Le panéliste GfK a sorti les statistiques des principales œuvres de l'année 2024. Voici les 10 livres les plus vendus de l’année 2024 :
Avec 499.639 exemplaires vendus, la fiction historique d'Anna Stuart « La Sage-femme (d’Auschwitz) » arrive en tête de liste cette année. On y retrouve Ana, qui rejoint Auschwitz en 1939. Alors qu'elle n'a aucun espoir de survie, ses talents de sage-femme lui promettent un avenir. En deuxième place (424.526 ventes), on retrouve le thriller à suspens du suisse Joël Dicker appelé « Un animal sauvage ». Il y met en scène deux cambrioleurs qui s'apprêtent à voler une grande enseigne de Genève. Enfin, à la troisième position, avec 415.621 livres écoulés, on retrouve « Angélique », 20ème roman de Guillaume Musso.
L'écrivain et journaliste Kamel Daoud prend la 5e place avec « Houris », un récit qui revient sur la guerre civile qui a eu lieu en Algérie entre 1992 et 2002. Toute parution à ce sujet étant illégale en Algérie, le livre a été censuré là-bas. En France, l'œuvre lui a valu le prix Goncourt. En 6e place, on retrouve « Instinct », de l'influenceur Inoxtag.« Jacaranda» de Gaël Faye (7e, 344.187 ventes), « Les Femmes du bout du monde » de Sophie Da Costa (8e, 325.581ventes), « Les Yeux de Mona » de Thomas Schlesser (9e, 317.535 ventes) et « Les Secrets de la femme de ménage» de Freida McFadden (10e, 296.778 ventes) complètent le classement.
Du 23 au 26 janvier 2025, les Nuits de la lecture reviennent dans la capitale, pour le plus grand plaisir des amateurs de littérature ! De nombreuses soirées vous attendent avec de belles animations gratuites dans les monuments parisiens, librairies ou bibliothèques autour de l'amour de la lecture. Pour clôturer cette célébration, l'association "Accent vers le haut" organise une reading party, un rendez-vous importé de New York, le 26 janvier, au cœur du Poinçon, ancienne gare de 1867 transformée qui se trouve dans le 14 ème arrondissement de Paris.
Quel est le concept d'une reading party ? C'est simple, il vous suffit de venir avec un de vos livres (en cours de lecture ou que vous voulez commencer), de lire un peu durant la soirée et d'en partager vos impressions avec vos voisins livresques, de quoi vivre une expérience collective, avec un peu de musique et de quoi siroter une boisson dans ce lieu unique. Vous rencontrerez d'autres lecteurs passionnés et pourrez échanger sur vos ouvrages préférés, et repartir avec tout un tas de recommandations !
Pottermore Publishing a réalisé une très bonne année en terme de ventes. Les revenus ont augmenté à 48,8 millions de livres sterling (48,2 millions £ en 2023). Les bénéfices avant impôts ont bondi de 21 % pour atteindre 11,4 millions de livres sterling. Ce succès est dû à des partenariats commerciaux solides et à des ventes régulières des livres Harry Potter, tant en version numérique qu’en audio, après un pic durant la pandémie. Malgré une année plus calme en termes de sorties de contenu, le coût des ventes a diminué, augmentant ainsi la rentabilité. En 2025, Pottermore continue d’élargir son catalogue, avec de nouveaux livres audio en plusieurs langues et des ebooks disponibles en bulgare et en espagnol pour l’Amérique latine. Un partenariat avec Audible permettra de produire de nouvelles éditions au format livre audio. Des livres audio des livres 1 à 7 verront le jour en grec pour la première fois.
Selon Jennie McCann, directrice générale de Pottermore, l’année a surpassé les attentes, grâce à des partenariats fiables et à de nouveaux contrats.
L’entreprise prévoit de poursuivre sur cette lancée avec un marketing innovant et une expansion sur de nouveaux marchés et dans de nouvelles langues.
19 tomes, 7 millions d’exemplaires vendus, et maintenant une série. Publié pour la première fois en France en 2022, le shonen Sakamoto Days de Yuto Suzuka a connu – à l’instar de ses prédécesseurs Naruto et One Piece – un énorme succès en librairie. Il met en scène Taro Sakamoto, un patron d’une épicerie aux cheveux grisonnants et ventre rebondi, qui alors qu’il mène une vie tranquille, est rattrapé par son passé de tueur à gages. Cette création originale Netflix reprendra l’intrigue du best-seller. La série animée, créée par le studio MAPPA, sera disponible dès le 11 janvier 2025 sur la plateforme.
C'est une bien triste découverte faite par la Régie de quartier de Rémire-Montjoly (Guyane ) le lundi 30 décembre à la bibliothèque de Rémire-Montjoly. À 7 heures, les agents s'apprêtaient à commencer le ménage et sont arrivés dans un espace totalement saccagé. Les individus qui se sont introduits par effraction durant le week-end ont tout passé à sac.
« Tout a été retourné », résume Amandine Mandé, chargée de projet. Les dégâts sont considérables : ouvrages et documents administratifs détériorés, ordinateurs, réfrigérateur et machine à café volés... Toutes les pièces, sans exception, ont été fouillées. « C'est de la méchanceté gratuite, poursuit Amandine Mandé. Ils ont versé du café sur les livres, ils ont déchiré les posters aux murs, ils ont mis des coups de cutter dans les stores. »
Les individus sont même allés jusqu'à ouvrir tous les pots de pâte à modeler pour mélanger toutes les couleurs et en faire une grosse boule inutilisable. Une première effraction avait déjà eu lieu samedi. Les équipes, en arrivant, avaient trouvé, entre autres, des boîtes de pizza vides et avaient appelé la gendarmerie. Mais il n'y avait eu, à ce moment, aucun dégât matériel. La municipalité condamne fermement cet acte « inqualifiable ». Elle a déposé plainte auprès de la gendarmerie. Face à cette situation, la bibliothèque est fermée au public, jusqu’à nouvel ordre.
Pour les habitués, c'est un coup dur. Moïra fréquente l'endroit tous les vendredis « pour les ateliers organisés pour les enfants. C’est le rendez-vous sûr. Mes enfants l’attendent avec hâte. En dehors de ce rendez-vous, on y va pour lire et jouer. Il y’a une belle collection de livres pour tous. Ils ont commandé pleins de nouveautés cette année. Les lieux ont été améliorés avec la climatisation dans la salle du bas qui est utilisée pour les activités. »
Aménagée dans l'ancienne mairie, la bibliothèque a été inaugurée en novembre 1994. Des travaux étaient, par ailleurs, prévus pour l'année 2025.
« C’est un bâtiment ancien que je trouve très beau et en même temps un lieu de culture très dynamique, relate Moïra. Je suis tellement déçue parce la bibliothèque est un lieu de refuge pour beaucoup de gens. On n’a pas les moyens d’acheter des livres toutes les semaines, ni forcément la possibilité de trouver un lieu qui offre les informations et le calme pour travailler. Je les vois aussi les jeunes qui viennent préparer leurs examens à la bibliothèque. Il y a des gens qui viennent aussi pour leur démarche administrative. Vandaliser la bibliothèque c’est faire du mal à toute une population... »
Le quartier de Malakoff, à Nantes, abrite un réseau de "mangathèques". Une initiative, notamment portée par Sandra Aupetit, pour permettre aux jeunes adolescents de se retrouver pour lire des mangas dans des espaces gratuits. Une initiative, notamment portée par Sandra Aupetit, pour permettre aux jeunes adolescents de se retrouver pour lire des mangas dans des espaces gratuits. Emmitouflée dans sa doudoune noire, Sandra Aupetit se promène dans les rayons d'une librairie, à la gare de Nantes. Elle s'arrête net. Elle vient de tomber nez à nez avec l'étagère à manga.
"Celui-là, on l'a, celui-ci aussi... Ah, non, ça, on n'a pas. On va se le faire dire par les ados", marmonne-t-elle, en scrutant les ouvrages exposés.
Il faut dire que ces bandes dessinées japonaises n'ont plus tellement de secret pour Sandra Aupetit. Déjà parce qu'en tant que maman de deux adolescents férus de manga, elle a dû se mettre à la page pour partager cette passion avec eux. Puis, surtout, parce qu'elle consacre une partie de son temps libre au développement d'un réseau de mangathèques, dans le quartier Malakoff. Il s'agit d'espaces où les enfants et les adolescents de 8 à 15 ans peuvent venir consulter leurs mangas préférés. Une initiative opérationnelle depuis plus d'un an, mais dont l'origine remonte à 2022. Cette année-là, c'est la remarque d'un élève lors d'un conseil de classe de l'école de ses enfants, auquel elle assiste en tant que parent, qui lui donne l'idée.
Une initiative opérationnelle depuis plus d'un an, mais dont l'origine remonte à 2022. Cette année-là, c'est la remarque d'un élève lors d'un conseil de classe de l'école de ses enfants, auquel elle assiste en tant que parent, qui lui donne l'idée.
"Ils nous ont dit vouloir plus de mangas dans la bibliothèque scolaire et ils nous ont fait comprendre que la plupart des livres proposés n'étaient plus adaptés à leurs besoins et à leurs envies", relate-t-elle.
Ce souhait, Sandra Aupetit s'est dit qu'elle pouvait en faire quelque chose de plus grand. D'autant plus quand elle s'aperçoit du temps d'attente nécessaire pour avoir un manga dans les bibliothèques traditionnelles de la ville.
"Des mangathèques existent à Paris. Mes enfants ont adoré, alors je me suis dit pourquoi pas essayer à Nantes." explique Sandra Aupetit à France 3 Pays de la Loire.
Elle détaille : "Ces livres peuvent se dévorer en à peine vingt minutes. Alors, avec d'autres personnes motivées, on a imaginé des lieux où les jeunes peuvent emprunter les mangas et les lire sur place. C'est aussi un moyen pour les ados de se retrouver à un endroit et de discuter."
Ce concept existe déjà à Paris. La capitale compte effectivement au moins trois. Toutefois, elles sont privées et elles nécessitent un abonnement. "On s'en est inspiré, mais on ne voulait pas faire payer quoi que ce soit. L'idée est d'être accessible à tous", souligne la Nantaise.
C'est donc après une bonne année à sonder les jeunes adolescents et les librairies sur les mangas les plus en vogue, que le projet s'est concrétisé à l'été de 2023.
Et comme l'idée n'est pas portée par une association, elle s'est lancée sans budget. Une aide financière du conseil citoyen de Malakoff, à hauteur de 1 200 euros, a tout de même permis l'achat de 250 premiers livres. Une famille a également donné toute une série de mangas, soit une cinquantaine de bandes dessinées.
Pour mener à bien ce projet, Sandra Aupetit a aussi puisé dans ses fonds personnels. "J'ai acheté des meubles d'occasions pour pouvoir ranger les livres", admet-elle.
Puis, avant de laisser les mangas en libre-service, des jeunes du centre socioculturel l'Accoord les ont couverts un à un. Cela lors d'un atelier supervisé par Sandrine, experte en couverture de livres et responsable de la bibliothèque associative "Espace Lecture". Depuis le lancement en 2023, cinq lieux abritent une mangathèque : le collège Sophie Germain, l'école Jean Moulin, l'Espace Accoord, les locaux de l'association Ambition Jeunesse et le centre de loisirs Ange Guépin. Et bien que le projet soit porté par des adultes, Sandra Aupetit assure que les jeunes ont aussi leur mot à dire.
"À terme, si on arrive à obtenir un budget participatif de la mairie, l'objectif est de les faire contribuer aux prises de décision. Notamment, en ce qui concerne l'achat des nouveaux mangas", espère-t-elle.
Un tel budget permettrait aussi de créer une mangathèque permanente, qui ne soit pas dépendante du calendrier scolaire comme les collèges et les écoles par exemple. "Mais bon pour ça, il faut convaincre la mairie. Pour le moment, on est surtout en demande de dons", souligne Sandra Aupetit, toujours à la recherche de nouveaux ouvrages pour alimenter le réseau.
Ainsi, tout un tas de mangas différents sont proposés dans les mangathèques. Mais, une star demeure : One Piece. Plus que d'être le manga le plus vendu au monde, il s'agit de la série dessinée par un seul auteur la plus vendue au monde. En août 2022, le tirage total des tomes s'élevait à 516,5 millions d'exemplaires. "Les jeunes se l'arrachent", assure Sandra Aupetit. Elle-même, sous les conseils de son fils de 12 ans, s'est attachée à lire les 108 livres qui composent la série.
"Ça m'a pris trois mois", précise-t-elle. La Nantaise confie toutefois ne pas avoir trop accroché à l'histoire : "Les mangas, de façon générale, ce n'est pas trop mon truc. Mais je comprends que ça plaise aux ados... C'est petit, pratique à transporter, amusant puisque ça se lit à l'envers et que les histoires nous vont voyager."
Et même s'il est dur de faire sortir les adolescents de leur livre préféré, Sandra Aupetit maintient que cela peut être une entrée dans la lecture. "Avant de commencer les mangas, mon fils ne lisait pas. Maintenant, il lit et il commence à lire aussi d'autres choses", raconte-t-elle.
Puis en donnant accès aux adolescents à ces endroits, conçus seulement pour eux, Sandra Aupetit espère donner à voir une image plus positive de son quartier.
"Les gens sont pleins d'a priori sur Malkoff, ce n’est pas forcément l'endroit où les gens ont envie de venir vivre à Nantes", déplore-t-elle.
Avec ces près de 3 500 habitants, ce quartier est l'un des plus pauvres de la capitale des Pays de la Loire. Et il fait souvent la une des journaux, décrit comme le théâtre de nombreuses interpellations policières.
"Oui, il y a des problèmes à Malkoff, mais tout ne se résume pas à l'insécurité. Ils s'y déroulent régulièrement des moments conviviaux",fixe Sandra Aupetit qui y vit depuis une dizaine d'années.
Elle compte ainsi sur le développement des mégathèques pour montrer que dans son quartier aussi, il fait bon vivre."Je me dis que les jeunes vont peut-être se dire que c'est 'the place to be'",lance-t-elle avec un peu de second degré, mais surtout, de l'espoir.
Anne Loyer a remporté cette année le prix Vendredi 2024 du jury des jeunes, pour son roman Charbon bleu, paru aux éditions D²Eux. L'histoire se passe au XIXe siècle, et dans la noirceur de la mine et de la vie des enfants de cette époque, qui devaient renoncer à leur rêve, il y a quand même de la lumière. Cette lumière c'est la rencontre entre deux innocents, Hermine et Firmin, des jeunes gens, qui grâce à leur imagination et à la poésie vont parvenir à s’extraire de leur quotidien tragique et connaître leurs premiers émois. Anne Loyer signe un très beau texte, très fort. En le lisant, on pense à Zola et à Germinal. C’est cela aussi la force de la littérature jeunesse actuelle, donner envie de lire les classiques :
"Je pense et j'espère que c'est une ouverture vers le texte d'Emile Zola, parce qu'on est à la même époque, on est dans les mêmes conditions. C'est un texte que j'ai voulu très réaliste comme le sien, où on est vraiment plongé dans les difficultés quotidiennes d'une classe sociale, et les conditions de vie sont particulièrement difficiles."
Il faut aussi attribuer une mention spéciale pour l'illustrateur, Gérard Dubois. Ses dessins sont de magnifiques linogravures, blanches et noires, comme le charbon.
Il s'agit de La dernière fois qu'on s'est aimés, de Marie Boulic, aux éditions Sarbacane :
"Un roman d'amour où on a une plume et un style absolument très fort. Et c'est magnifiquement décrit, on entend les battements des cœurs, on entend les pensées, les souvenirs."
À l’occasion des fêtes de fin d’année, Paris Aéroport, avec le soutien du Secours populaire français et RELAY, présente « Voyages au cœur des pages ». Jusqu’au 8 janvier, cette initiative solidaire et littéraire propose aux passagers à l’arrivée ou au départ, de déposer dans l’un des points de collecte prévus à cet effet, un livre qu’ils ont aimé ou qui les a accompagnés durant leur vol.
Remis au Secours populaire français, ces livres seront ensuite mis à disposition dans les permanences d’accueil de l’association ou vendus à l’occasion de braderies solidaires, afin de financer les actions de l’association. Par ce geste de générosité, les voyageurs peuvent ainsi transmettre un peu de la magie de l’ailleurs et offrir à d’autres un précieux moment d’évasion.
En parallèle, les salles d’embarquement et de livraison de bagages des terminaux de Paris Aéroport se métamorphosent en véritables lieux de fête, offrant aux passagers une multitude d’animations littéraires, gourmandes et festives pour petits et grands :
– Des animateurs munis de kiosques mobilesvont à la rencontre des voyageurs qui attendent leur vol en salles d’embarquement afin de récolter des livres.
– Chorale Gospel autour des plus beaux chants de Noël
– Performances théâtrales qui reprennent des « classiques » de la littérature, des œuvres plus contemporaines et des récits autour de la magie des fêtes.
– Ateliers DIY de personnalisation de marque-pages…
Et pour toutes les personnes qui ne passeront pas par les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly et qui souhaiteraient participer à l’opération, le site dédié voyagesaucoeurdespages.com permettra de partager le titre du livre qui les a le plus fait « voyager ». Chaque partage donnera lieu à un don de 1€ reversé par Paris Aéroport au Secours populaire français, renforçant ainsi la portée de cette initiative solidaire.
Afin de faire rayonner « Voyages au cœur des pages » au-delà des murs des aéroports et inviter tous ceux qui le souhaitent à participer à cette initiative littéraire et solidaire, Paris Aéroport peut compter sur le soutien de sa marraine, la romancière française Sophie Astrabie.
Révélée au grand public en 2018 avec son premier roman Le Pacte d’Avril, Sophie Astrabie aborde avec sensibilité et justesse les complexités des relations humaines à travers des histoires profondes, ancrées dans le réel. Toulousaine et mère de trois petites filles, elle aime explorer dans ses oeuvres les thèmes de la mémoire, de la perte, du destin et des liens familiaux.
Les éditions Milan, éditeur jeunesse du groupe Bayard, ont annoncé qu'elles lanceront en 2025 leur propre collection de webtoons: YamYam. Un nouvel acteur arrivera donc très bientôt sur ce secteur très populaire ces dernières années, avec une nouvelle collection de webtoons signés par des créateurs du monde entier, destinée aux lectrices et lecteurs dès 10 ans. Avec cette collection, l'éditeur dit vouloir proposer aux jeunes adolescents une sélection de séries adaptées à leur âge, qui se distinguent par des intrigues fortes et bien construites au sein d’univers graphiques soignés et variés, dans un format exclusivement papier. La collection proposera au moins deux nouvelles séries chaque année, avec une volonté de représenter une grande variété de genres: action, fantasy, science-fiction, vie quotidienne, comédie, romance... Les séries This must be love et Moon et Iro inaugureront ce lancement en librairie dès le 22 janvier 2025, au prix de 14,95€ par volume, et dans un format de 15x21cm broché et doté de couvertures avec rabats.
Prévue en cinq tomes, la première écrite par Lee Eum-Sae et désinée par Dodo est présentée comme une histoire émouvante qui explore l’amitié, la persévérance, l’importance de croire en ses rêves et l’univers de la musique, en nous transportant dans la Corée du Sud des années 80. Elle raconte les aventures de Hana, chanteuse et animatrice de radio sud-coréenne, se retrouve accidentellement propulsée en 1987 après avoir reçu un mystérieux walkman. Elle y rencontre son idole, le musicien Woo Jae-ah, qui songe à abandonner la musique. Décidée à le convaincre de poursuivre son rêve, Hana doit aussi chercher un moyen de rentrer dans son époque.
Quant à la deuxième qui totalisera deux volumes, que l'on doit à Wonsanji, et qui est annoncée comme étant une belle histoire d’amitié entre une petite fille et une créature venue du fond des mers, dans une ambiance graphique inspirée des films du studio Ghibli. Toujours selon l'éditeur, les adolescents y découvriront un webtoon de fantasy où les humains cohabitent avec des créatures magiques, offrant une immersion dans l’art de vivre coréen, pour une ode à l’amitié, à l’entraide et à l’acceptation des différences.
Pour continuer d’alimenter leur IA, les développeurs ne semblent pas prêt à s’arrêter là comme le prouve un échange de mails qu'a partagé l’auteur Daniel Kibblesmith. Il révèle avoir reçu une étrange proposition de la part de sa maison d'édition Harper Collins : vendre son livre pour qu’il soit intégré à une IA en échange de 2500 dollars pour trois ans.
"HarperCollins souhaite obtenir votre autorisation pour intégrer votre livre à un partenariat établi avec une grande entreprise technologique, visant à utiliser une sélection étendue d’ouvrages de non-fiction pour l’entraînement d’une intelligence artificielle générative. "
Tandis que l’éditeur affirme qu’une centaine d’auteurs aurait déjà accepté cette offre, Daniel Kibblesmith l’a, quant à lui, jugé tout simplement “insultante”.
"Il semble qu’ils pensent qu’ils sont cuits et qu’ils courent après l’argent tant qu’ils le peuvent. Je ne suis pas d’accord. La peur de voir des robots remplacer les auteurs est une fausse idée binaire. Je vois cela comme le début de deux marchés divergents, les lecteurs qui veulent se connecter avec d’autres humains à travers le temps et l’espace, et les lecteurs qui se satisfont d’un contenu personnalisé à la demande qui leur est fourni par le grand ordinateur pour ne plus jamais avoir à être mis au défi."
La maison d’édition HapperCollins explique dans son mail avoir au préalable négocié les conditions de ce contrat et que la somme est non négociable de manière à ce que chaque auteur sous contrat reçoive la même rémunération.
"Ces conditions ont déjà été négociées et acceptées par plusieurs centaines d’auteurs, donc une négociation individuelle n’est pas possible. [...] C’est une acceptation ou un refus global."
Sur le papier, la somme peut pourtant paraître alléchante, surtout pour des auteurs qui vendent peu ou sont encore méconnus. Pourtant, qu’il s’agisse d’une œuvre renommée ou non ; le problème reste le même. Une fois intégré à une IA, l'œuvre peut être déformée et exploitée par de nombreuses autres personnes. De cette manière, elle n’appartient plus jamais complètement à l’auteur qui a passé maintes et maintes heures à lui donner vie. De même, les conditions sont assez floues. Si on parle d’un contrat pour 3 ans, il est difficile de croire que le roman en question sera supprimé de l’IA passé ce délai. La maison d’édition n’hésite d’ailleurs pas à rappeler que des romans sont déjà intégrés dans les modèles de langage, ce qui peut sous-entendre que cela arrivera dans tous les cas, donc autant être payé pour.
D’autres maisons éditions ont, pour leur part, choisi de protéger leur auteur et s’opposent à l’intégration de leurs œuvres dans des IA. Cela vaut notamment pour Penguin Random House qui interdit clairement aux systèmes d’IA de s’approprier leurs livres dans ses conditions contractuelles.
Une maison d’édition française a également créé un label “sans IA” afin de valoriser les véritables auteurs et les distinguer de ceux dont les récits ont été générés artificielleme.