Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
7 juillet 2024

Vague de censures au Brésil

Au Brésil, une vague de censure littéraire déferle, frappant de plein fouet les écoles de plusieurs Etats fédérés. Les ouvrages d’écrivains prestigieux, comme Jeferson Tenório (O Avesso da Pele) et Ziraldo Alves Pinto (O menino marrom), entre autres, sont les dernières victimes de ce mouvement orchestré par des politiciens aux sympathies proches de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, au pouvoir entre 2019 et 2022. Dans ce pays d’Amérique latine, chaque Etat fédéré dispose d’une certaine autonomie, notamment en matière d’éducation. En dépit de son départ de la présidence, Jair Bolsonaro a maintenu son influence à travers des alliés locaux qui partagent sa vision conservatrice.

«Nous n’avons pas encore tenu un registre organisé, mais les cas se sont multipliés», précise João Nery, professeur de communication de l’université à São Paulo, en soulignant l’augmentation des incidents de censure, paradoxalement depuis l’arrivée de Lula au pouvoir, rapporte le magazine brésilien Gama Revista.

En mars, le ministère de l’Education de l’Etat du Paraná, situé dans le sud du pays, a demandé le retrait d’exemplaires de O Avesso da Pele dans les écoles publiques. Quelques jours plus tard, c’était au tour des gouvernements de Goiás (dans le centre) et de Mato Grosso do Sul (dans l’ouest de la région Centre-Ouest) de prendre la même mesure. O Avesso da Pele de Jeferson Tenório, lauréat du prestigieux prix littéraire Jabuti en 2021, présente des problématiques allant du racisme aux violences policières. C’est «l’ouvrage que l’extrême droite tente de censurer», a commenté sur X, Fernanda Melchionna, députée fédérale de l’Etat de Rio Grande do Sul. Les autorités brésiliennes justifient cette mesure en invoquant «l’utilisation de termes jugés inappropriés pour la tranche d’âge des élèves», rapporte le site d’information g1.


La censure de O Avesso da Pele n’est pas un cas isolé. Le 19 juin, O menino marrom de Ziraldo Alves Pinto, un roman pour enfants publié il y a quarante ans et abordant les thèmes de l’inclusion et de la diversité a été interdit temporairement dans l’Etat de Minas Gerais (dans le sud-est du pays) sous la pression de parents conservateurs qui jugeaient son contenu «extrêmement agressif», selon la chaîne CNN Brasil. La suspension visait à permettre à «l’équipe pédagogique de répondre aux questions et aux demandes des parents et autorités», affirment les autorités sur les réseaux sociaux.

Plus récemment, en mai, la suspension temporaire de Cartas para minha avó de Djamila Ribeiro à São Paulo a également provoqué une polémique. Sur un réseau social, l’autrice et philosophe brésilienne a critiqué cette mesure, la qualifiant d’«antidémocratique». Pour les mouvements conservateurs, le contrôle des programmes scolaires est crucial. Les œuvres abordant la diversité de genre ou les questions LGBTQ+ sont systématiquement attaquées, accusées de corrompre la jeunesse et de saper les fondements de la société traditionnelle. La rhétorique de la «protection de l’enfance» sert à légitimer ces attaques. Comme l’explique le psychologue Domenico Hur au magazine brésilien Gama Revista, cette stratégie vise à mobiliser «l’opinion publique et la population». Selon l’expert, cette vague de censure pourrait être liée aux élections municipales au Brésil qui auront lieu en octobre prochain .

Source : Libération

 

Publicité
6 juillet 2024

Fermeture de la librairie Gibert du boulevard Saint-Denis à Paris

C'est une adresse mythique des amoureux des livres d'occasion au coeur de Paris qui va fermer. Le groupe Gibert annonce en effet la fermeture de sa librairie Gibert Jeune, présente depuis des décennies sur le boulevard Saint-Denis, près de la place de la République dans le IIe arrondissement de Paris. L'établissement sera fermé dans le courant du second semestre de cette année, et les 9 salariés seront reclassés, assure le groupe qui compte encore 25 points de vente en France.

Il s'agit pour l'entreprise de "se reconcentrer sur ses neuf autres librairies parisiennes au plus près de ses clients", alors que l'autre adresse mythique du groupe, sur le boulevard Sain-Michel avec quatre boutiques, avait déjà mis la clé sous la porte en 2021.

Pour se justifier, le groupe Gibert évoque la hausse des loyers, la concurrence du Web mais aussi "la désertion du quartier par la clientèle familiale", peut-on lire dans un communiqué repéré par Le Parisien.

Un argument rejeté par Ariel Weil, le maire (PS) de Paris Centre, interrogé par nos confrères.

"Gibert va mal depuis des années pour des raisons variées (...). Il parait hasardeux d’incriminer la transformation du quartier: les études que nous avons menées ou commandées ces dernières années montrent que l’apaisement de la circulation, la réduction de la pollution et l’augmentation des alternatives piétonnes profitent aux commerces. Mais cela ne suffit pas à réparer un modèle cassé."

Les nombreuses manifestations à proximité de la place de la République ou encore les restrictions liées à la pandémie du Covid-19 ont également pesé, affirme-t-on.

L'entreprise avait pourtant massivement investi dans cette enseigne de 550 mètres-carrés en la transformant en lieu hybride combinant des activités culturelles et artistiques, le bien-être, l'artisanat, la décoration, et des rencontres avec des auteurs et artistes. Elle avait été rebaptisée Le Quinze.bis.

Source : BFM TV

6 juillet 2024

Yanbow Al Kitab remporte le Prix BOP 2024

La 61e Foire du livre jeunesse de Bologne a octroyé à la maison d’édition jeunesse marocaine Yanbow Al Kitab, le prestigieux prix BOP à l’échelon du continent Afrique. Cette distinction est décernée en reconnaissance de l’excellence dans l’édition jeunesse.

Le Prix BOP, établi par la Foire du livre pour enfants de Bologne en collaboration avec l’Association des éditeurs italiens (AIE) et l’Association internationale des éditeurs (IPA), vise à reconnaître et à célébrer les éditeurs de livres jeunesse qui se distinguent par leur créativité, leur innovation et la qualité de leurs choix éditoriaux. Yanbow Al Kitab a été sélectionné comme lauréat de l’Afrique parmi une liste impressionnante de candidats. La maison d’édition a su se démarquer par son engagement envers la promotion de la littérature jeunesse et son engagement à offrir des livres de qualité aux jeunes lecteurs du Maroc et au-delà.

Source :  L’Information

 

5 juillet 2024

Enquête Audible concernant le livre audio en France

Les contenus audio s’immiscent dans les pratiques quotidiennes des Français. C’est ce que révèle une étude à l’initiative d’Audible, application de livres et de création audio propriété d’Amazon, en partenariat avec l’institut Opinion Way. Menée entre mars et avril auprès d’un échantillon de 3 007 répondants français, entre mars et avril, l’étude montre que les contenus audio -  livre audio, podcast ou série audio -, sont de plus en plus plébiscités au sein de la famille et du côté de la jeunesse.

« Nous constatons au travers de l’étude Opinion Way que le livre audio prend une place de plus en plus importante dans le quotidien des Français et que son usage se démocratise, notamment chez les jeunes de 15 à 19 ans et au sein de la famille », a déclaré Isabelle Mauté, directrice générale d’Audible France dans un communiqué.

En effet, si 33 % des interrogés disent avoir déjà écouté au moins un livre audio en 2024, soit deux points de plus que l’an dernier, 63 % des jeunes de 15 à 19 ans sollicités ont répondu avoir été séduits par le livre audio, soit six points de plus qu’en 2023. Et le format conquiert également la famille. De plus en plus nombreux à initier leurs enfants à l’écoute de programmes audio, les parents l’utilisent pour des moments de partage et de détente, et l’incluent ainsi dans le quotidien du foyer. 49 % d’entre eux utilisent les contenus audio pour divertir leurs enfants, quand 42 % le font pour les instruire. L’étude va plus loin encore et montre que 28 % des parents interrogés perçoivent l’audio comme une alternative intelligente au temps d’écran. Nombreux sont les répondants qui ont d’ailleurs indiqué l’externalité positive de leur lecture audio, qui les a amenés à consommer le livre sous toutes ses formes, papier et numérique. D’ailleurs, 69 % considèrent que le livre audio est complémentaire du livre papier et en ligne. Enfin, l’étude révèle une certaine mobilité de l’écoute audio. Si 80 % des interrogés privilégient l’écoute à la maison, d’autres, de plus en plus nombreux, apprécient tout autant une consommation hors de chez eux. De fait, 55 % des auditeurs écoutent des contenus audio pendant leurs déplacements quotidiens, notamment en voiture et dans les transports en commun. Une proportion qui s’élève jusqu’à 64 % pour les auditeurs de livres audio, soit deux points de plus qu’en 2023. En 2024, le thriller reste d’ailleurs le genre le plus prisé par les auditeurs (39%) avec des titres comme Norferville de Franck Tilliez ou des créations originales à l’instar de Urban Legends de Liv. Suivent les contenus historiques et biographiques, devant la littérature avec des plumes comme Virginie Grimaldi ou des classiques comme Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, boosté par son adaptation en film.

Source :Livres Hebdo

4 juillet 2024

Baisse du marché du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles

Le marché du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles a légèrement reculé en 2023 de 0,3% à 264,8 millions d’euros, indiquent mercredi l’Association des éditeurs belges (Adeb) et Pilen, l’association des professionnels du livre. Si ce résultat reste au-delà de celui de 2020, ce faible recul en valeurs cache en réalité une baisse assez importante du nombre d’exemplaires vendus, relèvent les associations, étant donné que le prix moyen du livre acheté a crû de 5,1%, à 13 euros l’exemplaire.

Par ailleurs, l’Adeb et Pilen soulignent que “l’inflation en 2022-2023 a largement dépassé les 10% en Belgique”. La légère diminution de 0,3% “traduit donc un recul très important en euros constants pour tous les acteurs de la filière”.

Si le volume d’affaires des libraires a progressé de 2,9%, les ventes en ligne sur les sites de revendeurs et les achats dans les grandes surfaces culturelles ou chaînes de librairies ont régressé de plus de 3%. Les ventes directes sont restées stables l’an dernier et représentent un dixième des ventes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le chiffre d’affaires des librairies a atteint 104,1 millions d’euros, porté par une augmentation des exemplaires vendus et du prix de vente moyen dans le segment “littérature générale”. Celui-ci devient d’ailleurs le premier en termes de ventes (61,4 millions d’euros), détrônant les bandes dessinées qui accusent, elles, une érosion de 1,2% (60,1 millions d’euros).

Trois types d’ouvrages ont connu un déclin important de leurs ventes : les livres pratiques (-9,2%), ceux pour la jeunesse (-7,1%) et les ouvrages de sciences humaines techniques (-2,8%). Les livres scolaires ont, eux, progressé de 6,3%. Le chiffre d’affaires des éditeurs a atteint l’an dernier 327 millions d’euros (+1,5%). Cependant, au regard de l’inflation, ce résultat est synonyme de baisse de marge “très importante”, alerte l’Adeb, “d’autant plus que les coûts de production ont connu des hausses de 30 à 100 % sur cette période”. L’édition numérique (+8,65%), surtout en langue néerlandaise, relève l’Adeb, compense la régression des ventes de livres physiques (-0,57%) et de cessions de droits (-2,87%). Le numérique contribue ainsi à hauteur de 25% du chiffre d’affaires global du secteur et a connu une hausse de 6,5 millions d’euros par rapport à 2022. Les sciences humaines et les livres scolaires représentent 97% des éditions numériques.

Si le nombre total de titres (ré)édités l’an dernier a chuté de 24% à 7.245, les ventes moyennes par titre ont crû de 28%. En moyenne, chaque titre s’est vendu à 4.357 exemplaires en 2023, tous genres confondus. Selon l’Adeb, cela montrerait que “les éditeurs ont globalement choisi la sécurité des titres ‘locomotives’ au détriment de la diversité d’édition”. Pour l’Adeb, “une réflexion sur le prix du livre sera inévitable si la diversité d’édition veut être préservée”, alors qu’il ressort depuis 2014 que le livre qui se vend est celui qui est bon marché, mettant sous tension la marge des éditeurs et des libraires.

Source :Bx1

Publicité
3 juillet 2024

Rebind, la start-up visant à changer l'expérience de lecture des classiques

À l'étranger, on a parlé ces dernières semaines d'une start-up ambitieuse, Rebind, qui promet de révolutionner l' expérience de lecture elle-même . En effet, pour reprendre la définition du site , il propose « une expérience de lecture électronique pas comme les autres ». Mais qu'est-ce que c'est? Rebind a été fondée par John Dubuque et conçue en collaboration avec John Kaag et Clancy Martin (tous deux professeurs de philosophie aux États-Unis), et agit comme un support technologique pour lire les classiques avec moins d'effort, sans éléments superflus, et en saisir tout le sens. le travail . Ou du moins, c’est ce qui est promis en ligne. Tout cela grâce à un commentateur exceptionnel et à l'utilisation de l'intelligence artificielle .

Ce qui ressort est l'intérêt de Dubuque à rendre accessibles des œuvres de grande valeur culturelle (des classiques écrits avant 1928 et donc dans le domaine public) grâce à l'utilisation de l'intelligence humaine et, par la suite, de l'intelligence artificielle. Parmi les classiques concernés, on retrouve Roméo et Juliette , Le Siècle de l'Innocence mais aussi l' Ancien et le Nouveau Testament .

John Kaag et Clancy Martin ont en effet appelé pendant des mois des experts (les soi-disant Rebinders ) et les ont interviewés pour assimiler leurs connaissances relatives à des travaux spécifiques. Par exemple, John Banville , lauréat du Man Booker Prize en 2005, a été interrogé sur les Dublinois ; Margaret Atwood , auteur du best-seller The Handmaid's Tale , a été auditionnée pour Two Cities . Rebind a entrepris de créer une interface interactive contenant toutes les informations nécessaires pour répondre à toutes sortes de questions posées par les utilisateurs. Toutes les notions ainsi recueillies (relatives à l'œuvre, à l'auteur, au contexte historique, etc.) alimentent ensuite une intelligence artificielle, qui accompagnera les utilisateurs dans ce parcours de lecture interactif . John Kaag compare les commentaires de l'IA aux marginaux notés dans un livre par un lecteur expert.

Outre la possibilité de poser ses questions en direct, Rebind permet à ses abonnés d'écouter les réponses à travers les voix clonées (et manipulées) des (célèbres) Rebinders impliqués. Ce mécanisme vise à ressembler le plus possible à la relation élève-enseignant , et le fondateur l'a lui-même expérimenté en participant à un cours de six semaines dispensé par le professeur Kaag (associé fondateur de Rebind) sur le psychologue William James.

Comme le rapporte toujours le New York Times , Dubuque, une fois son diplôme en philosophie terminé, a continué à étudier en privé avec divers professeurs d'université, essayant de perfectionner ses méthodes d'apprentissage sur des textes classiques en dehors du contexte scolaire. Les « leçons » ainsi suivies sur Être et Temps de Martin Heidegger ont inspiré la création de Rebind.

Source : Il Libraio

2 juillet 2024

10 meilleurs polars selon les Français

14.000 lecteurs ont participé à un sondage pour déterminer le top 10 des meilleurs polars des deux dernières décennies. Il y a quelques mois, Babelio, le site préféré des fans de lecture, en partenariat avec le festival Quai du Polar, a soumis ses membres à une question-qui-tue : quel est, selon eux, le meilleur polar de ces 20 dernières années ? Exit donc les grands classiques de la littérature policière, Agatha Christie et compagnie... Au final, près de 14.000 personnes ont répondu à ce sondage en se basant sur "les thrillers, romans noirs, et polars les plus populaires" sortis entre 2005 et 2023. Ce qui a permis de créer un top 10. Alors, qui en est sorti grand vainqueur ?

Il s'agit d'un roman scandinave : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de l’écrivain suédois Stieg Larsson. Un auteur décédé prématurément en novembre 2004, quelques mois avant la parution du premier tome de ce qui deviendra la fameuse trilogie Millénium. La première, peut-on préciser. Ce premier roman a été suivi de La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (2006) et La Reine dans le palais des courants d'air (2007). À l'origine, Stieg Larsson envisageait d'écrire une série de dix livres.Les hommes qui n'aimaient pas les femmes nous permet de faire la connaissance de Lisbeth Salander, hackeuse asociale, et Mikael Blomkvist, un journaliste d'investigation et éditeur d'un magazine appelé Millénium. Un duo atypique qui, dans ce premier roman, va enquêter sur la disparition d'Harriet Vanger, la nièce d'un influent industriel. Ce polar a connu un succès aux quatre coins du monde et est rapidement devenu un "classique" de la littérature policière. Millénium a été adapté au cinéma, en Suède (trois films portés par Noomi Rapace et Michael Nyqvist dans les rôles principaux), et à Hollywood (un film avec Rooney Mara et Daniel Craig en 2011).  Deux auteurs ont pris la succession de Stieg Larsson. Millenium est d'abord revenu sous la plume de David Lagercrantz qui a signé trois romans, Ce qui ne me tue pas (2015 - adapté au cinéma en 2018 avec Claire Foy et Sverrir Gudnason), La Fille qui rendait coup pour coup (2017) et La Fille qui devait mourir (2019). Karin Smirnoff a pris sa relève avec La Fille dans les serres de l'aigle (2022), premier volet d'une troisième trilogie. Si Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est considéré comme le meilleur polar depuis vingt ans, quels autres romans font partie du top 10 ? Selon Babelio, les lecteurs ont opté pour :

  • La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, du Suisse Joël Dicker (Grand Prix de l’Académie française en 2012),
  • L’illusion du mal, de l'Italien Piergiorgio Pulixi (2022),
  • Nous étions le sel de la mer, de la Québécoise Roxanne Bouchard (2014),
  • 1991, du Français Franck Thilliez (2021),
  • Nymphéas noirs, du Français Michel Bussi (2011),
  • Surface, du Français Olivier Norek (2019),
  • Le chuchoteur, de l'Italien Donato Carrisi (2009),
  • J’irai tuer pour vous, du Français Henri Loevenbruck (2018),
  • Seul le silence, du Britannique R.J. Ellory (2007).

Source : Grazia

1 juillet 2024

Lauréats pour la catégorie Littérature du programme MIRA, initié par l'Institut français

L’Institut français a lancé en 2023 dans le cadre du programme « Mobilité Internationale de Recherche Artistique(MIRA) un appel à candidatures qui a permis de repenser les anciens programmes « Résidences sur Mesure » et les bourses « Stendhal » ainsi que de renforcer la mobilité de création française à l’international.  MIRA s’adresse aux artistes français, ou étrangers résidant en France depuis plus de 5 ans, sans limite d’âge, en solo ou en duo, qui souhaitent effectuer et/ou approfondir une recherche dans un ou plusieurs pays, sans cadre d’accueil, ni format imposé, pour une durée minimum d’un mois. MIRA accompagne les artisans, artistes, autrices et auteurs dans leurs étapes initiales de recherche et leur offre une opportunité inestimable de travailler avec des environnements artistiques et culturels multiples à travers le monde, facilitant ainsi l'échange d'idées, la créativité et l'enrichissement mutuel. 

Pour favoriser ces échanges, l’Institut français propose une mise en relation systématique des bénéficiaires avec le réseau diplomatique, les services culturels des ambassades, les Alliances françaises et les Instituts français des pays concernés. En 2023, 40 bénéficiaires (38 projets) ont bénéficié de bourses de mobilité, pour développer leurs travaux de recherche artistique dans 21 pays. Grâce à une action renforcée et à l’ouverture d’un nouveau volet consacré aux métiers d’art dans le cadre de la stratégie du « Plan métiers d’art » mené par le ministère de la Culture, ce sont 62 bénéficaires (52 projets) qui poursuivront leurs travaux de création dans 41 pays. Une bourse forfaitaire d’allocation de séjour, comprise entre 4000 et 6000 € selon les pays et les durées, est allouée au bénéficiaire pour réaliser sa recherche artistique. 

Parmi ceci, voici les lauréats  pour la catégorie Littérature :

  • Clément Bondu (Égypte),
  • Charlotte Bonneffon  (Pologne),
  • Frédéric Debomy (Vietnam),
  • Isabelle Desesquelles  (Inde et Sri Lanka),
  • Romain Dutter  (Mexique),
  • Mathilde Gal  (Royaume-Uni),
  • Claire Garand  (Grèce),
  • Agnès Giard  (Japon),
  • Yasmine Khlat  (Allemagne et Pologne),
  • Bertrand Leclair  (Norvège),
  • Muriel Martinez-Pat  (États-Unis),
  • Touhfat Mouhtare  (Ouzbékistan),
  • Laura Nsafou (États-Unis),
  • Sabah Rahmani  (Chili),
  • Michel Serfati (Bosnie-Herzégovine).
30 juin 2024

Un trésor patrimonial donné à la bibliothèque de l'Université de Perpignan

C'est une dotation majeure pour la Bibliothèque Universitaire perpignanaise: une édition complète, d'époque et en excellent état des 35 volumes de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert publiée en 1768 et provenant de la bibliothèque personnelle d'Alfred Sauvy. Un don fait à l'Université de Perpignan par John Wilkinson, ancien professeur à Oxford et gendre du grand intellectuel disparu en 1990.

Ces 35 volumes édités au XVIIIème siècle, celui des Lumières, représente un véritable trésor pour les collections de la bibliothéque universitaire de Perpignan souligne son Directeur Etienne Rouziès:

" Nous avons été très heureusement surpris, c'était une proposition extraordinaire pour nous !  Ce qui est assez exceptionnel, c'est de disposer d'une édition d'époque, contemporaine de la rédaction de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. L'Encyclopédie, c'est 35 volumes, 150 collaborateurs, 72. 000 articles ! Un travail de recherche colossal et inédit qui s'est prolongé sur 20 années et a mobilisé les esprits les plus avancés de ce siècle."

Cette première grande Encyclopédie de l'Histoire est déjà classée dans un ordre alphabétique et se divise en différents volumes comprenant les textes, les planches, les suppléments et les tables.

"Les volumes de planches sont à part. Ce sont de grandes feuilles illustrées de gravures de grand format, avec toujours un souci du détail, de la précision et de l'exactitude (....) Regardez par exemple, ici c'est un pou observé au microscope et représenté sur une planche étalée sur trois feuillets, on voit même le cheveu auquel il est accroché! C'est tout à fait l'esprit de l'encyclopédie: un esprit scientifique qui utilise des instruments pour représenter le plus fidèlement possible la réalité."

L'Encyclopédie, une somme de connaissances qui représente également un grand manifeste humaniste rappelle Etienne Rouziès, le directeur de la bibliothèque universitaire de l'Université Perpignan Via Domitia: " l'Encyclopédie n'est pas qu'une compilation de savoirs, c'est aussi un programme philosophique qui est tourné vers le progrès, la tolérance, la valorisation de l'esprit critique. C'est vraiment l'incarnation d'un certain esprit des Lumières."

Une exposition à venir en octobre 2024

L'édition de l'Encyclopédie offerte à l'UPVD était l'un des fleurons de la bibliothéque personnelle d'Alfred Sauvy (1898-1990), grand économiste, sociologue, démographe, à l'origine notamment du concept et de l'expression "Tiers monde".

Son petit-neveu, Olivier Poisson est satisfait de voir cette collection léguée aux fonds de la bibliothéque de l'Université de Perpignan: " Alfred Sauvy était un grand bibliophile. Comme tous les intellectuels de son temps, il avait un grand respect pour le livre, principal vecteur de transmission du savoir, auquel il apportait un très grand soin. Il est toujours resté très attaché au Roussillon, où il est né, et où il repose à Montalba-le-Château... notre département n'étant hélas pas le plus doté de France, c'est donc une très bonne chose que cette collection ait été donnée à l'Université de Perpignan! ".

Les 35 volumes de cette rare édition de l' Encyclopédie seront présentés au grand public lors d'une exposition qui se tiendra le samedi 12 octobre 2024 à l'occasion de la fête de la science à la bibliothéque universitaire de Perpignan.

Source : France Bleu Roussillon

29 juin 2024

Un prix récompensant la lutte contre la censure pour les bibliothécaires du Manitoba

L’Association des bibliothèques du Manitoba a annoncé jeudi que Cathy Ching, directrice de la Bibliothèque régionale du Centre-sud, à Winkler, et le reste de son équipe se verront décerner le tout premier Prix du livre sur les droits de la personne. Ce prix vise à récompenser les personnes qui défendent la liberté intellectuelle tout en favorisant la création d'espaces inclusifs et diversifiés dans les bibliothèques du Manitoba.

L'association a déclaré, jeudi, que les gestes de Ctahy Ching et du réseau des bibliothèques du centre-sud contre la censure ont inspiré la communauté et la province, incitant de nombreuses personnes du réseau de bibliothèques à proposer leur candidature pour le prix.

Cathy Ching espère que cette reconnaissance donnera confiance à d'autres établissements pour continuer à faire ce qu'il faut et à tenir tête aux personnes qui veulent supprimer les livres.

Nous sommes heureux que cela nous soit arrivé parce que nous sommes le deuxième réseau de bibliothèques rurales du Manitoba, déclare-t-elle. S'ils s'étaient attaqués à une petite bibliothèque autonome, elle aurait peut-être subi leur pression. 

Certaines bibliothèques du Manitoba ont reçu des injures ou se sont fait voler des livres à la suite de la campagne visant à retirer certains livres sur l'éducation sexuelle pour enfants du réseau des bibliothèques.

L'administratrice de la Bibliothèque de Morden, Gail Hildebrand, affirme que la situation a eu un effet psychologique considérable sur les personnes travaillant à la bibliothèque.

«Nous étions constamment détournés de nos tâches quotidienne.»

, déclare Gail Hildebrand, administratrice de la Bibliothèque de Morden
Tout le travail que nous avons fini par faire, c'était juste d'affiner les politiques et de nous assurer que nous protégions les droits de nos clients et que nous ne permettions pas à une petite minorité de parler au nom de tout le monde, déclare-t-elle.

Source : Radio Canada

Publicité