Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 268
Publicité
15 novembre 2024

« Mille secrets de poussin » de Claude Ponti au théâtre

Quels facétieux poussins ! Ils ne tiennent pas en place, au point de quitter les pages du livre qui raconte leur histoire, qui deviennent toutes blanches… « Rendez-moi les mots », demande le raconteur d’histoires, qui part à la chasse aux poussins au cœur de sa bibliothèque. Alors on les entend au creux d’une page, on les voit qui s’élancent et abattent les frontières, on les découvre dans leur rigolote fantaisie, emplie de turbulence et de surgissements. Tout est possible ! Ni les limites de la page ni celle de l’étagère n’arrêtent les poussins. Les vidéos ludiques d’Annabelle Brunet, qui utilisent de multiples surfaces de projection, et la mise en scène de Michaël Dusautoy organisent parfaitement ce voyage aventureux, rythmé par des questions profondes aux ramifications farfelues. Comment naissent les poussins ? Est-ce que les poussins meurent ? Comment les poussins mangent-ils ? Qui est Blaise, le poussin qui porte un masque rouge grimaçant ? Qu’est-ce qu’aiment les poussins ? « Eggcétéra… ». Il faut dire que d’emblée Claude Ponti, dont les ouvrages fourmillent d’inventions fantasmagoriques, de détails stupéfiants et de mots extraordinaires, prévient son lecteur : « les poussins vivent dans un immense pays, de l’autre côté des livres. (…) Ils peuvent aller d’un livre à l’autre, en passant au travers de tous les livres de tous les pays du monde entier. » Le Collectif Quatre Ailes crée un dispositif réjouissant qui met en scène cette capacité de franchissement et son pouvoir magique, donnant forme à toutes sortes de portes, passages et transformations.

Les poussins passent d’un livre à l’autre, de l’intérieur à l’extérieur, de bas en haut et vice-versa, intégrant même le narrateur dans l’histoire, qui se retrouve la tête plongée dans le savon du Grosbinet, ou soudain porte le masque de Blaise, démiurge farceur et perturbateur. À l’opposé de l’idée de vide, les poussins surprennent par leur… contenu, à l’instar du poussin Capfréhelle empli de la belle immensité de la mer. Du même auteur, le collectif a aussi mis en scène Okilélé, qui retrace le parcours du petit Okilélé, rejeté par sa famille, qui construit un chemin de résilience. Leur langage scénique qui entrelace mots, images animées, bandes sonores et jeu corporel convient particulièrement à l’univers de Claude Ponti, qui écrit et dessine en un geste fabuleusement créatif. Très aimés par les enfants et les parents, ses albums célèbrent l’imagination autant que la vie même, avec la part lumineuse qui l’emporte. « Les poussins sont des poussins de livre, ils ne meurent jamais. » entend-on. La pièce célèbre la lecture qui accompagne et construit les enfants comme les adultes, le pouvoir de ces échappées imaginaires qui nourrissent, enchantent, parfois consolent. Nous sommes aussi faits des histoires que l’on nous raconte. Damien Saugeon, unique comédien de ce spectacle de 30 minutes destiné aux enfants à partir de 3 ans, où la proximité est très importante, est épatant. Les enfants très réactifs rient beaucoup. Soulignons cependant qu’une salle de spectacle, un lieu où on écoute et regarde, n’est pas l’endroit d’une « gigantorigolade » !

Cette pièce sera jouée du jeudi 19 décembre 2024 au dimanche 5 janvier 2025 au Théâtre Paris Villette.

Source  : La Terrasse

Publicité
14 novembre 2024

Fort engouement pour la publication d'un livre intitulé « Le Roman de Marceau Miller »

Le Roman de Marceau Miller signé par le mystérieux Marceau Miller et dont la publication est prévue le 17 janvier aux éditions de La Martinière crée la sensation chez les responsables de droits, autant en France pour le format poche qu’à l’étranger où les enchères s’envolent dans plusieurs pays. Un phénomène devenu rare pour la fiction étrangère.

Après avoir été préempté en Espagne, acquis aux enchères aux Pays-Pas et alors qu'il est sous offre en Allemagne, la cession pourrait atteindre les six chiffres en Italie ce jeudi soir, selon nos informations, tandis que des enchères s’ouvrent pour les droits en poche en France. « Un succès inattendu dans ces proportions », reconnaît l’éditrice Marie Leroy. Comment expliquer cet engouement soudain pour le titre d’un auteur inconnu ? 

Tout commence mi-octobre, lors de la dernière Foire Internationale du Livre de Francfort. Marleen Seegers, l’agent exclusif de La Martinière pour la littérature depuis près de 10 ans, présente alors la quarantaine de pages qu’elle a eues en sa possession une semaine avant. « Alors qu’il n’y a pas eu de grands titres avant la Foire comme cela arrive souvent, j’ai senti une soif pour de bonnes histoires en fiction sur place, où le feelgood japonais et coréen avait un grand succès », explique la fondatrice de 2 Seas Agency.

Malgré le peu d’éléments en la possession de l'agent, l’intérêt de ses interlocuteurs, notamment italiens, l’interpelle. « À Francfort, tout le monde se parle, confie celle qui vit en Californie. Et quand ça commence à buzzer, cela peut aller très loin ».

Après deux refus de préemption de la part de La Martinière, c’est à partir de la semaine suivante, avec le manuscrit en totalité, que le titre glane ses premières cessions. « Dans ce marché devenu très prudent, il est très rare de vendre de la fiction avant parution », explique avec une certaine surprise l’ancienne responsable de droits chez Stock, qui a été personnellement « intriguée par ce texte avec un bon suspense ».  

Ce page turner entraîne le lecteur autour du lac Léman, après la mort d’un romancier qui laisse son dernier manuscrit révélant les mensonges qui ont bâti sa vie. « C’est la parodie grossière d’un mauvais Joël Dicker, commente un scout. Mais le pitch semble prendre », relève-t-il, supposant que l’intérêt est également lié au « mystère » autour de l’auteur, le bientôt fameux Marceau Miller.

« C’est un scénariste notamment pour la télévision qui a déjà écrit des romans sous un autre nom, mais c’est le premier que nous publions », révèle Marie Leroy qui a acheté les droits à un agent au début de l’année 2023 et travaille le texte avec le romancier depuis lors. « Nous souhaitons vraiment avoir les meilleurs éditeurs pour construire l’auteur sur la longueur », confie-t-elle en expliquant que « la fascination autour de l’identité de l’écrivain joue en notre faveur sans qu’on l’ait voulu ».

Heureuse de cette belle histoire avant même la publication de l’œuvre, elle assure « qu’une suite est déjà prévue », alors que la mise en place pour la publication en France « est montée de 6 000 à plus de 10 000 » exemplaires avant même l’annonce aux représentants de l’engouement des éditeurs internationaux et poche, se félicite Séverin Cassan, directeur général de La Martinière, qui annonce un premier tirage à 15 000 exemplaires. De quoi bien lancer sa maison en 2025, année du dixième anniversaire de sa collection de littérature.

Source : Livres Hebdo

13 novembre 2024

La BPI dans le douzième arrondissement pendant les travaux de rénovation du Centre Pompidou

Le bâtiment Lumière, dans le 12ème arrondissement, accueillera la Bpi pendant "au moins cinq ans" le temps de mener à bien les travaux de rénovation du Centre Pompidou.
Le 2 mars 2025 au soir, la Bibliothèque publique d'information (Bpi) du Centre Pompidou ferma ses portes au public "pendant au moins cinq ans". Le temps pour le Centre Pompidou de mener à bien un important chantier de rénovation qui immobilisera le bâtiment jusqu'en 2030. Les usagers pourront cependant retrouver leur bibliothèque dans le bâtiment Lumière situé dans le 12ème arrondissement et accessible via la ligne de métro 14.

Selon Annie Brigant, directrice adjointe de la Bpi, la bibliothèque occupera les niveaux 2 et 3 de l’aile Sud du bâtiment avec une surface de plus de 8 900 m2 ouverte au public, soit une perte d’environ 23% de la surface actuellement occupée au Centre Pompidou (10 400 m2) : "on va donc avoir une diminution proportionnelle de la jauge et du volume de collections. À ces espaces publics s’ajoutent les espaces internes, ateliers et bureaux, pour environ 70 agents".
En revanche, ce déménagement entrainera une interruption de service pendant six mois, le temps pour la Bpi d'adapter le bâtiment Lumière aux besoins d'une bibliothèque publique. Des travaux de câblage électrique et informatique sont actuellement en cours ainsi que des cloisonnements afin de créer des espaces d’ateliers. "Par ailleurs, on devra effectuer de gros travaux de menuiserie pour adapter notre mobilier à ces nouveaux espaces, plus bas de plafond et cloisonnés que les grands plateaux du Centre Pompidou" précise Annie Brigant sur le site de la Bpi ; "on prévoit aussi de construire des meubles sur mesure, afin d’optimiser l’espace et de pouvoir accueillir un maximum de collections et de lecteurs."

Dès la fermeture de l'actuelle Bpi, la phase de préparation du déménagement sera lancée. Le transfert des collections devrait durer jusqu’au début du mois de juin 2025 et les personnels prendront possession des lieux à partir du 29 mai 2025. Après une période de "rodage", la Bpi a prévu d'ouvrir ses portes au public le 25 août 2025.

La bibliothèque restera gratuite et libre d’accès, et conservera ses horaires d'ouverture : 12h-22h en semaine, 11h-22h les week-ends et jours fériés (fermeture hebdomadaire le mardi).

13 novembre 2024

Samantha Harvey lauréate du Booker Prize 2024 

Le Booker Prize, prestigieux prix littéraire qui récompense des œuvres de fiction en anglais, a été attribué à la Britannique Samantha Harvey pour son cinquième roman, Orbital, mardi 12 novembre, au terme d’une compétition majoritairement féminine. A l’issue d’une cérémonie organisée à Londres, elle s’est imposée face à quatre femmes et un homme et succède à l’écrivain irlandais Paul Lynch.

Samantha Harvey est la première autrice primée depuis 2019, l’année où la Canadienne Margaret Atwood et la Britannique Bernardine Evaristo avaient remporté le sésame ex aequo. « Je suis complètement dépassée », a-t-elle déclaré sur scène lors de la remise du Booker Prize. Emue, la romancière de 49 ans a également dit vouloir « dédier ce prix à tous ceux qui prennent la parole pour défendre, et non critiquer, notre planète, ceux qui prennent la parole pour défendre la dignité des autres humains et ceux qui prennent la parole et travaillent pour la paix ». En conférence de presse, elle a réitéré ses propos, assurant qu’il lui était impossible de ne pas évoquer « la situation difficile dans laquelle se trouve le monde ».

Empreint de lyrisme, Orbital raconte une journée dans la vie de six astronautes, deux hommes et quatre femmes, à bord d’une station spatiale. Construit en fragments presque méditatifs, ce roman offre une réflexion sur le deuil, le désir et la crise climatique. Le sujet du livre n’est pas tant la découverte de l’espace, mais plus la place de l’humain dans l’Univers. Orbital s’inscrit dans la lignée des précédents textes de Samantha Harvey, romancière de 49 ans, qui se veulent des explorations de la psyché humaine. Comme son livre sur la perte de mémoire (La Mémoire égarée, Stock, 2011) ou sur ses insomnies (The Shapeless Unease, 2020, non traduit). Orbital a été publié en mars en français chez Flammarion (224 pages, 22 euros). Il avait été très bien accueilli par la critique internationale.

Lancé en 1969, le Booker Prize récompense chaque année l’auteur du « meilleur roman écrit en anglais ». Comparé au Goncourt français, il a contribué au succès d’écrivains comme Salman Rushdie, Margaret Atwood ou encore la Nobel 2024 Han Kang, qui l’avait remporté en 2016 avec La Végétarienne. A la clé pour le lauréat du prix, une récompense de 50 000 livres sterling (environ 60 000 euros) et la promesse d’une renommée internationale synonyme de succès en librairie.

Samantha Harvey a déjoué les pronostics qui penchaient en faveur des Américains Rachel Kushner et Percival Everett. Ce dernier, multiprimé, était le grand favori de cette compétition avec James. Un peu à la manière de Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qui avait publié, en 2013, avec Meursault, contre-enquête, un contrepoint au classique d’Albert Camus, L’Etranger, James Everett revisite un des chefs-d’œuvre de la littérature américaine – Les Aventures de Huckleberry Finn (1884), de Mark Twain. Cette fois, la narration se fait du point de vue de Jim, un esclave. L’une des principales ficelles de l’intrigue est linguistique. Chez Twain, le dialecte de Jim fait de lui un personnage limité, un peu pathétique. Chez Everett, il est pensé comme un outil de survie que les esclaves utilisent pour masquer leurs capacités réelles devant les esclavagistes blancs. Comme sa compatriote Rachel Kushner avec Creation Lake (Prix Médicis 2018 avec Le Mars Club), il échoue pour la deuxième fois à remporter le Booker Prize. La Canadienne Anne Michaels, adoubée par sa compatriote Margaret Atwood, repart elle aussi bredouille malgré de très bonnes critiques de la presse avec Held. Dans ce nouveau roman, elle creuse les thèmes de ses précédents récits : l’histoire, la mémoire, les effets des traumatismes et du deuil sur de longues périodes, à travers l’histoire d’un homme qui tente de surmonter la blessure de la Grande Guerre. Déception aussi pour l’Australienne Charlotte Wood qui n’a pas réussi à s’imposer avec Stone Yard Devotional. Dans ce septième livre, l’autrice raconte l’histoire d’une femme anonyme qui, après avoir quitté son emploi de spécialiste de la conservation des espèces en voie de disparition, et son mari, se retire dans une communauté isolée de religieuses près de la ville où elle a grandi. Elle était la première Australienne à se hisser en finale du Booker Prize depuis dix ans. Enfin, la benjamine de la compétition, la Néerlandaise Yael van der Wouden, n’est pas parvenue à créer la surprise avec sa fresque historique The Safekeep, son premier roman très remarqué.

Source : Le Monde

12 novembre 2024

Lauréats du prix 30 millions d'amis 2024

Pour sa 42e édition, le prix littéraire 30 Millions d’Amis a été attribué ce mardi 12 novembre 2024, dans le salon Goncourt, chez Drouant à Paris, à Frédéric Joignot pour son roman Zoographie (éd. Maurice Nadeau). Le prix 30 Millions d’Amis « Essai » a quant à lui été décerné à Françoise Malby-Anthony pour La sagesse des éléphants (Albin Michel). Le jury du prix littéraire 30 Millions d’Amis était composé de Teresa Cremisi, Didier Decoin, de l’Académie Goncourt, Irène Frain, Frédéric Lenoir, Didier van Cauwelaert, Frédéric Vitoux de l'Académie française, Joël Dicker, et sa présidente Reha Hutin.

La Fondation 30 Millions d’Amis a attribué à Frédéric Joignot un chèque d’une valeur de 3 000 euros et à Françoise Malby-Anthony, un chèque de 1 000 euros, qu’ils devront reverser en intégralité à une association de protection animale de leur choix.
« La littérature et les animaux sont une vieille histoire. On s’est longtemps moqué des animaux, mais s’intéresser à eux est fondamental » , a réagi Frédéric Joignot.

«D’années en années l’engouement du public pour la littérature dite “animalière” ne se dément pas, constate de son côté, Reha Hutin, la Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis permet de mettre en lumière ces ouvrages et leurs auteurs, grâce à son prestigieux jury d’écrivains.»

En 2023, le prix littéraire 30 Millions d’Amis avait distingué le roman Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour (Stock), phénomène de librairie dont les ventes atteignent les 370 000 exemplaires selon Gfk, tandis que le prix de l’essai couronnait Comment parler baleine de Tom Mustill (Albin Michel) (pour en savoir plus, vous pouvez l'article suivant en cliquant ici).

Source : Livres Hebdo

Publicité
12 novembre 2024

Un livre de Jamie Oliver retiré de la vente

Jamie Oliver a déclaré qu'il était « dévasté » par l'offense qu'il avait causée aux Premières Nations et a présenté ses excuses, après les appels de l'organisme australien le plus important chargé de l'éducation autochtone demandant au célèbre chef britannique de retirer son livre pour enfants de la vente. Oliver est en Australie pour promouvoir son dernier livre de cuisine, Simply Jamie, mais c'est sa décision de rejoindre un groupe croissant d'auteurs célèbres de livres pour enfants avec un roman fantastique de 400 pages destiné aux enfants d'âge primaire qui a été critiquée. La National Aboriginal and Torres Strait Islander Education Corporation (Natsiec) a qualifié le livre d'Oliver Billy and the Epic Escape, qui comporte une intrigue secondaire australienne, de préjudiciable et irrespectueux, et a accusé la célébrité de contribuer à « l'effacement, la banalisation et la stéréotypage des peuples et des expériences des Premières Nations ».Le livre met en scène une jeune fille des Premières Nations vivant dans une famille d'accueil dans une communauté indigène près d'Alice Springs qui est enlevée par le méchant du roman.

Oliver et son éditeur, Penguin Random House UK (PRH UK), ont admis au Guardian Australia qu'aucune consultation avec une organisation, une communauté ou un individu autochtone n'a eu lieu avant la publication du livre.

« Je suis dévasté d'apprendre que j'ai offensé quelqu'un et je m'en excuse pleinement », a déclaré Oliver dans une déclaration au Guardian.

« J’écoute, je réfléchis et je travaille en étroite collaboration avec mon éditeur sur les prochaines étapes. »

Inscrivez-vous pour recevoir un e-mail hebdomadaire contenant les meilleures lectures du Guardian Australia

PRH UK a également publié une déclaration indiquant qu'elle présentait ses excuses sans réserve.

« Penguin Random House UK publie cette œuvre et assume la responsabilité de la consultation, ou de ce que nous appellerions une lecture d'authenticité de l'œuvre », indique le communiqué.


« C’est notre faute éditoriale qui a empêché que cela se produise. Cela aurait dû se produire et l’auteur l’a demandé et nous nous en excusons sans réserve. »

Ni l'auteur ni l'éditeur ne se sont engagés à retirer le livre de la vente, mais Natsiec a déclaré qu'une mesure doit être prise immédiatement pour réparer le préjudice causé.

La directrice générale de l'organisme, Sharon Davis, a déclaré que le livre perpétuait des stéréotypes néfastes, banalisait des histoires complexes et douloureuses et « ignorait l'oppression violente des peuples des Premières Nations, soulevant de graves inquiétudes quant à la sécurité culturelle des lecteurs des Premières Nations, en particulier des jeunes ».

Dans une déclaration détaillée envoyée au Guardian, Davis a déclaré que la représentation des personnages et des pratiques culturelles des aborigènes et des insulaires du détroit de Torres dans le livre était « irresponsable et préjudiciable, reflétant un profond manque de compréhension et de respect ».

« Nous exhortons Penguin Books et Jamie Oliver à reconnaître l’impact de leur contenu et à prendre des mesures rapides pour éviter de nouveaux dommages », a déclaré Davis.

« Penguin Books devrait retirer Billy and the Epic Escape de la circulation, en supprimant spécifiquement tout contenu impliquant des personnages des Premières Nations et des références culturelles. »

”Il n’y a pas de place dans l’édition australienne (ou ailleurs) pour que nos histoires soient racontées à travers une perspective coloniale.”
Docteur Anita Heiss Billy and the Epic Escape, un roman d'aventure fantastique humoristique, se déroule en Angleterre mais comporte une intrigue secondaire dans laquelle une femme méchante dotée de pouvoirs surnaturels se téléporte à Alice Springs pour voler un enfant d'une communauté au nom fictif appelée Borolama. Elle veut qu'un enfant aborigène australien rejoigne son gang de presse d'enfants kidnappés qui travaillent sur ses terres parce que « les enfants des Premières Nations semblent plus connectés à la nature ». Les adultes responsables de Ruby, une jeune fille qui vit dans une famille d'accueil et aime manger de la nourriture du désert, sont distraits par la promesse de financement de la femme pour leurs projets communautaires. Une fois enlevée, Ruby dit aux enfants anglais qui la sauvent et la rapatrient qu'elle peut lire dans les pensées des gens et communiquer avec les animaux et les plantes parce que « c'est la manière indigène ». Elle leur dit également qu'elle est originaire de Mparntwe (Alice Springs), mais utilise des mots du peuple Gamilaraay de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland pour expliquer sa vie en Australie.

Davis a déclaré que de telles erreurs révélaient le « mépris total de l'auteur pour les vastes différences entre les langues, les cultures et les pratiques des Premières Nations », tandis que la réduction des croyances et de la spiritualité des Premières Nations à la « magie » était « un stéréotype de longue date qui diminue nos systèmes de croyances complexes et divers ».

D’éminents écrivains des Premières Nations ont également critiqué le livre, accusant Oliver de se livrer à une appropriation culturelle et son éditeur, Penguin Random House UK, d’avoir commis de graves erreurs de jugement.

Cheryl Leavy, auteure primée de Kooma et Nguri, spécialisée dans la non-fiction, la poésie et la littérature pour enfants, a déclaré à Guardian Australia qu'elle était troublée par les thèmes du livre sur l'esclavage et le vol d'enfants, ainsi que sur l'appropriation de la culture à des fins personnelles.

« Il est juste de s’attendre à ce que les auteurs qui souhaitent aborder un sujet sensible adhèrent à certaines normes de base du secteur, comme travailler avec des conseillers ayant une expertise dans ce domaine », a-t-elle déclaré.

Nous avons retracé le voyage du capitaine Cook le long de la côte est de l'Australie, à la recherche de l'autre côté de l'histoire. Cela a changé ma vie
En savoir plus
Dr Anita Heiss, auteur Wiradyuri et éditrice générale chez Bundyi Publishing, la maison d'édition des Premières Nations de Simon & Schuster, a déclaré que le livre d'Oliver confirmait ce qu'elle défendait depuis de nombreuses années.

« Les Premières Nations doivent être impliquées à chaque étape du processus, de l’acquisition à la rédaction, en passant par la vente et le marketing. C’est seulement à ce moment-là que nos histoires seront racontées avec le respect absolu qu’elles méritent », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Il n’y a pas de place dans l’édition australienne (ou ailleurs) pour que nos histoires soient racontées à travers une perspective coloniale, par des auteurs qui ont peu ou pas de lien avec les gens et le lieu sur lesquels ils écrivent. »

Heiss et Leavy estiment tous deux que le livre devrait être retiré de la vente. L'auteur de livres pour enfants Nukunu, le Dr Jared Thomas, chercheur en culture et art autochtones au Musée d'Australie du Sud et à l'Université d'Australie du Sud, a déclaré que les principes de respect, de consultation et de permission, tels que ceux décrits dans la propriété culturelle et intellectuelle des Premières Nations dans les arts de Creative Australia , constituaient un rempart contre les « stéréotypes paresseux » et s'appliquaient également à la fiction et à la non-fiction, dans la littérature pour adultes et pour enfants.

« Il est très important de bien représenter ces choses, car une partie de ce que nous essayons de faire est d'éduquer les enfants, et nous ne les éduquons pas en leur vendant des stéréotypes ou de la désinformation sur les peuples des Premières Nations », a-t-il déclaré.

« Parfois, les gens abordent une situation avec une bonne intention, mais cette bonne intention tourne mal.

« Je ne veux pas dire que [Penguin] devrait retirer son permis… mais ils doivent se demander s’ils ont commis une grave erreur de jugement et, si c’est le cas, quel en sera l’impact sur les enfants, les personnes et les communautés autochtones, et comment ils peuvent y remédier. »

Penguin Random House UK a déclaré que sa branche australienne PRH Australia n'était en aucun cas impliquée dans le contenu ou la publication du livre, qui a été distribué en Australie dans le cadre de son réseau mondial PRH.

PRH a également déclaré qu'Oliver ne ferait pas la promotion de Billy and the Epic Escape lors de sa tournée australienne.

Source : The Gardian

11 novembre 2024

Prix Wepler pour Paris, musée du XXIe siècle : le dix-huitième arrondissement de Thomas Clerc

Le prix Wepler, prix littéraire qui récompense des écrivains émergents, a  été attribué lundi 11 novembre 2024 à Thomas Clerc pour Paris, musée du XXIe siècle : le dix-huitième arrondissement, où l'auteur fait une description détaillée du 18e arrondissement de Paris. Tout au long des plus de 600 pages, Thomas Clerc, 59 ans, flâne dans le nord de la capitale et décrit des scènes de rue ordinaires. Aussi bien à Montmartre, très fréquenté des touristes, que dans des quartiers qui se sont embourgeoisés et d'autres parmi les plus pauvres de Paris (pour découvrir un extrait, cliquez ici) .

"C'est un grand livre de littérature avec une ambition naturaliste sur le Paris d'aujourd'hui et de demain, mais aussi sur l'avenir de toutes les villes-mondes", a commenté le jury, cité dans un communiqué.

Le prix Wepler est un prix littéraire créé en 1998 à l'initiative de la Librairie des Abbesses, avec le soutien de la Fondation La Poste et de la brasserie Wepler, place Clichy, à Paris. Il distingue chaque année, au mois de novembre, un auteur contemporain et fonctionne avec un système de jury tournant. Le prix Wepler est doté de 10 000 euros.

Sa mention spéciale, dotée de 3 000 euros, a été décernée à Célestin de Meeûs pour Mythologie du. 12 (éditions du Sous-Sol), premier roman de l'écrivain belge de 33 ans.

Source  : France Info Culture

10 novembre 2024

Forte hausse des ventes de The Handmaid’s Tale et 1984 aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump

Une conséquence inattendue. Après la victoire de Donald Trump à la présidentielle, annoncée mercredi 6 novembre, les ventes de plusieurs livres, comme The Handmaid’s Tale et 1984, ont connu une forte hausse, les plaçant en tête des ventes sur le site Amazon, rapporte CNN. Tous se déroulent dans des futurs dystopiques et évoquent des thèmes comme la surveillance de masse ou le contrôle du corps des femmes.

La plateforme Amazon a annoncé jeudi matin avoir observé une augmentation très nette de 6.866% des ventes en ligne de The Handmaid’s Tale en l'espace d'une seule journée. Le roman est passé de la 209e place à la 3e en termes d'ouvrages les plus vendus. Il est même premier dans la catégorie fiction.

The Handmaid’s Tale, ou en français La Servante écarlate, est un roman de l'Américaine Margaret Atwood paru en 1985. Il a été adapté en série en 2017 et a récolté de nombreuses nominations aux Emmy Awards.

Cet ouvrage de science-fiction se déroule dans une société futuriste où les femmes sont réduites à un rôle de reproductrices. L'accès à l'avortement a été un sujet central dans la campagne présidentielle américaine, Kamala Harris répétant à de nombreuses reprises qu'elle le protégera si elle est élue à la tête du pays.

L'accès à l'IVG est plus largement une préoccupation majeure aux États-Unis, depuis l'abrogation en 2022 de l'arrêt Roe vs Wade qui garantissait ce droit au niveau fédéral. Désormais, chaque État est libre de l'interdire et plusieurs États ont légiféré en ce sens.

Pendant la campagne, une ancienne conseillère de Barack Obama, Valerie Jarrett, avait déclaré, alors qu'elle était interrogée par MSNBC sur les enjeux du scrutin, que "les femmes ne voulaient pas se retrouver dans The Handmaid’s Tale", faisant une comparaison directe entre la situation des Américaines en cas de retour au pouvoir de Donald Trump et la situation des personnages féminins dans le livre.

Margaret Atwood avait elle-même, durant la campagne, partagé sur ses réseaux sociaux une illustration du dessinateur de presse Mike Luckovich, inspirée de son livre et faisant référence à la présidentielle.

On y voyait des femmes vêtues d'une robe rouge et d'un chapeau blanc, comme les personnages de son livre, entrer dans un bureau de vote et en ressortir habillées de façon variée, les tenues rouges jetées au sol.

Le livre 1984 de George Orwell a lui aussi vu ses ventes augmenter, mais cette fois de 250%, même chose pour Fahrenheit 451, qui a bénéficié d'un boom de 333%. Tous deux sont des romans d'anticipation évoquant des sociétés déshumanisées où la liberté d'expression n'existe plu

Source : BFM TV

9 novembre 2024

Les peintures magiques d’Omar Ba inspirées d’un conte peul réunies dans un livre et une expo

Invité par l’éditrice Diane de Selliers, Omar Ba a lu le texte d’Amadou Hampâté Bâ « une fois, c’est tout », nous assure-t-il au milieu des grands formats sélectionnés par son galeriste Daniel Templon. À Paris, le peintre n’avait pas exposé depuis six ans. Le livre d’Hampâté Bâ refermé, pour « ne pas trop se laisser parasiter », il s’est appliqué à illustrer Kaïdara pendant des mois et des mois, dans ses ateliers de Bambilor, dans la région de Dakar, ainsi qu’en Suisse, où il partage son temps depuis une vingtaine d’années.

Le résultat du projet, qui compte une quarantaine d’œuvres, est propice aux rêves. Le Kaïdara d’Omar Ba est habité de créatures hybrides, il est jalonné d’une faune énigmatique – bélier, caméléon, outarde, coq –, surgissant dans une profusion de plumes, que le peintre fait vibrer avec une touche texturée ultra sensorielle. On pense à Marc Chagall, lequel avait prêté sa fantasmagorie pour illustrer Les Fables de La Fontaine.

Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage présentes sur celui-ci. La reproduction totale ou partielle d’un article publié sur BeauxArts.com, sans l’autorisation écrite et préalable de Beaux Arts & Cie, est strictement interdite. Pour plus d’informations, consultez nos mentions légales. 

Avant de se faire un nom dans l’art contemporain au début des années 2010, Omar Ba est né en 1977 au Sénégal, d’une mère sérère et d’un père peul. L’artiste n’en parle pas la langue mais, petit, il a été baigné dans les récits de cette ethnie, transmis par la voix des griots. Sur des fonds en papier enduits de peinture noire, jaune ou orange, celui qui s’est formé entre l’Afrique et l’Europe croise avec maestria protagonistes en blue-jean et références peules. Ses personnages trônent avec une magnificence royale.

Au fil des images, le ravissement pour l’œil, tout comme les interprétations, semblent inépuisables. Les illustrations d’Omar Ba sont une invitation à voir au-delà du visible et à chérir le merveilleux. « Tu sauras que tu sais quand tu sauras que tu ne sais pas », nous intime ainsi le dieu Kaïdara.

Cette exposition  intitulée  Kaïdara par Omar Ba est visible du 30 octobre 2024 au 21 décembre 2024 à la 

Galerie Templon (28 Rue du Grenier-Saint-Lazare  à Paris).

Source : Beaux-Arts

8 novembre 2024

Lancement d'une librairie de contenus en ligne par tonies® France

Pour les fêtes de fin d’année, tonies® France lance sa librairie de contenus en ligne. Plus d’histoires à offrir aux petits auditeurs : telle est la promesse de tonies® France qui lance pour la fin de l’année sa librairie de contenus audio en ligne. Cette librairie met à disposition plus de 50 nouveaux contenus pour les 3 à 9 ans, à acheter sur tonies.com puis à téléverser sur la figurine Tonie Créatif systématiquement livrée avec chaque Toniebox ou sur l’un des neufs autres Tonies Créatifs disponibles à l’achat.

À travers cette nouvelle offre qui cohabitera avec la sortie régulière de figurines, cette librairie digitale permet à tonies® d’enrichir son catalogue notamment à destination des enfants plus âgés. Pour ce lancement, tonies® France s’est associée à Bookwire (Les Incollables…), Zodiak (Martin Mystère…) et Alma Studio la plateforme audio créée par Martin Solveig. D’autres collaborations continueront à enrichir la librairie dans les mois à venir.

La librairie de contenus audio est en ligne depuis le 5 novembre 2024.

Source : Ce que pensent les hommes

Publicité