Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
16 décembre 2024

Opération sauvetage à la bibliothèque à l'école catholique Saint-Joseph

Les parents d’élèves de l’APEL de l’école catholique Saint-Joseph à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) ont lancé un challenge de taille : rénover complètement la bibliothèque de l’établissement, qui est vieillissante, en triant dans un premier temps les livres trop vieux (plus de 10 ans).

« Il devient urgent de renouveler les livres, c’est pourquoi nous lançons l’opération “un livre, un sourire”. C’est un appel aux dons d’ouvrages, documentaires, magazines, livres, romans, bandes dessinées, pour jeune public. Nous avons besoin de tout. Nous récupérons également les tapis de gym, pour que les enfants s’installent par terre pour lire, et de bibliothèques éventuellement, en bon état », précisent les parents bénévoles.

Ils seront présents sur un stand pour une collecte de livres, les jeudi 19 et vendredi 20 décembre devant l’école, de 16 h 30 à 18 h 30, lors du marché de Noël de l’établissement. L’école a participé au Festival du Livre en novembre, 250 références ont été mises à disposition des enfants, des parents bénévoles et de l’équipe enseignante pour des lectures et des animations. Un concours de dessin a permis à l’APEL de récompenser chaque classe d’un livre

. « Au total, les familles ont acheté 203 livres, ce qui nous a apporté une dotation de 52 ouvrages neufs pour notre bibliothèque. »

Source : L'Echo Républicain

Publicité
15 décembre 2024

Des adultes lecteurs de littérature jeunesse

La scène se passe à Nancy, sous le chapiteau « jeunesse » d'un festival du livre. Pauline, la petite trentaine, saisit un récit d'histoires du soir, qu'elle tend à l'auteure pour une dédicace. « Comment s'appelle votre enfant ? », interroge celle-ci, stylo en main. « Euh… Pauline, c'est pour moi », répond la jeune femme en rosissant. Ils sont apparemment nombreux, ces adultes qui savourent des livres jeunesse comme des bonbons. Selon les chiffres du groupe de recherche anglais WordsRated (janvier 2023), 51 % des ouvrages pour ados sont achetés par des personnes de 30 à 44 ans, et 78 % de ces acheteurs ont déclaré que c'était… pour eux.

Parmi ces lecteurs, Anita, 46 ans : « C'est moins nombriliste que la littérature adulte. Moi, j'ai envie qu'on m'embarque dans une histoire avec de vrais personnages et des émotions fortes. J'ai trop souvent été déçue par les digressions narcissiques des écrivains. »

« Si les adultes se sont emparés de ces livres, c'est parce qu'ils offrent un éventail de littérature « de genre », du policier au thriller en passant par la dystopie. Et que ce sont souvent des page-turners », confirme Clémentine Beauvais, auteure et essayiste, dont les romans séduisent toutes les catégories d'âge. La romancière Delphine Bertholon, qui publie en littérature générale et pour ados, renchérit : « Ces romans sont souvent de très bonne facture d'un point de vue littéraire, et dotés d'une grande efficacité narrative, car le lecteur adolescent est intransigeant s'il s'ennuie ! » « Tout a débuté dans les années 2000 avec la série des Harry Potter, qui a embarqué enfants et adultes dans un même élan, se souvient Sophie Van der Linden*, spécialiste de littérature jeunesse. L'illustration a suivi. Benjamin Lacombe ou Rébecca Dautremer, avec leur style gothique, s'adressent presque plus aux adultes qu'aux jeunes. » Les réseaux sociaux ont évidemment contribué à cet essor. Même remarque de Karine Van Wormhoudt, directrice éditoriale chez Albin Michel Jeunesse : « Humanimal [d'Emy Letertre], l'un de nos derniers romans – une dystopie qui débute après l'effondrement climatique –, est censé plaire aux 11-17 ans. Quelques « booktubeuses » l'ont mis en avant auprès de leur communauté adulte. Résultat, le livre démarre en flèche. »

Plus que la dystopie, c'est la romance pour ados qui fait rêver les plus vieux ! A la librairie rouennaise L'Armitière, on a constaté ce raz-de-marée chez les femmes quadra ou plus. « La romance, qu'elle soit de Noël, gay ou fantasy, offre une lecture doudou, parfois cousue de fil blanc, qui s'achève forcément par un happy end, l'un des critères de la littérature jeunesse », constate l'une des libraires. Aurait-on plus envie de se laisser dorloter sous un plaid que de frissonner avec Stephen King ? Pas forcément pour tout le monde. L'adolescence, c'est aussi l'émotion poussée à son paroxysme. Colère, haine, passion et autres secrets de famille parfois douloureux sont le terreau de certains auteurs telle Anne-Laure Bondoux, Pépite d'or 2023 (un grand prix de littérature jeunesse), qui excelle avec des romans transgénérationnels comme Nous traverserons des orages ou L'aube sera grandiose. « Ils plaisent tant aux adultes qu'ils ont été adaptés en poche à la fois en jeunesse et en adulte, souligne Simon Roguet, libraire à Laval. Une quadra m'a confié que le roman pour ados Tant que fleuriront les citronniers, de Zoulfa Katouh (Nathan), était le meilleur livre qu'elle ait jamais lu ! » Il y a aussi dans cet engouement une certaine nostalgie.

Par le biais de la lecture, on retrouve son cœur d’ado, l’amitié sans concession, le premier amour ou la peur d’échouer. « Notre label Destins [coll. « Litt’ »], qui retrace la jeunesse de femmes célèbres, de Simone Veil à Marilyn Monroe en passant par Louise Michel, fait mouche chez le lectorat adulte », note Karine Van Wormhoudt. Quant à Corinne, 44 ans, elle a lu avec beaucoup d’intérêt une histoire de harcèlement signée Annelise Heurtier : « J’ai eu envie de comprendre ce que j’avais traversé, adolescente. Le harcèlement, que j’ai vécu, on n’en parlait jamais à l’époque. Aujourd’hui, grâce à ce livre, tout est plus clair. »

« Les catégories d’âge n’ont pas lieu d’être, insiste Francine Bouchet, fondatrice et directrice de La Joie de lire. « Il y a trente ans, je suis allée chercher Anne-Lise Grobéty, qui n’écrivait que pour les adultes. J’ai publié d’elle le Temps des mots à voix basse, un livre lu autant par les jeunes que par leurs parents. Quand vous touchez au « vrai», les catégories d’âge explosent. Les albums pour tout-petits comme Petit-Bleu et Petit-Jaune, de Leo Lionni, offrent parfois des leçons de poésie à tous ! » De la même façon, l’éditrice revendique le terme d’« artistes » pour ses illustrateurs. Tel Victor Hussenot, auteur de la BD la Brigade, réinterprétation de l’histoire de Merlin l’Enchanteur, qu’il dédicace surtout aux adultes nostalgiques des contes et légendes ! Côté poésie et art du récit, la littérature jeunesse n’a donc rien à envier à sa grande sœur. Les rayonnages adultes pourraient même s’inspirer d’elle pour évoluer. Une évidence pour Clémentine Beauvais : « Certaines maisons d’édition relativement récentes se sont créées sous l’influence de cette littérature young adult, comme L’Iconoclaste, qui sollicite souvent pour son catalogue des auteurs jeunesse. Sans parler des couvertures, pimpantes voire flashy, véritables promesses de lecture plaisir. »

Source  : Version Fémina

14 décembre 2024

Un manuscrit médiéval acquis par les archives du Calvados

C'est une "exceptionnelle acquisition", à en croire les Archives départementales du Calvados. L'institution a annoncé, mardi 10 décembre, avoir fait l'acquisition d'un manuscrit enluminé datant de 1495 "en excellent état de conservation" et qui témoigne de l'histoire de l'Université de Caen, fondée en 1432. L'objet, composé de 12 feuillets de parchemin décorés et d'une couverture en parchemin, a été acheté auprès de la boutique de livres anciens Ariane Adeline, à Paris. Il s'agit du premier exemplaire des statuts du Collège du Bois, fondé à Caen au milieu du 15ᵉ siècle et placé sous la tutelle de l'université. Ce lieu d'éducation, créé sur le modèle du collège ouvert par Pierre de Sorbon à Paris et qui deviendra la Sorbonne, rassemblait, rue Saint-Sauveur à Caen, sept étudiants boursiers qui logeaient sur place et y recevaient des cours en lien avec l'université. L'ouvrage précise les conditions de la bourse et du fonctionnement du collège.

C'est "un témoignage unique de la naissance du collège du Bois", se réjouissent les Archives du Calvados dans un communiqué.

"On va creuser dans les mois qui viennent ce manuscrit pour essayer de mieux le comprendre et d'apprendre des choses sur le fonctionnement de l'Université de Caen", avance Julie Deslondes, la directrice des archives départementales.

"Il est très rare de trouver en vente un manuscrit médiéval enluminé de cette période", d'autant que celui-ci "comporte de très belles enluminures et même un filigrane représentant une licorne visible sur une des pages de garde", annoncent aussi les services des archives, qui ajoutent : "Il complète le patrimoine écrit de l’Université de Caen, dont l’ancienneté et le prestige font la fierté de la ville et du département".

Cette acquisition par les services d'archives du département "évite (...) un départ de France, qui semblait malheureusement possible compte tenu de l’intérêt des États-Unis notamment pour ce type de documents", informe le communiqué.

"On a appris cette vente parce que le vendeur avait un potentiel acheteur américain. Ce sont des pièces qui intéressent les Américains qui n'ont pas de patrimoine médiéval et qui l'achètent en Europe. Il y a donc eu une demande d'export au ministère de la Culture", comme le veut la procédure pour ce genre d'objet patrimonial, explique Julie Deslondes. "C'est par cette demande d'export que le Département a été informé de l'existence de ce manuscrit et de sa vente. C'était dommage qu'il parte aux États-Unis, alors on l'a acheté et intégré au fond que l'on conserve", complète la directrice.

Ce document, numérisé et consultable en ligne sur le site des Archives du Calvados, fera également l’objet d’une présentation lors des visites en lien avec les commémorations du millénaire de la ville de Caen en 2025, annonce l'institution.

Source : France 3 Normandie

13 décembre 2024

Le Musée de la littérature d’Odessa  placé sous la protection renforcée provisoire de l’UNESCO

Dans un communiqué de presse  publié par l’UNESCO hier, on apprend qu’à la demande des autorités ukrainiennes, le Comité de l’UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé vient d’accorder une protection renforcée provisoire  au Musée de la littérature d’Odessa. Cela porte à 27 le nombre de biens culturels bénéficiant de ce statut en Ukraine.

Le « Musée de la littérature d’Odessa » est un bâtiment historique qui abrite un centre culturel, éducatif et de recherche reconnu. Il renferme une importante collection d’ouvrages et de publications remontant au XIXe siècle et accueille des expositions et conférences. Ce musée, situé au sein du « Centre historique d’Odesa » inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un pilier de la vie culturelle de la ville.

Les biens culturels placés sous protection renforcée de l’UNESCO bénéficient du plus haut niveau d'immunité contre les attaques et les utilisations à des fins militaires. Le non-respect de ces clauses constituerait une « violation grave » du Deuxième Protocole de 1999 à la Convention de La Haye, ouvrant la possibilité de poursuites. Ce placement sous protection renforcée contribue aussi à alerter l’ensemble de la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces biens culturels.

12 décembre 2024

Ouverture d'un bus-librairie à Metz

Le temps presse dans les locaux de Transdev, à Metz Actipole. Les modifications du bus, qui sera bientôt une libraire, doivent être terminées avant vendredi. Fermée à cause d’ un violent incendie qui a touché le bâtiment qui l’abrite, rue Ambroise-Thomas mi-novembre , la libraire Hisler a loué un bus pour en faire un magasin place Jean-Paul II. Il sera stationné au niveau de l’entrée du marché couvert.

Le compte à rebours est lancé depuis que l’enseigne a reçu l’autorisation de la mairie, il y a une dizaine de jours : « Depuis, on a appelé des artisans menuisiers, des graphistes, un électricien et des personnes venues aider », témoigne Juliette Hisler, cogérante.

Le bus appartenait au réseau de transport public de Saint-Avold. Pour le transformer en magasin, les sièges ont été vidés et 90 étagères en bois ont été fabriquées sur-mesure. « Je ne remercierai pas assez les personnes qui ont participé, les artisans qui ont dû mettre de côté des projets pour ça ».

Il sera impossible de passer à côté du véhicule avec son design de couleur bleu, décoré de fournitures de bureau, ainsi que le logo de la libraire. Sans oublier la phrase inscrite sur le côté du bus, pour remercier les pompiers intervenus le soir du feu. Le principe est simple, le bus se posera sur la place, les clients pourront entrer par l’avant, voir la sélection et commander à la caisse au niveau du volant. Ce projet, inimaginable il y a peine un mois, permet de garder la présence de la librairie au centre-ville.

« On ne pourra pas compenser le magasin de 1 000 m², mais on a souhaité motiver l’équipe et garder un lien avec la clientèle », ajoute Juliette Hisler.

L’entreprise a connu de meilleurs jours, peu après l’incendie, elle a été victime d’un cambriolage. Pour la vingtaine d’employés du magasin, le bus permet de fonctionner en roulement et ne pas être en chômage partiel. « Nous avons maintenu notre activité dédiée aux collectivités et entreprises, qui elle est basée à Woippy », détaille la cogérante.

La sélection, comparée aux quelque 100 000 livres du magasin, sera restreinte. « Il y aura les coups de cœur, de la papeterie et des idées de cadeaux », sans le click & collecte pour la période des fêtes de fin d’année. Si le concept s’avère être un pari réussi, la librairie n’écarte pas l’idée d’utiliser le véhicule pour déplacer la libraire dans de commune en commune pour promouvoir l’accès à la littérature. En attendant, le rendez-vous est donné le vendredi 13 décembre de 17 à 19 heures.

Source : Le Républicain Lorrain

Publicité
11 décembre 2024

Le dessin animé, "Il était une fois... l'Homme" adapté en romans

Marco Polo, Jeanne d'Arc, Louis XIV... tous croisent le chemin de Maestro, le sage à la barbe blanche qui lui tombe jusqu'aux pieds, dans les trois nouveaux livres tirés de la série Il était une fois... l'Homme. Parus au mois d'octobre aux éditions La librairie des écoles, ceux-ci content des aventures riches en anecdotes historiques, mais aussi en divertissement. "Faire réfléchir en souriant et faire sourire en réfléchissant." : voilà le credo de la romancière strasbourgeoise Sylvie de Mathuisieulx, qui reste fidèle à l'ambition de la série d'origine.

En effet, à travers les personnages de Maestro, Pierre mais aussi le Gros ou le Teigneux, le dessin animé, diffusé pour la première fois sur FR3 en 1978, racontait à un jeune public l'histoire de l'humanité, de la préhistoire au XXᵉ siècle. Une série de vulgarisation historique, donc, qui a bercé plusieurs générations de Français. Y compris Sylvie de Mathuisieulx elle-même : "J'étais un peu trop grande quand le dessin animé est sorti pour la première fois. Mais je regardais derrière l'épaule de mon petit frère et je me disais déjà : "punaise, c'est vachement bien fait." Si on m'avait dit qu'un jour que j'écrirais ces histoires, j'aurais défailli."

La romancière jeunesse alsacienne reprend ainsi le flambeau d'une toute nouvelle adaptation en livres du célèbre dessin animé. Après les Vikings, Charlemagne et la Pax Romana, parus en avril 2024, les trois titres signés par Sylvie de Mathuisieulx s'attaquent à la guerre de cent ans, à la route de la soie et au roi soleil. Des sujets pointus, adaptés à la compréhension d'un public à partir de neuf ans. "Je ne suis pas du tout historienne de formation. Alors forcément, ça nécessite un travail considérable de documentation et de recherche, avant d'adapter le discours à la capacité intellectuelle des enfants", explique Sylvie de Mathuisieulx.

Malgré tout, elle qui a déjà publié 130 livres de littérature jeunesse, n'a pas essayé de trop simplifier le propos : "Je ne prends jamais les enfants pour des andouilles. Pour les jeunes, les livres aident à nourrir leur esprit, à réfléchir par eux-mêmes, à choisir leur vie..."

Les récits sont toujours courts (90 pages maximum) et dynamiques. Sans perdre son lecteur, l'autrice essaie d'enrichir son vocabulaire en distillant au fil des pages des mots peu courants, mais propres au contexte historique des périodes qu'elle traite. Et si besoin, le vocabulaire complexe est défini en notes de bas de page. "J'ai toujours à cœur qu'un livre fait pour un certain niveau de lecture puisse être lu par quelqu'un qui l'a dépassé," ajoute Sylvie de Mathuisieulx. Les parents pourraient donc bien se surprendre à emprunter le livre des enfants !

L'aspect pédagogique du dessin animé se retrouve aussi dans les livres avec les dernières pages qui reprennent les grandes thématiques historiques abordées. Et avec une frise chronologique à découvrir dans les rabats de la quatrième de couverture.

En tout cas, l'expérience a plu à Sylvie de Mathuisieulx. Interrogée sur ses futurs projets, elle répond : "J'aimerais beaucoup continuer à écrire les aventures de Maestro et les autres. Mais on doit attendre de voir quel est l'accueil du public." En attendant, l'autrice ne chôme pas. Elle se consacre à ses autres travaux : pièce de théâtre, recueil de nouvelles et albums premier âge, entre autres.

Source  : France 3 Grand Est

11 décembre 2024

Des livres cadeaux offerts par la Ville de Martigues pour lire en famille

Depuis plusieurs années, Martigues fait le choix, à l’approche de Noël, d’offrir des livres en guise de cadeaux aux enfants des écoles maternelles et des lieux d’accueil de jeunes enfants à partir de trois mois. Pour la première fois cette année, cette remise ne se fait pas à la médiathèque Louis-Aragon mais à l’école Louise-Michel. Ce qui n’empêche pas les agentes de la médiathèque d’apporter leur Kamishibaï. Le petit théâtre de bois permet aux agentes venues ce mardi matin de raconter deux histoires sur le thème de Noël, équipées de grelots et en tenue rouge et verte, en présentant des scènes à la manière d’un grand livre ouvert. Les enfants écoutent attentivement, même dès neuf heures, les drôles d’histoires de père Noël enrhumé, entre autres. Après la lecture, c’est le moment des cadeaux tant attendus. Si le père Noël n’est pas encore passé, l’adjointe à l’éducation Annie Kinas (PCF) endosse le rôle de la distribution, remettant à chaque enfant son livre en fonction de son niveau. Par exemple, la petite section a droit à Bonjour bestioles d’Amandine Piu, aux éditions Amatera, tandis que la toute petite section profite de Petit pois carotte de Moarag Hood, aux édition Galimard Jeunesse. Au total, près de 1 700 enfants bénéficient de ces livres cadeaux pour un budget de 21 500 euros. Le fruit d’une volonté à la fois politique et éducative au travers du partenariat avec l’association Lire et faire lire, dans l’idée de susciter le goût de la lecture, mais aussi de partager ce plaisir en famille, dès le plus jeune âge et sans barrière financière.

Sans doute que les enfants apprécient, à peine ont-ils reçu leur livre qu’on ne les entend plus.

Source : La Marseillaise

10 décembre 2024

7 000 livres donnés à Bordeaux

C’est Noël avant l’heure ! Geev vous donne rendez-vous ce samedi 14 décembre chez Artflo pour une grande distribution de livres 100 % gratuite à déposer au pied du sapin. Grâce à leur partenaire Lili, chacun pourra repartir avec 5 livres. Romans, bandes dessinées, livres jeunesse, ouvrages d’histoire… Il y en aura pour tous les goûts, et tous les âges ! Le RDV est donné ce samedi 14 décembre, de 10h à 17h, Chez Artflo, à la Cité Bleue : 190 rue Achard à Bordeaux.

Geev se positionne comme la première application en France dédiée au don d’objets et de nourriture entre particuliers. Pensée pour simplifier le partage et réduire le gaspillage, cette plateforme connecte les utilisateurs souhaitant donner ou recevoir, grâce à une approche simple et accessible. Que vous souhaitiez désencombrer votre maison ou aider quelqu’un dans le besoin, Geev rend le don accessible à tout moment et en tout lieu. Avec son système de géolocalisation, l’application permet de trouver rapidement les dons disponibles à proximité.

Source : Quoi faire à Bordeaux

10 décembre 2024

Acheter moins pour vendre mieux, le pari gagnant de la « trêve des nouveautés »

Moins acheter ne veut pas dire vendre moins. C'est l'une des conclusions éclairantes tirées par l'Association pour l'écologie du livre dans son retour sur la « trêve des nouveautés ». Conduite entre janvier et juin 2024, cette recherche-action visait à « créer une respiration forte pour les librairies participantes, grâce à la mise à l’arrêt partielle ou totale des achats d’office ». Ce faisant, l'association entendait ouvrir un espace de réflexion collective sur la dépendance de la librairie indépendante aux flux de nouveautés. Pour ce coup d'essai, une vingtaine de librairies, en France et en Belgique, ont ainsi répondu à l'appel, sous des modalités diverses (trêve intégrale, trêve du superflu, trêve mois pairs/impairs…). Parmi leurs inquiétudes initiales, celle de perdre du chiffre d'affaires semble balayée par les résultats de l'expérience, présentés le 9 décembre par l'Association pour l'écologie du livre. Au global, les ventes au comptant de la cohorte « trêve » ont en effet augmenté de 1,7 % sur la période de janvier à juillet 2024 par rapport à l’année précédente, contre +0,1 % pour l'ensemble des librairies de France et de Belgique (chiffres issus de l’Observatoire de la librairie du SLF).

Par ailleurs, si les librairies participantes ont réduit de 16,9 % leurs achats d'office sur la période (contre -3,5 % au niveau national), les achats d’autres nouveautés ont augmenté de 7,8 % et les achats du fonds de 4,9 %. Le chiffre d'affaires sur les nouveautés « fraîches » (de 0 à 3 mois) a baissé, quand celui des nouveautés de plus de 3 mois et du fonds a augmenté, les pauses sur les offices permettant de consacrer plus de temps et d'espace sur les tables à ces deux catégories.
Échanges parfois « rugueux » avec la diffusion

Du côté des réactions, « ces trêves sont passées très inaperçues auprès de la clientèle », commente Mathilde Charrier, libraire et coordinatrice de l'Association pour l'écologie du livre.

Si une partie importante, voire majoritaire, des représentants a bien accueilli l’opération, des tensions fortes sont apparues avec certains d'entre eux. 

«Les relations se sont dégradées avec certains représentants au point qu'ils ne viennent plus, mais c'est une conséquence de la trêve qui finalement nous soulage», a témoigné Olivier Verschueren du Livre aux Trésors (Liège, Belgique).

Informées de la trêve, certaines directions commerciales ont parfois eu des réactions « rugueuses » vis-à-vis des librairies participantes, « posant à demi-mots des menaces sur les remises, ou n’envoyant pas d’invitation pour une réunion de rentrée littéraire », cite le rapport en exemple.

Malgré les difficultés parfois rencontrées, « pour les librairies trêveuses, c'est compliqué de retourner à la normale », affirme Mathilde Charrier.

Afin de continuer à tester collectivement cette autre manière de faire, l’Association pour l’écologie du livre appelle donc les libraires et tous ceux qui le désirent à expérimenter la trêve de mars à avril 2025. Elle espère un doublement au moins du nombre de participantes.

« Nous allons créer des espaces d'échange avec la diffusion et l'édition pour discuter de ce que soulève cette trêve », annonce aussi Anaïs Massola, libraire et présidente de l'Association pour l'écologie du livre, prenant soin de préciser que les enjeux de surproduction sont essentiellement dus « à des logiques de grands groupes éditoriaux et de grosses diffusions ». Un travail collectif est également prévu en interprofession « autour d’une idée de contrat commun, juste et équitable », qui pourrait lier les acteurs des mondes du livre.

Source : Livres Hebdo

 

9 décembre 2024

Un appel aux dons de livres lancé par la mairie de Nouméa

C'est une des conséquences directes des émeutes de mai dernier. Des milliers de livres ont été détruits en même temps que les bâtiments de deux médiathèques de la ville, à Kaméré et à Rivière-Salée. Spontanément sur les réseaux, des familles, très émues, avaient proposé des dons de livres pour tenter de reconstituer un fonds. Mais les équipes avaient dans un premier temps besoin de faire un état des lieux.

Dix mille ouvrages, composés de livres, de CD et de DVD ont en effet pu être sauvés. En partie grâce à une famille courageuse qui en a récupéré des centaines au cœur des violences.

Aujourd'hui, les bibliothécaires de Nouméa sont installées dans la maison des associations, à l'Orphelinat. Un local beaucoup plus petit, où elles proposent de nouveau un service d'emprunt avec les livres rescapés, basé sur le "Click and collect". "Certains des livres appartenaient à des séries aujourd’hui incomplètes, explique la mairie. Elles recherchent des ouvrages bien spécifiques pour remplacer ceux détruits lors des récentes émeutes et compléter ses collections."

BD, mangas ou romans en plusieurs tomes, leurs besoins sont très variés. Et pour faciliter la tâche des généreux donateurs, les agents ont constitué plusieurs listes. Cinq précisément : les BD, les mangas et les romans adolescents ainsi que les BD et les romans adultes. Dans ces listes, on retrouve par exemple : le volume 1 de Ça écrit par Stephen King, le premier opus de la série Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson, La guerre et la paix, volume 2, de Léon Tolstoï. Ou encore en bande dessinée, plusieurs volumes des Cahiers d'Esther, de Riad Sattouf, même chose pour Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney.  Toujours pour les adolescents, mais du côté des romans, les médiathécaires recherchent également Révélation de la série Twilight, écrite par Stephenie Meyer ou Percy Jackson et Olympiens de Rick Riordan. Les listes complètes des ouvrages recherchés sont consultables en ligne.

Si vous avez un de livres recherchés et que vous souhaitez l'offrir à la médiathèque, il suffit de vous rendre à la maison des associations (1 bis, Côte Amiral-Halsey, à l'Orphelinat) du mardi au vendredi de 10h à 16h30 et le samedi de 9h à midi.

Source : 1ère Nouvelle-Calédonie

Publicité