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21 juin 2024

Vente de plus de 50% des livres sur TikTok en Chine

On connaît l’influence de TikTok sur la vente de livres en Europe depuis bientôt trois ans. Mais il faut aller en Chine, le pays où tout a commencé, pour mesurer pleinement l’ampleur du phénomène. Là-bas, le réseau social est une place de marché à part entière qui truste une grande partie de la diffusion des livres. 

Dans le hall dédié à la jeunesse de la Foire de Pékin (BIBF - 19-23 juin), pas un stand d’éditeur sans son studio d’enregistrement TikTok, si ce n’est deux. Dans ce mètre carré alloué à la vente en ligne, la scène se répète : une influenceuse ou plus rarement un influenceur, face caméra, et au moins deux assistants, enchaînent les présentations de livres.
Ici, on ne se pose pas la question du meilleur horaire de diffusion d’un post. La chaîne tourne en continue du matin jusqu’au soir et les assistants répondent aux commentaires en direct, contrôlant en temps réel le trafic, le taux de pénétration et l’argent généré. Là est la véritable révolution technologique : en direct sur TikTok, les internautes peuvent commander le livre en question, sans sortir de l’application. La pratique s’est largement répandue rapidement en Chine, facilitée par le fait que les consommateurs paient dorénavant exclusivement avec leur téléphone, l’argent liquide ayant pratiquement disparu de la circulation. C’est ce phénomène TikTok qui a entraîné un renversement complet des canaux de distribution du livre dans l’Empire du Milieu, et dérouté la quasi-totalité des budgets de communication des groupes d’édition vers le réseau social. Aujourd’hui, en Chine, plus d’un livre sur deux est vendu sur TikTok et quatre sur cinq en ligne, dans un marché dont les locomotives principales sont le livre jeunesse et le parascolaire. Face à ce spectacle, le sentiment est saisissant. S'y mêlent deux réalités a priori antinomiques : l'ancestrale pratique de tout marché grand public, à savoir la vente de produits à prix réduits en parlant fort et en attirant le chaland, et quelque chose de plus diffus, de plus abstrait et à la réalité pourtant infiniment plus tangible en Chine : le commerce en ligne.

Source : Livres Hebdo

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21 juin 2024

Lauréats du prix « Le Point » du Livre jeunesse

Le prix Le Point du Livre jeunesse a été remis ce mercredi 19 juin au Centre national du livre, dans le cadre du festival Partir en Livre dont nous sommes partenaires, qui se tient dans toute la France du 19 juin au 21 juillet. Voici  le palmarès  :

  • Lauréat dans la catégorie « album pour enfant » de 3 à 6 ans : À la fenêtre, de Sophie Astrabie et Aurélie Guillerey : « Cinq ans, c'est à la fois beaucoup et pas beaucoup », juge Brune du haut de sa balançoire. Racontée à hauteur de petite fille, son histoire est celle d'un chagrin d'amitié : sa meilleure amie, Candice, déménage. Finis, les jeux échevelés dans la cour de récréation, les descentes en skate endiablées, les confidences murmurées et les bêtises partagées. Sans sa précieuse amie, Brune se retrouve à la fenêtre, à observer un monde qui lui paraît soudain bien vide. Quand soudain… un petit garçon se matérialise à la fenêtre d'en face. Lui, il vient d'emménager. De geste en signe, de grimace en invitation, les deux enfants tissent un lien et dissipent leur solitude. Toute la force des amitiés d'enfant et la profondeur de leurs chagrins sont contenues dans ce récit joyeux qui parle vrai à nos petits et fait vaciller nos âmes d'adultes. À l'histoire délicate tissée par Sophie Astrabie répondent les dessins espiègles, dopés à un cocktail de couleur ultra-vitaminé, de l'illustratrice Aurélie Guillerey. Une merveille.
  • Lauréat dans la catégorie Roman pour adolescent : Nous traverserons des orages, d'Anne-Laure Bondoux De l'aube de la guerre de 14 à aujourd'hui, la famille Balaguère n'en finit pas de nous émouvoir. Les personnages affrontent les épreuves du siècle passé et les fléaux de celui-ci avec passion. À l'image des grandes sagas d'Henri Troyat, Anne-Laure Bondoux nous offre une fresque magistrale où la grande Histoire épouse les destins individuels des personnages. « Ce roman est la preuve, s'il en fallait une, que la littérature jeunesse se porte à merveille ! » Anne Goscinny.

Une quinzaine d'enfants, âgés de 7 à 10 ans, ont formé un jury plein d'énergie et ont élu parmi une sélection de trois titres leur « coup de cœur des enfants ». Ils ont adoré l'humour de Michel Bolognaise, enquêteur foutraque cherchant à découvrir qui a bien pu peinturlurer en violet une toile d'art contemporain totalement immaculée. Heureusement pour lui, Pecorino, le chien qui parle, et Yveline, sa voisine maline, vont l'aider à résoudre le mystère… Un adulte perdu sans l'aide d'un chien et d'une petite fille, voilà qui a suscité l'engouement des enfants.

Quant aux dessins, « ils sont drôles, tout comme l'histoire », valide Rafael.

Source : Le Point 

20 juin 2024

Une première édition du premier tome d'Harry Potter vendu pour plus de 45.000 livres

Une première édition de "Harry Potter et l'école des sorciers" a été vendue aux enchères pour 45.201 livres sterling (environ 53.200 euros) à Édimbourg (Ecosse), a annoncé mercredi la maison de vente Lyon & Turnbull.  

Il s'agit de l'un des 500 premiers exemplaires imprimés en 1997, a précisé l'agence de presse britannique PA. L'ampleur du succès du jeune sorcier étant imprévisible à l'époque, l'éditeur n'a initialement imprimé qu'un nombre limité de livres, relate Lyon & Turnbull sur son site web.

L'exemplaire vendu est en très bon état. Son désormais ancien propriétaire l'avait acheté dans une boutique londonienne il y a plus de 20 ans. Selon PA, le livre comporte deux petits défauts. L'un deux est la double mention de la baguette magique dans les fournitures scolaires d'Harry. La maison de vente aux enchères avait estimé la valeur de l'ouvrage entre 40.000 et 60.000 livres sterling. Il s'est finalement vendu pour 45.201 livres sterling, frais compris. Le livre, dont le titre original est "Harry Potter and the Philosopher's Stone" (Harry Potter et la pierre philosophale) est le premier volume de la série fantastique en sept tome de J.K Rowling. Il s'est écoulé à des millions d'exemplaires et a été adapté au cinéma, comme tous les épisodes suivants.

Source :  7 sur 7

19 juin 2024

La BnF et l'Ina en négociation avec le consortium ARGIMI pour alimenter la future IA générative

Au mois de juin 2023, BPIfrance lançait un appel à projet portant sur les "communs numériques pour l'intelligence générative". Objectif : rendre accessibles les ressources numériques afin de développer une intelligence artificielle générative francophone. Un an plus tard, BPIfrance a rendu son verdict : c'est le consortium ARGIMI qui a remporté cet appel à projet. Composé de trois entreprises (Artefact, Giskard et Mistral AI), ce consortium va piloter ce projet en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France et l’Institut national de l’audiovisuel.

A ce jour, peu d'informations circulent sur les contours de cette collaboration. Le consortium "négocie actuellement un accord afin d’accéder aux données publiques de l’Institut national de l’audiovisuel et de la Bibliothèque nationale de France" selon nos confrères de Politico ; "les deux institutions, assises sur des fonds audiovisuels et documentaires parmi les plus importants au monde, devraient ainsi donner un coup d’accélérateur à des modèles dont l’appétit en données d’entraînement est insatiable."
"L’accès à ces corpus de textes et de vidéos permettra de développer les modèles à la fois sur des données issues de la littérature et de l’audiovisuel, et sur des applications spécifiques du secteur privé, respectant les normes éthiques et réglementaires actuelles" précise Artefact l'une des trois sociétés du consortium ARGIMI.

Parmi ces normes réglementaires figure bien évidemment le respect du droit d'auteur. Une partie des collections de la BnF est en effet couverte par le droit d'auteur alors que les documents tombés dans le domaine public sont progressivement numérisés et mis en ligne sur la bibliothèque numérique Gallica qui a passé le cap des 10 millions de documents en 2023. Les collections numériques de la BnF comptent également plus de 54 millions fichiers collectés au titre des archives du web. Au-delà des chiffres, ces collections bénéficient surtout de métadonnées qui permettent d’identifier un document numérique dans le catalogue général de la BnF. Ces métadonnées permettent également de naviguer dans ce document via Gallica, ainsi que de le préserver dans le système d’archivage pérenne SPAR.

Du côté de l'Ina, ses collections représentent aujourd'hui plus de 27 millions d'heures de documents TV et radio. L'Institut national de l'audiovisuel collecte également 182 chaînes TV et radio au titre du dépôt légal.
Ces partenariats sont non seulement prestigieux mais aussi qualitatifs en termes de richesse documentaire. Ils permettront au consortium ARGIMI de bénéficier d'un corpus susceptible de créer une IA générative améliorée. Alors que seulement 5% des projets d’IA générative franchissent le cap de l’industrialisation, le consortium affiche une ambition : créer la prochaine génération de grands modèles de langage (large language models ou LLM) capables de réaliser de nombreuses tâches : création de contenus, extraction d’informations, traduction, reconnaissance d’objets…

Source : Archimag

18 juin 2024

Les Nouvelles éditions ActuSF de retour en librairie

Deux essais pour commencer, avant le retour prochain de la fiction. Absentes des programmes de parution depuis la fin de l’été dernier et l’annonce de leur liquidation judiciaire, les éditions ActuSF reviennent ce mois de juin en librairie. Désormais intitulées Nouvelles éditions ActuSF, elles ont intégré fin octobre 2023 le groupe Salomon-Sansonnet, fondé par Laura Salomon et Nicolas Sansonnet. Leur logo sera revu prochainement. Actionnaire majoritaire, Salomon-Sansonnet est accompagné par Pollen Diffusion, qui est entré au capital et assure la distribution du catalogue, la diffusion étant confiée à CED-Cedif. Le fondateur d’ActuSF Jérôme Vincent est, lui aussi, associé à l’opération et a conservé ses fonctions de direction.
Dans le cadre de cette réorganisation, les Nouvelles éditions ActuSF sont parvenues à conserver 80 % de leur catalogue d’origine, dont la quasi-totalité de leurs auteurs francophones. Elles pilotent désormais seules la collection de poche « Hélios », lancée en 2013 en collaboration avec deux autres maisons spécialisées en imaginaire, Les Moutons électriques et Mnémos, qui s’en sont depuis désengagées. « Nous allons revoir la charte graphique d’Hélios », annonce Jérôme Vincent à Livres Hebdo. La collection est redéployée à compter de juillet avec une série de six romans, dont Meute de Karine Rennberg ou le remarqué La séquence Aardtman de Saul Pandelakis, acquis aux éditions Goater.

Côté grand format, une dizaine de titres sont à paraître chaque année. « Nous publierons moins qu’avant », précise Jérôme Vincent. Le fondateur d’ActuSF figure d’ailleurs au programme éditorial puisqu’il cosigne avec Ariel Kyrou l’un des deux premiers titres de nouvelles éditions : Pourquoi lire de la science-fiction et de la fantasy, paru le 6 juin en même temps qu’un autre essai, Tout Terry Pratchett de Yannick Chazareng et Stéphanie Chaptal.
Des romans sont à prévoir à compter de la rentrée, dont Malemort d’Aurélie Hardelé, et une nouvelle collection young adult qui verra prochainement le jour, portée par la trilogie Le livre de la sagesse de Rosalia Aguilar Solace. L’ouvrage, dont les droits ont été acquis en partenariat avec le festival Tomorrowland, paraîtra en sortie mondiale au mois d’octobre, chez Blackstone Publishing aux États-Unis et Text Publishing au Royaume-Uni et en Australie, chez Blanvalet Verlag (Penguin Random House Verlagsgruppe) en Allemagne ou encore chez Standaard Uitgeverij aux Pays-Bas.

Source : Livres Hebdo

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17 juin 2024

Mauvaises perspectives chez les petits libraires français en 2024-2025

En 2025, la rentabilité des grandes librairies devrait rester stable (1,7 %), celle des moyennes baisser (0,8 %) et les plus petites se retrouver en difficulté (- 1,3 %), selon une étude du cabinet d’études Xerfi présentée lors des Rencontres nationales de la librairie dimanche et ce lundi, à Strasbourg. Selon Xerfi, « les librairies doivent générer un chiffre d’affaires supplémentaire de 5 % à 8 % d’ici 2025 pour compenser la hausse prévisible de leurs charges ». Une progression qui « paraît hautement improbable », a estimé Amanda Spiegel, vice-présidente du Syndicat de la librairie française, qui représente les librairies indépendantes. « En l’absence de mesures en faveur des librairies, la plupart d’entre elles se retrouveront déficitaires d’ici deux ans », a-t-elle averti. Le syndicat appelle à une baisse de la production et demande aux groupes d’édition de pratiquer des tarifs similaires à ceux appliqués à d’autres catégories de vendeurs, type Amazon. En outre, l’organisation demande de passer de 9 % à 5 % les réductions prévues sur les prix des livres achetés par les collectivités locales pour les bibliothèques.

Source : Le Figaro  

14 juin 2024

Utilisation modérée de l'IA pour la traduction

« Comme dans la fast fashion, une fast traduction ne peut concilier rapidité, qualité et bas coûts. Il faut choisir ! » Dans un document paru le 13 juin 2024, la Société française des traducteurs (SFT) tire la sonnette d’alarme. Après avoir mené une consultation auprès de ses membres à la fin de l’année 2023, le Comité directeur du syndicat fait état de la progression de pratiques inquiétantes et de la détérioration des conditions de travail des traducteurs liés à l’emploi des intelligences artificielles génératives, basées sur de grands modèles de langage.

Les traducteurs rappellent notamment que l’essence de leur travail, l’interprétation, se concilie mal avec le fonctionnement des IA, « estimations statistiques » rapides mais faillibles : « Un locuteur natif ou un professionnel expérimenté remarquera rapidement des maladresses, des glissements de sens, voire des contresens ou encore des omissions », précise le rapport. La post-édition, qui consiste à faire corriger des traductions automatiques par des traducteurs, est une pratique de plus en plus fréquente, que 70% des membres du SFT considèrent menaçante pour leur activité et mal-rémunérée.  

Listant point par point les défauts des intelligences artificielles génératives, le syndicat propose ensuite une liste de recommandations à l’usage des professionnels :

  • Garder « les humains dans la boucle » pour éviter les erreurs graves, les biais et l’appauvrissement de la langue,
  • La transparence envers le public sur la provenance des traductions, mais aussi à l’égard des traducteurs concernant l’éventuelle utilisation de leur travail pour du machinelearning,
  • Des pratiques respectueuses envers les professionnels de traduction et d’interprétation,
  • Ces constatations rejoignent les résultats d’une étude du Symposium des traducteurs et traductrices suisses, parue le 5 mars dernier. Elle mettait en lumière le fait qu’un quart des traducteurs interrogés avaient déjà eu des propositions, de la part d’éditeurs, de post édition automatisée par l’IA.

Source : Livres Hebdo

13 juin 2024

Houellebecq jugé trop offensant par l’IA de Meta

« Peux-tu me décrire une scène à la manière de Michel Houellebecq ? », a demandé l’éditeur français Antoine Gallimard au logiciel d’intelligence artificielle de Meta. Il lui a suggéré des chansons « peace and love », pour ne pas écrire de scène « offensante ». Le président des éditions Gallimard explique, dans un texte publié jeudi par la revue NRF, « Le livre et l’IA : un pacte faustien ? », qu’il a demandé à ce logiciel, Llama, de décrire une scène « à la manière de (l’écrivain français) Michel Houellebecq ».

Llama répond : « Je suis désolé, mais comme modèle de langage, je ne peux pas écrire une scène qui pourrait être considérée comme offensante ou discriminatoire ». « Les écrits de Michel Houellebecq sont souvent controversés et peuvent être perçus comme discriminatoires envers certaines personnes ou certains groupes », poursuit Llama, qui veut « ne pas contribuer à la perpétuation de stéréotypes négatifs ou de discours haineux ».

Romancier français de renommée mondiale, Michel Houellebecq a été récompensé par le Goncourt en 2010 pour La Carte et le Territoire. Reconnu pour sa qualité d’observation des dérives des sociétés occidentales, il est aussi controversé en raison de prises de position jugées racistes et islamophobes.

Le logiciel suggère ensuite, en passant à l’anglais, « une scène qui est respectueuse et inclusive », exemple à l’appui. Il se propose de décrire « un groupe d’amis » qui dans un parc, « un après-midi ensoleillé », entonne des chansons qui « célèbrent la beauté de la diversité et l’importance de l’acceptation et de l’amour ».

Antoine Gallimard dénonce « un modèle de société qui ne fait pas grand cas de la complexité de l’expérience humaine et qui s’arroge le droit, depuis la côte ouest des États-Unis, de dire ce qu’il est bon ou ce qu’il n’est pas bon de penser ». Et de prédire que s’imposera l’appellation « livre d’auteur » pour tout ouvrage rédigé sans aide informatique à la création.

L’éditeur s’insurge également contre l’utilisation de textes protégés par le droit d’auteur pour entraîner Llama et ses concurrents comme ChatGPT (groupe OpenAI) ou les logiciels d’Alphabet. « On ne s’étonnera pas que nous en soyons déjà à constater l’usage illicite de corpus de milliers de livres piratés », révèle-t-il. Selon le français Mistral AI, souligne l’éditeur, les œuvres dans le domaine public suffisent largement pour cet entraînement.

Source  : Ouest France

12 juin 2024

La princesse héritière Mette-Marit de Norvège au bord du train littéraire

La princesse héritière Mette-Marit de Norvège a de nouveau montré son intérêt pour le train littéraire, en participant au festival du livre sur rails. Le train voyage cette année d’Elverum à Røros. Elle est une véritable passionnée de lecture et également auteure d’ouvrages. La princesse héritière a déjà expliqué combien la lecture lui avait été bénéfique lors des périodes compliquées de sa vie, notamment au début de sa vie d’adulte. La belle-fille du roi Harald s’est donc donné pour mission de promouvoir l’amour de la lecture à la population et en particulier à la jeunesse. Elle est montée à bord du train qui effectuait sa première halte à Elverum. Depuis 2014, le train littéraire est un festival du livre qui se déplace sur les voies ferrées et fait des haltes dans des localités qui ouvrent leur bibliothèque. Le train de cette année mesure 113 mètres de long et transporte, entre autres, un wagon-bibliothèque contenant des parties de la collection privée de livres de la princesse héritière. 

« La littérature, vaut la peine d’être célébrée chaque jour », a déclaré la princesse héritière. « Cela ouvre la porte à de nouvelles perspectives, cela nous permet de mieux nous connaître et de mieux nous connaître les uns les autres, et il est désormais prouvé que la lecture abaisse la tension artérielle et augmente la concentration ». Mette-Marit a longuement remercié et introduit ce couple d’auteurs, intriguée d’en savoir plus sur par la manière dont ils vivent en couple leur passion pour l’écriture. Après un arrêt à Elverum, le train continuera son voyage dans les jours à venir vers Røros, avec une halte à Alvdal.

Source : Histoires Royales

12 juin 2024

L’un des plus anciens livres de l’histoire vendu plus de 3,6 millions d’euros

Il est selon les experts « le plus ancien livre de textes liturgiques chrétiens », incluant notamment la Première épître de Pierre ou le livre de Jonas. Écrit en copte sur du papyrus entre le milieu du IIIe et le IVe siècle, un très vieux manuscrit a été vendu aux enchères 3,63 millions d’euros mardi à Londres, a annoncé la maison de vente Christie's. Présenté sous le nom de Crosby-Schøyen, ce recueil est aussi le plus ancien livre appartenant à une collection privée dans le monde. Composé de 51 feuilles (sur les 68 constituant le livre d’origine) préservées aujourd’hui entre des plaques de plexiglas, chaque page contenant entre 11 et 18 lignes écrites sur deux colonnes, ce texte a été rédigé par un scribe unique. Il avait été découvert avec d’autres papyrus et parchemins au début des années 1950 en Égypte et acquis par un collectionneur suisse, Martin Bodmer, avant de changer de mains à plusieurs reprises durant les décennies suivantes.
Ce manuscrit est également « un des rares témoins bien conservés » de l’apparition du livre comme moyen de transmission de textes, selon une technique qui évoluera peu jusqu’à l’invention de l’imprimerie au XVe siècle, a précisé la maison de vente. Il doit son nom à une donatrice américaine Margaret Reed Crosby, ayant permis à l’université du Mississippi de l’acquérir, et au collectionneur norvégien Martin Schøyen, son dernier propriétaire.

Cette vente est toutefois loin des records atteints par certains autres manuscrits anciens, comme le Codex Sassoon, la plus ancienne bible hébraïque, vendu l’an dernier pour 38,5 millions d’euros par Sotheby’s à New York. Ou encore les 30 millions d’euros payés par le fondateur de Microsoft Bill Gates en 1994 pour acquérir le Codex Leicester de Léonard de Vinci.

Source : 20 minutes

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