Après une première édition à Lyon en octobre, l’Illustration Festival se déplace à Paris le 6 avril 2024, pour une journée lors de laquelle l’abolition de la barrière ancestrale entre illustration et art sera belle et bien consommée. Petits, on a tous ouvert au moins une fois un livre pop-up, aussi appelé livre animé ou à système. Vous savez, ces livres qui à chaque page tournée nous font découvrir un paysage, des personnages qui se déploient en 3D, chose qui nous donnait envie de plonger dans ces décors majestueux. Eh bien le rêve devient réalité le temps d’une journée, sous les arches de la Gaité Lyrique
Après plus de 80 numéros, des dizaines d’événements et bientôt vingt ans d’existence, le magazine d’illustration Kiblind se décline désormais version grandeur nature en festival. Après une belle édition aux Subs à Lyon en octobre dernier, c’est désormais à Paris que l’ambition se poursuit. Exposition, masterclass, projections de courts-métrages et ateliers sont ainsi à prévoir, et même un concert ! Le duo Attention Le tapis prend feu ambiancera ainsi la foule, avant de laisser la place à un karaoké géant. (pour découvrir le programme précis de cette journée, cliquez ici).
« L’idée est de créer un rendez-vous annuel et international de l’illustration.» , déclarait Jean Tourette, l’un des fondateurs du magazine à notre micro, lors de l’édition lyonnaise du festival. « Le mot If,c’est pour le champ des possibles qu’offre l’illustration et son incroyable capacité à représenter ce qui existe, mais un peu différemment. Et ce qui n’existe pas. ».
Un festival qui divertit, donc, mais qui fait aussi réfléchir ; qui illustre, finalement, la petite lumière que chacun possède au fond de soi, que certains parviennent à faire briller et que d’autres encore appellent liberté.
Parmi les nombreux et talentueux invités: l’illustratrice espagnole María Medem, l’illustrateur·rice allemande Raman Djafari, l’illustrateur marseillais Jules Magistry ou encore l’illustratrice parisienne Melek Zertal. Chacun et chacune démontrera en live son processus de création, et d’expression. Un vrai livre pop-up grandeur nature on vous dit.
Le CMLO (centre méditerranéen de littérature orale) - à la fois lieu de formation et fonds documentaire - ne connaît aucun équivalent dans l'Hexagone. Après de difficiles années covid, le Centre a vu ses formations se réduire et connaît une importante baisse de subventions qui l'amène, ce jeudi, à passer devant le tribunal d'Alès pour y jouer sa survie. Les bénévoles qui s'en occupent espèrent une mesure de redressement et quelques mois de répit, pour avoir le temps de mettre en place leurs nouvelles pistes de recettes. Sinon, c'est un outil unique en son genre qui serait voué à disparaître, ainsi que le vivier essentiel de conteurs à la recherche de nouvelles histoires à assembler. Ils viennent de toute la France - et même du Québec - pour avoir accès aux ressources documentaires logées au 3e étage de l'espace André-Chamson. Unique en France, le Centre méditerranéen de littérature orale (CMLO) n'a de méditerranéen que la position géographique, à Alès.
"Mais sinon, on recouvre le monde entier, c'est un lieu unique en France", enfonce sa présidente, Catherine Caillaud. Mais qui pourrait bien devoir fermer ses portes.
"La littérature orale est aux fondements mêmes de l'humanité" selon Catherine Caillaud, présidente du CMLO (centre méditerranéen de littérature orale)
Un lieu qui doit avant tout à son fondateur, Marc Aubaret, ethnologue qui travailla notamment avec Jean-Pierre Chabrol sur le festival Paroles d'Alès. "Notre approche est fondée sur son travail d'ethnologue, poursuit Catherine Caillaud.La littérature orale est aux fondements mêmes de l'humanité, à la croisée de la construction de l'être humain." Cette vision attribue au conte, au sens large, des valeurs ethnologiques, voire psychanalytiques. "Pédagogues, thérapeutes, tout le monde peut être intéressé", assure Catherine Caillaud.
"Pourquoi la littérature orale est-elle là ? Quelles sont ses fonctions ?, interroge la présidente du CMLO. Elle permet avant tout à l'être humain de se construire et de transmettre une langue, des codes, des valeurs ou des symboles. Un conte merveilleux, c'est une plongée dans l'antériorité. Et cela peut être utilisé en séance thérapeutique." On sait, par exemple, l'importance des monstres dans les contes, qui viennent contrebalancer ceux que nous possédons et déplaçons tous. Raison pour laquelle "il ne faut jamais édulcorer les sorcières affreuses, il vaut mieux qu'elles soient plus terribles que nos monstres".
Ce "croisement de regards artistiques et ethnologiques" que permet le CMLO est aussi accessible via le "centre de documentation de littérature orale", poursuit sa présidente. Qui ne regroupe pas que des contes : livres de sociologie, d'ethnologie ou d'histoire y sont disponibles, aux côtés des recueils de contes. "Ce n'est pas juste une banque de bons récits libres de droit. C'est une banque de données incroyable." Qui offre aussi les contextes des contes selon les pays dont ils sont originaires. Pour savoir, par exemple, que chez les inuits, la présence d'un squelette n'a aucune vocation à effrayer car selon leur tradition, les os contiennent la force vitale de la personne.
"Il s'agit de transmettre l'Histoire, et pas forcément d'utiliser l'histoire." Une Histoire qui se heurte désormais aux réalités économiques conjoncturelles, dans un temps où l'association se réinventait. "On était construit autour de Marc Aubaret. Quand il est parti à la retraite, il y a dix ans, on s'est cherché pour repenser le fonctionnement. Puis, il y a eu le covid." Soit une baisse substantielle de recettes. Qui s'est poursuivie car, la structure n'étant pas certifiée Qualiopi, elle a perdu le statut d'organisme de formation, avec pour conséquence que les personnes intéressées devenaient seuls financeurs de leur formation, sans aide possible. Une autre source importante de recettes s'est donc fortement réduite, pour laquelle la présidente se sent aujourd'hui responsable. De ce côté-ci, dans trois semaines, le mal sera réparé, avec un label en bonne et due forme. Un argument qui sera plaidé, ce jeudi, devant le tribunal d'Alès.
Avec des recettes propres en berne, les aides ont commencé à représenter une part trop importante du budget général de l'association. La subvention avait baissé de 26 % en 2022, elle a été réduite de 10 000 € en 2023, par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) sur les plus de 56 000 € que recevait le CMLO. "Nous sommes en redressement judiciaire depuis octobre 2023. On a dû licencier nos deux employés, qui étaient cadre." Ceux qui permettaient les "actions culturelles, sociales et éducatives. On ne tourne plus que sur du bénévolat."
Huit personnes font encore fonctionner la structure. Avec une épée de Damoclès sur leur passion commune, mais aussi la joie de voir abonder les soutiens "de toute la France. Des soirées de dons ont été organisées (*), des adhérentes nous appellent de toute la France. Max Roustan nous a envoyé un courrier de soutien..."
"Ce jeudi, soit on arrête, soit on continue, avec une échéance au mois d'octobre, résume la présidente du CMLO. En cas de certification Qualiopi, 150 personnes m'ont répondu qu'elles étaient prêtes à venir se former. Jeudi, je défendrai bec et ongles le CMLO." Catherine Caillaud est raisonnablement optimiste. "Si la confiance de l'État perdure, on pourra traverser la tempête et réembaucher quelqu'un." Et, ainsi, conserver ce fonds documentaire unique, à la croisée de ces histoires qui tapissent le fond inconscient de l'âme humaine.
Placée sous le signe de l’audace dans l’édition, la 5ᵉ cérémonie des Trophées de l’édition de Livres Hebdo s’est tenue, lundi 25 mars dans la soirée, à l’Odéon-Théâtre de l'Europe. Présentée par David Abiker, elle a réuni plus de 600 invités de l’interprofession et a été l’occasion de remettre quinze prix aux plus belles réussites éditoriales francophones de l’année
Les lauréats des trophées de l’édition 2024 :
Trophée de l’innovation numérique : HachetteLivre pour la création d’un espace virtuel immersif, co-construit avec Power Z.
Trophée de l’adaptation audiovisuelle : Grasset, éditeur de Le Consentement de Vanessa Springora, porté sur grands écrans par Vanessa Filho.
Trophée de la création audio : L’École des loisirs pour la série audio Les Mémoires de la forêt, adaptée des romans de Mickaël Brun-Arnaud
Trophée de la promotion du livre : Glénat, pour la 2ᵉ édition de la « Nuit One Piece ».
Trophée de la valorisation du fonds : Denoël pour la réédition critique et mise à jour des œuvres complètes de Blaise Cendrars.
Trophée de l’engagement solidaire : Beaux-Arts de Paris Éditions pour Une révolution iranienne : Femme, vie, liberté.
Trophée du développement durable : La Baconnière pour l’impression de Moby Dick en « cradle-to-cradle » (zéro déchet).
Trophée de la fabrication du livre : Gallmeister pour leur nouvelle collection « LITERA » de classiques de la littérature mondiale.
Trophée de la conception artistique : Éditions 2024 pour La Pérégrination vers l’Ouest, Intégrale des illustrations de l’édition japonaise de 1806-1837.
Trophée de la création éditoriale : Dépaysage pour la collection « Talismans » dédiée aux littératures autochtones contemporaines d’Amérique du Nord.
Mention spéciale création éditoriale : Passés Composés pour la collection « Infographies » de livres d’histoire, réalisés avec des data designers.
Coup de cœur du jury : Pocket pour la 10ᵉ édition de 13 à table !, recueil de nouvelles au profit des Restos du cœur.
Les trophées spéciaux 2024 :
Trophée spécial de la petite maison d’édition de l’année : Aux forges Vulcain.
Trophée spécial de l’éditeur de l’année : Antoine Caro, directeur des éditions Seghers.
Trophée spécial de l’auteur de l’année : Cédric Sapin-Defour, auteur de Son odeur après la pluie (Stock).
Livres Hebdo remercie ses partenaires pour cette 5ᵉ édition : Alfalibra, Audiens, Cityz Media, Groupe Dupliprint Editis, Le Figaro, FSC, GfK, Hachette Livre, et le Centre national du livre.
À Trouskavets, une petite ville thermale des Carpathes à l’ouest de l’Ukraine, trois écoles sont en lice avec un objectif : récolter en quatre jours un maximum de papiers à recycler, de préférence imprimés en langue russe. L’opération, qui vise à soutenir l'armée ukrainienne, a été sobrement baptisée "Littérature ennemie contre drones". "On a commencé à collecter des papiers usagés, mais le premier jour on n’en trouvait pas beaucoup, raconte un jeune homme. Quelques livres, des vieux carnets et des cartons… Mais on n’a pas baissé les bras !"
Les jours suivants, on a fait le tour de tous les endroits possibles dans notre ville, les magasins, les bureaux de poste, et les bibliothèques des centres de cure", poursuit sa comparse. Danylo et Anna font partie de la classe gagnante, grâce à deux tonnes et demie de papiers récoltés, dont une bonne partie d’ouvrages russes. "On a libéré nos bibliothèques de la littérature russe, ça fait de la place pour nos auteurs et nos livres ukrainiens!", se réjouit une jeune fille. "Les Russes détruisent notre pays, ils tuent nos citoyens, rasent nos villes. On ne perdra rien à jeter leurs livres et à ne plus jamais les lire", appuie une autre.
Même la professeure de littérature Lesya Kravtchouk en a profité pour faire du ménage dans sa bibliothèque. Elle a lu les classiques russes et les a étudiés, elle peut encore les citer de tête, mais désormais c’est la guerre. "Ça a été douloureux bien sûr, confie-t-elle, mais le plus douloureux c’est quand nos envahisseurs occupent nos villes. La première chose qu’ils font, c’est de brûler nos livres, notre histoire, et tout ce qui est lié à l’identité ukrainienne. Ça fait mal".
L’opération a été proposée aux écoles de Trouskavets par un groupe de volontaires dont fait partie Yvan Jouk, convaincu lui aussi que c’est une guerre culturelle et linguistique qui oppose Russes et Ukraniens.
"Cette action était symbolique du fait qu’on peut battre l’ennemi avec ses propres armes. »
À Trouskavets, une petite ville thermale des Carpathes à l’ouest de l’Ukraine, trois écoles sont en lice avec un objectif : récolter en quatre jours un maximum de papiers à recycler, de préférence imprimés en langue russe. L’opération, qui vise à soutenir l'armée ukrainienne, a été sobrement baptisée "Littérature ennemie contre drones". "On a commencé à collecter des papiers usagés, mais le premier jour on n’en trouvait pas beaucoup, raconte un jeune homme. Quelques livres, des vieux carnets et des cartons… Mais on n’a pas baissé les bras !"
Les jours suivants, on a fait le tour de tous les endroits possibles dans notre ville, les magasins, les bureaux de poste, et les bibliothèques des centres de cure", poursuit sa comparse. Danylo et Anna font partie de la classe gagnante, grâce à deux tonnes et demie de papiers récoltés, dont une bonne partie d’ouvrages russes. "On a libéré nos bibliothèques de la littérature russe, ça fait de la place pour nos auteurs et nos livres ukrainiens!", se réjouit une jeune fille. "Les Russes détruisent notre pays, ils tuent nos citoyens, rasent nos villes. On ne perdra rien à jeter leurs livres et à ne plus jamais les lire", appuie une autre.
Même la professeure de littérature Lesya Kravtchouk en a profité pour faire du ménage dans sa bibliothèque. Elle a lu les classiques russes et les a étudiés, elle peut encore les citer de tête, mais désormais c’est la guerre. "Ça a été douloureux bien sûr, confie-t-elle, mais le plus douloureux c’est quand nos envahisseurs occupent nos villes. La première chose qu’ils font, c’est de brûler nos livres, notre histoire, et tout ce qui est lié à l’identité ukrainienne. Ça fait mal".
L’opération a été proposée aux écoles de Trouskavets par un groupe de volontaires dont fait partie Yvan Jouk, convaincu lui aussi que c’est une guerre culturelle et linguistique qui oppose Russes et Ukraniens.
"Cette action était symbolique du fait qu’on peut battre l’ennemi avec ses propres armes. »
"La littérature russe a toujours été une arme pour nous dominer, dénonce Yvan Jouk. On a retourné l’arme de l’ennemi contre lui, en la transformant en drones". À l’arrivée, deux drones d’attaque ont pu être achetés et offert à l’armée ukrainienne pour 12 tonnes de papiers collectés, qu'une entreprise locale a recyclée... en papier toilette.
"La littérature russe a toujours été une arme pour nous dominer, dénonce Yvan Jouk. On a retourné l’arme de l’ennemi contre lui, en la transformant en drones". À l’arrivée, deux drones d’attaque ont pu être achetés et offert à l’armée ukrainienne pour 12 tonnes de papiers collectés, qu'une entreprise locale a recyclée... en papier toilette.
« Violent, anti-police et anti-fasciste », tels sont les arguments avancés par les militants de No Turn Left in Education, une association américaine qui milite contre « l'influence de la gauche dans l'école ».
Ces derniers, et d'autres associations similaires, réclament le retrait des étagères des bibliothèques du Kentucky ou encore du Missouri et peut-être bientôt de Caroline du Suddu roman graphique pour adolescent, Le club des livres interdits.
L'un de ses auteurs, Kim Hyun-sook, raconte dans cet ouvrage le combat des Sud-Coréens contre le régime militaire de Chun Doo-hwan dans les années 1980, notamment contre la censure de la littérature. Un sujet parfois encore sensible en Corée du Sud, et pourtant le livre a reçu à sa parution un grand nombre de critiques positives. Succès international et gagnante de prix littéraires, y compris aux États-Unis, Kim Hyun-sook ne comprend pas la censure de son roman.
Son co-auteur Ryan Estreda ironise sur la situation d'une censure d'un livre dénonçant la censure. Les deux auteurs ont fait appel.
Précédemment, d'autres livres sud-coréens traitant par exemple des esclaves sexuelles de l'armée japonaise avaient été et demeurent toujours interdits dans certains États.
En ce mois de mars, la bibliothèque publique de Worcester (Massachusetts, États-Unis) a décidé de mettre en avant les chats. Lors de cet événement, les bibliothécaires ont eu une idée plutôt originale : proposer de renoncer aux amendes des usagers en échange d’une photo de leurs chats.C’est une initiative pour le mois insolite que rapporte le média PetHelpful. À Worcester, dans l’État du Massachusetts (États-Unis), la bibliothèque publique a lancé une opération spéciale baptisée « March Meowness ». Le principe est simple : le mois de mars sera consacré aux petits félins et il comptera divers événements en lien avec les chats. Parmi eux, la possibilité d’annuler ses amendes grâce à un moyen à la fois simple et original. La bibliothèque publique de Worcester a récemment annoncé une bonne nouvelle à ses usagers étourdis ou négligents. Durant ce mois de mars dédié aux petits félins, ceux qui ont perdu ou endommagé des livres empruntés à la bibliothèque ont la possibilité d’obtenir l'annulation de leurs amendes en montrant simplement la photo d’un chat.
Sur la page Facebookde la Worcester Public Library (WPL), on peut ainsi lire : « Aujourd'hui, c'est le grand jour ! Nous avons un mois de remise de frais pour les articles WPL perdus ou endommagés ! Montrez-nous une photo de votre chat, un chat célèbre, un dessin de chat. - n'importe quel chat, et nous pardonnerons les frais WPL sur votre compte. »
Même si les utilisateurs de la bibliothèque n’ont pas de chat, il existe toujours une solution. Pour débloquer sa carte de bibliothèque, un petit garçon de 7 ans, qui n'a jamais rendu un livre et qui n’a pas de chat, a par exemple dessiné un joli matou roux.
Selon Jason Homer, le directeur de la bibliothèque, ce sont environ 400 personnes qui ont déjà pu réactiver leur compte après avoir apporté leurs photos ou dessins de chats. La WPL a d’ailleurs installé un incroyable mur pour afficher quelques-uns de ces portraits félins.
L’opération « March Meowness» ne s’arrête pas à l'initiative « Feline for Fees Forgiveness ». La WPL propose également des ateliers où il est possible de construire une maison pour chat en carton ou fabriquer des jouets pour chat. Les créations pourront être soit emportées à la maison par leur auteur, soit données à la Worcester Animal Rescue League, une association de sauvetage locale.La bibliothèque organise bien d’autres événements sur le thème des chats tout au long du mois de mars comme un tutoriel de maquillage pour réaliser des yeux de chat ou un « De-Stress with Cats » qui consiste à passer du temps avec les pensionnaires félins de la Worcester Animal Rescue League afin de se détendre. Un beau programme qui risque de rencontrer un vif succès auprès des amoureux des animaux et des livres !
La Nuit des artistes-auteurs et autrices a pour objectif de rassembler les artistes-auteurs et autrices afin de porter des revendications sociales communes. Cet événement aura lieu le 25 mars dès 18 heures dans différentes villes européennes (pour en savoir plus, cliquez ici) et sera retransmis sur Youtube (dès 19 heures). Si vous voulez y participez, venez avec une bougie et décorez votre parapluie avec l'autocollant à imprimer sur le site de cet événement en cliquant ici.
Il est plus que jamais opportun de parler de précarité du métier, de création et de la nécessité d'élaborer un statut protecteur au niveau européen. Des mesures adoptées au niveau européen auraient des répercussions au niveau français et pourraient enfin permettre :
des conditions de travail décentes,
l’interdiction de contrats abusifs,
la régularisation de l'Intelligence artificielle,
l'équité des rémunérations,
le renforcement des syndicats et de la négociation collective.
Selon une info du Midi Libre, malgré près d'un million de travaux réalisés en 2020, la médiathèque Marc-Bernard située à Pissevin, et fermée depuis juin pour cause d’insécurité, devrait déménager dans le cadre des travaux inhérents à l’Anru. Voilà 9 mois, que la médiathèque Marc-Bernard, implantée place Debussy dans le quartier de Pissevin a fermé ses portes.
"Du fait de l’aggravation de la situation depuis quelques semaines et du risque d’atteinte grave à la sécurité des agents municipaux", Jean-Paul Fournier, le maire, annonçait par le biais d’un communiqué de presse la fermeture au public de la médiathèque à compter du mardi 6 juin dernier et jusqu’à nouvel ordre (cliquez ici pour en savoir plus).
Il se pourrait que la réouverture de cet équipement de proximité doive attendre… sa reconstruction ailleurs dans le quartier. En effet, ces dernières années, les dealers avaient pris possession des lieux, créant la terreur auprès des agents municipaux exerçant sur place ainsi que des usagers. Le toit de la médiathèque s’était d’ailleurs littéralement transformé en "vigie" pour les dealers. "Les trafiquants de drogue y faisaient carrément leurs grillades", confie une source proche du dossier. "Le bâtiment a subi de graves dommages, notamment au niveau de l’étanchéité du toit qui a dû subir de nombreuses rénovations".
Pourtant, Marc-Bernard n’avait rouvert ses portes qu’en septembre 2020, après 22 mois de travaux et de confinement. Une réhabilitation complète pour quelque 860 000 euros, hors taxe, prise en charge à 80 % par des subventions de l’État et de l’Europe. Pour mémoire, cette opération avait été réalisée dans le cadre du Programme National de Renouvellement Urbain (PNRU). Résultat : un équipement culturel entièrement réhabilité pour mieux accueillir le public. Avec l’augmentation de l’offre numérique, un espace d’accueil plus généreux et une meilleure cohabitation des usages studieux et de loisir.
Une médiathèque reconnue pour "son réel apport social et culturel" qui manque actuellement au quartier, comme l’explique Sophie Roulle, l’adjointe à la culture :"Les travaux intervenant dans le cadre de l’Anru sont prévus pour 2027 et il est évidemment à nos yeux hors de question que les habitants soient privés de leur médiathèque jusqu’à cette date. Nous réfléchissons à une solution pour rouvrir un lieu de qualité dans le quartier rapidement."
En attendant la reconstruction"in situ de la médiathèque Marc-Bernard", insiste l’adjointe. En effet l’actuelle devrait être détruite. "C’est effectivement une des options regardées de très près, expose Sophie Roulle.Dans le cadre de la démolition de la barre Richard-Wagner et de la dalle du parking, l’actuelle médiathèque se retrouverait sur pilotis et face à un immense mur de béton. Ce n’est à notre sens pas l’idéal. Nous envisageons donc de démolir l’actuel bâtiment et de le reconstruire à un endroit plus propice du quartier."
Lancées en Suisse au printemps 2023 par la chanteuse et animatrice de télévision Licia Chery, les éditions Visibles s’associent à Pollen pour investir le marché français. Jusque-là, seuls Amazon et le centre de distribution suisse OLF diffusaient leur catalogue. Mais, dès le mois de mai, les libraires tricolores pourront proposer les nouveautés de la maison, dont les nouvelles aventures de Tichéri, héroïne de la collection «Mômes d’aujourd’hui».
Les éditions Visibles défendent une ligne éditoriale dans laquelle les enfants sont représentés au maximum. Tichéri, par exemple, est une petite fille noire imaginée par la fondatrice de la maison et par l’illustratrice Queen Mama, en réponse au manque de visibilité de protagonistes «afro-européens» dans la littérature jeunesse. Les aventures de Tichéri permettent d’aborder avec précaution différentes problématiques, des stéréotypes de genre ou ethnique aux abus, en passant par les questions d’immigration ou de harcèlement. La question du handicap sera également abordée avec un poème de Sandrine Bilz, Mes rêves à portée de pieds.
Sur le même registre, la maison lance, pour 2024, la collection «Timoun piti» (littéralement «les tout petits»), pour les enfants de 3 à 5 ans, et qui s’ouvrira sur le titre Un monde en couleurs de Mariam Niagate et Queen Mama. Pour les jeunes de 15 ans, la collection «Tranche de vie», accueillera quant à elle Voyage coloré à travers le cancer de maman, signé Angie Brice Hessbruegge.
L'historien Gilles Pécout, 62 ans, ambassadeur de France à Vienne depuis 2020, a été nommé président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), a annoncé l'Élysée à l'issue du Conseil des ministres ce mercredi. Gilles Pécout doit succéder le 18 avril à Laurence Engel à la tête du plus grand établissement culturel du pays (plus de 2 200 agents), qui s'engage dans la construction d'un nouveau site à Amiens.
Ce spécialiste de l'Italie du XIXe et du début du XXe siècle a mené une carrière de haut fonctionnaire à l'université, puis dans l'Éducation nationale, et enfin dans la diplomatie. Il se tourne donc vers un nouveau domaine, la culture.
Né à Marseille et ancien élève du lycée Thiers, il est devenu recteur, à Nancy-Metz en 2014, puis à Paris en 2016 après avoir dirigé le département d'histoire de l'École normale supérieure.
Le président Emmanuel Macron l'a ensuite nommé ambassadeur en Autriche en 2020. L'une de ses priorités a été de développer la coopération éducative avec ce pays. Il arrive à la BnF précédé d'une réputation de gestionnaire exigeant, une compétence nécessaire à la tête d'un établissement qui a peu développé ses ressources propres.