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25 décembre 2024

Les grands lecteurs plus heureux et en meilleure santé selon une étude allemande

Une enquête transversale et longitudinale allemande (Deutscher Alterssurvey, DEAS)  menée régulièrement depuis 1996 auprès des citoyens allemands âgés de 46 à 85 ans s’est intéressée à l’impact de la lecture sur la santé durant la deuxième moitié de la vie. Malgré les livres audio, la télévision et les services de streaming, on ne peut pas parler de « crise de la lecture » dans ce groupe d’âge. Si un peu plus d’un quart des personnes interrogées (27,5 %) ont déclaré n’avoir lu aucun livre au cours des 12 derniers mois, environ deux cinquièmes (41,6 %) sont des lecteurs assidus, qui lisent au moins 6 livres par an. Entre 2008 et 2021, le nombre moyen de livres lus par an se situait entre 8,1 et 9,2, soit même un peu plus qu’en 2002 (7,1). L’effet de « confinement » attendu pendant la pandémie de coronavirus n’a pas été constaté. Comme il y avait peu de différences entre les années, on peut supposer que les lecteurs réguliers le restent probablement tout au long de leur vie et qu’il est difficile d’inciter les non-lecteurs systématiques à prendre un livre en main contrairement à leur habitude, selon les auteurs. La différenciation selon l’âge et le sexe a montré que les personnes très instruites et les femmes font particulièrement partie des grands lecteurs, mais tout de même aussi un quart des personnes ayant un faible niveau d’instruction. Une femme sur deux faisait partie des grands lecteurs, contre seulement un tiers des hommes. Seuls 18 % des personnes ayant un niveau d’éducation supérieur ne lisaient pas de livres du tout. L’âge ne semble pas jouer un grand rôle, tous les groupes d’âge étudiés lisaient à peu près autant que les autres.Les grands lecteurs sont plus heureux, en meilleure santé et ont de meilleures capacités cognitives L’étude a également examiné s’il existait un lien entre la lecture et le bien-être. L’analyse de 2017 a montré que les grands lecteurs sont nettement plus nombreux à déclarer des émotions positives que les non-lecteurs (88 % contre 79 %). Cela s’est également confirmé en 2021 (86 % contre 72 %). Les grands lecteurs ont également une bien meilleure opinion de leur propre santé. Plus de 60 % des grands lecteurs considéraient leur état de santé comme « bon », contre à peine 50 % des non-lecteurs. Pour l’année 2017 (il n’y a pas eu d’analyse en 2021), il a également été constaté un lien significatif entre le comportement de lecture et les capacités cognitives, qui étaient nettement plus souvent « bonnes » chez les petits et grands lecteurs que chez les non-lecteurs (95,8 % contre 89,4 %). Les résultats ont donc montré que la lecture est associée à des émotions positives, à une meilleure santé subjective et à de meilleures performances cognitives, même si les différences ne sont parfois pas très importantes. Les auteurs précisent toutefois que cela ne permet pas d’établir un lien de causalité. Il est également possible que les personnes qui vont bien se tournent plus facilement vers les livres que celles qui ont des problèmes de santé ou émotionnels. Les personnes les plus instruites ont en outre plus souvent un revenu plus élevé et de meilleures connaissances en matière de santé, ce qui peut également contribuer à une vie plus saine et plus satisfaisante.


Malgré cela, les auteurs concluent que la lecture chez les personnes âgées est en tout cas une bonne chose et qu’elle devrait également être encouragée de manière ciblée dans ce groupe d’âge. Il s’agit notamment de l’acquisition et du développement de compétences en lecture, du maintien des offres de la bibliothèque, de la mise en place de clubs de lecture et de la promotion de la culture numérique, par exemple pour l’utilisation des livres électroniques, dont le contraste et la taille des caractères peuvent être réglés en cas de handicap visuel.

Source  : Univadis

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24 décembre 2024

Quels livres sous le sapin à Noël ?

Quels livres sous le sapin à Noël ? C'est à cette question que Gleeph, application incontournable des amoureux de lecture, a tenté de répondre en s'appuyant sur les données de Bookmétrie, leur outil d'analyse du marché. En se basant sur un panel de 836 385 lecteurs, Gleeph a identifié les titres les plus fréquemment cités dans les listes de souhaits des utilisateurs depuis le début du mois de décembre, et les tendances du mois. 

Sans grande surprise, L’arabe du futur, Moi, Fadi le frère volé. Vol 1. 1986-1994 de Riad Sattouf, (Les livres du futur) domine le top bandes dessinées, avec plus de 200 000 exemplaires vendus selon GFK.

Du côté des romans de littérature générale, Marc Levy, autre poids lourd des meilleures ventes annuelles, se hisse en première position avec La librairie des livres interdits (Robert Laffont), qui traite des questions de censure autour des ouvrages. On retrouve également en seconde position Madelaine avant l’aube de Sandrine Collette (Lattès), prix Goncourt des Lycéens et des Détenus 2024. 

Véritable phénomène sur les réseaux sociaux depuis sa sortie en version poche, Ashes falling for the sky de Nine Gorman et Mathieu Guibé poursuit sur sa lancée en dominant le top jeunesse avec près de 65 000 exemplaires écoulés.

Côté imaginaire, l'œuvre de science fiction La Vallée du Carnage de Romain Lucazeau (Verso) mène la danse.  

Initialement publié sur Wattpad par Aya Estrela en 2022, The South Girl est aujourd’hui premier des tendances romance avec sa version grand format, parue chez Plumes du Web en septembre dernier. Enfin, L’art et la création de Arcane - la première série animée Netflix à remporter un Emmy Award - a séduit le public et se hisse au sommet de la catégorie Bien-être et Vie pratique. 

Si vous voulez découvrir les classements de chaque catégorie de livres, rendez-vous sur le site  de Livres Hebdo.

23 décembre 2024

"Cent ans de solitude" de Gabriel Garcia Marquez adapté en série par Netflix

Le chef-d'œuvre de Gabriel Garcia Marquez, l’écrivain colombien prix Nobel de littérature, vient d’être adapté en série par Netflix. Il avait pourtant précisé à de multiples reprises que son roman ne devait pas être adapté. Il est envisageable que ce soient ses enfants qui ont finalement accepté.

”Cent ans de solitude” saison 1, se découpe en 8 épisodes de plus d’une heure chacun, l’adaptation est signée par le portoricain José Rivera, et la réalisation confiée à l’Argentin Alex Garcia Lopez et à la colombienne Laura Mora. La presse hispanique salue déjà avec enthousiasme ce pari audacieux. 
Une des premières difficultés est la transformation en images du réalisme magique qui imprègne le roman. La professeure estime que "C'est toujours un petit peu difficile de déterminer ce qui est de l'ordre du magique ou véritablement d'une écriture, d'une appropriation du réel, d'un rapport avec le réel bien personnel de Gabriel Garcia Marquez. Mais à son avis, c'est ce qui, dans le roman, est le plus propice à s'adapter au cinéma. Parce que dans le réalisme magique, il y a une histoire extraordinaire qui se déploie sur des générations et des générations, avec des personnages grandioses, des événements incroyables. Il y a tout ce qui fait un magnifique scénario de cinéma. De mon point de vue, c'est dans la continuité".
Un certain nombre d'écarts par rapport au roman ont toutefois été nécessaires pour tenir compte de la durée plus courte de la série en comparaison à l'ampleur du roman. Pour des raisons probablement politiques, au contraire de ce qui se passe dans l'œuvre écrite, c'est le personnage de Rebecca qui arrive dans le village avec la peste de l'insomnie, et non les deux indiens. Les paysages colombiens, ses maisons et ses rues sont pourtant, selon Caroline Lepage, fidèlement représentés.

Source : France Culture

20 décembre 2024

Rachat de l'éditeur de BD Delcourt par Editis avalisé par l'Autorité de la concurrence

L'Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 20 décembre avoir donné son aval au projet de rachat du groupe d'édition de bande dessinée Delcourt par le numéro deux de l'édition en France Editis.

Editis et Delcourt avaient indiqué en juillet être entrés en "négociations exclusives" sur les conditions de ce rachat, des négociations toujours en cours. Editis ayant jusque-là une part de marché restreinte sur ce segment de la bande dessinée, surtout de la BD franco-belge, l'opération semblait ne pas devoir poser de problème de concurrence.
"À l'issue d'un examen attentif des effets possibles de l'opération portant sur le secteur de l'édition, notamment des bandes dessinées, l'Autorité a autorisé cette acquisition sans conditions", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle a "notamment relevé les parts de marché globalement limitées de la nouvelle entité à l'issue de l'opération, le caractère complémentaire des activités des parties et la présence d'alternatives en nombre suffisant à chacun des niveaux de la chaîne du livre".

Delcourt, fondé en 1986 par l'éditeur Guy Delcourt, publie sous cette marque de la BD franco-belge, des mangas sous le label Tonkam et de la BD sud-coréenne (webtoon) sous le label Kbooks. Le groupe a par ailleurs racheté en 2011 Soleil, maison fondée par Mourad Boudjellal. Editis, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, compte trois maisons d'édition de BD : Philéas pour le franco-belge, Kurokawa pour les mangas et Kotoon pour les webtoons.

Source : Boursorama

20 décembre 2024

Filéas, un service permettant de suivre les ventes de leur ouvrages aux auteurs et aux éditeurs

Cette fois, c’est lancé. La société Filéas (pour Fils d’Informations Libraires, Éditeurs, AuteurS), dédiée au suivi des ventes de livres et au service de l’interprofession, est créée. Huit grands acteurs de la filière du livre (lire ci-après) ont signé les statuts de la SAS « à mission » ce vendredi 20 décembre.

Porté par le Syndicat national de l’édition (SNE), avec le soutien des libraires indépendants et représentants d’auteurs (du SLF, du Conseil permanent des écrivains et de la Société des gens de lettres notamment), et soutenu en partie par la Sofia et des fonds publics, Filéas ambitionne de fournir aux auteurs et éditeurs des données fiables sur les ventes de leurs ouvrages de manière hebdomadaire dès avril, puis quotidienne dès la fin d’année 2025.
« Je ne connais pas d’équivalent actuellement dans le monde » s’enthousiasme Renaud Lefebvre, directeur général du SNE, qui reconnaît : « On était en retard sur le sujet mais à partir de maintenant on prend de l’avance ».

Autour de la table du lancement de la structure dont le conseil d’administration sera présidé par Alban Cerisier, représentant du SNE et secrétaire général des éditions Gallimard, figurent de nombreux organismes interprofessionnels. « On s’appuie sur un socle solide de représentants de l’interprofession du livre pour ouvrir ce nouveau service qui sera dédié à la fourniture d’une donnée de vente globale par ouvrage, tous points de vente confondus », explique à Livres Hebdo ce dernier. « Les libraires jouent le jeu, d’autres viendront, et nous pouvons leur en être reconnaissants. C’est le sens de l’histoire. »

La plateforme sécurisée s’appuiera sur des outils éprouvés, avec « une structure ad hoc », précise Harriet Seegmuller, directrice et pour l’instant unique salariée de la structure. GfK fournira au lancement de la plateforme un flux hebdomadaire consolidé et extrapolé, couvrant chaînes, hypermarchés et librairies indépendantes.

Ce flux sera enrichi dans un second temps par les données quotidiennes de l’Observatoire de la librairie (un dispositif alimenté par les remontées des libraires indépendants via Alire et le SLF). Un partenariat avec l’ADELC, présidée par Antoine Gallimard, sera aussi mis en œuvre. « Avec GfK et les flux des libraires, on couvre presque tout le marché, même si certaines ventes échappent encore au radar », résume Matthieu de Montchalin, président d’Alire, l’Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques. Le système s’ouvrira par ailleurs à tout acteur de la filière consentant à apporter ses données. La Librairie Mollat a d’ores et déjà indiqué qu’elle rejoindra le dispositif.

Pour établir son référentiel « qui sera en constante évolution », assure Harriet Seegmuller, Filéas s’appuiera également sur les données du FEL (Fichier Exhaustif du Livre) et la base auteurs d’Electre (appartenant, comme Livres Hebdo, au Cercle de la Librairie).

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19 décembre 2024

Bilan de la Grande Collecte Solidaire organisée par la FNAC

Pour sa 12ème édition, la Fnac et l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF) ont mobilisé avec succès le grand public lors de l’opération “Grande Collecte Solidaire”.

Organisée du 14 septembre au 6 octobre 2024, la Grande Collecte Solidaire a permis de collecter 180 000 livres grâce à l’engagement des équipes Fnac des 190 magasins partenaires partout en France.

Cette opération consiste ensuite à acheminer les livres vers des bibliothèques, écoles ou associations, pour en faire bénéficier des populations défavorisées dans une trentaine de pays, dans le cadre de programmes solidaires.

Il s’agit de la plus grande collecte de livres de France, avec plus de 2,5 millions de livres recueillis en plus de 10 ans !

18 décembre 2024

Portrait du lecteur adolescent dressé par les éditeurs catalans

Dans son rapport annuel, la Guilde des Editeurs de Catalogne a souligné cette semaine "l'intégration des jeunes dans la lecture", avec une croissance de 45 pour cent des ventes de littérature jeunesse au cours des cinq dernières années. Cependant, comme pour la littérature (dite) pour adultes , les informations sur le contenu sont souvent plus révélatrices que les chiffres. Que les jeunes lisent est un fait qu’il convient d’applaudir avec parcimonie, non sans examiner au préalable les titres. Car parfois la distance entre ce qu'ils lisent et ce qu'on aimerait qu'ils lisent se situe quelque part, pour le dire avec l'oncle Sigmund , entre le principe de plaisir et le principe de réalité. Et la réalité est qu'à l'adolescence, le plaisir n'est pas en cause : si l'on faisait un classement des livres qui circulent le plus entre 13 et 20 ans (fourchette généreuse), le roman dit romantique règne de loin sur la majorité. goût, suivi du manga ( lato sensu ), de la fantasy et, dans une moindre mesure, de l'horreur et de la science-fiction.

"Les filles demandent principalement du romantisme et du fantastique et les garçons, qui sont beaucoup moins nombreux, des bandes dessinées et surtout des mangas", explique Veri Pena, représentante de la Guilde des libraires du Conseil catalan du livre pour enfants et jeunes et libraire du magasin A tres. , de Vilanova et de la Geltrú. Et il souligne qu'« ils n'aiment pas le livre de poche, ils le recherchent plus esthétiquement et encore plus s'il a des pages colorées », ce qui explique la surabondance de volumes cartonnés, de pantones flashy et de format semi-luxe. Àgata Losantos, médiatrice littéraire et libraire à l'Isop (Olot), confirme que "les filles demandent beaucoup de romans romantiques et les garçons plutôt de la fantaisie à la Percy Jackson ". Qui sait si c'est à cause de la timidité, le binôme garçons/roman sentimental est quasiment inexistant : "En fait, en deux ans de libraire, ça n'est arrivé qu'une fois et c'était un garçon qui voulait un roman d'amour homosexuel." Que le thème de l'amour soit le grand succès en pleine adolescence ne doit pas être dit plus ancien que l'invention du papier, la nouveauté (l'inquiétude) est la façon dont les livres les plus lus déclinent l'amour. On pourrait chercher des qualificatifs comme passionné, tourmenté ou idéalisé, mais l'adjectif consensuel est « toxique ». Júlia Baena, bibliothécaire à l'Institut Menéndez y Pelayo (Barcelone) et professeur à l'Université de Barcelone (UB), explique « qu'il y a des filles en première et deuxième années de l'ESO qui lisent des intrigues de protagonistes universitaires avec une forte charge sexuelle et des relations toxiques » et donne l'exemple de la trilogie Culpables ( Culpa mía / Culpa tuya / Culpa nuestra ) de Mercedes Ron , l'un des grands succès du moment. "J'ai décidé que la bibliothèque ne dépendrait pas des titres et, à la place, j'ai créé un espace pour les romans romantiques avec des relations plus saines." Le pouvoir de prescription a des effets similaires dans les bibliothèques publiques : comme beaucoup n’achètent pas les sagas romantiques à la mode, la liste des sagas les plus lues en prêt ne coïncide pas toujours avec les meilleures ventes. Les cinq livres les plus empruntés de 2023 dans les romans jeunesse des bibliothèques de Barcelone étaient Mentida , de Care Santos , L'assassina de Venècia , de Pol Castellanos, Invisible , d'Eloy Moreno, Wonder , de RJ Palacio et Ghost , de Jason Reynolds.

En termes d'écriture et de lecture, Wattpad est le réseau qui a tout changé, une communauté avec des millions d'écrivains en herbe (surtout des femmes écrivains) et des lecteurs au format fan, une chaîne capable de transformer les auteurs anonymes en reines de l'industrie de l'édition. Anna Todd y est née et est le best-seller mondial avec plus de clones dans le domaine de la « romance » : Après , plus de onze millions de livres dans 30 pays. Erin Doom and the Tearmaker Tsunami y est né , qui de Wattpad s'est retrouvé sur Netflix. Là, elle a commencé (à l'âge de 13 ans) l'incombustible Joana Marcús , qui détient en 2024 le titre d'auteur espagnol le plus vendu en Amérique latine. Et c'est là, après tout, que sont nées Kira Shell, Stefania S, Lilian Carmine et tant d'autres noms qui sont passés de l'épopée fantastique aux histoires de vampires. Et pourtant, à l'intérieur et à l'extérieur de l'usine à best-sellers qu'est Wattpad, la dominante est l'amour, avec une diversité d'intrigues (appelées désormais « tropes ») qui laisse courte la morphologie de Vladimir Propp : d'amis en amants, d'ennemis en amants, des amours interdites. , faux rendez-vous, triangle amoureux, secondes chances, les contraires s'attirent, coups de cœur au travail, amours et voyages dans le temps, parchemins d'un nuit, amnésie... Les possibilités sont infinies, comme le montre le succès de la série Los chicos de Tommen, de Chloe Walsh, qui figure depuis des semaines parmi les best-sellers en espagnol sur Libridata et que l'éditeur présente comme "la la romance sportive la plus épique, émotionnelle et addictive sur TikTok ». Certains fonctionnent même avec une combinaison de variantes, comme Goodreads Best Love Story : Funny Story d' Emily Henry , une comédie romantique classique impliquant des ex-petits amis et mélangeant des tropes comme les contraires s'attirent , les colocataires des amoureux et les fausses rencontres .

Des schémas plus ou moins stéréotypés plus proches de la collection Harlequin que de Wuthering Heights et des intrigues qui offrent dans de nombreux cas une vision édulcorée des relations. Joan Portell, critique et professeur de langue et littérature à l'UdG et à l'UAB, estime que ces livres incarnent « un concept de romance irréelle, léchée et pleine de sirop », peut-être un miroir de la situation sociale et du retard de maturation : « Maintenant les filles font une révolution féministe importante, mais il n'y a pas de réponse équivalente chez les garçons, qui sont très désemparés et vivent encore entre jeux de rôle, écrans et mangas ». Et il met en avant un phénomène qui tient à la forme : « les éditeurs puisent dans le nombre de followers que possèdent les utilisateurs de Wattpad, qui finissent par passer du numérique au papier ».

Dans l'excellent canon de la littérature jeunesse écrit par Vicenç Pagès Jordà , De Robinson Crusoé à Peter Pan , le premier point du décalogue sur ce qu'il ne faut pas faire des livres dit : « il est préférable de ne rien lire ». Et il rappelle que "l'hypothèse selon laquelle toute lecture est positive en soi est très récente : comme si certains livres n'étaient pas moins recommandés que certains films". Dans cette ligne, Júlia Baena estime qu '"il vaut mieux qu'ils ne lisent rien que de lire des histoires toxiques, car elles créent une idée très dangereuse de la réalité". Et c’est là que les stratégies de lecture issues de l’enseignement devraient entrer en jeu. Portell est d'avis que "nous ne pouvons pas leur permettre de lire quoi que ce soit si nous entendons leur offrir une formation littéraire, car ils auront de grandes lacunes et n'auront pas les outils nécessaires pour analyser les textes canoniques". Et cela ne signifie en aucun cas interdire (verbe-anathème) mais plutôt que "le lycée ou l'école ait un double programme, lecture socialisante agréable et formation littéraire, car la formation est une chose et le plaisir est une autre lecture". Il est essentiel, ajoute-t-il, "de construire des réseaux culturels qui font comprendre aux adolescents que la lecture fait partie de leur environnement social".

Qu'un autre amour est possible est démontré par le succès, dans les mêmes tranches d'âge, des titres du 19e et du 20e qu'ils découvrent en partie sur les réseaux et dans le monde des podcasts. L'éditrice Blanca Pujals, idéologue de la collection Petits Plaers et l'une des animatrices du Club Victòria de la maison d'édition Viena, rappelle que « pour Sant Jordi, de nombreux lecteurs de 15 et 16 ans viennent chez nous à la recherche de livres de Jane Austen et des Brontës ". Et il cite la surprise de L'heureux naufrage , de Ramon Folch et Camarasa , qui a réussi grâce au bouche à oreille parmi des tiktokers d'une moyenne d'âge de 16 à 18 ans." Parallèlement au succès du best-seller de la marque Wattpad , vit une littérature (peut-être la seule qui mérite l'adjectif « romantique ») qui, ces dernières années, a bénéficié du bon travail de nombreux éditeurs pour rénover et retraduire les classiques, de Vienne à le Bernat Metge Universal et des Edicions del 1984 à Proa, via Cal Carré, Edicions del Cràter, Flâneur ou Adésiara, entre autres. "Il existe des classiques formateurs", explique Pujals, "qui exercent un attrait très fort auprès des plus jeunes, des noms comme Austen mais aussi Frankenstein et Dracula. Dans le XIXe Punkis (le podcast littéraire avec Carlota Freixenet), nous avons également parmi le public des groupes de très jeunes amis et même de mères et de filles qui se réunissent." Et côté édition, le bon accueil de la collection jeunesse El jardí secret, avec des titres comme Anne de les teules verdes ou Donetes , une collection qui a également publié le livre le plus vendu de l'histoire de Vienne : La mona de l' assassi , de Jakob Wegelius, un récit d'aventures stevensonienne qui a remporté le prix Llibreter 2018.

Le Stevenson original, cependant, a connu des fortunes mitigées parmi les jeunes d'aujourd'hui. Portell regrette que « les programmes scolaires ne soient pas conçus pour acquérir des compétences qui leur permettent d'entrer dans l'Île au Trésor ou dans Robinson Crusoé avec la garantie de les comprendre correctement. Et sans ces fondements culturels, qui vont au-delà de la littérature, nous nous retrouvons avec une éducation boiteuse". Kipling, Salgari, Twain, Dumas ou Conan Doyle sont actuellement plus présents dans la mémoire de ceux qui les lisent comme des « classiques de la jeunesse » (c'est ainsi qu'on appelait la collection de Bruguera) que parmi les Instagrammers. De la librairie A tres tintes, Veri Pena confirme que "ce sont des livres de base et ils continuent à être publiés, mais parmi les étudiants universitaires et les personnes âgées". Et dans la bibliothèque du lycée, Baena constate que les classiques Nostrats, rododeres et pédrolos, "à moins qu'ils étudient en classe, ils les demandent bizarrement".
Dans un phénomène qui ne fait que croître, anciens et nouveaux éditeurs ont rejoint ces dernières années le mouvement otaku, également en catalan, qui a sa Mecque annuelle au Saló del Manga . Baena explique que parmi les étudiants "les mangas à l'accent violent ont beaucoup de circulation", mais entre le sang et le foie et la violence graphique, il a décidé de ne pas les avoir dans la bibliothèque. « Des titres comme Jujutsu Kaisen sont très demandés. Et s’ils ne peuvent pas les emprunter, ils finissent par les lire en ligne. » Les Vengeurs de Tokyo et Kimetsu no yaiba se démarquent parmi les plus lus en 1ère année . "Quand ils sont plus grands, soit ils lisent moins de mangas, soit ils vont au seinen (manga pour adultes)". Rodrigo de León, propriétaire de la librairie La Guarida del Otaku et avec plus de 30 ans de dévouement au manga, partage certains des titres les plus vendus de ces derniers temps : Hanako-kun , d'Aidalro ; Gardiens de la nuit , de Koyoharu Gotouge ; Jujutsu Kaisen , de Gege Akutami et Ballad Kitaguni ; Spy x Family , de Tatsuya Endō et My Hero Academia , de Kōhei Horikoshi, beaucoup d'entre eux ayant une seconde vie sous forme d' anime . Et malgré le fait que l'intérêt pour les mangas soit partagé par les lecteurs et les lectrices, il existe une variante particulièrement recherchée par les filles : le manga Yaoi, également connu sous le nom de manga BL (Boys Love) : des histoires d'amour homosexuel entre garçons écrites principalement par les femmes.

Il va sans dire que le manga et la romance, bien qu’ils soient des phénomènes massifs, ne sont pas les seuls genres qui donnent le ton chez les adolescents. Veri Pena fait partie du comité de sélection du prix Jeune protagoniste depuis plus de 12 ans, il dispose donc d'un thermomètre optimal pour savoir ce qui se mijote chaque année dans le récit jeunesse : "beaucoup de dystopie (technologique, climatique...) , une sorte de roman noir et de roman réaliste qui aborde des questions telles que la santé mentale, le harcèlement ou l’intimidation ». Àgata Losantos souligne également que « les dystopies et les thrillers sont deux des genres les plus populaires ». Dans les librairies, cependant, l'un des problèmes faciles à détecter est le déséquilibre du catalan dans les grands best-sellers . Dans le grand roman romantique, il y a peu de traductions en catalan et par conséquent on les lit généralement en espagnol : "Une lectrice", explique Pena, "elle m'a dit l'autre jour qu'elle ne lisait pas en catalan parce qu'elle ne finissait pas c'est de croire". Et dans le domaine des livres-objets, objets de collection et cadeaux, des feuilles ont également été perdues : l'édition de Harry Potter illustrée par MinaLima a commencé à être publiée il y a quatre ans en espagnol (Salamandra) mais en catalan (Empúries) vient tout juste de paraître, quand de nombreux fans de la série l'ont déjà acheté. Avec le panorama que nous avons, si le Catalan perd le train des best-sellers de la jeunesse, nous devrons faire quelque chose de plus que de la magie.

Source : El Pais

17 décembre 2024

Le grand écrivain Haruki Murakami, « ancien cancre » honoré par son université

Le célèbre auteur japonais Haruki Murakami, généralement peu enclin aux apparences publiques, a confié mardi ne pas avoir été un étudiant modèle lors de la remise d'un diplôme honorifique par son ancienne université à Tokyo. « C'est un peu étrange de recevoir ce prix, compte tenu du fait que je fus un ancien cancre», a déclaré Haruki Murakami sous les rires du public de la prestigieuse université de Waseda.« Je séchais les cours et j'oubliais d'étudier. Je faisais juste ce qui me plaisait et j'ai causé des tonnes de problèmes à l'université », a indiqué l'écrivain à succès, âgé de 75 ans. 

Ce diplôme est donc un « geste assez généreux de la part de Waseda », a-t-il dit, vêtu d'une tenue académique, devant un public enthousiaste composé de centaines de fans admiratifs et d'étudiants de Waseda. En décernant ce diplôme, l'université de Waseda a salué « l'atmosphère cosmopolite » dans ses romans et la capacité du romancier à « zigzaguer en roue libre entre le réel et le surréel ».
L'auteur de La ballade de l'impossible  et de Kafka sur le rivage est célèbre pour ses contes dépeignant l'absurdité et la solitude dans le monde moderne. Il a été traduit dans près de 50 langues. Ses lecteurs découvrent dans le monde de Murakami des crapauds géants défiant des employés de bureau et où des maquereaux pleuvent du ciel. La Cité aux murs incertains, son dernier ouvrage, est sur les étagères japonaises depuis l'année dernière. Il a été publié dans sa version anglaise en novembre.

Régulièrement pressenti pour le prix Nobel de littérature, Haruki Murakami est une personne recluse qui marque peu d'intérêt pour les médias. « Si je n'étais pas entré à Waseda, je n'aurais sûrement pas fait carrière en tant qu'écrivain, a-t-il déclaré. Je veux continuer à écrire de bons romans ».

Source : TV5 Monde

17 décembre 2024

650 mille livres donnés aux écoles italiennes

L'édition 2024 de #ioleggoperque a apporté plus de 650 mille nouveaux livres aux bibliothèques scolaires italiennes, soit une augmentation de 12% par rapport à 2023. Les dons, répartis sur tout le territoire national, voient le Nord-Ouest en première position (32%), suivi du Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les régions les plus actives ont été la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie, tandis que parmi les provinces se distinguent Milan, Rome, Turin et Naples, qui ont enregistré une augmentation des dons de 8% par rapport aux années précédentes. Les livres les plus donnés incluent « Le Voleur de neige », « Le Petit Prince », « Le Voleur de feuilles » et « La chose la plus importante ».
Près de  550 000 livres donnés par les citoyens pour #ioleggobecause  et  en moyenne un Italien sur cent à la librairie  du 9 au 17 novembre pour participer au projet et contribuer à ce résultat. La neuvième édition de l'initiative nationale pour l'éducation et la promotion de la lecture promue par l' Association italienne des éditeurs (AIE), dont ilLibraio.it est partenaire média depuis le début, s'est conclue une fois de plus avec un résultat positif  .

Cette année, un total d'environ 650 000 nouveaux livres ont été offerts   aux bibliothèques scolaires de toute l'Italie, un résultat qui s'ajoute aux plus de 3 millions de volumes collectés lors des éditions précédentes. Parmi ceux-ci,  541 793  ont été donnés par des citoyens , auxquels s'ajouteront  plus de  100 000  par les éditeurs  dans la phase finale du projet.  Un succès obtenu grâce à la participation des  3 939 librairies participantes  , des  28 285 écoles  et des  350 écoles maternelles inscrites  .

L'initiative, organisée par l'AIE depuis neuf ans maintenant, est rendue possible grâce au soutien du  Ministère de la Culture  à travers le  Centre du Livre et de la Lecture  et est réalisée en collaboration avec le  Ministère de l'Éducation et du Mérite , l' Association des Bibliothèques Italiennes  (AIB ), l' Association des Libraires Italiens  (ALI), le  Syndicat des Libraires et Papeteries Italiens  (SIL), avec le soutien de  la Fondazione Cariplo  et avec le patronage de  la SIAE – Società Italiana des auteurs et éditeurs .

« Avec plus de 3,7 millions de livres donnés en neuf ans , #ioleggobecause représente la force d'un  grand effort d'équipe  qui unit les écoles, les citoyens, les libraires et les institutions », a déclaré le président de l'AIE, Innocenzo Cipolletta . « Le succès de cette édition, véritable célébration du livre et de la lecture avec un objectif commun, confirme à quel point le sens de la communauté  est le cœur battant de cette initiative :  nous laissons une marque tangible et durable dans les écoles italiennes . Je remercie tous ceux qui ont encore une fois contribué à ce résultat."

« Les livres sont des sources d’inspiration, un motif de prise de conscience. Donner des livres aux bibliothèques scolaires équivaut à faire don de connaissances, d'espoir et d'inclusion », a souligné le ministre de la Culture Alessandro Giuli . « #ioleggoperchè est une initiative méritoire qui doit être soutenue et promue , car elle va exactement dans le sens de réduire la distance entre le centre et la périphérie, en donnant la capacité de lire à tous, même aux plus défavorisés ».

" Lire ensemble, parler de livres et d'idées , alimente une flamme qui peut devenir toujours plus grande ", a déclaré le ministre de l'Éducation et du Mérite Giuseppe Valditara . « Chaque page que nous tournons est un élément que nous ajoutons à notre croissance personnelle : en partageant ces expériences, nous aidons également les autres à grandir avec nous.  La lecture est en effet une passion à partager. Lorsque nous parlons d'un livre avec quelqu'un, lorsque nous recommandons une lecture ou discutons d'un personnage, nous créons un pont entre nos expériences personnelles et celles des autres. Chaque livre qui nous a touché peut allumer une étincelle chez ceux qui nous écoutent.  En partageant cette passion, nous faisons grandir non seulement notre culture, mais aussi celle de la communauté qui nous entoure . »

Une grande édition ,  qui démontre avec les chiffres obtenus (+12% de livres donnés par rapport à 2023) combien  elle est de plus en plus puissante pour enrichir les bibliothèques scolaires et promouvoir et diffuser le plaisir de lire parmi les nouvelles générations : en moyenne, un Italien sur tous les cent se sont rendus à la librairie entre le 9 et le 17 novembre pour contribuer à ce résultat. Non plus seulement des familles d'enfants et de jeunes, mais des citoyens, des administrateurs, des hommes politiques car "L'avenir commence avec un livre", comme le suggère le message central de cette édition.

Les dons sont répartis sur tout le territoire national : Nord-Ouest (32%), Nord-Est (27%), Centre (21%), Sud (16%) et Îles (4%). Les  régions les plus généreuses  sont confirmées comme  la Lombardie, l'Émilie-Romagne et la Vénétie , suivies du  Piémont, de la Toscane, du Latium, de la Campanie, des Pouilles, des Marches et de la Sicile . Parmi les provinces, se distinguent Milan, Rome et Turin, suivies immédiatement par Naples, puis Vicence, Bologne, Brescia, Bergame, Florence, Modène et Cuneo. Parmi les  communes  avec le plus grand nombre de dons (après  Rome, Milan, Turin et Bologne ) on trouve à nouveau  Naples , puis  Florence, Parme, Gênes, Palerme, Modène et Varèse  (informations détaillées sur " Les dons du public par répartition géographique zone et par niveau scolaire » et « Livres donnés région par région »).

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Les données montrent des chiffres pertinents pour  le sud de l'Italie  (en particulier pour Naples et la Campanie), une zone qui a bénéficié d'une attention particulière cette année :  les dons dans ces régions ont enregistré une augmentation de 8%  par rapport aux années précédentes, marquant un pas en avant vers une croissance de plus en plus importante. une participation plus large de l'initiative également dans ces territoires. Les trois écoles qui ont reçu le plus de dons dans cette édition sont toutes des écoles secondaires. L'institut qui a reçu le  plus grand nombre de livres  est  Pirandello-Svevo de Naples,  avec un total de  679 volumes donnés . Suivi par  F. Casorati de Pavie  et  l'IC B. Pasquini de Massa e Cozzile (PT) , confirmant une adhésion répandue sur tout le territoire national (liste complète ici " Écoles qui ont reçu le plus de livres "). Cette année encore, les trois  librairies avec le plus grand nombre de dons  sont confirmées :  Viale dei Ciliegi 17  à Rimini (2.191 livres donnés),  Potere ai bambini  à Varese (2.085 livres donnés) et  Palazzo Roberti  à Bassano del Grappa (1.572). Enfin,  parmi les titres les plus appréciés, demandés par les écoles et donnés par les citoyens , en première place cette année on retrouve  Le Voleur de neige , suivi de  Le Petit Prince ,  Le Voleur de feuilles  et La Chose la plus importante  (liste complète ici " Livres plus donnés " ). 
Parmi les nouveautés de cette neuvième édition de #ioleggochè, se démarque le défi de  #svuotaunavetrinaperunascuola , inspiré de l'initiative déjà consolidée "#svuotalavetrina". Pas moins de  11 librairies du Nord au Sud  ont vu leurs  vitrines se vider  grâce au  geste des citoyens  qui, avec une grande générosité, ont choisi de faire don de livres aux bibliothèques scolaires.

Parmi les librairies, on se souvient de la librairie Punta alla Luna à Milan, de la librairie Evolvo Libri à Gravellona Toce (VB), de la librairie Mondadori à Nola (NA), de la Libreria delle Ragazze e dei Ragazzi de Milan, de la Libroteca Saremo Alberi de Salerne. , la librairie Blume à Fucecchio (FI), la librairie La Piccola Ghianda à Rome, la librairie Tempolento à Marostica (VI), la librairie Seminastorie de Mapello (BG), la librairie Duemme de Torre del Greco (NA) et la librairie Per Filo e per Segno d'Olbia (SS). Une initiative qui a suscité une extraordinaire réponse d’enthousiasme et de générosité de la part des citoyens, transformant un simple geste individuel en un mouvement collectif de grand impact. À cela s'ajoute le retour des  Messagers : au cours des neuf jours de campagne,  plus de 1 000  bénévoles parmi lesquels des étudiants, des enseignants, des parents, des grands-parents et des bibliothécaires ont aidé les libraires à promouvoir les dons aux bibliothèques scolaires, permettant ainsi aux citoyens de trouver plus facilement le bon titre pour offrir en cadeau. 

Source : Il Libraio

17 décembre 2024

Une entrée en bourse détonante pour Louis Hachette Group

Lancé sur le marché parisien Euronext Growth ce lundi, une semaine après la validation des actionnaires de Vivendi, Louis Hachette Group, émanation du groupe toujours aux mains de Vincent Bolloré, a connu une première journée positive, clôturant son cours de Bourse à près de +25%, après un pic à +28% en milieu de matinée.
« Je n’attache une importance à la cotation d'un premier jour que si elle se fait en dessous des prix attendus, relativise auprès de Livres Hebdo le financier Jean-Clément Texier. Une petite ou grande flambée un premier jour de cotation montre que l’opération est acceptée par le marché, il faut voir au bout d’un mois ce qu’il en est ».

La cotation s’accompagnait à l’ouverture d’une action à 1,12 euro, valorisant l’ensemble de la structure comprenant les participations de Vivendi dans Lagardère (66,53%) et Prisma Media, à 1,11 milliard d'euros. Selon Le Figaro, JPMorgan valorise l’entité à 2,2 milliards d’euros.

Si elle n’impacte pas la vie du groupe, cette opération met en lumière le poids croissant de Lagardère Publishing (dénomination boursière d’Hachette Livre) à l'échelle mondiale.
« L'ADN des éditeurs est plus éloigné de la Bourse que ne le sont les publicitaires ou les acteurs de l'audiovisuel, mais c'est quand même une manière d'exister sur le marché, notamment à l’international », poursuit Jean-Clément Texier.

Cependant, cette journée symbolique devrait être le premier jour du reste de la vie financière du groupe Hachette, côté depuis 1922 et sous l’égide du groupe Lagardère depuis le début des années 1980, et dont la situation capitalistique devrait encore évoluer. « Dans tous les secteurs où la famille Bolloré est présente, elle y est pour faire croître son patrimoine et ses actifs », analyse Jean-Clément Texier.

Avec en ligne de mire la prise du contrôle entier du groupe Lagardère. « D'ici six mois à deux ans, il n'y aura plus qu'une seule entreprise cotée, expliquait ce lundi aux Echos un expert. Cela n'a aucun sens de conserver Louis Hachette d'un côté et Groupe Lagardère de l'autre. »

Le plan de démantèlement de Vivendi a été approuvé par une large majorité de plus de 97 % des actionnaires du groupe lors d'une assemblée générale extraordinaire le 9 décembre.

Avec cette scission, Vivendi espère mettre fin à sa décote de conglomérat, qui signifie que sa valorisation boursière globale est inférieure à la somme de ses parties.

Source : Livres Hebdo

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