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8 novembre 2025

Les livres ayant obtenus les prix littéraires cette semaine au top des ventes.

Dans le beau bras de fer de la rentrée opposant Emmanuel Carrère à Laurent Mauvignier, avantage a d’abord été donné au premier. Il y a deux mois, il s’écoulait à la louche deux Kolkhoze pour une Maison vide. Depuis peu, tout a changé : une Maison vide vaut maintenant six Kolkhoze. Mauvignier n’a plus qu’un seul adversaire à sa taille, il est petit, blond et casqué. Mais tremble, Gaulois : le Goncourt est la meilleure des potions en librairie. Et si le plus prescripteur des prix littéraires assure a minima 300 000 ventes, ce Goncourt-ci – déjà écoulé à 100 000 exemplaires – peut espérer dépasser les 500 000.

Pour l’heure, Carrère tient encore la corde côté chiffres puisque le futur Médicis approchait déjà la barre des 150 000 avant même sa récompense. Non loin, le Femina à Nathacha Appanah et le Renaudot à Adélaïde de Clermont-Tonnerre permettent à l’une et l’autre de revenir dans la course. Après la saison des prix (jolie moisson, un peu écrite d’avance), place à celle des bandeaux qui finiront marque-pages.

Source : Libération

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7 novembre 2025

Livre jeunesse : quelles tendances pour ce marché chiffres 2024 – 2025 ?

 

A l’occasion du 41ᵉ Salon du livre et de la presse jeunesse, qui se tiendra du 26 novembre au 1ᵉ décembre 2025 en Seine-Saint-Denis, le Syndicat national de l’édition dresse un panorama du secteur de l’édition jeunesse, à travers une synthèse et des chiffres clés illustrant les tendances et dynamiques actuelles de ce segment éditorial. Avec un chiffre d’affaires de 370,7 M€, l’édition de livres jeunesse est le troisième segment en valeur. Il est en recul de 3,8% en valeur et de 4,4 % en volume par rapport à 2023.

Le segment de l’éveil et de la petite enfance (albums illustrés) connaît un repli de 4,2 % en valeur et de 4,4 % en volume. Après plusieurs années de forte activité, ce fléchissement traduit un retour à un niveau plus stable, dans un contexte de saturation du marché et de hausse des coûts de fabrication. Pour relancer la dynamique, les éditeurs misent sur des formats innovants et des approches éco-responsables, privilégiant des matériaux durables et des procédés de production moins énergivores.

Le documentaire jeunesse subit un recul marqué, de 15,5 % en valeur et 16,5 % en volume. Cette baisse s’explique notamment par une visibilité réduite en librairie et une concurrence accrue des supports numériques. Le segment conserve néanmoins un potentiel de développement, porté par le renouvellement de thématiques éducatives et sociétales de la science à la citoyenneté, en passant par les enjeux environnementaux et les questions d’égalité.

À l’inverse, la fiction destinés aux lecteurs autonomes, adolescents et jeunes adultes affichent une baisse plus contenue de 0,5 % en valeur et de 1,7 % en volume. Le marché se recentre sur les best-sellers et les séries à fort capital communautaire, largement soutenus par la prescription entre pairs sur les réseaux sociaux, notamment via #BookTok. Les univers de fantasy, les romances contemporaines et les récits initiatiques continuent de séduire un large public, confirmant la vitalité créative du segment.

Malgré un contexte économique tendu, l’édition jeunesse demeure un pilier du paysage éditorial français, conjuguant diversité, innovation et engagement auprès de ses lecteurs, en France comme à l’international.

Source : SNE

7 novembre 2025

Benoît Jacques, Grande Ourse 2025

Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition ! Rester en équilibre est sa devise.

Dans les années soixante, à Bruxelles, un petit garçon qui déclare s’appeler Jojo La Plume, reçoit pour son anniversaire une valisette en carton rouge et aux coins arrondis. A l’intérieur : un paquet de feuilles de papier, une pochette de feutres de couleurs, quelques crayons et leur taille-crayon, une agrafeuse et ses agrafes, une petite boîte d’élastiques, une autre de trombones… Comme il faut bien commencer quelque part, la mallette en carton sera le premier bureau d’étude d’où émergera rien de moins qu’un journal : Le Début.  Dans ses pages manuscrites, sur feuilles A4 pliées en deux, on découvre histoires drôles, horoscopes improbables ou petites annonces délirantes, agrémentées de quelques dessins. Le tout de la main du même Jojo, tout à la fois rédacteur en chef ou dessinateur de presse. Car pourvu qu’une plume soit plantée dedans, le galopin n’hésite pas à changer de casquette. Une maison d’édition est créée pour l’occasion, les Éditions Bibi. Sage précaution de son directeur de publication, le tirage se limitera à un exemplaire par numéro.

Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak… il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné·es avec qui, il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public !

En 2008, il a obtenu le « Baobab » de l’album pour La Nuit du Visiteur au Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis. En 2012, lui est attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Source  : SLPJ

6 novembre 2025

Mélissa Da Costa, ambassadrice de l’UNICEF

Avec plus de trois millions de lecteurs, Mélissa Da Costa met désormais sa notoriété et sa plume au service de la cause des enfants. Son engagement auprès de l’UNICEF s’inscrit dans la continuité d’une collaboration déjà riche de projets solidaires.

En 2023, Mélissa Da Costa offre à l’UNICEF France une nouvelle inédite, La Faiseuse d’étoiles, publiée en partenariat avec Le Livre de Poche. Grâce à cette initiative, plus de 500 000 euros ont déjà été collectés au profit des programmes d’écovillages à Madagascar, améliorant concrètement la vie de milliers d’enfants et de familles

En 2024, elle devient marraine du Prix UNICEF de littérature jeunesse, un engagement naturel pour une autrice qui considère les mots comme des leviers de transmission et d’espoir. En parallèle, elle prête également sa voix à plusieurs campagnes d’urgence et de collecte, mobilisant sa communauté autour des défis auxquels les enfants sont confrontés partout dans le monde.

En 2025, elle se rend à Madagascar pour rencontrer les bénéficiaires des programmes financés grâce à la vente de son livre. Cette immersion sur le terrain l’a profondément touchée et a renforcé sa détermination à poursuivre son engagement.

« J’ai eu l’opportunité incroyable de me rendre sur le terrain, à Madagascar, de voir de mes propres yeux la mise en place des programmes soutenus par l’UNICEF et de mesurer l’impact concret qu’ils ont sur les enfants et leurs familles. Cela m’a profondément marquée. Devenir ambassadrice officielle de l’UNICEF, aujourd’hui, c’est donner un élan nouveau à mon engagement, c’est transformer les mots en gestes, les intentions en actions, pour contribuer, à mon échelle, à un avenir plus juste pour les générations futures. » – Mélissa Da Costa

Pour Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France, cette nomination s’inscrit dans la continuité d’une collaboration sincère et inspirante :

« Nous sommes heureux et fiers d’accueillir Mélissa Da Costa parmi nos ambassadeurs. Son authenticité, sa générosité et sa capacité à toucher un large public en font une alliée précieuse pour défendre notre cause. Depuis plusieurs années, Mélissa a démontré une implication constante, à la fois sur le terrain et dans ses prises de parole. Elle incarne avec justesse les valeurs portées par l’UNICEF : la solidarité, l’humanité et la conviction que chaque enfant a le droit de grandir et de s’épanouir dans un environnement sûr et digne. »

6 novembre 2025

« Coloré et rigolo », deux adjectifs qualifiants le premier livre lauréat du prix du livre pour les bébés

Dans ce petit ouvrage en six pages cartonnées, les bébés découvrent les couleurs et les sensations de l’été : une abeille qui butine, un départ en vacances, la crème solaire sur la peau, un plongeon dans la mer ou encore un ciel étoilé.  Grâce à un système de pop-up, les images jaillissent et s’animent, transformant chaque page en une petite scène vivante. Un livre simple et joyeux, pensé comme une première expérience visuelle et tactile pour les tout-petits.

« Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice de livres pour jeunes enfants.

De son côté, Aurore Petit, diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, a expliqué que cet ouvrage « cherche avant tout à provoquer un grand plaisir aux bébés comme aux parents ». L’auteure et illustratrice publie des livres jeunesse depuis 2008.
Ce nouveau prix, doté de 4 000 euros, s’adresse aux livres destinés aux enfants de 0 à 3 ans, une catégorie souvent oubliée dans les grands circuits du livre. Il doit permettre de « populariser l’idée qu’il n’y a pas d’âge pour commencer à regarder des albums en famille : ils sont un formidable vecteur de lien, d’émotion, d’éveil et de transmission », a déclaré la ministre de la Culture Rachida Dati.

Source : Huffpost

 

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5 novembre 2025

Le prix Médicis attribué à Emmanuel Carrère

Le prix Médicis a récompensé le finaliste du Goncourt pour "Kolkhoze". Dans ce récit de 560 pages publié aux éditions P.O.L, Emmanuel Carrère met en scène une histoire subjective de la Russie et de la Géorgie, tout en brossant son rapport, plus intime, à sa mère.

"Cela fait plaisir de recevoir le Médicis parce que c'est vraiment un prix littéraire", a déclaré ce mercredi Emmanuel Carrère dans le restaurant La Méditerranée, à Paris, où a été annoncé le prix décerné par un jury composé de neuf écrivains et écrivaines. Et de préciser ne pas être déçu d'avoir manqué le Goncourt hier : "Comme je trouve que les livres de Laurent Mauvignier sont très beaux, je n'ai aucun sentiment d'injustice. Le truc marrant, c'est que j'ai eu zéro voix".

"Nous adorions faire kolkhoze. Je ne sais pas jusqu’à quand nous l’avons fait — je dirais : bien après que nous avons cessé de croire au père Noël ", écrit Emmanuel Carrère. Car chez les Carrère, faire Kolkhoze signifie rejoindre le lit de leur mère, le soir, quand leur père était en voyage d’affaires. Dans ce grand récit historique et familial qui s’étend de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, Emmanuel Carrère brosse aussi bien une histoire subjective de la Russie et de la Géorgie que celle, plus intime, de son rapport à sa mère, spécialiste renommée du monde slave.

Et tout commence par les funérailles nationales : Hélène Carrère d’Encausse, morte en août 2023, était Secrétaire perpétuelle de l’Académie française et c’est via le président de la République que son fils commence à tisser l’hommage. Il sera beaucoup question d’honneur et de reconnaissance dans Kolkhoze et à travers ceux que la France a accordé généreusement à sa mère, le fils collecte ses lauriers, exégète de son propre palmarès littéraire.

Emmanuel Carrère écrit un livre d’Histoire sans être historien car les guerres ne sont pas son sujet : c’est avant tout un grand livre sur une piété filiale contrariée, et là où la mère brille, parfois glaçante, avec les Immortels, le père gagne au fil des pages une place dans la famille qu’il n’a pas eu de son vivant. Ce père, étouffé par sa femme, reprend de l’allure grâce aux mots de son fils et c’est certainement dans ces pages délicates qu’Emmanuel Carrère montre toute sa maîtrise et sa grande sincérité.

Depuis ses débuts en 1983, Emmanuel Carrère a publié 17 livres, mais aussi de très nombreux articles comme journaliste ainsi qu'une vingtaine de scénarios et de films. Il avait reçu entre autres le Prix Femina en 1995, pour La Classe de Neige et le Prix Renaudot en 2011 pour Limonov.

Après avoir reçu cette fois le prix Médicis, il ne reste donc à l'écrivain qu'un prix manquant à sa longue liste de prix littéraire : le Goncourt, qu'il n'a pas obtenu hier, face à La Maison vide, de Laurent Mauvignier. Peut-être, aussi, parce que le Goncourt récompense traditionnellement "le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année". Or Carrère flirte constamment avec la non-fiction, genre très plébiscité ces dernières années, mais qui n’est pas considéré comme du roman.

Le prix Médicis du roman étranger a récompensé par ailleurs ce mercredi Nina Allan pour Les Bons Voisins (Tristram). Quand, dans la catégorie essais, il a été décerné à Fabrice Gabriel pour Au cinéma Central (Mercure de France).

Source  : France Culture 

4 novembre 2025

Prix Vendredi 2025 : découvrez les deux lauréates de la 9e édition !

Le Prix Vendredi, premier grand prix national de littérature adolescente, a récompensé le mardi 4 novembre 2025 Les frontières écarlates de Solène Ayangma  (publié aux éditions Talents Hauts) à la médiathèque Françoise Sagan (10e).  Situé aux confins de l’Empire de Thyr et du royaume de Bakara, ce récit de fantasy politique et sensible explore les ravages de la guerre et les fractures identitaires à travers le regard de Raia, fille d’un commandant d’armée, capturée par Nyx, une espionne ennemie. Dans la somptueuse cité de Solilem, elle découvre une civilisation raffinée, bien éloignée des préjugés inculqués depuis l’enfance, et une geôlière « bien difficile à haïr ».

Remis pour la troisième fois, le Prix Vendredi des Lecteurs du pass Culture a récompensé Le silence est à nous de Coline Pierré (publié aux éditions Flammarion jeunesse).

Une collaboration entre le Prix Vendredi et le pass Culture a été initiée en 2023, donnant lieu à la création du Prix Vendredi des Lecteurs du pass Culture. Ce Prix est remis par un jury composé de neuf jeunes lecteurs et lectrices issus de différentes régions et bénéficiaires du pass Culture. Dans ce roman, l’autrice met en scène Léo, une adolescente témoin d’une agression au lycée, restée muette face à la violence. Sa rencontre avec Maryam et la force de l’amitié vont peu à peu lui redonner le courage de parler — et d’agir. Entre solidarité et colère, Le Silence est à nous interroge la difficulté à être entendue dans un monde saturé de bruits et d’injustices. 

Premier grand prix national de littérature adolescente en langue française, le Prix Vendredi a été créé en 2017 par les éditeurs du groupe Jeunesse du Syndicat national de l’édition afin de valoriser le dynamisme et la qualité de création de la littérature jeunesse contemporaine. Chaque année, une sélection de 10 ouvrages francophones destinés aux plus de 13 ans, publiés entre le 1er octobre de l’année précédente et le 30 septembre de l’édition en cours, est soumise à un jury de professionnels.

4 novembre 2025

Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025 pour son roman "La maison vide" et Adélaïde de Clermont-Tonnerre, prix Renaudot pour ”Je voulais vivre»

Les jeux sont faits : si la belge Caroline Lamarche faisait figure d’outsider et Nathacha Appanah, Emmanuel Carrère et Laurent Mauvignier de favoris, c’est ce dernier qui s’est vu décerner, mardi 4 novembre 2025, le plus prestigieux des Prix littéraires francophones pour son roman La maison vide (Minuit).

Vendu à près de 82.000 exemplaires, ce récit familial fantasmé qui conduit le lecteur de la fin du XIXe siècle à l’après Seconde Guerre mondiale a déjà été couronné du prix littéraire Le Monde, du prix Landerneau des lecteurs ainsi que du prix des libraires de Nancy.

Élu dès le premier tour avec 6 voix, l'écrivain de 58 ans succède ainsi à Kamel Daoud, Goncourt 2024 pour son roman Houris. Il l'emporte devant Caroline Lamarche pour Le Bel Obscur (Seuil), Emmanuel Carrère pour Kolkhoze (P.O.L) et Nathacha Appanah pour La nuit au cœur (Gallimard), qui a reçu le prix Femina lundi 3 novembre 2025.

Outre une renommée nationale – et, dans une moindre mesure, à l’étranger –, l’obtention d’un prix Goncourt permet de remporter un chèque de dix euros (symboliques), mais promet à son lauréat ou sa lauréate des ventes par centaines de milliers d’exemplaires.

Le petit frère du Goncourt vient d’emboîter le pas de son aîné : Adélaïde de Clermont-Tonnerre remporte le prix Renaudot pour Je voulais vivre (Grasset), dans lequel elle dresse le portrait d’une célèbre femme à poigne. Un prêtre recueille une petite fille, Anne. Elle deviendra Lady Clarick, une redoutable comtesse calculatrice, connue sous la plume de Dumas comme Milady de Winter. Un énigmatique personnage auquel l’autrice entend rendre justice.

4 novembre 2025

Gonzalo Celorio, lauréat du prix Cervantes 2025

Le jury du prix Miguel de Cervantes de littérature de langue espagnole a décerné à Gonzalo Celorio le prix Cervantes 2025. Attribué par le ministère de la Culture espagnol, ce prix est doté de 125 000 euros. La décision du jury a été annoncée par le ministre de la Culture, Ernest Urtasun, accompagné de la directrice générale du Livre, de la Bande Dessinée et de la Lecture du ministère de la Culture, María José Gálvez, lors d'un événement qui s'est tenu à l'auditorium Jorge Semprún.

Le jury a décerné le prix à cet auteur pour « son œuvre littéraire exceptionnelle et ses contributions intellectuelles, qui ont profondément et constamment enrichi la langue et la culture hispaniques ». Il a également souligné que « depuis plus de cinquante ans, Gonzalo Celorio cultive une voix littéraire d'une remarquable élégance et d'une profonde réflexion, alliant une lucidité critique à une sensibilité narrative qui explore les nuances de l'identité, du développement émotionnel et du deuil. Son œuvre est à la fois un témoignage du Mexique moderne et un miroir de la condition humaine. »

Enfin, il a souligné que « ses livres, empreints d’ironie, de tendresse et d’érudition, tracent une carte émotionnelle et culturelle qui a influencé des générations de lecteurs et d’écrivains. Celorio incarne la figure de l’écrivain accompli : créateur, enseignant et lecteur passionné. Il est l’artisan d’un héritage inestimable qui honore la langue espagnole et la maintient vivante dans sa forme la plus aboutie : celle de la parole qui pense, ressent et perdure. »

 a occupé de nombreux postes universitaires et culturels, notamment celui de secrétaire académique et de directeur de la Faculté de philosophie et de lettres de l'UNAM (1998-2000) ; de directeur du département de littérature de l'Institut national des beaux-arts ; de coordinateur des activités culturelles à l'UNAM (1989-1998) ; et de directeur général du Fonds de culture économique (2000-2002). Il est actuellement professeur de littérature latino-américaine à la Faculté de philosophie et de lettres de l'UNAM, où il est titulaire de la chaire extraordinaire « Maîtres de l'exil espagnol ».

Il est membre titulaire de l'Académie mexicaine de la langue, dont il est le directeur, et également membre correspondant de l'Académie royale espagnole et de l'Académie cubaine de la langue.

Parmi ses œuvres les plus connues figurent les romans « Self-Love », « The Sedentary Journey », « And Let the Earth Tremble in Its Centers », « Metal and Slag » et « Memory Gossip Corners », ainsi que les essais « The Underlines Are Mine » et « Subversive Canons ».

Sa carrière a été marquée par de nombreuses récompenses, dont le Prix de journalisme culturel de l'Institut national des beaux-arts (1986) pour « Los subrayados son míos » (Les soulignements sont à moi) ; le Prix des Deux Océans (1997, Festival de Biarritz) pour « El viaje sedentario » (Le voyage sédentaire) ; le Prix national du roman IMPAC-CONARTE-ITESM (1999) pour « Y retiemble en sus centros la tierra » (Et que la terre tremble en son centre) ; le Prix national universitaire dans le domaine de la création artistique et de la diffusion culturelle (2008) ; le Prix national des sciences et des arts en linguistique et littérature (2010) ; le Prix Mazatlán de littérature (2015) pour « El metal y la escoria » (Métal et scorie). Elle a reçu le prix Xavier Villaurrutia des écrivains (2023) pour « Mentideros de la memoria » (Coins de ragots sur la mémoire). Elle a également été décorée de l'Ordre national de la Culture par le ministère cubain de la Culture en 1996.

Son œuvre, caractérisée par son érudition, sa rigueur stylistique et sa réflexion sur la mémoire, l'identité et la tradition littéraire hispano-américaine, le place parmi les auteurs les plus importants de la littérature mexicaine contemporaine.

3 novembre 2025

Natacha Appanah prix Femina 2025 pour « La Nuit au cœur »

Ce lundi 3 novembre 2025, Natacha Appanah a reçu le prix Femina 2025 pour son roman La Nuit au cœur. Un jury de douze femmes l’a choisi parmi une dernière sélection de cinq romans français, annoncée le 21 octobre.  Dans La nuit au cœur, Nathacha Appanah entrelace les récits de trois femmes confrontées à la violence conjugale, dont un tiré de sa propre vie. À travers une écriture à la fois sobre et poignante, elle explore l’impossible vérité du féminicide et la ténacité de celles qui tentent de survivre à l’amour devenu menace. Le roman s’ouvre sur la voix d’une narratrice qui court pour sauver sa vie — la sienne.

Journaliste et romancière du Dernier Frère ou encore de Tropique de la violence, lauréats de nombreux prix. Nathacha Appanah poursuit une œuvre sensible et engagée, où la lumière affleure toujours au cœur de la nuit.

Dans la catégorie roman étranger, Les éléments de John Boyne (JC Lattès), traduit de l’anglais par Sophie Aslanides, s'est vu décerner le prix.

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