque considéré comme "le Walt Disney français", y représente la Seconde Guerre mondiale avec des animaux : les Français sont des écureuils, les Allemands des loups, les Soviétiques des ours blancs, etc. "Les opérations militaires et les événements politiques sont exposés en détail, mais aussi la Résistance intérieure et extérieure ainsi que la vie quotidienne des civils (rationnement, exode, torture, exécutions, massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane, etc.) ou les camps de prisonniers", a souligné la BnF.

La BD évoque le génocide des juifs d'Europe : "Les hordes du Grand Loup avaient commencé le plus atroce plan de destruction des races rebelles", lit-on. Elle a été republiée à partir de 1977 par Futuropolis, puis en 1995 et 2007 par Gallimard. Et 16 de ces planches sont exposées jusqu'en novembre au Centre Pompidou à Paris, dans le cadre de son exposition consacrée au neuvième art.

Comme tout autre don (selon la loi du 1er août 2013 relative au mécénat), celui fait à la BnF pour le rachat des planches de La bête est morte ! permet de bénéficier d’une réduction fiscale de 66% du montant du don, dans la limite de 20% du revenu imposable. Un don de 100 euros en coûtera donc finalement 34 après réduction. 

Source : France Info Culture 

6 septembre 2024

Plus de Créativité à cause de l'intelligence artificielle

«La formation à l'IA est une violation du droit d'auteur - et non un cas d'exploration de textes et de données» : telle est la conclusion d'un rapport interdisciplinaire  présenté hier au Parlement européen. Son titre est « Droits d'auteur et formation de modèles d'IA génératifs – fondements technologiques et juridiques ». Ses auteurs sont Sebastian Stober, professeur d'intelligence artificielle à l'université Otto von Guericke de Magdebourg et Tim W. Dornis  professeur de droit civil et de droit de la propriété intellectuelle à l'Université Leibniz de Hanovre. Il a été rédigé à la demande de  la Copyright Initiative , qui représente les intérêts de 140 000 auteurs et artistes.

Le rapport tandem examine comment le traitement du matériel protégé au cours de la formation à l'IA devrait être évalué au regard de la loi sur le droit d'auteur - et donne un aperçu des étapes intermédiaires techniquement nécessaires dans la formation à l'intelligence artificielle générative.

« Comme le révèle un examen plus approfondi de la technologie des modèles d'IA génératifs, la formation de tels modèles n'est pas un cas d'exploration de texte et de données », conclut le juriste Tim Dornis : « Il s'agit d'une violation du droit d'auteur – c'est-à-dire ce que disent la loi allemande et la loi européenne sur le droit d’auteur, il n’y a aucune barrière valable en vue.

Bien qu'il n'y ait pas de mécanisme de stockage explicite, certaines parties des données d'entraînement sont « entièrement ou partiellement mémorisées » par les modèles génératifs actuels, ajoute l'informaticien Sebastian Stober - et peuvent donc être régénérées et ainsi reproduites par les utilisateurs finaux avec des invites appropriées.

Pour Katharina Uppenbrink , directrice générale de l'initiative, ce dernier point est particulièrement « un résultat révolutionnaire » – car il prouve « que la reproduction d'œuvres à l'aide d'un modèle d'IA constitue une copie pertinente au regard du droit d'auteur ».

Cela signifie également : « Il y aurait un nouveau marché de licences rentable à l'horizon, mais aucune rémunération ne coulerait pendant que l'IA générative se prépare à remplacer ceux dont elle vit le contenu sur son propre marché », a déclaré le compositeur Matthias Hornschuh. pour l’Initiative sur le droit d’auteur résume : « Cela met en danger le travail de connaissance professionnel et ne peut pas être dans l’ensemble de nos intérêts sociaux, culturels et expressément non économiques. »

Les deux scientifiques écrivent des tâches claires dans les spécifications politiques . Dans trois « questions de suivi » intéressantes à la fin de leur rapport, ils regardent au-delà des détails techniques et des droits d’auteur. De leur point de vue, trois récits en particulier méritent un examen critique et sont régulièrement propagés dans le débat :

  1. Tout d’abord, il faut douter que la créativité naturelle humaine soit capable de s’affirmer à moyen ou long terme face aux capacités de plus en plus croissantes de la « créativité artificielle ». « Il faut s’attendre à ce que la créativité humaine soit de plus en plus réprimée . "Le législateur ne peut donc pas se contenter d'attendre de nouveaux développements", estiment les scientifiques.
  2. Contrairement aux prévisions actuelles, l’ augmentation de la production créative humaine ne résultera probablement pas de la croissance de produits « artificiels ». Il faut plutôt s’attendre à ce que les résultats de la créativité véritablement humaine dans de nombreux groupes professionnels et industries – en particulier dans les domaines du reportage journalistique, du divertissement et de la production de produits du quotidien – soient remplacés et déplacés dans une large mesure par les résultats de l’IA générative.
  3. Enfin, le législateur européen doit surtout se demander si, dans le contexte du maintien sans compromis de normes minimales réglementaires dans d'autres domaines, notamment en matière de droit d'auteur, il veut rester les bras croisés et assister à la « course vers le bas » mondiale qui a déjà commencé. commencé . « Il ne s’agit pas d’empêcher les innovations en matière d’IA, mais plutôt de conditions de concurrence équitables et d’une compensation appropriée pour les ressources utilisées », précisent les chercheurs.

Source : Böersenblatt

5 septembre 2024

Rachat de Christian Bourgois Éditeur par le groupe Madrigall d’Antoine Gallimard

Une nouvelle maison d’édition fait son arrivée dans l’empire de l’édition d’Antoine Gallimard. Le groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion...), troisième acteur du secteur des livres en France derrière Hachette et Editis, s’offre Christian Bourgois Éditeur, maison spécialisée dans la littérature étrangère qui possède également les Éditions Globe.

« La maison d'édition créée par Christian Bourgois en 1966, indépendante à partir de 1992 et reprise en 2019 par la société Premier Investissement dirigée par Olivier Mitterrand, sera désormais présidée par Antoine Gallimard et intégrée à son groupe d'édition familial », précise le communiqué publié ce jeudi. La direction littéraire continuera d'en être assurée par Valentine Gay pour Globe et par Jean Mattern pour Christian Bourgois Éditeur.

« Ce rachat consacre le grand engagement de nos maisons, auprès des traducteurs, en faveur de la diffusion de la littérature étrangère – ces « littératures autres » comme Christian aimait les désigner. Il s'agit plus que jamais d'incarner et de défendre ce cosmopolitisme », s’est réjoui Antoine Gallimard, président du groupe Madrigall. Christian Bourgois Editeur et sa filiale Globe étaient déjà diffusés et distribués par le groupe Madrigall, à travers Le Centre de Diffusion de l'Édition (CDE) et Sodis. 

Source : Le Figaro 

5 septembre 2024

Numérisation illégale par Internet Archive selon une juge américaine

Une cour d'appel américaine a donné raison à quatre grands éditeurs de livres qui accusaient l'organisation à but non lucratif Internet Archive de numériser illégalement des œuvres protégées par des droits d'auteur et de les prêter au public en ligne gratuitement et sans autorisation.
La deuxième cour d'appel de Manhattan a donné raison à Hachette Book Group, HarperCollins Publishers, John Wiley & Sons et Penguin Random House en estimant que la copie et la distribution à grande échelle de livres entiers par l'Internet Archive ne constituaient pas un "usage loyal".

La deuxième cour d'appel de Manhattan a donné raison à Hachette Book Group, HarperCollins Publishers, John Wiley & Sons et Penguin Random House en estimant que la copie et la distribution à grande échelle de livres entiers par l'Internet Archive ne constituaient pas un "usage loyal".

Les éditeurs ont accusé l'organisation à but non lucratif de violer les droits d'auteur de 127 livres d'auteurs tels que Malcolm Gladwell, C.S. Lewis, Toni Morrison, J.D. Salinger et Elie Wiesel, en mettant ces livres gratuitement à la disposition du public dans sa bibliothèque numérique gratuite (Free Digital Library).

L'archive, qui héberge plus de 3,2 millions de copies de livres protégés par des droits d'auteur sur son site web, a soutenu que la bibliothèque était transformatrice parce qu'elle rendait le prêt plus pratique et servait l'intérêt public en promouvant "l'accès à la connaissance". Mais dans une décision de 59 pages rendue mercredi, la juge Beth Robinson a déclaré que les archives ne faisaient que supplanter les livres originaux au lieu de les transformer en "quelque chose de nouveau". Elle a déclaré que la mise à disposition gratuite de livres portait préjudice aux éditeurs et aurait "indubitablement un impact négatif sur le public", car de nombreux consommateurs et bibliothèques ne seraient plus incités à payer pour des livres et de nombreux auteurs à produire de nouvelles œuvres. Mme Robinson a cité une déclaration de Sandra Cisneros, auteur du roman à succès "The House on Mango Street", selon laquelle le fait de trouver ses œuvres disponibles gratuitement en ligne "était comme si j'étais allée chez un prêteur sur gages et que j'avais vu mes biens volés mis en vente". L'Internet Archive a fait appel d'une décision rendue en mars 2023 par le juge John Koeltl du district de Manhattan.

"Nous examinons l'avis du tribunal et continuerons à défendre les droits des bibliothèques à posséder, prêter et conserver des livres", a déclaré Chris Freeland, directeur des services de bibliothèque de l'Internet Archive.

Maria Pallante, présidente de l'Association des éditeurs américains, a déclaré que cette décision "renforçait le rôle indispensable des auteurs et des éditeurs dans la société" et constituait une victoire majeure pour les auteurs, les éditeurs et les lecteurs.

L'Internet Archive limite le prêt de sa bibliothèque numérique gratuite à un "checkout" pour chaque livre physique stocké. Elle a temporairement élargi le prêt en 2020, autorisant jusqu'à 10 000 utilisateurs à la fois, lorsque la pandémie de COVID-19 a entraîné des fermetures massives d'écoles, de bibliothèques et de librairies. L'extension a pris fin le 16 juin 2020, deux semaines après que les éditeurs aient intenté un procès. L'affaire est la suivante : Hachette Book Group Inc et al v. Internet Archive, 2nd U.S. Circuit Court of Appeals, No. 23-1260.

Source : Zen Bourse 

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4 septembre 2024

Laura Swan, cette inconnue qui domine la rentrée littéraire

Laura Swan a 23 ans, écrit depuis sept ans et s'impose comme le vrai phénomène de cette rentrée littéraire, se hissant première au classement des ventes devant Mélissa Da Costa, Gaël Faye, Amélie Nothomb avec le tome 2 de « Troublemaker ». Ce titre de romance très attendu par les fans est paru le 21 août en format papier et s'est écoulé à plus de 20.000 exemplaires la première semaine, après avoir été lu 7.000 fois en version numérique depuis le 5 juin.

Vous n'avez jamais entendu parler de Laura Swan ? Sans doute une question de génération ! Comme sa signature ne le dit pas - les autrices de romance puisant souvent leurs noms de plume dans l'univers anglo-saxon - cette jeune femme est née en 2001 à Sassari en Italie. Très vite, elle se passionne pour la lecture via les fanfictions qu'elle découvre sur le web, puis décide à douze ans de se lancer à son tour dans l'écriture. Elle recourt tout naturellement à internet pour obtenir des retours sur ses écrits. Elle est repérée à 16 ans par un petit éditeur, Le Quartier des Ecrivains, qui publie sa première série de livres. Mais comme beaucoup de ses confrères et surtout consoeurs des nouvelles générations, elle ne compte pas sur les maisons traditionnelles pour se faire connaître. C'est sur la plateforme communautaire de lecture en ligne Wattpad qu'elle poste le premier tome de « Troublemaker », qui y est lu plus de dix millions de fois. BMR (la filiale d'Hachette qui se revendique comme « de la romance sans complexe » et édite la star du secteur Sarah Rivens) le sortira dans un deuxième temps en version papier en novembre 2023.

L'autrice, grande admiratrice des manipulations à la Bret Easton Ellis, peut compter sur une solide communauté de fidèles sur les réseaux pour relayer ses titres. L'annonce du tome 2 a fait 573.000 vues sur Instagram et 157.000 sur TikTok alors que l'interview de l'autrice sur le TikTok d'Hachette a obtenu un excellent score de 334.000 visites. Le réseau d'origine chinoise est, plus que jamais, le pilier de ce genre porteur grâce au hashtag #booktok via lequel un public généralement âgé de 16 à 25 ans se recommande des titres en marge des circuits de promotion habituels. Dans le monde, en 2023, le hashtag #romance a cumulé 64 milliards de vues, #darkromance 7,4 milliards et #newromance 3,2 milliards.

Comme de nombreux best-sellers d'un genre qui fait le beau temps dans une profession globalement à la peine, les deux tomes de « Troublemaker » abordent des sujets sombres d'aujourd'hui qui parlent au jeune lectorat, le harcèlement scolaire au sein d'un lycée privé et les violences intrafamiliales notamment. L'intrigue de cette romance psychologique est codifiée à souhait et s'inscrit dans la catégorie des « ennemies to lovers » : deux personnages au départ antagonistes développent une relation amoureuse, en l'occurrence l'héroïne lycéenne June tombe amoureuse du nouvel enseignant qui fut son cambrioleur. Ce « trope » (schéma narratif) plus que classique peut sembler très attendu mais c'est ce qui fait son attrait auprès des amateurs, qui adorent savoir à l'avance dans quel type d'intrigue ils s'engagent…

Source : Les Echos

3 septembre 2024

La « bibliothèque de la maison jaune », un projet local pour ramener à l’école les enfants d’une ville du sud du Nigeria

Dans le nouveau marché de Kpansia, à Yenagoa, capitale de l'État de Bayelsa, au sud du Nigeria , il est difficile de ne pas remarquer les nombreux enfants non scolarisés qui, de l'aube au crépuscule, pagayent sur une pirogue à la recherche de poisson. Ils se promènent, souvent pieds nus, entre les étals des commerçants ou jouer avec de vieux pneus. Babawale Babafemi, un commerçant de 27 ans, les a également remarqués en 2021, lors de son déménagement de Lagos à Yenagoa. «Ils sont très faciles à identifier. Je les vois tous les jours du lundi au vendredi. Ils ne vont pas à l'école », déclare-t-il au journal. Et il lui est vite venu de créer un groupe de lecture. «Je les convaincs de m'emmener voir leurs familles. Quand je demande aux parents ou aux proches pourquoi leurs enfants ne vont pas à l'école, ils me répondent qu'il n'y a pas d'argent, alors je demande la permission pour que leurs enfants viennent à mon club de lecture le week-end », explique Babafemi. Il a construit une bibliothèque en bois recouverte d'une bâche jaune et l'a remplie d'un assortiment de livres pour enfants et adultes dont il a hérité à la mort de son père et d'autres donnés par des particuliers. Il l'a baptisée du nom de « Bibliothèque de la Maison Jaune ». Chaque week-end, avec ses fonds personnels et l'argent qu'il parvient à récolter sur les réseaux sociaux, Babafemi prend en charge le transport de certains enfants et leur offre des rafraîchissements pour les inciter à fréquenter le club littéraire. Pour créer une habitude de lecture, prêtez également des livres aux enfants à emporter à la maison et à discuter la semaine suivante. « Mon père était directeur d'école. C'était un homme qui aimait lire. Quand il est mort, j'ai hérité de ses livres », raconte Babafemi.

Selon l'Unicef, bien que l'enseignement primaire soit officiellement gratuit et obligatoire, quelque 10,5 millions d'enfants âgés de 5 à 14 ans ne sont pas scolarisés dans le pays. Seuls 61 % des enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentent régulièrement l'école primaire et seulement 35,6 % des enfants âgés de 36 à 59 mois reçoivent une éducation préscolaire. Dans le nord du pays, le tableau est encore plus sombre, avec un taux net de fréquentation de 53 %. « Réintégrer les enfants non scolarisés dans l'éducation constitue un énorme défi », affirme cette agence onusienne.

« Quand j’étais en sixième, en 2020, j’ai arrêté d’aller à l’école. Je n'étais pas content de cette situation, mais j'ai dû le faire parce que mes parents ne pouvaient pas payer mes études », raconte Marvelous Akumogbia, 12 ans, l'un des enfants qui se promenaient au marché. Ses parents sont pêcheurs et ne pouvaient pas payer les 4,4 dollars (3,96 euros) de frais de scolarité et autres dépenses de son école précédente. Ils lui ont donc demandé d'abandonner l'école et d'aller pêcher avec eux, malgré l'intérêt de l'enfant pour l'apprentissage.

En mars de cette année, la carte de tous les États nigérians publiée par le média numérique The Cable indiquait que 7,4% des enfants entre 6 et 15 ans n'étaient pas scolarisés à Bayelsa.  Récemment, le fondateur de la bibliothèque et trois bénévoles qui travaillent avec lui sont allés plus loin et ont décidé de préparer les enfants à l'examen d'entrée ou de rentrée scolaire. Akumogbia, qui fréquentait la bibliothèque depuis des mois, a pu se réinscrire à l'école après avoir obtenu d'excellents résultats aux examens.

L'histoire de Rejoice Ekiza, 10 ans, est similaire à celle d'Akumogbia. « Je suis membre de la bibliothèque. Je me suis inscrit il y a un an et ce qu'on m'a appris là-bas m'a aidé pour l'examen d'entrée », dit le garçon, heureux après avoir obtenu 30 points sur 40 à ce test d'entrée. Ekiza avait arrêté d'aller à l'école en 2021 parce que sa famille ne pouvait pas payer les frais de scolarité de 2,5 dollars (2,25 euros).

Depuis 2021, plus de 200 enfants de la ville ont fréquenté la bibliothèque et 40 ont pu se réinscrire à l'école grâce au soutien financier des donateurs et à leurs efforts personnels.

« En Afrique subsaharienne, les gouvernements devraient évaluer les besoins en matière d’offre scolaire et intervenir pour les financer. En outre, ils peuvent également rendre l'éducation de base obligatoire et, dans le cas contraire, envisager la possibilité de poursuivre les parents en justice », suggère Charles Oyibo, de l'Université du Delta du Niger, dans l'État de Bayelsa.

Chaque week-end, Babafemi s'occupe du cours d'anglais, tandis qu'un des trois volontaires enseigne les mathématiques et que les deux autres se consacrent à la calligraphie et à la lecture. « Au début, je n'ai vu aucune amélioration chez les enfants. Ils avaient quitté l'école depuis longtemps et apprendre leur était étrange. Nous avons dû attendre des mois », dit-il.

Compte tenu de la précarité des moyens, Babafemi raconte que les enfants ont suggéré l'idée de vendre de l'eau en sacs pour l'aider à financer le projet, mais il a refusé. « Ils ont déjà fait toutes sortes de travaux pour rester à flot. «Je connais par exemple des adolescents au marché qui moudent du poivre ou transportent des marchandises en échange d'une allocation», explique-t-il.

La bibliothèque est également touchée par de fortes pluies, qui ont détruit de nombreux livres. « Notre grand défi est de trouver un moyen de nous financer. Pour l’instant, nous n’avons pas pu remplacer les livres que nous avons perdus à cause des inondations, et encore moins agrandir notre bibliothèque pour accueillir davantage d’enfants et les inciter à s’inscrire à nouveau à l’école », conclut Babafemi.

Source : El Pais

 

2 septembre 2024

Une émission pour donner le goût de lire sur France Inter

France Inter avait promis un moment « luchiniesque », elle a tenu parole. Ce dimanche, Fabrice Luchini a inauguré sa nouvelle case sur l’antenne de la station publique, baptisée « Les admirations littéraires ». Programmée à 19h20, un horaire occupé la saison dernière par « Le grand dimanche soir » (18 heures - 20 heures) de Charline Vanhoenacker, cette nouvelle émission veut donner aux auditeurs l’envie de dévorer des livres. Comment ? En donnant pendant 40 minutes carte blanche au comédien pour lire les œuvres, connues ou pas, de son panthéon littéraire. Défileront Victor Hugo, Baudelaire, Saint-Simon ou Nietzsche, l’animateur expliquant ensuite pourquoi ces textes comptent pour lui.
Ouvert sur un morceau de Bach, le rendez-vous de ce dimanche ne respecte assurément pas les codes habituels des émissions radio. Sans dire bonjour aux auditeurs, Fabrice Luchini a ainsi commencé par évoquer les conditions de son arrivée sur France Inter. « Quand Adèle Van Reeth (la patronne de la station) m’a proposé de lire pendant quelques semaines, je me suis dit : Vous me proposez un drôle de truc parce que moi, j’aime plutôt, non pas les dépressifs, mais je n’aime pas les super positifs », a-t-il monologué. Avant de partir dans une énumération d’auteurs le ramenant finalement à son idée première : « Elle m’a convaincu. »

Pour cette première, l’homme de théâtre a choisi de mettre à l’honneur les portraitistes. Vantant leur capacité à « capter le trognon » des Hommes derrière leur « moi social », il s’est vite embarqué dans une citation de Louis-Ferdinand Céline, avant d’annoncer qu’il se consacrerait ce dimanche à l’œuvre de Jean Cau. Écrivain, secrétaire de Jean-Paul Sartre, ce dernier est selon l’animateur « l’un des plus grands portraitistes du XXe siècle ».
Après l’avoir brièvement présenté - « je crois que sa mère était femme de ménage » - Fabrice Luchini a ensuite interprété pendant une vingtaine de minutes ses textes, donnant vie à Gaston Gallimard, Jean Cocteau ou Jean Genet. Avec son talent caractéristique de conteur, il a embarqué les auditeurs dans un voyage radiophonique sinueux et hors des sentiers battus. « Je vous retrouve la semaine prochaine, si tant est qu’il y ait des gens qui ont écouté, pour d’autres portraits », a-t-il simplement conclu au terme de cet exercice décoiffant.

Source : Le Parisien 

30 août 2024

Organisation de la 12ème édition de la grande collecte solidaire au profit de Bibliothèques sans frontières par La FNAC

Cette année encore, la Fnac s’engage aux côtés de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF) avec la “Grande Collecte Solidaire”. Du 14 septembre au 6 octobre 2024, le public est invité à venir déposer ses livres en bon état dans l’un des 190 magasins Fnac partenaires de l’opération en France métropolitaine, mais aussi en Martinique, à la Réunion et Suisse.

L’OBJECTIF DE CETTE COLLECTE : offrir une seconde vie aux livres à travers les actions déployés par BSF, dans une trentaine de pays dont la France, en faveur de l’accès de toutes et tous à la culture et à l’éducation.

En plus de dix ans, ce sont plus de 2,5 millions de livres qui ont été collectés grâce à ce partenariat, soit l’équivalent d’une pile de livres haute comme 200 Tour Eiffel ! Il s’agit de la plus grande collecte de livres de France. Les livres collectés sont triés par genre (littérature jeunesse, roman, BD, documentaire...) puis référencés par BSF en fonction de leur état avant d’être acheminés vers des bibliothèques, écoles ou associations partenaires dans le cadre de programmes solidaires et innovants.

Jérémy Lachal, Directeur général de BSF déclare : « Depuis plus de 10 ans maintenant, la Grande Collecte Solidaire permet à BSF d’assurer sa mission essentielle de partage de la connaissance par le développement de programmes tels que Mon Sac de livres qui dote les enfants nouvellement arrivés en France, d’ouvrages sélectionnés par leurs camarades. Ces dons ont également permis la création d’un réseau de microbiblis afin de réinstaller la lecture, la culture et le lien social au cœur de tous les territoires. Ces livres peuplent aussi nos Ideas Box, des médiathèques en kit déployées en zones de conflit, dans des camps de réfugiés ou des quartiers défavorisés à travers le monde. Grâce à cette opération, page après page, nous construisons ensemble un monde plus juste et durable. Merci pour votre générosité. »


Lorsqu’ils ne correspondent pas aux besoins des bénéficiaires des actions de l’association, les livres sont revendus à des  structures solidaires et engagées sur le marché de l’occasion. Les bénéfices réalisés participent au financement du tri et  de l’envoi de livres sur le terrain, mais aussi au soutien de l’économie locale du livre dans les pays en voie de développement où BSF est amenée à intervenir, grâce à l’achat de livres sur place.

Géraldine Olivier, Directrice RSE du groupe Fnac Darty déclare:
« Nous sommes très heureux de collaborer avec Bibliothèques Sans Frontières pour cette 12ième édition de la Grande Collecte Solidaire de livres. Cette collecte, la plus importante de France, ne cesse d’ailleurs de s’étendre puisqu’elle se tient aussi désormais dans nos magasins Fnac en Suisse, en Martinique et à la Réunion. D’autre part, nous sommes très fiers, grâce à cette collecte, de contribuer à donner une seconde vie aux livres tout en poursuivant notre mission historique qui est de faciliter l’accès à la culture au plus grand nombre, notamment aux personnes en situation de vulnérabilité. »

Source : Info Dijon 

29 août 2024

Un roman de Tillie Cole, gros succès sur TikTok

Lors de cette rentrée littéraire, l’auteure Tillie Cole se démarque également avec son dernier roman : Mille morceaux de cœur brisé.  Le pitch qui accroche tant les lecteur.ice.s ? Savannah Litchfield, une jeune femme qui supporte difficilement son quotidien depuis la perte de sa sœur, Poppy, disparue il y a quatre ans. Mais lorsque sa thérapeute lui suggère de participer à un voyage autour du monde pour adolescents endeuillés, la jeune fille accepte de partir en s'accrochant au journal de sa sœur qu'elle n'a pas encore lu.  Et l’histoire ne s’arrête pas là. Un autre jeune homme vît la même épreuve : Cael Woods, dont la vie a basculé depuis la mort de son frère aîné, un an plus tôt. Vient alors une rencontre inédite qui viendra tout bousculer : Cael et Savannah trouvent du réconfort l'un chez l'autre et commencent à réparer leurs cœurs brisés, morceau après morceau.

Un roman qui a obtenu sur Amazon la note de 4,4 sur 5 et qui se hisse en top 10 des romans les plus vendus sur la plateforme d'e-commerce.  Sorti en août 2024, le rencontre un vrai succès. On le voit partout sur la Toile. Sur la plateforme TikTok, le roman est devenu le nouveau livre à dévorer en quelques heures. Au total, c'est plus de 11 millions de publications que l’on retrouve sur la plateforme chinoise concernant le roman.  Alors, envie de le découvrir ?

Source : Biba

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